Film Index
Une base de données du cinéma : 14 249 films et 389 191 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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David Bamber · 72 ansDavid Bamber est né le 19 septembre 1954 à Walkden, une ville du Grand Manchester en Angleterre. Il est de nationalité britannique. Diplômé de la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA), David Bamber s'est construit une carrière solide, souvent en retrait des projecteurs, mais toujours avec un sens aigu du détail et une finesse d’interprétation qui le rendent immédiatement reconnaissable dans les rôles de second plan.Une formation classique pour un acteur de compositionLa formation de David Bamber à la RADA n’est pas anodine, puisque cette institution a formé plusieurs générations d’acteurs britanniques reconnus. Son passage par cette école prestigieuse lui a permis de développer une approche très précise du jeu, avec une attention particulière à la diction, à la posture et à la construction de personnages nuancés. C’est ce qui explique sans doute pourquoi David Bamber a souvent été choisi pour incarner des rôles historiques ou de notables un peu raides, parfois antipathiques, mais jamais caricaturaux.Très tôt dans sa carrière, il se distingue sur les planches, notamment dans des pièces classiques britanniques. Son jeu est alors salué pour sa retenue et son intelligence, deux qualités qui deviendront une sorte de marque de fabrique.David Bamber dans les rôles secondaires… mais essentielsMême s’il n’a jamais été une tête d’affiche au sens hollywoodien du terme, David Bamber a participé à un nombre impressionnant de productions, aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Son rôle le plus connu du grand public reste sans doute celui de Mr. Collins dans l’adaptation de Pride and Prejudice de 1995 par la BBC, face à Colin Firth et Jennifer Ehle. Dans ce rôle de clergyman obséquieux et prétentieux, il parvient à être à la fois comique et pathétique, ce qui résume assez bien son talent pour les personnages ambigus.Il apparaît également dans Valkyrie de Bryan Singer, où il incarne Adolf Hitler, un rôle délicat, certes bref, mais exécuté avec une sobriété glaçante. Ce genre de rôle historique exige une rigueur presque documentaire, et c’est un terrain où David Bamber semble toujours à l’aise.On le retrouve également dans des séries cultes du petit écran britannique comme Rome, où il incarne Cicéron, toujours avec cette capacité à rendre vivants et crédibles des personnages complexes, parfois tirés directement des pages de l’Histoire.Une figure du théâtre britannique et une voix familièreEn parallèle de ses apparitions à l’écran, David Bamber n’a jamais quitté le théâtre, qu’il considère comme un espace de création fondamental. Il a joué dans de nombreuses pièces du répertoire classique, en particulier Shakespeare, mais aussi dans des créations plus contemporaines. Sa voix grave et posée en a également fait un choix fréquent pour les livres audio, les dramatiques radiophoniques de la BBC ou encore les doublages de documentaires historiques.Si l’on ajoute à cela un certain goût pour la discrétion dans les médias, on comprend pourquoi David Bamber n’est pas une figure surexposée. Mais cette relative discrétion n’a jamais été un frein à son respect dans le métier, bien au contraire.Un acteur respecté et un pilier des productions britanniquesÀ l’image de nombreux acteurs britanniques de sa génération, David Bamber a préféré une carrière fondée sur la constance et la qualité plutôt que sur la notoriété immédiate. Il incarne ce que l’on pourrait appeler une forme d’élégance professionnelle : jamais dans la démonstration, toujours dans la justesse.Marié à l’actrice Julia Swift, David Bamber est également le père de Theo Bamber, qui suit les traces familiales dans le monde du théâtre. Comme quoi, le talent peut aussi se transmettre discrètement, sans effets d’annonce.Dans un paysage où la notoriété peut souvent prendre le pas sur le métier lui-même, David Bamber représente une autre voie, plus silencieuse, mais tout aussi essentielle. Le genre de présence qui, sans jamais voler la vedette, parvient à l’élever.
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Patxi Bisquert · 74 ansPatxi Bisquert, de son nom complet Patxi Manterola Bisquert, né le 19 septembre 1952 à Zizurkil, dans la province de Gipuzkoa, est un acteur, scénariste et réalisateur espagnol. Il est notamment connu pour son interprétation du rôle-titre dans Tasio de Montxo Armendáriz.Du monde ouvrier au cinémaÉlevé dans un environnement rural basque, Patxi Bisquert commence à travailler à quatorze ans dans une usine métallurgique. Installé ensuite à Vitoria-Gasteiz, il participe aux mouvements syndicaux et milite au sein d’ETA politico-militaire. Arrêté en 1972, il passe trois années en prison et participe ensuite à l’organisation de l’évasion de la prison de Ségovie en 1976.Cette expérience personnelle joue un rôle direct dans son entrée au cinéma. Lorsque Imanol Uribe prépare La fuga de Segovia, consacré à l’évasion de militants d’ETA détenus dans cette prison, le réalisateur et le producteur Ángel Amigo souhaitent associer au projet plusieurs personnes ayant participé aux événements. Patxi Bisquert, qui n’avait jusque-là aucune expérience professionnelle de comédien, obtient ainsi l’un des rôles du film, sorti en 1981.Il poursuit ensuite son activité d’acteur auprès de cinéastes du Pays basque et du cinéma espagnol. Alfonso Ungría le dirige dans La conquista de Albania, puis Pedro Olea lui confie le rôle d’Unai dans Akelarre.Tasio et la reconnaissanceEn 1984, Patxi Bisquert obtient le rôle principal de Tasio, premier long métrage de fiction de Montxo Armendáriz. Il y interprète à l’âge adulte un charbonnier vivant dans la vallée navarraise d’Urbasa, personnage inspiré d’un homme que le réalisateur avait rencontré lors d’un précédent travail documentaire.Cette prestation lui vaut le prix de la meilleure interprétation masculine au Festival de Tenerife en 1984, puis le prix du meilleur acteur au Festival du cinéma espagnol de Bordeaux en 1985.La même période lui apporte une importante visibilité à la télévision espagnole grâce à Segunda enseñanza, où il incarne le prêtre Rodri. Bisquert devient alors l’un des acteurs les plus identifiés au renouvellement du cinéma basque des années 1980, aux côtés de Xabier Elorriaga et d’Imanol Arias.Une présence régulière dans le cinéma basquePlusieurs réalisateurs basques font de nouveau appel à Patxi Bisquert après Tasio. Alfonso Ungría lui confie le rôle principal d’Ehun metro, adaptation de l’œuvre de Ramon Saizarbitoria dans laquelle il joue un militant d’ETA poursuivi dans la vieille ville de Saint-Sébastien. Il tient également un rôle central dans El amor de ahora d’Ernesto del Río, consacré à un ancien membre d’ETA bénéficiant des mesures de réinsertion.En 1987, il participe à Kareletik d’Anjel Lertxundi, l’un des longs métrages tournés en langue basque durant cette période. Carlos Saura le dirige ensuite dans El Dorado, consacré à l’expédition de Pedro de Ursúa et Lope de Aguirre en Amérique du Sud.À partir des années 1990, ses apparitions deviennent moins fréquentes. Il retrouve toutefois Montxo Armendáriz dans Silencio roto en 2001. En 2009, Daniel Monzón lui confie dans Celda 211 le rôle de Jon Arteaga, dit « Potolo », prisonnier membre d’ETA pris dans la mutinerie qui structure le récit.Le passage à la réalisation avec Ombuaren itzalaAprès plusieurs décennies comme acteur, Patxi Bisquert signe son premier long métrage comme réalisateur avec Ombuaren itzala. Il en écrit également le scénario et en assure la production. Le film est consacré à Pello Mari Otaño, poète et bertsolari né comme lui à Zizurkil, qui émigra à plusieurs reprises en Argentine à la fin du XIXe siècle.Le tournage se déroule en Gipuzkoa, en Navarre et en Argentine entre 2023 et 2024. Joseba Usabiaga interprète Otaño et Sara Cózar joue Madalen Alberdi. Le projet est produit par Eguzki Art Zinema avec la participation de nombreuses collectivités et associations du Pays basque.Ombuaren itzala est présenté à Zizurkil le 30 novembre 2024 avant de circuler dans plusieurs dizaines de localités basques. En septembre 2025, il est sélectionné dans la section Zinemira du Festival international du film de Saint-Sébastien, où il connaît sa première présentation internationale.
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Alessandro Borghi · 40 ansAlessandro Borghi, né le 19 septembre 1986 à Rome, est un acteur italien. Il commence à travailler sur les plateaux comme cascadeur avant de se consacrer à l’interprétation. Il reçoit en 2019 le David di Donatello du meilleur acteur pour Sur ma peau (Sulla mia pelle).Des cascades aux premiers rôlesOriginaire de Rome, Alessandro Borghi entre dans le milieu du cinéma en 2005 comme cascadeur. Il exerce cette activité pendant plusieurs années et participe notamment à des productions télévisées italiennes. Il abandonne ensuite les cascades pour se consacrer au métier d’acteur.Ses premiers emplois sont principalement des apparitions dans des séries et des téléfilms. Sa carrière prend une nouvelle dimension au milieu des années 2010. Claudio Caligari lui confie dans Mauvaise Graine (Non essere cattivo) le rôle de Vittorio, jeune homme vivant dans la périphérie romaine des années 1990. Luca Marinelli interprète son ami Cesare. Le film, dernier long métrage de Caligari, est présenté hors compétition à la Mostra de Venise en 2015 et choisi par l’Italie pour concourir à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Borghi obtient pour ce rôle sa première nomination au David di Donatello du meilleur acteur.La même année, Stefano Sollima le dirige dans Suburra. Alessandro Borghi y incarne Aureliano Adami, dit « Numero 8 », membre d’une famille criminelle d’Ostie impliqué dans les luttes de pouvoir qui structurent le récit. Le personnage contribue fortement à sa notoriété en Italie. Il retrouve l’univers de Suburra dans la série produite pour Netflix, où il reprend Aureliano pendant les trois premières saisons.Une reconnaissance dans le cinéma italienLes années qui suivent apportent à Alessandro Borghi plusieurs distinctions. Pour Fortunata de Sergio Castellitto et Il più grande sogno de Michele Vannucci, il reçoit en 2017 le Nastro d’Argento du meilleur acteur dans un second rôle. La même année, la Mostra de Venise lui confie la présentation des cérémonies d’ouverture et de clôture de sa 74e édition.Ferzan Özpetek lui donne ensuite l’un des rôles principaux de Naples voilée (Napoli velata). Son interprétation lui apporte une nouvelle nomination au David di Donatello, cette fois comme meilleur acteur. Le nombre de nominations reçues au cours de cette période témoigne de sa présence régulière parmi les interprètes distingués par l’Académie du cinéma italien.Sa collaboration avec Luca Marinelli se poursuit plusieurs années après Mauvaise Graine. Dans Les Huit Montagnes (Le otto montagne), adaptation du roman de Paolo Cognetti réalisée par Felix Van Groeningen et Charlotte Vandermeersch, Borghi incarne Bruno, un homme profondément attaché à son village des Alpes. Marinelli joue Pietro, son ami d’enfance. Présenté en compétition au Festival de Cannes en 2022, le film reçoit le Prix du Jury ex æquo avec EO de Jerzy Skolimowski.Stefano Cucchi et le David di DonatelloEn 2018, Alessandro Borghi interprète Stefano Cucchi dans Sur ma peau, réalisé par Alessio Cremonini. Le film retrace les derniers jours du jeune Romain, mort le 22 octobre 2009 après son arrestation. Il ouvre la section Orizzonti de la 75e Mostra de Venise.La préparation physique du rôle est particulièrement importante. Borghi perd 18 kilogrammes en moins de trois mois afin de se rapprocher de l’apparence de Cucchi pendant ses derniers jours. Il rencontre également sa famille et travaille à partir des éléments documentés concernant la période comprise entre son arrestation et sa mort.Cette interprétation lui vaut en 2019 le David di Donatello du meilleur acteur, première victoire de sa carrière à cette récompense après plusieurs nominations. L’Académie du cinéma italien lui attribue officiellement le prix pour Sulla mia pelle.Des personnages réels aux transformations physiquesLe travail sur Stefano Cucchi précède d’autres rôles dans lesquels Alessandro Borghi incarne des personnalités ayant réellement existé. Dans la minisérie Supersex, créée par Francesca Manieri et diffusée en 2024, il interprète Rocco Siffredi à l’âge adulte. Saul Nanni joue le même personnage dans sa jeunesse.La série en sept épisodes s’inspire de la vie du célèbre acteur pornographique italien, depuis son enfance dans les Abruzzes jusqu’à sa carrière internationale. Borghi partage notamment l’écran avec Jasmine Trinca, qui interprète Lucia, et Adriano Giannini dans le rôle de Tommaso.Dans sa vie privée, Alessandro Borghi partage sa vie avec Irene Forti. Le couple a un fils, Heima, né en avril 2023.
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Jean-Jacques Bouhon · 70 ansJean-Jacques Bouhon, de son nom complet Jean Jacques Frédéric Ralph Bouhon, né le 19 septembre 1947 à Paris et mort le 27 septembre 2017 dans la même ville, est un directeur de la photographie français. Il a également exercé d’importantes responsabilités professionnelles au sein de l’Association française des directeurs de la photographie cinématographique (AFC) et dans l’enseignement à La Fémis.Du cadre à la direction de la photographieFormé à l’image cinématographique, Jean-Jacques Bouhon commence sa carrière comme opérateur de prise de vues. Il travaille notamment comme cadreur sur Trois hommes et un couffin de Coline Serreau en 1985. L’AFC retiendra précisément ce travail parmi les étapes marquantes de son parcours.Il devient ensuite directeur de la photographie sur de nombreux longs métrages et productions pour la télévision. À la fin des années 1980, il photographie La Soule de Michel Sibra. En 1991, il signe l’image de Lune froide, premier long métrage réalisé par Patrick Bouchitey.Son activité ne se limite pas à la fiction destinée aux salles. Jean-Jacques Bouhon photographie également une dizaine de fictions télévisées ainsi qu’une vingtaine de documentaires. Parmi ces derniers figurent plusieurs films de Pierre-Oscar Lévy consacrés à la grotte Chauvet au début des années 2000.Des collaborations avec des cinéastes français et africainsAu milieu des années 1990, Jean-Jacques Bouhon travaille avec le réalisateur malien Souleymane Cissé sur Waati, présenté en compétition au Festival de Cannes en 1995. La même période le voit collaborer avec Thomas Gilou sur Raï, sorti en 1995.Il retrouve Thomas Gilou pour La Vérité si je mens !, sorti en 1997, dont il assure la direction de la photographie. Ce film constitue l’un de ses travaux les plus visibles auprès du grand public français et figure parmi ceux que l’AFC cite dans son hommage publié après sa mort.Son travail s’inscrit aussi dans des coproductions internationales. En 2002, Jean-Jacques Bouhon photographie Madame Brouette du réalisateur sénégalais Moussa Sène Absa. Le film est présenté en compétition à la Berlinale de 2003.Pour Les Choristes de Christophe Barratier, sorti en 2004, la photographie est assurée conjointement par Jean-Jacques Bouhon, Dominique Gentil et Carlo Varini. Bouhon intervient également comme opérateur de caméra supplémentaire sur le tournage.L’AFC et la représentation des directeurs de la photographieJean-Jacques Bouhon joue un rôle important au sein de l’Association française des directeurs de la photographie cinématographique, dont il est l’un des fondateurs et qu’il préside pendant plusieurs années. Son activité au sein de l’association porte notamment sur la reconnaissance du métier de directeur de la photographie et sur les échanges professionnels autour des techniques de l’image.En 2007, il choisit de ne pas solliciter un nouveau mandat de président et soutient la candidature de Rémy Chevrin pour lui succéder. Dans son dernier éditorial comme président, il confirme cependant son intention de continuer à participer aux activités de l’AFC.Il travaille également avec la Commission supérieure technique de l’image et du son (CST). À sa disparition, l’AFC souligne son implication durable dans ces différentes structures professionnelles, parallèlement à son activité de directeur de la photographie.La transmission à La FémisL’enseignement occupe une place importante dans le parcours de Jean-Jacques Bouhon. À La Fémis, il dirige puis codirige le département Image, chargé de former les futurs directeurs de la photographie et professionnels de la caméra. En 2006, l’école le mentionne notamment comme codirecteur de ce département lorsqu’il préside un jury du concours d’entrée.Son activité pédagogique se poursuit pendant de nombreuses années. En 2014, Jean-Jacques Bouhon présente encore le département Image lors de la journée portes ouvertes de La Fémis aux côtés du directeur de la photographie Pierre-William Glenn.Il participe également au programme « Filmographies : archives audiovisuelles des métiers du cinéma », mené avec les étudiants de La Fémis et la Cinémathèque française. En 2016, il assiste ainsi à l’entretien conduit par les étudiants avec Raoul Coutard et participe à la relecture éditoriale de sa transcription.La lumière pour la scèneEn parallèle de son travail cinématographique, Jean-Jacques Bouhon conçoit des éclairages pour le spectacle vivant. L’AFC lui attribue les créations lumière d’environ trente spectacles de théâtre et d’opéra.Il collabore notamment avec le metteur en scène suisse Benno Besson à la Comédie de Genève et travaille aussi avec Jorge Lavelli. Cette activité prolonge son travail sur la lumière dans un domaine où celle-ci est conçue directement pour l’espace scénique et la représentation en public.Jean-Jacques Bouhon meurt à Paris le 27 septembre 2017, huit jours après son soixante-dixième anniversaire, des suites d’une grave maladie. L’AFC annonce son décès le 4 octobre et rappelle à cette occasion son engagement auprès de l’association, de La Fémis et de la CST.
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Katrina Bowden · 38 ansKatrina Bowden est née le 19 septembre 1988 à Wyckoff, dans le New Jersey aux États-Unis. Actrice américaine à la fois connue pour sa beauté classique et son humour, Katrina Bowden s’est fait un nom à la télévision avant de poursuivre sa route à travers divers genres, principalement dans la comédie et l’horreur. Elle incarne un certain type de personnage (souvent la jolie fille un peu naïve, parfois plus maligne qu’il n’y paraît) avec une aisance qui a rapidement séduit les producteurs et le public.Katrina Bowden et la série 30 Rock : une révélation par l'humourC’est dans la série culte 30 Rock que Katrina Bowden obtient son rôle emblématique. Elle y interprète Cerie, l’assistante de Liz Lemon (jouée par Tina Fey), dont la présence aussi glamour qu’un peu à côté de la plaque fait office de contrepoint comique aux dialogues acérés de la série. Bien qu’elle ne soit pas au cœur de l’intrigue, Katrina Bowden parvient à tirer son épingle du jeu grâce à un sens du timing comique parfaitement maîtrisé. Un rôle léger, oui, mais traité avec une vraie précision.Diffusée entre 2006 et 2013, la série propulse sa notoriété, tout en l’installant dans une catégorie particulière à Hollywood : celle des actrices capables de jouer les “blondes” de façon intelligente, sans pour autant verser dans la parodie pure.Du petit au grand écran : entre comédie et horreurAprès le succès de 30 Rock, Katrina Bowden fait le saut vers le cinéma. Elle enchaîne alors plusieurs rôles dans des comédies, mais aussi dans des films d’horreur et de genre. Elle joue notamment dans Sex Drive et The Shortcut, avant de se faire remarquer dans une production devenue rapidement culte pour les amateurs de comédie horrifique : Tucker and Dale vs Evil. Dans ce film, elle campe Allison, une jeune femme prise dans un enchaînement de quiproquos sanglants. Une performance qui prouve qu’elle peut faire plus que simplement jouer la jolie fille perdue dans les bois.Katrina Bowden est également apparue dans Piranha 3DD, une autre production qui mélange humour et gore avec une générosité assumée. Dans ce genre de films, elle démontre une capacité à jouer avec les clichés, sans les subir, ce qui devient peu à peu sa signature.Une présence régulière à la télévision et dans les téléfilmsAprès ses expériences au cinéma, Katrina Bowden revient régulièrement à la télévision. Elle apparaît dans plusieurs séries et téléfilms, souvent produits pour des chaînes comme Lifetime ou Hallmark, avec ce mélange de romantisme, de tension douce et d’esthétique polie qui fait leur succès. Son visage familier, son jeu accessible et sa capacité à tenir des rôles principaux en font une actrice recherchée pour ce type de productions.Plus récemment, elle intègre le casting de la série The Bold and the Beautiful (Les Feux de l'Amour version glamour), un feuilleton emblématique du paysage télévisuel américain. Elle y incarne Flo Fulton, rôle régulier dans lequel elle s’inscrit durablement, consolidant sa place dans le cœur d’un public fidèle.Une actrice au parcours stable, en dehors du chaos hollywoodienContrairement à de nombreuses célébrités issues des séries à succès, Katrina Bowden n’a pas tenté la rupture radicale ou la reconversion spectaculaire. Elle a choisi une trajectoire plus fluide, presque tranquille, en continuant de travailler régulièrement, sans jamais chercher à provoquer ni à surjouer son image. Une stratégie discrète mais efficace.Elle a aussi prêté son image à plusieurs campagnes publicitaires, incarnant une sorte de beauté américaine saine et souriante, qui colle bien avec ses choix de carrière. Très active sur les réseaux sociaux, Katrina Bowden y partage souvent les coulisses de ses tournages, ses voyages, ou encore ses séances de sport, dans une ambiance décontractée, loin des mises en scène trop formatées.
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Victor Brandt · 84 ansVictor Brandt, né le 19 septembre 1942 à Los Angeles, en Californie, est un acteur et comédien de doublage américain. Sa carrière commence dans les années 1960 et comprend de nombreux rôles de composition ainsi qu’une activité importante dans l’animation et le jeu vidéo.Les débuts dans les séries américainesVictor Brandt commence à travailler à l’écran au milieu des années 1960. Il apparaît notamment dans la série My Three Sons avant d’obtenir un rôle récurrent dans Gomer Pyle, U.S.M.C., où il interprète le caporal Jensen dans huit épisodes entre 1967 et 1968.À la fin de cette décennie, Brandt participe à deux épisodes de Star Trek. Dans « Elaan of Troyius », il joue Watson, membre de l’équipage de l’Enterprise. Il revient quelques mois plus tard dans « The Way to Eden » sous les traits de Tongo Rad, fils d’un diplomate qui a rejoint un groupe de jeunes idéalistes à la recherche de la planète mythique Eden.Les années suivantes le voient régulièrement engagé comme acteur invité. Il apparaît notamment dans Mission: Impossible et The Odd Couple. En 1976, il joue un installateur de télévision dans le téléfilm The Boy in the Plastic Bubble, avec John Travolta.Des personnages de composition au cinéma et à la télévisionLa carrière de Victor Brandt repose longtemps sur des personnages secondaires. Cette activité l’amène à intervenir dans des séries policières et dramatiques, avec des apparitions dans T. J. Hooker ou Murder, She Wrote. Entre 1990 et 1991, il obtient un rôle régulier dans They Came from Outer Space, où il interprète le père des deux extraterrestres au centre de la série.Au cinéma, Brandt joue Devin dans le film d’horreur Neon Maniacs, sorti en 1986. Il apparaît ensuite dans Another 48 Hrs. de Walter Hill en 1990, puis interprète le détective McCracken dans Sliver en 1993.Clint Eastwood le dirige en 1997 dans Midnight in the Garden of Good and Evil. Victor Brandt y tient le rôle de l’huissier du tribunal pendant le procès du personnage incarné par Kevin Spacey.Des personnages liés aux univers de Superman et de BatmanÀ partir des années 1990, le travail vocal prend une place importante dans l’activité de Victor Brandt. Dans Superman: The Animated Series, il prête sa voix au professeur Emil Hamilton, scientifique des laboratoires S.T.A.R. qui collabore à plusieurs reprises avec Superman. Il interprète le personnage dans quatorze épisodes diffusés entre 1996 et 2000.Il reprend Emil Hamilton dans les adaptations vidéoludiques issues de la série, notamment Superman 64 et Superman: Shadow of Apokolips. Cette continuité lui permet d’accompagner le même personnage sur plusieurs productions pendant plusieurs années.L’univers de DC Comics lui confie ensuite un autre rôle. Dans The Batman, diffusé à partir de 2004, Brandt prête sa voix au gangster Rupert Thorne dans le premier épisode de la série, « The Bat in the Belfry ».Maître Pakku et MetalocalypseDans Avatar: The Last Airbender, Victor Brandt interprète Maître Pakku, maître de la maîtrise de l’eau de la Tribu de l’Eau du Nord. Le personnage apparaît d’abord comme le professeur de Katara avant d’intervenir de nouveau dans le récit. Brandt lui prête sa voix dans six épisodes diffusés entre 2005 et 2008.Une autre collaboration se prolonge pendant plusieurs années avec la série animée Metalocalypse. Victor Brandt y incarne principalement le général Crozier, militaire chargé de surveiller les activités du groupe de death metal Dethklok. Il prête aussi sa voix au cardinal Ravenwood et participe à plusieurs dizaines d’épisodes entre 2006 et 2013.Le personnage du général Crozier lui permet de revenir dans l’univers de la série après sa diffusion télévisée. En 2023, Victor Brandt participe à Metalocalypse: Army of the Doomstar, long métrage qui poursuit l'histoire de Dethklok. Sa collaboration avec la franchise s'étend ainsi sur plus de quinze ans.
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Marie-Anne Chazel · 75 ansMarie-Anne Chazel, née le 19 septembre 1951 à Gap, dans les Hautes-Alpes, est une actrice, scénariste et réalisatrice française. Membre de la troupe du Splendid, elle participe à l’écriture et à l’interprétation de plusieurs de ses créations avant de poursuivre une carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision.Du lycée Pasteur à la troupe du SplendidÀ Neuilly-sur-Seine, Marie-Anne Chazel fréquente dès la fin des années 1960 le groupe de jeunes comédiens constitué autour de Michel Blanc, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Christian Clavier. Plusieurs d’entre eux participent au club de théâtre du lycée Pasteur. Après son baccalauréat, elle entreprend des études d’histoire-géographie et suit parallèlement une formation théâtrale auprès de Tsilla Chelton.Ces comédiens fondent dans les années 1970 la troupe qui prend le nom du Splendid. Josiane Balasko et Bruno Moynot rejoignent également l’aventure. Marie-Anne Chazel participe à l’écriture collective des spectacles et joue dans les créations présentées par la compagnie. Amour, coquillages et crustacés, créé en 1976, fournit quelques années plus tard la matière des Bronzés, réalisé par Patrice Leconte.Dans le film sorti en 1978, Marie-Anne Chazel interprète Gigi, secrétaire venue passer ses vacances dans un club en Côte d’Ivoire. Elle retrouve le personnage dans Les Bronzés font du ski l’année suivante. Les membres du Splendid ne se contentent alors pas d’interpréter ces comédies, puisqu’ils participent également à leur écriture.Josette et l’écriture collective du Père Noël est une ordureEn 1979, le Splendid crée sur scène Le Père Noël est une ordure. Marie-Anne Chazel fait partie des auteurs de la pièce avec les autres membres de la troupe et interprète Josette, dite « Zézette », qui arrive au local de l’association Détresse-Amitié après une dispute avec Félix, joué par Gérard Jugnot.Jean-Marie Poiré adapte la pièce au cinéma en 1982 avec les principaux membres de la distribution originale. Marie-Anne Chazel reprend le rôle de Josette. Le film connaît lors de ses diffusions télévisées une audience qui contribue à installer durablement les personnages et les dialogues créés par la troupe.La collaboration avec ses partenaires du Splendid continue sur d’autres projets, sans que la troupe reste réunie en permanence. En 2006, Marie-Anne Chazel retrouve Michel Blanc, Josiane Balasko, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte dans Les Bronzés 3 : Amis pour la vie, où elle interprète une nouvelle fois Gigi.Ginette et la collaboration avec Jean-Marie PoiréUne autre collaboration durable lie Marie-Anne Chazel à Jean-Marie Poiré. Dans Les Visiteurs, sorti en 1993, elle interprète Ginette, une femme sans domicile fixe qui rencontre Jacquouille la Fripouille, joué par Christian Clavier. Jean Reno tient le rôle de Godefroy de Montmirail.Le succès du film conduit à une suite, Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2, sortie en 1998. Marie-Anne Chazel y reprend Ginette. Elle retrouve encore l’univers de la série en 2016 dans Les Visiteurs : La Révolution, toujours sous la direction de Jean-Marie Poiré, cette fois dans un autre rôle.Sa collaboration professionnelle avec Christian Clavier dépasse les productions du Splendid. Les deux comédiens, qui ont partagé leur vie pendant plusieurs décennies, apparaissent ensemble dans de nombreux films et téléfilms. Ils ont une fille, Margot, née en 1983.Le passage à la réalisationAprès avoir participé à l’écriture collective du Splendid et signé plusieurs scénarios, Marie-Anne Chazel passe elle-même à la réalisation avec le court métrage Le Cœur sur la main, en 2001.Elle réalise ensuite son premier long métrage, Au secours, j’ai 30 ans !, sorti en 2004. Marie-Anne Chazel cosigne le scénario avec Benjamin Legrand, à partir du roman Le Club de la dernière chance de Marian Keyes. Giovanna Mezzogiorno, Nathalie Corré et Pierre Palmade tiennent les trois rôles principaux. Le tournage se déroule notamment en Bretagne et à Paris.L’expérience reste son unique réalisation de long métrage. Marie-Anne Chazel poursuit principalement son activité de comédienne et retourne régulièrement sur scène. Elle joue notamment dans Le Butin de Joe Orton au Théâtre Fontaine au milieu des années 2000.Une distinction collective pour le SplendidLe 12 mars 2021, Marie-Anne Chazel retrouve Josiane Balasko, Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Bruno Moynot sur la scène de l’Olympia lors de la 46e cérémonie des César. L’Académie leur remet un César anniversaire, distinction spécialement attribuée cette année-là à la troupe du Splendid.La récompense intervient quarante ans après l’ouverture du théâtre du Splendid Saint-Martin. Elle distingue collectivement les sept comédiens et auteurs qui ont participé aux créations ayant établi la notoriété de la troupe.
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Ranjit Chowdhry · 64 ansRanjit Chowdhry, né le 19 septembre 1955 à Bombay, aujourd’hui Mumbai, et mort le 15 avril 2020 à Mumbai, est un acteur et scénariste indien. Il travaille d’abord dans le cinéma hindi avant de poursuivre une partie importante de sa carrière en Amérique du Nord.Une enfance dans le milieu théâtral de BombayRanjit Chowdhry grandit dans une famille étroitement liée au théâtre. Sa mère, Pearl Padamsee, est actrice et metteuse en scène, tandis que son beau-père, Alyque Padamsee, occupe lui aussi une place importante dans la vie théâtrale de Bombay. Cet environnement lui donne un contact précoce avec le jeu et la scène.Il débute au cinéma dans Khatta Meetha, réalisé par Basu Chatterjee et sorti en 1978. Son interprétation de Russie Mistry l’inscrit dans un ensemble familial au cœur d’une comédie consacrée à deux familles recomposées. Il retrouve ensuite Basu Chatterjee pour Baton Baton Mein, où il joue Seby Perreira.En 1980, Ranjit Chowdhry interprète Jagan Gupta dans Khubsoorat de Hrishikesh Mukherjee. L’année suivante, il joue Benwa dans Chakra, adaptation du roman de Jaywant Dalvi consacrée à la vie dans un bidonville de Bombay. Ces rôles contribuent à l’identifier auprès du public indien comme un acteur de second plan capable d’apporter une tonalité comique ou plus sombre suivant les films.Sam & Me, l’écriture et Deepa MehtaInstallé ensuite en Amérique du Nord, Ranjit Chowdhry développe une activité d’écriture parallèlement à son travail d’acteur. Il signe le scénario de Sam & Me, premier long métrage de Deepa Mehta, sorti en 1991, et y interprète également le personnage principal, Nikhil Parikh.Le film suit un jeune Indien récemment arrivé au Canada qui devient l’accompagnateur d’un homme juif âgé. Présenté au Festival de Cannes, Sam & Me reçoit une mention spéciale dans le cadre de la Caméra d’or. Cette récompense apporte une reconnaissance internationale au premier scénario de Ranjit Chowdhry.Sa collaboration avec Deepa Mehta se poursuit sur plusieurs projets. Il apparaît notamment dans Camilla puis dans Fire, où il interprète Mundu. Pour ce dernier film, la documentation de production rappelle qu’il avait déjà participé à tous les longs métrages de la réalisatrice à cette date.Entre productions indiennes et nord-américainesAprès son installation en Amérique du Nord, Ranjit Chowdhry travaille dans des productions canadiennes et américaines. Il apparaît dans Mississippi Masala de Mira Nair, puis dans It Could Happen to You, où il joue M. Patel. Son parcours l’amène ainsi à participer régulièrement à des récits mettant en scène des personnages issus de l’immigration sud-asiatique.En 2002, il retrouve Deepa Mehta pour Bollywood/Hollywood. Il y interprète Rocky, prestation qui lui vaut une nomination au Genie Award du meilleur acteur dans un second rôle lors de la 23e cérémonie des prix Genie.Son travail comprend aussi des personnages plus brefs dans des productions destinées à un large public. Dans Last Holiday, sorti en 2006, il incarne le docteur Gupta face à Queen Latifah. La même période le voit multiplier les apparitions dans des séries américaines.Des rôles récurrents dans les séries américainesRanjit Chowdhry tient plusieurs rôles récurrents à la télévision américaine. Dans Prison Break, il interprète le docteur Marvin Gudat. Il apparaît également dans Law & Order et dans Girls.Dans The Office, il joue Vikram, collègue de Michael Scott dans une société de télémarketing. Michael tente ensuite de le recruter pour la Michael Scott Paper Company. Bien que présent dans seulement deux épisodes, ce personnage devient l’un de ses rôles télévisés les plus identifiables auprès du public américain.Ranjit Chowdhry meurt le 15 avril 2020 à Mumbai, à l’âge de 64 ans. Sa demi-sœur Raell Padamsee annonce son décès. Il était alors revenu en Inde et meurt à la suite de complications consécutives à une intervention chirurgicale.
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Jarvis Cocker · 63 ansJarvis Cocker, de son nom complet Jarvis Branson Cocker, né le 19 septembre 1963 à Sheffield, en Angleterre, est un chanteur, auteur-compositeur, musicien et animateur de radio britannique. Il est principalement connu comme chanteur et principal parolier du groupe Pulp, qu’il fonde pendant son adolescence.Sheffield et la naissance de PulpÉlevé à Sheffield par sa mère après le départ de son père pour l’Australie, Jarvis Cocker manifeste très tôt son intérêt pour la musique. À quatorze ans, alors qu’il est encore scolarisé, il forme avec des camarades un groupe d’abord appelé Arabicus Pulp. Leur premier concert a lieu en 1978 dans leur établissement scolaire. Le nom est ensuite abrégé en Pulp.Pendant les années 1980, la composition du groupe change à plusieurs reprises et sa notoriété reste limitée. Jarvis Cocker poursuit néanmoins l’activité de Pulp tout en développant son intérêt pour l’image et le cinéma. En 1988, à vingt-cinq ans, il quitte Sheffield pour étudier à Central Saint Martins à Londres. Il y suit une formation en cinéma et vidéo jusqu’en 1991 et réalise plusieurs films sur pellicule Super 8.Cette période londonienne nourrit directement son écriture. À Saint Martins, Cocker rencontre notamment une étudiante grecque issue d’un milieu aisé qui lui explique vouloir vivre comme les gens ordinaires. Cet échange fournit plusieurs années plus tard le point de départ de Common People. Il découvre également la scène acid house et les premières raves autour de Londres, expérience qui inspirera Sorted for E’s & Wizz.L’écriture sociale de Pulp et Different ClassAu début des années 1990, Pulp obtient une audience beaucoup plus importante. L’album His ’n’ Hers, sorti en 1994, est nommé au Mercury Music Prize et place le groupe parmi les formations britanniques les plus remarquées de la période. Jarvis Cocker écrit des chansons nourries par son expérience de Sheffield et de Londres, avec une attention particulière aux rapports sociaux et aux situations de la vie quotidienne.Le succès s’amplifie avec Different Class, publié en 1995. L’album atteint la première place des ventes britanniques. Common People devient l’un des plus grands succès de Pulp et atteint la deuxième place du classement des singles au Royaume-Uni. L’année suivante, Different Class remporte le Mercury Music Prize 1996.En juin 1995, Pulp remplace au dernier moment les Stone Roses au festival de Glastonbury et assure la tête d’affiche du samedi soir. Cette prestation intervient quelques semaines après la sortie de Common People et accompagne l’accès du groupe à un public beaucoup plus large.Lors des Brit Awards de 1996, Jarvis Cocker monte sur scène pendant l’interprétation d’Earth Song par Michael Jackson et mime une exhibition en direction du public. Interrogé par la police après l’incident, il n’est pas poursuivi. Cet épisode accroît encore sa notoriété au-delà du public de Pulp.Après Pulp, de nouvelles formes musicalesAprès la sortie de We Love Life en 2001, l’activité de Pulp s’interrompt. Jarvis Cocker publie son premier album sous son propre nom, Jarvis, en 2006, puis Further Complications en 2009. Il travaille également avec d’autres musiciens et écrit des chansons pour des interprètes comme Marianne Faithfull et Charlotte Gainsbourg.Son intérêt pour le cinéma se prolonge parallèlement à son activité musicale. Il compose avec Steve Mackey plusieurs titres pour Harry Potter and the Goblet of Fire et apparaît dans le film comme chanteur du groupe fictif The Weird Sisters. Il participe également à la musique de Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson et y prête sa voix au personnage de Petey.En 2017, Jarvis Cocker commence à se produire avec un nouvel ensemble qui prend ensuite le nom de JARV IS…. Les morceaux sont élaborés lors de concerts avant leur enregistrement. Le groupe publie en 2020 Beyond the Pale, premier album issu de ce travail collectif.Radio, édition et écritureÀ partir de 2010, Jarvis Cocker anime sur BBC Radio 6 Music l’émission hebdomadaire Jarvis Cocker’s Sunday Service. Il y choisit lui-même la programmation musicale et y associe des entretiens ainsi que des séquences de création sonore. L’émission lui vaut dès sa première année le Rising Star Award des Sony Radio Academy Awards.Après presque huit années d’antenne, Cocker présente la dernière émission régulière de Sunday Service le 31 décembre 2017. Son activité radiophonique comprend également des entretiens avec des musiciens qu’il admire, parmi lesquels Scott Walker, dont l’œuvre avait exercé une influence importante sur lui dès sa jeunesse.L’écriture prend aussi une forme éditoriale. En 2011, Jarvis Cocker publie Mother, Brother, Lover, recueil rassemblant une sélection de ses paroles écrites depuis les débuts de Pulp. Il fait ensuite paraître Good Pop, Bad Pop en 2022. Construit à partir d’objets retrouvés dans son grenier, le livre revient sur son enfance à Sheffield, ses premières expériences musicales et les années qui précèdent son entrée à Saint Martins.
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Ray Cooper · 79 ansRay Cooper, né le 19 août 1942 à Watford, dans le Hertfordshire, est un percussionniste, acteur et producteur britannique. Musicien de studio et de tournée depuis les années 1960, il est particulièrement connu pour sa longue collaboration avec Elton John et pour son travail avec George Harrison et Terry Gilliam.Un percussionniste formé à plusieurs instrumentsDurant sa jeunesse, Ray Cooper étudie d’abord le piano classique, puis les instruments à cordes et les bois avant de se consacrer aux percussions. Il reçoit également une formation théâtrale. Sa carrière de musicien de studio débute dans les années 1960 et l’amène à travailler avec de nombreux artistes britanniques et américains. Au début des années 1970, il fait notamment partie du groupe Blue Mink.Son jeu fait appel à une large gamme d’instruments de percussion, dont le tambourin, les congas, les timbales et le vibraphone. Sur scène, Ray Cooper développe également une présence très physique qui devient l’une des caractéristiques de ses prestations.Une collaboration de plusieurs décennies avec Elton JohnLa rencontre professionnelle avec Elton John commence en 1971, lorsque Ray Cooper participe à l’album Madman Across the Water. Il rejoint Elton John sur scène au Royal Festival Hall le 5 février 1972, puis intègre pleinement son groupe de tournée à partir de la fin de 1973.À partir de 1977, les deux musiciens développent aussi une formule en duo. Elton John joue seul pendant une partie du concert avant d’être rejoint par Ray Cooper aux percussions. Ce dispositif est repris en 1979 lors d’une tournée internationale qui comprend huit concerts en Union soviétique. La présence d’un artiste occidental de cette importance en URSS constitue alors un événement culturel notable.Leur collaboration se prolonge durant plusieurs décennies, aussi bien en studio qu’en tournée. Ray Cooper participe à plus de 800 concerts avec Elton John et revient régulièrement dans son groupe après les années 1970.George Harrison et HandMade FilmsRay Cooper travaille également étroitement avec George Harrison. Il participe à plusieurs de ses enregistrements et rejoint l’environnement professionnel de HandMade Films, la société de production cinématographique fondée par Harrison. Terry Gilliam a rappelé que Cooper occupait le poste de responsable de la production chez HandMade lorsqu’il préparait Time Bandits.Cette activité rapproche Ray Cooper du cinéma au-delà de la seule musique. Dans Time Bandits, sorti en 1981, ses mains apparaissent à l’écran dans la séquence où l’Être suprême replie la carte.Après la mort de George Harrison, Ray Cooper participe au Concert for George, organisé au Royal Albert Hall le 29 novembre 2002. Il y joue des percussions et fait également partie des producteurs du film documentaire tiré du concert, aux côtés d’Olivia Harrison et de Jon Kamen.Terry Gilliam, acteur et producteurLa relation professionnelle avec Terry Gilliam se prolonge sur plusieurs films. Ray Cooper apparaît à l’écran dans The Adventures of Baron Munchausen en 1988, où il interprète un fonctionnaire auprès du personnage joué par Jonathan Pryce. Il est également coproducteur du film.Sa collaboration avec Gilliam concerne aussi Brazil et se poursuit jusqu’à The Imaginarium of Doctor Parnassus. IMDb retient précisément ces trois films parmi les œuvres auxquelles son activité d’acteur et de producteur est le plus directement associée.Dans le documentaire Lost in La Mancha, consacré au tournage interrompu du projet The Man Who Killed Don Quixote, Ray Cooper intervient également comme témoin du travail de Gilliam. Cette présence prolonge une collaboration professionnelle commencée à l’époque de HandMade Films.