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Rutanya Alda · 84 ansRutanya Alda, née le 13 octobre 1942 à Riga, en Lettonie, alors occupée par l’Allemagne nazie, est une actrice et autrice américaine d’origine lettone. Elle est notamment connue pour son interprétation d’Angela dans Voyage au bout de l’enfer (1978), de Carol Ann dans Mommie Dearest (1981) et de Dolores Montelli dans Amityville 2 : Le Possédé (1982).Une enfance marquée par la guerre et l’exilRutanya Alda naît dans une famille lettone. Son père, Jānis Skrastiņš, est poète, tandis que sa mère, Vera Ozoliņa, est femme d’affaires. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle quitte la Lettonie avec sa mère, son frère et sa grand-mère. La famille séjourne pendant sept ans dans un camp de personnes déplacées en Allemagne, sous administration alliée.Durant cette période, elle assiste à une représentation théâtrale inspirée d’un conte de fées, expérience qui éveille son intérêt pour le métier d’actrice. La famille émigre ensuite aux États-Unis, où elle réside brièvement à Chicago avant de s’installer à Flagstaff, en Arizona.Rutanya Alda poursuit des études d’économie à la Northern Arizona University, où elle obtient un Bachelor of Science. Elle s’installe ensuite à New York pour étudier l’art dramatique auprès de Barbara Loden, actrice et réalisatrice américaine, et de Paul Mann, professeur d’art dramatique.Les premiers tournages avec Brian De PalmaRutanya Alda commence sa carrière cinématographique à la fin des années 1960 dans les premières réalisations de Brian De Palma. Elle apparaît sous le nom de Ruth Alda dans Greetings (1968), comédie satirique consacrée à trois jeunes New-Yorkais pendant la guerre du Viêt Nam, avec Robert De Niro dans l’un de ses premiers rôles. Elle y interprète Linda, une voleuse à l’étalage.Elle retrouve De Palma et Robert De Niro dans Hi, Mom ! (1970), où elle participe à une séquence de théâtre expérimental intitulée « Be Black Baby ». Cette représentation fictive confronte des spectateurs blancs à une expérience destinée à leur faire ressentir les discriminations raciales subies par les Afro-Américains.Au début des années 1970, Rutanya Alda travaille également avec le réalisateur Robert Altman dans Le Privé (The Long Goodbye, 1973), adaptation du roman de Raymond Chandler. Elle y incarne Rutanya Sweet, l’une des femmes que rencontre le détective Philip Marlowe, interprété par Elliott Gould.Elle participe à la même époque à Pat Garrett et Billy le Kid (Pat Garrett and Billy the Kid, 1973), western réalisé par Sam Peckinpah. Elle y joue Ruthie Lee, dans un récit consacré à l’affrontement entre le shérif Pat Garrett, incarné par James Coburn, et le hors-la-loi Billy the Kid, interprété par Kris Kristofferson.Angela dans Voyage au bout de l’enferEn 1978, Rutanya Alda obtient l’un de ses rôles les plus importants dans Voyage au bout de l’enfer (The Deer Hunter), réalisé par Michael Cimino. Le film suit plusieurs ouvriers d’une communauté industrielle de Pennsylvanie dont l’existence est bouleversée par la guerre du Viêt Nam.Elle interprète Angela, l’épouse de Steven Pushkov, joué par John Savage. Leur mariage, célébré avant le départ de plusieurs jeunes hommes pour la guerre, occupe une place importante dans la première partie du film. Angela est enceinte au moment de la cérémonie. Lorsque Steven revient du Viêt Nam, gravement mutilé, leur relation se trouve profondément affectée par les conséquences du conflit.Le film réunit également Robert De Niro, Christopher Walken et Meryl Streep. Il remporte cinq Oscars en 1979, dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur pour Michael Cimino.Dans Furie (The Fury, 1978), Rutanya Alda retrouve Brian De Palma pour un thriller fantastique consacré à deux jeunes personnes dotées de pouvoirs psychiques. Elle y interprète Kristen, aux côtés de Kirk Douglas et Amy Irving.Carol Ann dans Mommie DearestEn 1981, Rutanya Alda interprète Carol Ann dans Mommie Dearest, drame biographique réalisé par Frank Perry d’après le livre de Christina Crawford, fille adoptive de l’actrice Joan Crawford.Le film met en scène Faye Dunaway dans le rôle de Joan Crawford et raconte les relations conflictuelles de la vedette hollywoodienne avec ses enfants adoptifs. Carol Ann est une employée de maison dévouée à l’actrice, dont elle partage le quotidien et observe les comportements familiaux.Le tournage est marqué par des tensions entre plusieurs membres de l’équipe, notamment autour de Faye Dunaway. Rutanya Alda tient alors un journal personnel dans lequel elle consigne les événements survenus pendant la production, ainsi que ses impressions sur les relations entre les comédiens.À sa sortie, Mommie Dearest reçoit un accueil critique très défavorable, mais acquiert progressivement le statut de film culte, particulièrement auprès du public amateur de cinéma camp. Son interprétation de Carol Ann vaut à Rutanya Alda une nomination au Razzie Award de la pire actrice dans un second rôle en 1982.Le film occupe ensuite une place importante dans ses activités publiques. L’actrice participe à des projections accompagnées de rencontres avec les spectateurs, au cours desquelles elle revient sur son expérience de tournage.Une interprétation remarquée dans le cinéma d’horreurEn 1982, Rutanya Alda tient l’un des rôles principaux d’Amityville 2 : Le Possédé (Amityville II: The Possession), réalisé par Damiano Damiani. Le film raconte l’installation de la famille Montelli dans une maison de Long Island où se produisent des phénomènes surnaturels.Elle incarne Dolores Montelli, mère de famille confrontée à la transformation progressive de son fils Sonny, interprété par Jack Magner, sous l’influence d’une force démoniaque. Le personnage est également victime des violences de son mari Anthony, joué par Burt Young. Le scénario s’inspire librement de l’affaire Ronald DeFeo Jr., responsable du meurtre de six membres de sa famille à Amityville en 1974.Cette prestation lui vaut une nouvelle nomination au Razzie Award de la pire actrice dans un second rôle en 1983, pour la deuxième année consécutive.La même année, elle participe à Girls Nite Out, film d’horreur réalisé par Robert Deubel dans lequel un meurtrier déguisé en mascotte d’équipe universitaire s’attaque à des étudiants. Elle y interprète Barney, membre du personnel de l’établissement.En 2014, Rutanya Alda apparaît dans Late Phases, réalisé par Adrián García Bogliano, film fantastique dans lequel un ancien combattant aveugle, interprété par Nick Damici, découvre qu’une créature attaque les habitants de sa résidence pour personnes âgées. Elle y joue Gloria Baker, l’une des résidentes.La publication de The Mommie Dearest DiaryEn 2015, Rutanya Alda publie The Mommie Dearest Diary: Carol Ann Tells All, ouvrage autobiographique de 166 pages consacré principalement au tournage de Mommie Dearest. Le livre, édité avec la participation de son fils Jeremy Bright, reproduit les souvenirs et les observations qu’elle avait consignés dans son journal pendant la production du film.L’actrice y décrit les conditions de travail sur le plateau, ses rapports avec Faye Dunaway et les relations entre les différents membres de l’équipe. Elle évoque également ses rencontres professionnelles avec plusieurs cinéastes, notamment Brian De Palma et Roman Polanski.La publication accompagne une série de rencontres avec le public autour du film. Rutanya Alda présente notamment des extraits de son journal lors de projections spéciales, dont une organisée au Castro Theatre de San Francisco devant environ 1 500 spectateurs.Son ouvrage revient aussi sur la réception particulière de Mommie Dearest, conçu initialement comme un drame biographique et progressivement adopté comme une œuvre de référence de la culture camp.Une activité théâtrale new-yorkaiseRutanya Alda poursuit son travail sur scène au sein de plusieurs compagnies new-yorkaises. Elle est notamment membre de Primitive Grace, compagnie théâtrale fondée par les acteurs Paul Calderon et David Zayas.Elle participe à une reprise de Murder at the Howard Johnson’s, comédie de Ron Clark et Sam Bobrick présentée au Theatre Row de New York. Elle joue également dans The Fat Man’s Wife, pièce en un acte de Tennessee Williams consacrée à une femme mariée à un producteur de théâtre qui reçoit la visite inattendue d’un jeune dramaturge.Elle prend part à une lecture scénique de More Stars Than There Are in Heaven, de John Guare, lors du Provincetown Tennessee Williams Theater Festival, dans le Massachusetts. Elle participe également à la création new-yorkaise de The Portrait, pièce de Sarah Simon.Membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, Rutanya Alda appartient aussi à l’Actors' Equity Association et à SAG-AFTRA, organisations professionnelles représentant les artistes interprètes américains. Elle est par ailleurs associée à l’Actors Center de New York.
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Susan Blommaert · 79 ansSusan Blommaert est une actrice américaine née le 13 octobre 1947. Elle est principalement connue pour son interprétation de Kathryn Nemec, surnommée « Mr. Kaplan », dans la série Blacklist (The Blacklist), ainsi que pour ses rôles récurrents de magistrates dans plusieurs séries judiciaires américaines.Une formation théâtrale à ChicagoSusan Blommaert commence sa formation d’actrice à Chicago, où elle suit des cours à la St. Nicholas School après avoir exercé plusieurs emplois. Elle découvre le théâtre au début de sa vie adulte et se produit dans des compagnies locales avant de s’installer à New York pour poursuivre sa carrière.Elle fait ses premières apparitions cinématographiques dans les années 1980. Dans Izzy et Sam (Crossing Delancey, 1988), réalisé par Joan Micklin Silver, elle interprète Leslie, dans une comédie romantique située au sein de la communauté juive new-yorkaise. L’année suivante, elle incarne Missy Dandridge dans Simetierre (Pet Sematary), adaptation du roman de Stephen King réalisée par Mary Lambert. Son personnage est la voisine malade de la famille Creed, au centre de ce récit fantastique consacré à la mort et à la résurrection.En 1990, Tim Burton lui confie le rôle de Tinka dans Edward aux mains d’argent (Edward Scissorhands), avec Johnny Depp. Le film raconte l’arrivée d’un jeune homme artificiel, doté de lames à la place des mains, dans une banlieue résidentielle américaine. Susan Blommaert interprète l’une des habitantes de ce quartier, où l’apparition d’Edward suscite une curiosité croissante.Elle participe ensuite à des productions de réalisateurs comme Paul Greengrass, pour lequel elle incarne Jane Folger dans Vol 93 (United 93, 2006), consacré au détournement d’un avion lors des attentats du 11 septembre 2001. Dans Doute (Doubt, 2008), de John Patrick Shanley, elle interprète Mme Carson, aux côtés de Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman. Elle apparaît également dans Inside Llewyn Davis (2013), réalisé par Joel et Ethan Coen.Les personnages de magistrates, une spécialité télévisuelleÀ partir des années 1990, Susan Blommaert incarne régulièrement des juges dans des séries judiciaires américaines. Elle interprète notamment Rebecca Steinman dans New York, police judiciaire (Law & Order), personnage qu’elle reprend dans les séries dérivées New York, unité spéciale (Law & Order: Special Victims Unit) et New York, cour de justice (Law & Order: Trial by Jury).Cette continuité d’un même personnage entre trois productions de la franchise créée par Dick Wolf accompagne le développement d’un univers fictionnel partagé entre plusieurs équipes d’enquêteurs et de magistrats new-yorkais.Dans The Practice : Donnell et Associés (The Practice), créée par David E. Kelley, Susan Blommaert interprète la juge Rudy Fox, qui intervient dans plusieurs affaires défendues par les avocats du cabinet dirigé par Bobby Donnell, incarné par Dylan McDermott. Elle reprend également ce personnage dans un épisode d’Ally McBeal, autre série judiciaire créée par David E. Kelley.Elle joue par ailleurs la juge Barbara Burke dans Associées pour la loi (Family Law), diffusée sur CBS entre 1999 et 2002, puis la juge Hanlon dans Bull, série consacrée à un consultant spécialisé dans la sélection des jurés et la préparation des procès.Mr. Kaplan, un personnage central de BlacklistEn 2013, Susan Blommaert rejoint la distribution de Blacklist (The Blacklist), série policière créée par Jon Bokenkamp et diffusée sur NBC. Elle y interprète Kathryn Nemec, plus connue sous le surnom de « Mr. Kaplan », une collaboratrice de Raymond Reddington, criminel recherché incarné par James Spader.Son personnage est chargé de faire disparaître les corps et les traces compromettantes laissées par les activités criminelles de Reddington. D’abord présentée comme une exécutante particulièrement méthodique, Mr. Kaplan devient progressivement une figure importante de l’intrigue, notamment en raison de ses liens anciens avec Elizabeth Keen, interprétée par Megan Boone.La quatrième saison, diffusée entre 2016 et 2017, développe considérablement son histoire personnelle. Les épisodes révèlent que Kathryn Nemec avait été employée comme nourrice auprès de la jeune Elizabeth par sa mère, Katarina Rostova. Sa volonté de protéger Elizabeth la conduit à entrer en conflit avec Reddington, dont elle entreprend de détruire l’organisation criminelle.Le personnage devient ainsi l’un des principaux adversaires de Reddington au cours de cette saison. Dans les séquences retraçant sa jeunesse, Kathryn Nemec est interprétée par Joanna P. Adler, tandis que Susan Blommaert incarne le personnage à l’époque principale du récit.Initialement engagée pour un rôle relativement limité, l’actrice voit son personnage prendre une importance croissante au fil des épisodes. Elle explique en 2017 avoir découvert une grande partie du passé de Mr. Kaplan lors de la lecture du scénario de l’épisode « Requiem », après plusieurs saisons passées à interpréter le personnage. Elle revient brièvement dans la huitième saison, en 2021.Le maintien d’une activité sur les scènes new-yorkaisesSusan Blommaert poursuit parallèlement son travail théâtral. En 2007, elle participe à la reprise de Grease à Broadway, dans une mise en scène de Kathleen Marshall, où elle interprète Miss Lynch, directrice du lycée Rydell.En 2019, elle rejoint la distribution de Doctor Ride’s American Beach House, pièce de Liza Birkenmeier présentée au théâtre Ars Nova, à New York. L’œuvre se déroule en juin 1983, au moment où l’astronaute Sally Ride s’apprête à devenir la première Américaine à voyager dans l’espace. Elle met en scène des femmes réunies dans une maison de la banlieue de Saint-Louis, dont les conversations abordent notamment les attentes sociales pesant sur leur existence.En 2024, Susan Blommaert interprète tante Bobbi dans Grief Hotel, pièce d’Anna Ouyang Moench produite par la compagnie Clubbed Thumb et présentée au Public Theater de New York. Elle y partage notamment la scène avec Susannah Perkins et Naren Weiss. La pièce s’intéresse aux tensions familiales provoquées par le deuil, à travers les réactions de plusieurs personnages confrontés à la disparition d’un proche.
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Walter Brooke · 71 ansWalter Brooke, né Gustav William Tweer Jr. le 13 octobre 1914 à New York et mort le 20 août 1986 à Los Angeles, en Californie, est un acteur américain de théâtre, de cinéma et de télévision. Il est notamment connu pour son interprétation de M. McGuire dans Le Lauréat (1967), de Mike Nichols, et du procureur Frank Scanlon dans la série Le Frelon vert (1966-1967).Une formation théâtrale entre New York et HollywoodWalter Brooke passe une partie de son enfance à Berlin, où il fréquente pendant cinq ans le lycée Grunewald. Son père exerce le métier de cuisinier et sa mère celui d’infirmière. De retour à New York au milieu des années 1920, il poursuit sa scolarité dans plusieurs établissements avant d’intégrer la DeWitt Clinton High School. À l’âge de seize ans, il commence à suivre des cours d’art dramatique dans cet établissement.Après ses études secondaires, il travaille comme ouvreur au World Theatre de New York, puis dans une entreprise de fabrication de pipes à Long Island. Parallèlement, il se produit au Davenport Theatre, sur la 27e Rue, et participe à des spectacles estivaux dans la région new-yorkaise.Il acquiert une première expérience à Broadway comme figurant et doublure dans une production d’Hamlet mise en scène par John Gielgud. Il rejoint ensuite Hollywood, où il étudie pendant dix-huit mois auprès du metteur en scène Max Reinhardt. Il participe également à une tournée de Roméo et Juliette avec Laurence Olivier et Vivien Leigh. En 1940, il figure dans la distribution de cette pièce à Broadway, où il interprète un officier de la ville.À Los Angeles, Walter Brooke participe à la fondation du Beachwood Studio, placé sous la direction de Vladimir Sokoloff, ancien membre du Théâtre d’art de Moscou. Il signe également un contrat avec Warner Bros., qui lui confie plusieurs petits rôles au début des années 1940.Le théâtre et les premières dramatiques téléviséesAprès la Seconde Guerre mondiale, Walter Brooke reprend son activité théâtrale. Il participe notamment à Two Blind Mice, comédie de Samuel Spewack présentée à Broadway en 1949, dans laquelle il interprète le lieutenant-colonel Robbins. Il joue ensuite Clark Wilson dans Twilight Walk (1951) et le sous-lieutenant Granger dans Seagulls Over Sorrento (1952), pièce consacrée à des marins britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale.En 1957, il apparaît dans Hide and Seek, une comédie de Stanley Mann et Roger MacDougall présentée au Plymouth Theatre de Broadway. Il y interprète Michael, dans une production dont les représentations prennent fin quelques jours après la première.Walter Brooke travaille également pour la télévision américaine dès ses premières années de développement. Entre 1950 et 1952, il interprète Bill Herbert dans One Man’s Family, adaptation télévisée d’un feuilleton radiophonique familial créé par Carlton E. Morse en 1932. Il participe ensuite à Hotel Cosmopolitan, feuilleton diffusé quotidiennement par CBS à partir de 1957.Il retrouve un rôle régulier avec Walter Montgomery dans Paradise Bay (1965), série dramatique de NBC. Son expérience de comédien de théâtre lui permet notamment de participer aux productions télévisées enregistrées en direct, très présentes dans les programmes américains des années 1950.M. McGuire dans Le LauréatEn 1967, Walter Brooke interprète M. McGuire dans Le Lauréat (The Graduate), comédie dramatique réalisée par Mike Nichols, avec Dustin Hoffman, Anne Bancroft et Katharine Ross.Son personnage est un ami des parents de Benjamin Braddock, jeune diplômé incapable de décider de son avenir professionnel. Lors d’une réception familiale, M. McGuire prend Benjamin à part et lui donne un conseil qu’il résume à un seul mot, « Plastics » (« Plastiques »), lui suggérant ainsi de faire carrière dans cette industrie.Cette réplique devient l’une des plus célèbres du film. Elle illustre le décalage entre les ambitions économiques de la génération des parents et les aspirations de Benjamin, qui rejette les perspectives professionnelles qu’on lui propose. La scène participe à la satire des conventions sociales de la classe moyenne américaine développée par Mike Nichols.Le Lauréat remporte l’Oscar du meilleur réalisateur en 1968 et connaît un important succès commercial. Le personnage de M. McGuire demeure l’un des rôles les plus identifiés à Walter Brooke, malgré la brièveté de son apparition.Les personnages d’autorité et la collaboration avec les séries policièresLa carrière de Walter Brooke comprend de nombreuses interprétations de représentants de l’autorité. Il incarne notamment le procureur Frank P. Scanlon dans Le Frelon vert (The Green Hornet), série diffusée sur ABC entre 1966 et 1967. Aux côtés de Van Williams, qui tient le rôle principal, et de Bruce Lee, interprète de Kato, il apparaît dans les 26 épisodes de la série.Son personnage entretient des relations professionnelles avec Britt Reid, directeur du journal Daily Sentinel, qui mène secrètement ses activités de justicier sous l’identité du Frelon vert. La série, créée par William Dozier, s’inspire du personnage radiophonique apparu aux États-Unis en 1936.Walter Brooke incarne également plusieurs magistrats et responsables judiciaires dans des séries américaines. Il interprète notamment le juge Howe dans The Lawyers, segment de la série d’anthologie The Bold Ones, diffusée sur NBC à partir de 1969.Dans L’Incroyable Hulk (The Incredible Hulk), il joue Mark Roberts, rédacteur en chef du journal fictif National Register, employeur du journaliste Jack McGee, interprété par Jack Colvin. Ce dernier poursuit David Banner, incarné par Bill Bixby, dans l’espoir de découvrir l’identité de la mystérieuse créature verte.Il interprète également Clarence Johnson dans La Famille des collines (The Waltons), série familiale située en Virginie pendant la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale.Un engagement dans les organisations professionnelles des acteursAu-delà de ses activités d’interprète, Walter Brooke exerce des responsabilités syndicales au sein de l’American Federation of Television and Radio Artists (AFTRA), organisation représentant les professionnels de la télévision et de la radio américaines. Il siège à sa direction à l’échelon local et national.Il occupe également des fonctions dirigeantes au sein d’Actors' Equity Association, syndicat américain représentant les acteurs et les régisseurs de théâtre. Fondée en 1913, cette organisation intervient notamment dans la négociation des contrats collectifs et la défense des conditions de travail des artistes de scène.En 1986, l’AFTRA organise un hommage à Walter Brooke au Writers Guild Auditorium de Beverly Hills, après sa mort, survenue le 20 août à Los Angeles des suites d’un emphysème. Il était âgé de 71 ans.
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Edward Chapman · 75 ansEdward Chapman, né le 13 octobre 1901 à Harrogate, dans le Yorkshire, et mort le 9 août 1977 à Brighton, dans le Sussex de l’Est, est un acteur britannique de théâtre, de cinéma et de télévision. Il est notamment connu pour ses collaborations avec Alfred Hitchcock au début du cinéma parlant et pour ses rôles comiques aux côtés de Norman Wisdom, avec lequel il tourne cinq films entre 1957 et 1965.Du métier d’employé de banque aux scènes londoniennesAprès avoir quitté l’école, Edward Chapman travaille comme employé de banque avant de commencer sa carrière théâtrale. En juin 1924, il rejoint la compagnie du metteur en scène Ben Greet et interprète Gecko dans Trilby, adaptation du roman de George du Maurier, au Repertory Theatre de Nottingham.Il fait ses débuts sur une scène londonienne en août 1925, au Court Theatre, dans The Farmer’s Wife, pièce d’Eden Phillpotts. Il y interprète le révérend Septimus Tudor. Cette comédie rurale, consacrée à un fermier veuf qui cherche une nouvelle épouse, sera adaptée au cinéma par Alfred Hitchcock en 1928.Au cours des années suivantes, Edward Chapman participe à de nombreuses productions théâtrales. En septembre 1934, il interprète Napoléon Bonaparte dans Napoleon, présenté à l’Embassy Theatre de Londres, avec Margaret Rawlings dans le rôle de Joséphine. Son activité scénique se poursuit parallèlement à ses engagements cinématographiques.Alfred Hitchcock et les débuts du cinéma parlant britanniqueÀ la fin des années 1920, Edward Chapman attire l’attention d’Alfred Hitchcock, qui lui confie l’un des rôles principaux de Junon et le Paon (Juno and the Paycock, 1930), adaptation de la pièce du dramaturge irlandais Seán O’Casey.Le film se déroule à Dublin pendant la guerre civile irlandaise de 1922. Chapman y interprète le capitaine Jack Boyle, un homme désœuvré qui préfère fréquenter les tavernes plutôt que travailler. Son épouse, Junon, incarnée par Sara Allgood, s’efforce de subvenir aux besoins de la famille. L’annonce d’un héritage inattendu bouleverse leur existence et provoque une succession de désillusions.L’acteur retrouve Hitchcock dans Meurtre (Murder !, 1930), film policier dans lequel il incarne Ted Markham, puis dans The Skin Game (1931), adaptation de la pièce de John Galsworthy. Il y interprète Dawker, un agent engagé dans le conflit opposant une famille de propriétaires terriens à un industriel qui souhaite acquérir des terrains voisins.Ces trois collaborations avec Hitchcock, réalisées au moment où le cinéma britannique adopte le parlant, comptent parmi les premiers engagements cinématographiques de Edward Chapman. Elles lui permettent notamment d’aborder le drame familial et le récit policier auprès de comédiens issus de la scène britannique.Une interruption pendant la Seconde Guerre mondialePendant la Seconde Guerre mondiale, Edward Chapman interrompt temporairement sa carrière d’acteur pour servir dans la Royal Air Force. Après sa formation militaire, il est affecté comme officier de renseignement au 129 (Mysore) Squadron, une unité de chasse équipée de Supermarine Spitfire.L’escadrille est notamment stationnée sur les bases de Westhampnett et de Debden, en Angleterre. Elle participe aux opérations aériennes menées contre les forces allemandes, au cours desquelles plusieurs de ses pilotes trouvent la mort.De retour à la vie civile, Edward Chapman reprend son activité cinématographique. Il participe notamment à Il pleut toujours le dimanche (It Always Rains on Sunday, 1947), réalisé par Robert Hamer pour les studios Ealing. Le film, situé dans le quartier populaire de Bethnal Green à Londres, retrace les événements d’une journée au cours de laquelle une ancienne détenue cache un prisonnier évadé.Norman Wisdom et le personnage de M. GrimsdaleLa collaboration avec l’humoriste Norman Wisdom occupe une place importante dans la carrière d’Edward Chapman à partir de la fin des années 1950. Les deux acteurs partagent l’affiche de cinq comédies britanniques, dans lesquelles Chapman interprète généralement un supérieur hiérarchique confronté aux maladresses du personnage de Wisdom.Leur première rencontre à l’écran a lieu dans Just My Luck (1957), réalisé par John Paddy Carstairs. Chapman y joue M. Stoneway, l’employeur de Norman Hackett, un modeste vendeur de bijoux interprété par Wisdom.Dans The Square Peg (1958), également réalisé par Carstairs, Edward Chapman incarne pour la première fois M. Grimsdale, contremaître chargé de superviser le travail du personnage de Norman Pitkin. Lorsque les deux hommes sont mobilisés pendant la Seconde Guerre mondiale, leurs mésaventures se poursuivent au sein de l’armée britannique.Le personnage de Grimsdale réapparaît dans A Stitch in Time (1963), réalisé par Robert Asher. Chapman y retrouve Norman Wisdom dans une comédie dont une grande partie de l’action se déroule dans un hôpital pour enfants. Les tentatives du personnage de Wisdom pour venir en aide aux malades provoquent une succession de catastrophes, au grand désespoir de son supérieur.Leur dernière collaboration intervient dans The Early Bird (1965), premier film en couleurs de Norman Wisdom, toujours sous la direction de Robert Asher. Edward Chapman y interprète Thomas Grimsdale, propriétaire d’une petite entreprise de distribution de lait confrontée à la concurrence d’une grande société. Norman Pitkin, employé comme livreur, multiplie les initiatives pour défendre l’entreprise de son patron.Un engagement dans les institutions professionnelles du spectacleMembre d’Equity, le syndicat britannique des artistes interprètes, Edward Chapman intervient dans une controverse touchant le monde théâtral en 1953.En octobre de cette année-là, l’acteur John Gielgud est arrêté à Londres pour une infraction à la législation britannique réprimant les relations homosexuelles entre hommes. Chapman lance alors une pétition demandant sa démission du syndicat Equity.L’initiative provoque notamment l’opposition de Laurence Olivier, qui refuse de soutenir cette démarche. Gielgud poursuit sa carrière théâtrale et cinématographique malgré le scandale public suscité par son arrestation.Derniers engagements et vie familialeDans les dernières années de son activité, Edward Chapman interprète plusieurs personnages à la télévision britannique. Il apparaît notamment dans The Onedin Line, série dramatique diffusée sur BBC One à partir de 1971 et consacrée à une famille d’armateurs de Liverpool au XIXe siècle.Il y joue M. Callon, personnage présent dans neuf épisodes diffusés entre 1971 et 1972. Cette participation constitue sa dernière prestation d’acteur connue.Sur le plan familial, Edward Chapman épouse Constance Willis Spark en 1931. Leur union se termine par un divorce. Il se remarie en 1968 avec l’actrice Prudence Nesbitt, qui reste son épouse jusqu’à sa mort. Il est également l’oncle du dramaturge et scénariste John Chapman et de l’acteur Paul Chapman.Edward Chapman meurt d’une crise cardiaque le 9 août 1977 à Brighton, à l’âge de 75 ans.
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Sacha Baron Cohen · 55 ansSacha Baron Cohen, de son nom complet Sacha Noam Baron Cohen, est un acteur, humoriste, scénariste et producteur britannique né le 13 octobre 1971 à Hammersmith, dans l’ouest de Londres. Il est notamment connu pour avoir créé les personnages satiriques d’Ali G, Borat et Brüno, dont les interventions reposent sur des rencontres avec des personnes ignorant généralement qu’elles participent à une mise en scène comique. Il a remporté deux Golden Globes du meilleur acteur dans une comédie ou un film musical et obtenu trois nominations aux Oscars.Une formation à Cambridge et les débuts de l’humour satiriqueIssu d’une famille juive britannique, Sacha Baron Cohen grandit dans la banlieue nord de Londres, à proximité de Watford. Sa mère, Daniella Weiser, est née en Israël, tandis que son père, Gerald Baron Cohen, tient un commerce de vêtements pour hommes. Il étudie notamment à la Haberdashers' Aske’s Boys' School, dans le Hertfordshire.Après un séjour en Israël, où il participe aux activités du mouvement de jeunesse juif Habonim Dror, il entre au Christ’s College de l’université de Cambridge. Il y étudie l’histoire et consacre son mémoire de fin d’études au rôle des militants juifs dans le mouvement américain des droits civiques. Il obtient son diplôme en 1993.Durant ses études, Sacha Baron Cohen pratique également le théâtre au sein de compagnies universitaires. Il joue notamment Tevye dans une production de la comédie musicale Un violon sur le toit (Fiddler on the Roof) et participe à des représentations de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.Après l’université, il exerce brièvement le métier de mannequin et présente des émissions sur des chaînes de télévision britanniques. En 1998, il rejoint The 11 O’Clock Show, émission satirique diffusée sur Channel 4, dans laquelle il développe le personnage d’Ali G.Ali G, Borat et Brüno, trois personnages au cœur de son travail comiqueAli G est un jeune Britannique blanc originaire de Staines, dans la banlieue de Londres, qui adopte le langage et les codes vestimentaires du hip-hop américain. Lors d’entretiens avec des personnalités politiques ou des spécialistes, il pose des questions volontairement naïves ou absurdes, souvent sans que ses interlocuteurs connaissent la véritable nature du personnage.En 2000, Sacha Baron Cohen obtient sa propre émission, Da Ali G Show, diffusée sur Channel 4, puis sur HBO aux États-Unis. Il y développe deux autres personnages, Borat Sagdiyev, journaliste kazakh fictif dont les propos ouvertement sexistes et antisémites servent de ressort satirique, et Brüno Gehard, journaliste de mode autrichien homosexuel qui multiplie les interventions provocatrices dans le milieu des célébrités.La série reçoit deux BAFTA Television Awards en 2001, dont celui de la meilleure interprétation comique pour Sacha Baron Cohen. Elle lui permet également de travailler avec Dan Mazer, scénariste et producteur qui devient l’un de ses principaux collaborateurs.En 2002, le personnage d’Ali G fait l’objet d’un premier long métrage, Ali G (Ali G Indahouse), réalisé par Mark Mylod. Le personnage se retrouve impliqué dans la politique britannique après avoir été utilisé par un homme d’État cherchant à nuire à son propre parti.Les entretiens réalisés par Sacha Baron Cohen reposent sur l’improvisation et sur la confrontation entre un personnage fictif et des interlocuteurs réels. Le comédien conserve son identité d’emprunt pendant les tournages afin de susciter des réactions spontanées. Ces procédés provoquent également des controverses, certains participants estimant avoir été trompés sur les intentions des productions.Le succès international de BoratEn 2006, Sacha Baron Cohen retrouve le réalisateur Larry Charles pour Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan (Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan). Le film prend la forme d’un faux documentaire dans lequel le journaliste Borat Sagdiyev traverse les États-Unis pour réaliser un reportage sur la société américaine.Le tournage associe des séquences scénarisées à des rencontres avec des personnes qui ignorent l’identité réelle de l’acteur. Borat adopte des comportements volontairement choquants qui provoquent des réactions permettant d’aborder les préjugés raciaux et religieux dans la société américaine.Le film rapporte plus de 260 millions de dollars dans le monde et vaut à Sacha Baron Cohen le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie ou un film musical en 2007. Il obtient également une nomination à l’Oscar du meilleur scénario adapté, partagée avec ses collaborateurs Anthony Hines, Peter Baynham, Dan Mazer et Todd Phillips.Le personnage de Borat suscite des protestations au Kazakhstan, où les autorités dénoncent initialement la représentation caricaturale du pays. Plusieurs participants au tournage engagent par ailleurs des procédures judiciaires contre les producteurs.Sacha Baron Cohen retrouve ensuite Larry Charles pour Brüno (2009), adaptation cinématographique de son personnage de journaliste de mode autrichien. Le long métrage reprend le principe des rencontres avec des personnes non informées de la dimension parodique des scènes. Le film rapporte environ 139 millions de dollars dans le monde.Des rôles au sein de productions dirigées par Martin Scorsese et Tim BurtonParallèlement à ses créations satiriques, Sacha Baron Cohen interprète des personnages dans des films réalisés par d’autres cinéastes. Il prête notamment sa voix au roi Julien XIII, lémurien exubérant de la franchise d’animation Madagascar, produite par DreamWorks Animation à partir de 2005.En 2007, Tim Burton lui confie le rôle du barbier Adolfo Pirelli dans Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim et Hugh Wheeler. Il partage plusieurs scènes avec Johnny Depp, qui interprète le personnage principal.Dans Hugo Cabret (Hugo, 2011), réalisé par Martin Scorsese, il incarne l’inspecteur de gare Gustave Dasté, chargé de surveiller les enfants errants dans une gare parisienne des années 1930. Le personnage poursuit notamment Hugo, jeune orphelin interprété par Asa Butterfield.Sacha Baron Cohen joue également Monsieur Thénardier dans Les Misérables (2012), adaptation de la comédie musicale de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil réalisée par Tom Hooper. Aux côtés d’Helena Bonham Carter, qui interprète Madame Thénardier, il incarne un aubergiste malhonnête exploitant notamment la jeune Cosette. Les deux acteurs participent à plusieurs numéros musicaux, dont Master of the House.La satire politique et les nouvelles identités fictivesEn 2012, Sacha Baron Cohen crée le personnage de l’amiral-général Aladeen pour The Dictator, comédie réalisée par Larry Charles. Il y interprète le dirigeant autoritaire de la République fictive du Wadiya, qui se rend à New York pour prononcer un discours devant les Nations unies.Le personnage emprunte certains traits aux dictateurs contemporains, notamment Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein. Le film abandonne en grande partie le dispositif de caméra cachée au profit d’une fiction scénarisée, avec Anna Faris et Ben Kingsley parmi les principaux interprètes.En 2018, Sacha Baron Cohen revient à la satire politique fondée sur les entretiens piégés avec la série Who Is America ?, diffusée sur Showtime. Il y incarne plusieurs personnages fictifs, dont Erran Morad, un ancien officier israélien qui propose un programme d’entraînement aux armes pour les jeunes enfants, et Billy Wayne Ruddick Jr., un théoricien du complot qui rencontre notamment le sénateur Bernie Sanders.La série comprend également un entretien avec l’ancien vice-président américain Dick Cheney. Une autre séquence implique Jason Spencer, élu républicain à la Chambre des représentants de Géorgie, qui démissionne quelques jours après la diffusion d’un épisode dans lequel il se livre à des comportements embarrassants face au personnage d’Erran Morad.Who Is America ? obtient trois nominations aux Primetime Emmy Awards en 2019, dont celles de la meilleure série de sketches et de la meilleure réalisation pour une émission de variétés, cette dernière concernant directement Sacha Baron Cohen.L’interprétation de personnalités historiquesEn 2019, Sacha Baron Cohen incarne Eli Cohen, agent des services de renseignement israéliens infiltré en Syrie dans les années 1960, dans la minisérie dramatique The Spy, créée par Gideon Raff et diffusée sur Netflix.La série retrace les activités de l’espion, qui parvient à établir des relations avec plusieurs responsables militaires syriens sous une identité d’emprunt. Il est finalement arrêté et exécuté à Damas en 1965. Sacha Baron Cohen interprète ce personnage sans recourir aux procédés burlesques de ses créations les plus connues. Sa prestation lui vaut une nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans une minisérie ou un téléfilm en 2020.Il incarne ensuite le militant américain Abbie Hoffman dans Les Sept de Chicago (The Trial of the Chicago 7, 2020), film écrit et réalisé par Aaron Sorkin. Le récit revient sur le procès de militants accusés de complot et d’incitation à l’émeute après les manifestations organisées à Chicago pendant la convention nationale démocrate de 1968, dans un contexte de contestation de la guerre du Viêt Nam.Sacha Baron Cohen donne notamment la réplique à Eddie Redmayne, qui interprète Tom Hayden, autre figure de la contestation étudiante américaine. Son interprétation lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2021. La distribution du film reçoit la même année le Screen Actors Guild Award de la meilleure distribution cinématographique.Un second Golden Globe pour BoratEn 2020, Sacha Baron Cohen reprend le personnage de Borat dans Borat, nouvelle mission filmée (Borat Subsequent Moviefilm), réalisé par Jason Woliner. L’intrigue suit le journaliste kazakh retournant aux États-Unis avec sa fille Tutar, interprétée par l’actrice bulgare Maria Bakalova.Tourné notamment pendant la campagne présidentielle américaine de 2020 et la pandémie de Covid-19, le film comprend de nouvelles séquences réalisées avec des interlocuteurs ignorant participer à une comédie. Une scène avec Rudy Giuliani, ancien maire de New York et avocat personnel du président Donald Trump, suscite une importante controverse lors de sa diffusion.Le film remporte le Golden Globe de la meilleure comédie ou du meilleur film musical en 2021, tandis que Sacha Baron Cohen reçoit pour la seconde fois le prix du meilleur acteur dans cette catégorie. Maria Bakalova obtient une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.Le scénario du film vaut également à Sacha Baron Cohen une troisième nomination personnelle aux Oscars, dans la catégorie du meilleur scénario adapté. Lors de la cérémonie de 2021, il est ainsi nommé simultanément pour son travail de scénariste sur Borat, nouvelle mission filmée et pour son interprétation d’Abbie Hoffman dans Les Sept de Chicago.La lutte contre l’antisémitisme et la désinformationEn dehors de ses activités artistiques, Sacha Baron Cohen intervient publiquement contre l’antisémitisme et la diffusion de discours haineux sur Internet. Son intérêt pour ces questions remonte notamment à ses études universitaires sur le mouvement américain des droits civiques.Le 21 novembre 2019, il reçoit l’International Leadership Award de l’Anti-Defamation League (ADL), organisation américaine de lutte contre l’antisémitisme. À cette occasion, il prononce à New York un discours critiquant la responsabilité des grandes plateformes numériques dans la propagation de la désinformation et des discours de haine.Il met particulièrement en cause Facebook et son dirigeant Mark Zuckerberg, auxquels il reproche de privilégier les revenus publicitaires au détriment du contrôle des contenus trompeurs. Il réclame une réglementation plus stricte des réseaux sociaux, notamment en matière de publicité politique.En août 2023, Sacha Baron Cohen participe à Washington aux commémorations du soixantième anniversaire de la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, au cours de laquelle Martin Luther King avait prononcé son célèbre discours « I Have a Dream ». Il intervient aux côtés de membres de la famille King dans le cadre de cet anniversaire.
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Allen Covert · 62 ansAllen Covert, de son nom complet Allen Stephen Covert, est un acteur, humoriste, scénariste et producteur américain né le 13 octobre 1964 à West Palm Beach, en Floride. Il est principalement connu pour sa longue collaboration avec Adam Sandler et pour son rôle principal dans la comédie Crazy Party (Grandma’s Boy, 2006).Des débuts dans le stand-up et la rencontre avec Adam SandlerAllen Covert grandit en Floride, où il est élevé par ses parents, Stephen Covert et Elizabeth Ann Duhy. Il poursuit des études d’art dramatique à l’université de New York (NYU), où il rencontre Adam Sandler. Les deux étudiants appartiennent à la fraternité universitaire Sigma Phi Epsilon et nouent une amitié qui se prolonge dans leur vie professionnelle.Installé à Los Angeles, Allen Covert travaille comme portier à l’Improv, célèbre club de comédie où se produisent de nombreux humoristes américains. Encouragé par des amis à monter sur scène, il commence à pratiquer le stand-up, avant de se produire dans différents établissements.Il fait ses débuts au cinéma dans Going Overboard (1989), réalisé par Valerie Breiman, qui constitue également l’un des premiers rôles d’Adam Sandler sur grand écran. Il y interprète un barman, dans une comédie se déroulant à bord d’un navire de croisière.Une collaboration durable avec Adam SandlerLa relation professionnelle entre Allen Covert et Adam Sandler se développe au cours des années 1990. Dans Happy Gilmore (1996), réalisé par Dennis Dugan, il incarne Otto, un sans-abri engagé comme caddie par le personnage principal, ancien joueur de hockey devenu golfeur.Son rôle de Sammy dans Wedding Singer : Demain on se marie ! (The Wedding Singer, 1998), réalisé par Frank Coraci, lui offre une place plus importante. Il interprète le meilleur ami de Robbie Hart, chanteur de mariages incarné par Adam Sandler. Sammy accompagne notamment Robbie dans ses difficultés sentimentales et ses prestations musicales, dans une comédie située au milieu des années 1980.Allen Covert retrouve ensuite Sandler dans Big Daddy (1999), où il joue Phil D’Amato, l’un des amis du personnage principal. Il interprète également Todd dans Little Nicky (2000), comédie fantastique réalisée par Steven Brill, puis Marty dans Mr. Deeds (2002). Pour ce dernier personnage, il prend environ 27 kilogrammes afin de modifier son apparence physique.Sa participation à Amour et Amnésie (50 First Dates, 2004), réalisé par Peter Segal, donne lieu à l’un de ses personnages comiques les plus reconnaissables. Il y incarne Ten Second Tom, un patient atteint d’un trouble de la mémoire qui oublie les événements au bout d’une dizaine de secondes. Il reprend ce personnage dans une brève apparition au sein de Famille recomposée (Blended, 2014), autre comédie réunissant Adam Sandler et Drew Barrymore.Crazy Party, son principal rôle en tête d’afficheEn 2006, Allen Covert tient le rôle principal de Crazy Party (Grandma’s Boy), comédie réalisée par Nicholaus Goossen et produite par Happy Madison Productions, la société fondée par Adam Sandler.Il interprète Alex, un testeur de jeux vidéo de 35 ans contraint d’emménager chez sa grand-mère après avoir perdu son logement. Le personnage partage alors son quotidien avec deux colocataires âgées et tente de poursuivre son travail dans une entreprise spécialisée dans le développement de jeux vidéo.Allen Covert participe également à l’écriture du scénario avec Barry Wernick et Nick Swardson, qui interprète Jeff, l’un des collègues du protagoniste. La distribution comprend notamment Doris Roberts dans le rôle de la grand-mère Lilly, ainsi que Linda Cardellini et Shirley Knight.Sorti aux États-Unis en janvier 2006, le film rapporte environ 6, 5 millions de dollars au box-office nord-américain. Il rencontre ensuite un public plus important grâce à son exploitation en vidéo et acquiert une réputation de comédie culte auprès des amateurs d’humour décalé.Scénariste et producteur au sein de Happy MadisonAllen Covert participe au développement de nombreuses productions de Happy Madison, société fondée par Adam Sandler en 1999. Son travail dépasse progressivement l’interprétation de personnages comiques, avec des fonctions de scénariste et de producteur.En 2002, il participe à l’écriture du scénario de Huit Nuits de folie (Eight Crazy Nights), film d’animation musical réalisé par Seth Kearsley. Il partage les crédits d’écriture avec Adam Sandler, Brooks Arthur et Brad Isaacs. Le film met en scène Davey Stone, un homme de 33 ans condamné à des travaux d’intérêt général après des troubles à l’ordre public. Covert figure également parmi les producteurs du long métrage.Il cosigne ensuite le scénario de La Revanche des losers (The Benchwarmers, 2006), réalisé par Dennis Dugan, avec Nick Swardson. Cette comédie sportive raconte l’histoire de trois adultes qui forment une équipe de baseball pour affronter des équipes d’adolescents et défendre des enfants victimes de harcèlement.Son activité de production comprend notamment Copains pour toujours (Grown Ups, 2010), réalisé par Dennis Dugan, pour lequel il exerce la fonction de producteur délégué. Il occupe également ce poste sur Hôtel Transylvanie (Hotel Transylvania, 2012), film d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, dans lequel Adam Sandler prête sa voix au comte Dracula.En 2011, Allen Covert est coscénariste et producteur de Bucky Larson : Super Star du X (Bucky Larson: Born to Be a Star), comédie réalisée par Tom Brady et interprétée par Nick Swardson. Le scénario lui vaut, avec Adam Sandler et Nick Swardson, une nomination au Razzie Award du pire scénario en 2012.L’écriture humoristique et l’édition pour la jeunesseLa collaboration d’Allen Covert avec Adam Sandler concerne également l’enregistrement de disques humoristiques. Il participe à l’écriture de sketches et de chansons pour plusieurs albums de l’humoriste, notamment What’s Your Name ?, publié en 1997 chez Warner Bros. Records. Cet album mêle chansons originales et séquences comiques, dans la continuité des spectacles de stand-up qui ont fait connaître Sandler.En dehors de l’industrie cinématographique, Allen Covert est également cofondateur de Cherry Tree Books, maison d’édition spécialisée dans les livres numériques pour enfants. L’entreprise développe des ouvrages illustrés destinés à la lecture sur tablette et sur d’autres supports électroniques.
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Jane Darwell · 87 ansJane Darwell, née Patti Woodard le 15 octobre 1879 à Palmyra, dans le Missouri, et morte le 13 août 1967 à Woodland Hills, en Californie, est une actrice américaine de théâtre, de cinéma et de télévision. Elle a remporté l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 1941 pour son interprétation de Ma Joad dans Les Raisins de la colère (1940), réalisé par John Ford.Une formation artistique et les débuts au cinéma muetFille de William Robert Woodard, président d’une compagnie ferroviaire, et d’Ellen Booth, Jane Darwell grandit dans le Missouri, où sa famille possède un ranch. Elle envisage d’abord de devenir écuyère de cirque, puis cantatrice. Elle reçoit une formation musicale comprenant l’étude du chant et du piano, avant de s’orienter vers l’art dramatique. Elle se perfectionne notamment à Chicago, puis poursuit sa formation théâtrale en Europe, à Londres et à Paris.Sous le pseudonyme de Jane Darwell, elle commence à se produire dans des compagnies théâtrales américaines. Elle débute au cinéma en 1913, à l’époque du muet, et apparaît dans plusieurs productions de la Jesse L. Lasky Feature Play Company, notamment sous la direction de Cecil B. DeMille. En 1915, elle rejoint la compagnie théâtrale de Bert Lytell et Evelyn Vaughan à San Francisco, avant de participer à une tournée qui la conduit jusqu’à Hawaï.Son activité théâtrale se poursuit durant les années 1920. Elle joue notamment à Broadway dans Swords (1921), une pièce de Sidney Howard, et se produit au sein de compagnies itinérantes sur la côte ouest des États-Unis.Après une longue interruption de sa carrière cinématographique, elle revient à l’écran dans Tom Sawyer (1930), réalisé par John Cromwell d’après le roman de Mark Twain. Le développement du cinéma parlant lui ouvre une période d’activité particulièrement soutenue à Hollywood, où elle devient une actrice spécialisée dans les rôles de composition.Une actrice de caractère dans le Hollywood des années 1930La 20th Century Fox emploie régulièrement Jane Darwell, qui interprète des mères de famille, des gouvernantes ou des femmes âgées dans les productions du studio. Sa présence physique et sa voix grave lui permettent d’incarner des personnages d’autorité, parfois autoritaires ou bourrus, mais aussi des figures maternelles protectrices.Elle joue dans cinq films avec Shirley Temple, jeune vedette du cinéma américain des années 1930. Dans Bright Eyes (1934), réalisé par David Butler, elle interprète Mme Higgins, une domestique qui travaille dans la maison où vit la petite Shirley Blake, personnage incarné par Temple. Elle retrouve la jeune actrice dans Le Petit Colonel (The Little Colonel, 1935), réalisé par David Butler, où elle joue la gouvernante Mom Beck.Cette spécialisation ne l’empêche pas d’aborder des personnages moins bienveillants. Dans Craig’s Wife (1936), réalisé par Dorothy Arzner, elle joue Mme Harold, la gouvernante d’une femme obsédée par la respectabilité sociale, incarnée par Rosalind Russell.Elle apparaît également dans Autant en emporte le vent (Gone with the Wind, 1939), de Victor Fleming, où elle interprète Dolly Merriwether, membre de la bonne société d’Atlanta. Elle côtoie ainsi Vivien Leigh et Clark Gable dans l’une des productions les plus importantes de l’histoire du cinéma hollywoodien.Ma Joad dans Les Raisins de la colère, le rôle de la consécrationEn 1940, Jane Darwell interprète Ma Joad dans Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath), adaptation du roman de John Steinbeck réalisée par John Ford. Le film raconte l’exode d’une famille de fermiers de l’Oklahoma, contrainte de quitter ses terres pendant la Grande Dépression pour chercher du travail en Californie.Ma Joad représente la figure centrale de cette famille frappée par la pauvreté. Aux côtés de Henry Fonda, qui incarne son fils Tom, Jane Darwell donne vie à une femme qui s’efforce de préserver les liens familiaux au cours d’un voyage marqué par les épreuves et les désillusions. Dans le dernier monologue du film, Ma Joad affirme sa confiance dans la capacité des gens ordinaires à survivre aux difficultés.Le choix de l’actrice pour ce rôle intervient après une série d’essais auxquels participent de nombreuses comédiennes. John Ford et Henry Fonda soutiennent sa candidature, et sa prestation devient l’un des éléments les plus remarqués du film.Lors de la 13e cérémonie des Oscars, le 27 février 1941, Jane Darwell reçoit l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle est également distinguée par le National Board of Review pour son interprétation. Les Raisins de la colère obtient par ailleurs l’Oscar du meilleur réalisateur pour John Ford.Une collaboration régulière avec John FordAprès Les Raisins de la colère, Jane Darwell retrouve John Ford dans plusieurs productions. Elle interprète notamment Mac, la gouvernante de Wyatt Earp, dans La Poursuite infernale (My Darling Clementine, 1946), western consacré au célèbre affrontement d’O.K. Corral, avec Henry Fonda dans le rôle du marshal.Dans Le Fils du désert (3 Godfathers, 1948), elle joue Miss Florie, une femme qui intervient dans le parcours de trois hors-la-loi chargés de protéger un nouveau-né. Ford lui confie également un rôle dans Le Convoi des braves (Wagon Master, 1950), western suivant la migration d’une communauté de mormons vers l’Ouest américain.Elle participe ensuite à Le Soleil brille pour tout le monde (The Sun Shines Bright, 1953), où elle interprète la veuve de feu Pleasant Woodford. Elle retrouve enfin le réalisateur dans La Dernière Fanfare (The Last Hurrah, 1958), drame politique avec Spencer Tracy consacré à la dernière campagne électorale d’un maire irlando-américain.Jane Darwell tourne ainsi dans six longs métrages réalisés par John Ford, dont plusieurs mettent en scène des communautés confrontées aux transformations sociales de l’histoire américaine.Des personnages à contre-emploiMalgré son association fréquente aux personnages maternels, Jane Darwell interprète également des femmes particulièrement dures. Dans L’Étrange Incident (The Ox-Bow Incident, 1943), western de William A. Wellman avec Henry Fonda, elle joue Ma Grier, une femme qui participe à une expédition punitive organisée contre des hommes accusés de vol de bétail et de meurtre.Le film examine les mécanismes de la justice expéditive et de la violence collective. Ma Grier appartient au groupe qui réclame la pendaison des suspects sans leur accorder de véritable procès. Ce personnage offre à l’actrice un rôle très éloigné de celui de Ma Joad.Dans Femmes en cage (Caged, 1950), réalisé par John Cromwell, elle incarne une surveillante pénitentiaire chargée du quartier d’isolement. Le film, avec Eleanor Parker, décrit les conditions de détention des femmes dans une prison américaine et dénonce les violences institutionnelles auxquelles elles sont exposées.Son travail théâtral se poursuit également pendant cette période. En 1944, elle connaît un succès sur scène dans la comédie Suds in Your Eye, où elle interprète une Irlandaise ayant hérité d’une entreprise de récupération.Un dernier rôle dans Mary PoppinsAu début des années 1960, Jane Darwell réduit considérablement son activité professionnelle. Elle réside alors à la Motion Picture Country Home, maison de retraite californienne destinée aux anciens professionnels de l’industrie cinématographique.En 1964, Walt Disney souhaite lui confier un petit rôle dans Mary Poppins, comédie musicale réalisée par Robert Stevenson avec Julie Andrews et Dick Van Dyke. L’actrice, âgée de 84 ans, refuse initialement cette proposition. Walt Disney lui rend personnellement visite dans sa maison de retraite et parvient à la convaincre de participer au tournage.Elle interprète la dame aux oiseaux (Bird Woman), une vieille femme qui vend des sachets de miettes de pain aux passants sur les marches de la cathédrale Saint-Paul, à Londres. Son personnage apparaît dans la séquence accompagnée de la chanson Feed the Birds, composée par les frères Sherman et interprétée par Julie Andrews. Cette scène constitue la dernière apparition cinématographique de Jane Darwell.Distinctions et dernières annéesLe 8 février 1960, Jane Darwell reçoit une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, au 6735 Hollywood Boulevard, en reconnaissance de sa contribution à l’industrie cinématographique.Au cours de sa carrière, elle apparaît dans plus de deux cents productions cinématographiques et télévisuelles, depuis les premières années du cinéma muet jusqu’au milieu des années 1960. Plusieurs films auxquels elle participe sont inscrits au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, notamment Les Raisins de la colère et L’Étrange Incident.Jane Darwell meurt le 13 août 1967, à l’âge de 87 ans, à la Motion Picture & Television Country House and Hospital, dans le quartier de Woodland Hills à Los Angeles. Elle est inhumée au Forest Lawn Memorial Park de Glendale, en Californie.
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Melinda Dillon · 83 ansMelinda Dillon, née Melinda Ruth Clardy le 13 octobre 1939 à Hope, dans l’Arkansas, et morte le 9 janvier 2023 à Los Angeles, en Californie, est une actrice américaine de théâtre, de cinéma et de télévision. Elle a été nommée à deux reprises à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, pour Rencontres du troisième type (1977) et Absence de malice (1981).Une formation à Chicago et des débuts remarqués à BroadwayMelinda Dillon passe une partie de son enfance dans l’Alabama. Son père étant militaire, elle séjourne également quatre années en Allemagne, où celui-ci est affecté. Elle poursuit ensuite ses études secondaires à Chicago, à la Hyde Park High School, avant de se former à l’art dramatique à la Goodman School of Drama, rattachée à l’Art Institute of Chicago. Elle fréquente également la troupe d’improvisation théâtrale The Second City, fondée en 1959, dont elle devient l’une des premières interprètes.Installée à New York en 1962, elle étudie auprès de Lee Strasberg, professeur d’art dramatique associé à l’Actors Studio et à l’enseignement de la Méthode. Elle fait ses débuts à Broadway le 13 octobre 1962, le jour de son vingt-troisième anniversaire, dans la création de Qui a peur de Virginia Woolf ? (Who’s Afraid of Virginia Woolf ?), pièce d’Edward Albee mise en scène par Alan Schneider.Elle y interprète Honey, jeune épouse de Nick, incarné par George Grizzard, aux côtés d’Uta Hagen et d’Arthur Hill. La pièce, consacrée à une nuit de confrontation entre deux couples, connaît un important succès et remporte le Tony Award de la meilleure pièce en 1963. La prestation de Melinda Dillon lui vaut une nomination au Tony Award de la meilleure actrice dans un second rôle, ainsi qu’un Theatre World Award la même année.La longueur de la pièce et la multiplication des représentations éprouvent profondément la comédienne. Elle quitte la production après plusieurs mois et interrompt temporairement son activité. Elle reprend ensuite le théâtre à Broadway, notamment dans You Know I Can’t Hear You When the Water’s Running, comédie de Robert Anderson créée en 1967, puis dans Paul Sills' Story Theatre, spectacle inspiré de contes traditionnels présenté en 1970.Hal Ashby et Steven Spielberg, deux rencontres déterminantesAprès une première apparition au cinéma dans la comédie romantique The April Fools (1969), réalisée par Stuart Rosenberg, Melinda Dillon obtient un rôle important dans En route pour la gloire (Bound for Glory, 1976), film biographique de Hal Ashby consacré au chanteur folk Woody Guthrie, incarné par David Carradine. Elle y interprète Memphis Sue, une chanteuse rencontrée par le musicien au cours de ses voyages pendant la Grande Dépression.Cette prestation lui apporte une nomination au Golden Globe de la révélation féminine. Hal Ashby recommande ensuite l’actrice à Steven Spielberg, qui prépare Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind, 1977).Dans ce film de science-fiction, Melinda Dillon interprète Jillian Guiler, une mère dont le jeune fils, Barry, est enlevé par des extraterrestres. Elle partage une grande partie de ses scènes avec Richard Dreyfuss, qui incarne Roy Neary, un homme obsédé par une rencontre inexpliquée avec un objet volant non identifié. Les deux personnages se retrouvent au pied de la Devils Tower, dans le Wyoming, lieu choisi pour le contact final entre les humains et les visiteurs extraterrestres.Sorti en novembre 1977, le film rencontre un succès international et reçoit huit nominations aux Oscars. Melinda Dillon est nommée à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, remporté cette année-là par Vanessa Redgrave pour Julia de Fred Zinnemann.Une seconde nomination aux Oscars pour Absence de maliceEn 1981, Melinda Dillon joue Teresa Perrone dans Absence de malice (Absence of Malice), drame réalisé par Sydney Pollack avec Paul Newman et Sally Field. Le film traite des conséquences d’une enquête journalistique fondée sur des informations transmises par la justice.Son personnage, une enseignante catholique, fournit un alibi à Michael Gallagher, homme soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un responsable syndical. Pour prouver l’innocence de son ami, Teresa révèle qu’elle se trouvait avec lui au moment des faits, alors qu’elle venait de subir un avortement. La publication de cette information dans la presse provoque un scandale et conduit le personnage au suicide.Cette interprétation vaut à Melinda Dillon une seconde nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, lors de la cérémonie de 1982. Le prix est attribué à Maureen Stapleton pour Reds, réalisé par Warren Beatty. Elle remporte également le prix de la meilleure actrice dans un second rôle décerné par le Kansas City Film Critics Circle.La popularité d’A Christmas Story et les rôles maternelsEn 1983, Melinda Dillon interprète Mme Parker dans A Christmas Story (Une histoire de Noël), comédie familiale réalisée par Bob Clark et inspirée des récits autobiographiques de l’écrivain et humoriste Jean Shepherd. Située dans une petite ville de l’Indiana pendant les années 1940, l’intrigue suit Ralphie Parker, un garçon de neuf ans qui souhaite recevoir une carabine à air comprimé pour Noël.Aux côtés de Darren McGavin, qui joue son mari, et du jeune Peter Billingsley, Melinda Dillon incarne une mère attentive, confrontée aux disputes de ses enfants et aux extravagances de son époux. Le film acquiert progressivement le statut de classique des fêtes de fin d’année aux États-Unis, notamment grâce à ses rediffusions télévisées. En 2012, il est inscrit au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès, chargé de préserver les films présentant une importance culturelle ou historique pour le patrimoine américain.Elle interprète de nouveau une mère de famille dans Bigfoot et les Henderson (Harry and the Hendersons, 1987), réalisé par William Dear. Elle y joue Nancy Henderson, épouse du personnage incarné par John Lithgow, dont la famille recueille une créature légendaire ressemblant au Bigfoot après un accident sur une route forestière. Cette comédie fantastique obtient l’Oscar des meilleurs maquillages en 1988.Des personnages confrontés aux drames familiauxMelinda Dillon retrouve des rôles dramatiques dans Le Prince des marées (The Prince of Tides, 1991), réalisé par Barbra Streisand d’après le roman de Pat Conroy. Elle y incarne Savannah Wingo, une poétesse hospitalisée à New York après une tentative de suicide. Son frère jumeau Tom, interprété par Nick Nolte, entreprend de raconter leur enfance à sa psychiatre, jouée par Barbra Streisand, afin de l’aider à comprendre les traumatismes familiaux de Savannah.Elle participe également à Magnolia (1999), film choral écrit et réalisé par Paul Thomas Anderson. Elle y joue Rose Gator, épouse de Jimmy Gator, animateur d’une émission de télévision interprété par Philip Baker Hall. Leur fille Claudia, incarnée par Melora Walters, accuse son père de violences sexuelles commises pendant son enfance. Rose découvre progressivement la gravité des accusations formulées contre son mari et finit par le quitter.En 2007, Melinda Dillon apparaît dans À cœur ouvert (Reign Over Me), réalisé par Mike Binder, avec Adam Sandler et Don Cheadle. Elle y interprète Ginger Timpleman, mère de l’épouse et grand-mère des filles d’un homme qui a perdu sa famille lors des attentats du 11 septembre 2001. Ce long métrage constitue sa dernière apparition au cinéma avant sa retraite d’actrice, la même année.Vie personnelle et engagement politiqueEn 1963, Melinda Dillon épouse l’acteur américain Richard Libertini, notamment connu pour ses rôles dans des comédies et pour son travail avec la troupe d’improvisation The Second City. Le couple a un fils, Richard Libertini Jr., avant de divorcer en 1978.Elle participe également à la campagne présidentielle de 1968 du sénateur démocrate Eugene McCarthy, opposant à la guerre du Viêt Nam. McCarthy, candidat à l’investiture démocrate, fait alors de la contestation de l’engagement militaire américain en Asie du Sud-Est l’un des thèmes centraux de sa campagne.Melinda Dillon meurt le 9 janvier 2023, à l’âge de 83 ans, à Los Angeles.
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Alex Ferns · 58 ansAlex Ferns, de son nom complet Alexander Kirk Ferns, est un acteur britannique né le 13 octobre 1968 à Lennoxtown, en Écosse. Il est notamment connu pour son interprétation de Trevor Morgan dans la série télévisée EastEnders et pour son rôle dans la minisérie Chernobyl (2019), qui lui vaut un BAFTA Scotland Award du meilleur acteur de télévision.Une jeunesse en Afrique du Sud et une formation à l’art dramatiqueAîné d’une famille de trois enfants, Alex Ferns quitte l’Écosse à l’âge de onze ans lorsque ses parents s’installent en Afrique du Sud, en 1980. La famille réside à Secunda, où son père travaille comme électricien sur le chantier d’une centrale électrique. Après ses études secondaires, il sert dans les forces armées sud-africaines et participe aux opérations militaires en Angola à la fin des années 1980. Il étudie ensuite l’art dramatique à l’université du Cap.De retour au Royaume-Uni dans les années 1990, Alex Ferns entreprend une carrière de comédien. Il apparaît notamment dans L’Ombre et la Proie (The Ghost and the Darkness, 1996), film d’aventures réalisé par Stephen Hopkins, avec Michael Douglas et Val Kilmer. Le long métrage raconte la traque de deux lions responsables d’attaques mortelles contre les ouvriers d’un chantier ferroviaire au Kenya, à la fin du XIXe siècle.Trevor Morgan dans EastEnders, un personnage particulièrement controverséEn 2000, Alex Ferns rejoint la distribution d’EastEnders, feuilleton télévisé de la BBC consacré aux habitants d’un quartier fictif de l’est de Londres. Il y interprète Trevor Morgan, époux violent de Little Mo Morgan, jouée par Kacey Ainsworth. Leur relation constitue l’une des principales intrigues dramatiques de la série entre 2000 et 2002.Le personnage de Trevor exerce sur son épouse des violences physiques et psychologiques, avant de mourir dans l’incendie de la maison où il se trouve, lors d’un épisode diffusé en 2002. Cette intrigue consacrée aux violences conjugales suscite de nombreuses réactions parmi les téléspectateurs britanniques. La personnalité de Trevor Morgan devient particulièrement impopulaire, au point qu’une enquête réalisée en 2002 par le magazine What’s On TV le désigne comme le personnage de feuilleton le plus détesté du Royaume-Uni.L’interprétation d’Alex Ferns reçoit également plusieurs distinctions. Aux British Soap Awards de 2002, il remporte les prix du meilleur nouvel acteur et du meilleur méchant. Il obtient aussi des récompenses aux Inside Soap Awards et aux TV Quick and TV Choice Awards. Cette reconnaissance lui apporte une importante notoriété auprès du public britannique.Un acteur engagé dans le théâtre britanniqueParallèlement à son travail devant les caméras, Alex Ferns poursuit une activité théâtrale. En 2004, il joue dans I.D., pièce d’Antony Sher présentée à l’Almeida Theatre de Londres. L’œuvre revient sur l’assassinat, en 1966, du Premier ministre sud-africain Hendrik Verwoerd par Dimitri Tsafendas, un homme souffrant de troubles psychiatriques. Ferns interprète Lintwurm, un ténia imaginaire qui hante le personnage de Tsafendas, joué par Antony Sher. Cette prestation lui vaut une nomination aux Whatsonstage.com Theatregoers' Choice Awards dans la catégorie du meilleur second rôle masculin.La même année, il partage l’affiche avec Ben Cross dans Coyote on a Fence, pièce de Bruce Graham présentée au Royal Exchange Theatre de Manchester puis au Duchess Theatre de Londres. Il y incarne Bobby Reyburn, un détenu condamné à mort pour un crime raciste, confronté à un autre prisonnier, John Brennan, qui rédige des notices nécrologiques consacrées aux condamnés.En 2011, il tient le rôle principal de The Hard Man, pièce écrite par Tom McGrath et Jimmy Boyle, reprise dans une mise en scène de Phillip Breen. Il y interprète Johnny Byrne, personnage inspiré de Jimmy Boyle, criminel écossais condamné pour meurtre, dont l’histoire a nourri cette œuvre consacrée à la violence et à l’univers carcéral. La production est notamment présentée au King’s Theatre d’Édimbourg.Deux ans plus tard, Alex Ferns interprète Lee dans True West (L’Ouest, le vrai), pièce de Sam Shepard montée au Citizens Theatre de Glasgow. Il y joue l’un des deux frères dont les retrouvailles provoquent une confrontation de plus en plus violente.Une récompense pour ChernobylEn 2019, Alex Ferns interprète Andreï Gloukhov dans Chernobyl, minisérie historique créée par Craig Mazin et réalisée par Johan Renck. La production retrace la catastrophe nucléaire survenue en Ukraine soviétique le 26 avril 1986 et les efforts entrepris pour en limiter les conséquences.Son personnage dirige un groupe de mineurs soviétiques mobilisés pour creuser un tunnel sous le réacteur accidenté, afin de permettre l’installation d’un dispositif destiné à empêcher la contamination du sous-sol. Il donne notamment la réplique à Jared Harris, qui incarne le scientifique Valeri Legassov, et à Stellan Skarsgård, interprète du responsable politique Boris Chtcherbina.Cette prestation lui vaut le BAFTA Scotland Award du meilleur acteur de télévision en 2019, face à Ncuti Gatwa, nommé pour Sex Education, et Richard Madden, nommé pour Bodyguard.Une collaboration avec les grandes productions internationalesDans The Batman (2022), réalisé par Matt Reeves, Alex Ferns interprète Pete Savage, commissaire de police de Gotham City, qui fait partie des personnalités visées par le mystérieux tueur connu sous le nom de Riddler. Il partage notamment l’écran avec Robert Pattinson, interprète de Batman, et Jeffrey Wright, qui incarne le lieutenant James Gordon.Il joue également le sergent Linus Mosk dans Andor (2022), série créée par Tony Gilroy dans l’univers de Star Wars. Son personnage appartient aux forces de sécurité de l’entreprise Preox-Morlana et accompagne Syril Karn, interprété par Kyle Soller, dans les opérations destinées à arrêter Cassian Andor, incarné par Diego Luna.En 2024, Alex Ferns interprète Mikael, un officier militaire, dans Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, réalisé par Adam Wingard. Il participe également à la série britannique Nightsleeper, thriller créé par Nick Leather et consacré au détournement informatique d’un train reliant Glasgow à Londres.
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Jason Friedberg · 55 ansJason Friedberg est un scénariste, réalisateur et producteur de cinéma américain né à Newark, dans le New Jersey. Il est principalement connu pour sa collaboration avec le cinéaste canadien Aaron Seltzer, avec lequel il a écrit et réalisé plusieurs comédies parodiques consacrées aux succès du cinéma américain.Une formation universitaire et la rencontre avec Aaron SeltzerFils du réalisateur et producteur Rick Friedberg, Jason Friedberg grandit à Paterson, dans le New Jersey. Il étudie l’histoire à l’université de Californie à Santa Barbara, où il rencontre Aaron Seltzer, étudiant en histoire de l’art. Leur intérêt commun pour le cinéma, particulièrement pour la comédie, les rapproche. Pendant leur dernière année universitaire, ils suivent un cours consacré à l’œuvre de Martin Scorsese, qui contribue à leur décision de travailler dans l’industrie cinématographique.Les deux hommes commencent à écrire des scénarios tout en exerçant diverses activités commerciales à Los Angeles. Ils vendent notamment des tee-shirts de leur fabrication et créent un service de livraison de repas. Ils travaillent également dans le commerce de chaussures, activité professionnelle de la famille de Seltzer.Leur première collaboration portée à l’écran doit beaucoup à Rick Friedberg. Après avoir réalisé une vidéo humoristique sur le golf avec Leslie Nielsen, Leslie Nielsen’s Bad Golf Made Easier (1993), celui-ci présente à l’acteur un scénario parodique écrit par son fils et Aaron Seltzer. Nielsen accepte le projet, qui devient Agent zéro zéro (Spy Hard, 1996), réalisé par Rick Friedberg. L’acteur y reprend les codes du cinéma d’espionnage, particulièrement ceux de la série des James Bond.Le succès de Scary MovieLe tandem poursuit son travail de scénariste avec une comédie parodiant les films d’horreur pour adolescents, notamment Scream de Wes Craven. Le projet contribue à la création de Scary Movie (2000), réalisé par Keenen Ivory Wayans, dont le scénario est crédité à Jason Friedberg, Aaron Seltzer et plusieurs autres auteurs, parmi lesquels les frères Shawn et Marlon Wayans.Sorti en juillet 2000, Scary Movie rencontre un important succès commercial, avec près de 278 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget d’environ 19 millions. Le film donne naissance à une franchise de comédies parodiques, même si Jason Friedberg et Aaron Seltzer ne participent pas à l’écriture de ses suites.Les deux auteurs poursuivent parallèlement la vente et le développement de scénarios à Hollywood. Ils travaillent notamment sur une adaptation du roman de Christopher Buckley Little Green Men, satire politique consacrée aux manipulations médiatiques entourant les observations d’ovnis. Leur collaboration avec le producteur Peter Safran se développe autour de projets cinématographiques qui précèdent leur passage à la réalisation.Un cinéma fondé sur le détournement des succès populairesEn 2006, Jason Friedberg et Aaron Seltzer réalisent ensemble leur premier long métrage, Sexy Movie (Date Movie), produit notamment par Peter Safran. Le film détourne les conventions de la comédie romantique américaine à travers une intrigue construite autour des personnages interprétés par Alyson Hannigan et Adam Campbell. Distribué par la 20th Century Fox, il rapporte plus de 84 millions de dollars dans le monde pour un budget d’environ 20 millions.Les deux réalisateurs adoptent ensuite une formule qui associe une intrigue principale inspirée d’un succès cinématographique à de nombreuses références à d’autres films contemporains. Spartatouille (Meet the Spartans, 2008) parodie ainsi 300, le péplum de Zack Snyder, en mêlant aux situations antiques des allusions à la télévision américaine et aux célébrités de l’époque.Leur écriture privilégie les gags visuels, les caricatures de personnages célèbres et les références immédiatement reconnaissables. Dans Mords-moi sans hésitation (Vampires Suck, 2010), la série Twilight constitue la principale cible de la parodie. Les personnages et les situations romantiques imaginés par Stephenie Meyer y sont détournés à travers des scènes burlesques.La collaboration entre Jason Friedberg et Aaron Seltzer comprend également Best Night Ever (2013), comédie consacrée à un enterrement de vie de jeune fille à Las Vegas. Ce film abandonne les références systématiques aux grandes productions hollywoodiennes au profit d’une intrigue construite autour d’une soirée qui tourne mal.Une réception critique particulièrement défavorableLes films réalisés par Jason Friedberg et Aaron Seltzer reçoivent régulièrement des critiques négatives. Leur recours aux références à la culture populaire, aux plaisanteries scatologiques et aux détournements de films récents suscite notamment des reproches portant sur la construction des scénarios et la répétition des procédés comiques.En 2008, le quotidien britannique The Times classe Disaster Movie et Spartatouille parmi les films les plus mal accueillis de l’année. Les deux réalisateurs obtiennent plusieurs nominations aux Golden Raspberry Awards, récompenses satiriques distinguant les productions cinématographiques jugées les moins réussies.Lors de la 29e cérémonie des Razzie Awards, en 2009, Jason Friedberg et Aaron Seltzer sont nommés conjointement dans les catégories du pire réalisateur et du pire scénario pour Disaster Movie et Spartatouille. Les deux longs métrages concourent également pour le prix du pire film. Le réalisateur Uwe Boll remporte finalement la récompense du pire réalisateur, tandis que The Love Guru, avec Mike Myers, reçoit celle du pire film.En 2011, Mords-moi sans hésitation leur vaut de nouvelles nominations, notamment pour la réalisation et le scénario. Le film recueille un peu plus de 80 millions de dollars de recettes mondiales, malgré son accueil critique défavorable.