Film Index
Une base de données du cinéma : 14 425 films et 393 576 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Mark Adair-Rios · 57 ansMark Adair-Rios est un acteur et producteur américain, né le 19 octobre 1969 dans la vallée de San Fernando, en Californie, aux États-Unis. Il est notamment connu pour son interprétation d’Adonis dans la sitcom Love That Girl !, de David Morris dans Grey’s Anatomy et du procureur adjoint Alex Kennedy dans Bosch. Il a également joué dans plusieurs productions hollywoodiennes, dont Bruce tout-puissant (2003), avec Jim Carrey, et Polly et moi (2004), avec Ben Stiller.Une enfance dans la vallée de San Fernando et les premiers engagementsÉlevé dans la vallée de San Fernando, au nord-ouest de Los Angeles, Mark Adair-Rios commence à travailler comme comédien pendant son enfance. Il obtient son premier engagement dans une publicité nationale pour Coca-Cola. Issu d’une famille aux origines ethniques diverses, il interprète par la suite des personnages aux identités et aux parcours différents.Pendant ses études universitaires, il envisage une carrière au Federal Bureau of Investigation (FBI). Il interrompt toutefois son cursus pour se consacrer professionnellement au métier d’acteur. Son apprentissage se poursuit dans les studios et sur les scènes de Los Angeles, où il développe une activité théâtrale parallèlement à ses premiers engagements audiovisuels.Au début des années 1990, il apparaît dans Arabesque (Murder, She Wrote) et dans La Vie de famille (Family Matters). Il interprète également Roberto Martinez dans deux épisodes de la première saison de New York Police Blues (NYPD Blue), diffusés en 1993. Son personnage est le frère de James Martinez, policier joué par Nicholas Turturro, et souffre d’une dépendance à la drogue.En 1995, Mark Adair-Rios rejoint la distribution régulière de Legend, série créée par Michael Piller et Bill Dial, avec Richard Dean Anderson et John de Lancie. Il interprète Huitzilopochtli Ramos, personnage présent dans les treize épisodes de cette production mêlant western et science-fiction. L’histoire se déroule dans l’Ouest américain du XIXe siècle et suit Ernest Pratt, écrivain incarné par Richard Dean Anderson, qui se retrouve à vivre les aventures de son propre héros littéraire.La scène et le travail avec le Lost StudioLe théâtre occupe une place importante dans la formation et l’activité professionnelle de Mark Adair-Rios. À Los Angeles, il fréquente le Lost Studio, établissement auparavant connu sous le nom de Peggy Feury’s Loft, en référence à la comédienne et enseignante Peggy Feury.Il y poursuit un travail régulier d’interprétation et d’étude des textes dramatiques. Il enseigne également le théâtre classique aux enfants pendant sept ans, tout en participant lui-même aux productions de la compagnie.Son répertoire comprend notamment Une demande en mariage d’Anton Tchekhov et A Night Out d’Harold Pinter. Il participe aussi à Nowhere on the Border, pièce de Carlos Lacámara consacrée aux questions d’immigration à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.Parmi ses engagements scéniques figure également le rôle d’Esteban dans The Late Henry Moss, pièce de Sam Shepard présentée au Theatre 68 de Los Angeles. L’œuvre explore les relations entre deux frères réunis après la mort de leur père, dont ils cherchent à reconstituer les derniers jours.Mark Adair-Rios participe par ailleurs à une production d’Exiles, dans laquelle il interprète un prisonnier cubain prenant le contrôle d’un bateau transportant des migrants ayant quitté Cuba lors de l’exode de Mariel, en 1980.Les rôles récurrents dans les productions américainesDans les années 2000, Mark Adair-Rios obtient plusieurs engagements réguliers dans des séries policières et dramatiques. Il participe notamment à Les Experts : Miami (CSI: Miami), où il interprète Ruben Alazar, et à Jericho, dans laquelle il joue Freddie Ruiz, un personnage présent dans l’épisode The Day Before, diffusé en 2007.Son travail comprend une collaboration avec l’équipe de Charmed. Dans l’épisode 12 Angry Zen, diffusé en février 2006, il interprète Magnus, personnage lié à l’intrigue surnaturelle de la huitième saison. Il joue également Dante Gutierrez dans Cold Case : Affaires classées, au cours d’une enquête consacrée à un crime ancien.La sitcom Love That Girl !, créée par Bentley Kyle Evans et diffusée sur TV One, lui confie le rôle d’Adonis. Mark Adair-Rios interprète ce personnage dans 62 épisodes entre 2010 et 2014. La série met en scène Tatyana Ali dans le rôle de Tyana Jones, une jeune femme installée à Los Angeles après son divorce. Elle réunit notamment Phil Morris, Alphonso McAuley et Bresha Webb.Il retrouve un registre dramatique dans Grey’s Anatomy, où il interprète David Morris dans six épisodes diffusés en 2014. La série médicale créée par Shonda Rhimes suit le personnel du Grey Sloan Memorial Hospital de Seattle. Son personnage intervient au cours de la dixième saison.Le procureur Alex Kennedy dans l’univers de BoschMark Adair-Rios rejoint la distribution de Bosch, série policière adaptée des romans de Michael Connelly, dans le rôle d’Alex Kennedy, procureur adjoint du comté de Los Angeles. Il interprète le personnage dans plusieurs épisodes des cinquième et sixième saisons, diffusées respectivement en 2019 et 2020.La série met en scène Harry Bosch, inspecteur de la police de Los Angeles interprété par Titus Welliver. Alex Kennedy intervient dans le cadre des procédures judiciaires liées aux enquêtes criminelles. Mark Adair-Rios partage notamment des scènes avec les acteurs qui incarnent les enquêteurs et les représentants de l’appareil judiciaire.Il retrouve cet univers dans Bosch: Legacy, série dérivée lancée en 2022. Il apparaît dans le premier épisode, The Wrong Side of Goodbye, avant de reprendre le rôle d’Alex Kennedy dans la troisième saison, diffusée en 2025.Cette collaboration avec les équipes des adaptations de Michael Connelly se prolonge ainsi sur plusieurs saisons et sur deux productions distinctes.Une collaboration avec les comédies et les films indépendantsAu cinéma, Mark Adair-Rios travaille avec plusieurs acteurs américains. Dans À l’épreuve du feu (Courage Under Fire, 1996), réalisé par Edward Zwick, il participe à une production réunissant Denzel Washington et Meg Ryan. Le film raconte l’enquête menée par un officier américain sur les circonstances de la mort d’une pilote pendant la guerre du Golfe.Il apparaît également dans Coup de foudre et conséquences (Fools Rush In, 1997), réalisé par Andy Tennant, avec Matthew Perry et Salma Hayek. Il y interprète Juan Fuentes. Cette comédie romantique suit les conséquences d’une rencontre entre un New-Yorkais et une photographe mexicaine-américaine installée à Las Vegas.Dans Bruce tout-puissant (Bruce Almighty, 2003), réalisé par Tom Shadyac, Mark Adair-Rios joue un personnage crédité sous le nom de Hood. Il partage l’affiche avec Jim Carrey, Jennifer Aniston et Morgan Freeman. L’année suivante, il participe à Polly et moi (Along Came Polly), réalisé par John Hamburg, avec Ben Stiller et Jennifer Aniston.Son activité comprend également des productions indépendantes. Dans Fear, Love, and Agoraphobia (2017), réalisé par Alex D’Lerma, il interprète Jerry, au sein d’une distribution comprenant Linda Burzynski et Lori Petty. En 2019, il joue Francisco dans Rumble Strip, un film de science-fiction réalisé par Jack Littman et situé dans un avenir marqué par la destruction de la Terre.L’écriture et la productionEn parallèle de sa carrière d’acteur, Mark Adair-Rios développe des projets de fiction télévisuelle avec le comédien et réalisateur Chris Coppola. Les deux hommes travaillent à l’écriture et à la production de pilotes destinés à la télévision américaine.Il exerce également les fonctions de producteur sur Intensive Care, une production cinématographique indépendante. Ce travail lui permet de participer à la préparation et au développement de projets audiovisuels au-delà de leur interprétation.Mark Adair-Rios est aussi poète à ses heures perdues. Il publie des textes poétiques et pratique également la guitare, instrument qu’il joue en dehors de ses engagements professionnels.
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Peter Appel · 67 ansNé le 19 octobre 1959 à New York, Peter Appel est un acteur américain connu pour ses apparitions dans le cinéma, la télévision et le doublage. S’il n’a jamais été une tête d’affiche, son visage familier et sa présence constante dans des productions variées ont fait de lui un second rôle respecté du cinéma américain contemporain.Formation et débuts sur scèneAvant d’apparaître sur les écrans, Peter Appel s’est formé sérieusement à son art. Diplômé d’un Master of Fine Arts de l’université de Brandeis, il a poursuivi sa formation au William Esper Studio, l’un des lieux emblématiques du jeu d’acteur new-yorkais. Ses débuts ont lieu sur les planches, notamment au sein du New York Shakespeare Festival, où il perfectionne un jeu physique et expressif qui deviendra sa signature.Ces premières expériences de théâtre l’ont façonné en acteur de composition, habitué aux rôles secondaires solides, capables d’apporter réalisme et profondeur aux scènes les plus banales. Une base parfaite pour une carrière au cinéma et à la télévision où il allait multiplier les apparitions.Peter Appel au cinémaLe grand public découvre Peter Appel au cinéma à la fin des années 1980. C’est toutefois son rôle de Malky dans Léon : The Professional (1994) de Luc Besson qui attire véritablement l’attention. Ce film, devenu culte, ancre l’acteur dans la mémoire des spectateurs, même s’il y incarne un personnage secondaire.Au fil des années, Peter Appel s’impose comme un habitué des productions américaines où il interprète souvent des personnages de la rue : chauffeur, policier, portier ou petit malfrat. On le retrouve par exemple dans Spider-Man (2002) où il incarne un chauffeur de taxi, mais aussi dans Bad Education (2019), où il prête ses traits à un concierge nommé Eddie. Ces rôles, modestes en apparence, témoignent de sa capacité à insuffler de la vie à des figures souvent anonymes.Présence à la télévisionLa télévision offre également à Peter Appel un espace d’expression régulier. Il apparaît à plusieurs reprises dans la franchise Law & Order, véritable passage obligé pour nombre d’acteurs new-yorkais. On le croise aussi dans Boardwalk Empire, où il joue Alby Gold, un personnage du monde interlope de l’Atlantique City des années 1920. Il participe encore à la série Luck (2011-2012), dans laquelle il incarne des rôles secondaires liés au milieu des courses hippiques.Cette continuité dans les productions télévisées illustre la solidité de sa carrière : sans bruit, sans éclat tapageur, Peter Appel a su traverser les décennies en se renouvelant sans se renier.Doublage et jeux vidéoMoins connu du grand public, un pan entier de la carrière de Peter Appel concerne le doublage. Il prête sa voix à plusieurs jeux vidéo à succès, notamment dans les séries Grand Theft Auto, Max Payne et Manhunt. Ce travail dans l’ombre confirme sa polyvalence et sa capacité à s’adapter à des supports différents, du théâtre à la performance vocale, toujours avec la même rigueur professionnelle.
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Adolfo Aristarain · 82 ansAdolfo Aristarain est un réalisateur, scénariste et producteur argentin, né le 19 octobre 1943 à Buenos Aires, en Argentine, et mort le 26 avril 2026 dans la même ville, à l’âge de 82 ans. Il est notamment connu pour Tiempo de revancha (1981), Un lugar en el mundo (1992) et Martín (Hache) (1997). Son travail lui a valu plusieurs distinctions internationales, dont deux prix Goya et la Médaille d’or de l’Académie du cinéma espagnol en 2024.Une formation acquise sur les plateaux de tournageNé dans le quartier de Parque Chas, à Buenos Aires, Adolfo Aristarain découvre le cinéma pendant son enfance. Il fréquente assidûment les salles de quartier, où il lui arrive de regarder deux ou trois films au cours d’une même journée. Il développe une admiration particulière pour John Ford et Alfred Hitchcock, dont il apprécie la maîtrise du récit cinématographique.Avant de réaliser ses propres films, il exerce différentes activités professionnelles liées à la culture, notamment l’écriture de nouvelles et la critique de cinéma et de jazz. Il commence à travailler dans l’industrie cinématographique au cours des années 1960, sans suivre de formation dans une école spécialisée. Ses premiers engagements lui permettent d’acquérir une connaissance pratique des métiers du plateau. Il travaille comme assistant de production, monteur et technicien du son, avant de se spécialiser dans l’assistanat à la réalisation.Son apprentissage le conduit auprès de cinéastes argentins et européens. Il collabore notamment avec Mario Camus, réalisateur espagnol avec lequel il entretient une longue relation professionnelle. Il travaille également auprès de Vicente Aranda et du cinéaste italien Sergio Leone. En Argentine, il participe à des tournages dirigés par Sergio Renán. Au total, il exerce les fonctions d’assistant réalisateur sur plus de trente films.Une partie de sa carrière se déroule en Espagne, où il développe des relations durables avec les professionnels du cinéma local. Il participe notamment à des productions auxquelles sont associés les réalisateurs britanniques Lewis Gilbert et Gordon Flemyng. Cette expérience internationale précède son passage à la réalisation de longs métrages.En 1978, Adolfo Aristarain réalise son premier long métrage, La parte del león, un film policier dans lequel un homme découvre une importante somme d’argent provenant d’un vol. Il signe également le scénario de cette histoire construite autour des conséquences de la découverte. Le film inaugure son travail personnel sur les rapports entre les individus et les milieux criminels.Le cinéma politique et la collaboration avec Federico LuppiSous la dictature militaire argentine, Adolfo Aristarain réalise Tiempo de revancha (1981), dont il écrit également le scénario. Il confie le rôle principal à Federico Luppi, qui incarne Pedro Bengoa, un ancien syndicaliste devenu ouvrier dans une exploitation minière. Après un accident, le personnage décide de simuler une incapacité à parler pour affronter une grande entreprise.Le film sort le 30 juillet 1981, pendant la dictature dirigée par les forces armées argentines. À travers le conflit entre Bengoa et son employeur, Adolfo Aristarain aborde les rapports de pouvoir et les mécanismes de contrainte dans une société soumise à la répression politique. L’œuvre reçoit notamment le Grand Prix des Amériques au Festival des films du monde de Montréal, ainsi que plusieurs prix Cóndor de Plata en Argentine, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.Cette production inaugure une collaboration durable avec Federico Luppi, qui devient l’un de ses interprètes réguliers. Les deux hommes travaillent de nouveau ensemble sur plusieurs longs métrages, dans lesquels l’acteur incarne notamment des personnages confrontés à des conflits personnels ou sociaux.Leur collaboration prend une importance particulière avec Un lugar en el mundo, sorti en 1992. Federico Luppi y interprète Mario, un ancien militant politique installé avec sa famille dans une communauté rurale de la province de San Luis. Adolfo Aristarain développe le récit autour des difficultés rencontrées par les petits producteurs locaux et de leur opposition aux intérêts économiques représentés par un géologue interprété par José Sacristán.Le film remporte la Coquille d’or du Festival international du film de Saint-Sébastien en 1992. Il reçoit également le prix Goya du meilleur film étranger de langue espagnole. Présenté aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère par l’Uruguay, il est initialement retenu parmi les cinq films nommés avant d’être déclaré inéligible, en raison de son rattachement principal à la production cinématographique argentine.Le travail commun avec Federico Luppi se poursuit notamment dans Martín (Hache) (1997). L’acteur y interprète un réalisateur de cinéma installé à Madrid, dont le fils argentin vient le rejoindre après une hospitalisation. Le film réunit également Cecilia Roth et Juan Diego Botto, deux interprètes qui occupent une place importante dans les relations familiales décrites par le scénario.Une écriture collective avec Kathy SaavedraLa scénariste et collaboratrice artistique Kathy Saavedra occupe une place importante dans le travail d’Adolfo Aristarain. Elle participe à l’écriture de plusieurs de ses films, notamment Martín (Hache) et Roma. Leur collaboration repose sur un travail commun autour des personnages et des dialogues, auquel le réalisateur accorde une attention particulière.Dans ses entretiens, Adolfo Aristarain souligne régulièrement l’importance des acteurs dans l’élaboration de ses films. Il travaille à plusieurs reprises avec Cecilia Roth, José Sacristán et Mercedes Sampietro. Il retrouve également Juan Diego Botto, qui incarne le fils du personnage interprété par Federico Luppi dans Martín (Hache).La collaboration avec Kathy Saavedra est récompensée en 2003 par le prix Goya du meilleur scénario adapté pour Lugares comunes (2002). Le scénario transpose le roman El renacimiento de Lorenzo F. Aristarain, cousin du réalisateur. Federico Luppi y interprète Fernando Robles, professeur universitaire contraint de prendre une retraite anticipée, tandis que Mercedes Sampietro joue son épouse Liliana, assistante sociale d’origine espagnole.Le film reçoit également le prix du meilleur scénario au Festival international de Saint-Sébastien en 2002. Mercedes Sampietro y remporte la Coquille d’argent de la meilleure actrice, avant d’obtenir le Goya de la meilleure actrice principale pour la même interprétation. Cette méthode de travail se retrouve dans Roma (2004), écrit avec Kathy Saavedra. Le récit suit Joaquín Góñez, écrivain argentin installé en Espagne, qui revient sur sa jeunesse à Buenos Aires et sur ses relations avec sa mère, Roma. José Sacristán interprète le personnage à l’âge adulte, tandis que Juan Diego Botto incarne sa version plus jeune. Susú Pecoraro joue Roma, figure centrale de ces souvenirs familiaux.Les récompenses et les hommages institutionnelsLe cinéma d’Adolfo Aristarain reçoit plusieurs distinctions de la critique argentine. Aux prix Cóndor de Plata, il est récompensé pour la réalisation et l’écriture de Tiempo de revancha en 1982. Il obtient de nouvelles distinctions pour Últimos días de la víctima en 1983, puis pour Un lugar en el mundo en 1993.La Fondation Konex lui attribue un diplôme du mérite en 1981, dans la catégorie de la réalisation cinématographique. Il reçoit un autre diplôme en 1994 pour son travail de scénariste. En 2001, il obtient le prix Konex de platine, qui récompense son activité de réalisateur pendant la décennie précédente.Son travail fait également l’objet de rétrospectives. En mars 2000, il est invité à la Mostra de Cinema Llatinoamericà de Lleida, en Espagne, où plusieurs de ses films sont projetés. En avril 2023, le cinéma Gaumont de Buenos Aires lui consacre un cycle de projections organisé autour de ses réalisations.Le 12 septembre 2024, Adolfo Aristarain reçoit la Médaille d’or de l’Académie des arts et des sciences cinématographiques d’Espagne, lors d’une cérémonie organisée au Musée d’art latino-américain de Buenos Aires (MALBA). Il devient le premier réalisateur argentin à recevoir cette distinction, attribuée pour l’ensemble de sa contribution au cinéma de langue espagnole.La cérémonie réunit plusieurs personnalités du cinéma argentin et espagnol, avec des interventions de collaborateurs et d’acteurs ayant participé à ses films. Le réalisateur y évoque son rapport personnel au métier et la place qu’a occupée le cinéma dans sa vie. La même année, l’Académie argentine des arts et des sciences cinématographiques lui remet un prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. La musique et les influences artistiquesGrand amateur de musique, Adolfo Aristarain s’intéresse particulièrement au jazz. Il pratique la trompette et envisage pendant sa jeunesse une carrière de musicien. Son goût pour cette discipline accompagne son intérêt pour le cinéma américain classique, dont il découvre les réalisateurs dans les salles de Buenos Aires.John Ford occupe une place particulière parmi ses références cinématographiques. Il admire également Alfred Hitchcock, notamment pour son travail sur le suspense et la construction des intrigues. Ses connaissances du cinéma américain nourrissent ses échanges avec les techniciens et réalisateurs rencontrés au cours de sa formation professionnelle.Lecteur assidu, Adolfo Aristarain entretient aussi un rapport étroit à la littérature. Il a exercé une activité de traducteur et écrit des nouvelles avant de devenir réalisateur. Cette pratique de l’écriture accompagne son travail de scénariste, qu’il poursuit avec Kathy Saavedra pendant une grande partie de sa carrière.
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Ildikó Bánsági · 79 ansIldikó Bánsági est une actrice hongroise, née le 19 octobre 1947 à Budapest, en Hongrie. Récompensée par le prix Mari-Jászai en 1981 et le prix Kossuth en 1996, elle a travaillé avec plusieurs figures du cinéma hongrois, notamment István Szabó et Márta Mészáros. Elle est également connue pour son rôle principal dans Passion (Szenvedély, 1998), réalisé par György Fehér et présenté au Festival de Cannes.Une formation auprès du Théâtre national de BudapestAprès ses études secondaires au lycée de jeunes filles Hámán Kató de Budapest, achevées en 1966, Ildikó Bánsági rejoint le studio du Théâtre national hongrois (Nemzeti Színház). Elle y travaille pendant deux ans, avant d’intégrer en 1968 l’École supérieure d’art dramatique et cinématographique de Budapest (Színház- és Filmművészeti Főiskola). Elle suit l’enseignement de Zsuzsa Simon et obtient son diplôme d’actrice en 1972.À sa sortie de l’école, elle est engagée au théâtre Csokonai de Debrecen. L’année suivante, elle rejoint le théâtre József Attila de Budapest, où elle reste jusqu’en 1976. Elle intègre ensuite le Vígszínház, l’une des principales institutions théâtrales de la capitale hongroise, et y travaille pendant onze ans.Son activité sur les scènes de Budapest comprend plusieurs collaborations avec des compagnies importantes. Elle retrouve notamment le théâtre József Attila entre 1987 et 1990, puis devient membre du Théâtre national de 1990 à 1993. Elle travaille ensuite au Művész Színház et au Thália Színház, avant de rejoindre l’Új Színház en 1998, compagnie à laquelle elle appartient jusqu’en 2013.Entre 2013 et 2020, Ildikó Bánsági retrouve la troupe du Théâtre national de Budapest. Elle participe également à des spectacles présentés dans d’autres villes hongroises, notamment au théâtre Szigligeti de Szolnok et au théâtre Petőfi de Veszprém.Shakespeare et les grands rôles du répertoireLe parcours théâtral d’Ildikó Bánsági comprend plus d’une centaine de rôles. Elle interprète notamment plusieurs personnages féminins de William Shakespeare, dont Catherine dans La Mégère apprivoisée et Béatrice dans Beaucoup de bruit pour rien. Elle joue également Viola dans La Nuit des rois, ainsi qu’Hippolyte et Titania dans Le Songe d’une nuit d’été.Son répertoire comprend aussi des œuvres de Molière. Elle incarne Elmire dans Tartuffe et Frosine dans L’Avare, tout en interprétant des personnages de pièces appartenant au théâtre hongrois. Dans La Tragédie de l’homme (Az ember tragédiája) d’Imre Madách, elle tient notamment le rôle d’Ève.Elle aborde également le théâtre américain avec Arthur Miller, dont elle interprète Abigail Williams dans Les Sorcières de Salem. Dans Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov, elle joue Macha, l’une des filles de la famille Prozorov. Elle interprète également Marlene Dietrich dans Edith et Marlene, pièce d’Éva Pataki consacrée à la relation entre Dietrich et Édith Piaf.La reconnaissance de son travail théâtral se manifeste dès 1979, lorsqu’elle reçoit la bague commémorative Irén-Varsányi, distinction hongroise attribuée à une actrice pour ses interprétations scéniques. Deux ans plus tard, elle obtient le prix Mari-Jászai, récompensant les artistes du théâtre hongrois. Elle reçoit également le prix commémoratif Andor-Ajtay en 1985.Les collaborations avec les cinéastes hongroisIldikó Bánsági travaille avec plusieurs réalisateurs importants du cinéma hongrois, parmi lesquels István Szabó et Márta Mészáros. Elle participe notamment à Mephisto (1981), réalisé par István Szabó avec Klaus Maria Brandauer dans le rôle principal. Le film remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1982, première victoire de la Hongrie dans cette catégorie.Sa collaboration avec Márta Mészáros comprend Journal à mes enfants (Napló gyermekeimnek, 1984), qui reçoit le Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Elle retrouve la réalisatrice pour Journal à mes amours (Napló szerelmeimnek, 1987), deuxième volet d’une trilogie largement inspirée de la vie de Mészáros. Les deux films abordent l’histoire hongroise de l’après-guerre à travers le personnage de Juli.Parmi ses autres collaborations figure Un autre regard (Egymásra nézve, 1982), réalisé par Károly Makk. Le film raconte une relation amoureuse entre deux femmes dans la Hongrie des années 1950, sous un régime communiste qui surveille étroitement la vie privée. Présenté en compétition au Festival de Cannes, il vaut à Jadwiga Jankowska-Cieślak le prix d’interprétation féminine.Ildikó Bánsági participe également à Csók, Anyu ! (1986), réalisé par János Rózsa. Elle y interprète une enseignante confrontée à des difficultés personnelles. Son travail dans le cinéma hongrois est récompensé au cours de cette période par le prix de la meilleure actrice dans un second rôle décerné par la critique cinématographique hongroise en 1988.Passion, une interprétation récompenséeEn 1998, Ildikó Bánsági tient le rôle féminin principal de Passion (Szenvedély), réalisé par György Fehér. Le film constitue une nouvelle adaptation du roman Le facteur sonne toujours deux fois de James M. Cain, dont le scénario est signé par Fehér et Béla Tarr.L’action est transposée dans la Hongrie des années 1930. Ildikó Bánsági interprète l’épouse d’un garagiste incarné par Djoko Rosić. Elle entretient une relation avec l’employé de son mari, joué par János Derzsi. Les deux amants envisagent de tuer le garagiste pour vivre ensemble. Le récit est filmé en noir et blanc, avec une photographie assurée par Miklós Gurbán et Tibor Máthé.Présenté dans la section Un certain regard du Festival de Cannes en 1998, Passion reçoit plusieurs récompenses en Hongrie. Lors de la Semaine du cinéma hongrois organisée à Budapest la même année, Ildikó Bánsági remporte le prix de la meilleure actrice pour son interprétation. Le film obtient également le grand prix et le prix de la meilleure réalisation décerné à György Fehér. Les grandes distinctions du théâtre hongroisLa reconnaissance institutionnelle d’Ildikó Bánsági se poursuit avec l’attribution du prix Kossuth en 1996, l’une des plus importantes distinctions culturelles hongroises. Elle avait déjà reçu le prix Mari-Jászai en 1981 et plusieurs récompenses décernées par les professionnels du théâtre.En 2009, elle est élue membre permanent de la Société des immortels (Halhatatlanok Társulata), qui distingue des artistes de la scène hongroise. L’année suivante, elle reçoit le prix d’interprétation Antal-Páger, attribué à des comédiens pour leur contribution au cinéma et au théâtre.L’année 2014 est marquée par deux nouvelles distinctions. Elle reçoit le titre d’Artiste de la Nation (Nemzet Művésze), distinction hongroise destinée aux artistes ayant apporté une contribution majeure à la culture du pays. Elle devient également membre titulaire de l’Académie hongroise des arts (Magyar Művészeti Akadémia).En 2015, elle reçoit le prix Arany Medál pour l’ensemble de sa carrière. L’Académie hongroise du cinéma lui attribue à son tour un prix honorifique en 2019, récompensant l’ensemble de son travail cinématographique. Vie familiale et transmission artistiqueIldikó Bánsági a été mariée au réalisateur hongrois András Jeles. Elle épouse ensuite l’acteur Sándor Gáspár, avec lequel elle partage également des engagements professionnels.Le couple joue notamment ensemble dans Csoda, pièce de György Schwajda présentée en 1990 au théâtre József Attila de Budapest, dans une mise en scène de Dezső Garas. Ildikó Bánsági y interprète Veronika.Leur fille, Kata Gáspár, née en 1987, devient également comédienne. Elle travaille dans des productions théâtrales et audiovisuelles hongroises, notamment dans la série A mi kis falunk, où elle interprète Teca. Ildikó Bánsági est aussi la mère de Gergely Gáspár, fils de son mariage avec Sándor Gáspár.
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Robert Beatty · 82 ansRobert Beatty est un acteur canadien, né le 19 octobre 1909 à Hamilton, dans l’Ontario, au Canada, et mort le 3 mars 1992 à Londres, en Angleterre, à l’âge de 82 ans. Installé au Royaume-Uni, il mène une carrière au cinéma et à la radio britannique. Il est notamment connu pour son interprétation du docteur Ralph Halvorsen dans 2001, l’Odyssée de l’espace (1968), réalisé par Stanley Kubrick, et pour le personnage du détective Philip Odell, qu’il incarne à la BBC de 1947 à 1961.De Hamilton à la Royal Academy of Dramatic ArtFils de Charles Thompson Beatty et de Blanche Sarah Rutherford, Robert Beatty grandit à Hamilton, dans la province canadienne de l’Ontario. Il fréquente la Delta Collegiate School avant d’étudier à l’université de Toronto, où il obtient un Bachelor of Arts. Il rejoint ensuite la Hamilton Players' Guild, une compagnie de théâtre amateur au sein de laquelle il acquiert ses premières expériences de comédien. Il travaille également pendant quelque temps comme caissier dans une entreprise spécialisée dans le gaz et les combustibles.Encouragé par l’acteur Leslie Howard, Robert Beatty part pour Londres en 1936 afin de suivre une formation à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA). Il y étudie pendant environ trois trimestres. Il commence ensuite à travailler dans les théâtres londoniens, notamment comme doublure de l’acteur canadien Raymond Massey dans Idiot’s Delight, une pièce de Robert E. Sherwood présentée à l’Apollo Theatre.Cette rencontre avec Raymond Massey lui donne l’occasion de découvrir les studios cinématographiques britanniques. En 1938, il travaille comme doublure de plateau de Massey sur Black Limelight, réalisé par Paul L. Stein aux studios d’Elstree. Il accompagne parfois l’acteur lors de ses déplacements entre le théâtre et les studios et participe aux répétitions techniques de certaines scènes. Cette expérience précède ses premiers petits rôles à l’écran.Il apparaît également au Criterion Theatre dans Grouse in June, une production théâtrale présentée peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ses premiers engagements professionnels le mettent ainsi en contact avec les principales institutions du théâtre commercial londonien.Les reportages du Blitz et la Seconde Guerre mondialePendant la Seconde Guerre mondiale, Robert Beatty rejoint les services radiophoniques de la BBC. Il travaille notamment pour l’Overseas News Service, chargé de diffuser des informations britanniques à destination des auditeurs étrangers. Sa voix et son accent canadien conviennent particulièrement aux programmes destinés à l’Amérique du Nord.À partir de 1940, il participe à la couverture radiophonique du Blitz, la campagne de bombardements menée par l’aviation allemande contre Londres et d’autres villes britanniques. Il réalise des reportages décrivant les attaques nocturnes et leurs conséquences. Ses interventions sont retransmises au Canada par la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), dont les programmes reprennent en direct certaines émissions de la BBC.Après les bombardements touchant les installations londoniennes de la BBC, il travaille également depuis Evesham, dans le Worcestershire, où une partie des activités radiophoniques a été transférée. Il exerce pendant environ un an et demi comme lecteur d’informations et collaborateur de Radio Newsreel.Le cinéma britannique lui confie aussi des rôles dans des productions consacrées au conflit. En 1942, il interprète le sergent Hopkins dans Un de nos avions n’est pas rentré (One of Our Aircraft Is Missing), réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger. Le film suit l’équipage d’un bombardier britannique contraint de se réfugier aux Pays-Bas occupés après la destruction de son appareil.L’année suivante, Robert Beatty tient le rôle de John « Yank » Preston dans San Demetrio London, réalisé par Charles Frend. Inspiré d’un épisode réel de la guerre maritime, le film raconte le sauvetage d’un pétrolier britannique endommagé par un navire de guerre allemand. Son personnage est un marin américain qui participe aux efforts de l’équipage pour maintenir le navire à flot et le ramener au port.Un interprète régulier du cinéma britanniqueLe réalisateur Carol Reed engage Robert Beatty pour Huit Heures de sursis (Odd Man Out, 1947), avec James Mason dans le rôle principal. Le film suit Johnny McQueen, membre blessé d’une organisation clandestine irlandaise, après un braquage qui tourne mal à Belfast. Robert Beatty interprète Dennis, un homme qui apporte son aide au fugitif au cours de sa fuite. Il partage notamment des scènes avec James Mason, dont le personnage demeure au centre du récit.Sa collaboration avec des acteurs américains se poursuit dans Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower R.N., 1951), réalisé par Raoul Walsh. Il y joue le lieutenant William Bush, officier de marine et second du capitaine Horatio Hornblower, interprété par Gregory Peck. Le film, adapté des romans de C. S. Forester, met en scène les campagnes navales britanniques pendant les guerres napoléoniennes.La même année, Robert Beatty interprète Lord Beaverbrook dans The Magic Box, film biographique réalisé par John Boulting et consacré à l’inventeur britannique William Friese-Greene. Robert Donat tient le rôle principal, tandis que la distribution réunit plusieurs figures importantes du cinéma britannique.En 1953, il incarne un ancien boxeur professionnel dans The Square Ring, réalisé par Basil Dearden. Le scénario, adapté d’une pièce de Ralph Peterson, présente différents personnages réunis lors d’une soirée de combats de boxe. Le film comprend notamment des interprétations de Jack Warner, Joan Collins et Kay Kendall.Le personnage du policier ou de l’enquêteur revient à plusieurs reprises dans ses engagements cinématographiques. Sa formation théâtrale et son expérience de la radio lui permettent de travailler dans des productions aux dialogues importants, notamment dans le cinéma policier britannique de l’après-guerre.Philip Odell, un détective populaire de la BBCLe 6 octobre 1947, Robert Beatty prête pour la première fois sa voix à Philip Odell, détective privé irlandais créé par l’écrivain Lester Powell. Le personnage apparaît dans Lady in a Fog, feuilleton policier diffusé par le BBC Light Programme. L’histoire commence lorsque Heather McMara sollicite Odell pour enquêter sur la mort suspecte de son frère, retrouvé noyé dans la Tamise.Le détective, originaire de Dublin, possède un passé d’agent des services secrets durant la Seconde Guerre mondiale. Installé à Londres, il poursuit des enquêtes criminelles avec l’aide de Heather McMara. Le personnage de cette dernière est interprété par plusieurs comédiennes au cours des différentes productions, notamment Brenda Bruce et Joyce Heron.Robert Beatty conserve le rôle de Philip Odell jusqu’en 1961. Les feuilletons sont diffusés dans plusieurs séries radiophoniques comprenant des épisodes d’environ trente minutes. Parmi les histoires adaptées figurent Lady in a Fog, Mother Is Worried ! et Murder for the Asking. Les enregistrements sont également proposés à des radiodiffuseurs étrangers par les services de transcription de la BBC.L’acteur développe parallèlement son travail dans d’autres productions dramatiques radiophoniques. Il interprète notamment le général Sternwood dans une adaptation du Grand Sommeil (The Big Sleep) de Raymond Chandler, diffusée par la BBC en 1977. Le personnage est le père de Vivian et Carmen Sternwood, dont les activités sont au cœur de l’enquête menée par Philip Marlowe.Des personnages d’autorité et la collaboration avec Stanley KubrickEn 1958, Robert Beatty obtient le rôle principal de Dial 999, une série policière britannique produite pour la télévision. Il incarne le détective Michael Maguire, membre de la Gendarmerie royale du Canada affecté à Scotland Yard. Les épisodes suivent ses enquêtes au sein de la police londonienne. La série est diffusée pendant deux saisons, jusqu’en 1959.Son travail l’amène également à participer à l’univers de Doctor Who. En 1966, il interprète le général Cutler dans The Tenth Planet, récit en quatre épisodes mettant en scène le premier Docteur, joué par William Hartnell. L’histoire se déroule dans une base scientifique située au pôle Sud et introduit les Cybermen, adversaires récurrents de la série. Le général Cutler commande la base et intervient dans les décisions prises face à la menace extraterrestre.Dans 2001, l’Odyssée de l’espace (2001: A Space Odyssey, 1968), Robert Beatty interprète le docteur Ralph Halvorsen, administrateur de la base lunaire de Clavius. Stanley Kubrick lui confie un personnage chargé d’accueillir le docteur Heywood Floyd, joué par William Sylvester, lors de son arrivée sur la Lune.Halvorsen participe aux discussions concernant la découverte d’un mystérieux monolithe enterré près du cratère Tycho. Le personnage est notamment présent lors de la réunion au cours de laquelle les responsables de la base examinent les conséquences de cette découverte et les mesures de confidentialité adoptées pour la dissimuler.La même année, Robert Beatty apparaît dans Quand les aigles attaquent (Where Eagles Dare), réalisé par Brian G. Hutton. Il interprète le général Carnaby, un officier américain dont la capture supposée par les Allemands constitue un élément central de l’opération organisée par les services secrets alliés. Le film réunit Richard Burton et Clint Eastwood dans les rôles principaux.Personnalités historiques et dernières interprétationsRobert Beatty incarne Lord Beaverbrook dans The Gathering Storm (1974), téléfilm consacré à Winston Churchill et à la période précédant la Seconde Guerre mondiale. Richard Burton interprète Churchill, tandis que Virginia Wetherell joue Clementine Churchill. Lord Beaverbrook, homme de presse et responsable politique britannique, apparaît dans le récit des événements qui conduisent à l’entrée en guerre du Royaume-Uni.Il participe également à Jésus de Nazareth (Jesus of Nazareth, 1977), minisérie réalisée par Franco Zeffirelli. Il y interprète Proculus, officier romain associé à l’administration de Ponce Pilate. La production réunit notamment Robert Powell, qui tient le rôle de Jésus, ainsi que Peter Ustinov et Anne Bancroft.En 1980, Robert Beatty joue dans Chroniques martiennes (The Martian Chronicles), adaptation télévisée des nouvelles de Ray Bradbury réalisée par Michael Anderson. Il y interprète un personnage lié aux missions d’exploration et de colonisation de Mars.Il retrouve ensuite l’univers de Superman dans les adaptations produites au cours des années 1980. Dans Superman IV : Le Face-à-face (Superman IV: The Quest for Peace, 1987), réalisé par Sidney J. Furie, il interprète le président des États-Unis. Christopher Reeve reprend le rôle de Superman, tandis que Gene Hackman incarne Lex Luthor.La même année, Robert Beatty interprète Ronald Reagan dans Breakthrough at Reykjavik, un documentaire dramatisé consacré au sommet diplomatique organisé les 11 et 12 octobre 1986 en Islande. La rencontre oppose le président américain au dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev et porte notamment sur les négociations relatives au désarmement nucléaire. Le programme est produit par Granada Television.Un témoignage sur l’histoire du cinéma britanniqueLe 18 août 1988, Robert Beatty accorde un long entretien à l’historien du cinéma Roy Fowler dans le cadre du British Entertainment History Project. L’enregistrement, d’une durée d’environ deux heures et demie, revient notamment sur sa formation, ses débuts dans les studios britanniques et son travail pendant la Seconde Guerre mondiale.Il y raconte ses relations professionnelles avec Raymond Massey, notamment les circonstances de son premier engagement comme doublure de plateau aux studios d’Elstree. Il évoque également les méthodes de travail de la BBC pendant les bombardements de Londres et les conditions dans lesquelles les émissions destinées au Canada étaient produites.L’entretien aborde aussi les transformations des studios britanniques et les relations entre acteurs, réalisateurs et producteurs. Robert Beatty y décrit notamment son expérience des tournages de l’après-guerre et les conditions de travail rencontrées dans les productions cinématographiques britanniques.Il meurt le 3 mars 1992 à Londres, des suites d’une pneumonie. Son corps est incinéré au crématorium de Putney Vale, dans le sud-ouest de la capitale britannique.
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Vas Blackwood · 64 ansVas Blackwood est un acteur, scénariste et comédien de doublage britannique, né le 19 octobre 1962 à St Pancras, Londres, en Angleterre. Il est principalement connu pour son interprétation de Rory Breaker dans Arnaques, Crimes et Botanique (1998), réalisé par Guy Ritchie, ainsi que pour ses collaborations avec les humoristes Lenny Henry et David Jason à la télévision britannique.Les premiers rôles et la collaboration avec Lenny HenryVas Blackwood commence sa carrière professionnelle au début des années 1980. Il obtient sa carte de membre du syndicat britannique des acteurs Equity en 1980, à l’âge de dix-huit ans. En 1982, il interprète Noel Brown dans trois épisodes de la série judiciaire Crown Court, diffusée sur ITV. Il travaille également dans plusieurs productions dramatiques britanniques, notamment Angels, série consacrée au personnel infirmier.En 1986, il apparaît dans un épisode de Only Fools and Horses, sitcom créée par John Sullivan. Il y interprète Lennox Gilbey, surnommé « The Shadow », un braqueur qui retient les personnages de Del Boy et Rodney Trotter dans un supermarché. L’épisode, intitulé The Longest Night, lui permet de jouer aux côtés de David Jason et Nicholas Lyndhurst. Vas Blackwood reviendra sur cette expérience dans plusieurs entretiens, évoquant notamment les répétitions avec David Jason et l’accueil reçu au sein de l’équipe.Sa collaboration avec Lenny Henry constitue un autre engagement important de cette période. Dans The Lenny Henry Show, diffusé sur la BBC à partir de 1987, il interprète Winston, compagnon du personnage de Delbert Wilkins joué par Henry. Il participe à douze épisodes entre 1987 et 1988. La série utilise des personnages récurrents pour développer les sketches de son acteur principal, et Winston intervient directement dans les situations comiques construites autour de Delbert Wilkins.Au début des années 1990, Vas Blackwood tient également le rôle de Dexter dans Spatz, une sitcom britannique destinée au jeune public et située dans un restaurant de restauration rapide. Il poursuit parallèlement sa collaboration avec la série médicale Casualty, dans laquelle il interprète notamment David Sinclair entre 1996 et 1997. Il avait déjà participé à la première saison du programme dans le rôle de Bob.Rory Breaker, un personnage marquant chez Guy RitchieEn 1998, Vas Blackwood interprète Rory Breaker dans Arnaques, Crimes et Botanique (Lock, Stock and Two Smoking Barrels), premier long métrage de Guy Ritchie. Le film suit quatre jeunes Londoniens entraînés dans une affaire criminelle après une partie de poker dont les conséquences échappent à leur contrôle. Rory Breaker est un trafiquant de drogue redouté, impliqué dans les règlements de comptes qui relient les différentes intrigues.Le personnage partage notamment plusieurs scènes avec Nick « the Greek », interprété par Stephen Marcus. Son apparence, caractérisée par une coiffure afro volumineuse et des vêtements sombres, accompagne une interprétation dans laquelle la colère de Rory Breaker peut surgir brusquement. Une séquence dans un pub, au cours de laquelle le personnage raconte les conséquences d’un incident provoqué par un spectateur ayant perturbé une retransmission de football, compte parmi ses interventions les plus connues.Guy Ritchie dirige alors une distribution comprenant Jason Statham, Vinnie Jones et Jason Flemyng. Le cinéaste, qui signe également le scénario, réunit plusieurs intrigues criminelles autour d’un quartier londonien et de personnages issus de milieux sociaux différents. Vas Blackwood participe à ce premier long métrage après avoir déjà travaillé pendant près de deux décennies dans la comédie et la fiction télévisuelle britanniques.L’acteur a raconté que son agent lui avait annoncé son engagement dans le film après son audition. Il connaissait certains des comédiens avant le tournage et a décrit le sérieux avec lequel les interprètes abordaient leurs scènes. Il a également expliqué que Guy Ritchie avait puisé dans des personnalités rencontrées dans la vie réelle pour élaborer Rory Breaker.Le succès du film contribue à faire connaître Vas Blackwood auprès d’un public international. Son personnage demeure étroitement associé à son image d’acteur, et il participe régulièrement à des entretiens consacrés au tournage et à la collaboration avec Guy Ritchie.Le jeu de caractère et les personnages criminelsLa carrière de Vas Blackwood comprend plusieurs personnages évoluant dans des univers criminels britanniques. Dans Carton rouge (Mean Machine, 2001), réalisé par Barry Skolnick, il interprète Massive, un détenu qui participe à une équipe de football constituée dans une prison. Le personnage joue aux côtés de Vinnie Jones, qui incarne Danny Meehan, ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre condamné à une peine de prison.L’acteur retrouve un univers policier dans Rollin' with the Nines (2006), réalisé par Julian Gilbey. Il y interprète Finny, membre d’un groupe impliqué dans le trafic de drogue, dans une intrigue dont l’action se déroule à Londres. Il travaille également avec le réalisateur Gabe Turner sur The Guvnors (2014), où il incarne Bill, personnage appartenant au milieu des anciens gangs londoniens.Son registre comprend également des productions mêlant violence et fantastique. Dans Creep (2004), réalisé par Christopher Smith, Vas Blackwood joue George, un agent d’entretien du métro londonien. Le film suit une jeune femme interprétée par Franka Potente, enfermée pendant la nuit dans le réseau souterrain de la capitale britannique.Au fil de ces engagements, il travaille notamment avec des acteurs tels que Scott Adkins et Billy Murray, régulièrement présents dans le cinéma d’action britannique. Il participe aussi à Offender (2012), réalisé par Ron Scalpello, dans lequel il interprète le détective Boaz.Le théâtre et le travail vocalVas Blackwood possède une expérience de la scène acquise dans des productions théâtrales britanniques. Il a notamment interprété Shakespeare au National Theatre de Londres et participé à des pièces consacrées à la culture jamaïcaine présentées au Hackney Empire, salle de spectacle située dans l’est de Londres.Son activité comprend également le doublage et l’enregistrement de voix destinées aux productions audiovisuelles. En 2008, il participe au jeu vidéo Fable II, développé par Lionhead Studios et publié par Microsoft Game Studios. Il prête sa voix à plusieurs personnages de cet univers fantastique situé dans le royaume fictif d’Albion.Il intervient ensuite dans la série d’animation Thunderbirds Are Go, nouvelle version de la franchise britannique créée par Gerry et Sylvia Anderson. Entre 2016 et 2019, il interprète vocalement Pirate Reece dans trois épisodes.Il travaille par ailleurs pour la publicité radiophonique et télévisuelle. En 2013, il participe notamment à une campagne publicitaire de Tesco diffusée au Royaume-Uni. Vas Blackwood développe une activité spécialisée dans les voix de personnages et enregistre des démonstrations professionnelles destinées aux studios de production.L’écriture et les activités autour de l’histoire criminelle londonienneParallèlement à son métier de comédien, Vas Blackwood travaille à l’écriture de scénarios. Il développe également Vastaman.com, un projet de publication en ligne consacré à ses activités et à ses créations. Son site professionnel lui permet notamment de présenter ses expériences d’acteur et de scénariste.Il participe aussi à des visites guidées consacrées à l’histoire criminelle de l’est de Londres. Ces parcours, organisés notamment dans les quartiers de Whitechapel et de l’East End, abordent l’histoire des frères Kray, Ronnie et Reggie, deux figures du crime organisé londonien dans les années 1950 et 1960.En octobre 2022, il anime une visite consacrée au milieu criminel de l’East End, avec un rendez-vous fixé au 337 Whitechapel Road. Son intervention porte notamment sur les lieux associés aux gangs londoniens et sur les rapports entre cette histoire locale et sa représentation cinématographique.L’acteur consacre également du temps à l’accompagnement de jeunes comédiens. Lors d’un entretien accordé en mai 2022 au journaliste Fred Richani pour The Sports Courier, il évoque son travail de mentorat et l’importance de la préparation aux auditions.
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Laurent Brancowitz · 53 ansLaurent Brancowitz est un musicien et guitariste français, né le 19 octobre 1973 à Versailles, dans les Yvelines. Il est principalement connu comme membre du groupe de rock indépendant Phoenix, qu’il forme avec son frère Christian Mazzalai, Thomas Mars et Deck d’Arcy. Avant de rejoindre Phoenix, il a joué avec Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo au sein de Darlin', formation qui précède la création de Daft Punk.Darlin', les premiers pas avec les futurs Daft PunkAu début des années 1990, Laurent Brancowitz rencontre Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, deux jeunes musiciens parisiens partageant son intérêt pour le rock. Il fait notamment la connaissance de Guy-Manuel de Homem-Christo le 1er janvier 1992, à Paris, devant un restaurant McDonald’s situé près du jardin du Luxembourg. Les deux musiciens découvrent des goûts communs pour David Bowie et le Velvet Underground, tout en s’intéressant aux productions disco.En 1992, ils fondent ensemble le groupe Darlin', dont le nom fait référence à une chanson des Beach Boys. Le trio développe un répertoire de rock indépendant et de reprises, notamment inspiré par le groupe américain. Leur musique paraît sur le label britannique Duophonic Records, créé par les membres de Stereolab, qui leur donnent également l’occasion de se produire au Royaume-Uni.L’expérience reste brève. Une critique publiée dans l’hebdomadaire musical britannique Melody Maker décrit leur musique par l’expression « daft punky thrash ». Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo reprennent les deux premiers mots pour baptiser Daft Punk, le duo de musique électronique qu’ils forment après la séparation de Darlin'.Laurent Brancowitz, surnommé « Branco », emprunte une autre voie musicale. Il rejoint une formation versaillaise constituée autour de son frère cadet Christian Mazzalai, du chanteur Thomas Mars et du bassiste Deck d’Arcy. Ce groupe adoptera le nom de Phoenix en 1997.Les origines versaillaises de PhoenixDans les environs de Versailles, Christian Mazzalai, Thomas Mars et Deck d’Arcy jouent ensemble depuis leur adolescence. Les trois musiciens se sont rencontrés pendant leur scolarité et ont commencé à répéter dans la maison familiale de Thomas Mars. Laurent Brancowitz rejoint leur formation en 1995, après la fin de Darlin'.Le groupe se produit d’abord dans des bars, interprétant notamment des reprises de Prince et de Hank Williams. En 1997, les quatre musiciens prennent le nom de Phoenix et autoproduisent un premier 45 tours, Party Time/City Lights, édité à 500 exemplaires sur leur propre label, Ghettoblaster. Ce disque leur permet de démarcher des maisons de disques et de signer l’année suivante avec Source, label appartenant à Virgin.Les membres de Phoenix se rapprochent également du duo français Air, constitué de Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel. Ils accompagnent Air lors de plusieurs prestations télévisées au Royaume-Uni. Laurent Brancowitz y poursuit son travail de guitariste au contact d’une formation qui associe instruments traditionnels et musique électronique.Phoenix publie son premier album, United, en 2000. L’enregistrement comprend notamment les chansons Too Young et If I Ever Feel Better. Le groupe développe alors un répertoire anglophone dans lequel les guitares de Laurent Brancowitz et de Christian Mazzalai occupent une place importante aux côtés des claviers.Une pratique de la guitare fondée sur les sonoritésAu sein de Phoenix, Laurent Brancowitz joue principalement de la guitare électrique et participe au travail de composition collectif. Son instrument de prédilection sur scène est notamment une Fender Bullet, guitare achetée à Londres comme instrument de secours. Il l’adopte durablement pour ses qualités sonores et ses particularités de fabrication.Il utilise également des amplificateurs Fender Twin et Vox. Pour obtenir certaines saturations, il emploie une pédale de distorsion conçue par un technicien proche du groupe, à partir du circuit d’une Tube Screamer. Le travail sur les préamplificateurs occupe aussi une place importante dans ses recherches sonores.Cette attention portée à l’enregistrement se retrouve dans les méthodes de Phoenix. Les musiciens travaillent collectivement sur les arrangements et privilégient régulièrement des lieux transformés en studios temporaires. Le groupe développe ainsi des techniques de production dans lesquelles les sons des instruments sont modifiés et assemblés pendant les séances d’enregistrement.En concert, Laurent Brancowitz partage les parties de guitare avec son frère Christian Mazzalai. Les deux musiciens jouent ensemble depuis les débuts de Phoenix et interviennent sur les mêmes compositions, avec une répartition des parties instrumentales qui varie selon les morceaux.La reconnaissance internationale et le Grammy AwardLe quatrième album de Phoenix, Wolfgang Amadeus Phoenix, publié en 2009, constitue une étape importante dans la reconnaissance internationale du groupe. Enregistré avec le concours du producteur Philippe Zdar, membre du duo Cassius, il comprend notamment les chansons 1901 et Lisztomania, qui rencontrent un succès particulièrement important aux États-Unis.L’album est récompensé lors de la 52e cérémonie des Grammy Awards, le 31 janvier 2010, dans la catégorie du meilleur album de musique alternative. Laurent Brancowitz partage cette distinction avec les autres membres de Phoenix. Il s’agit du premier Grammy Award remporté par le groupe.La même année, Phoenix se produit au Madison Square Garden de New York. Lors du concert du 20 octobre 2010, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo rejoignent les quatre musiciens sur scène. Cette participation surprise réunit Laurent Brancowitz avec ses anciens partenaires de Darlin', près de vingt ans après leurs premières expériences musicales communes. Les deux formations interprètent ensemble plusieurs morceaux, dont Harder, Better, Faster, Stronger et 1901.En 2013, Phoenix publie Bankrupt !, cinquième album studio du groupe. La tournée qui accompagne sa sortie passe notamment par le Brésil. Laurent Brancowitz évoque alors les méthodes de composition de Phoenix, fondées sur une élaboration collective et sur la recherche de nouvelles sonorités pour chaque album.L’enregistrement au musée des Arts décoratifsL’un des projets les plus singuliers auxquels participe Laurent Brancowitz est l’enregistrement d’Alpha Zulu, septième album studio de Phoenix, publié en 2022. Le groupe installe son matériel au musée des Arts décoratifs, situé dans l’aile Marsan du palais du Louvre, à Paris.Le choix de ce lieu découle notamment d’une relation personnelle du guitariste. Lors d’un cours de yoga, il s’était lié d’amitié avec une femme devenue par la suite responsable au sein de l’institution. Lorsque Phoenix cherche un nouvel espace pour enregistrer, Laurent Brancowitz reprend contact avec elle. Le musée accueille alors des artistes en résidence, ce qui permet au groupe d’y organiser ses séances de travail.L’enregistrement se déroule dans le contexte des restrictions sanitaires de 2020. Les musiciens disposent d’espaces du musée pour travailler et peuvent observer les activités de restauration des collections. Ils visitent notamment les ateliers où les restaurateurs consacrent un travail minutieux aux objets historiques.Laurent Brancowitz s’intéresse particulièrement à ces interventions, notamment à la recherche de pigments adaptés aux restaurations picturales. Les rencontres avec les professionnels du musée accompagnent les séances consacrées à Alpha Zulu, enregistré dans un bâtiment dont l’architecture et les collections font partie de l’environnement quotidien des musiciens.
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Lucy Cork · 35 ansLucy Cork est une cascadeuse et actrice britannique, née le 19 octobre 1991 à Londres, en Angleterre. Spécialisée dans les scènes de combat et les cascades physiques, elle participe à plusieurs grandes productions internationales, notamment Mission: Impossible, Rogue Nation (2015), Wonder Woman (2017) et Black Widow (2021).De la gymnastique aux cascades professionnellesPassionnée de sport dès son enfance, Lucy Cork découvre la pole dance acrobatique à l’âge de 17 ans. Cette discipline, qui associe les mouvements de danse à des figures gymniques sur une barre verticale, l’amène à participer à des compétitions professionnelles. Elle développe également une pratique des arts martiaux et de la gymnastique, deux disciplines qu’elle intégrera à sa formation de cascadeuse.Son apprentissage des techniques de cascade dure trois ans. Elle se perfectionne notamment dans le travail sur câbles, les chutes et les combats chorégraphiés. Elle pratique aussi le kick-boxing et le muay-thaï. Sa formation comprend des exercices de conduite automobile ainsi que des techniques d’intervention en milieu aquatique. Titulaire d’une qualification de divemaster en plongée sous-marine, elle possède également des compétences en escalade et en plongeon de haut vol.Cette préparation lui permet d’intégrer les équipes spécialisées dans les séquences d’action, où elle exerce aussi bien comme cascadeuse d’ensemble que comme doublure physique d’actrices.La rencontre professionnelle avec Wade EastwoodAprès avoir achevé sa formation, Lucy Cork passe une audition pour Mission: Impossible, Rogue Nation (2015), réalisé par Christopher McQuarrie. Elle rencontre à cette occasion Wade Eastwood, réalisateur de seconde équipe et coordinateur des cascades. Elle est retenue dans l’équipe principale des cascadeurs du film, aux côtés de professionnels chargés des séquences d’action avec Tom Cruise.Cette collaboration lui ouvre l’accès à plusieurs productions internationales. Elle retrouve notamment l’univers de la franchise dans Mission: Impossible, Fallout (2018), toujours réalisé par Christopher McQuarrie et coordonné par Wade Eastwood pour les cascades.Elle participe ensuite à Mission: Impossible, Dead Reckoning Partie 1 (2023) en qualité de membre de l’équipe principale des cascadeurs. Elle travaille également sur Mission: Impossible, The Final Reckoning (2025), où elle occupe une fonction de cascadeuse polyvalente au sein de l’équipe technique.Le doublage physique d’actrices dans les films d’actionLe travail de Lucy Cork comprend plusieurs prestations comme doublure cascade d’actrices dans des productions hollywoodiennes. Dans Fast & Furious: Hobbs & Shaw (2019), réalisé par David Leitch, elle double Vanessa Kirby, interprète de Hattie Shaw, une agente du MI6 engagée dans les affrontements du film.Elle assure également des cascades à la place de Karen Gillan dans Jumanji: Next Level (2019), réalisé par Jake Kasdan. L’actrice écossaise y reprend le personnage de Ruby Roundhouse, une combattante du jeu vidéo dans lequel se déroule l’histoire.Dans Black Widow (2021), réalisé par Cate Shortland, Lucy Cork est la doublure cascade de Rachel Weisz, qui incarne Melina Vostokoff. Elle participe ainsi aux séquences physiques associées à ce personnage de l’univers cinématographique Marvel.Elle double aussi Cameron Diaz dans Back in Action (2025), réalisé par Seth Gordon, et Eiza González dans Fountain of Youth (2025), réalisé par Guy Ritchie. Ces engagements concernent des actrices principales de films comportant des combats et des séquences d’action chorégraphiées.Des rôles à l’écran au-delà des cascadesLucy Cork exerce également comme actrice. Dans Black Widow (2021), elle apparaît à l’écran dans le rôle d’une Widow, membre du programme d’assassines associé à la Chambre rouge.En 2024, elle interprète Eilas Schiller dans The Union, film d’action réalisé par Julian Farino avec Mark Wahlberg et Halle Berry. La même année, elle joue Ginni dans The Killer’s Game, réalisé par J. J. Perry et porté par Dave Bautista. Elle interprète également une employée d’hôtel dans Take Cover, un thriller d’action réalisé par Nick McKinless avec Scott Adkins.La transmission des techniques de combat et de préparation physiqueEn parallèle de ses engagements cinématographiques, Lucy Cork développe Fight Like a Girl, un programme d’entraînement physique consacré aux fondamentaux de la boxe et des techniques de coups de pied. Cette activité repose sur des tutoriels vidéo permettant d’apprendre des mouvements inspirés des exercices qu’elle pratique pour les cascades.Son enseignement mobilise notamment son expérience du kick-boxing et du muay-thaï. Elle présente les techniques de combat sous forme de séances progressives, avec un travail consacré à l’exécution des gestes.
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Roger Cross · 57 ansRoger Cross est un acteur jamaïco-canadien, né le 19 octobre 1969 à Christiana, en Jamaïque. Il est notamment connu pour son interprétation de Curtis Manning dans 24 Heures chrono, de Travis Verta dans Continuum et du détective Donovan McAvoy dans Coroner.Une formation dans l’aviation avant la comédieÀ l’âge de onze ans, Roger Cross quitte la Jamaïque avec ses parents, ses deux frères et ses deux sœurs pour s’installer à Vancouver, en Colombie-Britannique. Il s’intéresse au théâtre pendant sa scolarité et participe à des représentations organisées dans le cadre religieux. Son orientation universitaire le conduit toutefois vers l’aviation, qu’il étudie à la Trinity Western University, située à Langley, au Canada. Il y obtient un diplôme en aviation et en études générales.En attendant un emploi de pilote, il commence à travailler comme figurant et cascadeur sur des productions audiovisuelles. Il suit ensuite des cours d’art dramatique à la Breck Academy. L’une de ses premières expériences cinématographiques est The International Rescue, dont le tournage se déroule en Chine, au Viêt Nam et en Birmanie. Cette expérience l’amène à consacrer une année entière à sa carrière d’acteur.Ses premiers engagements comprennent des apparitions dans des séries tournées à Vancouver, notamment X-Files : Aux frontières du réel et Highlander. Il participe également à Stargate SG-1, une production pour laquelle il avait auditionné afin d’interpréter Teal’c, rôle finalement confié à Christopher Judge.Curtis Manning et la reconnaissance du publicL’un des premiers rôles réguliers de Roger Cross est celui de Joshua Bridges dans First Wave, série de science-fiction créée par Chris Brancato et diffusée entre 1998 et 2001. Il y interprète un personnage lié à une invasion extraterrestre, au sein d’une intrigue centrée sur les prédictions de Nostradamus.Sa notoriété internationale progresse avec 24 Heures chrono. Introduit dans la quatrième saison, diffusée en 2005, Curtis Manning travaille au sein de la cellule antiterroriste américaine, la Counter Terrorist Unit (CTU). Le personnage collabore notamment avec Jack Bauer, interprété par Kiefer Sutherland. Initialement prévu pour un nombre limité d’épisodes, il prend une place plus importante dans la série et rejoint la distribution régulière. Roger Cross conserve le rôle jusqu’à la sixième saison, en 2007.Le personnage de Curtis Manning intervient notamment dans les opérations de terrain conduites par la CTU. Son parcours s’achève au début de la sixième saison, lorsqu’il est abattu par Jack Bauer au cours d’une confrontation impliquant Hamri Al-Assad, interprété par Alexander Siddig.Des personnages récurrents dans la science-fiction et les séries policièresRoger Cross retrouve un rôle important dans Continuum (2012-2015), série canadienne créée par Simon Barry. Il interprète Travis Verta, membre du groupe Liber8, une organisation révolutionnaire venue du futur. Le personnage entretient notamment une relation avec Sonya Valentine, jouée par Lexa Doig, et s’oppose à Kiera Cameron, incarnée par Rachel Nichols.Dans Motive (2013-2016), il incarne Boyd Bloom, sergent de la police de Vancouver. Il partage plusieurs scènes avec Kristin Lehman, qui interprète la détective Angie Flynn. La série, créée par Daniel Cerone, présente les enquêtes criminelles en dévoilant dès le début de chaque épisode l’identité du meurtrier et celle de sa victime.Il rejoint également la distribution principale de Dark Matter (2015-2017), adaptation télévisée d’une bande dessinée de Joseph Mallozzi et Paul Mullie. Son personnage, surnommé Six et identifié comme Griffin Jones, fait partie de l’équipage du vaisseau spatial Raza, dont les occupants se réveillent sans souvenirs de leur passé. Roger Cross partage notamment l’affiche avec Melissa O’Neil, Anthony Lemke et Zoie Palmer.Le rôle de Donovan McAvoy et les distinctions professionnellesLa série policière canadienne Coroner, diffusée de 2019 à 2022, confie à Roger Cross le rôle de Donovan « Mac » McAvoy, un détective expérimenté travaillant avec la médecin légiste Jenny Cooper, interprétée par Serinda Swan. Inspirée des romans de M. R. Hall, la série se déroule à Toronto et suit des enquêtes portant sur des décès suspects.Le personnage de McAvoy possède vingt-cinq années d’expérience dans la police. Ses relations personnelles et son passé occupent une place importante dans plusieurs épisodes. Lors de la préparation du rôle, Roger Cross participe aux échanges avec l’équipe d’écriture et bénéficie du travail de consultants professionnels associés à la production.Son interprétation lui vaut trois nominations consécutives aux Prix Écrans canadiens, en 2020, 2021 et 2022, dans la catégorie du meilleur acteur principal d’une série dramatique. La série reçoit également une nomination dans la catégorie de la meilleure série dramatique en 2020.Le doublage et les personnages de l’univers DCRoger Cross prête aussi sa voix à des personnages de jeux vidéo et de films d’animation. Dans l’univers du jeu Fallout: New Vegas, il interprète Ulysses, personnage particulièrement important de l’extension Lonesome Road, publiée en 2011. Ulysses partage avec le protagoniste, le Courrier, une histoire liée à la région du Divide et aux conséquences de sa destruction.Il participe également à l’univers animé de DC Comics. Dans Justice League Dark (2017), réalisé par Jay Oliva, il prête sa voix à John Stewart, membre du Green Lantern Corps, ainsi qu’à Swamp Thing, créature végétale liée à Alec Holland. Il retrouve le personnage de John Stewart dans Justice League Dark: Apokolips War (2020), réalisé par Matt Peters et Christina Sotta.
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Daniel Delume · 67 ansDaniel Delume est un producteur exécutif, directeur de production, réalisateur et scénariste français, né le 19 octobre 1959 à Grenoble, dans l’Isère.Formation et premiers pas dans le cinémaOriginaire de Grenoble, Daniel Delume y passe son enfance avant de s’installer à Paris avec sa famille en 1973. Entre 1981 et 1984, il étudie le cinéma au Conservatoire libre du cinéma français et à la Sorbonne. Il commence ensuite à travailler sur des tournages comme assistant au casting, troisième assistant réalisateur et assistant régisseur.En 1990, il réalise le court métrage Cohabitation. Trois ans plus tard, il écrit et réalise Départ en vacances, un film de huit minutes avec Isabelle Nanty, Jean-Paul Muel et Sophie Conversin. La musique est composée par Alexandre Desplat.À partir de 1991, Daniel Delume exerce des responsabilités de production exécutive. Son activité l’amène à travailler sur des productions françaises et internationales, avec des tournages notamment organisés aux États-Unis, au Rwanda et au Maroc.La production exécutive et les collaborations cinématographiquesDans les années 1990, Daniel Delume participe à la production de Ma vie en rose (1997), réalisé par Alain Berliner, pour lequel il exerce les fonctions de producteur exécutif et de directeur de production. Le film est produit notamment par Haut et Court, avec Carole Scotta parmi les producteurs.Il travaille également sur The Artist (2011), réalisé par Michel Hazanavicius et produit par Thomas Langmann. Il y figure parmi les producteurs exécutifs, aux côtés notamment d’Antoine de Cazotte. Le long métrage remporte cinq Oscars en 2012, dont celui du meilleur film.Son travail comprend aussi plusieurs collaborations avec la société La Petite Reine, notamment sur La Nouvelle Guerre des boutons (2011) et The Search (2014). En 2017, il participe comme producteur exécutif au Redoutable de Michel Hazanavicius, consacré à Jean-Luc Godard et interprété notamment par Louis Garrel.Des productions tournées à l’internationalDaniel Delume travaille sur des productions destinées à des sociétés françaises et américaines. Sa carrière le conduit dans plusieurs pays européens ainsi qu’au Canada, en Inde et en Polynésie française. Il exerce notamment des fonctions de production sur Sometimes in April (2005), réalisé par Raoul Peck pour HBO, un film consacré au génocide des Tutsi au Rwanda.Sa collaboration avec HBO se poursuit sur des projets réalisés par Olivier Assayas et Raoul Peck. Il est notamment producteur délégué de la minisérie Irma Vep (2022), créée et réalisée par Olivier Assayas, avec Alicia Vikander dans le rôle principal. Il participe également à la production de la série documentaire Exterminez toutes ces brutes (2021), réalisée par Raoul Peck.Responsabilités professionnelles et représentation du secteurParallèlement à son activité sur les tournages, Daniel Delume préside la société française de production DAD Films. Il exerce également des responsabilités au sein d’organisations professionnelles du cinéma.Il est membre de l’assemblée générale de l’Association pour la promotion du cinéma, structure liée à l’Académie des César. Son nom figure notamment parmi les membres de cette assemblée en 2022 et en 2024. Il siège également au conseil d’administration de l’Association des directeurs de production (ADP).