Film Index
Une base de données du cinéma : 14 389 films et 392 459 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Javier Aguirresarobe · 78 ansJavier Aguirresarobe, né le 10 octobre 1948 à Éibar, dans le Pays basque espagnol, est un directeur de la photographie de renommée internationale. Longtemps associé au cinéma d’auteur européen, Javier Aguirresarobe s’est peu à peu imposé à Hollywood, tout en conservant un regard personnel, souvent reconnaissable à une lumière douce, presque picturale. Derrière sa caméra, il capte aussi bien les subtilités des visages que les atmosphères les plus contrastées.Il n’a pas eu à chercher bien loin pour s’intéresser au cinéma : l’un de ses frères était projectionniste, et c’est probablement dans l’ombre des salles obscures que Javier Aguirresarobe a commencé à apprivoiser la lumière. Il entame des études à l’Escuela Oficial de Cinematografía de Madrid, alors encore l’un des rares tremplins pour les métiers de l’image en Espagne. Rapidement, il affine une sensibilité visuelle marquée par une grande attention aux textures et à la composition.Un regard d’auteur pour le cinéma espagnolLes débuts de Javier Aguirresarobe dans les années 1980 sont profondément ancrés dans le paysage cinématographique espagnol. Il collabore avec des réalisateurs majeurs comme Montxo Armendáriz (Tasio), Imanol Uribe, ou encore Pedro Almodóvar sur Parle avec elle, bien que ce soit de manière ponctuelle. Très vite, son nom devient indissociable d’une certaine esthétique : des tons souvent chauds, une lumière douce mais contrastée, et surtout une grande précision dans le cadrage.C’est avec Les Secrets du cœur de Montxo Armendáriz (1997) que Javier Aguirresarobe obtient une reconnaissance internationale. Le film est nominé aux Oscars, et sa photographie est saluée pour sa capacité à créer une atmosphère à la fois intime et mystérieuse. Un équilibre délicat, que le chef opérateur semble trouver presque naturellement.Il reçoit plusieurs Prix Goya (l’équivalent espagnol des César) pour son travail, notamment pour Les Autres d’Alejandro Amenábar, qui marquera un tournant décisif dans sa carrière.Hollywood et l’art de l’adaptation visuelleL’entrée de Javier Aguirresarobe dans le cinéma américain se fait en douceur, sans renier ses racines. C’est avec Les Autres (2001), un film hispano-américain, qu’il attire l’œil des studios hollywoodiens. Sa capacité à filmer la pénombre sans jamais perdre le détail, à traduire la tension dramatique par des jeux d’ombre subtils, impressionne. Le film, porté par Nicole Kidman, installe Javier Aguirresarobe comme une valeur sûre du cinéma de genre élégant.Par la suite, il s’aventure dans des univers très différents. Il signe la photographie de L’Étrange histoire de Benjamin Button, mais aussi deux volets de la saga Twilight (sans doute un passage obligé à une époque où même les plus grands chef-opérateurs devaient composer avec les tendances du box-office). Dans tous les cas, Javier Aguirresarobe parvient à conserver un style, même dans des productions calibrées.Ce qui frappe, c’est sa capacité à s’adapter. Il passe d’un film intimiste à une superproduction sans changer son exigence. Le travail qu’il réalise sur The Road (2009) de John Hillcoat est souvent cité en exemple : une photographie désaturée, presque monochrome, qui traduit visuellement le désespoir d’un monde post-apocalyptique. Ici encore, Javier Aguirresarobe fait preuve d’un talent rare pour évoquer sans montrer, pour suggérer sans appuyer.Une esthétique au service du récitCe qui distingue véritablement Javier Aguirresarobe, c’est son sens aigu de la narration visuelle. Il ne cherche pas à voler la vedette au film, mais à le servir. Chaque plan semble pensé pour renforcer l’émotion, accompagner le personnage, amplifier une tension ou, au contraire, créer une respiration. Ce n’est pas un esthète égaré dans le cinéma, mais bien un conteur qui s’exprime à travers la lumière.Son travail repose souvent sur une gestion fine des sources naturelles, qu’il recrée avec un réalisme troublant. Que ce soit la lumière d’une fin d’après-midi espagnole, les lueurs vacillantes d’un manoir anglais ou la blancheur clinique d’un hôpital américain, Javier Aguirresarobe ne triche pas. Il observe, il analyse, puis il transforme ces observations en images qui parlent d’elles-mêmes.Dans les interviews, il évoque souvent son goût pour la peinture, en particulier le travail des maîtres espagnols comme Velázquez ou Goya. Une influence palpable dans la manière dont il compose ses cadres, travaille les contrastes et installe ses personnages dans des espaces vivants.Javier Aguirresarobe, un artisan discret mais incontournableDiscret dans les médias, peu porté sur les déclarations tonitruantes, Javier Aguirresarobe est ce que beaucoup appellent un « chef opérateur des réalisateurs ». Il n’impose pas une esthétique, il propose des solutions. Il s’efface autant qu’il peut, même si son empreinte est bien là. Certains cinéphiles reconnaissent son style d’un film à l’autre, sans que celui-ci ne devienne jamais une signature rigide.Il a également transmis sa passion à la génération suivante, notamment à son fils Jon Aguirresarobe, lui aussi directeur de la photographie. La relève semble assurée, même si Javier Aguirresarobe reste lui-même actif, toujours à l’affût de projets où la lumière peut raconter quelque chose de plus que ce que les mots disent.
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Kyle Allen · 32 ansKyle Allen, né le 10 octobre 1994 à Livermore, en Californie (États-Unis), est un acteur et danseur américain dont la carrière s’est développée à l’intersection de la performance physique et de l’émotion dramatique.D’abord remarqué pour ses talents de danseur acrobatique, Kyle Allen s’est rapidement orienté vers le cinéma et la télévision, où son allure élégante, son expressivité corporelle et son charisme discret ont trouvé leur place dans des rôles de plus en plus ambitieux.Formé à la prestigieuse Kirov Academy of Ballet à Washington, Kyle Allen ne suit pas le parcours typique des jeunes acteurs hollywoodiens. Il arrive au métier avec une solide discipline physique et un sens esthétique affûté par des années d’entraînement intense. Ce bagage donne à ses performances une qualité rare : une capacité à occuper l’espace, à transmettre des émotions à travers le mouvement, et à se glisser dans des personnages souvent sensibles, parfois tourmentés.De The Path à Rosaline : un visage familier des récits jeunes adultesLe premier vrai coup de projecteur sur Kyle Allen arrive avec la série The Path (2016-2018), dans laquelle il incarne Hawk Lane, le fils d’un couple impliqué dans un mouvement spirituel controversé. Face à Aaron Paul et Michelle Monaghan, il tient son rôle avec une intensité sobre, rendant crédible ce jeune homme pris entre foi, famille et désillusions. Ce rôle lui permet de montrer dès ses débuts une certaine gravité, loin des stéréotypes associés à son apparence de jeune premier.Par la suite, Kyle Allen enchaîne les projets ciblant un public jeune adulte, mais avec toujours un petit décalage qui l’empêche de tomber dans le formatage. On le retrouve dans Rosaline (2022), une comédie romantique décalée inspirée de Roméo et Juliette, où il interprète le fameux Roméo sous un jour plus léger et malicieux. Cette variation sur le mythe shakespearien lui permet d’explorer un registre plus humoristique, tout en conservant une certaine profondeur romantique.Le danseur derrière les personnages : un corps qui raconteCe qui distingue Kyle Allen de bien d’autres jeunes acteurs, c’est son rapport au mouvement. Qu’il s’agisse d’une scène d’action, d’un combat chorégraphié ou d’un simple échange silencieux, il utilise son corps comme un prolongement du jeu. Ce n’est pas une coquetterie de danseur, mais une vraie signature artistique. Il a d’ailleurs participé à des projets mêlant danse et narration, comme dans West Side Story (2021) de Steven Spielberg, où il incarne Balkan, un membre des Jets. Là encore, son expérience en ballet apporte une fluidité particulière à ses déplacements, un sens de l’équilibre qui dépasse la technique.Ce type de rôle lui va comme un gant : il y a chez Kyle Allen une élégance naturelle, une manière de rendre la complexité émotionnelle palpable, sans jamais forcer les traits. On sent que tout est minutieusement pensé, mais que le résultat reste spontané à l’écran.
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Ariane Ascaride · 72 ansAriane Ascaride est une actrice, réalisatrice et scénariste française, née le 10 octobre 1954 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. Elle est mariée au réalisateur Robert Guédiguian, avec lequel elle a deux enfants.Marseille, les études et la formation de comédienneAriane Ascaride grandit à Marseille. Elle étudie la sociologie à l’université d’Aix-en-Provence, où elle rencontre Robert Guédiguian. Le couple se marie en 1975.Son parcours la conduit ensuite vers le métier d’actrice. Elle travaille au théâtre avant d’apparaître au cinéma au tournant des années 1980. Robert Guédiguian lui confie un rôle dans Dernier Été, son premier long métrage, réalisé en 1980 avec Gérard Meylan. Cette collaboration inaugure une relation artistique durable entre la comédienne et le cinéaste marseillais.Une troupe de cinéma autour de Robert GuédiguianLa collaboration entre Ariane Ascaride et Robert Guédiguian constitue l’un des axes majeurs de sa carrière. Le réalisateur retrouve régulièrement les mêmes interprètes, parmi lesquels Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin, dans des films souvent tournés à Marseille.Cette fidélité donne à Ariane Ascaride des personnages étroitement liés à l’univers social de Guédiguian. Dans Marius et Jeannette, présenté en 1997 dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes, elle incarne Jeannette, caissière qui élève seule ses deux enfants dans le quartier de l’Estaque. Gérard Meylan interprète Marius, gardien d’une cimenterie désaffectée.Le film rencontre un large écho et vaut à Ariane Ascaride le César de la meilleure actrice en 1998. L’Académie des César lui décerne cette récompense le 28 février 1998 au Théâtre des Champs-Élysées. Elle reçoit ensuite trois autres nominations aux César, pour Marie-Jo et ses deux amours, Brodeuses et Les Neiges du Kilimandjaro.Des personnages ancrés dans MarseilleMarseille demeure un cadre récurrent dans les rôles que Ariane Ascaride interprète pour Robert Guédiguian. Dans La ville est tranquille, sorti en 2000, elle joue Michèle, ouvrière vivant dans une ville traversée par de fortes tensions sociales. Elle reçoit pour cette interprétation le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Valladolid.La relation entre la comédienne, le réalisateur et Marseille se poursuit sur plusieurs décennies. Guédiguian revendique lui-même ce retour régulier vers l’Estaque et vers les habitants des quartiers populaires de sa ville natale. Ariane Ascaride partage cette continuité avec Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin, partenaires réguliers de cet ensemble de films.La Coupe Volpi pour Gloria MundiEn 2019, Ariane Ascaride retrouve Robert Guédiguian dans Gloria Mundi. Elle y interprète Sylvie Benar, au sein d’une distribution qui réunit notamment Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan et Anaïs Demoustier. Le film est présenté en compétition officielle à la 76e Mostra de Venise.Le jury de la Mostra lui attribue la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine. Cette distinction, remise en septembre 2019, intervient plus de vingt ans après son César pour Marius et Jeannette.Une activité au-delà du jeu d’actriceAriane Ascaride travaille également comme réalisatrice et scénariste. IMDb lui attribue notamment la réalisation d’un épisode de la série Histoires de vies en 2010. Son activité professionnelle comprend aussi le théâtre, qu’elle continue de pratiquer parallèlement au cinéma.En 2024, l’Académie des César lui confie le rôle de maîtresse de cérémonie lors de la 49e édition. Cette participation intervient alors que son palmarès auprès de l’Académie compte un César et quatre nominations.
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Bae Suzy · 32 ansBae Suzy est une chanteuse et actrice sud-coréenne, née le 10 octobre 1994 à Gwangju, en Corée du Sud. Elle se fait connaître comme membre du groupe féminin de K-pop Miss A, formé en 2010, avant d’entreprendre une carrière d’actrice. Révélée à la télévision dans Dream High (2011), elle remporte le prix de la meilleure nouvelle actrice aux Baeksang Arts Awards pour Architecture 101 (2012). Elle poursuit parallèlement ses activités musicales et tient le rôle principal de la série Anna (2022), qui lui vaut le prix de la meilleure actrice aux Blue Dragon Series Awards en 2023.Formation et débuts dans la musiqueBae Suzy grandit à Gwangju, où elle fréquente une école secondaire avant de poursuivre sa scolarité à la School of Performing Arts Seoul, dont elle sort diplômée en 2013. Adolescente, elle travaille comme mannequin pour des boutiques de vêtements en ligne.En 2009, elle participe aux auditions de l’émission de télé-crochet Superstar K, organisée par la chaîne musicale Mnet. Éliminée au cours de la sélection, elle est remarquée par un recruteur de JYP Entertainment, qui lui propose d’intégrer l’agence comme apprentie chanteuse.En juillet 2010, elle fait ses débuts au sein de Miss A, groupe féminin réunissant Fei, Jia, Min et Suzy. Leur premier titre, Bad Girl Good Girl, issu du mini-album Bad But Good, atteint la première place des classements musicaux sud-coréens. Le groupe remporte le prix de la chanson de l’année aux Mnet Asian Music Awards de 2010. Miss A publie plusieurs albums et singles avant sa dissolution officielle en décembre 2017. La révélation au cinémaEn 2011, Bae Suzy fait ses débuts d’actrice dans Dream High, série musicale de KBS qui réunit plusieurs jeunes chanteurs sud-coréens, dont Kim Soo-hyun et Ok Taec-yeon. Elle interprète Go Hye-mi, une élève d’une école artistique. Cette prestation lui vaut le prix de la meilleure nouvelle actrice aux KBS Drama Awards.Le réalisateur Lee Yong-ju lui confie ensuite son premier rôle au cinéma dans Architecture 101 (2012). Elle interprète la version adolescente de Seo-yeon, personnage joué à l’âge adulte par Han Ga-in. Le film attire plus de quatre millions de spectateurs en Corée du Sud et lui apporte une importante popularité nationale. La presse sud-coréenne lui attribue alors le surnom de « premier amour de la nation » (Nation’s First Love).En avril 2012, Bae Suzy reçoit le Baeksang Arts Award de la meilleure nouvelle actrice au cinéma, devenant l’une des premières artistes issues de la K-pop à obtenir cette distinction. Une carrière musicale indépendanteEn janvier 2017, Bae Suzy publie son premier mini-album solo, Yes ? No ?, porté par les chansons Pretend et Yes No Maybe. Elle retrouve le public musical l’année suivante avec Faces of Love, un deuxième mini-album comprenant le titre Holiday, enregistré avec le rappeur DPR Live.Elle participe à l’enregistrement de bandes originales de séries télévisées et multiplie les collaborations avec d’autres artistes. En 2016, elle chante en duo avec Baekhyun, membre du groupe EXO, sur le titre Dream. La chanson remporte le prix de la meilleure collaboration aux Mnet Asian Music Awards.En 2019, elle quitte JYP Entertainment, l’agence qui l’avait accompagnée depuis ses débuts, et rejoint Management SOOP pour développer sa carrière d’actrice. Elle continue à enregistrer des chansons, parmi lesquelles Satellite, paru en 2022. La reconnaissance comme actrice dramatiqueBae Suzy obtient plusieurs rôles principaux dans des séries sud-coréennes. Elle joue aux côtés de Lee Seung-gi dans Gu Family Book (2013), fiction historique mêlant aventures et fantastique. Elle retrouve Kim Woo-bin dans le mélodrame Uncontrollably Fond (2016).En 2017, elle partage l’affiche de While You Were Sleeping avec Lee Jong-suk. Elle y interprète Nam Hong-joo, une journaliste capable de voir en rêve certains événements futurs. Ce rôle lui vaut un prix d’interprétation aux SBS Drama Awards et le prix de popularité féminine aux Baeksang Arts Awards de 2018. La minisérie Anna, réalisée par Lee Joo-young et diffusée en 2022, lui confie le rôle de Lee Yu-mi, une jeune femme qui usurpe l’identité d’une autre personne. Bae Suzy reçoit pour cette interprétation le prix de la meilleure actrice aux Blue Dragon Series Awards de 2023. Elle est également nommée au Baeksang Arts Award de la meilleure actrice à la télévision. Collaborations avec les plateformes internationalesEn 2023, Bae Suzy incarne une ancienne vedette de K-pop dans Doona !, série romantique réalisée par Lee Jung-hyo pour Netflix. Elle donne la réplique à Yang Se-jong et interprète elle-même plusieurs séquences musicales.Elle retrouve le cinéma avec Wonderland (2024), film de science-fiction réalisé par Kim Tae-yong, dans lequel elle partage l’affiche avec Park Bo-gum. La production réunit par ailleurs Tang Wei, Jung Yu-mi et Choi Woo-shik.En octobre 2025, elle retrouve Kim Woo-bin dans Genie, Make a Wish, série fantastique écrite par Kim Eun-sook et diffusée sur Netflix. Bae Suzy y interprète Ki Ka-young, une mécanicienne dont la rencontre avec un génie exauceur de vœux bouleverse l’existence. Cette production marque sa deuxième collaboration télévisuelle avec l’acteur, neuf ans après Uncontrollably Fond.
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Frank Baker · 88 ansFrank Baker, de son vrai nom Frank Clarence Baker, est un acteur et cascadeur australien, né le 11 octobre 1892 à Melbourne, en Australie, et mort le 30 décembre 1980 à Woodland Hills, en Californie, aux États-Unis. Actif à Hollywood pendant plus d’un demi-siècle, il commence sa carrière à l’époque du cinéma muet et poursuit son activité jusqu’aux années 1970. Il travaille à de nombreuses reprises avec le réalisateur John Ford et interprète le major Martling dans le feuilleton d’aventures The New Adventures of Tarzan (1935). Les débuts dans le cinéma muetFrank Baker commence sa carrière cinématographique en Australie dans les années 1910. En 1923, il s’installe à Hollywood, où il obtient des rôles dans plusieurs productions muettes. Il apparaît cette année-là dans Cameo Kirby, réalisé par John Ford, adaptation d’une pièce de théâtre américaine.Au cours des années 1920, il travaille principalement dans les westerns et les films d’aventures. Il interprète Millard Wilson dans Scotty of the Scouts (1926), puis un homme de main dans The Call of the Heart (1928). Il participe régulièrement à des productions de série, dont certaines lui confient des rôles secondaires identifiés au générique. La collaboration avec John FordFrank Baker fait partie de la John Ford Stock Company, groupe informel de comédiens auxquels le réalisateur John Ford fait régulièrement appel. Il participe à dix-sept de ses films, une collaboration qui commence pendant la période muette et se prolonge à l’époque du cinéma parlant.Il apparaît dans Marie Stuart (Mary of Scotland, 1936), drame historique réunissant Katharine Hepburn et Fredric March, puis retrouve Ford dans plusieurs productions hollywoodiennes. Le réalisateur lui confie encore un petit rôle dans La Taverne de l’Irlandais (Donovan’s Reef, 1963), comédie tournée à Hawaï avec John Wayne et Lee Marvin.Frank Baker exerce parallèlement une activité de cascadeur, en particulier dans Fort Apache (1948), western de Ford réunissant John Wayne et Henry Fonda. Les films d’aventuresEn 1935, Frank Baker obtient l’un de ses rôles les plus importants dans The New Adventures of Tarzan, feuilleton cinématographique réalisé par Edward A. Kull et Wilbur McGaugh. Il interprète le major Francis Martling, aux côtés d’Herman Brix, futur Bruce Bennett, dans le rôle de Tarzan. Le tournage se déroule au Guatemala. Les images du feuilleton sont ensuite remontées pour une exploitation sous forme de longs métrages, dont Tarzan and the Green Goddess (1938).Il joue également dans Tundra (1936), film d’aventures tourné en Alaska, puis apparaît auprès de Stan Laurel et Oliver Hardy dans Les As d’Oxford (A Chump at Oxford, 1940), où il interprète le domestique d’un doyen d’université. Les derniers rôlesAprès la Seconde Guerre mondiale, Frank Baker poursuit sa carrière à Hollywood, principalement dans des rôles secondaires et des apparitions parfois non créditées. Il participe à de grandes productions, dont La Mélodie du bonheur (1965), réalisé par Robert Wise, et travaille encore pour les studios Disney dans L’Apprentie sorcière (Bedknobs and Broomsticks, 1971).Il apparaît à la télévision, en particulier dans le western Bat Masterson, avec Gene Barry. Dans l’épisode « Six Feet of Gold », diffusé en 1960, il interprète un habitant de la ville.Sa dernière participation cinématographique connue est une apparition dans Un nouvel amour de Coccinelle (Herbie Rides Again, 1974), réalisé par Robert Stevenson pour Walt Disney Productions. Vie personnelleEn 1929, Frank Baker épouse Helen Elizabeth Ingram, connue sous le nom de scène Helen Broneau, actrice et scénariste américaine ayant travaillé dans le cinéma muet. Leur mariage dure jusqu’à la mort de celle-ci, en 1972.Frank Baker meurt le 30 décembre 1980 à Woodland Hills, dans la vallée de San Fernando, à l’âge de 88 ans.
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Manu Bennett · 57 ansManu Bennett, de son vrai nom Jonathan Manu Bennett, est un acteur néo-zélandais, né le 10 octobre 1969 à Rotorua, en Nouvelle-Zélande. Élevé en Australie, où il commence sa carrière, il accède à une reconnaissance internationale grâce au rôle du gladiateur Crixus dans la série Spartacus (2010-2013). Il incarne ensuite Azog dans la trilogie cinématographique Le Hobbit, réalisée par Peter Jackson, et Slade Wilson, alias Deathstroke, dans la série américaine Arrow.Une formation entre rugby et danseFils du chanteur néo-zélandais Ted Bennett et de Jean Bennett, mannequin australienne, Manu Bennett passe son enfance entre Sydney et Newcastle, en Australie. Par son père, il possède des origines maories, liées aux peuples Te Arawa et Ngāti Kahungunu.Il fréquente le lycée de Merewether, à Newcastle, puis retourne en Nouvelle-Zélande en 1986 pour étudier au Te Aute College, établissement historiquement lié à l’éducation des jeunes Maoris. Il y pratique le rugby et joue dans la première équipe de l’école. Revenu en Australie, il est sélectionné dans l’équipe scolaire de rugby de Nouvelle-Galles du Sud.Intéressé par le ballet classique, la danse contemporaine et le piano, Manu Bennett abandonne la perspective d’une carrière sportive et entreprend des études artistiques. Il obtient ensuite une bourse pour suivre une formation d’acteur au Lee Strasberg Theatre Institute, à Los Angeles, où l’enseignement s’appuie sur la méthode d’interprétation développée par Lee Strasberg. Les débuts à l’écranEn 1993, Manu Bennett fait ses débuts à la télévision dans le feuilleton australien Paradise Beach. Il poursuit sa carrière dans plusieurs productions tournées en Australie et en Nouvelle-Zélande.En 2000, il interprète Marc Antoine dans un épisode de Xena, la guerrière, série fantastique tournée en Nouvelle-Zélande, où il donne la réplique à Lucy Lawless. Il tient ensuite des rôles réguliers dans les séries néo-zélandaises Shortland Street et Street Legal, cette dernière lui confiant le personnage de Matt Urlich.Au cinéma, il apparaît dans Lantana (2001), drame réalisé par Ray Lawrence avec Anthony LaPaglia et Geoffrey Rush. Il participe ensuite à plusieurs productions américaines tournées en Australie, dont The Marine (2006), avec le catcheur John Cena, et 30 jours de nuit (2007), de David Slade, où il interprète le policier Billy Kitka. Le rôle de Crixus dans SpartacusEn 2010, Manu Bennett rejoint la distribution de Spartacus, créée par Steven S. DeKnight et produite notamment par Robert Tapert et Sam Raimi pour la chaîne américaine Starz. Il incarne Crixus, gladiateur gaulois qui devient l’un des principaux compagnons de Spartacus, interprété initialement par Andy Whitfield.L’acteur conserve son personnage dans la minisérie préquelle Spartacus : Les Dieux de l’arène (2011), puis dans les saisons suivantes de la série principale. Après la mort d’Andy Whitfield en 2011, Liam McIntyre reprend le rôle de Spartacus. Manu Bennett joue Crixus jusqu’à la conclusion de la série en 2013.Sa formation physique et son expérience du rugby et de la danse sont mobilisées dans les nombreuses scènes de combat, dont les chorégraphies nécessitent un entraînement régulier. Les productions fantastiques internationalesLe réalisateur Peter Jackson choisit Manu Bennett pour incarner Azog, chef des Orques, dans sa trilogie Le Hobbit (2012-2014), adaptée de l’œuvre de J. R. R. Tolkien. L’acteur réalise sa prestation en capture de mouvement, procédé qui permet aux équipes de Weta Digital de créer le personnage numérique à partir de ses gestes et de ses expressions. Il participe aux trois volets de la trilogie, tournée principalement en Nouvelle-Zélande. À la télévision, Manu Bennett rejoint en 2013 la distribution d’Arrow, série américaine inspirée des bandes dessinées DC Comics. Il interprète Slade Wilson, alias Deathstroke, ancien militaire devenu adversaire d’Oliver Queen, joué par Stephen Amell. Présent dans la première saison, il intègre la distribution principale lors de la deuxième et revient ponctuellement dans les saisons suivantes, jusqu’en 2020.En 2016, il incarne le druide Allanon dans Les Chroniques de Shannara, adaptée des romans de Terry Brooks. Il partage l’affiche avec Austin Butler, Poppy Drayton et Ivana Baquero et conserve son rôle pendant les deux saisons de la série. Le cinéma néo-zélandaisEn 2022, Manu Bennett rejoint la distribution de Muru, drame réalisé par le cinéaste néo-zélandais Tearepa Kahi. Le film s’inspire des opérations policières menées en octobre 2007 dans la région de Rūātoki, sur le territoire de la communauté maorie Tūhoe, dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Il y interprète Kimiora, membre des forces de police, aux côtés de Cliff Curtis et Jay Ryan.Muru fait l’ouverture du Festival international du film de Nouvelle-Zélande en juillet 2022, avant sa sortie nationale le 1er septembre. Le militant maori Tame Iti, concerné par les événements de 2007, participe au film en tant qu’acteur et producteur.
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Jodi Benson · 65 ansJodi Benson, née le 10 octobre 1961 à Rockford, dans l’État de l’Illinois (États-Unis), est une actrice et chanteuse américaine, mondialement connue pour être la voix originale d’Ariel dans le classique animé The Little Mermaid (La Petite Sirène) des studios Disney, sorti en 1989. Si elle a prêté sa voix à de nombreux autres personnages dans l’univers de l’animation, c’est ce rôle emblématique qui l’a propulsée au rang d’icône pour toute une génération de spectateurs.Mais Jodi Benson, c’est bien plus qu’une voix. C’est une interprète de Broadway, une chanteuse accomplie et une figure respectée dans l’univers du doublage, dont le parcours s’est construit entre passion musicale, fidélité artistique et générosité humaine.Une formation musicale avant toutAvant de devenir la voix d’une princesse Disney, Jodi Benson étudie la musique et le théâtre. Elle se forme à Millikin University, dans l’Illinois, et se destine d’abord à une carrière sur scène. Elle débute à Broadway dans les années 1980 et se fait remarquer dans la comédie musicale Smile, où elle rencontre Howard Ashman, le parolier qui allait ensuite travailler sur La Petite Sirène pour Disney.Ce lien est décisif : c’est Howard Ashman qui recommande Jodi Benson pour le rôle d’Ariel. Un choix qui va changer sa vie, et celle de millions d’enfants, grâce à une audition où elle interprète ce qui deviendra l’un des plus grands classiques Disney : Part of Your World.Ariel : un rôle à part dans l’histoire de DisneyLorsqu’elle prête sa voix à Ariel, Jodi Benson ne se doute pas qu’elle participe à l’un des tournants les plus importants de l’histoire de l’animation. The Little Mermaid, sorti en 1989, marque le début de ce qu’on appelle la renaissance Disney, une période faste qui voit naître des classiques comme La Belle et la Bête, Aladdin ou Le Roi Lion.La voix de Jodi Benson, à la fois claire, émotionnelle et incroyablement expressive, donne une profondeur rare au personnage. Son interprétation de Part of Your World est encore aujourd’hui considérée comme l’une des plus belles chansons Disney, et sa performance vocale y est pour beaucoup. Contrairement à de nombreux doublages où une actrice parle et une autre chante, Jodi Benson assure les deux, ce qui renforce la cohérence du personnage.Elle continuera à doubler Ariel pendant des décennies : dans les suites, les séries dérivées, les jeux vidéo (oui, même Kingdom Hearts), les parcs Disney et autres productions spéciales. Elle est restée la voix officielle d’Ariel pendant plus de 30 ans, un rare cas de continuité dans le doublage, salué par les fans.Une carrière fidèle à l’animation et à la scèneAprès La Petite Sirène, Jodi Benson devient une figure familière dans l’univers Disney et au-delà. Elle double Barbie dans les films Toy Story 2 et Toy Story 3, avec un ton satirique et une énergie débordante. Elle prête aussi sa voix à Weebo, le petit robot de Flubber (1997), et participe à d’autres films animés, comme Thumbelina (1994), réalisé par Don Bluth, dans lequel elle joue le rôle principal.Malgré cette carrière vocale bien remplie, elle ne délaisse pas la scène. Elle continue à se produire en concert, souvent avec des orchestres symphoniques, interprétant les classiques Disney et Broadway. Elle est aussi régulièrement invitée dans des événements Disney, conventions et galas caritatifs, où elle chante Part of Your World avec une émotion intacte.En 2008, elle fait une apparition très remarquée dans Il était une fois (Enchanted), un film Disney qui mêle animation et prises de vues réelles. Elle y joue une réceptionniste dans une scène clin d’œil, comme un joli hommage à son statut de légende maison.Une artiste proche de son publicCe qui distingue Jodi Benson, au-delà de son talent vocal, c’est la sincérité de son engagement envers le public. Elle ne se contente pas d’être « la voix d’Ariel », elle assume ce rôle avec une véritable affection, consciente de ce qu’il représente pour plusieurs générations.Elle intervient souvent dans des événements en lien avec les enfants, notamment dans des hôpitaux ou des programmes éducatifs. Elle donne aussi régulièrement des interviews où elle parle avec émotion de son attachement au personnage d’Ariel, et à ce que celui-ci représente : la curiosité, le rêve, la liberté d’être soi-même.En 2022, lors de la sortie du remake live-action de The Little Mermaid, Jodi Benson apporte publiquement son soutien à la nouvelle interprète du rôle, Halle Bailey, incarnant parfaitement la transmission entre générations. Elle y fait même une brève apparition, symbole de cette continuité entre deux Ariel, deux voix, un même héritage.
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Rudy Bond · 69 ansRudy Bond, de son vrai nom Rudolph Bond, est un acteur américain né en 1912 à Philadelphie, en Pennsylvanie, et mort le 29 mars 1982 à Denver, dans le Colorado. Acteur de théâtre à Broadway, il travaille avec le réalisateur Elia Kazan dans Un tramway nommé Désir (1951) et Sur les quais (1954). Il apparaît ensuite dans de nombreuses productions hollywoodiennes, dont Le Parrain (1972), de Francis Ford Coppola, tout en poursuivant sa carrière sur les scènes new-yorkaises et à la télévision. Des débuts dans le théâtre amateurÉlevé à Philadelphie par sa mère, Rudy Bond découvre le théâtre à l’âge de 16 ans. Alors qu’il joue au basket-ball avec des amis, Julie Sutton, directrice de la troupe amateur Neighborhood Players, lui propose de participer à un spectacle. Il accepte et se produit ensuite régulièrement avec cette compagnie.Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert quatre ans dans l’armée américaine et subit une blessure au combat. À son retour, il reprend ses activités théâtrales. En 1945, il obtient le deuxième prix du concours d’interprétation John Golden, qui contribue à son installation à New York.Deux ans plus tard, il fait ses débuts à Broadway dans O’Daniel, présenté au Mansfield Theatre en février 1947. Il y interprète deux petits rôles, celui d’un barman et celui d’un homme politique. La collaboration avec Elia KazanEn décembre 1947, Rudy Bond rejoint la distribution originale d’Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire), pièce de Tennessee Williams mise en scène par Elia Kazan à Broadway. Il incarne Steve Hubbell, voisin de Stanley Kowalski, interprété par Marlon Brando. La production reste à l’affiche plus de deux ans et remporte le prix Pulitzer de l’œuvre théâtrale en 1948.Lorsque Kazan adapte la pièce au cinéma en 1951, Rudy Bond reprend son personnage auprès de Brando, Kim Hunter et Karl Malden, tandis que Vivien Leigh interprète Blanche DuBois. Le film obtient quatre Oscars lors de la cérémonie de 1952.Kazan le dirige une nouvelle fois dans Sur les quais (On the Waterfront, 1954), où il interprète Moose, un docker. Cette production, qui réunit Marlon Brando et Eva Marie Saint, remporte huit Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Une présence régulière à BroadwayRudy Bond poursuit son travail théâtral pendant sa carrière cinématographique. En 1951, il interprète Gregory dans une reprise de Roméo et Juliette au Broadhurst Theatre, puis joue Roxy Gottleib dans Golden Boy, de Clifford Odets, présenté en 1952.Il retrouve Un tramway nommé Désir lors d’une reprise à Broadway en février 1956, cette fois dans le rôle de Mitch. Entre 1960 et 1962, il participe à la comédie musicale Fiorello !, consacrée à la carrière du maire de New York Fiorello La Guardia, dans laquelle il interprète Ben Marino.En 1967, il joue le capitaine dans Illya Darling, adaptation musicale du film de Jules Dassin Jamais le dimanche. Sa dernière apparition à Broadway a lieu en 1972 dans Night Watch, une pièce policière de Lucille Fletcher présentée au Morosco Theatre. Des seconds rôles au cinémaDans les années 1950, Rudy Bond tourne sous la direction de plusieurs cinéastes américains. Jacques Tourneur lui confie le rôle de Red dans le film noir Poursuites dans la nuit (Nightfall, 1956). Il interprète ensuite un juge dans Douze Hommes en colère (1957), premier long métrage de Sidney Lumet.En 1972, Francis Ford Coppola le choisit pour incarner Don Carmine Cuneo, l’un des chefs des familles mafieuses de New York, dans Le Parrain, avec Marlon Brando et Al Pacino.Il retrouve le cinéma policier dans Les Pirates du métro (The Taking of Pelham One Two Three, 1974), de Joseph Sargent, où il interprète le commissaire de police aux côtés de Walter Matthau. En 1979, il apparaît dans The Rose, de Mark Rydell, avec Bette Midler. Télévision et écriture autobiographiqueRudy Bond travaille régulièrement pour la télévision américaine dès les années 1950, dans des émissions dramatiques comme Studio One et Playhouse 90. Il apparaît ensuite dans plusieurs séries policières, parmi lesquelles Kojak, Baretta et Deux cents dollars plus les frais (The Rockford Files). Il participe encore à la minisérie biographique Stand by Your Man, consacrée à la chanteuse de country Tammy Wynette et diffusée en 1981. Marié à Alma Halbert, psychanalyste et écrivaine, Rudy Bond est père de trois enfants. Le 29 mars 1982, il succombe à une crise cardiaque à Denver, où il devait jouer Babe Ruth dans une production théâtrale.Il laisse inachevé un récit autobiographique consacré à sa vie d’acteur. Son épouse le complète et le fait publier en 2000 sous le titre I Rode a Streetcar Named Desire, aux éditions Birch Brook Press.
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Choi Yu-hwa · 41 ansChoi Yu-hwa est une actrice sud-coréenne, née le 10 octobre 1985. Après avoir commencé sa carrière dans le mannequinat, elle se tourne vers la comédie et fait ses débuts à la télévision en 2010. Elle joue dans plusieurs productions du cinéma sud-coréen, dont The Age of Shadows (2016), de Kim Jee-woon, et Tazza: One Eyed Jack (2019), de Kwon Oh-kwang. Elle travaille parallèlement pour la télévision, dans des séries policières, des drames contemporains et des fictions historiques. Du mannequinat au métier d’actriceÉtudiante en littérature anglaise à l’université Hansung, à Séoul, Choi Yu-hwa commence à travailler comme mannequin. En 2005, elle remporte le prix du mannequinat lors d’un concours organisé par le magazine de mode CeCi. Elle poursuit cette activité avant de se consacrer au métier d’actrice.En 2010, elle obtient son premier rôle à la télévision dans The Great Gye Choon-bin, un épisode de la collection de téléfilms Drama Special, diffusée par KBS. Elle y interprète Kim Yang, une infirmière au comportement provocateur. L’année suivante, elle rejoint la distribution de My Princess, série romantique diffusée par MBC, dans le rôle de Kang Sun-ah, une amie de l’héroïne interprétée par Kim Tae-hee.Elle fait ses premiers pas au cinéma dans la comédie romantique Love Fiction (2012), réalisée par Jeon Kye-soo, avec Ha Jung-woo et Gong Hyo-jin. Elle tient ensuite le rôle de Kim Ja-young dans My Dear Girl, Jin-young (2013), de Lee Sung-eun. Les collaborations cinématographiquesEn 2016, Choi Yu-hwa participe à deux productions présentées dans les festivals internationaux. Dans The Truth Beneath, thriller politique réalisé par Lee Kyoung-mi, elle interprète Son So-ra, une enseignante impliquée dans l’enquête menée par le personnage de Son Ye-jin. La même année, Kim Jee-woon lui confie le rôle de Kim Sa-hee dans The Age of Shadows, film d’espionnage situé pendant l’occupation japonaise de la Corée, avec Song Kang-ho et Gong Yoo.Sa carrière cinématographique prend une nouvelle dimension en 2019 lorsqu’elle décroche son premier grand rôle féminin au cinéma dans Tazza: One Eyed Jack, troisième volet de la franchise sud-coréenne consacrée aux joueurs professionnels. Elle y incarne Madonna, une femme énigmatique évoluant dans le milieu des parties de poker clandestines, face à Park Jung-min et Ryoo Seung-bum. Lors de la présentation du film à Séoul, elle explique avoir travaillé sur la retenue du personnage et la précision de ses expressions. Les séries policièresChoi Yu-hwa interprète plusieurs personnages associés au monde judiciaire. En 2018, elle joue dans Mistress, adaptation sud-coréenne d’une série britannique, puis incarne la journaliste Choi Seo-hyun dans Life, série médicale créée par Lee Soo-yeon et diffusée sur JTBC.Dans Class of Lies (2019), elle tient le rôle de Cha Hyun-jung, une procureure qui enquête sur une affaire criminelle impliquant des élèves d’un lycée prestigieux. Elle partage l’affiche avec Yoon Kyun-sang et Geum Sae-rok.En 2023, elle retrouve l’univers des enquêtes criminelles avec The Killing Vote, diffusée par SBS, dans laquelle elle interprète Chae Do-hee, une journaliste de télévision. L’année suivante, elle incarne Kim Seong-hee dans Doubt, thriller psychologique de MBC avec Han Suk-kyu, consacré à un spécialiste du profilage criminel dont la fille est impliquée dans une affaire de meurtre. Le drame historiqueEn 2021, Choi Yu-hwa rejoint la distribution de River Where the Moon Rises, série historique diffusée par KBS2 et située à l’époque du royaume coréen de Goguryeo. Elle interprète Hae Mo-yong, une femme liée aux intrigues politiques de la cour, aux côtés de Kim So-hyun et Na In-woo.Elle participe ensuite à la minisérie The Bequeathed (2024), créée à partir d’une histoire de Yeon Sang-ho et réalisée par Min Hong-nam pour Netflix. Elle y tient le rôle de Han Na-rae, une enseignante universitaire. La même année, elle apparaît dans Love in the Big City, adaptation cinématographique du roman de Park Sang-young, réalisée par E.oni, avec Kim Go-eun et Steve Noh.
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Peter Coyote · 85 ansPeter Coyote, de son vrai nom Robert Peter Cohon, est un acteur, narrateur et écrivain américain, né le 10 octobre 1941 à New York. Figure de la contre-culture californienne des années 1960, il entame une carrière cinématographique à la fin des années 1970 et joue dans plus de 160 films. Il est connu pour son rôle dans E.T. l’extra-terrestre (1982), de Steven Spielberg, et pour son travail de narrateur de documentaires, récompensé par un Primetime Emmy Award en 2015.Formation et engagement dans la contre-culturePeter Coyote grandit à Englewood, dans le New Jersey, au sein d’une famille juive laïque engagée dans la vie politique. Il étudie la littérature anglaise au Grinnell College, dans l’Iowa, où il participe à des manifestations pacifistes. En 1962, pendant la crise des missiles de Cuba, il fait partie d’un groupe d’étudiants reçu à la Maison-Blanche pour discuter avec McGeorge Bundy, conseiller du président John F. Kennedy.Diplômé en 1964, il s’installe à San Francisco pour poursuivre des études de création littéraire à l’université d’État de Californie. Il rejoint la San Francisco Mime Troupe, compagnie de théâtre politique fondée par R. G. Davis. Il y travaille comme acteur, auteur et metteur en scène, participant à des spectacles consacrés aux questions sociales et aux droits civiques.En 1966, Peter Coyote contribue à la fondation des Diggers, collectif anarchiste actif dans le quartier de Haight-Ashbury. Le groupe organise la distribution gratuite de nourriture, ouvre des magasins où les objets sont offerts et expérimente des formes de vie communautaire. Après la dissolution progressive du mouvement, il participe à plusieurs communautés rurales californiennes.L’administration culturelle en CalifornieEn 1975, Peter Coyote entre à la San Francisco Arts Commission, organisme municipal chargé de soutenir les activités artistiques. L’année suivante, le gouverneur Jerry Brown le nomme au California Arts Council, institution publique récemment créée pour développer le financement des arts dans l’État.Il en assure la présidence de 1977 à 1979 et demeure membre du conseil jusqu’en 1983. Pendant son mandat, le budget annuel de l’organisme connaît une forte augmentation, passant d’environ un million à plusieurs millions de dollars. Il défend particulièrement l’accès aux activités artistiques dans les quartiers et les communautés disposant de peu de ressources. Une carrière au cinémaAprès plusieurs années consacrées au théâtre et à ses engagements politiques, Peter Coyote reprend le métier d’acteur. Il obtient sa carte professionnelle de la Screen Actors Guild en 1979 et apparaît au cinéma dans Die Laughing (1980), réalisé par Jeff Werner.Steven Spielberg lui confie le rôle de Keys, un scientifique chargé de retrouver l’extraterrestre, dans E.T. l’extra-terrestre (1982). Ce succès international contribue à faire connaître l’acteur auprès du grand public. Il enchaîne avec Cross Creek (1983), de Martin Ritt, dans lequel il interprète Norton Baskin, le compagnon de l’écrivaine Marjorie Kinnan Rawlings.Dans À double tranchant (Jagged Edge, 1985), réalisé par Richard Marquand, il incarne le procureur Thomas Krasny face à Glenn Close et Jeff Bridges. Son rôle dans cette production judiciaire est suivi de nombreuses collaborations avec des réalisateurs américains et européens.Roman Polanski lui confie le personnage d’Oscar Benton dans Lunes de fiel (1992), aux côtés d’Emmanuelle Seigner et de Hugh Grant. L’année suivante, il tourne sous la direction de Pedro Almodóvar dans Kika (1993), où il interprète l’écrivain américain Nicholas Pierce.Le travail de narrateurParallèlement à sa carrière d’acteur, Peter Coyote développe une activité de narrateur pour la télévision, le cinéma documentaire et les livres audio. Sa collaboration avec le documentariste Ken Burns comprend plusieurs séries consacrées à l’histoire des États-Unis.Il prête sa voix à The West (1996), consacré à la conquête et à la colonisation de l’Ouest américain, puis à The National Parks: America’s Best Idea (2009), sur l’histoire des parcs nationaux. Il poursuit cette collaboration avec The Vietnam War (2017), documentaire en dix épisodes coréalisé par Ken Burns et Lynn Novick.En 2015, il reçoit le Primetime Emmy Award du meilleur narrateur pour The Roosevelts: An Intimate History (2014), consacré aux parcours de Theodore Roosevelt, Franklin D. Roosevelt et Eleanor Roosevelt. Il avait déjà été nommé à ce prix en 1991 dans la catégorie du meilleur acteur invité dans une série dramatique, pour Avonlea. Écriture et bouddhisme zenEn 1998, Peter Coyote publie Sleeping Where I Fall: A Chronicle, récit autobiographique consacré à son expérience de la contre-culture américaine et aux communautés alternatives des années 1960 et 1970. Un chapitre du livre, intitulé « Carla’s Story », avait reçu le Pushcart Prize en 1993-1994.Son deuxième ouvrage autobiographique, The Rainman’s Third Cure: An Irregular Education, paraît en 2015. Il y retrace les rencontres et les enseignements qui ont marqué son parcours personnel, depuis sa jeunesse jusqu’à sa pratique du bouddhisme.Engagé depuis les années 1970 dans l’étude et la pratique du bouddhisme zen, Peter Coyote reçoit l’ordination de prêtre zen en 2015. Il enseigne cette tradition au San Francisco Zen Center et poursuit ses activités d’écriture et de transmission.