Film Index
Une base de données du cinéma : 12 135 films et 353 213 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Ian Abercrombie · 77 ansIan Abercrombie est né le 11 septembre 1934 à Grays, dans l’Essex, en Angleterre. Il est décédé le 26 janvier 2012 à l’âge de 77 ans, à Hollywood, en Californie. Acteur britannique à la carrière étonnamment variée, Ian Abercrombie a souvent été reconnu non pas pour un seul rôle marquant, mais pour la constance avec laquelle il incarnait des personnages secondaires pleins de saveur, souvent excentriques, parfois mystérieux, mais toujours mémorables.Un parcours entre théâtre classique et comédie téléviséeAvant de devenir ce visage que beaucoup associent à des rôles de majordome ou de vieil érudit, Ian Abercrombie a d’abord été un homme de théâtre. Il a commencé sa carrière sur les planches dès l’adolescence, et c’est à travers le théâtre classique britannique qu’il a affûté son jeu. Il s’installe aux États-Unis dans les années 1950, poursuivant sa carrière sur la scène avant de s’ouvrir peu à peu aux opportunités du cinéma et de la télévision.C’est grâce à sa formation théâtrale et à son accent britannique raffiné qu’Ian Abercrombie s’est rapidement vu proposer des rôles bien spécifiques à Hollywood. Pas forcément ceux du héros, mais plutôt ceux du conseiller, du mentor, de l’homme cultivé ou du domestique sarcastique. Des rôles souvent écrits sur mesure pour les acteurs au charme discret mais à la présence bien installée.Le majordome d’Seinfeld et le maître Jedi dans Star WarsPour le grand public, Ian Abercrombie restera avant tout Mr. Pitt dans Seinfeld, ce patron excentrique de la pétillante Elaine, obsédé par ses chaussettes, ses tableaux et autres détails du quotidien. Un personnage à la fois agaçant et hilarant, dont l’excentricité tranchait avec l’univers new-yorkais souvent cynique de la série.Mais la carrière d’Ian Abercrombie ne s’est pas arrêtée là. Il a multiplié les apparitions dans de nombreuses séries cultes comme Desperate Housewives, The Nanny, Star Trek: Voyager, Buffy the Vampire Slayer ou encore Babylon 5. À chaque fois, il y apportait ce mélange d’ironie douce, de rigueur britannique et de sens du timing comique qui le caractérisait tant.Un autre rôle marquant, bien que moins visible à l’écran, est celui de Darth Sidious dans Star Wars: The Clone Wars, série d’animation dans laquelle Ian Abercrombie a prêté sa voix au célèbre Sith avant d’être remplacé après sa mort. Là encore, son talent pour incarner les figures d’autorité et de pouvoir a été exploité avec efficacité, même dans le domaine du doublage.Un acteur de second plan, mais jamais effacéTout au long de sa carrière, Ian Abercrombie a incarné cette figure de l’acteur de caractère, capable d’exister pleinement même dans les rôles les plus courts. Il ne volait jamais la vedette, mais on se souvenait toujours de lui. Il représentait cette catégorie d’acteurs qui, sans jamais occuper le devant de la scène, participent à la richesse de l’univers des films et des séries, en y apportant profondeur et singularité.Discret dans la vie comme à l’écran, Ian Abercrombie a su rester fidèle à son image d’homme cultivé, élégant, et un brin pince-sans-rire. Ce genre de présence qu’on remarque sans vraiment pouvoir la définir, mais qui fait toute la différence.Une disparition discrète, à l’image de sa carrièreIan Abercrombie est décédé en 2012 des suites de complications cardiaques. Son décès a été annoncé sans grande couverture médiatique, mais ses collègues et fans de longue date lui ont rendu hommage, soulignant son professionnalisme, sa gentillesse et la qualité de son jeu. Un acteur à part, dont la contribution à la culture populaire reste étonnamment riche, même si elle est souvent passée sous les radars du grand public.Il incarne ce que le monde du spectacle appelle parfois "l’art du second rôle" : cette capacité à rendre crédible, attachant ou inquiétant un personnage qui n’a que quelques scènes pour exister. Et ça, c’est loin d’être secondaire.
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Tom Aitken · 58 ansTom Aitken est un cascadeur et acteur né le 11 septembre 1968 à Dundee, en Écosse. Son activité professionnelle est principalement documentée dans les équipes de cascades de productions britanniques et internationales.Un métier centré sur les cascadesLa majeure partie de la carrière connue de Tom Aitken relève du travail de cascadeur. Dès 1997, il participe aux cascades de la mini-série The History of Tom Jones, a Foundling, dont les cinq épisodes réunissent notamment plusieurs professionnels de cette spécialité. La même année, il travaille également sur un épisode de London’s Burning.Au cinéma, Tom Aitken intervient comme cascadeur sur Tomorrow Never Dies en 1997. Son activité se poursuit sur des productions dirigées par des cinéastes aux univers très différents. Il travaille notamment sur Sexy Beast en 2000, puis participe aux cascades de 28 Days Later de Danny Boyle, sorti en 2002. Sur ce dernier film, son nom apparaît aussi sous la forme Tom Aitkin.Les crédits de Tom Aitken comprennent aussi plusieurs séries télévisées britanniques. Il exerce comme cascadeur dans un épisode de Life on Mars en 2006 sous la coordination de Peter Brayham. En 2010, il participe à un épisode d’Ashes to Ashes, dont les cascades sont coordonnées par Crispin Layfield.Cascadeur, doublure et coordinateurTom Aitken occupe différentes fonctions au sein des équipes chargées de l’action physique. Sur Inkheart, sorti en 2008, il est crédité comme doublure cascade, dans une équipe dirigée par le coordinateur des cascades Greg Powell. Il retrouve également cette fonction sur 100 Streets en 2016.Le film Cashback, réalisé par Sean Ellis, lui attribue une responsabilité différente. Tom Aitken y est crédité comme coordinateur des cascades. Cette fonction constitue l’un des rares crédits connus où son travail dépasse celui d’interprète de cascades.Il participe par ailleurs aux cascades de productions de grande ampleur comme Pirates of the Caribbean: On Stranger Tides en 2011 et Avengers: Age of Ultron en 2015. Sur ce dernier film, Greg Powell dirige l’équipe de cascades à laquelle Tom Aitken appartient. La même période comprend un travail sur Far from the Madding Crowd, où il est également crédité aux cascades.Son activité d’acteur est beaucoup plus ponctuelle. Dans A Shot at Glory, sorti en 2000, Tom Aitken interprète un supporter des Rangers, seul rôle d’acteur clairement identifié dans les filmographies de référence.
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Jean Aurenche · 89 ansJean Aurenche, de son nom complet Jean-Marie Louis Charles Philippe Aurenche, né le 11 septembre 1903 à Pierrelatte, dans la Drôme, et mort le 29 septembre 1992 à Bandol, dans le Var, est un scénariste et dialoguiste français. Il participe à l’écriture de près de quatre-vingts films au cours d’une carrière couvrant plus d’un demi-siècle.Des surréalistes aux premiers scénariosDans les années 1920 et 1930, Jean Aurenche fréquente plusieurs membres du mouvement surréaliste. Sa sœur Marie-Berthe épouse le peintre Max Ernst, avec lequel il se lie également. Il côtoie le groupe Octobre et se rapproche de Jean Anouilh ainsi que de Jacques et Pierre Prévert. Parallèlement, il travaille dans la publicité.Pierre Prévert lui donne l’occasion d’écrire pour le cinéma avec le court métrage Monsieur Cordon en 1933. Jean Aurenche réalise aussi à cette époque des courts métrages documentaires avec Pierre Charbonnier. Son travail pour le long métrage se développe dans la seconde moitié des années 1930. Il signe le scénario de L’Affaire du courrier de Lyon, réalisé par Maurice Lehmann avec la collaboration technique de Claude Autant-Lara. La Cinémathèque française présente ce scénario comme le premier d’une série de trente films liés à Autant-Lara.Le tandem Aurenche-BostLa rencontre professionnelle avec l’écrivain Pierre Bost donne naissance à l’une des collaborations les plus durables de la carrière de Jean Aurenche. À partir des années 1940, les deux hommes travaillent régulièrement ensemble comme scénaristes, adaptateurs et dialoguistes. Leur association se poursuit pendant plusieurs décennies et les conduit à écrire pour Claude Autant-Lara ainsi que pour René Clément.Avec Autant-Lara, leur travail porte fréquemment sur l’adaptation d’œuvres littéraires. Pour En cas de malheur, tiré du roman de Georges Simenon, Pierre Bost est crédité au scénario tandis que Jean Aurenche partage avec lui les dialogues. Jean Gabin et Brigitte Bardot tiennent les deux principaux rôles du film.La collaboration Aurenche-Bost devient suffisamment identifiée dans le cinéma français pour être directement prise pour cible par François Truffaut dans son article « Une certaine tendance du cinéma français », publié dans Les Cahiers du cinéma en 1954. Cette polémique accompagne durablement la réception de leur travail d’adaptation. Le documentaire Jean Aurenche, écrivain de cinéma, réalisé en 2010 par Alexandre Hilaire et Yacine Badday, revient spécifiquement sur cet épisode et sur le fonctionnement du tandem.Bertrand Tavernier et une nouvelle collaboration d’écritureDans les années 1970, Jean Aurenche travaille avec Bertrand Tavernier, qui fait appel à lui pour plusieurs scénarios. Leur collaboration comprend Que la fête commence…, film historique réalisé par Tavernier en 1975. Les deux hommes en sont crédités comme scénaristes et dialoguistes.Cette association se poursuit avec Le Juge et l’Assassin. Jean Aurenche et Bertrand Tavernier écrivent ensemble le scénario du film, dont Michel Galabru interprète Joseph Bouvier. Leur travail obtient le César du meilleur scénario, dialogues ou adaptation en 1977. Michel Galabru reçoit au cours de la même cérémonie le César du meilleur acteur.Tavernier fait également de Jean Aurenche un personnage de Laissez-passer, consacré au cinéma français sous l’Occupation. Denis Podalydès y interprète le scénariste, tandis que Jacques Gamblin joue Jean Devaivre. Cette représentation intervient près de dix ans après la mort d’Aurenche.Trois César pour l’écritureLa création des César permet à Jean Aurenche d’être récompensé dès la première cérémonie, en 1976. Il partage avec Bertrand Tavernier le César du meilleur scénario, dialogues ou adaptation pour Que la fête commence…. Le film vaut également à Tavernier le César de la meilleure réalisation.Un deuxième César suit en 1977 pour Le Juge et l’Assassin, toujours partagé avec Tavernier. En 1982, Jean Aurenche est nommé dans la même catégorie pour Coup de torchon. Il reçoit l’année suivante un troisième César, celui de la meilleure adaptation et des meilleurs dialogues, pour L’Étoile du Nord. Son palmarès à l’Académie compte ainsi trois César pour quatre nominations.Un scénariste devenu personnage de cinémaAprès sa mort à Bandol en 1992, le travail de Jean Aurenche fait l’objet de plusieurs publications et films. Alain Riou rassemble des entretiens avec lui dans La Suite à l’écran, ouvrage consacré à ses scénarios et à ses collaborateurs.En 2010, Alexandre Hilaire et Yacine Badday réalisent le documentaire Jean Aurenche, écrivain de cinéma. Le film utilise des entretiens d’archives avec Jean Aurenche et fait intervenir plusieurs de ses collaborateurs, parmi lesquels Bertrand Tavernier. Il revient également sur sa méthode de travail avec Pierre Bost et sur la place du scénariste dans le cinéma français.
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Alan Badel · 58 ansAlan Badel, de son nom complet Alan Fernand Badel, est un acteur anglais, né le 11 septembre 1923 à Rusholme, Manchester, et mort le 19 mars 1982 à Chichester, à l’âge de 58 ans. Son activité couvre principalement le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision.La guerre avant la formation d’acteurÉlevé à Manchester, Alan Badel fréquente la Burnage High School. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans l’armée britannique comme parachutiste. Il participe au débarquement de Normandie en 1944, puis combat dans les Ardennes et lors de l’avancée alliée en Allemagne. Une explosion d’obus lui cause une perte partielle de l’audition.Après sa démobilisation en 1947, Alan Badel se forme à la Royal Academy of Dramatic Art. Il y reçoit la médaille d’or avant de commencer une carrière théâtrale qui l’amène rapidement vers les grands rôles classiques. Au début des années 1950, il interprète notamment Roméo face à Claire Bloom dans Roméo et Juliette à l’Old Vic.Shakespeare et les grandes scènes britanniquesLe répertoire shakespearien occupe une place importante dans son travail. En 1956, Alan Badel interprète Biron dans Peines d’amour perdues, sous la direction de Peter Hall. La production appartient aux années qui précèdent immédiatement la création officielle de la Royal Shakespeare Company en 1961.Sa carrière scénique alterne ensuite textes classiques et pièces contemporaines. En 1971, Alan Badel tient le rôle d’Edmund Kean dans Kean de Jean-Paul Sartre, adaptation de la pièce d’Alexandre Dumas, au Globe Theatre de Londres. Frank Hauser assure la traduction et la mise en scène, aux côtés d’une distribution comprenant notamment Felicity Kendal. La production atteint 300 représentations.Cette interprétation d’Edmund Kean devient l’un de ses rôles théâtraux les plus remarqués. La pièce lui demande d’incarner un acteur du XIXe siècle dont la vie publique et la pratique du métier constituent directement le sujet dramatique. Alan Badel y reste associé plusieurs années après ses premières grandes interprétations shakespeariennes.Des personnages historiques aux rôles d’autoritéLe cinéma confie tôt à Alan Badel des personnages historiques. Dans Salomé, réalisé par William Dieterle en 1953, il interprète Jean-Baptiste. Deux ans plus tard, il retrouve Dieterle pour Magic Fire, où il incarne Richard Wagner.Son travail à l’écran comprend également des rôles de pouvoir ou d’autorité. Dans This Sporting Life de Lindsay Anderson, sorti en 1963, Alan Badel joue Gerald Weaver, dirigeant d’un club de rugby. En 1966, il interprète Beshraavi face à Gregory Peck et Sophia Loren dans Arabesque.Dans Chacal, réalisé par Fred Zinnemann en 1973, Alan Badel tient le rôle du ministre français de l’Intérieur. Le film adapte le roman de Frederick Forsyth consacré à un projet d’assassinat du général de Gaulle. Trois ans plus tard, il joue David Last, ministre de l’Emploi, dans la série politique britannique Bill Brand.Edmond Dantès et les grandes adaptations téléviséesLa télévision donne à Alan Badel plusieurs rôles issus de la littérature. En 1964, il interprète Edmond Dantès dans une adaptation télévisée du Comte de Monte-Cristo. Ce rôle lui permet d’occuper le centre d’un récit construit autour du personnage créé par Alexandre Dumas.À la fin de sa carrière, Alan Badel incarne le père Dell’Aqua dans la minisérie Shōgun, diffusée en 1980. La même année, il joue le baron Nicolas de Gunzburg dans Nijinsky, réalisé par Herbert Ross.L’un de ses derniers rôles est celui du comte Fosco dans l’adaptation par la BBC de La Femme en blanc de Wilkie Collins. Alan Badel meurt avant la diffusion de la série, programmée en 1982. Son interprétation constitue ainsi l’une de ses dernières apparitions télévisées.Yvonne Owen et Sarah BadelAlan Badel épouse en 1942 l’actrice Yvonne Owen. Leur mariage dure jusqu’à sa mort. Leur fille, Sarah Badel, née en 1943, devient elle aussi actrice et se forme à la Royal Academy of Dramatic Art.Le 19 mars 1982, Alan Badel meurt d’une crise cardiaque à Chichester. Il avait 58 ans. Yvonne Owen lui survit jusqu’en 1990.
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Jordan Baker · 68 ansJordan Baker est une actrice et productrice américaine, née le 11 septembre 1958 à Riverdale, dans le Bronx, à New York.Une formation théâtrale entre New York et le MassachusettsJordan Baker est diplômée de l’American Academy of Dramatic Arts en 1979. Elle poursuit sa formation à Smith College, où elle obtient un Bachelor of Arts en théâtre, avant de décrocher un Master of Fine Arts à la Mason Gross School of the Arts de l’université Rutgers.Le théâtre occupe une place importante dans ses premiers travaux professionnels. En 1992, Jordan Baker interprète C dans la première américaine de Three Tall Women d’Edward Albee, montée au River Arts Repertory de Woodstock, dans l’État de New York, sous la direction de Lawrence Sacharow. Myra Carter joue A, Marian Seldes incarne B et Michael Rhodes tient le rôle du jeune homme. La même distribution se retrouve au Vineyard Theatre de New York en janvier 1994, avant le transfert de la production au Promenade Theatre. La pièce reçoit cette année-là le prix Pulitzer de l’œuvre dramatique.Cette collaboration avec l’œuvre d’Albee devient l’un des crédits scéniques les plus identifiés à Jordan Baker. Elle interprète également des textes contemporains dans différents théâtres américains, parmi lesquels Night Sky, Luna Gale de Rebecca Gilman et Things I Know to Be True d’Andrew Bovell. Pour Luna Gale, elle crée le personnage de Cindy dans une production mise en scène par Robert Falls au Goodman Theatre de Chicago, également présentée au Kirk Douglas Theatre de Los Angeles.Le Theatre World Award pour Suddenly, Last SummerLes débuts de Jordan Baker à Broadway ont lieu en 1995 avec Suddenly, Last Summer de Tennessee Williams, présenté au Circle in the Square Theatre. Elle y interprète Catharine Holly aux côtés d’Elizabeth Ashley, qui joue Mrs. Venable. La distribution comprend également Victor Slezak dans le rôle du docteur Cukrowicz et Celia Weston dans celui de Mrs. Holly.Cette interprétation vaut à Jordan Baker un Theatre World Award en 1996, distinction décernée aux interprètes remarqués pour leurs débuts sur les scènes de Broadway ou Off-Broadway. Elle figure cette année-là parmi les lauréats avec notamment Viola Davis et Alfred Molina.Elle revient ensuite à Broadway dans la reprise de The Normal Heart de Larry Kramer en 2011, où elle est doublure d’Ellen Barkin pour le rôle du docteur Emma Brookner. En 2021, elle est également engagée comme remplaçante de Deirdre O’Connell pour le rôle-titre de Dana H., pièce de Lucas Hnath présentée au Lyceum Theatre.Des personnages récurrents dans les séries américainesÀ l’écran, Jordan Baker interprète régulièrement des personnages exerçant une profession juridique, médicale ou enseignante. Dans L.A. Law, elle tient le rôle récurrent de la procureure Marcia Fusco. Elle rejoint également la distribution régulière de la sitcom Hiller and Diller, portée par Richard Lewis et Kevin Nealon, puis apparaît à plusieurs reprises dans The New Adventures of Old Christine sous les traits de Mrs. Belt, l’institutrice du fils de Christine Campbell, personnage joué par Julia Louis-Dreyfus.Ses rôles télévisés comprennent aussi des participations à Law & Order et The O.C.. Jordan Baker intervient par ailleurs dans plusieurs séries policières ou dramatiques au cours de sa carrière, avec des personnages nommés comme Sharon Creech dans The Good Wife ou Susan Cole dans Madam Secretary.Au cinéma, elle joue Kim Williams dans Another Earth de Mike Cahill, présenté en compétition dramatique au Festival de Sundance en 2011. Son personnage est la mère de Rhoda Williams, interprétée par Brit Marling. Jordan Baker apparaît également dans The Post de Steven Spielberg, sorti en 2017, puis dans The Land of Steady Habits de Nicole Holofcener.Transmission du métier et vie personnelleParallèlement à son activité d’interprète, Jordan Baker enseigne le jeu d’acteur et les aspects professionnels du métier. Elle a donné des master classes consacrées au « Business of Arts » et enseigné notamment à Montclair State University ainsi qu’au City College of New York. Elle rejoint en 2020 le corps enseignant de l’American Musical and Dramatic Academy à New York, où son enseignement relève du département Foundations & Technique.Jordan Baker est mariée à l’acteur américain Kevin Kilner depuis le 10 octobre 1998. Tous deux exercent leur métier sur les scènes et les écrans américains.
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Alan Bergman · 99 ansAlan Bergman, de son nom complet Alan Jay Bergman, est un parolier américain, né le 11 septembre 1925 à Brooklyn, à New York, et mort le 17 juillet 2025 à Los Angeles, à l’âge de 99 ans. Il forme avec son épouse Marilyn Bergman l’un des principaux tandems de paroliers américains de la seconde moitié du XXe siècle.Des études musicales au métier de parolierAlan Bergman grandit à Brooklyn et commence le piano à l’âge de six ans. Il affirme avoir envisagé dès l’enfance d’écrire des chansons. Durant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans l’armée américaine et écrit des spectacles destinés aux militaires. Après le conflit, il obtient en 1948 son diplôme de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, puis poursuit des études musicales à l’université de Californie à Los Angeles.Une première activité professionnelle le conduit vers la télévision. Alan Bergman travaille notamment comme réalisateur pour WCAU-TV à Philadelphie avant de retourner à Los Angeles. Johnny Mercer l’encourage alors à se consacrer à l’écriture de chansons. Il rejoint l’ASCAP en 1955 et écrit pour des émissions de variétés ainsi que pour différents interprètes.À Los Angeles, Alan Bergman rencontre Marilyn Katz, elle aussi originaire de Brooklyn. Ils se marient en 1958 et commencent à écrire ensemble. Leur méthode repose principalement sur l’écriture commune des paroles à partir de musiques composées par d’autres auteurs. Leur fille Julie Bergman Sender devient par la suite productrice de cinéma.L’écriture avec Marilyn BergmanL’association professionnelle d’Alan Bergman et Marilyn Bergman se développe avec des compositeurs différents selon les projets. Leur collaboration avec Quincy Jones produit notamment les paroles de la chanson du film Dans la chaleur de la nuit, interprétée par Ray Charles en 1967. L’année suivante, Michel Legrand leur confie la mélodie de « The Windmills of Your Mind » pour L’Affaire Thomas Crown. La chanson reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale.Michel Legrand devient l’un de leurs collaborateurs réguliers. Avec lui, Alan Bergman et son épouse écrivent également « What Are You Doing the Rest of Your Life ? », qui leur vaut une nouvelle nomination aux Oscars. Leur travail commun atteint une nouvelle étape avec Yentl, réalisé par Barbra Streisand. En 1984, Legrand et les Bergman obtiennent l’Oscar de la meilleure musique de film dans la catégorie consacrée à la partition de chansons et à son adaptation.Une autre collaboration déterminante réunit les Bergman et Marvin Hamlisch. Pour Nos plus belles années, ils écrivent « The Way We Were », interprétée par Barbra Streisand. La chanson reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale et vaut également à ses trois auteurs deux Grammy Awards, dont celui de la chanson de l’année.Une relation artistique durable avec Barbra StreisandBarbra Streisand devient l’une des principales interprètes du répertoire écrit par Alan Bergman et Marilyn Bergman. Elle enregistre plusieurs dizaines de leurs chansons et travaille directement avec eux sur Yentl. Le couple écrit les paroles des chansons du film sur des compositions de Michel Legrand, tandis que Streisand en assure la réalisation et tient le rôle principal.Leur collaboration dépasse les chansons écrites spécialement pour le cinéma. Streisand enregistre également « You Don’t Bring Me Flowers », composé par Neil Diamond avec Alan Bergman et Marilyn Bergman. La version chantée en duo par Streisand et Diamond atteint la première place du classement américain Billboard en 1978.Après la mort de Marilyn Bergman le 8 janvier 2022, Alan Bergman poursuit l’écriture. Il compose notamment « Wherever I May Go (for Marilyn) » en hommage à son épouse et partenaire d’écriture, avec laquelle il avait partagé plus de six décennies de vie commune.Oscars, Grammy Awards et Songwriters Hall of FameLe travail d’Alan Bergman et Marilyn Bergman reçoit trois Oscars. Après « The Windmills of Your Mind » et « The Way We Were », leur troisième récompense de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences est obtenue avec Michel Legrand pour Yentl. Leurs paroles totalisent par ailleurs de nombreuses nominations aux Oscars au cours de plusieurs décennies.Les Grammy Awards attribuent à Alan Bergman deux récompenses, toutes deux liées à The Way We Were, ainsi que onze nominations au total. Son travail avec Marilyn reçoit également plusieurs Emmy Awards pour des compositions destinées à la télévision. La Television Academy lui attribue quatre victoires sur huit nominations.En 1980, Alan Bergman et Marilyn Bergman entrent au Songwriters Hall of Fame. L’organisation leur décerne ensuite le Johnny Mercer Award, distinction réservée à des auteurs déjà admis au Hall of Fame et dont l’œuvre répond à ses critères d’excellence. Le couple reçoit également un Trustees Award de la Recording Academy pour l’ensemble de sa contribution à la musique.Alan Bergman meurt à Los Angeles le 17 juillet 2025. Marilyn Bergman était morte trois ans auparavant, en 2022. Leur fille Julie Bergman Sender lui survit.
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Ben Best · 46 ansBen Best, de son nom complet Benjamin Terrell Best, est un scénariste, acteur et producteur américain, né le 11 septembre 1974 dans le comté de Lexington, en Caroline du Sud, et mort le 10 septembre 2021 à Sylva, en Caroline du Nord, à l’âge de 46 ans.Une formation partagée avec ses futurs collaborateursBen Best étudie à la University of North Carolina School of the Arts, à Winston-Salem. Il y fréquente Danny McBride et Jody Hill, avec lesquels il développera plusieurs projets de cinéma et de télévision. Cette période constitue le point de départ d’une collaboration qui associera régulièrement écriture et interprétation.Le groupe travaille aussi dans l’entourage de David Gordon Green, autre ancien de l’établissement. Jody Hill a raconté que Ben Best avait notamment suggéré Danny McBride pour un rôle dans All the Real Girls, réalisé par Green. Les différents membres de ce cercle participent alors aux films d’étudiants les uns des autres avant de poursuivre leur activité professionnelle ensemble.The Foot Fist Way et le travail avec Jody Hill et Danny McBrideL’une des premières concrétisations importantes de cette collaboration est The Foot Fist Way. Réalisé par Jody Hill, le film est coécrit par Ben Best, Hill et Danny McBride. Tournée en Caroline du Nord avec un budget réduit et une large part d’interprètes non professionnels, cette comédie est ensuite présentée au Festival de Sundance.Ben Best y interprète Chuck « The Truck » Wallace, vedette d’arts martiaux admirée par Fred Simmons, le professeur de taekwondo joué par Danny McBride. Après Sundance, le film circule dans l’industrie cinématographique avant d’attirer l’attention de Will Ferrell et Adam McKay, qui contribuent à sa diffusion commerciale.Cette expérience fixe une méthode de travail collective que les trois auteurs reprennent ensuite. Danny McBride a expliqué qu’ils souhaitaient conserver une forte maîtrise de leurs projets, notamment de leur écriture et de leur ton comique.La création d’Eastbound & DownAvec Danny McBride et Jody Hill, Ben Best crée la série Eastbound & Down, diffusée sur HBO à partir de 2009. Le récit suit Kenny Powers, ancien joueur professionnel de baseball contraint de revenir dans sa ville natale et de travailler comme professeur d’éducation physique. La première saison compte six épisodes, format choisi par les créateurs après leur intérêt pour des séries britanniques aux saisons courtes.Ben Best participe également à la série comme acteur. Il interprète Clegg, barman et ami de longue date de Kenny Powers, dans huit épisodes répartis sur les deux premières saisons. La série se poursuit ensuite pendant quatre saisons, jusqu’en 2013.Son travail sur Eastbound & Down associe donc directement création, écriture et interprétation. Le personnage de Clegg reste l’un de ses rôles les plus identifiés, tandis que la série constitue son principal crédit comme créateur de télévision.Une collaboration prolongée avec Danny McBrideAu cinéma, Ben Best cosigne avec Danny McBride le scénario de Your Highness, réalisé par David Gordon Green et sorti en 2011. Danny McBride y interprète le prince Thadeous aux côtés de James Franco et Natalie Portman. Best est crédité comme scénariste du film avec McBride.Cette production constitue sa dernière collaboration majeure avec McBride et David Gordon Green. Son parcours d’acteur comprend également des apparitions dans Superbad, Observe and Report et Land of the Lost. Dans ce dernier film, réalisé par Brad Silberling, il retrouve Danny McBride devant la caméra.En parallèle de son activité cinématographique, Ben Best pratique également la musique. Il grandit à High Point, en Caroline du Nord, où il joue déjà de la musique avant ses études de cinéma. Cette activité demeure présente dans son parcours artistique en dehors de ses crédits de scénariste et d’acteur.Mort en Caroline du NordBen Best meurt le 10 septembre 2021 à Sylva, en Caroline du Nord, la veille de son 47e anniversaire. L’annonce publique de sa mort est faite par Rough House Pictures, société liée à ses anciens collaborateurs Danny McBride, Jody Hill et David Gordon Green. La cause de son décès n’est pas rendue publique.L’annonce rappelle son rôle de co-créateur d’Eastbound & Down et son travail avec McBride et Hill. Ben Best avait 46 ans au moment de sa mort.
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Reed Birney · 72 ansReed Birney, né le 11 septembre 1954 à Alexandria, en Virginie, est un acteur américain.Des études interrompues pour rejoindre New YorkAttiré très tôt par le métier d’acteur, Reed Birney participe aux spectacles de son établissement scolaire puis fait du théâtre amateur pendant ses années de lycée. Il étudie ensuite à l’université de Boston, qu’il quitte après sa deuxième année. À l’été 1974, peu avant son vingtième anniversaire, il s’installe à New York avec l’intention de travailler comme comédien.Quelques mois après son arrivée, Reed Birney obtient sa carte de l’Actors’ Equity Association grâce à une tournée de théâtre pour enfants. Après neuf mois sur les routes américaines, il rejoint gratuitement un atelier d’interprétation organisé par la National Academy of Television Arts and Sciences. Il y travaille avec Tad Danielewski puis Gene Lasko, deux enseignants auxquels il attribuera par la suite une part déterminante de sa formation d’acteur. Sigourney Weaver et Mercedes Ruehl fréquentent également cet atelier.Une présentation organisée par le groupe conduit Reed Birney à rencontrer le dramaturge Albert Innaurato et le metteur en scène Peter Mark Schifter. Ils lui proposent d’interpréter le frère cadet du personnage joué par Sigourney Weaver dans Gemini. D’abord monté à Playwrights Horizons, le spectacle poursuit son exploitation et permet à Birney d’obtenir l’un de ses premiers rôles importants sur la scène new-yorkaise.Une carrière profondément liée au théâtre new-yorkaisUne grande partie du parcours de Reed Birney se déroule Off-Broadway, où il travaille pendant plusieurs décennies avec des compagnies et des auteurs contemporains. Cette activité lui vaut notamment un Obie Award spécial pour l’excellence durable de son travail d’interprète. En 2011, il reçoit également un Drama Desk Award spécial distinguant trente-cinq années de carrière et ses prestations cette saison-là dans Tigers Be Still, A Small Fire et The Dream of the Burning Boy.En 2009, Reed Birney interprète Ian dans Blasted de Sarah Kane, rôle qui lui vaut une nomination au Drama Desk Award. Il rejoint ensuite la distribution de Circle Mirror Transformation d’Annie Baker. Sa collaboration avec la dramaturge se poursuit en 2012 lorsqu’il tient le rôle-titre dans son adaptation d’Oncle Vania, mise en scène par Sam Gold au Soho Rep. Michael Shannon, Maria Dizzia et Merritt Wever figurent parmi ses partenaires.Cette période comprend également I’m Gonna Pray for You So Hard de Halley Feiffer, où Reed Birney joue un dramaturge face à Betty Gilpin. Les deux acteurs se connaissaient indirectement depuis longtemps, Birney ayant travaillé en 1990 avec Ann McDonough, la mère de Gilpin. Son interprétation lui vaut en 2015 une nomination au Drama Desk Award comme meilleur acteur dans une pièce.La reconnaissance de BroadwayEn 2014, Casa Valentina de Harvey Fierstein marque une étape importante dans la reconnaissance de Reed Birney à Broadway. Il y interprète Charlotte, l’un des membres d’un groupe d’hommes qui se retrouvent dans une pension des Catskills pour porter des vêtements féminins. La production est créée au Samuel J. Friedman Theatre sous la direction de Joe Mantello. Son travail lui vaut le Drama Desk Award du meilleur acteur dans un second rôle ainsi que sa première nomination aux Tony Awards.Au moment de cette nomination, Reed Birney souligne qu’elle intervient après environ quarante années de métier, dont une grande partie passée sur les scènes Off-Broadway. Cette reconnaissance précède de deux ans le rôle qui lui apporte son premier Tony Award.Dans The Humans de Stephen Karam, Reed Birney interprète Erik Blake, père d’une famille réunie à Manhattan pour Thanksgiving. La pièce lui vaut en 2016 le Tony Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une pièce. Jayne Houdyshell, qui interprète son épouse à la scène, reçoit la même année le Tony de la meilleure actrice dans un second rôle.Une activité régulière devant les camérasLe cinéma accompagne le parcours de Reed Birney depuis le début des années 1980. L’un de ses premiers rôles à l’écran se trouve dans Four Friends, réalisé par Arthur Penn en 1981. Son activité reste toutefois longtemps davantage identifiée au théâtre new-yorkais, avant que ses rôles au cinéma et dans les séries ne gagnent en visibilité.À la télévision, Reed Birney interprète notamment Donald Blythe dans House of Cards. Il apparaît également dans Succession et The Handmaid’s Tale. Au cinéma, son travail comprend Mass, film de Fran Kranz dans lequel il joue Richard, père endeuillé réuni avec trois
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Bertrand Bonello · 58 ansBertrand Bonello, né le 11 septembre 1968 à Nice, est un réalisateur, scénariste, compositeur et acteur français. Musicien de formation, il développe depuis les années 1990 une activité dans laquelle la composition musicale accompagne régulièrement l’écriture et la mise en scène de ses films.La musique avant la réalisationAvant de réaliser ses premiers films, Bertrand Bonello travaille comme musicien de studio. Il joue notamment des claviers et de la guitare pour Marie-France, Daniel Darc et Elliott Murphy. Il forme également le groupe Laurie Markovitch avec JP Nataf et Mirwais. Cette activité musicale reste ensuite présente dans son travail de cinéaste, puisqu’il compose lui-même la musique de plusieurs de ses longs métrages.Son passage à la réalisation se concrétise en 1996 avec Qui je suis, D’après Pier Paolo Pasolini, film de 41 minutes construit à partir d’un texte autobiographique écrit par Pasolini en 1966. Deux ans plus tard, Bertrand Bonello réalise son premier long métrage, Quelque chose d’organique, présenté dans la section Panorama du Festival de Berlin.En 2001, Le Pornographe, avec Jean-Pierre Léaud, est sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes et reçoit le prix FIPRESCI. Deux ans plus tard, Tiresia permet à Bertrand Bonello d’entrer pour la première fois en compétition officielle au Festival de Cannes.Une présence régulière au Festival de CannesLe Festival de Cannes occupe une place récurrente dans le parcours de Bertrand Bonello. Après Tiresia, L’Apollonide, Souvenirs de la maison close est sélectionné en compétition en 2011. Le film obtient huit nominations aux César. Son récit se déroule dans une maison close parisienne au tournant du XXe siècle et réunit notamment Hafsia Herzi et Céline Sallette.En 2014, Bertrand Bonello revient en compétition avec Saint Laurent, consacré au couturier Yves Saint Laurent et à la période allant de 1967 à 1976. Gaspard Ulliel interprète le créateur, tandis que Jérémie Renier joue Pierre Bergé. Bonello cosigne le scénario avec Thomas Bidegain et compose également la musique originale. Le film obtient dix nominations aux César et est choisi pour représenter la France dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.Sa relation avec Cannes prend aussi une forme institutionnelle. En 2018, Bertrand Bonello préside le jury de la Cinéfondation et des courts métrages lors de la 71e édition du Festival. À cette date, trois de ses longs métrages avaient déjà concouru pour la Palme d’or.La musique comme composante de la mise en scèneLe travail musical de Bertrand Bonello ne constitue pas une activité séparée de son cinéma. Il compose les bandes originales de plusieurs de ses œuvres et utilise régulièrement le montage sonore et la musique comme éléments de construction narrative. En 2014, le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective ainsi qu’une exposition intitulée Résonances, conçue autour des rapports entre images et sons.Pour cette manifestation, Bertrand Bonello réalise aussi Où en êtes-vous, Bertrand Bonello ?, autoportrait cinématographique conçu sous la forme d’une lettre adressée à sa fille. Le Centre Pompidou présente parallèlement des créations sonores, des remontages et des expériences dans lesquelles des films sont privés de leur image ou associés à de nouveaux accompagnements musicaux.Cette activité se prolonge avec la publication de l’album Accidents en 2014. Dans ses longs métrages, Bertrand Bonello cumule régulièrement les fonctions de réalisateur, scénariste et compositeur, comme sur Saint Laurent.Des formes contemporaines avec Nocturama, Coma et La BêteAvec Nocturama, sorti en 2016, Bertrand Bonello met en scène un groupe de jeunes gens qui commettent plusieurs attentats à Paris avant de se réfugier dans un grand magasin. La Cinémathèque française inscrit ce film parmi les œuvres dans lesquelles la musique électronique composée par Bonello occupe une place importante.Coma, réalisé en 2022, mêle prises de vues réelles, animation et écrans numériques autour d’une adolescente confinée dans sa chambre. Le film prolonge également le travail autobiographique entrepris avec Où en êtes-vous, Bertrand Bonello ?, puisqu’il est adressé à sa fille Anna.En 2023, Bertrand Bonello présente La Bête en compétition à la Mostra de Venise. Librement inspiré d’un texte d’Henry James, le film réunit Léa Seydoux et George MacKay et fait circuler ses personnages entre plusieurs époques. Bonello en signe le scénario et compose la musique avec sa fille Anna Bonello.Rétrospectives et transmissionLe Centre Pompidou consacre dès 2014 une rétrospective à Bertrand Bonello, accompagnée de l’exposition Résonances. Dix ans plus tard, la Cinémathèque française organise à son tour une rétrospective de son œuvre, du 28 février au 9 mars 2024, en sa présence. La programmation reprend ses longs métrages ainsi que plusieurs courts et moyens métrages réalisés depuis les années 1990.À la même période, la Cinémathèque française l’invite à choisir et présenter plusieurs films dans le cadre du cycle Parlons cinéma avec…. Bertrand Bonello y présente notamment sa relation à l’histoire du cinéma comme une composante de sa formation personnelle et de son travail de réalisateur.
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Michael Braveheart · 71 ansMichael Braveheart, né le 11 septembre 1950 à San Mateo, en Californie, et mort le 18 mai 2022 à Los Angeles, est un acteur et réalisateur américain. Son parcours est principalement lié à des emplois de silhouette et de doublure sur les productions télévisées de l’univers Star Trek.Une formation d’acteur avant les plateaux de télévisionMichael Braveheart étudie l’interprétation auprès de Ted Harris, Stella Adler et Kim Stanley. Son activité comprend également le théâtre, avec des participations à The Undefeated, Talk to Me Like the Rain et The Time of Your Life. Il travaille par ailleurs comme doublure de plateau, activité qui accompagne une grande partie de ses apparitions devant la caméra.Avant son association durable avec Star Trek, Michael Braveheart apparaît comme figurant récurrent dans Cagney & Lacey. Il participe également à Cheers, où il tient différents emplois de second plan à la fin des années 1980. Ces prestations restent souvent non créditées au générique, caractéristique d’une partie importante de son travail d’acteur.Martinez à bord de l’EnterpriseÀ partir de la deuxième saison de Star Trek : La Nouvelle Génération, Michael Braveheart incarne régulièrement Martinez, membre d’équipage de l’USS Enterprise-D. Le personnage apparaît pour la première fois dans The Child. Au fil de la série, Braveheart est utilisé de manière récurrente dans les scènes de coursives, d’infirmerie et d’autres espaces du vaisseau, tout en travaillant ponctuellement comme doublure sur le tournage.Martinez reste un personnage d’arrière-plan, sans place centrale dans les intrigues, mais Michael Braveheart le reprend pendant plusieurs saisons. Il apparaît également sous cette identité dans Star Trek : Premier Contact en 1996 et Star Trek : Insurrection en 1998. Sa présence régulière permet ainsi au même membre d’équipage de traverser une partie importante de la continuité de La Nouvelle Génération, de la télévision aux longs métrages.Les feuilles de service de la production montrent aussi Michael Braveheart employé comme doublure et figurant sous différentes caractérisations. Certains documents de tournage le désignent sous le surnom « Dr. Death ». Son travail ne se limite donc pas au seul Martinez, même si ce personnage demeure son apparition récurrente la plus identifiable dans la franchise.Plusieurs identités dans l’univers Star TrekLes autres séries de la franchise font appel à Michael Braveheart sous des maquillages et costumes différents. Il apparaît dans Star Trek : Deep Space Nine comme officier klingon et dans Star Trek : Voyager sous les traits d’un extraterrestre. Il participe également à Star Trek : Enterprise, où il est notamment visible comme client dans l’épisode Fusion.Son association avec les Klingons dépasse les seuls épisodes télévisés. En juin 1997, Michael Braveheart est maquillé en Klingon lors de manifestations officielles organisées par Paramount. Il participe ensuite au jeu vidéo Star Trek: Klingon Academy, sorti en 2000, dans lequel il interprète un officier klingon.La réalisation de courts métragesÀ la fin de sa carrière, Michael Braveheart passe également derrière la caméra. En 2019, il réalise Prayer for My Daughter puis Fame. Pour ce dernier, un court métrage dramatique de six minutes avec Daniel Thomas dans le rôle de Ralph Garci, il exerce aussi la fonction de producteur. Le film sort aux États-Unis le 23 avril 2019.Michael Braveheart meurt le 18 mai 2022, à l’âge de 71 ans. Sa dernière période d’activité connue comprend ainsi un travail de réalisateur et de producteur, après plusieurs décennies passées comme acteur, figurant récurrent et doublure sur des productions américaines.