Robert Greenhut
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- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 7 films |
| Récompenses | 5 nominations et 1 victoire |
Biographie
Robert Greenhut, né le 18 décembre 1942 à New York City, est un producteur de cinéma américain dont le nom ne dit peut-être pas grand-chose au grand public, mais qui se cache derrière une impressionnante liste de classiques du cinéma américain.
Discret, mais incontournable dans les coulisses d’Hollywood, Robert Greenhut a joué un rôle central dans l’émergence d’un certain cinéma d’auteur américain des années 70 à 90, tout en contribuant à plusieurs succès commerciaux majeurs. Une carrière riche, sans tape-à-l’œil, qui repose sur la rigueur, la fidélité artistique et un vrai flair pour les talents atypiques.
Avant de faire carrière dans la production, il étudie d’abord la musique à l’Université de Miami. L’appel du septième art est toutefois plus fort, et c’est dans sa ville natale, New York, qu’il démarre en tant qu’assistant de production. Très vite, il gravit les échelons jusqu’à devenir une figure de confiance dans l’industrie, un professionnel recherché pour sa capacité à gérer les projets les plus complexes.
L’allié de confiance de Woody Allen
Impossible d’évoquer Robert Greenhut sans parler de sa longue collaboration avec Woody Allen. C’est à partir de la fin des années 70 que leur partenariat s’installe durablement, avec des films devenus emblématiques comme Annie Hall, Manhattan, Zelig ou encore Hannah et ses sœurs. Il ne s’agit pas de simples collaborations ponctuelles : Robert Greenhut devient en quelque sorte le bras droit du réalisateur, son garant en coulisses, celui qui transforme les idées sur papier en films finis.
Cette fidélité artistique donne lieu à l’une des périodes les plus prolifiques et les plus cohérentes du cinéma d’auteur américain. Avec Robert Greenhut à la production, Woody Allen tourne presque chaque année, dans des conditions de travail particulièrement fluides. Dans un monde où les tensions entre artistes et producteurs sont légendaires, ce niveau de confiance mutuelle est remarquable.
Un producteur à l’aise entre indépendance et grand public
Mais Robert Greenhut ne se limite pas à un seul cinéaste. Dès les années 80, il étend son champ d’action et produit des films pour d’autres grands réalisateurs. On le retrouve aux côtés de Mike Nichols pour des films comme Heartburn ou Working Girl, mais aussi dans des comédies populaires comme Big de Penny Marshall ou Quick Change avec Bill Murray.
Cette capacité à passer d’un univers à l’autre, à soutenir à la fois des auteurs exigeants et des films à destination d’un public plus large, montre toute la souplesse de Robert Greenhut. C’est peut-être là l’un de ses traits les plus marquants : savoir adapter son approche à l’univers du film, sans jamais perdre en qualité ni en rigueur.
Une reconnaissance discrète mais réelle
Le travail de Robert Greenhut, bien que rarement mis en avant dans les médias, n’est pas passé inaperçu dans le milieu. Il a reçu plusieurs distinctions honorifiques, notamment le Crystal Apple Award remis par la Ville de New York pour sa contribution exceptionnelle au cinéma tourné dans la ville, ainsi qu’un Eastman Kodak Award saluant l’ensemble de sa carrière. Ces récompenses viennent reconnaître un engagement constant envers le cinéma, mais aussi envers une ville qu’il n’a jamais quittée professionnellement.
Et il faut bien le souligner : à une époque où beaucoup de productions s’exportent vers les studios californiens, Robert Greenhut reste fidèle à New York. Il y tourne, y produit, et participe activement à maintenir l’activité cinématographique dans la métropole. Une ancre locale dans une industrie souvent nomade.
Un artisan du cinéma, fidèle à ses valeurs
Robert Greenhut, c’est un peu l’anti-producteur hollywoodien caricatural. Pas de lunettes noires ni de déjeuners tapageurs à Beverly Hills, mais un goût prononcé pour les scénarios solides, les artistes singuliers, et le travail bien fait. Il incarne ce qu’on pourrait appeler un producteur-artisan, capable de comprendre aussi bien les enjeux artistiques que les contraintes logistiques, et de servir l’un sans trahir l’autre.
Il est rare qu’un producteur ait su autant traverser les décennies sans jamais céder à la facilité ou à la surenchère. La filmographie de Robert Greenhut n’est pas seulement longue, elle est marquée par une cohérence de ton et une fidélité à un certain cinéma, où le récit et les personnages priment sur les effets. Et même lorsqu’il produit des films à large audience, il le fait avec exigence, et souvent avec une touche personnelle qui fait toute la différence.
Robert Greenhut reste aujourd’hui une figure respectée dans l’ombre, un nom qui ne brille peut-être pas en lettres capitales sur les affiches, mais qui a contribué à faire du cinéma américain ce qu’il est aujourd’hui : une industrie capable de mélanger l’audace, l’humour, le drame et l’intelligence, sans perdre son âme.
Filmographie
7 sur 7 films