Film Index
Une base de données du cinéma : 10 916 films et 337 297 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Mario Adorf · 95 ansMario Adorf, né le 8 septembre 1930 à Zurich, en Suisse, et mort le 8 avril 2026 à Paris, est un acteur et auteur allemand. Fils d’un père italien et d’une mère allemande, il grandit avec celle-ci dans l’Eifel, en Allemagne. Sa carrière, commencée dans les années 1950, compte plus de deux cents productions pour le cinéma et la télévision. De l’université aux Münchner KammerspieleEn 1950, Mario Adorf s’inscrit à l’université de Mayence, où il étudie notamment la germanistique, la philosophie et les sciences du théâtre. Il participe parallèlement à une troupe étudiante et pratique la boxe. Après quelques semestres, il poursuit ses études à Zurich et travaille au Schauspielhaus comme figurant et assistant à la mise en scène. En 1953, Mario Adorf abandonne ses études universitaires pour entrer à l’Otto-Falckenberg-Schule de Munich. Peter Lühr compte parmi ses professeurs. Une fois sa formation achevée, il rejoint les Münchner Kammerspiele, où il joue entre 1955 et 1962 dans des pièces telles que Un tramway nommé Désir et Othello. Son premier rôle au cinéma lui est confié alors qu’il étudie encore l’art dramatique. Il apparaît en 1954 dans 08/15 de Paul May. Trois ans plus tard, Robert Siodmak lui confie Bruno Lüdke dans Nachts, wenn der Teufel kam. Cette interprétation lui vaut le Deutscher Filmpreis du meilleur jeune acteur et installe durablement son visage dans le cinéma allemand. L’Italie et une carrière européenneAu début des années 1960, Mario Adorf s’installe en Italie et multiplie les engagements dans des productions internationales. Son physique et son jeu lui valent alors fréquemment des personnages de bandits ou d’hommes menaçants. Dans Winnetou I de Harald Reinl, sorti en 1963, il interprète ainsi Santer, adversaire de Winnetou. Cette activité l’amène à travailler avec des réalisateurs venus de plusieurs cinématographies européennes et américaines. Mario Adorf tourne notamment sous la direction de Sam Peckinpah dans Major Dundee et de Billy Wilder dans Fedora. Sa carrière internationale se poursuit parallèlement à ses engagements dans les productions germanophones. Le cinéma allemand des années 1970 lui offre aussi plusieurs collaborations importantes. Volker Schlöndorff le dirige dans L’Honneur perdu de Katharina Blum puis dans Le Tambour, où Mario Adorf interprète Alfred Matzerath. Ce dernier film reçoit la Palme d’or à Cannes et l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Une reconnaissance durable en AllemagneAu fil des décennies, Mario Adorf élargit son registre et obtient des rôles de patriarches ou d’hommes d’affaires, particulièrement à la télévision. Dans les années 1990, Der große Bellheim lui confie ainsi l’un de ses personnages les plus connus auprès du public allemand. Son parcours est distingué en 2004 par le prix d’honneur du Deutscher Filmpreis pour services exceptionnels rendus au cinéma allemand. Mario Adorf compte également parmi les membres fondateurs de la Deutsche Filmakademie, créée en 2003. La ville de Worms et les Nibelungenfestspiele créent en 2018 un prix portant son nom. Mario Adorf, qui avait participé à la création du festival en 2002 et siégeait à son conseil, fait également partie du jury chargé d’attribuer cette distinction aux artistes associés aux Nibelungenfestspiele. L’écriture et le retour sur son propre parcoursEn plus de son activité d’acteur, Mario Adorf publie plusieurs livres. Cette pratique littéraire accompagne les dernières décennies de sa carrière, alors qu’il intervient également comme récitant et comédien de scène. En 2019, Dominik Wessely lui consacre le documentaire Es hätte schlimmer kommen können, Mario Adorf. Le réalisateur suit Mario Adorf pendant plusieurs mois et construit le film autour de ses souvenirs, de ses lieux de vie et de son parcours professionnel. Mario Adorf meurt à Paris le 8 avril 2026, à l’âge de 95 ans. La Deutsche Filmakademie annonce sa disparition deux jours plus tard et lui rend hommage en tant que membre fondateur de l’institution.
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Mikhail Agranovich · 80 ansMikhail Agranovich, de son nom complet Mikhail Leonidovich Agranovich, né le 8 septembre 1946 à Moscou, est un directeur de la photographie, réalisateur et professeur russe, actif auparavant dans le cinéma soviétique. Diplômé du VGIK en 1970, il devient directeur de la photographie aux studios Mosfilm en 1975. Du VGIK aux studios MosfilmMikhail Agranovich étudie à la faculté de prise de vues du VGIK dans l'atelier d'Alexandre Galperine et obtient son diplôme en 1970. Ses premiers emplois dans le cinéma concernent le département caméra, où il travaille notamment comme assistant avant d'occuper des fonctions de chef opérateur. À partir de 1975, il exerce comme directeur de la photographie à Mosfilm. Cette période le conduit à travailler régulièrement avec Mikhaïl Schweitzer. Mikhail Agranovich signe notamment l'image de Petites Tragédies, adaptation télévisée de textes d'Alexandre Pouchkine réalisée à la fin des années 1970. Leur collaboration se poursuit avec La Sonate à Kreutzer, tiré de Léon Tolstoï. Le VGIK compte ces films parmi les travaux qui caractérisent leur association professionnelle. Repentance et la collaboration avec Tengiz AbuladzeTengiz Abuladze confie à Mikhail Agranovich la photographie de Repentance, tourné en 1984 en Géorgie soviétique. Le film, construit autour de la figure d'un ancien dirigeant autoritaire dont le cadavre est régulièrement exhumé après ses funérailles, reste longtemps empêché de diffusion avant sa présentation internationale. Agranovich en assure seul la direction de la photographie. Présenté au Festival de Cannes en 1987, Repentance reçoit le Grand Prix spécial du jury. Le travail de Mikhail Agranovich sur ce film lui vaut également une reconnaissance professionnelle en Union soviétique, avec notamment un prix Nika pour la photographie. Il reçoit ensuite le prix d'État de la RSFSR des frères Vassiliev en 1989. Le travail avec Gleb PanfilovUne autre collaboration importante associe Mikhail Agranovich à Gleb Panfilov. Il assure la photographie de Mother, adaptation du roman de Maxime Gorki réalisée avec Inna Tchourikova dans le rôle principal. Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes en 1990 et reçoit le prix de la contribution artistique. Leur travail commun se poursuit plusieurs années plus tard sur The Romanovs: An Imperial Family, consacré aux derniers mois de Nicolas II et de sa famille. Le VGIK cite Panfilov parmi les réalisateurs avec lesquels Mikhail Agranovich a entretenu une collaboration suivie, aux côtés de Schweitzer et d'Abuladze. Une première réalisation avec Oleg YankovskyEn 2000, Mikhail Agranovich passe également à la réalisation avec Come Look at Me, coréalisé avec l'acteur Oleg Yankovsky. Adapté d'une pièce de Nadejda Ptouchkina, le film réunit Yankovsky, Irina Koupchenko et Ekaterina Vassilieva. Agranovich cumule sur le projet les fonctions de coréalisateur et de directeur de la photographie. Le projet constitue le premier travail de réalisation de Mikhail Agranovich pour un long métrage. Sa collaboration avec Oleg Yankovsky remontait notamment à La Sonate à Kreutzer, dont Yankovsky tenait le rôle principal tandis qu'Agranovich en dirigeait la photographie. La transmission du métier au VGIKL'enseignement prend une place durable dans l'activité de Mikhail Agranovich. À partir de 2005, il dirige un atelier à la faculté de prise de vues du VGIK. Il devient ensuite professeur et responsable du département consacré à l'art de la prise de vues, fonction qu'il exerce à partir de 2014. Au VGIK, Mikhail Agranovich enseigne le métier de directeur de la photographie et encadre des séminaires de création. Les documents pédagogiques de l'établissement le mentionnent également parmi les responsables de l'élaboration du cursus de formation des futurs chefs opérateurs. En 2022, il y anime encore une master class consacrée au rôle du directeur de la photographie durant la préparation et le tournage d'un film.
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Eric Altmayer · 64 ansÉric Altmayer est un producteur de cinéma français, né le 8 septembre 1962. Il forme, avec son frère Nicolas Altmayer, l’un des duos les plus influents de la production cinématographique en France contemporaine. Ensemble, ils sont à l’origine de Mandarin & Compagnie, société de production connue pour son habileté à naviguer entre comédies à grand public, films d’auteur reconnus, et œuvres ambitieuses, souvent en collaboration avec des cinéastes de premier plan.L’approche d’Éric Altmayer, à la fois rigoureuse et créative, s’inscrit dans une logique de cinéma accessible sans renoncer à la qualité artistique. Le pari est clair : produire des films qui trouvent leur public, mais qui peuvent aussi exister dans les festivals internationaux. Un équilibre subtil que peu de producteurs parviennent à maintenir avec autant de constance.Une trajectoire liée à Mandarin & CompagnieFondée à la fin des années 1990, Mandarin Cinéma, devenue Mandarin & Compagnie, est rapidement devenue une référence dans l’écosystème du cinéma français. Sous l’impulsion des frères Altmayer, la société développe un catalogue éclectique qui mêle grands succès populaires et films plus intimistes.Dans le registre de la comédie, Éric Altmayer a notamment produit Brice de Nice avec Jean Dujardin, La Beuze, ou encore OSS 117 : Le Caire, nid d’espions, premier volet d’une saga devenue culte, réalisée par Michel Hazanavicius. Ce type de production assoit la capacité des Altmayer à comprendre le public français et à construire des objets culturels qui restent, parfois malgré eux, dans la mémoire collective.Mais ce versant comique ne dit pas tout du travail d’Éric Altmayer. Le binôme qu’il forme avec son frère est également très présent du côté des films d’auteur, en particulier grâce à une collaboration durable avec François Ozon, réalisateur exigeant et prolifique. Ensemble, ils ont produit des films comme Jeune & Jolie, Frantz, Grâce à Dieu ou Tout s’est bien passé, autant de longs-métrages qui explorent des thématiques complexes, souvent sociales, avec une mise en scène soignée et un regard acéré.Un engagement pour un cinéma d’équilibreLe succès d’Éric Altmayer repose sur une vision très concrète du métier de producteur : il ne s’agit pas simplement d’aligner des budgets, mais d’accompagner des films de leur conception à leur diffusion, en défendant une idée du cinéma comme art populaire. Ce positionnement, ni élitiste ni purement commercial, lui a permis de gagner la confiance de nombreux cinéastes.Au fil des années, il a su diversifier les genres, allant du biopic (Monsieur Aznavour) au drame historique, en passant par des projets internationaux. En coulisses, Éric Altmayer est aussi un stratège du financement et de la distribution, toujours attentif à la place du cinéma français sur le marché mondial, y compris en coproduction.Une influence durable dans le paysage du 7e artS’il se montre discret dans les médias, Éric Altmayer n’en reste pas moins un acteur central du cinéma français, dont l’influence se mesure autant à la qualité de sa filmographie qu’à sa capacité à faire émerger des projets ambitieux. Il appartient à cette génération de producteurs qui ont su s’adapter aux mutations du secteur, de la crise des salles à l’arrivée des plateformes, sans jamais perdre de vue le cœur du métier : faire exister des films.Avec plusieurs dizaines de longs-métrages à son actif, et une ligne éditoriale toujours active, Éric Altmayer continue, avec son frère, à jouer un rôle structurant dans l’équilibre entre cinéma d’auteur et divertissement populaire. Un métier de l’ombre, certes, mais indispensable pour que la lumière se fasse sur l’écran.
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David Arquette · 55 ansDavid James Arquette, né le 8 septembre 1971 à Bentonville, en Virginie (États-Unis), est un acteur, réalisateur, producteur et ancien catcheur professionnel américain. Issu de la famille Arquette, l’un des clans les plus artistiquement prolifiques d’Hollywood, David Arquette s’est construit une carrière hybride où l’humour, l’autodérision et les détours inattendus tiennent une place essentielle. Moins académique que ses frères et sœurs, il est surtout connu pour son rôle de Dewey Riley dans la saga Scream, mais son parcours regorge de choix surprenants, souvent sincères, parfois lunaires.Héritage artistique et adolescence à contre-courantNé dans une famille baignée dans l’art, David Arquette grandit entre le théâtre, la poésie et les idéaux communautaires. Son père, Lewis Arquette, est un acteur et conteur, tandis que sa mère, Brenda “Mardi” Nowak, est poétesse, thérapeute et militante. Enfant d’une fratrie de cinq (Rosanna, Patricia, Richmond et Alexis), il est exposé très tôt à la création sous toutes ses formes. Adolescent bohème et un brin marginal, il fréquente peu les écoles classiques du métier et préfère se forger une expérience autodidacte.Scream : la révélation inattendue qui devient culteC’est en 1996 que David Arquette se fait connaître du grand public grâce à Scream de Wes Craven, où il campe le shérif adjoint Dewey Riley, personnage maladroit mais attachant, à mi-chemin entre le héros et le clown triste. Ce rôle, qu’il reprendra dans tous les opus suivants jusqu’à Scream 5 (2022), le rend instantanément populaire, tout en inscrivant son nom dans l’histoire du cinéma d’horreur postmoderne.Avec un sens du comique décalé et une vraie capacité à inspirer l’empathie, Arquette crée un personnage devenu culte, dont l’évolution accompagne celle de la saga. Son interprétation fait le pont entre l’horreur et la tendresse, entre le gag et la tragédie. Bref, du David Arquette pur jus.Une filmographie à la fois décalée et éclectiqueEn dehors de Scream, David Arquette navigue entre blockbusters de série B, comédies romantiques, films indés et projets loufoques. On le retrouve dans Never Been Kissed (1999), Eight Legged Freaks (2002), Ravenous, The Grey Zone, The Darwin Awards, Buffalo ’66, ou encore dans le très personnel The Tripper (2006), qu’il écrit et réalise, un slasher politiquement chargé où un tueur en série s’inspire de la figure de Ronald Reagan.Sa capacité à se glisser dans des rôles excentriques, parfois borderline, en fait un second rôle parfait, souvent plus marquant que les têtes d’affiche elles-mêmes. Il assume aussi des apparitions dans des séries comme Friends, Pushing Daisies, Medium, ou Cougar Town.L’épisode catch : entre canular, passion et autodérisionEn 2000, David Arquette fait une entrée inattendue dans le monde du catch professionnel, devenant brièvement champion WCW, un choix largement critiqué par les fans… mais parfaitement assumé par l’acteur. Vingt ans plus tard, il revient sur les rings pour une série de combats dans le circuit indépendant, immortalisés dans le documentaire You Cannot Kill David Arquette (2020), portrait à la fois sincère et absurde d’un homme qui refuse qu’on le réduise à un simple gag.Ce retour inattendu dans un sport qu’il ne maîtrisait pas à l’origine témoigne de sa ténacité, de sa vulnérabilité, et surtout de son amour du spectacle, quel qu’il soit.Une personnalité marquée par la transparence et la reconstructionMarié pendant plus d’une décennie à l’actrice Courteney Cox, rencontrée sur le tournage de Scream, David Arquette a traversé plusieurs périodes de turbulences personnelles, notamment liées à l’alcool, à l’anxiété et à une quête d’identité artistique souvent mal comprise. Il entame une cure de désintoxication en 2011, parle librement de ses fragilités, et cultive une image de survivant lucide, plein d’autodérision, loin des stars formatées d’Hollywood.Il est aussi entrepreneur, cofondateur d’un cabaret burlesque (Bootsy Bellows) et créateur de marques de mode éphémères. Sans oublier la peinture, la musique et un amour inconditionnel pour l’art brut.Une figure attachante du cinéma pop et de la culture alternativeÀ travers plus de 100 rôles au cinéma et à la télévision, David Arquette s’impose comme un acteur singulier, parfois sous-estimé, dont l’humanité transparaît dans chacune de ses apparitions. Il ne cherche ni la perfection ni la gloire, mais incarne avec constance l’idée que l’authenticité passe par l’imperfection, et que le rire, même bancal, peut être un acte d’élégance.Il est de ceux qu’on ne comprend pas toujours immédiatement… mais qu’on n’oublie jamais.
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Lance Bangs · 54 ansLance Bangs, né le 4 septembre 1972 à Sacramento, en Californie, est un cinéaste américain, réalisateur de documentaires et de clips musicaux. Il travaille également comme directeur de la photographie et producteur. Flicker et les premières années dans la scène indépendanteInstallé à Athens, en Géorgie, Lance Bangs participe en 1990 à la création du Flicker Film Festival avec Michael Lachowski et Angie Grass. Les projections sont consacrées à des films tournés en Super 8 et en 16 mm, dans une ville alors étroitement liée à la scène musicale indépendante américaine. La musique fournit rapidement à Lance Bangs une part importante de son activité de réalisateur. En 1995, Sonic Youth demande à Spike Jonze de réaliser le clip de The Diamond Sea. Bangs possède alors des images qu’il a lui-même tournées pendant des concerts du groupe. Jonze utilise ces séquences dans le clip et partage avec lui le crédit de réalisation, ce qui inaugure une collaboration professionnelle durable entre les deux cinéastes. Cette proximité avec les musiciens conduit Lance Bangs à réaliser des clips pour différents groupes issus du rock indépendant. Son travail avec Pavement dépasse le format du clip avec Slow Century, documentaire rétrospectif consacré au groupe, construit à partir d’entretiens et d’archives de concerts. Le film inclut notamment des images du dernier concert de Pavement à Londres en 1999. Une méthode documentaire développée avec Spike JonzeÀ partir de 1996, Lance Bangs développe une pratique documentaire fondée sur de petites équipes et une présence prolongée auprès des personnes filmées. Lors de sa collaboration avec Spike Jonze sur Being John Malkovich, il reste sur le tournage pendant plusieurs mois plutôt que d’intervenir uniquement pour réaliser les entretiens promotionnels habituels. Il assure lui-même la caméra et le son afin de réduire l’importance du dispositif de tournage. Spike Jonze et Lance Bangs appliquent également cette méthode à Maurice Sendak. À partir de 2003, ils filment l’écrivain et illustrateur dans sa maison du Connecticut pendant plusieurs années. Ce travail aboutit en 2009 à Tell Them Anything You Want: A Portrait of Maurice Sendak, documentaire de 39 minutes coréalisé par Bangs et Jonze. Le film laisse Maurice Sendak évoquer directement son enfance, son travail d’illustrateur et les controverses suscitées par certains de ses livres. Lance Bangs participe également à la prise de vues, aux côtés de Spike Jonze et Jeff Buchanan. Le documentaire est diffusé sur HBO en 2009. Breadcrumb Trail et vingt-trois ans autour de SlintL’intérêt de Lance Bangs pour Slint commence en 1991, lorsqu’il entend l’album Spiderland diffusé dans une salle de concert. Il entreprend ensuite de rechercher des informations sur le groupe de Louisville et accumule pendant plus de vingt ans des entretiens ainsi que des images liées à son histoire. Ce travail donne naissance à Breadcrumb Trail, documentaire sorti en 2014. Lance Bangs y retrace l’histoire de Slint et la création de Spiderland à partir de témoignages des membres du groupe, de leurs proches et de musiciens liés à la scène indépendante américaine. Le film utilise également des archives montrant le groupe en répétition. La réalisation de Breadcrumb Trail repose sur une documentation commencée bien avant la mise en production formelle du film. Lance Bangs explique avoir poursuivi pendant vingt-trois ans ses recherches et ses déplacements autour de Slint avant l’achèvement du documentaire. Le film accompagne en 2014 la réédition de Spiderland sous la forme d’un coffret consacré à l’album. La captation de la comédie sur scèneLa comédie constitue un autre domaine régulier du travail de Lance Bangs. Il réalise Let America Laugh, documentaire suivant David Cross pendant une tournée de spectacles, puis filme plusieurs humoristes dans des captations conçues autour de leurs performances scéniques. Cette activité l’amène également vers la télévision. Lance Bangs réalise The Meltdown with Jonah and Kumail, série de Comedy Central tournée autour du spectacle animé par Jonah Ray et Kumail Nanjiani à Los Angeles. Il décrit en 2014 son travail sur la série au moment de la finalisation de son mixage sonore. Lance Bangs participe par ailleurs à Loiter Squad, série liée au collectif Odd Future diffusée sur Adult Swim, en qualité de producteur exécutif. En 2014, il travaille sur la troisième saison du programme en parallèle de la postproduction de The Meltdown.
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Seth Barrish · 67 ansSeth Barrish, né le 8 septembre 1959 à San Francisco, en Californie, est un acteur, metteur en scène, scénariste et professeur d’art dramatique américain. Cofondateur et codirecteur artistique de The Barrow Group à New York, il développe parallèlement une activité de metteur en scène au théâtre et travaille régulièrement avec Mike Birbiglia.La création de The Barrow GroupSeth Barrish fonde The Barrow Group avec Lee Brock dans les années 1980. La compagnie réunit initialement neuf artistes, principalement des acteurs, avant d’élargir son collectif à des metteurs en scène, auteurs et créateurs. Une école est ensuite créée autour des principes de travail développés au sein de la troupe.À New York, Seth Barrish devient codirecteur artistique de cette compagnie et centre de formation. Son enseignement privilégie des outils directement utilisables par les acteurs pendant les répétitions et les représentations. Il supervise également une partie du cursus pédagogique et participe à la formation des enseignants de l’établissement.Ce travail pédagogique est exposé dans An Actor’s Companion: Tools for the Working Actor, publié par Theatre Communications Group. Seth Barrish y rassemble les exercices et outils qu’il utilise dans son enseignement du jeu. L’ouvrage sert également de référence à l’approche pédagogique enseignée par The Barrow Group.Une collaboration suivie avec Mike BirbigliaLe travail de Seth Barrish avec Mike Birbiglia constitue l’une de ses collaborations les plus durables comme metteur en scène. Il dirige notamment le spectacle solo My Girlfriend’s Boyfriend, présenté Off-Broadway au Barrow Street Theatre en 2011. La production obtient le Lucille Lortel Award du meilleur spectacle solo et connaît ensuite une tournée avant sa dernière représentation au Carnegie Hall en 2013.Seth Barrish dirige également Thank God for Jokes, créé par Birbiglia et présenté Off-Broadway en 2016. Leur collaboration se poursuit avec The Old Man and the Pool, spectacle joué au Mark Taper Forum avant son transfert à Broadway au Vivian Beaumont Theater en 2022.Cette association s’étend au cinéma. Seth Barrish participe à l’écriture de Sleepwalk with Me avec Mike Birbiglia, Ira Glass et Joe Birbiglia. Présenté au Festival de Sundance en 2012, le film reçoit le prix du public de la section NEXT.Martin Moran et la mise en scène de récits autobiographiquesUne autre collaboration importante réunit Seth Barrish et l’auteur-comédien Martin Moran. Il met en scène The Tricky Part, spectacle autobiographique interprété par Moran et consacré à une relation abusive vécue durant son adolescence. La production est développée notamment au Long Wharf Theatre avant d’être présentée à New York.The Tricky Part reçoit un Obie Award en 2004 pour le travail de Martin Moran. La mise en scène de Seth Barrish obtient également des nominations aux Drama Desk Awards. Barrish retrouve ensuite Moran pour All the Rage, autre spectacle solo dont la mise en scène lui vaut un Lucille Lortel Award.Le passage du théâtre au cinémaAvec Sleepwalk with Me, Seth Barrish intervient à la fois dans l’écriture et la réalisation. Le projet transpose au cinéma le matériau développé par Mike Birbiglia sur scène et à la radio. Le Sundance Institute crédite Barrish parmi les scénaristes et, dans certaines présentations du projet, comme coréalisateur avec Birbiglia.Son activité reste liée à plusieurs fonctions artistiques. En plus de la mise en scène et de l’enseignement, Seth Barrish travaille comme acteur et musicien. Son parcours professionnel demeure principalement lié à The Barrow Group, où il poursuit son activité de codirecteur artistique et de formateur.
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Châu Belle Dinh · 49 ansChâu Belle Dinh, né le 8 septembre 1977 à Hô Chi Minh-Ville, au Viêt Nam, est un acteur, cascadeur, chorégraphe et coordinateur de cascades français. Spécialiste des arts martiaux et du déplacement urbain, il compte parmi les fondateurs du groupe Yamakasi et de l’Art du déplacement.La naissance de l’Art du déplacementInstallé en France, Châu Belle Dinh développe avec son frère Williams Belle et plusieurs amis une pratique physique fondée sur le franchissement d’obstacles et l’utilisation de l’environnement urbain. Yann Hnautra, Laurent Piemontesi, Guylain N’Guba Boyeke, Malik Diouf et Charles Perrière participent notamment à ce groupe qui prend le nom de Yamakasi. Cette pratique devient l’Art du déplacement, développé dans la région parisienne avant sa diffusion auprès d’un public plus large.Le collectif se construit autour d’un entraînement régulier où les murs, rambardes et autres obstacles urbains servent de supports aux déplacements. Châu Belle Dinh participe à cette élaboration technique aux côtés des autres membres fondateurs. L’Art du déplacement partage ses origines avec le parkour développé par David Belle et avec le freerunning associé à Sébastien Foucan, tout en conservant sa propre appellation et son enseignement.De Notre-Dame de Paris aux Yamakasi à l’écranLa pratique physique de Châu Belle Dinh lui ouvre également les portes de la scène. Avec Charles Perrière, il rejoint comme danseur-acrobate le spectacle musical Notre-Dame de Paris. Il figure notamment parmi les danseurs de la captation réalisée en 1998. Cette participation précède la rencontre professionnelle des Yamakasi avec Luc Besson.Luc Besson fait ensuite appel au groupe pour les séquences d’action de Taxi 2, sorti en 2000. Châu Belle Dinh y interprète l’un des ninjas. L’année suivante, il tient le rôle d’Oliver Chen, surnommé « Baseball », dans Yamakasi, réalisé par Ariel Zeitoun et Julien Seri. Le film place directement les membres du collectif au centre du récit et contribue à faire connaître leur pratique auprès du grand public.Cette expérience se prolonge en 2004 avec Les Fils du vent, dans lequel Châu Belle Dinh interprète Kien. Son activité professionnelle ne reste toutefois pas limitée au jeu : ses crédits comprennent également des fonctions de cascadeur et de coordinateur de cascades sur des productions françaises et internationales.La transmission par l’ADD AcademyLa transmission de l’Art du déplacement devient une autre composante du parcours de Châu Belle Dinh. Avec plusieurs membres historiques des Yamakasi, il participe à la création de l’ADD Academy, structure consacrée à l’enseignement de la discipline. L’école organise ses activités notamment à Paris et à Choisy-le-Roi, où il intervient dans l’encadrement technique et pédagogique.Châu Belle Dinh anime également des stages et des formations consacrés à l’Art du déplacement en France et à l’étranger. L’ADD Academy présente son enseignement comme directement issu du travail développé par les fondateurs Yamakasi, parmi lesquels figurent aussi Williams Belle, Yann Hnautra et Laurent Piemontesi.
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Leonardo Benvenuti · 77 ansLeonardo Benvenuti, né le 8 septembre 1923 à Florence et mort le 2 novembre 2000 à Rome, est un scénariste italien. Il compte parmi les auteurs liés à la comédie italienne de l’après-guerre et travaille pendant plusieurs décennies en étroite collaboration avec Piero De Bernardi.Le tandem avec Piero De BernardiAprès avoir interrompu ses études classiques, Leonardo Benvenuti se tourne vers le cinéma et commence à écrire des scénarios à la fin des années 1940. Ses premiers travaux sont réalisés en collaboration avec d’autres auteurs, pratique qu’il conserve tout au long de sa carrière.La rencontre avec Piero De Bernardi devient déterminante. Leur première collaboration est Le ragazze di San Frediano, adaptation du roman de Vasco Pratolini réalisée par Valerio Zurlini en 1954. Les deux scénaristes travaillent ensuite ensemble pendant plusieurs décennies et construisent l’un des partenariats d’écriture les plus durables du cinéma italien.Leur méthode repose largement sur l’écriture collective. Leonardo Benvenuti collabore ainsi avec d’autres scénaristes selon les projets, tout en conservant De Bernardi comme partenaire régulier. Cette organisation les conduit à travailler avec des cinéastes comme Pietro Germi et Vittorio De Sica, auxquels ils apportent des scénarios originaux ou des adaptations.Un auteur central de la comédie italienneAvec De Bernardi, Leonardo Benvenuti participe à plusieurs œuvres devenues représentatives de la comédie italienne. Leur écriture accompagne notamment le cinéma de Pietro Germi et s’attache fréquemment aux comportements sociaux et aux transformations des mœurs.Le tandem contribue aussi à Amici miei, projet développé à l’origine avec Pietro Germi puis réalisé par Mario Monicelli. Le film de 1975 est crédité à Germi, De Bernardi et Leonardo Benvenuti pour le scénario. Les personnages et l’humour du film restent fortement liés à Florence, ville natale de Benvenuti.La collaboration de Leonardo Benvenuti avec Carlo Verdone commence au début de la carrière de réalisateur de ce dernier. Benvenuti et De Bernardi participent à l’écriture de plusieurs de ses films et deviennent des collaborateurs réguliers du cinéaste. Cette association se poursuit jusque dans les années 1990.Deux David di Donatello pour le scénarioEn 1986, Leonardo Benvenuti reçoit le David di Donatello du meilleur scénario pour Speriamo che sia femmina de Mario Monicelli. Il partage la récompense avec Piero De Bernardi, Tullio Pinelli et Suso Cecchi D’Amico.Deux ans plus tard, Leonardo Benvenuti et Piero De Bernardi obtiennent un second David di Donatello pour Io e mia sorella, écrit avec Carlo Verdone, qui réalise également le film. Ces deux récompenses distinguent directement le travail d’écriture mené avec son partenaire de longue date.Une activité poursuivie jusqu’à la fin des années 1990Leonardo Benvenuti continue à écrire régulièrement durant les années 1990. Il travaille encore avec Mario Monicelli et Carlo Verdone, tandis que son nom reste associé à plusieurs prolongements de personnages et de séries comiques auxquels il avait contribué auparavant.Ses derniers crédits remontent à la fin de la décennie et au début des années 2000. IMDb recense notamment son travail sur Teste di cocco, sorti en 2000, ainsi qu’un crédit posthume pour Ogni lasciato è perso en 2001. Leonardo Benvenuti meurt à Rome en novembre 2000, après plus d’un demi-siècle consacré à l’écriture cinématographique.
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Big Boy · 57 ansBig Boy, de son vrai nom Kurt Alexander, né le 8 septembre 1969 à Chicago, dans l’Illinois, est un animateur de radio et acteur américain. Installé en Californie dès l’âge de deux ans, il construit l’essentiel de sa notoriété dans la radio musicale de Los Angeles sous le nom de Big Boy. Des soirées hip-hop aux studios de Power 106Avant son entrée à la radio, Big Boy travaille comme garde du corps du groupe de hip-hop The Pharcyde. Il fréquente alors les Baka Boyz, animateurs de la matinale de KPWR, connue sous le nom de Power 106. La station lui confie ses premières émissions en 1994, d’abord la nuit, puis l’après-midi. En 1997, Big Boy prend en charge la matinale de Power 106. L’émission devient Big Boy’s Neighborhood et associe musique hip-hop, entretiens avec des artistes, informations consacrées au divertissement et séquences humoristiques. L’un de ses personnages récurrents, Luther Luffeigh, intervient notamment dans des canulars téléphoniques. Son activité radiophonique dépasse ensuite le marché de Los Angeles. À partir de 2007, ses émissions quotidiennes et hebdomadaires sont diffusées en syndication nationale, avec une présence qui atteint 35 grands marchés américains. Un changement de station en 2015Après plus de vingt ans passés à Power 106, Big Boy rejoint en 2015 KRRL, Real 92.3, autre station de Los Angeles consacrée au hip-hop. Il y poursuit Big Boy’s Neighborhood, également distribué au niveau national par Premiere Networks. La même année, son parcours est distingué par son entrée au Radio Hall of Fame. Cette reconnaissance intervient après plusieurs récompenses professionnelles, dont des Marconi Awards décernés par la National Association of Broadcasters. Une présence d’acteur liée à la culture populaireParallèlement à la radio, Big Boy apparaît comme acteur dans plusieurs productions. Il joue notamment dans Deuce Bigalow: Male Gigolo et fait des apparitions dans Charlie’s Angels: Full Throttle. Son activité à l’écran comprend également des participations à des programmes télévisés. Le jeu vidéo lui offre un autre prolongement de son travail vocal. Big Boy interprète Barry « Big Bear » Thorne dans Grand Theft Auto: San Andreas. Il intervient ensuite dans l’univers de Grand Theft Auto V en tant qu’animateur de la station fictive Radio Los Santos. Radio Hall of Fame et Hollywood Walk of FameLe 8 septembre 2021, jour de ses 52 ans, Big Boy reçoit la 2 701e étoile du Hollywood Walk of Fame, dans la catégorie radio. La cérémonie se déroule au 6212 Hollywood Boulevard, devant Amoeba Music, avec Dr. Dre et George Lopez parmi les intervenants. Cette distinction intervient six ans après son entrée au Radio Hall of Fame. L’étoile porte son nom civil, Kurt « Big Boy » Alexander, et consacre une activité radiophonique commencée à Los Angeles dans les années 1990.
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Moya Brady · 64 ansMoya Brady, née le 8 septembre 1962 à Manchester, en Angleterre, est une actrice britannique. Des débuts liés à la scène dramatique du nord de l’AngleterreÉlevée à Blackpool, Moya Brady entame sa carrière professionnelle dans les années 1980. En 1987, elle interprète Clare dans Road, adaptation télévisée par Alan Clarke de la pièce de Jim Cartwright. La distribution réunit notamment David Thewlis et Lesley Sharp, dans une œuvre consacrée à des habitants d’un quartier populaire du nord de l’Angleterre. Deux ans plus tard, Moya Brady obtient un rôle régulier dans Making Out, série de Debbie Horsfield diffusée sur BBC One entre 1989 et 1991. Elle y incarne Ariadne, surnommée « Klepto », une ouvrière de l’usine fictive New Lyne Electronics à Manchester. Brady apparaît dans 21 épisodes au cours des trois saisons de la série. Cette période comprend également son travail avec Mike Leigh. Dans Life Is Sweet, sorti en 1990, Moya Brady joue Paula. Le film réunit Alison Steadman et Jim Broadbent dans les rôles principaux.Roberta Cryer, un personnage suivi dans The BillAprès une première apparition dans The Bill en 1995 sous les traits de Stacey McNally, Moya Brady revient dans la série policière en 2002 avec un autre personnage, Roberta « Robbie » Cryer. Elle travaille au commissariat fictif de Sun Hill comme employée civile chargée de l’accueil, puis comme opératrice du centre de communications. Roberta Cryer est la nièce du sergent Bob Cryer, personnage interprété par Eric Richard. Moya Brady tient ce rôle pendant les saisons 2002 et 2003, avec plus de soixante-dix épisodes à son actif. Une partie importante de l’intrigue de Robbie l’oppose à Cathy Bradford, jouée par Connie Hyde, dont elle commence à soupçonner les mensonges et les agissements. Moya Brady retrouve par la suite une production ancrée dans le nord-ouest de l’Angleterre avec Shameless. Elle y interprète d’abord Cassie Western en 2005. Lors de la onzième et dernière saison, diffusée en 2013, elle revient sous les traits d’un nouveau personnage, Remona. Breda McQueen et une longue intrigue dans HollyoaksEn 2018, Moya Brady rejoint Hollyoaks dans le rôle de Breda McQueen. Le personnage devient un membre régulier de la famille McQueen et reste présent jusqu’en 2020. Brady participe à 161 épisodes, auxquels s’ajoute le spécial Hollyoaks Later consacré à l’aboutissement de l’intrigue de Breda. Breda est progressivement révélée comme une tueuse en série qui prend pour cibles des hommes qu’elle considère comme de mauvais pères. Cette intrigue place Moya Brady au centre de plusieurs épisodes pendant près de deux ans et donne au personnage une place importante dans les récits de la famille McQueen. Son parcours s’achève dans Hollyoaks Later en janvier 2020. Une apparition dans It's a SinEn 2021, Moya Brady participe à It's a Sin, minisérie créée par Russell T Davies et située pendant les premières années de l’épidémie de sida au Royaume-Uni. Elle interprète Millie, l’agente de Roscoe Babatunde, personnage joué par Omari Douglas. Moya Brady apparaît dans le premier épisode de la série. Millie intervient dans le parcours professionnel de Roscoe, au moment où celui-ci commence à fréquenter le milieu londonien dans lequel se déroule une partie du récit.