Film Index
Une base de données du cinéma : 14 335 films et 391 343 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Un film est tiré au hasard et tu dois retrouver son titre à partir d'indices révélés un par un : les acteurs du casting, l'année de sortie, la durée et le réalisateur.
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Renegade Immortal: Battle of the Immortal Slayer 2026
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Death Whisperer: Saming the Werebeast 2026
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Rapaces 2025
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The Gate : La Fissure 1987
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Night Train to Terror 1985
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Mamma Mia ! Here We Go Again 2018
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Le Seigneur des anneaux 1978
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Blue Vengeance 1989
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Le brave et le téméraire 1956
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L'Homme qui en savait trop 1956
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Viva Las Vegas 1956
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Les Rois du jazz 1956
Joyeux anniversaire !
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Susana Abaitua · 36 ansSusana Abaitua est une actrice espagnole née le 5 octobre 1990 à Vitoria-Gasteiz, au Pays basque (Espagne). Active aussi bien au cinéma qu’à la télévision, elle s’est imposée en quelques années comme l’un des visages prometteurs de la nouvelle génération d’actrices espagnoles, avec un style de jeu à la fois spontané, intense et sensible.Connue pour son rôle marquant dans la série Patria, Susana Abaitua se distingue par une présence à l’écran qui capte autant par l’émotion que par la justesse, sans chercher à en faire trop. Elle alterne avec aisance les rôles complexes dans des drames sociaux, des thrillers, ou des romances, et prend soin de choisir des projets souvent ancrés dans le réel, parfois engagés, toujours portés par une forte charge humaine.Une formation scénique et un début remarquéAvant d’apparaître sur les écrans, Susana Abaitua se forme dans le domaine du théâtre, avec des études en art dramatique à Madrid, ce qui forge sa rigueur et son goût pour l’authenticité du jeu. Elle commence à se faire connaître au théâtre, mais aussi par le biais de séries espagnoles comme El Secreto de Puente Viejo ou Vis a vis, qui lui permettent d’installer sa palette dramatique et son intensité émotionnelle.Très vite, elle se démarque non seulement par son talent d’interprétation, mais aussi par sa capacité à incarner des personnages jeunes, mais déjà marqués par des tensions fortes ou des dilemmes moraux.Patria : un rôle pivot dans sa carrièreC’est en 2020 que Susana Abaitua franchit un cap important grâce à la série événement Patria, adaptation du roman de Fernando Aramburu, diffusée sur HBO Europe. Elle y incarne Nerea, la fille de l’une des protagonistes, au cœur d’un récit puissant sur les blessures laissées par le terrorisme de l’ETA dans la société basque. Ce rôle, tout en retenue, colère sourde et questionnements identitaires, lui permet de gagner en notoriété, mais surtout de montrer toute l’étendue de son registre dramatique.La série, saluée pour sa qualité d’écriture et son traitement nuancé d’un sujet encore sensible, bénéficie également de la performance sobre et poignante de Susana Abaitua, qui parvient à incarner à la fois le poids d’un héritage familial douloureux et la volonté d’émancipation. Un rôle qui colle parfaitement à son jeu : naturel, ancré, sans fioritures.Du drame social à la comédie romantiqueSi elle excelle dans les rôles dramatiques, Susana Abaitua ne se limite pas à un registre unique. Elle a également participé à des projets plus légers ou sentimentaux, comme Loco por ella (2021), une comédie romantique Netflix, dans laquelle elle partage l’affiche avec Álvaro Cervantes. Elle y joue Carla, une jeune femme atteinte de troubles mentaux, et offre une interprétation à la fois drôle, lumineuse et touchante, loin des clichés habituels autour de ce type de personnage.Là encore, elle démontre un grand sens de l’équilibre, capable de faire passer en douceur d’un sourire à une fissure intérieure. Une manière pour elle d’explorer la complexité humaine sans jamais tomber dans l’excès ou le pathos.Une actrice ancrée dans le paysage audiovisuel espagnolAu fil des années, Susana Abaitua a su s’imposer comme une actrice solide, bien installée dans le paysage télévisuel et cinématographique espagnol, tout en conservant une certaine distance avec les excès de la célébrité. Elle privilégie les projets qui font sens à ses yeux, qu’ils soient produits pour des plateformes internationales ou pour des chaînes locales.Elle participe également à des films plus modestes, parfois d’auteur, ou à des courts métrages, montrant un attachement à la diversité des formats, et un désir de ne pas se laisser enfermer dans une image ou un type de rôle unique.
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Karen Allen · 75 ansKaren Jane Allen, dite Karen Allen, est une actrice, réalisatrice et créatrice textile américaine, née le 5 octobre 1951 à Carrollton, dans l’Illinois. Une vocation née au contact du théâtre expérimentalKaren Allen grandit dans une famille qui déménage fréquemment en raison du métier de son père, Carroll Thompson Allen, agent du FBI, tandis que sa mère Patricia Howell est enseignante. Dans sa vingtaine, elle assiste en 1972 à une représentation d’Apocalypsis Cum Figuris par le Laboratoire théâtral de Jerzy Grotowski. Cette expérience l’amène à s’engager dans le métier d’actrice. Elle étudie à l’université George-Washington et travaille avec le Washington Theatre Laboratory avant de poursuivre sa formation à New York, notamment auprès de Lee Strasberg. Le travail scénique occupe rapidement une place importante dans son parcours. Karen Allen interprète Helen Keller dans The Monday After the Miracle, pièce de William Gibson mise en scène par Arthur Penn. Après des représentations au Spoleto Festival et au Kennedy Center, la production arrive à Broadway en décembre 1982, au Eugene O’Neill Theatre. Son interprétation lui vaut un Theatre World Award en 1983. Elle joue ensuite Marjorie dans Extremities de William Mastrosimone au Westside Arts Theatre. Marion Ravenwood et un Saturn AwardAprès son premier grand rôle au cinéma dans American College de John Landis en 1978, Karen Allen est choisie pour interpréter Marion Ravenwood face à Harrison Ford dans Les Aventuriers de l’arche perdue. Sorti en 1981 et réalisé par Steven Spielberg, le film lui apporte une reconnaissance internationale. Son interprétation de Marion lui vaut le Saturn Award de la meilleure actrice. Le personnage demeure lié à Karen Allen plusieurs décennies après cette première apparition. Elle reprend Marion Ravenwood dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal en 2008, toujours sous la direction de Steven Spielberg, puis retrouve le personnage dans Indiana Jones et le Cadran de la destinée en 2023. Entre ces incarnations, son rôle de Jenny Hayden face à Jeff Bridges dans Starman, réalisé par John Carpenter en 1984, lui procure une nouvelle nomination au Saturn Award de la meilleure actrice. Le passage à la réalisationLa mise en scène prolonge une expérience que Karen Allen avait déjà développée au théâtre. En 2016, elle réalise son premier film, le court métrage A Tree, a Rock, a Cloud, adapté d’une nouvelle de Carson McCullers. Jeffrey DeMunn y tient le rôle principal aux côtés de James McMenamin et Jackson Smith. Présenté au Manchester Film Festival, A Tree, a Rock, a Cloud y reçoit le prix du meilleur court métrage international. Karen Allen avait auparavant dirigé et joué dans plusieurs productions théâtrales au cours de sa formation, puis poursuivi son activité de metteuse en scène parallèlement à son métier d’actrice. Karen Allen Fiber Arts et la création textileLe textile fait partie de la formation initiale de Karen Allen. À 17 ans, elle étudie le design textile et vestimentaire au Fashion Institute of Technology de New York. Sa grand-mère maternelle lui avait appris à tricoter lorsqu’elle avait cinq ans, pratique qu’elle conserve tout au long de sa carrière artistique. En 2002, elle retourne au Fashion Institute of Technology afin d’apprendre à utiliser des machines à tricoter japonaises. En 2003, Karen Allen commence à développer sa propre ligne de vêtements en cachemire. Elle fonde au printemps 2004 Karen Allen Fiber Arts Studio dans l’ouest du Massachusetts, puis ouvre en 2005 une boutique à Great Barrington réunissant ses créations et celles d’autres designers. Ses pièces sont notamment réalisées avec des fils de cachemire écossais et italien sur des machines à tricoter manipulées à la main ou motorisées. Le Fashion Institute of Technology distingue ce travail en 2010 en lui décernant un doctorat honorifique lié à son activité de designer. Son atelier de Great Barrington produit sa ligne de maille en cachemire, tandis que la boutique installée sur Railroad Street accueille également des créations textiles d’autres designers.
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John Alton · 94 ansJohn Alton est un directeur de la photographie américain d’origine hongroise, né en 1901 en Hongrie et mort le 2 juin 1996 à Santa Monica, en Californie. Il est particulièrement associé à l’esthétique du film noir américain et reçoit en 1952, avec Alfred Gilks, l’Oscar de la meilleure photographie en couleurs pour Un Américain à Paris.De l’Europe aux studios américainsJohn Alton quitte l’Europe à dix-huit ans pour rejoindre un oncle installé à New York et entreprend des études de photochimie. Il entre peu après dans l’industrie cinématographique et travaille dans les studios de la côte Est avant de partir pour l’Europe. Il prend ensuite la direction du département caméra des studios de Joinville, près de Paris, où il participe à des productions tournées en plusieurs langues.En 1932, John Alton part pour Buenos Aires afin de concevoir et superviser un studio de cinq acres. Il reste six ans en Argentine, où il forme des équipes techniques et réalise également quelques films. Cette expérience précède son retour aux États-Unis et son installation durable à Hollywood.Pendant la Seconde Guerre mondiale, John Alton sert dans l’US Signal Corps et atteint le grade de capitaine. Après la guerre, il reprend son activité de directeur de la photographie dans les studios américains.La lumière du film noirLa réputation de John Alton repose largement sur son usage très contrasté de la lumière dans les films noirs de la fin des années 1940. Il travaille notamment avec Anthony Mann sur plusieurs productions où l’éclairage dur, les ombres profondes et les zones volontairement laissées dans l’obscurité deviennent des éléments essentiels de la composition.Dans Raw Deal, sorti en 1948, John Alton utilise fréquemment des sources lumineuses réduites et des contrastes très marqués. Cette manière de faire contribue à donner au film l’atmosphère visuelle qui lui vaut aujourd’hui d’être régulièrement cité parmi les exemples importants du film noir américain.Pour John Alton, la lumière devait traduire l’atmosphère d’une scène plutôt que simplement assurer la visibilité des acteurs. Il préparait ses éclairages en amont avec le réalisateur et cherchait à faire varier leur caractère selon la situation dramatique. Cette méthode le distingue à une époque où l’éclairage hollywoodien reste souvent beaucoup plus uniforme.Painting with LightEn 1949, John Alton publie Painting with Light, ouvrage consacré à la photographie cinématographique. Il est alors le premier directeur de la photographie hollywoodien à publier un livre de cette nature. Le volume développe ses conceptions de l’éclairage et de la composition tout en abordant concrètement l’usage des projecteurs, des ombres et des différents dispositifs de prise de vues.L’ouvrage reprend une partie de l’expérience professionnelle accumulée par John Alton, qui écrivait depuis 1930 pour la revue International Photographer. Après avoir été longtemps épuisé, Painting with Light est réédité lorsque son travail fait l’objet d’une réévaluation critique.Le directeur de la photographie Haskell Wexler a notamment expliqué l’importance de ce livre dans sa propre formation. Les solutions d’éclairage exposées par John Alton lui avaient donné accès à des techniques qu’il connaissait encore peu lorsqu’il travaillait à Chicago.La couleur et Un Américain à ParisÀ partir de 1950, John Alton collabore avec Vincente Minnelli. Pour Le Père de la mariée, il photographie notamment une séquence de cauchemar conçue dans un registre visuel nettement plus expressionniste que le reste du film.L’année suivante, Minnelli lui confie la photographie de la longue séquence de ballet qui conclut Un Américain à Paris. John Alton, jusque-là surtout réputé pour son travail en noir et blanc, réalise à cette occasion son premier travail important en Technicolor. La séquence dure environ dix-sept minutes et reprend visuellement les univers de plusieurs peintres français, parmi lesquels Renoir, Utrillo et Toulouse-Lautrec.Alfred Gilks photographie l’essentiel du film, tandis que John Alton est chargé uniquement du ballet final. Les deux directeurs de la photographie reçoivent ensemble l’Oscar de la meilleure photographie en couleurs en 1952.Une carrière interrompue en 1960Après une décennie particulièrement active, John Alton quitte brusquement l’industrie cinématographique en 1960. Il explique alors être fatigué des conflits avec les studios et de la difficulté à imposer une conception exigeante de l’image face aux impératifs de production. Son dernier grand travail est lié à Elmer Gantry, sorti la même année.Retiré du cinéma, John Alton continue à lire et se consacre aussi à la peinture à l’huile. Il réalise plus d’une centaine de petites toiles, qu’il donne ensuite. Pendant plusieurs décennies, son œuvre cinématographique reste relativement peu étudiée avant d’être redécouverte dans les rétrospectives consacrées au film noir.En 1995, l’American Society of Cinematographers lui rend hommage lors d’un dîner spécial, plusieurs décennies après ses désaccords avec l’organisation. John Alton meurt l’année suivante, le 2 juin 1996, à Santa Monica.
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Vic Armstrong · 80 ansVic Armstrong, de son nom complet Victor Monroe Armstrong, est un cascadeur, coordinateur de cascades et réalisateur britannique, né le 5 octobre 1946 à Farnham Common, dans le Buckinghamshire, en Angleterre. Entré dans le cinéma grâce à sa maîtrise de l’équitation, il devient notamment la doublure de Harrison Ford dans les trois premiers films consacrés à Indiana Jones, avant de diriger les cascades et les secondes équipes de nombreuses productions internationales.Des chevaux aux plateaux de cinémaVic Armstrong quitte l’école à quatorze ans et travaille avec son père. Excellent cavalier, il envisage d’abord de devenir jockey et participe à des courses de point-to-point, mais sa taille l’écarte de cette orientation professionnelle. Sa maîtrise des chevaux lui ouvre néanmoins une autre voie lorsqu’un cascadeur, Jimmy Lodge, lui permet de travailler avec les chevaux utilisés pendant le tournage d’Arabesque, réalisé par Stanley Donen.Cette première expérience conduit Vic Armstrong vers le métier de cascadeur au milieu des années 1960. Le cinéma britannique emploie alors régulièrement des cavaliers pour les productions historiques ou d’aventures. En 1967, il participe aux cascades de On ne vit que deux fois, cinquième film de James Bond avec Sean Connery. Sa compétence équestre reste importante dans son travail, mais il élargit rapidement son répertoire aux chutes, aux combats et aux séquences impliquant des véhicules.Pendant le tournage de Superman, à la fin des années 1970, Vic Armstrong double Christopher Reeve. Il y rencontre la cascadeuse Wendy Leech, qui double notamment Margot Kidder. Ils se marient et poursuivent tous deux une carrière dans les cascades.Harrison Ford et Indiana JonesLa ressemblance physique de Vic Armstrong avec Harrison Ford devient particulièrement utile pendant la préparation des Aventuriers de l’arche perdue. Armstrong arrive sur le tournage en Tunisie après le début des prises de vues. Steven Spielberg le prend d’abord pour Harrison Ford en l’apercevant de dos, avant d’apprendre qu’il est précisément le cascadeur proposé pour le doubler.Dans Les Aventuriers de l’arche perdue, Vic Armstrong réalise plusieurs séquences à la place de Ford. Leur proximité de taille et de silhouette permet à Spielberg de filmer certaines cascades sans multiplier les plans destinés à masquer le changement d’interprète. Ford effectue lui-même une partie importante de ses scènes physiques, tandis qu’Armstrong intervient pour les actions nécessitant un cascadeur professionnel.La collaboration se poursuit dans Indiana Jones et le Temple maudit puis Indiana Jones et la Dernière Croisade. Vic Armstrong travaille ainsi comme doublure de Harrison Ford pendant près d’une décennie. Son épouse Wendy participe elle aussi aux films de la série, notamment comme doublure de Karen Allen dans le rôle de Marion Ravenwood.Cette relation professionnelle dépasse Indiana Jones. Vic Armstrong double également Harrison Ford dans Le Retour du Jedi, où l’acteur reprend le personnage de Han Solo. Plusieurs décennies plus tard, Armstrong reste particulièrement identifié à cette collaboration, qu’il a lui-même abondamment documentée dans ses témoignages sur le métier de cascadeur.Concevoir les scènes d’actionAu cours des années 1980, Vic Armstrong développe une activité de coordinateur de cascades et de réalisateur de seconde équipe. Cette fonction lui confie la préparation et la réalisation de séquences d’action tournées parallèlement à l’équipe principale. Il travaille ainsi directement avec les réalisateurs tout en dirigeant des équipes spécialisées dans les poursuites, les combats et les cascades complexes.Son travail de seconde équipe prend une place croissante dans sa carrière. Sur Total Recall, réalisé par Paul Verhoeven, Vic Armstrong dirige des séquences d’action. Il occupe ensuite des fonctions comparables sur des productions comme Starship Troopers et plusieurs films de James Bond.Steven Spielberg fait de nouveau appel à lui pour La Guerre des mondes en 2005, où Vic Armstrong exerce les fonctions de coordinateur des cascades et de réalisateur de seconde équipe. L’année suivante, J. J. Abrams lui confie la seconde équipe britannique et des scènes d’action de Mission: Impossible III. Il poursuit ce travail sur des productions telles que Thor et The Amazing Spider-Man.Cette évolution le conduit également à réaliser des œuvres dans leur totalité. Vic Armstrong signe en 1993 Joshua Tree, film d’action avec Dolph Lundgren. Il réalise ensuite des épisodes liés aux aventures du jeune Indiana Jones et, plus tard, les longs métrages Left Behind et A Sunday Horse.Le Fan Descender et l’amélioration des chutes de grande hauteurLe travail de Vic Armstrong porte aussi sur les dispositifs employés pour sécuriser les cascades. Il participe au perfectionnement et à l’utilisation cinématographique du Fan Descender, appareil destiné à ralentir de manière contrôlée un cascadeur effectuant une chute de grande hauteur.Contrairement aux systèmes nécessitant une décélération brutale à l’arrivée, le dispositif utilise un mécanisme relié au cascadeur afin de contrôler progressivement sa descente. Son emploi permet de réaliser des chutes importantes tout en donnant à la caméra l’impression d’une chute libre.En 2001, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences décerne à Vic Armstrong un Technical Achievement Award pour le perfectionnement et l’application du Fan Descender à l’industrie cinématographique. La récompense distingue précisément son utilisation pour arrêter avec exactitude et davantage de sécurité la descente des cascadeurs lors des chutes de grande hauteur.Une reconnaissance exceptionnelle du métier de cascadeurLe nombre de productions auxquelles participe Vic Armstrong lui vaut une reconnaissance particulière dans sa profession. Guinness World Records l’enregistre en 1999 comme le cascadeur ayant participé au plus grand nombre de films, au terme d’une carrière qui compte alors plusieurs décennies et qui se poursuit ensuite dans la coordination et la réalisation de scènes d’action.En 2002, la British Academy of Film and Television Arts lui attribue le prix de la contribution britannique exceptionnelle au cinéma. La distinction est rarement accordée à un professionnel dont la carrière s’est construite principalement dans les cascades et la réalisation de seconde équipe.Ces récompenses interviennent après son passage progressif de l’exécution à la conception des scènes d’action. Le Technical Achievement Award de 2001 distingue directement une innovation liée à la sécurité des cascadeurs, tandis que le prix de la BAFTA de 2002 porte sur l’ensemble de sa contribution au cinéma britannique.
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Daniel Baldwin · 66 ansDaniel Baldwin est né le 5 octobre 1960 à Massapequa, dans l’État de New York, aux États-Unis. Il est l’un des membres de la célèbre fratrie Baldwin, composée de Alec, William, Stephen… et donc Daniel, souvent considéré comme le plus discret ou le moins en vue du clan. Mais réduire Daniel Baldwin à son simple lien familial serait passer à côté d’un parcours personnel marqué par les hauts, les bas, les films d’action à petit budget, les rôles de flics torturés… et une série de virages plus ou moins contrôlés.Un départ classique à la télévision, dans l’ombre mais pas sans talentComme beaucoup d’acteurs américains de sa génération, Daniel Baldwin débute sa carrière à la télévision à la fin des années 80. On le voit apparaître dans des séries et téléfilms, où il joue souvent les seconds rôles efficaces. Grand, voix grave, regard franc, il colle rapidement au profil du policier ou du militaire. Ce n’est pas forcément original, mais ça fonctionne.C’est avec la série Homicide: Life on the Street qu’il se fait véritablement connaître du public américain. Entre 1993 et 1995, il y incarne Beau Felton, un détective au tempérament bouillant. La série, produite par Barry Levinson, est saluée pour son réalisme et son traitement psychologique des enquêteurs, bien loin des flics glamour des cop shows habituels. Dans ce cadre, Daniel Baldwin montre qu’il est capable de jouer avec intensité et nuance, même dans un rôle ancré dans les archétypes du genre policier.Le cinéma de genre et les productions muscléesEn parallèle de la télévision, Daniel Baldwin poursuit une carrière au cinéma, en grande partie dans des films de genre. Il tourne dans Mulholland Falls (1996), un polar noir aux côtés de Nick Nolte et Melanie Griffith, et dans Vampires (1998) de John Carpenter, où il campe Montoya, le bras droit bourru et pragmatique de James Woods. Ce film, qui mélange western et horreur, reste l’un de ses rôles les plus marquants sur grand écran.Après cela, Daniel Baldwin se spécialise de plus en plus dans les productions direct-to-video : thrillers, films d’action, drames policiers, parfois franchement oubliables mais dans lesquels il assume toujours une présence physique solide. Ce n’est pas du cinéma d’auteur, mais il y a chez lui une forme de régularité, un engagement dans ses rôles qui, même dans des scénarios bancals, mérite d’être noté.Une vie personnelle très médiatisée… parfois malgré luiImpossible de parler de Daniel Baldwin sans évoquer une vie personnelle marquée par de nombreuses turpitudes. Il a connu plusieurs problèmes d’addiction, qui l’ont amené à suivre des cures de désintoxication médiatisées, notamment dans des émissions de télé-réalité comme Celebrity Rehab with Dr. Drew. Ces apparitions télévisées, parfois dérangeantes, parfois poignantes, ont exposé au grand jour les fragilités d’un acteur en lutte avec lui-même autant qu’avec l’image du « frère moins célèbre ».En parallèle, sa vie privée a souvent fait les gros titres : plusieurs divorces, des démêlés judiciaires, des histoires de garde d’enfants... Bref, un parcours chaotique, exposé bien au-delà de sa carrière d’acteur. Daniel Baldwin lui-même n’a jamais vraiment esquivé ces aspects-là, préférant les assumer dans une forme de sincérité un peu brute.Un nom connu, une carrière parallèleÊtre un Baldwin à Hollywood, c’est autant un tremplin qu’un fardeau. La notoriété de Alec Baldwin, notamment, a longtemps éclipsé celle de ses frères. Mais Daniel Baldwin n’a jamais vraiment cherché à rivaliser sur le terrain de la notoriété ou du prestige. Il a préféré creuser son propre sillon, avec un mélange de rôles sérieux, de séries B bien musclées, et de projets plus confidentiels, notamment à la télévision.Il a aussi réalisé et produit plusieurs films indépendants, même si ces projets sont restés dans des cercles assez limités. En parallèle, il s’investit régulièrement dans la prévention contre les addictions, se servant de son propre parcours comme exemple, parfois même sur scène, lors de conférences.
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Ben Barenholtz · 83 ansBen Barenholtz, né Berl Bernholz, est un exploitant de salles, distributeur, producteur et réalisateur américain, né le 5 octobre 1935 à Kovel, alors en Pologne et aujourd'hui en Ukraine, et mort le 27 juin 2019 à Prague, en République tchèque, à l'âge de 83 ans. Figure du cinéma indépendant américain, il contribue au développement des séances de minuit à New York, distribue les premiers longs métrages de David Lynch et des frères Coen, puis travaille comme producteur avec ces derniers.Une enfance en Volhynie et l'émigration aux États-UnisBen Barenholtz grandit à Kupychiv, village de Volhynie alors situé dans la Deuxième République de Pologne. Issu d'une famille juive, il est encore enfant lorsque l'Allemagne nazie envahit l'Union soviétique en 1941 et occupe la région. Une grande partie de sa famille est assassinée pendant la Shoah.Avec ses parents et son frère, Ben Barenholtz échappe aux massacres en se cachant pendant vingt-deux mois dans les forêts de Volhynie. Son père est ensuite tué par des nationalistes ukrainiens. Après la guerre, Barenholtz quitte l'Europe avec sa mère et émigre aux États-Unis en 1947.Installé à New York, Ben Barenholtz exerce plusieurs métiers avant d'entrer dans l'exploitation cinématographique. Il sert également dans l'armée américaine et obtient la citoyenneté des États-Unis. En 1959, il commence à travailler comme assistant au RKO Bushwick Theatre de Brooklyn.L'Elgin et les séances de minuitEntre 1966 et 1968, Ben Barenholtz dirige le Village Theater de Manhattan, salle qui devient ensuite le Fillmore East. Le lieu accueille alors des réunions politiques liées à l'opposition à la guerre du Viêt Nam ainsi que des concerts. Après cette expérience, il ouvre en 1968 l'Elgin Cinema, dans le quartier de Chelsea.La programmation de l'Elgin associe reprises de classiques et films issus du cinéma indépendant ou expérimental. Ben Barenholtz remet notamment à l'affiche des œuvres de Buster Keaton et offre un espace de projection à des cinéastes encore peu connus du public new-yorkais.En décembre 1970, il programme à minuit El Topo d'Alejandro Jodorowsky. Le film reste plusieurs mois à l'affiche et attire progressivement un public important grâce au bouche-à-oreille. Ben Barenholtz poursuit l'expérience avec d'autres œuvres underground, tandis que le principe des « midnight movies » est repris par des salles dans de nombreuses villes américaines.Cette programmation contribue notamment à la diffusion de Pink Flamingos de John Waters. Les séances de minuit deviennent durant les années 1970 un circuit particulier pour des films qui trouvent difficilement leur place dans la distribution traditionnelle.Eraserhead et la découverte de nouveaux cinéastesEn 1972, Ben Barenholtz fonde la société de distribution Libra Films. Parmi les films qu'il choisit de distribuer figure Eraserhead, premier long métrage de David Lynch. Après avoir découvert le film, Barenholtz décide de l'exploiter dans le circuit des séances de minuit. À New York, Eraserhead reste ainsi programmé pendant près de trois ans et acquiert progressivement son statut de film culte.Libra Films distribue également le premier long métrage de John Sayles, Return of the Secaucus Seven. Ben Barenholtz travaille ainsi avec plusieurs réalisateurs au commencement de leur carrière et utilise l'exploitation en salles pour installer leurs films sur la durée.En 1984, il rejoint Ted et Jim Pedas pour créer Circle Releasing. Cette société acquiert les droits de distribution de Blood Simple, premier long métrage de Joel et Ethan Coen. Barenholtz joue ensuite un rôle important dans la poursuite de leur travail en défendant leur indépendance artistique auprès des partenaires financiers.Producteur auprès des frères CoenLa relation professionnelle avec Joel et Ethan Coen conduit Ben Barenholtz à devenir producteur sur leurs films suivants. Il est producteur exécutif de Raising Arizona en 1987, puis de Miller's Crossing en 1990.Il participe ensuite à la production de Barton Fink. Présenté au Festival de Cannes en 1991, le film remporte la Palme d'or, le prix de la mise en scène pour Joel Coen et le prix d'interprétation masculine pour John Turturro.Ben Barenholtz poursuit parallèlement son activité auprès d'autres cinéastes indépendants. Il produit notamment Georgia, réalisé par Ulu Grosbard, puis travaille comme coproducteur exécutif sur Requiem for a Dream de Darren Aronofsky.Passer à la réalisationÀ l'âge de soixante-dix ans, Ben Barenholtz réalise son premier long métrage documentaire, Music Inn. Sorti en 2005, le film est consacré au magasin new-yorkais du même nom, spécialisé dans les instruments de musique et fréquenté par de nombreux musiciens.Il réalise ensuite Wakaliwood: The Documentary, tourné à Kampala, en Ouganda, autour d'un milieu local de production cinématographique à très petits budgets. Ben Barenholtz passe également à la fiction avec Alina, interprété notamment par Darya Ekamasova.En 2016, la Berlinale lui décerne la Berlinale Camera. Le festival distingue son activité d'exploitant, de distributeur et de producteur ainsi que son rôle dans le développement du cinéma indépendant américain. Joel et Ethan Coen sont présents à Berlin lors de la remise de la récompense.
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Clive Barker · 74 ansClive Barker est un écrivain, dramaturge, réalisateur et artiste plasticien britannique, né le 5 octobre 1952 à Liverpool, en Angleterre. Auteur de romans et de nouvelles relevant principalement de l’horreur et du fantastique, il crée notamment l’univers de Hellraiser. Son activité artistique comprend également le théâtre, la peinture et l’illustration.Le théâtre comme premier laboratoireClive Barker grandit à Liverpool et étudie l’anglais et la philosophie à l’université de la ville. Il écrit déjà des histoires, des bandes dessinées et des pièces pendant sa scolarité. Avec plusieurs amis, il constitue une troupe qui présente ses spectacles à Liverpool puis à Londres.Installé à Londres après ses études, Clive Barker consacre une grande partie des années 1970 au théâtre. Il écrit, met en scène et joue dans des productions expérimentales réalisées avec différentes formations, dont la Dog Company. L’acteur Doug Bradley, qui deviendra plus tard l’interprète de Pinhead, appartient à ce cercle théâtral.L’écriture dramatique permet à Clive Barker de développer plusieurs thèmes qu’il reprendra dans sa fiction, notamment le corps transformé et la présence du fantastique dans des environnements contemporains. Parallèlement aux spectacles, il dessine et peint, activités qu’il pratique depuis sa jeunesse.La révélation des Books of BloodLa carrière littéraire de Clive Barker prend une nouvelle dimension en 1984 avec la publication en Grande-Bretagne des trois premiers volumes des Books of Blood. Trois autres recueils suivent en 1985. Ces nouvelles mêlent horreur, fantastique et transformations physiques, avec une place importante accordée au désir et au corps.Les Books of Blood reçoivent rapidement une reconnaissance dans le milieu de la littérature fantastique. En 1985, l’ensemble vaut à Clive Barker le World Fantasy Award de la meilleure anthologie ou collection. Cette période correspond également à son passage au roman avec The Damnation Game.Son œuvre romanesque élargit ensuite son territoire au-delà de l’horreur. Weaveworld, publié en 1987, développe un univers de fantasy contemporaine dissimulé au sein du monde ordinaire. En 1991, Clive Barker publie Imajica, vaste récit construit autour de plusieurs mondes reliés entre eux.Hellraiser et la maîtrise de ses propres imagesLes premières adaptations cinématographiques de ses textes ne donnent pas à Clive Barker le contrôle qu’il souhaite sur leur transposition à l’écran. Il décide alors de réaliser lui-même une adaptation de sa nouvelle The Hellbound Heart. Le résultat, Hellraiser, sort au Royaume-Uni en 1987.Clive Barker écrit et réalise le film, centré sur une boîte-puzzle ouvrant l’accès à un groupe de créatures appelées les Cénobites. Doug Bradley interprète leur chef, personnage qui sera ensuite connu sous le nom de Pinhead. Le succès du film entraîne le développement d’une longue série cinématographique autour de cet univers.Pour son deuxième long métrage, Clive Barker adapte son propre roman Cabal. Sorti en 1990 sous le titre Nightbreed, le film met en scène une communauté de créatures réfugiées à Midian. Barker réalise ensuite Lord of Illusions, sorti en 1995 et inspiré par son personnage de détective Harry D’Amour.D’autres textes connaissent une importante postérité cinématographique sans qu’il en assure lui-même la réalisation. La nouvelle « The Forbidden », publiée dans les Books of Blood, fournit ainsi la matière de Candyman, réalisé par Bernard Rose en 1992.Peindre les mondes de fictionLe dessin et la peinture constituent une activité continue de Clive Barker, menée parallèlement à l’écriture et au cinéma. Ses premières grandes expositions personnelles ont lieu en 1993 à la Bess Cutler Gallery de New York, avec des œuvres réalisées depuis les années 1970.Ses peintures et dessins sont ensuite exposés à Los Angeles, Chicago et dans plusieurs autres villes américaines. Clive Barker utilise différents médiums, notamment l’huile, l’acrylique, l’encre et le pastel. Certaines de ces images sont publiées dans des recueils consacrés spécifiquement à son travail plastique.L’image prend une place particulièrement importante dans Abarat, publié en 2002. Clive Barker écrit le roman et réalise lui-même les centaines de peintures qui accompagnent le récit. Une partie de ces œuvres est présentée la même année au Pacific Design Center de Los Angeles dans l’exposition The Art of Abarat.Cette pratique remonte aux premières années de son activité artistique. Clive Barker avait déjà illustré des couvertures et conçu visuellement ses créatures avant son arrivée au cinéma, puis ses peintures ont fait l’objet d’expositions régulières à partir des années 1990.
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Chloé Bruce · 43 ansChloé Bruce est une artiste martiale, cascadeuse, chorégraphe de combats et actrice britannique, née le 5 octobre 1983 en Angleterre. Spécialiste du Tang Soo Do et des arts martiaux freestyle, elle remporte de nombreux titres internationaux avant de se consacrer principalement au travail de cascade pour le cinéma et la télévision. Elle est notamment connue pour avoir doublé Daisy Ridley dans l'univers Star Wars et Zoe Saldaña dans Les Gardiens de la Galaxie.Les arts martiaux dès l'enfanceChloé Bruce commence à pratiquer les arts martiaux à l'âge de huit ans après avoir observé son frère s'entraîner. Elle étudie d'abord le Tang Soo Do, art martial coréen, puis développe parallèlement une pratique des formes libres et des démonstrations techniques. À douze ans, elle représente la Grande-Bretagne aux championnats du monde organisés à Prague en 1996.Lors de cette compétition, Chloé Bruce remporte deux titres mondiaux, en kata traditionnel et en forme musicale à mains nues. Elle poursuit ensuite la compétition pendant plus d'une décennie et totalise douze titres mondiaux, auxquels s'ajoutent des titres britanniques et européens. Sa pratique se caractérise notamment par une très grande souplesse et par le « scorpion kick », coup de pied exécuté vers l'arrière au-dessus de la tête.Les démonstrations deviennent également une partie importante de son activité. Chloé Bruce se produit lors de manifestations consacrées aux arts martiaux et participe à des équipes de démonstration internationales. Elle met fin à sa carrière de compétitrice en 2011, après environ vingt années de pratique sportive.Des records fondés sur la souplesse et la précisionLes qualités techniques de Chloé Bruce lui permettent d'établir plusieurs performances homologuées par le Guinness World Records. Le « scorpion kick », devenu l'un de ses mouvements les plus caractéristiques, fait notamment l'objet d'une tentative spécifique.Le 6 août 2015, à Sheffield, Chloé Bruce réalise 39 scorpion kicks en une minute lors du tournage de l'émission Officially Amazing. Deux autres coups ne sont pas comptabilisés parce qu'ils n'ont pas atteint correctement la cible. La performance est homologuée comme record mondial.Deux ans plus tard, lors d'un autre tournage de Officially Amazing, Chloé Bruce effectue 51 rotations d'un bâton bo autour du corps en une minute tout en restant sur une jambe. Le record est réalisé à Bracknell le 9 septembre 2017. Ces épreuves prolongent sous une forme spectaculaire des techniques qu'elle travaillait déjà dans les compétitions de formes martiales.Les arts martiaux au service des cascadesAprès sa carrière en compétition, Chloé Bruce développe principalement son activité de cascadeuse. Sa maîtrise des coups de pied, des armes et des mouvements acrobatiques lui permet de travailler comme doublure dans des productions à gros budget.Elle double notamment Zoe Saldaña dans Les Gardiens de la Galaxie, où l'actrice interprète Gamora. Pour Thor : Le Monde des ténèbres, Chloé Bruce travaille comme doublure de Jaimie Alexander et de Rene Russo. Elle participe également aux cascades d'Assassin's Creed, où elle double Ariane Labed et Michelle Lin.La préparation de ces séquences utilise des techniques différentes de celles de la compétition. Chloé Bruce travaille notamment avec des câbles, réalise des combats chorégraphiés et participe à des scènes nécessitant une coordination précise avec les acteurs, les autres cascadeurs et les équipes techniques.Daisy Ridley et l'univers Star WarsLe personnage de Rey donne à Chloé Bruce l'un de ses travaux de doublure les plus identifiables. Elle travaille pour Daisy Ridley sur Star Wars : Le Réveil de la Force, sorti en 2015, puis intervient de nouveau comme doublure de Rey dans Star Wars : Les Derniers Jedi.Son travail ne se limite pas aux prises de vues traditionnelles. Pour le jeu vidéo Star Wars Battlefront II, sorti en 2017, Chloé Bruce réalise également des mouvements de Rey en capture de mouvement. Cette technique enregistre les gestes du cascadeur ou de l'acteur afin de les appliquer ensuite à un personnage numérique.La même année, Chloé Bruce double Sylvia Hoeks, interprète de Luv, dans Blade Runner 2049. Elle réalise aussi des cascades pour des productions telles que Wonder Woman 1984 et la série Andor, dans laquelle elle travaille comme doublure d'Adria Arjona.Transmission et enseignementL'enseignement des arts martiaux accompagne l'activité professionnelle de Chloé Bruce. Elle anime des stages et développe progressivement des formations centrées sur la souplesse, les techniques de coups de pied et le maniement des armes.Cette activité conduit à la création de la Chloe Bruce Academy, plateforme de formation consacrée aux arts martiaux et à la préparation physique. Chloé Bruce y enseigne notamment des méthodes issues de son expérience de compétitrice et de cascadeuse.Elle possède également une qualification d'enseignante de yoga et une formation de coach sportif. Son activité pédagogique reste directement liée aux disciplines physiques qu'elle pratique depuis l'enfance et qu'elle a utilisées ensuite dans son travail pour le cinéma.
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Jeff Conaway · 60 ansJeff Conaway, de son nom complet Jeffery Charles William Michael Conaway, est un acteur américain, né le 5 octobre 1950 à New York et mort le 27 mai 2011 à Encino, en Californie, à l'âge de 60 ans. Il est notamment connu pour avoir interprété Kenickie dans Grease, Bobby Wheeler dans la série Taxi et Zack Allan dans Babylon 5.Une enfance déjà liée à la scèneÉlevé à New York, Jeff Conaway commence à jouer professionnellement dès l'enfance. Sa mère, Helen, exerce elle-même le métier d'actrice. En 1960, alors qu'il l'accompagne à une audition, le metteur en scène Arthur Penn lui confie un petit rôle dans All the Way Home, pièce adaptée du roman de James Agee et présentée à Broadway. Il a alors dix ans.Durant son adolescence, Jeff Conaway travaille également comme mannequin et apparaît dans des publicités. À quinze ans, il devient chanteur et guitariste dans un groupe de rock. Il étudie ensuite pendant un an à la North Carolina School of the Arts avant de rejoindre l'université de New York, où sa formation comprend le théâtre et la danse.Grease, de Broadway au cinémaEn 1972, Jeff Conaway rejoint la production originale de Grease à Broadway comme doublure de plusieurs personnages. Il remplace ensuite Barry Bostwick dans le rôle principal de Danny Zuko. Son expérience de la comédie musicale précède ainsi de plusieurs années l'adaptation cinématographique qui le fait connaître internationalement.Pour le film réalisé par Randal Kleiser et sorti en 1978, Danny Zuko est interprété par John Travolta. Jeff Conaway obtient le rôle de Kenickie, meilleur ami de Danny et propriétaire de la voiture surnommée « Greased Lightnin' ». Il joue notamment aux côtés de Stockard Channing, qui interprète Betty Rizzo.Le personnage de Kenickie devient l'un des rôles les plus durablement associés à Jeff Conaway. Le succès du film intervient alors qu'il travaille déjà depuis près de deux décennies comme acteur, d'abord sur scène puis dans différentes productions pour l'écran.Bobby Wheeler dans TaxiQuelques mois après la sortie de Grease, Jeff Conaway rejoint la distribution de Taxi, série lancée aux États-Unis en septembre 1978. Il interprète Bobby Wheeler, un jeune comédien new-yorkais qui travaille comme chauffeur de taxi en attendant d'obtenir des rôles. La distribution comprend notamment Judd Hirsch, Danny DeVito, Marilu Henner et Tony Danza.Jeff Conaway participe aux trois premières saisons de la série. Son travail dans Taxi lui vaut deux nominations aux Golden Globes, en 1979 et 1980, dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle à la télévision.Il quitte la distribution régulière au début des années 1980. Jeff Conaway expliquera par la suite avoir été insatisfait du développement de Bobby Wheeler et du nombre limité de possibilités offertes au personnage dans une série reposant sur une importante distribution d'ensemble.Le retour à la science-fiction avec Babylon 5Après Taxi, Jeff Conaway continue à travailler pour la télévision et le cinéma. Il tient notamment le rôle principal du prince Erik Greystone dans Wizards and Warriors en 1983, puis participe au feuilleton The Bold and the Beautiful à la fin des années 1980.Dans les années 1990, Babylon 5 lui offre un nouveau personnage régulier. Jeff Conaway apparaît d'abord dans la série en 1994 dans le rôle de Zack Allan, membre du service de sécurité de la station spatiale. Le personnage prend progressivement davantage d'importance et devient chef de la sécurité de Babylon 5.Jeff Conaway joue Zack Allan jusqu'en 1998 et apparaît dans plus de soixante-dix épisodes. Il reprend ensuite le personnage dans le téléfilm Babylon 5: Thirdspace, réalisé dans le même univers. Ce rôle constitue son engagement télévisuel régulier le plus important depuis Taxi.Dépendances et dernières annéesLes dernières décennies de la vie de Jeff Conaway sont marquées par des problèmes de dépendance aux drogues et aux médicaments. Il avait commencé à consommer des stupéfiants durant son adolescence et entreprend plusieurs traitements au cours de sa vie. Des douleurs chroniques, notamment liées à des problèmes de dos, conduisent également à une consommation importante d'antalgiques sur prescription.Ces difficultés deviennent publiques lorsqu'il participe en 2006 à Celebrity Fit Club, puis en 2008 à la première saison de Celebrity Rehab with Dr. Drew. Jeff Conaway revient dans la deuxième saison de cette émission, consacrée au traitement de personnalités souffrant de dépendances.En mai 2011, Jeff Conaway est hospitalisé inconscient à Encino avec une pneumonie sévère. Son état évolue vers une septicémie et il est placé dans le coma. Sa famille décide d'interrompre le maintien artificiel de ses fonctions vitales après que les médecins ont estimé son état irréversible. Il meurt le 27 mai 2011 à Encino Hospital Medical Center.
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Phil Cornwell · 69 ansPhil Cornwell, de son nom complet Philip Cornwell, est un acteur, humoriste, imitateur et scénariste britannique, né le 5 octobre 1957 dans l'Essex, en Angleterre. Actif à la télévision, à la radio et dans le doublage, il est notamment connu pour Stella Street, Dead Ringers, le personnage de Dave Clifton dans l'univers d'Alan Partridge et la voix de Murdoc Niccals pour Gorillaz.L'imitation comme premier registrePhil Cornwell commence sa carrière professionnelle au début des années 1980. Il apparaît dès 1980 dans l'émission destinée à la jeunesse Something Else, Southend, puis développe un travail d'humoriste et d'imitateur. Cette aptitude à reproduire des voix de personnalités devient l'un des éléments constants de son activité.Il participe notamment à Spitting Image, émission satirique britannique construite autour de marionnettes caricaturant des personnalités politiques et médiatiques. Plus tard, Phil Cornwell rejoint également l'équipe de Dead Ringers, programme d'imitations créé par Bill Dare pour BBC Radio 4. Il intervient dans plusieurs séries entre 2000 et 2007 aux côtés de Jon Culshaw, Jan Ravens ou Mark Perry.Stella Street avec John SessionsEn 1997, Phil Cornwell crée et écrit avec John Sessions et Peter Richardson Stella Street, série diffusée sur BBC Two. Le programme adopte la forme d'un faux documentaire dans lequel de nombreuses célébrités britanniques et américaines sont supposées habiter la même rue de Surbiton.Phil Cornwell y interprète plusieurs personnages grâce à ses imitations, parmi lesquels Mick Jagger, Michael Caine et Jack Nicholson. John Sessions joue notamment Keith Richards et Joe Pesci. Les deux comédiens assurent ainsi une grande partie de la distribution en changeant constamment de voix et d'apparence.La série compte quatre saisons diffusées entre 1997 et 2001. Une adaptation cinématographique sort en 2004, toujours écrite par Phil Cornwell, John Sessions et Peter Richardson. Cornwell y reprend une grande partie des personnages qu'il incarnait dans la série.Dave Clifton face à Alan PartridgeUn autre personnage durable de Phil Cornwell est Dave Clifton, animateur de radio fictif dans l'univers d'Alan Partridge créé autour de Steve Coogan. Il apparaît dans I'm Alan Partridge comme l'un des collègues et rivaux professionnels de Partridge à Radio Norwich.Phil Cornwell reprend Dave Clifton au cinéma en 2013 dans Alan Partridge: Alpha Papa. Le personnage conserve son identité d'animateur de radio et son antagonisme comique avec Alan Partridge, plus de quinze ans après ses premières apparitions télévisées.La voix de Murdoc NiccalsÀ partir de la création de Gorillaz, Phil Cornwell prête sa voix parlée à Murdoc Niccals, bassiste fictif du groupe virtuel conçu par Damon Albarn et Jamie Hewlett. Le personnage apparaît dans les clips, interviews et productions audiovisuelles qui développent l'univers narratif du groupe.Dans Gorillaz: Phase One, Celebrity Take Down, publié en 2002, Phil Cornwell interprète déjà Murdoc ainsi que plusieurs personnages secondaires. Il continue à assurer cette voix dans les productions ultérieures, notamment le clip « Dare » en 2005 et « Saturnz Barz » en 2017.Cette collaboration se prolonge au-delà des premières périodes du groupe. En 2020, Phil Cornwell est encore crédité comme voix de Murdoc dans Gorillaz: Song Machine.Une activité régulière de comédien et de narrateurParallèlement à ses personnages comiques, Phil Cornwell poursuit une carrière d'acteur. Il joue notamment Harry Noakes dans la minisérie Dunkirk et apparaît en 2008 dans l'épisode « The Fires of Pompeii » de Doctor Who. En 2023, Ridley Scott lui confie le rôle de Sanson, le bourreau, dans Napoleon.Sa voix est également utilisée comme narration télévisée. À partir de 2016, Phil Cornwell devient le narrateur de l'émission automobile Car S.O.S., présentée par Tim Shaw et Fuzz Townshend. Il est crédité dans une centaine d'épisodes diffusés entre 2016 et 2026.