Film Index
Une base de données du cinéma : 14 341 films et 391 535 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Bruno Abraham-Kremer · 68 ansBruno Abraham-Kremer est un comédien, metteur en scène et auteur de théâtre français, né le 6 octobre 1958 à Paris. Il développe une grande partie de son activité au sein du Théâtre de l’Invisible, compagnie qu’il fonde en 1989 et dont il assure la direction artistique.Le Théâtre de l’InvisibleLa création du Théâtre de l’Invisible donne à Bruno Abraham-Kremer un cadre pour concevoir ses propres spectacles tout en poursuivant son activité d’interprète sous la direction d’autres metteurs en scène. Il travaille notamment avec Joël Jouanneau, Didier Long et Jean-Luc Revol. En 2015, ce dernier le dirige dans Le Roi Lear au Théâtre de la Madeleine, avec Michel Aumont dans le rôle-titre.Au début des années 1990, Bruno Abraham-Kremer écrit et interprète Le Golem, inspiré de la tradition du même nom. Cette création devient le premier volet de ce qu’il appellera la « Trilogie de l’Invisible ». Le projet se poursuit grâce à sa rencontre avec Éric-Emmanuel Schmitt, qui écrit spécialement pour lui Milarepa, créé en 1997, puis Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, porté à la scène en 2001. Abraham-Kremer assure lui-même la mise en scène de ces textes et les interprète pendant plusieurs années en France et à l’étranger.Des textes conçus autour d’un interprèteLa collaboration avec des auteurs contemporains fournit à Bruno Abraham-Kremer plusieurs spectacles construits pour son jeu. Serge Kribus écrit ainsi pour lui L’Amérique, que le Théâtre de l’Invisible crée au Studio des Champs-Élysées. La production reçoit en 2006 le Grand Prix spécial du jury du théâtre privé aux Molières.Cette activité l’amène aussi à adapter directement des œuvres littéraires. Avec Corine Juresco, Bruno Abraham-Kremer adapte La Promesse de l’aube de Romain Gary, qu’il interprète à partir de 2011. Le spectacle est ensuite présenté lors de tournées en France et hors de France. En 2018, il revient à Gary avec L’Angoisse du roi Salomon, qu’il adapte et met en scène avec Juresco avant de l’interpréter au Théâtre du Petit Saint-Martin puis au Lucernaire.Correspondances et figures d’écrivainsLes lettres et écrits personnels occupent une place importante dans les spectacles conçus par Bruno Abraham-Kremer. En 2013, il crée La Vie est une géniale improvisation à partir de la correspondance du philosophe Vladimir Jankélévitch. Le spectacle, né au Festival de la Correspondance de Grignan, est ensuite présenté au Théâtre des Mathurins et repris au Lucernaire.Avec Corine Juresco, Bruno Abraham-Kremer conçoit également J’ai terriblement envie de vivre, à partir des œuvres et de la correspondance d’Anton Tchekhov. En 2020, il adapte et interprète Nicolas de Staël, la fureur de peindre, élaboré à partir de la correspondance du peintre et de René Char. Ces spectacles reposent sur le passage de documents écrits à une parole destinée à la scène, Abraham-Kremer assurant conjointement l’adaptation et l’interprétation.Un acteur également présent à l’écranParallèlement à son travail théâtral, Bruno Abraham-Kremer joue régulièrement au cinéma et à la télévision. Claude Chabrol, Anne Fontaine et Radu Mihaileanu figurent parmi les cinéastes avec lesquels il a travaillé. Dans Train de vie de Mihaileanu, sorti en 1998, il interprète Yankele. Zabou Breitman lui confie ensuite un rôle dans Se souvenir des belles choses en 2001.Son activité à l’écran reste essentiellement celle d’un acteur de rôles secondaires. En 2009, il joue Bernard dans Bellamy de Claude Chabrol. Il apparaît aussi dans Coco avant Chanel d’Anne Fontaine, où il incarne un tailleur de Deauville. À la télévision, il interprète notamment Didier Salin dans La Fièvre, série réalisée par Ziad Doueiri et diffusée en 2024.Un récit autobiographique porté à la scèneEn 2023, Bruno Abraham-Kremer écrit et interprète Parle, envole-toi ! ou comment le théâtre m’a sauvé la vie, mis en scène avec Corine Juresco. Le spectacle revient sur son enfance et sur sa découverte progressive du théâtre, jusqu’à son choix de devenir acteur. Il est créé au Lucernaire avant d’être repris à Paris et au Festival d’Avignon.Le texte paraît en 2024 aux éditions Camino Verde sous le même titre. Cette publication transpose sous forme de livre le matériau autobiographique développé pour la scène et constitue l’un des rares ouvrages publiés sous le nom de Bruno Abraham-Kremer.
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Barry Aird · 61 ansBarry Aird, acteur britannique né le 6 octobre 1965 au Royaume-Uni, fait partie de ces figures familières du petit écran dont le nom ne saute pas immédiatement aux yeux… mais dont le visage, lui, revient régulièrement dans les séries télévisées anglaises. Présent dans une variété de productions policières, dramatiques et historiques, Barry Aird est ce que l’on appelle un character actor : un spécialiste des seconds rôles, toujours juste, souvent essentiel, et rarement en tête d’affiche.Une carrière façonnée par la télévision britanniqueLe parcours de Barry Aird est profondément enraciné dans la télévision britannique, terrain de jeu où il a su s'imposer grâce à une présence à la fois discrète et efficace. Il est apparu dans une multitude de séries emblématiques du paysage audiovisuel du Royaume-Uni, notamment Silent Witness, The Bill, Spooks ou encore Casualty. Des séries populaires, souvent diffusées sur la BBC ou ITV, qui font appel à des comédiens solides pour incarner policiers, médecins, suspects ou témoins.Dans ce genre de productions, Barry Aird excelle dans les rôles à la fois crédibles et nuancés. Il n’est jamais là pour faire du spectacle, mais pour servir l’intrigue, donner de la consistance à des scènes parfois très denses, et ancrer la narration dans le réalisme. Ce n’est pas un hasard si les réalisateurs de séries policières ou dramatiques font régulièrement appel à lui : il apporte cette rigueur et cette constance qui font toute la différence dans les épisodes denses et rythmés.Une incursion remarquée dans Wolf HallParmi les rôles les plus notables de Barry Aird, on peut citer sa participation à Wolf Hall, la série dramatique historique acclamée par la critique, adaptée des romans de Hilary Mantel. Diffusée par la BBC, cette fresque politique autour de Thomas Cromwell à la cour des Tudor se distingue par sa précision historique et son exigence de jeu. Barry Aird y incarne un personnage secondaire, mais, fidèle à son style, il y apporte un équilibre subtil et une certaine tension dramatique.Ce genre de série met en lumière l’importance des seconds rôles dans la construction d’un univers crédible. Dans Wolf Hall, comme ailleurs, Barry Aird illustre parfaitement cette catégorie d’acteurs qui donnent de la profondeur à l’arrière-plan, sans chercher à tirer la couverture à eux.Un acteur qu’on reconnaît sans toujours le nommerIl y a un phénomène bien connu des amateurs de séries britanniques : celui de reconnaître les visages avant de retenir les noms. Barry Aird incarne exactement ce profil. Un visage sérieux, souvent associé à des personnages d’autorité, de tension ou de doute. Il est rarement dans les rôles comiques ou exubérants, mais plutôt dans des figures posées, complexes, parfois ambivalentes.Il a aussi participé à des productions plus confidentielles, souvent pour la télévision, et ponctuellement au cinéma. Mais c’est bien dans la fiction télé qu’il s’est forgé une réputation, en apportant une valeur sûre aux scènes clés, celles qui demandent un acteur capable de dire beaucoup avec peu.
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Amy Aleha · 45 ansAmy Aleha, de son nom complet Amy Hayashi, est une actrice, animatrice, comédienne de doublage et mannequin canadienne, née le 6 octobre 1981 au Canada. Élevée dans la région de Toronto, elle est d’ascendance japonaise et irlandaise et développe l’essentiel de sa carrière en Corée du Sud.Du Canada à la Corée du SudAmy Aleha découvre la Corée du Sud en août 2004, alors qu’elle est encore étudiante et passe une semaine dans le pays pendant ses vacances universitaires. Après l’obtention de son diplôme, elle revient s’y installer, repart pour poursuivre un master, puis s’établit de nouveau en Corée en 2008.Son nom professionnel associe son prénom et son deuxième prénom, tandis que son nom complet est Amy Hayashi. Amy Aleha explique avoir grandi au Canada dans une famille aux origines à la fois japonaises et irlandaises. Installée à Séoul, elle acquiert une maîtrise intermédiaire du coréen et travaille principalement en anglais dans ses activités de diffusion et de voix.Les débuts dans le divertissement coréenAprès plusieurs années en Corée, Amy Aleha entre professionnellement dans le secteur du divertissement au milieu des années 2010. Ses premiers emplois comprennent des voix publicitaires, des campagnes commerciales et des rôles dans des séries. Elle obtient parallèlement un visa lié à son activité artistique.Une étape importante intervient avec l’émission anglophone Bring It On sur Arirang TV. Amy Aleha participe d’abord à la première saison comme candidate et remporte la compétition, avant de revenir comme juge à partir de la deuxième saison. Cette visibilité lui ouvre ensuite d’autres activités d’animation à la télévision et à la radio.La radio anglophone à SéoulSur la station TBS eFM 101.3, Amy Aleha anime d’abord Amy in the Morning, puis This, That & Amy. En 2017, ce programme est diffusé du lundi au vendredi de 10 heures à midi et mêle discussions sur l’actualité quotidienne, musique et entretiens avec des invités.Cette activité lui permet d’occuper une place régulière dans les médias anglophones de Séoul. Amy Aleha travaille en parallèle comme maîtresse de cérémonie, mannequin et artiste de voix, activités qu’elle continue de présenter comme complémentaires à son métier d’actrice. Son site professionnel la définit encore comme actrice, comédienne de doublage et mannequin installée en Corée.Des rôles dans les productions coréennesÀ partir de 2015, Amy Aleha apparaît régulièrement dans des séries sud-coréennes, souvent dans des personnages étrangers intégrés à l’intrigue. Dans Mr. Sunshine en 2018, elle interprète Mrs Logan. Deux ans plus tard, Money Game lui confie le rôle de Shannon Lucio, au sein d’un récit consacré aux institutions financières coréennes.Le cinéma lui apporte également plusieurs rôles. Dans Ashfall en 2019, Amy Aleha est créditée comme Officer Amy et comme présentatrice de télévision. Elle interprète ensuite Jennifer dans Steel Rain 2: Summit en 2020.Un rôle plus développé lui est confié dans Eyes Wide Open, sorti en 2018, où Amy Aleha joue Lara McKenzie aux côtés de Christopher Gordon. Le film, réalisé par Will LeForestier, est tourné en anglais, russe et coréen.Une activité poursuivie dans les années 2020La présence de Amy Aleha dans les productions coréennes se poursuit après 2020. Elle apparaît notamment dans Dali and Cocky Prince en 2021 et dans The Moon en 2023, où elle interprète une présentatrice de télévision.En 2024, elle joue un médecin dans la série Love Next Door. L’année suivante, Amy Aleha apparaît dans le film Big Deal sous les traits d’Anna et dans la série Tempest comme présentatrice de télévision. Ces rôles prolongent une carrière principalement développée au sein de l’industrie audiovisuelle sud-coréenne après son installation durable à Séoul.
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Bruno Bichir · 59 ansBruno Bichir, de son nom complet Bruno Bichir Nájera, est un acteur, producteur et réalisateur mexicain, né le 6 octobre 1967 à Mexico. Il appartient à une famille d’artistes : ses parents, Alejandro Bichir et Maricruz Nájera, sont acteurs, tout comme ses frères aînés Odiseo et Demián Bichir.Une famille entièrement liée au métier d’acteurLe jeu dramatique accompagne Bruno Bichir dès l’enfance. Il apparaît au cinéma dans Fantoche en 1977 et travaille très jeune dans des productions mexicaines ou internationales. En 1983, il tient un petit rôle dans Under Fire, réalisé par Roger Spottiswoode.Bruno Bichir suit également une formation au Centro de Capacitación Cinematográfica de Mexico. Son environnement familial le place au contact du théâtre et des tournages bien avant l’âge adulte, tandis que ses deux frères développent eux aussi une carrière professionnelle d’acteur.Un Ariel pour Principio y finLes années 1990 apportent à Bruno Bichir plusieurs rôles importants dans le cinéma mexicain. Dans El patrullero d’Alex Cox, sorti en 1991, il interprète un jeune policier confronté à la corruption. Deux ans plus tard, Arturo Ripstein lui confie l’un des rôles principaux de Principio y fin, adaptation du roman de Naguib Mahfouz.Pour Principio y fin, Bruno Bichir reçoit en 1994 l’Ariel du meilleur acteur. Le film remporte également l’Ariel du meilleur film. Cette distinction intervient au début d’une décennie durant laquelle il tourne régulièrement avec des réalisateurs mexicains importants.Dans El callejón de los milagros de Jorge Fons, sorti en 1995, Bruno Bichir incarne Abel, amoureux du personnage interprété par Salma Hayek. Le film obtient l’Ariel du meilleur film lors de la cérémonie de 1995.Producteur et acteur de Crónica de un desayunoEn 1999, Bruno Bichir produit et interprète Crónica de un desayuno, réalisé par Benjamín Cann. Il y joue Marcos dans une adaptation de la pièce de Jesús González Dávila. Son interprétation lui vaut une nomination à l’Ariel du meilleur acteur en 2001, face notamment à Gael García Bernal pour Amores perros.Cette activité de production s’ajoute à plusieurs fonctions exercées ponctuellement derrière la caméra. IMDb lui attribue également des crédits de réalisateur et d’assistant réalisateur. Bruno Bichir avait notamment réalisé Llueve otra vez en 1989.Des rôles dans des productions internationalesLa carrière de Bruno Bichir comprend de nombreuses coproductions et productions étrangères. En 2001, il joue avec son frère Demián dans Sin noticias de Dios, réalisé par Agustín Díaz Yanes. En 2008, il interprète le colonel Rojas dans Che : L’Argentin de Steven Soderbergh.À partir des années 2010, plusieurs séries américaines lui confient des rôles récurrents ou invités. Bruno Bichir incarne l’avocat Fernando Duque dans Narcos entre 2015 et 2017. En 2018, il devient la première incarnation en prises de vues réelles du personnage de Niles Caulder, surnommé The Chief, dans la série Titans.La même année, Stefano Sollima le dirige dans Sicario : La Guerre des cartels. Bruno Bichir y joue Ángel, un fermier sourd qui recueille le personnage interprété par Benicio del Toro.La direction du Foro ShakespeareLe théâtre occupe une place institutionnelle particulière dans l’activité de Bruno Bichir. En 2003, il prend avec Itari Marta la direction du Foro Shakespeare de Mexico, espace indépendant créé dans les années 1980. Sous leur direction, le lieu accueille pendant les quinze années suivantes plusieurs centaines de spectacles et de compagnies.Le Foro Shakespeare ferme temporairement son site historique en 2018 avant de poursuivre ses activités sous une nouvelle organisation. Bruno Bichir et Itari Marta restent associés à sa direction générale ; le théâtre les présente encore conjointement à cette fonction.Leur travail au Foro Shakespeare comprend également des projets de production et d’action culturelle. L’institution développe notamment des activités liées au théâtre en milieu pénitentiaire, avec des représentations organisées à la pénitencería de Santa Martha Acatitla à Mexico.
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Melissa Bruning · 55 ansMelissa Bruning est une costumière américaine, née le 6 octobre 1971 à Syracuse, dans l’État de New York. Élevée à Omaha, dans le Nebraska, elle travaille pour le cinéma, la télévision et la scène aux États-Unis.Une vocation précoce et une formation à New YorkIssue d’une famille dans laquelle ses deux parents pratiquent une activité artistique, Melissa Bruning s’intéresse très jeune au costume. Elle apprend à coudre et dessine dès l’enfance. Au lycée, elle conçoit déjà des costumes pour des spectacles et choisit ensuite une formation universitaire orientée vers ce métier. Elle obtient un Bachelor of Fine Arts en théâtre à la Nebraska Wesleyan University.Admise à la Tisch School of the Arts de la New York University avec une bourse complète, Melissa Bruning y prépare un Master of Fine Arts en création de costumes. Sa carrière professionnelle commence à New York, où elle travaille pour des compagnies de théâtre, d’opéra et de danse. Elle conçoit notamment les costumes de l’opéra arménien Anoush au Michigan Opera Theatre et travaille Off-Broadway sur Mindgame, mis en scène par Ken Russell avec Keith Carradine.Le costume comme construction du personnageLe travail de Melissa Bruning s’appuie fréquemment sur l’observation de vêtements existants et sur la recherche d’une apparence cohérente avec le milieu social des personnages. Pour Kissing Jessica Stein, sorti en 2001, elle puise dans la mode new-yorkaise contemporaine et dans des enseignes accessibles afin de différencier visuellement Jessica, interprétée par Jennifer Westfeldt, et Helen, jouée par Heather Juergensen. La garde-robe accompagne les différences de tempérament entre les deux personnages sans rompre avec les vêtements portés à New York au début des années 2000.Une démarche comparable guide son travail avec Matt Reeves sur Let Me In en 2010. L’action étant située en 1983, Melissa Bruning distingue les vêtements des enfants, davantage ancrés dans le début des années 1980, de ceux des adultes, encore marqués par la décennie précédente. Pour Abby, elle choisit notamment une robe de style Gunne Sax afin de donner au vêtement porté par le personnage une apparence ancienne et enfantine.Wild et la reconnaissance de la professionJean-Marc Vallée confie à Melissa Bruning la création des costumes de Wild, sorti en 2014. Le film retrace le périple de Cheryl Strayed sur le Pacific Crest Trail, avec Reese Witherspoon dans le rôle principal. Les vêtements doivent suivre l’usure physique liée à la marche et reproduire l’apparence de la protagoniste à différentes étapes de son voyage.Ce travail vaut à Melissa Bruning une nomination aux Costume Designers Guild Awards de 2015 dans la catégorie du meilleur costume pour un film contemporain. Elle y concourt notamment avec les costumiers de Boyhood et Gone Girl ; le prix est attribué à Albert Wolsky pour Birdman. Une précédente nomination de la guilde avait distingué en 2008 son travail sur la publicité « The Nutcracker » de Burger King.Une collaboration suivie avec Matt ReevesAprès Let Me In, Melissa Bruning retrouve Matt Reeves pour La Planète des singes : L’Affrontement en 2014, puis pour La Planète des singes : Suprématie en 2017. Les costumes humains de ces films prennent place dans un monde où l’effondrement de la civilisation a rendu impossible le renouvellement normal des vêtements. Leur conception repose donc sur des pièces usées, réparées ou réemployées, avec une attention particulière portée à leur vraisemblance matérielle.Cette recherche de crédibilité intervient aussi lorsque les personnages évoluent dans des univers spectaculaires. Melissa Bruning conçoit ainsi les costumes de Rampage en 2018, avec Dwayne Johnson, puis ceux de Space Jam : Nouvelle Ère en 2021, réalisé par Malcolm D. Lee avec LeBron James. Pour ce dernier, le travail comprend les tenues portées par les acteurs réels dans un film qui associe prises de vues et personnages animés.Une activité maintenue dans le spectacle vivantMalgré son travail pour de grandes productions audiovisuelles, Melissa Bruning conserve une activité dans le spectacle vivant. Elle conçoit les costumes de Louis & Keely: Live at the Sahara, présenté au Geffen Playhouse à Los Angeles en 2009 puis repris dans ce même théâtre en 2015-2016. Le spectacle, consacré aux artistes Louis Prima et Keely Smith, est mis en scène dans sa première version au Geffen par Taylor Hackford, avec lequel Bruning a également travaillé au cinéma.Son activité de costumière s’étend également à l’opéra et à la publicité. Membre du Costume Designers Guild, Melissa Bruning figure dans l’annuaire professionnel de l’organisation en qualité de costume designer.
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Nikša Butijer · 48 ansNikša Butijer est un acteur croate, né le 6 octobre 1978 à Dubrovnik, alors en Yougoslavie. Formé à l’Académie d’art dramatique de Zagreb, il travaille au théâtre, au cinéma et à la télévision et appartient notamment à la troupe du Satiričko kazalište Kerempuh de Zagreb.Une formation à Zagreb et les débuts sur scèneAprès ses études secondaires à Dubrovnik, Nikša Butijer entre en 1998 à l’Académie d’art dramatique de Zagreb, où il obtient son diplôme en 2003. Dès cette période, il joue dans plusieurs théâtres croates et participe aux Jeux d’été de Dubrovnik, festival auquel il restera régulièrement associé.En 2002, Nikša Butijer débute au théâtre Mala scena de Zagreb dans Henrik V, adaptation d’Ignace Cornelissen. Deux ans plus tard, son interprétation de Cyrano dans une production du même théâtre lui vaut le Prix du théâtre croate dans la catégorie réservée aux jeunes artistes de moins de 28 ans. En 2007, il reçoit également le prix Zlatna Žar ptica du meilleur acteur pour son rôle de Tomica dans Bum Tomica.Les Jeux d’été de DubrovnikLes Jeux d’été de Dubrovnik occupent une place régulière dans le parcours de Nikša Butijer, qui participe à plus de vingt éditions du festival. Il y interprète notamment Vuko Konavljanin dans Dubrovačka trilogija d’Ivo Vojnović. Son travail au festival lui vaut aussi un prix Orlando, distinction attribuée pour des réalisations artistiques présentées dans le cadre de la manifestation.En 2006, Nikša Butijer joue avec Jadranka Đokić dans S druge strane, spectacle conçu par Bobo Jelčić et Nataša Rajković. Il retrouve Jelčić plusieurs années plus tard pour Govori glasnije !, créé en 2018. En 2019, il interprète Polonius dans Hamlet, mis en scène par Paolo Magelli aux Jeux d’été de Dubrovnik.Un acteur du cinéma croate contemporainNikša Butijer fait ses débuts au cinéma dans Kino Lika, réalisé par Dalibor Matanić et sorti en 2008. L’année suivante, il joue dans Crnci (The Blacks), film de Goran Dević et Zvonimir Jurić consacré à une unité militaire pendant la guerre de Croatie.En 2013, il interprète Petar dans Svećenikova djeca (Bonté Divine / The Priest’s Children) de Vinko Brešan. Trois ans plus tard, Hana Jušić lui confie le rôle de Zoran dans Ne gledaj mi u pijat (Quit Staring at My Plate), où il joue le frère de Marijana, personnage interprété par Mia Petričević.Dans Koja je ovo država de Vinko Brešan, sorti en 2018, Nikša Butijer incarne un général de l’armée croate et ancien combattant. Le film lui confie un personnage traversé par des rêves récurrents de suicide, notamment une séquence dans laquelle il entre dans une rivière avec des soldats qui l’accompagnent.Des collaborations avec une nouvelle génération de cinéastesLe cinéma croate des années 2010 et 2020 lui confie régulièrement des rôles de caractère. Nikša Butijer apparaît notamment dans Posljednji Srbin u Hrvatskoj en 2019, puis dans Mare d’Andrea Štaka en 2020.En 2021, il joue Pavo dans Murina, premier long métrage d’Antoneta Alamat Kusijanović. Le film, interprété notamment par Gracija Filipović et Leon Lučev, reçoit la Caméra d’or au Festival de Cannes. Nikša Butijer poursuit ensuite son activité au cinéma croate avec plusieurs productions sorties en 2022 et 2023, dont Traces et Seventh Heaven.Une présence régulière à la télévision croateParallèlement au théâtre et au cinéma, Nikša Butijer participe à de nombreuses séries croates. Il apparaît notamment dans Bitange i princeze, Stipe u gostima et Odmori se, zaslužio si. Plus tard, il joue également dans Crno-bijeli svijet, Novine et Nestali.Cette activité télévisuelle accompagne son travail au Satiričko kazalište Kerempuh, dont il devient un membre régulier de la troupe. Elle lui permet de poursuivre simultanément une carrière de scène et une activité soutenue devant la caméra.
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Michel Carliez · 68 ansMichel Carliez est un cascadeur, maître d’armes, chorégraphe de combats et acteur français, né un 6 octobre à Paris. Fils du maître d’armes et cascadeur Claude Carliez, il s’est spécialisé dans la conception et la coordination des scènes d’action pour le cinéma et la télévision. Il est également entraîneur sportif diplômé d’État et maître expert en escrime artistique et de spectacle.L’apprentissage auprès de Claude Carliez et William HobbsLe métier de Michel Carliez est étroitement lié à celui de son père, Claude Carliez, figure majeure de l’escrime de spectacle et de la cascade en France. Il travaille à ses côtés comme assistant avant de développer sa propre activité de coordinateur. Claude Carliez avait lui-même réglé les combats et les cascades de très nombreux films français à partir des années 1950 et présidé l’Académie d’armes de France de 1988 à 2012.Michel Carliez se forme également auprès du chorégraphe de combats britannique William Hobbs. Cette collaboration prend notamment place sur Cyrano de Bergerac, où Carliez est l’assistant de Hobbs. Vincent Perez, qui le rencontre sur ce film, continuera ensuite à travailler régulièrement avec lui pour la préparation de scènes d’escrime.Sa formation ne se limite pas aux armes. Michel Carliez possède également une expérience des arts martiaux et des arts du cirque, tandis que son apprentissage du jeu passe par l’école de théâtre de Raymond Girard. Il développe ainsi les compétences physiques et scéniques nécessaires au travail de cascadeur polyvalent.L’escrime de spectacle comme spécialitéLa maîtrise des combats à l’arme blanche devient l’une des principales spécialités de Michel Carliez. Au théâtre, il intervient comme maître d’armes sur des productions telles que Le Cid en 1984 et Arlequin, serviteur de deux maîtres en 1992. Les Archives du spectacle recensent également son travail sur Hélène en 1996 et Quand vient la nuit en 2004.Au cinéma, cette compétence lui vaut de régler les duels de Le Bossu, réalisé par Philippe de Broca en 1997, avec Daniel Auteuil et Vincent Perez. Il retrouve ensuite Perez pour Fanfan la Tulipe. Dans ces productions, son travail porte à la fois sur la chorégraphie des affrontements et sur l’entraînement des interprètes appelés à manier les armes devant la caméra.Vincent Perez fait encore appel à Michel Carliez pour Une affaire d’honneur, sorti en 2023. Situé à Paris à la fin du XIXe siècle, le film accorde une place centrale aux duels. Carliez y exerce les fonctions de chorégraphe de combats et coordinateur de cascades et règle l’ensemble des scènes d’action.Cascadeur puis coordinateur des scènes d’actionMichel Carliez commence comme cascadeur avant d’assumer progressivement la responsabilité complète des séquences d’action. Son travail comprend la préparation des interprètes, la mise au point des mouvements et l’organisation des conditions permettant de tourner les scènes dangereuses. Cette activité l’amène aussi à diriger des secondes équipes chargées spécifiquement des séquences d’action.Comme cascadeur, il double notamment Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, ainsi que des acteurs travaillant dans des productions internationales tels que Matt Dillon, Harvey Keitel, Guy Pearce et Keanu Reeves. Son parcours compte plus de 250 crédits pour le cinéma et la télévision dans le domaine des cascades.Son activité de coordinateur le conduit à travailler avec des réalisateurs comme Jacques Audiard, Luc Besson, Guillaume Canet et Roman Polanski. Dans Ne le dis à personne, réalisé par Canet en 2006, il assure le travail de cascades, tandis que sa spécialité des combats continue parallèlement d’être sollicitée pour des films historiques et d’aventures.Une présence occasionnelle devant la caméraLe travail physique conduit régulièrement Michel Carliez à apparaître lui-même à l’écran. IMDb lui attribue plus de quarante crédits comme acteur, souvent dans des personnages liés aux scènes qu’il prépare ou coordonne. Il interprète notamment le chevalier de Germontaz dans Angélique en 2013 et Tréville dans le téléfilm Richelieu, la Pourpre et le Sang en 2014.En 2022, Michel Carliez apparaît également dans The Gray Man sous les traits d’un mercenaire. L’année suivante, Une affaire d’honneur lui confie un petit rôle d’assistant escrimeur en plus de ses fonctions de chorégraphe et de coordinateur des combats.La transmission d’une tradition familialeLa filiation avec Claude Carliez demeure un élément concret de la carrière de Michel Carliez. Père et fils ont exercé le même métier de maître d’armes et de coordinateur de cascades, Claude ayant joué un rôle déterminant dans la professionnalisation de cette activité en France. En 2012, ils reçoivent conjointement le Prix Henri-Langlois.Cette transmission se manifeste particulièrement dans l’escrime de spectacle. Sur Une affaire d’honneur, Michel Carliez poursuit encore ce travail de préparation des acteurs et de réglage des duels, plusieurs décennies après ses premières interventions comme maître d’armes pour le théâtre et le cinéma.
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Edwina Carroll · 88 ansEdwina Carroll est une actrice britannique née à Rangoun, en Birmanie britannique. Elle travaille principalement dans le cinéma et la télévision britanniques entre le milieu des années 1950 et le début des années 1970.Des débuts dans le cinéma britanniqueEdwina Carroll apparaît à l'écran dès 1956 dans A Town Like Alice, adaptation du roman de Nevil Shute réalisée par Jack Lee, où elle interprète Fatima. Le film, avec Virginia McKenna et Peter Finch, se déroule en partie pendant l'occupation japonaise de la Malaisie. Trois ans plus tard, elle joue Suni dans Section d'assaut sur le Sittang (Yesterday's Enemy), film de guerre de Val Guest avec Stanley Baker, consacré à une unité britannique engagée en Birmanie pendant la Seconde Guerre mondiale.Les productions britanniques de cette période lui confient régulièrement des personnages asiatiques. En 1960, Edwina Carroll interprète Mrs Marlowe dans Le Monde de Suzie Wong (The World of Suzie Wong), avec William Holden et Nancy Kwan. Elle participe ensuite à Le Narcisse jaune intrigue Scotland Yard (The Devil's Daffodil) en 1961.Une hôtesse de 2001 : l'Odyssée de l'espaceEn 1968, Stanley Kubrick engage Edwina Carroll pour 2001 : l'Odyssée de l'espace. Elle y incarne l'hôtesse de l'Aries-1B, la navette qui transporte le docteur Heywood Floyd jusqu'à la Lune. Elle apparaît dans la séquence du voyage spatial aux côtés d'Ed Bishop, qui joue le commandant de la navette. Le personnage de Carroll figure explicitement sous l'appellation « Aries-1B Stewardess » au générique du film.Cette participation constitue le rôle auquel Edwina Carroll reste le plus souvent associée. Le personnage dispose de peu de dialogues, mais intervient dans l'une des séquences où Kubrick représente les conditions matérielles d'un voyage spatial commercial, notamment les déplacements dans un environnement soumis aux effets de l'apesanteur.Les dernières années à l'écranEdwina Carroll travaille également pour la télévision britannique. En 1963, elle apparaît dans la série policière Sergeant Cork et, en 1969, dans un épisode de Department S, où elle joue une infirmière. L'année suivante, elle participe à UFO, série de science-fiction créée par Gerry et Sylvia Anderson, dans le rôle de Leila Carlin.En 1970, Edwina Carroll interprète Nerda dans la comédie Carry On Up the Jungle, parodie des récits d'aventures exotiques de la série britannique Carry On. Ce film compte parmi ses dernières apparitions recensées à l'écran. Sa carrière connue couvre ainsi essentiellement la période 1956-1970.
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Feodor Chaliapin Jr. · 86 ansFeodor Chaliapin Jr., né le 6 octobre 1905 à Moscou, dans l’Empire russe, et mort le 17 septembre 1992 à Rome, est un acteur russe. Fils du célèbre chanteur d’opéra Fédor Chaliapine et de la ballerine italienne Iola Tornaghi, il quitte la Russie dans sa jeunesse et mène une carrière internationale, d’abord aux États-Unis puis principalement en Italie.Grandir dans l’entourage de Fédor ChaliapineFeodor Chaliapin Jr. est le plus jeune des six enfants nés du mariage de Fédor Chaliapine avec Iola Tornaghi. Il grandit à Moscou dans un environnement où se côtoient artistes et musiciens fréquentés par son père, parmi lesquels Sergueï Rachmaninov et le peintre Constantin Korovine.Après la révolution russe, une partie de la famille quitte le pays. Feodor Chaliapin Jr. gagne Paris avec son père au début des années 1920. Il choisit ensuite de partir pour les États-Unis et s’installe à Hollywood, où il commence à travailler comme acteur. Cette installation lui permet d'exercer un métier différent de celui de son père, dont la carrière internationale de basse avait rendu le nom Chaliapine célèbre bien avant ses propres débuts à l'écran.Hollywood et les personnages russesLes premiers emplois de Feodor Chaliapin Jr. au cinéma restent souvent modestes. Sa connaissance de la langue et de la culture russes lui vaut plusieurs personnages originaires d’Europe orientale dans les productions hollywoodiennes, particulièrement pendant les années de guerre.En 1943, il interprète Kashkin dans Pour qui sonne le glas, adaptation du roman d’Ernest Hemingway réalisée par Sam Wood. Son personnage, combattant républicain russe pendant la guerre d’Espagne, intervient au début de l’histoire auprès de Robert Jordan, joué par Gary Cooper.Après la Seconde Guerre mondiale, Feodor Chaliapin Jr. s’établit à Rome. Il poursuit dès lors sa carrière principalement dans les studios européens et travaille régulièrement dans le cinéma italien. Cette implantation en Italie correspond aussi à ses attaches familiales par sa mère, Iola Tornaghi, née en Italie.Une seconde partie de carrière à RomeInstallé durablement en Italie, Feodor Chaliapin Jr. devient un acteur de caractère sollicité pour son physique imposant et son âge. Ses rôles couvrent des registres très différents. Dans Inferno de Dario Argento, sorti en 1980, il interprète le professeur Arnold, personnage lié au mystère entourant l'immeuble new-yorkais au centre du récit.Rome permet également à Feodor Chaliapin Jr. de retrouver sa mère. Restée pendant plusieurs décennies en Union soviétique, Iola Tornaghi obtient en 1960 l'autorisation de quitter le pays et rejoint son fils en Italie. Elle meurt à Rome en 1964.Jorge de Burgos dans Le Nom de la roseÀ plus de quatre-vingts ans, Feodor Chaliapin Jr. obtient l’un des rôles les plus importants de sa carrière. Jean-Jacques Annaud lui confie Jorge de Burgos dans Le Nom de la rose, sorti en 1986 d’après le roman d’Umberto Eco. Le vieux moine aveugle occupe une place essentielle dans l’enquête menée par Guillaume de Baskerville, interprété par Sean Connery.La stature de Feodor Chaliapin Jr., qui mesurait près de deux mètres, contribue à la présence physique du personnage. Jorge intervient dans les dernières étapes de l’enquête et dans le dénouement consacré au livre dissimulé dans la bibliothèque de l’abbaye. Ce rôle apporte à l’acteur une visibilité internationale nouvelle à un âge où sa carrière comptait déjà plusieurs décennies.Éclair de lune et les dernières annéesL’année suivante, Feodor Chaliapin Jr. apparaît dans Éclair de lune (Moonstruck) de Norman Jewison. Il y interprète le grand-père Castorini, patriarche âgé de la famille italo-américaine autour de laquelle se construit le film, avec Cher et Nicolas Cage. Son personnage, régulièrement accompagné de ses chiens, devient l’un de ses rôles les plus connus auprès du public américain.Cette période lui apporte plusieurs nouveaux personnages de vieillards au cinéma. En 1990, il incarne le père du personnage joué par Robert De Niro dans Stanley & Iris. Il tourne encore l’année suivante dans The Inner Circle, où il interprète le professeur Bartnev.Feodor Chaliapin Jr. meurt à son domicile de Rome le 17 septembre 1992, à l’âge de 86 ans. Il est enterré dans la capitale italienne auprès de sa mère.
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Fernando Chien · 52 ansFernando Chien, né Chien Fu-Nan le 6 octobre 1974 à Taipei, à Taïwan, est un acteur et cascadeur taïwano-canadien.Du Canada aux arts martiauxInstallé au Canada, Fernando Chien s’intéresse au jeu d’acteur et participe à des productions de théâtre musical pendant ses études. Il avait commencé le taekwondo et le karaté dès l’enfance, puis reprend une pratique plus soutenue des arts martiaux dans sa vingtaine, notamment avec le hung-gar à Montréal.En 2002, Fernando Chien s’installe à Los Angeles pour travailler dans le cinéma et la télévision. Il complète alors sa formation martiale par le wushu, le jiu-jitsu brésilien et le muay-thaï. Il étudie notamment auprès de Gokor Chivichyan et de Gene LeBell à la Hayastan MMA Academy, deux figures qui jouent un rôle important dans son entrée dans le milieu professionnel des cascades.Jeu d’acteur et performance physiqueÀ Los Angeles, Fernando Chien partage son activité entre les cascades et l’interprétation. Il rejoint l’équipe de spécialistes Reel Kick et suit parallèlement des cours de comédie, notamment au Lee Strasberg Studio. Cette double compétence lui permet d’occuper régulièrement des rôles faisant appel à son expérience du combat à l’écran.Dans Fast Five en 2011, il joue Wilkes, membre de l’équipe dirigée par Luke Hobbs, incarné par Dwayne Johnson. La même année, Gavin O’Connor lui confie le rôle de Fenroy dans Warrior. Fernando Chien retrouve ensuite O’Connor pour The Accountant en 2016, où il interprète Sorkis et travaille également comme coordinateur des cascades.Peng Wu dans The Last ShipEn 2016, Fernando Chien obtient l’un de ses rôles télévisés les plus importants dans la troisième saison de The Last Ship. Il y interprète Peng Wu, président de la Chine, pendant six épisodes. Le personnage constitue l’un des principaux adversaires de cette saison.Cette participation intervient après plusieurs rôles invités à la télévision, dont Wade Wei dans la websérie The Guild. Plus tard, Fernando Chien tient également des rôles récurrents dans Iron Fist et Hawaii Five-0.Une distinction pour les cascadesLe travail de cascadeur de Fernando Chien lui vaut plusieurs nominations collectives aux Screen Actors Guild Awards. Il figure notamment parmi les membres de l’équipe de cascades de Captain America: Civil War, nommée en 2017 pour la meilleure performance d’ensemble de cascadeurs dans un film.En 2020, il fait partie de l’équipe d’Avengers: Endgame récompensée dans cette même catégorie. Son nom apparaît parmi les cascadeurs distingués pour le film, aux côtés de plusieurs dizaines de spécialistes ayant participé aux séquences d’action.