Film Index
Une base de données du cinéma : 14 274 films et 390 020 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
Trouvons le film parfait
Genres, casting, réalisateur, plateformes de streaming, durée… combine tes critères et laisse Film Index te proposer une sélection sur mesure.
Ajouts récents
Joyeux anniversaire !
-
Jason Alexander · 67 ansJason Alexander, né Jay Scott Greenspan le 23 septembre 1959 à Newark, dans le New Jersey, est un acteur, chanteur et metteur en scène américain. Il est notamment connu pour avoir interprété George Costanza dans la série Seinfeld et pour son travail dans le théâtre musical à Broadway.De la magie au théâtre musicalÉlevé dans le New Jersey, Jason Alexander s'intéresse d'abord à la magie avant de se tourner vers le métier d'acteur. Il étudie l'art dramatique à l'université de Boston, où sa formation accorde une place importante au théâtre. Il quitte l'établissement après trois années afin de commencer à travailler professionnellement à New York.À 22 ans, Jason Alexander fait ses débuts à Broadway dans la création de Merrily We Roll Along de Stephen Sondheim et George Furth, en 1981. Il y interprète Joe. La production ne reste que peu de temps à l'affiche, mais Alexander poursuit son activité sur les scènes new-yorkaises. En 1984, il joue notamment dans The Rink, avec Chita Rivera et Liza Minnelli.Neil Simon lui confie ensuite le rôle de Stanley dans Broadway Bound. Le spectacle est créé à Broadway en 1986 sous la direction de Gene Saks. Jason Alexander travaille ainsi régulièrement dans le théâtre musical et la comédie avant que la télévision ne lui apporte une notoriété beaucoup plus large.Un Tony Award avant SeinfeldEn 1989, Jason Alexander participe à Jerome Robbins' Broadway, spectacle construit à partir de numéros créés ou mis en scène par Jerome Robbins. Il y interprète plusieurs personnages et contribue également au livret de la production.Son travail lui vaut cette année-là le Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale. Il reçoit aussi pour le même spectacle le Drama Desk Award et l'Outer Critics Circle Award du meilleur acteur dans une comédie musicale.Cette récompense précède immédiatement le rôle qui transforme sa carrière à la télévision. Lorsque Seinfeld commence sur NBC en 1989, Jason Alexander est donc déjà un acteur de théâtre expérimenté et récompensé à Broadway.George Costanza dans SeinfeldPendant les neuf saisons de Seinfeld, Jason Alexander interprète George Costanza, ami de Jerry Seinfeld. Le personnage est notamment construit à partir de traits empruntés au cocréateur de la série, Larry David. George travaille successivement pour plusieurs employeurs et ses difficultés professionnelles ou sentimentales fournissent une part importante des intrigues de la série.Jason Alexander développe pour le personnage un jeu physique nourri par son expérience de la scène. George Costanza devient l'un des quatre personnages principaux de Seinfeld, aux côtés de Jerry, Elaine Benes et Cosmo Kramer.Entre 1992 et 1998, l'interprétation de George Costanza vaut à Jason Alexander sept nominations consécutives au Primetime Emmy Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une série comique. Il est également nommé à plusieurs reprises aux Golden Globes et reçoit en 1995 le Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans une série comique.Seinfeld s'achève en 1998, après neuf saisons. Jason Alexander reprend ensuite son propre rôle dans plusieurs épisodes de Curb Your Enthusiasm, série créée par Larry David, où les retrouvailles avec d'anciens membres de la distribution de Seinfeld sont intégrées à la fiction.Le retour régulier à la scèneAprès Seinfeld, Jason Alexander continue à travailler au théâtre. En 2003, il interprète Max Bialystock dans la production de Los Angeles de The Producers, avec Martin Short dans le rôle de Leo Bloom. Il se tourne également vers la mise en scène de spectacles.En 2007, il devient directeur artistique de Reprise ! Broadway's Best, compagnie de Los Angeles spécialisée dans le théâtre musical. Il y met notamment en scène Sunday in the Park with George de Stephen Sondheim avant sa nomination à la tête de la compagnie. Il dirige ensuite une nouvelle version de Damn Yankees, pour laquelle il retravaille également le livret.La direction d'acteurs prend une place durable dans ses activités. Jason Alexander met en scène des spectacles au Geffen Playhouse, au Pasadena Playhouse et dans plusieurs autres théâtres américains. Il enseigne également le jeu et intervient dans des formations destinées aux comédiens.Une première mise en scène à BroadwayEn 2023, Jason Alexander fait ses débuts comme metteur en scène à Broadway avec The Cottage, comédie de Sandy Rustin. Présenté au Helen Hayes Theater, le spectacle réunit notamment Eric McCormack et Laura Bell Bundy.Cette mise en scène intervient plus de quarante ans après ses propres débuts à Broadway dans Merrily We Roll Along. The Cottage ouvre officiellement le 24 juillet 2023 et reste à l'affiche jusqu'au 29 octobre.Le projet prolonge une activité de mise en scène commencée plusieurs décennies auparavant en Californie. Jason Alexander y retrouve le théâtre new-yorkais dans une fonction qu'il n'avait encore jamais exercée à Broadway, celle de directeur d'une production.
-
Jamie Anderson · 80 ansJamie Anderson, né le 23 septembre 1946 à New York (États-Unis), est un directeur de la photographie américain dont la carrière s’étend sur plus de trois décennies. Véritable artisan de l’image, Jamie Anderson s’est fait une place discrète mais solide dans l’univers du cinéma et de la télévision, en signant la lumière de films très variés allant de la comédie noire au thriller en passant par le biopic musical.Issu d’un environnement artistique, son grand-père n’est autre que le dramaturge Maxwell Anderson, il s’oriente rapidement vers le monde du cinéma après des études à NYU et à Syracuse University. Dès les années 70, Jamie Anderson entame un parcours en coulisses, à l’image soignée mais sans tapage, enchaînant les projets sans jamais s’enfermer dans un style figé.Des débuts dans le cinéma de genre à Hollywood BoulevardC’est dans les années 70 que Jamie Anderson signe ses premiers travaux en tant que directeur de la photographie. Il collabore à des productions modestes mais audacieuses, parmi lesquelles Hollywood Boulevard (1976) ou The Great Texas Dynamite Chase. Dans ce cinéma d’exploitation assumé, il affine déjà ce qui fera sa signature : un goût pour les contrastes forts, l’efficacité visuelle et une lumière au service du rythme narratif, même avec des moyens limités.En 1978, il participe à Piranha, variation aquatique du Jaws de Spielberg, où il jongle avec les effets d’ombre, les reflets et les ambiances inquiétantes. Ce type de projet, tout en tension visuelle, montre sa capacité à créer de l’atmosphère sans excès de moyens, qualité qui lui vaudra la confiance de nombreux réalisateurs par la suite.Des univers très différents, un regard toujours justeAu fil des décennies, Jamie Anderson multiplie les collaborations sur des films très différents, avec une capacité d’adaptation remarquable. En 1993, il signe l’image de What’s Love Got to Do with It, biopic centré sur la vie tumultueuse de Tina Turner, incarnée par Angela Bassett. Le film, intense et chargé d’émotions, lui permet d’explorer une photographie plus réaliste, où la lumière accompagne les changements d’époque, les états émotionnels et les rapports de force.Il enchaîne avec Grosse Pointe Blank (1997), comédie noire mêlant action, romantisme et nostalgie pop, dans laquelle son travail subtil sur les ambiances, à la fois sombres et douces, renforce le décalage permanent du récit. Puis viennent The Girl Next Door (2004), Bad Santa (2003), ou encore Art School Confidential (2006), où Jamie Anderson dose toujours la couleur, la lumière et les textures en fonction du ton du film : acide, absurde, tendre ou mélancolique.Chaque film semble porter une autre signature visuelle, et pourtant, c’est bien toujours Jamie Anderson derrière la caméra, avec sa capacité à épouser l’intention du réalisateur sans jamais surcharger l’image.Une approche modeste mais raffinée de la photographieContrairement à certains chefs opérateurs qui imposent un style reconnaissable dès le premier plan, Jamie Anderson adopte une posture plus caméléon, parfois même effacée. Mais derrière cette retenue apparente, on trouve une maîtrise technique indiscutable et un sens aigu du récit par l’image.Qu’il éclaire une scène comique ou dramatique, il ne cherche jamais à voler la vedette à ce qui se joue. Il comprend que la lumière, bien utilisée, ne se remarque pas : elle se ressent. C’est ce positionnement humble, mais rigoureux, qui l’a rendu si apprécié des réalisateurs comme Terry Zwigoff ou Billy Bob Thornton.Un pied dans la télévision, un autre dans le long-métrageEn parallèle de sa carrière au cinéma, Jamie Anderson travaille également pour la télévision. Il signe notamment la photographie de plusieurs épisodes de Crossing Jordan, série policière diffusée dans les années 2000. Ce passage par le petit écran lui permet de déployer son savoir-faire sur des formats plus serrés, avec des contraintes de rythme et de production plus strictes.Mais là encore, il réussit à insuffler une certaine élégance visuelle, tout en répondant aux exigences d’efficacité propres à la télévision américaine.
-
Skylar Astin · 39 ansSkylar Astin Lipstein, connu sous le nom de scène Skylar Astin, est né le 23 septembre 1987 à New York, aux États-Unis. Acteur et chanteur formé au théâtre musical, Skylar Astin s’est fait connaître du grand public pour son rôle dans Pitch Perfect, mais sa carrière va bien au-delà de cette comédie musicale devenue culte. Entre Broadway, télévision et comédie romantique, il incarne une génération d’artistes complets, à l’aise aussi bien sur scène que devant la caméra.Une formation musicale solide avant les premiers rôlesNé dans une famille juive new-yorkaise, Skylar Astin grandit à Rockland County, dans l’État de New York. Très tôt, il se passionne pour le chant et le théâtre. Il suit des cours à la prestigieuse Tisch School of the Arts de l’université de New York, où il se spécialise dans les arts dramatiques et le chant. C’est là qu’il affine son style, en se formant aussi bien au jeu d’acteur qu’à l'interprétation vocale.Son profil est déjà bien défini : une voix assurée, un sens du rythme naturel, une présence scénique très travaillée, et ce petit supplément de charme qui lui ouvre les portes des comédies musicales.Spring Awakening : des débuts prometteurs sur les planchesC’est avec la comédie musicale Spring Awakening que Skylar Astin se fait d’abord remarquer. Ce spectacle de Broadway, salué pour son audace et sa mise en scène moderne d’un classique allemand, permet à de nombreux jeunes talents de percer. Il y partage la scène avec Lea Michele et Jonathan Groff, et leur génération s’impose alors comme le nouveau visage du théâtre musical américain.Dans Spring Awakening, il ne tient pas le rôle principal, mais il impose sa voix et sa présence dans un ensemble dynamique. Ce tremplin scénique devient la porte d’entrée vers le cinéma et la télévision.Pitch Perfect : la comédie musicale qui propulse sa carrièreEn 2012, Skylar Astin décroche le rôle qui va faire basculer sa carrière : celui de Jesse Swanson dans Pitch Perfect. Ce film, centré sur une compétition de chant a cappella entre groupes universitaires, rencontre un immense succès surprise, notamment grâce à sa bande-son entraînante et son casting frais.Le personnage de Jesse, drôle, sensible, un peu geek sur les bords, séduit immédiatement le public. Grâce à son interprétation naturelle et attachante, Skylar Astin devient l’un des nouveaux visages du cinéma musical contemporain. Il reprend son rôle dans Pitch Perfect 2 (2015), et bien qu’il ne soit pas présent dans le troisième opus, son impact sur la saga reste évident.Ce succès le place dans la catégorie des "leading men" modernes, capables de jouer la carte de l’humour, du romantisme et du chant sans en faire trop.Une carrière qui s'étend à la télévisionAprès Pitch Perfect, Skylar Astin multiplie les rôles sur le petit écran. Il joue dans plusieurs séries, avec des rôles plus ou moins importants, mais toujours choisis avec une certaine cohérence. Il apparaît dans Ground Floor, une sitcom produite par Bill Lawrence, puis dans Crazy Ex-Girlfriend, où il interprète un personnage secondaire dans un univers musical proche de son ADN artistique.Plus récemment, il a été l’un des visages de Zoey’s Extraordinary Playlist, une série musicale dramatique diffusée sur NBC, dans laquelle les personnages expriment leurs émotions par le chant. Autant dire un terrain parfaitement adapté pour Skylar Astin, qui y retrouve un rôle plus nuancé, mêlant émotion et performance vocale.Il joue également dans Grey’s Anatomy et sa série dérivée Station 19, preuve que son profil séduit au-delà du registre musical.
-
Seydina Baldé · 49 ansSeydina Baldé, né le 23 septembre 1977 à Paris, est un acteur, producteur, cascadeur et ancien karatéka français. Capitaine de l'équipe de France de karaté, il remporte plusieurs titres internationaux avant de se consacrer principalement au cinéma.Le théâtre avant le karaté de haut niveauSeydina Baldé commence à suivre des cours de théâtre à l'âge de dix ans. Adolescent, il s'intéresse parallèlement aux arts martiaux et débute le karaté à seize ans. Quatre années après ses débuts dans cette discipline, il obtient déjà un titre mondial chez les juniors.Sa progression le conduit en équipe de France, dont il devient capitaine. En kumite, Seydina Baldé appartient à l'équipe française sacrée championne du monde à trois reprises. Il se distingue également dans les compétitions individuelles et atteint notamment deux finales mondiales chez les seniors.Aux Championnats du monde de 2000, il obtient la médaille d'argent dans la catégorie des moins de 80 kg. Quatre ans plus tard, aux Mondiaux de Monterrey, il devient vice-champion du monde en open et remporte avec la France le titre par équipes. Il compte également parmi les Français les plus réguliers de l'Open international de Paris, qu'il gagne en 1998, 1999, 2000 et 2005.Du combat sportif à la cascadeLe cinéma avait précédé le karaté dans les centres d'intérêt de Seydina Baldé. Sa pratique sportive lui fournit ensuite des compétences directement utilisables sur les tournages. Il crée Shimazu Stunts, structure consacrée aux cascades et aux chorégraphies de combat pour le cinéma et la télévision.Au début des années 2000, il travaille sur des productions internationales. Brian De Palma l'emploie sur Femme Fatale, tandis que Danny the Dog, réalisé par Louis Leterrier avec Jet Li, lui permet de participer à un film où les combats occupent une place importante. En 2006, il intervient dans Casino Royale, premier James Bond interprété par Daniel Craig.La cascade ne constitue qu'une partie de son activité à l'écran. Seydina Baldé reprend des cours de théâtre à Paris et développe parallèlement son travail de comédien. Ses compétences martiales restent toutefois régulièrement employées dans les personnages qui lui sont confiés et dans la préparation physique des séquences d'action.La Ligne droite, entre jeu et expérience sportiveEn 2011, Régis Wargnier confie à Seydina Baldé le rôle de Franck dans La Ligne droite. Le film raconte la préparation d'un jeune athlète devenu aveugle, interprété par Cyril Descours, qui court avec l'aide d'un guide. Plusieurs sportifs de haut niveau participent au projet.Le tournage permet à Seydina Baldé d'utiliser directement son expérience de compétiteur. Au moment de la préparation du film, il a quitté le karaté de haut niveau après une carrière durant laquelle il a été capitaine de l'équipe de France. Le dossier de presse du film rappelle ses cinq titres mondiaux en comptant les différentes compétitions de sa carrière.Cette période correspond aussi au développement de son activité de producteur. Avec Aeternalis Films, Seydina Baldé produit des courts métrages et participe à la production de Covert Operation, thriller d'action tourné à Hong Kong dans lequel il tient le rôle principal.Des productions tournées hors de FranceLa maîtrise de l'anglais permet à Seydina Baldé de travailler régulièrement dans des productions internationales. Son parcours le conduit notamment en Amérique du Nord et en Asie. Il passe également plusieurs années au Canada.Il interprète Omar Gamby dans ZeroZeroZero, série créée à partir du livre de Roberto Saviano et réalisée notamment par Stefano Sollima. Cette production internationale consacrée au trafic de cocaïne est diffusée à partir de 2020. Seydina Baldé y intervient dans la partie du récit située en Afrique.En 2020, il fonde Shimazu Productions. Cette société est orientée vers les productions de genre et prolonge son expérience acquise dans la cascade, la production et les films d'action.Lex Africana, un projet conçu au SénégalSeydina Baldé développe ensuite Lex Africana, série d'action dont il est le créateur, coscénariste et acteur principal. Produite avec Keewu Production et Mediawan, la fiction est entièrement tournée au Sénégal.La série compte six épisodes. Seydina Baldé y interprète Gabriel Alioune, un ancien membre des forces spéciales devenu avocat et confronté à des affaires qui l'amènent à renouer avec ses compétences de combattant. Le projet associe ainsi son expérience de comédien à son parcours dans les arts martiaux.Diffusée sur Canal+ en 2024, Lex Africana constitue également une étape dans son activité de producteur avec Shimazu Productions. Le tournage sénégalais lui permet de développer une fiction d'action conçue autour d'un personnage africain et produite avec des partenaires français et sénégalais.
-
Steve Barancik · 65 ansSteve Barancik, né le 23 septembre 1961 à Chicago, dans l'Illinois, est un scénariste américain. Il est principalement connu pour avoir écrit The Last Seduction, réalisé par John Dahl et sorti en 1994.Du télémarketing à un premier scénarioAprès ses études universitaires, Steve Barancik travaille dans le télémarketing. Cette expérience lui fournit l'une des idées à l'origine de son premier scénario, initialement intitulé Buffalo Girls. Il imagine notamment une séquence dans laquelle des fichiers commerciaux pourraient servir à repérer des personnes susceptibles d'être approchées pour un projet criminel. Cette situation sera reprise dans le scénario de The Last Seduction.Le texte met au centre Bridget Gregory, une femme qui s'enfuit avec l'argent obtenu par son mari lors d'une transaction de drogue et manipule ensuite Mike Swale, rencontré dans une petite ville. John Dahl réalise le film avec Linda Fiorentino dans le rôle de Bridget, Peter Berg dans celui de Mike et Bill Pullman dans celui de Clay Gregory.Produit avec un budget réduit, The Last Seduction est d'abord diffusé sur HBO en 1994, avant de sortir quelques mois plus tard dans les salles américaines. Cette chronologie empêche notamment Linda Fiorentino d'être éligible aux Oscars, le règlement de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences excluant alors un film diffusé à la télévision avant son exploitation en salles. Steve Barancik intervient publiquement dans le débat en publiant en janvier 1995 une tribune dans le Los Angeles Times.La reconnaissance de The Last SeductionLe scénario de Steve Barancik reçoit une importante attention critique lors de la sortie du film. En novembre 1994, il est invité avec Linda Fiorentino dans l'émission radiophonique Fresh Air pour évoquer la conception du film et de son personnage principal.En 1995, The Last Seduction vaut à Steve Barancik une nomination à l'Edgar Award du meilleur film, distinction attribuée par les Mystery Writers of America aux scénaristes d'œuvres policières. Il figure dans cette catégorie aux côtés de Quentin Tarantino pour Pulp Fiction, Graham Yost pour Speed et Dana Stevens pour Blink. Le prix revient à Tarantino.Le film connaît également une exploitation en salles après sa première diffusion télévisée. Linda Fiorentino reçoit l'Independent Spirit Award de la meilleure actrice et plusieurs prix de la critique pour son interprétation de Bridget Gregory. La carrière du film conduit Steve Barancik à revenir sur sa conception dans un documentaire rétrospectif réalisé en 2006, auquel participe également John Dahl.Scénarios et crédits partagésAprès The Last Seduction, Steve Barancik participe à plusieurs autres projets cinématographiques. Il est crédité avec Dave Cummings au scénario de The Last Seduction II, réalisé par Terry Marcel et sorti en 1999. Le film reprend le personnage de Bridget, interprété cette fois par Joan Severance.Il partage ensuite avec Christopher Canaan le crédit de scénariste de No Good Deed, réalisé par Bob Rafelson d'après une nouvelle de Dashiell Hammett. Le film réunit Samuel L. Jackson, Milla Jovovich et Stellan Skarsgård.En 2005, Steve Barancik est également crédité pour l'histoire de Domino, film de Tony Scott inspiré de la vie de Domino Harvey. Le scénario définitif est signé Richard Kelly. Keira Knightley interprète Domino Harvey aux côtés de Mickey Rourke.Écriture et scène à TucsonInstallé à Tucson, en Arizona, Steve Barancik développe également des activités en dehors de l'industrie cinématographique. Il enseigne à la Southside Community School et s'intéresse à la littérature destinée aux enfants. Il crée notamment un site consacré aux livres pour la jeunesse et à leur sélection.À Tucson, il fonde également Monolog Cabin, collectif consacré à des textes comiques interprétés sur scène. Steve Barancik en devient l'un des participants réguliers. En 2004, le Tucson Weekly le présente à la fois comme scénariste de The Last Seduction et membre de la troupe, alors programmée au Club Congress.Le collectif poursuit ses représentations au cours des années suivantes. En 2007, le Tucson Weekly cite encore Steve Barancik parmi les auteurs et conteurs participant aux soirées de Monolog Cabin à l'Hotel Congress.
-
Julien Baumgartner · 50 ansJulien Baumgartner, né le 23 septembre 1976, est un acteur français. Formé au théâtre avant ses premiers rôles à l’écran, il se fait connaître au début des années 2000 et travaille ensuite régulièrement pour le cinéma et la télévision.Une formation théâtrale avant les premiers tournagesJulien Baumgartner se forme au jeu au Théâtre Jeune Public de Strasbourg entre 1994 et 1997, puis au Cours Florent entre 1997 et 2000. Il poursuit cet apprentissage au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris en 2000-2001. Son travail de scène pendant ces années comprend notamment des textes de Franz Kafka, Jean Racine et Harold Pinter.En 2000, il participe à La Gnose, spectacle composé à partir de plusieurs auteurs. Il interprète également Xipharès dans Mithridate de Racine, sous la direction de Julien Kosellek. Son activité théâtrale se poursuit avec On purge bébé de Georges Feydeau, où il joue Follavoine en 2002.Ses premiers tournages interviennent au début des années 2000. Après le moyen métrage La Chambre des parents : un nouvel amour de Pascale Breton, Julien Baumgartner obtient en 2001 le rôle de Sébastien dans Sexy Boys de Stéphane Kazandjian. Cette comédie constitue son premier rôle important au cinéma.À cause d’un garçon et un rôle marquant au début de sa carrièreEn 2002, Julien Baumgartner tient le rôle principal d’À cause d’un garçon, téléfilm réalisé par Fabrice Cazeneuve. Il interprète Vincent Molina, un lycéen dont l’homosexualité est révélée publiquement dans son établissement. Jérémie Elkaïm joue Benjamin, le garçon dont Vincent se rapproche.Le téléfilm aborde frontalement l’homophobie à l’école et les conséquences de l’outing d’un adolescent. Ce rôle donne à Julien Baumgartner une visibilité importante peu après ses débuts à l’écran. Il poursuit alors ses tournages dans des œuvres réalisées notamment par Agnès Jaoui et Jean-Louis Lorenzi.Avec Lorenzi, il interprète Auxence Memling dans La Tranchée des espoirs, puis reprend ce personnage dans plusieurs téléfilms liés au même univers. Cette collaboration s’étend sur plusieurs années et constitue l’un de ses partenariats professionnels les plus réguliers de cette période.Une reconnaissance au Festival de LuchonIlan Duran Cohen lui confie le rôle de Julien Duverger dans Le Plaisir de chanter. Pour cette interprétation, Julien Baumgartner figure parmi les Révélations des César 2009, présélection annuelle destinée à mettre en avant de jeunes comédiens susceptibles d’être nommés au César du meilleur espoir masculin.En 2010, il tient l’un des rôles principaux de Quatre garçons dans la nuit, réalisé par Edwin Baily d’après le roman de Val McDermid. Il joue Alex Guilbet, l’un des quatre anciens étudiants rattrapés par une affaire criminelle remontant à leur jeunesse.Lors du Festival des créations télévisuelles de Luchon cette même année, Julien Baumgartner reçoit le prix d’interprétation masculine, partagé avec Dimitri Storoge, Pascal Cervo et Antoine Hamel, ses trois partenaires principaux dans le téléfilm. Le jury professionnel de cette douzième édition est présidé par Claude Chabrol.Pierre Brossolette et les personnages historiquesEn 2015, Coline Serreau choisit Julien Baumgartner pour interpréter le résistant Pierre Brossolette dans le téléfilm Pierre Brossolette, les passagers de la lune. Le scénario de Didier Decoin et Patrice Duhamel est librement adapté d’un ouvrage d’Éric Roussel consacré au journaliste et résistant.Léa Drucker y interprète Gilberte Brossolette, tandis que Charles Petit joue le colonel Passy. Le récit suit notamment l’activité clandestine de Pierre Brossolette pendant l’Occupation et son rôle dans les réseaux de la Résistance française.Ce personnage historique lui fournit un rôle principal plusieurs années après Quatre garçons dans la nuit. Le même milieu des années 2010 le voit également tenir le rôle du capitaine Arthur du Plessis dans la série policière Origines, diffusée sur France 3.Reprendre le rôle principal de CaïnEn 2018, France Télévisions annonce que Julien Baumgartner reprend le rôle de Frédéric Caïn dans la série Caïn. Le personnage avait été interprété jusque-là par Bruno Debrandt. Le changement intervient à partir de la septième saison, dont le tournage se déroule entre juillet et novembre 2018.Julien Baumgartner incarne Frédéric Caïn pendant les saisons 7 et 8. La série suit ce capitaine de police marseillais, devenu paraplégique après un accident et enquêtant avec la lieutenante Lucie Delambre.Ce rôle occupe une place particulière dans sa carrière télévisuelle puisqu’il reprend un personnage principal déjà installé depuis six saisons et associé au visage d’un autre comédien. France Télévisions présente explicitement cette septième saison comme un changement d’interprète pour Caïn et conserve le personnage au centre de la série.
-
Françoise Bertin · 89 ansFrançoise Marie Suzanne Bertin, née le 23 septembre 1925 à Paris et morte le 26 octobre 2014 à Galan, dans les Hautes-Pyrénées, est une actrice française. Elle mène pendant plus de six décennies une carrière principalement consacrée au théâtre, tout en travaillant régulièrement pour le cinéma et la télévision.Les débuts avec Jean DastéFrançoise Bertin commence sa carrière professionnelle en 1949 au sein de la Comédie de Saint-Étienne dirigée par Jean Dasté. Elle appartient à la troupe permanente de ce centre dramatique, l'un des principaux foyers de la décentralisation théâtrale française de l'après-guerre. Elle joue notamment Léonida dans La Cagnotte d'Eugène Labiche et Alfred Delacour.Jean Dasté la dirige également dans Mesure pour mesure de Shakespeare, où elle interprète Dame Périmée et Juliette. Au cours de ces premières années, Françoise Bertin aborde aussi Marivaux, Molière et Bertolt Brecht avec la troupe stéphanoise. Cette activité lui permet de travailler durablement dans un cadre de répertoire avant de rejoindre les scènes parisiennes.À partir de la fin des années 1950, elle joue notamment au Théâtre La Bruyère et au Théâtre de l'Atelier. En 1963, elle interprète Philaminte dans Les Femmes savantes de Molière au Théâtre de l'Ambigu-Comique, sous la direction de Gilles Léger.Des collaborations avec les grandes compagniesLa carrière théâtrale de Françoise Bertin la conduit à travailler avec plusieurs metteurs en scène importants de la seconde moitié du XXe siècle. En 1970, Jean-Louis Barrault lui confie le rôle de Mère Ubu dans Jarry sur la butte, spectacle construit à partir des œuvres d'Alfred Jarry et créé à l'Élysée-Montmartre. Elle y partage notamment la scène avec Jacques Alric, Anny Duperey et Jean-Pierre Granval.Elle retrouve ensuite la compagnie Renaud-Barrault dans Nos merveilleux amis d'Abe Kōbō, mis en scène par Jean-Pierre Granval au Théâtre du Rond-Point en 1981. Son parcours comprend également des spectacles dirigés par Georges Wilson, Antoine Vitez et Laurent Terzieff.Cette dernière collaboration lui apporte l'une des principales distinctions de sa carrière. En 1993, Françoise Bertin reçoit le Molière de la comédienne dans un second rôle pour Temps contre temps de Ronald Harwood, mis en scène par Laurent Terzieff au Théâtre La Bruyère. La production obtient également le Molière du spectacle privé et celui du metteur en scène.Une longue collaboration avec Alain ResnaisLe cinéma entre dans le parcours de Françoise Bertin avec Alain Resnais. En 1961, il lui confie un rôle dans L'Année dernière à Marienbad. La collaboration se poursuit avec quatre autres films du réalisateur, jusqu'à On connaît la chanson en 1997.Cette fidélité comprend notamment Muriel ou le Temps d'un retour et La guerre est finie. Françoise Bertin retrouve encore Resnais pour I Want to Go Home, avant leur dernière collaboration dans On connaît la chanson. Elle travaille parallèlement avec d'autres cinéastes français, parmi lesquels Bertrand Blier et Claude Chabrol.À partir des années 2000, plusieurs rôles lui donnent une visibilité renouvelée au cinéma. Claude Berri lui confie celui de Paulette, la grand-mère de Franck, interprété par Guillaume Canet, dans Ensemble, c'est tout en 2007. Elle apparaît l'année suivante dans Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin.Une présence maintenue jusqu'aux dernières annéesLa télévision occupe une place croissante dans les dernières années de Françoise Bertin. Elle interprète notamment Josiane Laval dans Plus belle la vie et tient en 2012 le rôle principal d'un épisode de Bref, consacré à la journée d'une vieille dame.Au cinéma, elle joue encore aux côtés de Bernadette Lafont dans Paulette, sorti en 2013. Elle apparaît également dans Les Vacances du Petit Nicolas, tourné peu avant sa mort.Françoise Bertin revient sur scène en 2014 après plusieurs années d'absence théâtrale. Elle joue Votre maman de Jean-Claude Grumberg au Festival Off d'Avignon pendant l'été, puis commence en septembre les représentations de Si on recommençait aux côtés de Michel Sardou. Hospitalisée après les premières représentations, elle meurt quelques semaines plus tard, le 26 octobre 2014, à l'âge de 89 ans.
-
Colin Blakely · 56 ansColin George Edward Blakely, né le 23 septembre 1930 à Bangor, dans le comté de Down, en Irlande du Nord, et mort le 7 mai 1987 à Londres, est un acteur nord-irlandais. Il travaille pendant près de trente ans sur les scènes britanniques ainsi que pour le cinéma et la télévision.Des scènes de Belfast au théâtre londonienAvant de devenir acteur, Colin Blakely travaille dans l'entreprise d'articles de sport de son père à Belfast et exerce également comme manutentionnaire dans les chemins de fer. Au milieu des années 1950, il participe à des spectacles amateurs et chante notamment dans Annie Get Your Gun. Il rejoint ensuite une compagnie de répertoire à Belfast, où commence son activité professionnelle de comédien.Après des engagements en Irlande du Nord et au pays de Galles, Colin Blakely s'installe à Londres en 1959. Il fait ses débuts londoniens cette année-là au Royal Court Theatre dans Cock-a-Doodle-Dandy de Seán O'Casey. Il travaille ensuite avec la Royal Shakespeare Company et joue notamment dans des productions de Shakespeare avant de rejoindre la nouvelle compagnie du National Theatre.Cinq années dans la première troupe du National TheatreEn 1963, Colin Blakely rejoint le National Theatre dirigé par Laurence Olivier, qui vient d'établir sa compagnie à l'Old Vic. Pour The Recruiting Officer de George Farquhar, il interprète le sergent Kite dans une mise en scène de William Gaskill. La production ouvre en décembre 1963 et reste au répertoire pendant près d'un an.Son activité au National Theatre l'amène à travailler dans un vaste répertoire. En 1965, il tient le rôle du sergent dans Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht. La même année, il joue Ben dans Love for Love de William Congreve, production qui accompagne la compagnie lors de représentations à Moscou.Colin Blakely reste membre du National Theatre pendant cinq ans. Il y côtoie notamment Laurence Olivier, Derek Jacobi et Michael Gambon, acteurs appartenant eux aussi aux premières années de la compagnie. Il reviendra ensuite régulièrement sur les grandes scènes londoniennes, y compris au National Theatre après son installation sur la rive sud de la Tamise.Des rôles de caractère au cinémaAu cinéma, Colin Blakely apparaît dès 1960 dans Saturday Night and Sunday Morning de Karel Reisz. Fred Zinnemann lui confie ensuite le rôle de Matthew dans A Man for All Seasons, consacré à Thomas More et sorti en 1966. Le film reçoit six Oscars, dont celui du meilleur film.Billy Wilder choisit Colin Blakely pour incarner le docteur Watson dans The Private Life of Sherlock Holmes, sorti en 1970. Robert Stephens y interprète Sherlock Holmes. Blakely donne au personnage de Watson une place importante aux côtés du détective dans cette adaptation libre de l'univers créé par Arthur Conan Doyle.En 1977, son interprétation de Frank Strang, le père du jeune Alan Strang, dans Equus de Sidney Lumet lui vaut une nomination au BAFTA du meilleur acteur dans un second rôle. Richard Burton joue le psychiatre Martin Dysart. Lors de cette édition des BAFTA, Edward Fox reçoit finalement le prix pour A Bridge Too Far.Théâtre et télévision dans les dernières annéesLa télévision apporte également plusieurs nominations à Colin Blakely. En 1970, la British Academy le sélectionne dans la catégorie du meilleur acteur pour son travail dans The Son of Man et The Way We Live Now. En 1987, il obtient une nouvelle nomination dans cette catégorie pour Drums Along Balmoral Drive.Au théâtre, il se produit en 1976 dans Judgment de Barry Collins, monologue de plus de deux heures dans lequel il incarne un officier soviétique prisonnier des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Colin Blakely porte seul ce texte au Royal Court Theatre. Cette interprétation compte parmi ses engagements scéniques les plus exigeants.En 1985, Colin Blakely retrouve le National Theatre pour la création de A Chorus of Disapproval d'Alan Ayckbourn. Il interprète Dafydd ap Llewellyn, tandis que Michael Gambon joue Guy Jones. La pièce est représentée à 92 reprises au National Theatre avant de poursuivre son exploitation dans le West End.Atteint d'une leucémie, Colin Blakely continue à jouer dans A Chorus of Disapproval tout en suivant un traitement. Il quitte la production peu avant sa mort. Il meurt au Middlesex Hospital de Londres le 7 mai 1987, à l'âge de 56 ans.
-
Billy Bletcher · 84 ansWilliam Bletcher, dit Billy Bletcher, né le 24 septembre 1894 à Lancaster, en Pennsylvanie, et mort le 5 janvier 1979 à Los Angeles, en Californie, est un acteur, réalisateur et acteur de doublage américain. Commencée à l'époque du cinéma muet, sa carrière se poursuit pendant près de six décennies. Sa voix grave lui vaut de nombreux personnages dans le cinéma d'animation américain.Du vaudeville au cinéma muetBilly Bletcher commence à travailler dans le spectacle en 1913, à l'âge de dix-neuf ans, en se produisant dans le vaudeville. Il rejoint ensuite les studios Vitagraph à Brooklyn, où il exerce comme acteur et réalisateur. Il épouse en 1915 l'actrice Arline Roberts, avec laquelle il aura une fille, Barbara.Installé en Californie à partir de 1917, Billy Bletcher travaille pour différentes compagnies de cinéma. Il écrit et interprète des courts métrages pour la Christie Film Company, puis apparaît dans des productions de studios plus importants. Sa carrière d'acteur se développe ainsi avant la généralisation du cinéma parlant.Sa petite taille, associée à un important registre comique, lui permet notamment d'obtenir des emplois dans des courts métrages. Il travaille avec Mack Sennett et Hal Roach, et apparaît dans des productions réunissant Laurel et Hardy ou les enfants de la série Our Gang. Il joue aussi auprès des Three Stooges, notamment comme annonceur de boxe dans Punch Drunks en 1934.Une voix devenue familière chez DisneyL'arrivée du cinéma sonore donne une nouvelle orientation au travail de Billy Bletcher. Sa voix de basse, particulièrement puissante, est utilisée pour des personnages autoritaires ou menaçants. Walt Disney Productions lui confie en 1933 la voix du Grand Méchant Loup dans Three Little Pigs. Le personnage revient dans plusieurs courts métrages produits par le studio.Billy Bletcher devient également l'une des principales voix de Pat Hibulaire (Pete), adversaire récurrent de Mickey Mouse. Il interprète le personnage dans de nombreux courts métrages des années 1930 et 1940. Dans Mr. Mouse Takes a Trip, sorti en 1940, Walt Disney assure lui-même la voix de Mickey tandis que Billy Bletcher joue Pete, contrôleur du train qui tente d'empêcher Mickey de voyager avec Pluto.Sa collaboration avec Disney s'étend à de nombreux personnages entre 1933 et 1952. Il participe également à Dumbo en 1941, où il prête sa voix à l'un des clowns. La fréquence de ses interventions rend alors son timbre particulièrement reconnaissable dans les productions animées du studio.Une voix recherchée par plusieurs studios d'animationLe travail vocal de Billy Bletcher ne se limite pas aux studios Disney. Il intervient également dans les dessins animés produits par Warner Bros. et Metro-Goldwyn-Mayer. Cette circulation entre studios lui permet de travailler avec plusieurs des principaux réalisateurs de l'animation américaine de l'époque.Pour la MGM, il prête notamment sa voix au bouledogue Spike dans plusieurs courts métrages de Tom and Jerry. Dans The Bodyguard, réalisé par William Hanna et Joseph Barbera et sorti en 1944, Spike parle pour la première fois et Billy Bletcher assure sa voix.Chez Warner Bros., il interprète différents personnages dans les séries Looney Tunes et Merrie Melodies. Chuck Jones l'emploie notamment pour Papa Bear dans les courts métrages consacrés à la famille des Three Bears. Sa tessiture grave lui vaut régulièrement des personnages de méchants ou de figures imposantes.De nouvelles possibilités offertes par le sonLa voix de Billy Bletcher est également utilisée pour compléter ou remplacer des dialogues dans des films en prises de vues réelles. En 1939, il participe avec Pinto Colvig au travail vocal effectué pour certains Munchkins dans The Wizard of Oz. Cette activité reste distincte des personnages animés auxquels son nom est le plus durablement attaché.Il continue parallèlement à apparaître physiquement à l'écran. Son parcours comprend des comédies, des westerns et des rôles de courte durée dans des productions de grands studios. Son activité d'acteur se prolonge ainsi au-delà de la période où son travail pour l'animation est le plus intense.La radio utilise également sa voix. Dans les années 1950, Billy Bletcher interprète plusieurs personnages dans The Lone Ranger. Sa carrière réunit ainsi jeu devant la caméra et interprétation vocale pendant plusieurs décennies.Une carrière poursuivie jusqu'aux années 1970Billy Bletcher reste professionnellement actif après l'âge d'or du court métrage d'animation destiné aux salles. En 1971, il interprète Pappy Yokum dans une adaptation télévisée de Li'l Abner. Ce rôle compte parmi ses dernières apparitions devant la caméra.Au total, sa carrière à l'écran commence pendant le cinéma muet et s'achève au début des années 1970. IMDb lui attribue plus de quatre cents participations à des productions réalisées sur près de soixante ans, auxquelles s'ajoutent ses travaux non crédités de doublage.Billy Bletcher meurt à Los Angeles le 5 janvier 1979, à l'âge de 84 ans. Son épouse Arline Roberts, avec laquelle il était marié depuis 1915, lui survit ainsi que leur fille Barbara.
-
Patrick Blossier · 77 ansPatrick Blossier, né le 23 septembre 1949 à Paris, est un directeur de la photographie français. Il travaille depuis les années 1970 dans le documentaire et le cinéma de fiction, notamment avec Agnès Varda, Costa-Gavras et Bruno Podalydès.Du documentaire à Sans toit ni loiPatrick Blossier commence des études à l'École nationale supérieure Louis-Lumière, qu'il quitte avant l'obtention du diplôme. Ses premiers travaux professionnels sont liés au documentaire et au reportage. Cette expérience l'amène à filmer dans des conditions où la rapidité d'adaptation à ce qui se produit devant la caméra tient une place importante.En 1983, il réalise et photographie le documentaire Autour du mur. Deux ans plus tard, Agnès Varda lui confie son premier long métrage de fiction comme directeur de la photographie, Sans toit ni loi. La cinéaste cherche pour ce film une image directe, utilisant notamment la lumière disponible et des éclairages simples pour accompagner le parcours de Mona, interprétée par Sandrine Bonnaire. Patrick Blossier travaille avec Varda sur les douze travellings qui rythment le récit et conservera durablement l'influence de cette expérience sur sa manière de cadrer.Le film reçoit le Lion d'or à la Mostra de Venise en 1985. Patrick Blossier retrouve ensuite Agnès Varda pour T'as de beaux escaliers, tu sais..., court métrage réalisé en 1986 à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Cinémathèque française, puis pour Jacquot de Nantes en 1991.Une longue collaboration avec Costa-GavrasLa rencontre professionnelle avec Costa-Gavras conduit à l'une des collaborations les plus durables de la carrière de Patrick Blossier. Il travaille d'abord comme cadreur de seconde équipe sur Conseil de famille, puis devient directeur de la photographie de Betrayed, tourné aux États-Unis et sorti en 1988.Costa-Gavras le retrouve ensuite régulièrement. Patrick Blossier photographie notamment Music Box, avec Jessica Lange, puis Mad City, tourné avec John Travolta et Dustin Hoffman. Leur collaboration se poursuit sur Amen., dont l'image lui vaut en 2003 une nomination au César de la meilleure photographie.Il assure également la photographie du Couperet, avec José Garcia, puis d'Eden à l'Ouest. Cette succession de films conduit Patrick Blossier à accompagner Costa-Gavras pendant plus de vingt ans, sur des tournages réalisés aussi bien en France qu'à l'étranger.Des cinéastes et des méthodes de travail différentesLa carrière de Patrick Blossier comprend des collaborations avec des réalisateurs aux pratiques très différentes. Andrzej Żuławski lui confie la photographie de Mes nuits sont plus belles que vos jours en 1989, puis celle de La Fidélité en 2000. Il travaille également avec Alain Cavalier sur Libera me, film sorti en 1993.En 1987, son travail sur Miss Mona de Mehdi Charef lui vaut sa première nomination au César de la meilleure photographie. Le film réunit Jean Carmet et Ben Smaïl autour d'un personnage de travesti vieillissant qui cherche à réunir l'argent nécessaire à une opération. Le César est finalement attribué cette année-là à Renato Berta pour Au revoir les enfants.Rachid Bouchareb fait appel à Patrick Blossier pour Indigènes, tourné notamment au Maroc. Sorti en 2006, le film suit quatre soldats nord-africains engagés dans l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. La photographie vaut à Patrick Blossier une troisième nomination au César en 2007.Le cadre au centre de son travailPatrick Blossier exerce directement le cadre sur une grande partie des films dont il dirige la photographie. L'expérience de Sans toit ni loi, où Agnès Varda et lui partageaient la visée de la caméra pendant la préparation des plans, joue un rôle important dans cette pratique. Il a lui-même souligné l'influence durable des mouvements de caméra conçus pour ce film.Cette attention au cadre accompagne des choix techniques variables en fonction des réalisateurs. Patrick Blossier travaille aussi bien avec les procédés argentiques qu'avec les caméras numériques apparues au cours de sa carrière. Pour Bécassine ! de Bruno Podalydès, il utilise notamment une caméra Arri Alexa XT associée à des objectifs anamorphiques.La collaboration avec Bruno Podalydès se prolonge sur plusieurs films. Patrick Blossier photographie Les 2 Alfred, puis Wahou ! et La Petite Vadrouille. Il retrouve dans ces productions plusieurs collaborateurs réguliers du cinéaste, notamment au son et au montage.Transmission et poursuite du travail de directeur de la photographieMembre de l'Association française des directrices et directeurs de la photographie cinématographique (AFC), Patrick Blossier intervient également dans des rencontres professionnelles consacrées au travail de l'image. Ses échanges et entretiens portent notamment sur le cadre, le choix des optiques et la relation entre directeur de la photographie et réalisateur.En 2025, il assure la photographie d'Indomptables, réalisé par Thomas Ngijol et tourné à Yaoundé. Le film est réalisé en quatre semaines avec un budget réduit, dans un dispositif qui oblige l'équipe image à travailler avec des moyens techniques resserrés. Patrick Blossier y adapte notamment le matériel et l'organisation du tournage aux contraintes de production.