Film Index
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Rick Aviles · 42 ansRick Aviles, de son vrai nom Richard Anthony Aviles, est un acteur et humoriste américain d’origine portoricaine, né le 14 octobre 1952 à Manhattan, à New York, et mort le 17 mars 1995 à Los Angeles, en Californie.Les débuts sur les scènes comiques de New YorkÉlevé dans le quartier du Lower East Side, à Manhattan, Rick Aviles commence à se produire comme humoriste au milieu des années 1970. Après avoir notamment travaillé comme imprimeur et vendeur, il présente des numéros de stand-up dans les rues de New York, à Washington Square et à Central Park. Il se produit également dans le métro et fréquente les clubs de Greenwich Village, où se développe alors une importante scène de comédie.Son répertoire comprend des imitations de personnalités et de nombreux personnages caractérisés par leurs accents. L’humoriste utilise notamment les particularités linguistiques des différentes communautés new-yorkaises, dont il reproduit les façons de parler. Il associe ces imitations à des sketches et à des observations de la vie quotidienne. En février 1978, le magazine professionnel Variety lui consacre un article favorable dans sa rubrique consacrée aux nouveaux talents.Cette activité lui ouvre les portes de la télévision. À partir de 1987, il présente l’émission de variétés It’s Showtime at the Apollo, tournée au célèbre Apollo Theater de Harlem, et continue d’y intervenir jusqu’en 1991. Il participe également à One Night Stand, programme de HBO consacré aux spectacles d’humoristes. Son activité scénique le conduit à se produire aux États-Unis et en Europe, notamment à Amsterdam.Le rôle de Willie Lopez dans GhostRick Aviles fait ses débuts au cinéma dans L’Équipée du Cannonball (The Cannonball Run, 1981), comédie réalisée par Hal Needham avec Burt Reynolds. Il y interprète Mad Dog. Au cours des années 1980, il obtient d’autres rôles secondaires, notamment dans La Rue (Street Smart, 1987), de Jerry Schatzberg, aux côtés de Christopher Reeve et de Morgan Freeman.En 1990, il interprète Willie Lopez dans Ghost, réalisé par Jerry Zucker. Son personnage est un malfaiteur engagé pour voler Sam Wheat, incarné par Patrick Swayze. Lors de l’agression, il abat Sam, dont le fantôme cherche ensuite à protéger sa compagne Molly, interprétée par Demi Moore. Le film rencontre un important succès international et remporte deux Oscars en 1991, dont celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Whoopi Goldberg.Ce personnage devient le rôle le plus connu de Rick Aviles. En février 1993, lors d’un entretien accordé au Los Angeles Times, l’acteur explique que sa participation à Ghost a également favorisé sa carrière d’humoriste. Alors qu’il se produit à l’Irvine Improv, en Californie, il intègre à ses spectacles des plaisanteries sur son personnage de meurtrier et sur le contraste entre cette image et son métier de comique.Des collaborations avec plusieurs réalisateurs américainsLe travail de Rick Aviles au cinéma le conduit à participer à des productions de réalisateurs tels que Jim Jarmusch et Francis Ford Coppola. Dans Mystery Train (1989), de Jarmusch, il interprète Will Robinson, personnage du troisième segment, intitulé « Lost in Space ». Cette partie du film suit trois hommes à Memphis, dont les mésaventures les conduisent à passer la nuit dans une chambre d’hôtel.Il tourne également sous la direction de Brian De Palma dans L’Impasse (Carlito’s Way, 1993). Il y joue Quisqueya, l’un des personnages du milieu criminel new-yorkais fréquenté par Carlito Brigante, ancien trafiquant de drogue interprété par Al Pacino.Dans Le Fléau (The Stand, 1994), mini-série télévisée réalisée par Mick Garris d’après le roman de Stephen King, il incarne l’homme-rat (Rat Man), un personnage appartenant au groupe réuni autour de Randall Flagg, interprété par Jamey Sheridan. Cette adaptation télévisée est diffusée sur ABC en mai 1994.Les dernières activités et le décèsEn 1995, Rick Aviles apparaît dans Waterworld, film de science-fiction postapocalyptique réalisé par Kevin Reynolds, avec Kevin Costner dans le rôle principal. Il interprète un gardien chargé de contrôler l’accès à un atoll, l’une des communautés humaines installées sur les rares structures émergées d’une Terre presque entièrement recouverte par les océans.Il prête également sa voix à un cafard dans Bienvenue chez Joe (Joe’s Apartment), réalisé par John Payson et sorti en 1996. Cette comédie fantastique met en scène un jeune New-Yorkais dont l’appartement est peuplé de cafards doués de parole. Le film est distribué après la mort de l’acteur.Rick Aviles meurt à Los Angeles le 17 mars 1995, à l’âge de 42 ans, des suites de complications liées au sida. Sa sœur, Angel Aviles, exerce elle aussi le métier d’actrice, tandis que son frère Rod Reyes travaille comme humoriste.
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Carroll Ballard · 89 ansCarroll Ballard est un réalisateur et directeur de la photographie américain, né le 14 octobre 1937 à Los Angeles, en Californie.Une formation artistique et des débuts dans le documentaireFils d’un constructeur de bateaux, Carroll Ballard envisage initialement de devenir dessinateur automobile. Il étudie à l’ArtCenter College of Design, avant d’interrompre sa formation et de s’engager dans l’armée américaine. C’est pendant son service militaire qu’il découvre la photographie et développe son intérêt pour le cinéma. Il poursuit ensuite des études à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), où il se tourne vers la réalisation après avoir envisagé une formation de directeur de la photographie. Il y rencontre notamment Francis Ford Coppola, avec lequel il entretiendra des relations professionnelles.En 1964, il réalise le film d’étudiant Waiting for May. Ses premières activités professionnelles sont principalement consacrées au documentaire et aux courts métrages. Pour l’Agence d’information des États-Unis (USIA), il réalise Beyond This Winter’s Wheat (1965), puis Harvest (1967), consacré aux travaux agricoles pendant la saison des récoltes aux États-Unis. Ce dernier lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur long métrage documentaire en 1968, en qualité de producteur.Il poursuit ses recherches cinématographiques avec The Perils of Priscilla (1969), un court métrage construit autour du point de vue d’un chat qui s’échappe de son domicile. Dans Rodeo, il filme les compétitions et les coulisses des finales nationales de rodéo organisées à Oklahoma City en 1968. Ces réalisations lui permettent de travailler sur le comportement animal ainsi que sur la représentation de mouvements et de situations réelles.La collaboration avec Francis Ford Coppola et le passage au long métrageLes relations nouées à l’UCLA avec Francis Ford Coppola donnent lieu à plusieurs collaborations. Carroll Ballard participe au tournage de La Vallée du bonheur (Finian’s Rainbow, 1968), notamment pour sa séquence de générique. Il travaille également comme directeur de la photographie de seconde équipe sur La Guerre des étoiles (Star Wars, 1977), réalisé par George Lucas, et contribue aux prises de vues en extérieur des séquences désertiques.Coppola lui propose ensuite la réalisation de L’Étalon noir (The Black Stallion, 1979), adapté du roman de Walter Farley publié en 1941. Produit par Fred Roos et Tom Sternberg, avec Coppola comme producteur exécutif, le film raconte la relation entre un jeune garçon, interprété par Kelly Reno, et un cheval arabe avec lequel il survit à un naufrage. Le directeur de la photographie Caleb Deschanel y développe avec Ballard un récit faisant largement appel à l’image, notamment dans les séquences où l’enfant et le cheval se retrouvent seuls sur une île.L’Étalon noir reçoit deux nominations aux Oscars en 1980, dont celle de Mickey Rooney pour le meilleur second rôle masculin. Ballard obtient le New Generation Award décerné par la Los Angeles Film Critics Association. En 2002, le film est sélectionné par la Bibliothèque du Congrès des États-Unis pour entrer au National Film Registry, consacré à la préservation des œuvres présentant une importance culturelle, historique ou esthétique.La nature et les animaux au cœur de son cinémaL’observation du monde animal occupe une place importante dans les longs métrages de Carroll Ballard. Pour Un homme parmi les loups (Never Cry Wolf, 1983), adaptation du livre autobiographique de Farley Mowat, il suit les recherches d’un biologiste chargé d’étudier les loups dans le Grand Nord canadien. Interprété par Charles Martin Smith, le personnage découvre progressivement les comportements des animaux et leur rôle dans l’écosystème arctique. Le tournage se déroule pendant près de deux ans dans les régions sauvages de l’Alaska et du Yukon.La relation entre les êtres humains et les animaux est également au centre de L’Envolée sauvage (Fly Away Home, 1996), inspiré de l’expérience du Canadien Bill Lishman, qui avait accompagné des oiseaux migrateurs à bord d’un aéronef ultraléger. Anna Paquin y interprète une adolescente qui élève des oies sauvages et participe à leur migration avec l’aide de son père, incarné par Jeff Daniels. Ballard retrouve à cette occasion Caleb Deschanel, dont la photographie est nommée aux Oscars en 1997.Dans Duma (2005), inspiré du livre How It Was with Dooms de Carol Cawthra Hopcraft et Xan Hopcraft, il met en scène un jeune garçon sud-africain qui entreprend de rendre à la vie sauvage un guépard élevé auprès des humains. Le film est tourné en Afrique australe et interprété notamment par Alexander Michaletos. Il constitue le dernier long métrage réalisé par Ballard.Des collaborations artistiques et une approche visuelle du récitLe travail de Carroll Ballard avec Caleb Deschanel remonte à leurs premières expériences dans le cinéma éducatif. Leur collaboration se poursuit sur plusieurs longs métrages, dont L’Étalon noir et L’Envolée sauvage. Dans ces deux films, les déplacements des animaux et les paysages occupent une place importante dans la narration. Deschanel reçoit une nomination aux Oscars pour la photographie de chacun d’eux.Le réalisateur s’intéresse également à la représentation cinématographique du mouvement sportif. Avec Wind (1992), il aborde la compétition nautique à travers une fiction inspirée de la Coupe de l’America. Matthew Modine et Jennifer Grey y interprètent deux navigateurs engagés dans l’univers de la voile de compétition. Le film lui permet de retrouver un domaine familier depuis son enfance, son père ayant exercé le métier de constructeur de bateaux.Une autre expérience artistique conduit Ballard à réaliser Casse-Noisette (Nutcracker: The Motion Picture, 1986), adaptation cinématographique du ballet de Tchaïkovski dans la version chorégraphiée par Kent Stowell pour le Pacific Northwest Ballet, avec des décors et des costumes conçus par Maurice Sendak. Tourné avec les danseurs de la compagnie, le film transpose à l’écran cette production scénique et ses créations visuelles.
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Chet Brandenburg · 76 ansChet Brandenburg, de son vrai nom James Chester Brandenburg, est un acteur, cascadeur et assistant réalisateur américain, né le 15 octobre 1897 à Peoria, dans l’Illinois, et mort le 17 juillet 1974 à Woodland Hills, dans le quartier de Los Angeles, en Californie.Les studios de comédie et la collaboration avec Laurel et HardyChet Brandenburg commence sa carrière dans le cinéma muet au début des années 1920. Il travaille notamment pour les productions de Hal Roach, spécialisées dans les courts métrages comiques. Il participe à Under Two Jags (1923), avec Stan Laurel, comme assistant réalisateur, et interprète un shérif adjoint dans Powder and Smoke (1924), avec Charley Chase.Sa collaboration avec Stan Laurel et Oliver Hardy lui permet de multiplier les petits rôles dans les comédies du duo. Dans Hats Off (1927), il interprète un piéton, tandis que dans You’re Darn Tootin' (Ton cor est à toi, 1928), il apparaît en ouvrier dans une bouche d’égout. Il incarne également un prisonnier dans The Hoose-Gow (Derrière les barreaux, 1929).Son frère, Ed Brandenburg, est lui aussi acteur et apparaît dans plusieurs comédies de Laurel et Hardy. Tous deux participent aux productions de Hal Roach, où les personnages secondaires contribuent régulièrement aux situations burlesques imaginées autour des deux comédiens.Un acteur de complément dans le cinéma hollywoodienAvec l’avènement du cinéma parlant, Chet Brandenburg poursuit son activité dans les studios hollywoodiens. Il interprète principalement des personnages secondaires ou de figuration, souvent sans être mentionné au générique. Ses rôles comprennent des passants, des employés ou des membres de foules, auxquels s’ajoutent des apparitions dans des scènes de prison et des séquences de western.Il participe notamment à L’Enfer est à lui (White Heat, 1949), réalisé par Raoul Walsh, dans lequel il apparaît comme détenu. Il figure également dans Quand la ville dort (The Asphalt Jungle, 1950), de John Huston. Sa carrière le conduit à travailler sur de grandes productions hollywoodiennes, dont La Guerre des mondes (The War of the Worlds, 1953), de Byron Haskin, où il joue un homme réfugié dans une église.Dans Vingt Mille Lieues sous les mers (20, 000 Leagues Under the Sea, 1954), réalisé par Richard Fleischer pour Walt Disney, il tient un rôle de marin non crédité. Il participe aussi au western L’Homme qui tua Liberty Valance (The Man Who Shot Liberty Valance, 1962), réalisé par John Ford.Cascade et assistance à la réalisationParallèlement à son travail d’acteur, Chet Brandenburg occupe des fonctions techniques sur plusieurs productions. Dès le cinéma muet, il exerce comme assistant réalisateur, notamment sur des courts métrages comiques. Ses crédits comprennent Under Two Jags (1923), réalisé par Ralph Ceder, où il travaille auprès de l’équipe chargée de mettre en scène Stan Laurel.Il effectue également des cascades pour le cinéma. Cette activité accompagne sa participation à de nombreuses productions dans lesquelles les scènes d’action, les bagarres et les mouvements collectifs font intervenir des interprètes spécialisés.Les productions télévisées et les dernières années d’activitéChet Brandenburg poursuit sa carrière à la télévision, notamment dans les séries de westerns américains. Il apparaît à plusieurs reprises dans Gunsmoke (Police des plaines), où il interprète des habitants de Dodge City et des personnages de passage. Dans l’épisode The Blacksmith (1960), il joue un habitant de la ville. Il participe également aux épisodes Say Uncle (1960) et Kate Heller (1963).Il figure aussi dans plusieurs épisodes de La Quatrième Dimension (The Twilight Zone), série créée par Rod Serling, diffusée sur CBS à partir de 1959.Son activité cinématographique et télévisuelle se prolonge jusqu’en 1968, après plus de quatre décennies de présence à l’écran. Chet Brandenburg meurt à l’âge de 76 ans. Il est inhumé au Forest Lawn Memorial Park, dans les Hollywood Hills, à Los Angeles.
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Christian Bujeau · 81 ansChristian Bujeau est un acteur, metteur en scène, cascadeur et professeur d’art dramatique français, né le 14 octobre 1944 à Charron, en Charente-Maritime, et mort le 15 juin 2026 à Rivières, en Charente.Une formation au Conservatoire et une carrière théâtraleChristian Bujeau se forme au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, où il obtient un deuxième prix de comédie au sein de la promotion 1970. Il a notamment pour maître René Simon. Il est également pensionnaire de la compagnie Renaud-Barrault au théâtre de l’Odéon pendant deux ans. Dès 1966, il participe à la création des Paravents, de Jean Genet, dans une mise en scène de Roger Blin.Sa carrière théâtrale le conduit à interpréter des œuvres de Georges Feydeau et de Sacha Guitry, ainsi que des pièces du répertoire contemporain. Il joue notamment dans L’Homme, la bête et la vertu, de Luigi Pirandello, au théâtre Montparnasse en 2004. Il exerce également comme metteur en scène, parallèlement à son travail de comédien.En 2012, il rejoint la distribution française de la comédie musicale Sister Act, adaptée du film américain de 1992. Il y interprète Monseigneur O’Hara, dans une production présentée au théâtre Mogador, à Paris, jusqu’au 30 juin 2013.La reconnaissance publique avec Les Visiteurs et KaamelottLe rôle de Jean-Pierre Goulard dans Les Visiteurs (1993), de Jean-Marie Poiré, fait connaître Christian Bujeau d’un large public. Il incarne un dentiste, époux de Béatrice de Montmirail, interprétée par Valérie Lemercier, dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée de deux personnages venus du Moyen Âge. Le film, porté par Christian Clavier et Jean Reno, rassemble plus de 13 millions de spectateurs dans les salles françaises. Bujeau reprend son personnage dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 (1998), où Muriel Robin succède à Valérie Lemercier dans le rôle de Béatrice.Il retrouve l’univers médiéval dans Kaamelott, série créée par Alexandre Astier et diffusée sur M6 à partir de 2005. Il y interprète le maître d’armes du roi Arthur, chargé notamment de l’entraînement du souverain au combat. Personnage exigeant et autoritaire, il multiplie les injonctions à l’adresse d’un Arthur souvent peu disposé à suivre ses exercices. Ce rôle récurrent, qu’il tient jusqu’en 2009, bénéficie de son expérience personnelle dans le maniement des armes et les spectacles de chevalerie.Il participe également à l’univers comique développé par Simon Astier, frère d’Alexandre Astier, dans la série Hero Corp, lancée en 2008. Il y joue The Lord, un puissant super-vilain. Dans Off Prime, série mettant en scène Virginie Efira dans une version fictive de sa propre vie, il interprète Loïc de Villedieu, le patron de l’animatrice.L’expérience des cascades et des combats de chevalerieChristian Bujeau possède également une formation de cascadeur. Initié à cette discipline par Yvan Chiffre et Claude Nadal, deux professionnels du cinéma d’action français, il travaille notamment avec Claude Carliez et Daniel Vérité, spécialistes des combats chorégraphiés. Il collabore aussi avec Georges Branche et Jackie Venon.Pendant plus de quinze ans, il participe à des tournois de chevalerie organisés dans différents pays, notamment au Japon. Ces spectacles font appel aux techniques du combat médiéval et à la maîtrise des armes blanches. Son expérience dans ce domaine lui permet d’interpréter des personnages liés à l’univers de l’escrime, notamment dans Kaamelott.Cette spécialisation est abordée dans Aux sources de Kaamelott, documentaire réalisé par Christophe Chabert entre 2006 et 2010. Christian Bujeau intervient dans la troisième partie, intitulée « L’Art de la guerre », consacrée notamment à la préparation des scènes de combat de la série.La mise en scène et l’enseignement de l’art dramatiqueChristian Bujeau mène une activité de metteur en scène au théâtre. En 1998, il dirige Soleil pour deux, de Pierre Sauvil, au théâtre Montparnasse. Il y revient en 2008 pour mettre en scène Le Système Ribadier, de Georges Feydeau. Il dirige également Venise sous la neige, de Gilles Dyrek, au Petit Hébertot en 2010, puis L’École des femmes, de Molière, en 2018.Il enseigne l’art dramatique à l’école Jean-Périmony, à Paris, où il intervient auprès des élèves de deuxième et troisième année. Il encadre notamment le travail d’interprétation des scènes et des exercices dans lesquels les élèves écrivent et mettent en scène leurs propres textes. Il participe également à leur préparation aux auditions consacrées au répertoire de Molière.Il dispense par ailleurs des cours à l’ECM3 Arts, école parisienne spécialisée dans la comédie musicale. À l’école Jean-Périmony, il associe son enseignement au travail de création scénique et à la préparation des élèves aux différents exercices d’interprétation.
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Chang Chen · 50 ansChang Chen est né le 14 octobre 1976 à Taipei, à Taïwan. Issu d’une famille de comédiens, son père, Chang Kuo-chu, est lui-même acteur, Chang Chen s’impose très tôt comme l’un des visages les plus marquants du cinéma asiatique contemporain. Avec son charisme discret, son regard intense et sa capacité à incarner des personnages mystérieux ou tourmentés, il a su évoluer à la croisée du cinéma d’auteur et du cinéma populaire, aussi à l’aise chez Wong Kar-wai que dans les grandes fresques historiques.En plus de trente ans de carrière, Chang Chen s’est construit une filmographie d’une rare richesse, en collaborant avec les plus grands cinéastes asiatiques, tout en menant une carrière sélective à l’international, sans jamais céder aux sirènes faciles de l’industrie.Des débuts précoces et une révélation chez Edward YangLe tout premier rôle de Chang Chen arrive très tôt : il n’a que 14 ans lorsqu’il est choisi par Edward Yang pour jouer dans A Brighter Summer Day (Gu ling jie shao nian sha ren shi jian, 1991), film fleuve de plus de 4 heures, considéré aujourd’hui comme un monument du cinéma taïwanais.Dans ce film-somme sur la jeunesse, l’identité et la violence politique à Taïwan dans les années 60, Chang Chen incarne un adolescent confronté à une société en mutation. Sa performance, marquée par une retenue déjà très mature, impressionne durablement les cinéphiles, et installe d’emblée son image : celle d’un jeune homme taciturne, écorché, magnétique.Le cinéma de l’intime et du gesteLa suite de la carrière de Chang Chen est marquée par une série de rôles dans des films où le non-dit prime, où le corps et le regard parlent plus que les dialogues. Il tourne pour Hou Hsiao-hsien dans Three Times (2005) et The Assassin (2015), deux films à la mise en scène lente et poétique, où son jeu minimaliste épouse parfaitement les exigences du cinéma contemplatif.Avec Wong Kar-wai, il brille dans Happy Together (1997) et surtout dans 2046 (2004), où son visage trouble et son attitude mélancolique prolongent les thèmes du désir inassouvi chers au réalisateur hongkongais. Là encore, il incarne une figure presque fantomatique, présente mais insaisissable, silencieuse mais vibrante.La notoriété avec Tigre et DragonEn 2000, Chang Chen accède à une reconnaissance mondiale avec Tigre et Dragon (Crouching Tiger, Hidden Dragon) d’Ang Lee, grand succès international et film charnière dans la diffusion du cinéma chinois à l’étranger. Il y incarne Lo “Dark Cloud”, un jeune hors-la-loi rebelle et romantique, amoureux de Jen (Zhang Ziyi).Le film, acclamé pour sa beauté visuelle et sa chorégraphie élégante, révèle Chang Chen à un public international, tout en confirmant sa polyvalence entre scènes d’action et drame romantique.Il reprendra ce rôle dans la suite produite par Netflix en 2016, Crouching Tiger, Hidden Dragon: Sword of Destiny, même si cette dernière n’aura pas le même impact.Une carrière fidèle au cinéma asiatique d’auteurMalgré cette percée hollywoodienne, Chang Chen n’a jamais quitté le cinéma asiatique. Il choisit ses rôles avec un soin méticuleux, privilégiant les films d’auteur, souvent exigeants, aux grosses productions internationales. Il travaille notamment avec Dante Lam, Chen Kaige, Lou Ye, Ann Hui, Tsai Ming-liang, dans des œuvres souvent marquées par une approche sensorielle du cinéma.En 2018, il est bouleversant dans The Soul, thriller taïwanais sombre et labyrinthique, où il incarne un procureur face à un dilemme moral et intime. Un rôle où il démontre une profondeur émotionnelle saisissante, loin des stéréotypes du cinéma de genre.Dune, une exception à l’internationalEn 2021, Chang Chen revient brièvement sur le devant de la scène internationale en incarnant le Dr. Yueh dans Dune de Denis Villeneuve, une adaptation très attendue du roman de Frank Herbert. Son rôle est secondaire, mais son apparence énigmatique et son jeu mesuré laissent une impression durable, fidèle à son style : moins il parle, plus il marque.Ce passage à Hollywood, même limité, rappelle qu’il est parfaitement à l’aise dans toutes les langues du cinéma, tant que le projet est à la hauteur de son exigence artistique.
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Wellson Chin Sing-Wai · 69 ansWellson Chin Sing-Wai est un réalisateur, producteur et acteur hongkongais, né le 14 octobre 1957 à Hong Kong, alors colonie britannique. Il est principalement connu pour ses comédies d’action mettant en scène des équipes policières féminines et pour ses films fantastiques et d’horreur. Il a également collaboré avec Sammo Hung, Jackie Chan, Tsui Hark et Stephen Chow.L’apprentissage du cinéma auprès de Sammo HungWellson Chin Sing-Wai entre dans l’industrie cinématographique hongkongaise en 1978, en travaillant comme scripte sur Warriors Two (Zan xian sheng yu zhao qian hua), film d’arts martiaux réalisé par Sammo Hung et produit par Golden Harvest. Cette fonction consiste notamment à contrôler la continuité des prises de vues et à relever les détails nécessaires à leur raccordement au montage.Il poursuit son apprentissage sur les tournages de Sammo Hung, auquel il est apparenté. Il travaille alors sous le nom professionnel de Chin Leung. Dans Le Boucher (The Magnificent Butcher, 1979), réalisé par Yuen Woo-ping avec Sammo Hung dans le rôle principal, il occupe un poste d’assistant réalisateur.Il rejoint ensuite les équipes de Bo Ho Films, société de production fondée par Sammo Hung. Les films de cette compagnie associent fréquemment les combats chorégraphiés à des situations comiques et font appel à des équipes techniques capables de préparer des séquences d’action complexes.Au début des années 1980, Chin participe à plusieurs productions dans lesquelles Sammo Hung exerce des fonctions de réalisateur, d’acteur ou de chorégraphe. Il travaille notamment sur Le Fils prodigue (1981), film consacré à l’apprentissage du wing chun, un art martial chinois. Il exerce également des fonctions d’assistant réalisateur sur Wheels on Meals (1984), comédie d’action tournée en Espagne avec Jackie Chan et Yuen Biao.Ces collaborations lui permettent de travailler au contact de plusieurs personnalités du cinéma d’action hongkongais et de participer à des productions faisant largement appel aux cascades physiques. Les premiers films et la collaboration avec Jackie ChanEn 1986, Wellson Chin Sing-Wai réalise son premier long métrage, Naughty Boys (Nui gai jap paai gwan). Cette comédie d’action est produite dans l’entourage professionnel de Jackie Chan et distribuée par Golden Way Films, société associée à Golden Harvest.Le film met en scène plusieurs jeunes délinquants impliqués dans une intrigue criminelle. Il réunit notamment Carina Lau, Mars et Billy Lau, comédiens appartenant au cercle des interprètes et cascadeurs régulièrement employés dans les productions hongkongaises d’action.La participation de Jackie Chan à la production permet à Chin de diriger un film dans un cadre industriel déjà familier, avec des comédiens possédant une expérience de la comédie physique. Le réalisateur s’appuie sur des séquences de poursuite et des affrontements chorégraphiés, caractéristiques du cinéma commercial de Hong Kong à cette époque.Ce premier long métrage précède une collaboration plus importante avec Golden Way Films, qui lui confie bientôt une comédie policière portée par une distribution principalement féminine.The Inspector Wears Skirts et les héroïnes du cinéma d’actionEn 1988, Wellson Chin Sing-Wai réalise The Inspector Wears Skirts (Ba wong fa), également distribué sous le titre international Top Squad. Produit par Jackie Chan, le film raconte la formation d’une unité de police féminine destinée à intervenir dans des opérations dangereuses.La distribution réunit notamment Sibelle Hu, qui interprète Madame Wu, responsable de l’entraînement des recrues, et Cynthia Rothrock, championne américaine d’arts martiaux incarnant Madame Law. Kara Hui, Sandra Ng et Ellen Chan interprètent plusieurs membres de cette unité.Le récit accorde une place importante aux exercices militaires, aux rivalités entre groupes de recrues et aux relations entre les personnages féminins et leurs homologues masculins. Les séquences de combat mettent en valeur les aptitudes physiques de Rothrock et de Kara Hui, tandis que les scènes de vie collective reposent sur les échanges comiques entre les policières.Le film connaît un succès commercial à Hong Kong et donne naissance à plusieurs suites. Chin réalise The Inspector Wears Skirts II (1989), qui retrouve une partie de la distribution du premier volet. Il dirige également The Inspector Wears Skirts IV (1992), nouvel épisode consacré aux interventions d’une équipe de policières.La série participe au développement des comédies d’action hongkongaises mettant en scène des femmes chargées de missions policières. Elle permet notamment à Sibelle Hu d’incarner un personnage d’autorité et à Sandra Ng de développer un registre comique au sein d’une distribution collective. La création de P.U. Productions et le cinéma d’horreurEn 1992, Wellson Chin Sing-Wai fonde avec le scénariste Abe Kwong Man-wai la société P.U. Productions, qui entretient des liens industriels avec Golden Harvest. Les deux hommes développent une série de films d’horreur réalisés avec des budgets modestes et destinés principalement au marché hongkongais.Leur collaboration donne naissance à Thou Shalt Not Swear (Qi yue shi si, 1993), réalisé par Chin. L’intrigue s’organise autour de morts mystérieuses et de phénomènes surnaturels survenant pendant le septième mois du calendrier lunaire chinois, période traditionnellement associée à la fête des fantômes.Le réalisateur poursuit l’exploitation de ces croyances avec The Third Full Moon (1994), dont le titre chinois renvoie au quinzième jour du premier mois lunaire. Il participe également à l’écriture de ces productions, en collaboration avec Abe Kwong.Leurs films mêlent enquêtes criminelles et manifestations surnaturelles. Les histoires se déroulent dans des environnements contemporains, où les personnages sont confrontés à des phénomènes qu’ils tentent d’abord d’expliquer par des causes ordinaires. Les traditions populaires chinoises fournissent un cadre à plusieurs de ces intrigues.La Hong Kong Film Archive situe ces productions parmi les œuvres qui ont contribué à développer, pendant les années 1990, un courant de films d’horreur hongkongais à petit budget. Les récits surnaturels et les expérimentations narrativesWellson Chin Sing-Wai poursuit cette collaboration avec le film The Day That Doesn’t Exist (Er yue san shi, 1995), qu’il réalise et produit. Son titre chinois signifie littéralement « 30 février », une date impossible dans le calendrier grégorien.Le film développe une intrigue fantastique reposant sur les perturbations de la réalité et sur des événements inexpliqués. Il s’inscrit dans une série de productions hongkongaises qui utilisent les croyances surnaturelles comme point de départ de récits contemporains.La même année, Chin réalise Once in a Life-time, autre production de sa société. Il retrouve ensuite le thème des pratiques divinatoires et des esprits dans July 13th (Qi yue shi san zhi long po, 1996).Ce film met notamment en scène une animatrice de radio confrontée à une série de morts mystérieuses. Une vieille femme, désignée sous le nom de Long Po, intervient dans l’intrigue en raison de ses connaissances des phénomènes surnaturels. Le récit associe les messages radiophoniques, les prédictions et les légendes liées au monde des esprits.En 1997, le réalisateur poursuit son travail avec 24 Hrs Ghost Story, comédie fantastique située dans un environnement urbain, et Tamagotchi, dont le titre reprend celui des animaux de compagnie électroniques popularisés par la société japonaise Bandai.Ces productions sont réalisées pendant une période où le cinéma hongkongais connaît d’importantes transformations économiques, marquées par la diminution de la fréquentation des salles et par l’évolution du marché régional de la distribution. La violence juvénile dans Street Kids ViolenceEn 1999, Wellson Chin Sing-Wai réalise Street Kids Violence (San ng chi kwan), également connu sous le titre The Deadly Camp.Le film s’inspire d’une affaire criminelle survenue à Hong Kong en 1997, au cours de laquelle une bande de jeunes avait brutalement agressé plusieurs adolescents. Chin adapte ces faits dans un récit consacré à des adolescents entraînés dans un cycle de violences collectives.L’intrigue suit notamment les relations entre les membres d’un groupe et les mécanismes qui conduisent plusieurs d’entre eux à participer aux agressions. La réalisation privilégie les affrontements physiques et les scènes de brutalité, caractéristiques de certains films hongkongais classés Category III, catégorie réservée aux spectateurs majeurs.Cette production se distingue de ses précédentes comédies policières par son sujet criminel contemporain. Elle rejoint un courant du cinéma hongkongais de la fin des années 1990 qui adapte des faits divers particulièrement violents.La collaboration avec Tsui Hark et le retour aux vampires chinoisAu début des années 2000, Wellson Chin Sing-Wai travaille avec Tsui Hark, réalisateur et producteur hongkongais connu notamment pour la série Il était une fois en Chine.Tsui Hark lui confie la réalisation de Vampire Hunters (The Era of Vampires), production sortie en 2002 à Hong Kong et diffusée dans certains pays sous le titre Tsui Hark’s Vampire Hunters en 2003. Tsui en signe le scénario et assure la production.Situé dans la Chine du XIXe siècle, le film suit un groupe de chasseurs de vampires confrontés à des créatures revenues à la vie. Les personnages doivent combattre des morts-vivants capables de se déplacer en effectuant des bonds, conformément aux représentations traditionnelles du jiangshi, figure du folklore chinois souvent assimilée au vampire.Le film réunit des éléments du cinéma d’arts martiaux et du fantastique traditionnel. Il comprend notamment des scènes de combat à l’arme blanche, des rituels taoïstes et des séquences de poursuite dans des décors historiques.Cette production rapproche le réalisateur d’un sous-genre popularisé pendant les années 1980 par les films de vampires chinois mettant notamment en vedette Lam Ching-ying. Elle lui permet aussi de travailler avec Tsui Hark sur une œuvre destinée à une distribution internationale. Le travail avec Stephen ChowWellson Chin Sing-Wai collabore ensuite avec l’acteur et réalisateur Stephen Chow, l’une des principales figures de la comédie hongkongaise.En 2004, il participe à Crazy Kung-Fu (Kung Fu Hustle) en qualité de réalisateur exécutif. Le film se déroule dans une ville chinoise des années 1940 et raconte les affrontements entre un gang criminel et les habitants d’un ensemble d’immeubles, dont plusieurs possèdent des talents exceptionnels dans les arts martiaux.Stephen Chow incarne Sing, petit délinquant qui cherche à rejoindre le gang des Haches. Le film associe des combats chorégraphiés à des effets spéciaux numériques et à des situations burlesques. Sa distribution comprend notamment Yuen Wah, Yuen Qiu et Leung Siu-lung, interprètes possédant une longue expérience du cinéma d’arts martiaux.Chin apparaît également brièvement à l’écran parmi les habitants de l’immeuble où se déroule une partie de l’intrigue.Il retrouve Stephen Chow pour CJ7 (2008), comédie fantastique dans laquelle un ouvrier du bâtiment découvre un objet extraterrestre qui devient le compagnon de son jeune fils. Chin participe de nouveau à la réalisation exécutive du film, dont les principaux rôles sont tenus par Stephen Chow et Xu Jiao.Ces collaborations le ramènent à des productions commerciales d’envergure, reposant sur une organisation technique importante et sur l’association de scènes jouées avec des effets visuels numériques. Les productions destinées à la Chine continentaleÀ partir des années 2000, Wellson Chin Sing-Wai étend son activité aux productions télévisées et cinématographiques destinées au marché de Chine continentale.Il réalise notamment des épisodes de Cooking Master Boy (Zhonghua Xiao Dang Jia, 2005), adaptation en prises de vues réelles d’un manga japonais consacré aux compétitions culinaires dans la Chine du XIXe siècle. La série met en scène de jeunes cuisiniers engagés dans des épreuves destinées à départager les meilleurs spécialistes de la gastronomie chinoise.Il participe également à Kung Fu Champion (Kung Fu Zhuang Yuan, 2005), série d’aventures mettant en scène des personnages évoluant dans un univers d’arts martiaux.En 2013, il réalise The Extreme Fox (Fei hu wai zhuan), long métrage fantastique adapté des récits traditionnels chinois consacrés aux esprits-renards. Ces créatures, appelées huli jing, possèdent la faculté d’adopter une apparence humaine et jouent un rôle important dans de nombreuses histoires surnaturelles de la littérature chinoise.Cette production reprend les thèmes fantastiques déjà abordés par Chin dans ses films hongkongais des années 1990, en les associant à un cadre historique et à des personnages issus du folklore chinois.
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Steve Coogan · 61 ansSteve Coogan, de son nom complet Stephen John Coogan, est un acteur, humoriste, scénariste et producteur britannique, né le 14 octobre 1965 à Middleton, dans le Lancashire, en Angleterre.Une formation à Manchester et les débuts dans l’imitationSteve Coogan grandit à Middleton, près de Manchester, dans une famille catholique d’origine irlandaise. Il est le quatrième des six enfants d’Anthony Coogan, ingénieur informaticien, et de Kathleen Coonan, institutrice. Son frère Martin devient musicien et son frère Brendan animateur de radio et de télévision.Après sa scolarité à la Cardinal Langley Roman Catholic High School, il étudie l’art dramatique à la Manchester Polytechnic School of Theatre, aujourd’hui intégrée à la Manchester Metropolitan University. Il obtient son diplôme en 1986 et commence à se produire comme imitateur sur les scènes comiques britanniques. Ses premières prestations reposent notamment sur des imitations de personnalités de la télévision et du spectacle.Il travaille pour Spitting Image, émission satirique britannique utilisant des marionnettes caricaturales pour représenter les personnalités politiques et médiatiques. Il prête sa voix à plusieurs personnages et participe à des émissions de divertissement radiophonique. En 1992, il reçoit le Perrier Comedy Award au Festival Fringe d’Édimbourg, pour un spectacle présenté avec l’humoriste John Thomson.Il développe également des personnages fictifs, notamment Paul Calf, amateur de bière au comportement grossier, et sa sœur Pauline, qu’il interprète lui-même. Paul Calf apparaît à la télévision dans l’émission Saturday Zoo en 1993, avant de devenir le personnage principal du téléfilm comique Paul Calf’s Video Diary (1994).Alan Partridge, une création majeure de la comédie britanniqueLe personnage le plus célèbre de Steve Coogan est Alan Partridge, animateur de radio et de télévision égocentrique, obsédé par sa carrière et peu conscient du ridicule de ses propos. Il apparaît pour la première fois en 1991 dans On the Hour, émission radiophonique satirique conçue notamment par Armando Iannucci et Chris Morris, diffusée sur BBC Radio 4.Coogan reprend le personnage à la télévision dans The Day Today (1994), parodie des programmes d’information britanniques. Alan Partridge y présente des séquences sportives et multiplie les commentaires déplacés. Il devient ensuite l’animateur d’une émission fictive de débats dans Knowing Me, Knowing You with Alan Partridge, diffusée à la radio en 1992 puis adaptée pour BBC Two en 1994.En 1997, il crée avec Armando Iannucci et Peter Baynham la série I’m Alan Partridge, centrée sur les déboires professionnels du personnage après la disparition de son émission de télévision. Alan vit dans un hôtel de Norwich et travaille pour une station de radio locale. La série reçoit deux BAFTA Television Awards en 1998, dont celui de la meilleure performance comique pour Coogan.Le personnage fait l’objet de nouvelles productions, notamment Mid Morning Matters with Alan Partridge, diffusée à partir de 2010, puis This Time with Alan Partridge (2019-2021), dans laquelle il retrouve une place à la télévision nationale. En 2013, Coogan tient le rôle principal du film Alan Partridge: Alpha Papa, réalisé par Declan Lowney. L’histoire met en scène une prise d’otages dans une station de radio à Norwich.Il participe aussi à l’écriture de plusieurs ouvrages fictivement attribués à Alan Partridge, dont I, Partridge: We Need to Talk About Alan (2011), écrit avec Rob Gibbons et Neil Gibbons. Le livre reprend les codes de l’autobiographie de célébrité et développe les souvenirs souvent invraisemblables du personnage. En 2022, Coogan lui consacre un spectacle sur scène, Stratagem, présenté dans une tournée britannique. Une nouvelle série, How Are You ? It’s Alan (Partridge), est diffusée en 2025.La collaboration avec Michael Winterbottom et Rob BrydonSteve Coogan commence à travailler avec le réalisateur Michael Winterbottom sur 24 Hour Party People (2002), film consacré à la scène musicale de Manchester entre la fin des années 1970 et le début des années 1990. Il y interprète Tony Wilson, journaliste et présentateur de télévision qui participe à la création du label Factory Records et du club The Haçienda. Le film évoque notamment les groupes Joy Division et New Order, dont la carrière est liée à l’histoire du label.Il retrouve Winterbottom dans Tournage dans un jardin anglais (A Cock and Bull Story, 2005), libre adaptation du roman Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme, de Laurence Sterne. Coogan y interprète une version fictive de lui-même, acteur engagé dans un tournage chaotique. Il partage l’affiche avec Rob Brydon, qui joue également son propre rôle dans cette comédie construite autour des difficultés d’adaptation du roman.Cette collaboration se poursuit avec The Trip, diffusée à partir de 2010. Coogan et Brydon y jouent des versions fictionnelles d’eux-mêmes lors de voyages gastronomiques. Leur relation repose notamment sur des conversations improvisées et des imitations de célébrités, particulièrement Michael Caine et Sean Connery. Le premier voyage les conduit dans plusieurs restaurants du nord de l’Angleterre. Les saisons suivantes se déroulent en Italie, en Espagne et en Grèce.Les épisodes de The Trip sont également montés sous forme de longs métrages destinés à l’exploitation cinématographique. Pour sa prestation dans la première saison, Coogan reçoit le BAFTA de la meilleure performance masculine dans une comédie en 2011.Winterbottom lui confie également le rôle de Paul Raymond dans The Look of Love (2013), film biographique consacré à l’homme d’affaires britannique qui développe un empire de clubs de strip-tease et de publications érotiques à Londres. Le récit aborde notamment sa relation avec sa fille Debbie, interprétée par Imogen Poots.L’écriture de Philomena et les nominations aux OscarsLa collaboration avec le scénariste Jeff Pope conduit Steve Coogan à travailler sur Philomena, réalisé par Stephen Frears en 2013. Coogan participe à l’écriture du scénario adapté du livre The Lost Child of Philomena Lee, du journaliste Martin Sixsmith, et assure la production du film. Il interprète lui-même Sixsmith, tandis que Judi Dench tient le rôle de Philomena Lee, une Irlandaise cherchant à retrouver le fils qu’elle a été contrainte d’abandonner dans les années 1950.Le film retrace leur enquête en Irlande et aux États-Unis, notamment auprès des institutions religieuses qui ont participé à l’adoption de l’enfant. Le scénario aborde les pratiques des foyers catholiques irlandais où de jeunes mères célibataires étaient accueillies et parfois séparées de leurs enfants.Présenté à la Mostra de Venise en 2013, Philomena reçoit le prix du meilleur scénario. L’année suivante, Coogan et Jeff Pope remportent le BAFTA du meilleur scénario adapté. Le film obtient quatre nominations aux Oscars en 2014, dont celles du meilleur film et du meilleur scénario adapté, qui valent à Coogan deux nominations personnelles.Il retrouve Jeff Pope pour le scénario de The Lost King (2022), réalisé par Stephen Frears. Le film raconte les recherches de Philippa Langley, interprétée par Sally Hawkins, qui ont contribué à la découverte de la sépulture du roi Richard III à Leicester en 2012. Coogan incarne John Langley, son ancien époux, et participe également à la production.L’interprétation de Stan Laurel et les rôles dramatiquesDans Stan et Ollie (Stan & Ollie, 2018), réalisé par Jon S. Baird, Steve Coogan incarne Stan Laurel, partenaire d’Oliver Hardy, interprété par John C. Reilly. Le film se concentre sur la tournée britannique entreprise par les deux comédiens en 1953, alors que leur carrière cinématographique est pratiquement terminée. Il aborde leurs relations professionnelles et les conséquences de leurs désaccords passés, ainsi que les problèmes de santé d’Oliver Hardy.Pour préparer son interprétation, Coogan travaille la voix et les gestes de Stan Laurel, notamment ses expressions faciales et sa façon de se déplacer. Les deux acteurs reproduisent plusieurs numéros comiques du duo, dont des séquences de danse. Coogan reçoit pour ce rôle une nomination au BAFTA du meilleur acteur en 2019, tandis que John C. Reilly est nommé au Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale.En 2023, Coogan interprète Jimmy Savile dans The Reckoning, mini-série dramatique de la BBC écrite par Neil McKay et réalisée par Sandra Goldbacher. La production retrace la carrière de cet animateur britannique, devenu l’une des figures les plus connues de la télévision nationale, et les agressions sexuelles qu’il a commises pendant plusieurs décennies. Le récit examine également les défaillances institutionnelles qui lui ont permis de poursuivre ses activités criminelles.La diffusion de The Reckoning suscite des débats au Royaume-Uni sur la représentation des crimes de Savile, mort en 2011, et sur la place accordée aux témoignages des victimes. La série intègre des entretiens avec plusieurs personnes ayant subi ses violences. L’interprétation de Coogan lui vaut une nomination au BAFTA du meilleur acteur à la télévision en 2024.Baby Cow Productions et la création audiovisuelleEn 1999, Steve Coogan fonde avec le scénariste et producteur Henry Normal la société Baby Cow Productions, spécialisée dans les programmes humoristiques. Son nom fait référence aux personnages de Paul et Pauline Calf créés par Coogan. Henry Normal en assure la direction générale jusqu’en 2016, tandis que Coogan exerce les fonctions de directeur artistique.La société produit plusieurs séries comiques britanniques, notamment The Mighty Boosh, créée par Julian Barratt et Noel Fielding. Elle participe également à la production de Gavin & Stacey, comédie créée par James Corden et Ruth Jones, diffusée à partir de 2007 sur BBC Three puis BBC One.Baby Cow contribue au développement de Philomena, dont Coogan est également producteur. La société poursuit ses activités dans la fiction télévisée et cinématographique, avec des productions comme The Trip. En 2008, BBC Worldwide acquiert une participation minoritaire de 25 % dans l’entreprise, avant d’en devenir l’actionnaire majoritaire.Le retour sur scène avec Docteur FolamourEn octobre 2024, Steve Coogan retrouve le théâtre londonien pour une adaptation de Docteur Folamour (Dr. Strangelove), film de Stanley Kubrick sorti en 1964. La pièce est adaptée par Armando Iannucci et Sean Foley, qui en assure également la mise en scène. Elle est présentée au Noël Coward Theatre, dans le West End londonien.Coogan reprend le principe d’interprétation multiple utilisé par Peter Sellers dans le film original. Il joue quatre personnages, dont le président américain Merkin Muffley, le capitaine Lionel Mandrake et le docteur Folamour, ancien scientifique nazi devenu conseiller du gouvernement américain. Il interprète aussi le major T. J. « King » Kong, commandant d’un bombardier américain.La pièce conserve l’intrigue imaginée par Kubrick, dans laquelle un général américain déclenche sans autorisation une attaque nucléaire contre l’Union soviétique. La production est ensuite présentée à Dublin en février 2025, au Bord Gáis Energy Theatre.Un engagement contre les pratiques de la presse à scandaleSteve Coogan s’engage publiquement dans la lutte contre les intrusions de la presse britannique dans la vie privée à la suite du scandale des écoutes téléphoniques impliquant le tabloïd News of the World. Il figure parmi les personnalités dont les communications personnelles ont été visées par les pratiques illégales de collecte d’informations employées par certains collaborateurs du journal.En novembre 2011, il témoigne devant la commission Leveson, enquête publique britannique chargée d’examiner les pratiques et l’éthique de la presse. Il décrit les informations personnelles découvertes dans les carnets du détective privé Glenn Mulcaire, employé par News of the World, parmi lesquelles figurent des données concernant son téléphone et ses opérations bancaires.Coogan participe également à la campagne Hacked Off, organisation créée pour défendre les victimes d’intrusions médiatiques et réclamer une réglementation plus efficace de la presse britannique. Il soutient notamment les propositions destinées à établir un organisme de régulation indépendant des entreprises de presse.Son témoignage devant la commission Leveson contribue aux débats publics qui suivent la fermeture de News of the World en juillet 2011. L’enquête, présidée par le juge Brian Leveson, remet son rapport en novembre 2012 et recommande une réforme du système britannique d’autorégulation de la presse.
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Derek Cracknell · 55 ansDerek Cracknell est un assistant réalisateur, réalisateur de seconde équipe et acteur britannique, né le 14 octobre 1935 à Fulham, dans le quartier de Londres, en Angleterre, et mort le 4 mai 1991 à Hammersmith, à Londres.Les débuts dans les studios britanniquesDerek Cracknell commence sa carrière cinématographique au début des années 1960. Il travaille notamment comme assistant réalisateur sur Heavens Above ! (1963), comédie réalisée par John et Roy Boulting avec Peter Sellers. Il participe également à Quand l’inspecteur s’emmêle (A Shot in the Dark, 1964), réalisé par Blake Edwards, dans lequel Sellers reprend le personnage de l’inspecteur Jacques Clouseau.Il collabore ensuite avec le réalisateur John Guillermin sur Le Crépuscule des aigles (The Blue Max, 1966), film de guerre mettant en scène George Peppard dans le rôle d’un pilote allemand pendant la Première Guerre mondiale. Cette production britannique comporte d’importantes séquences de combat aérien tournées en Irlande.En 1969, il occupe le poste de premier assistant réalisateur sur La Bataille d’Angleterre (Battle of Britain), réalisé par Guy Hamilton. Le film reconstitue les affrontements aériens de l’été 1940 entre la Royal Air Force et la Luftwaffe allemande. Son tournage mobilise plusieurs dizaines d’avions historiques et de nombreux figurants. Cracknell travaille au sein d’une équipe technique chargée de coordonner les scènes tournées au sol avec les séquences aériennes.Une collaboration avec Stanley KubrickLa participation de Derek Cracknell à 2001 : l’Odyssée de l’espace (2001: A Space Odyssey, 1968) constitue l’une de ses collaborations les plus importantes. Il occupe le poste de premier assistant réalisateur auprès de Stanley Kubrick, dans une production de science-fiction élaborée avec l’écrivain Arthur C. Clarke.Le tournage débute en décembre 1965 aux studios de Shepperton, près de Londres, avant de se poursuivre dans les studios de la MGM à Borehamwood. Il fait appel à des décors complexes, notamment pour représenter les intérieurs des vaisseaux spatiaux et les effets de l’apesanteur. Les feuilles de service établies pendant la production, entre décembre 1965 et décembre 1967, portent notamment le nom de Cracknell. Ces documents, conservés dans les archives Stanley Kubrick de l’University of the Arts London, détaillent les convocations des comédiens et des techniciens ainsi que l’organisation quotidienne des prises de vues.Il retrouve Kubrick sur Orange mécanique (A Clockwork Orange, 1971), adaptation du roman d’Anthony Burgess. Il y exerce les fonctions d’assistant réalisateur aux côtés de Dusty Symonds. Le film, tourné principalement en Angleterre, met en scène Malcolm McDowell dans le rôle d’Alex, jeune délinquant soumis à un programme expérimental de conditionnement comportemental.Le travail avec les équipes de James BondDerek Cracknell participe à plusieurs productions de la série James Bond, notamment sous la direction de Guy Hamilton. Il travaille comme assistant réalisateur sur Les diamants sont éternels (Diamonds Are Forever, 1971), avec Sean Connery dans le rôle de l’agent 007.Il poursuit cette collaboration sur Vivre et laisser mourir (Live and Let Die, 1973), premier film de la série interprété par Roger Moore. Le tournage se déroule notamment en Jamaïque et en Louisiane. Cracknell participe également à L’Homme au pistolet d’or (The Man with the Golden Gun, 1974), dont une partie de l’action est située en Thaïlande et à Hong Kong.Ces productions lui permettent de travailler au sein de l’équipe technique constituée autour des producteurs Albert R. Broccoli et Harry Saltzman, responsables du développement cinématographique de la franchise. Sur L’Homme au pistolet d’or, il exerce ses fonctions aux côtés de plusieurs assistants réalisateurs britanniques, dont Raymond Becket et Terence Churcher, ainsi que du réalisateur de seconde équipe Ernest Day.Les productions de science-fiction et les tensions sur AliensDans les années 1980, Derek Cracknell participe à plusieurs films fantastiques nécessitant d’importants moyens techniques. Il travaille notamment sur Krull (1983), réalisé par Peter Yates, puis sur Lifeforce (1985), film de science-fiction horrifique réalisé par Tobe Hooper. Sur ce dernier, il est crédité comme premier assistant réalisateur et réalisateur de seconde équipe.En 1986, il rejoint la production d’Aliens, le retour, réalisé par James Cameron, comme premier assistant réalisateur. Le film est tourné aux studios Pinewood, en Angleterre, avec Sigourney Weaver dans le rôle d’Ellen Ripley.Le tournage est marqué par de fortes tensions entre le réalisateur américain et une partie de l’équipe technique britannique. Des désaccords opposent notamment Cameron à Cracknell sur l’organisation des prises de vues. La productrice Gale Anne Hurd rapporte que l’assistant réalisateur modifie à plusieurs reprises les dispositions demandées par Cameron, entraînant des interruptions et des réorganisations du travail.Cameron et Hurd décident finalement de renvoyer Cracknell. Cette décision provoque une interruption collective du travail par les techniciens de Pinewood. Une réunion avec l’équipe permet ensuite la reprise du tournage. Malgré cet incident, Cracknell demeure crédité au générique du film comme premier assistant réalisateur.Les dernières collaborations et la vie familialeDerek Cracknell poursuit son activité auprès de réalisateurs internationaux. En 1989, il est premier assistant réalisateur sur Batman, réalisé par Tim Burton aux studios Pinewood. Cette production, avec Michael Keaton et Jack Nicholson, nécessite la construction de vastes décors représentant Gotham City, conçus par le directeur artistique Anton Furst.La même année, il collabore avec John Milius sur L’Adieu au roi (Farewell to the King), film d’aventures avec Nick Nolte tourné notamment en Malaisie. Il travaille ensuite sur le téléfilm A Ghost in Monte Carlo (1990), avant de participer à Le Roi Ralph (King Ralph, 1991), comédie réalisée par David S. Ward avec John Goodman.Cracknell fait également quelques apparitions devant la caméra. Dans 2001 : l’Odyssée de l’espace, il interprète sans être crédité le docteur Jack R. Kimball. Il joue ensuite le chauffeur de Lady Hermione dans Oh ! Heavenly Dog (1980), comédie policière réalisée par Joe Camp, avec Chevy Chase.En 1964, il épouse l’actrice et chanteuse britannique Julie Samuel. Leur fille, Sarah Cracknell, devient la chanteuse principale du groupe de pop britannique Saint Etienne. Le deuxième album du groupe, So Tough (1993), comporte en couverture une photographie de Sarah prise par son père.Derek Cracknell meurt à Hammersmith le 4 mai 1991, à l’âge de 55 ans.
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Werner Daehn · 59 ansWerner Daehn est un acteur allemand, né le 14 octobre 1967 à Worms, en Rhénanie-Palatinat, en Allemagne.Une formation théâtrale à BerlinWerner Daehn grandit à Worms, où il fréquente le lycée Rudi-Stephan (Rudi-Stephan-Gymnasium). Après sa scolarité, il s’installe à Berlin pour suivre une formation de comédien de quatre ans à l’école d’art dramatique Langhanke. Il commence ensuite sa carrière sur les scènes allemandes, notamment au Berliner Ensemble et aux Berliner Kammerspiele.Au théâtre, il interprète notamment Peider dans Andorra, de Max Frisch, pièce consacrée aux mécanismes de l’antisémitisme et aux préjugés collectifs. Il participe également à des productions de Les Paysans, de Heiner Müller, et à des spectacles tels que Mein Freund Hitler et Der Boxer und die Violistin.Il fait ses débuts au cinéma allemand en 1996 dans Nur aus Liebe, réalisé par Dennis Satin, aux côtés de Katja Riemann et Heinz Hoenig. Il apparaît parallèlement dans des productions télévisées, notamment dans la série policière Tatort, où il joue dès 1996 dans l’épisode « Tod im Jaguar ».La reconnaissance internationale avec xXxEn 2002, Werner Daehn obtient le rôle de Kirill dans xXx, réalisé par Rob Cohen. Il interprète un tireur d’élite appartenant à l’organisation criminelle Anarchy 99, dirigée par Yorgi, incarné par Marton Csokas. Kirill affronte Xander Cage, personnage principal joué par Vin Diesel, dans une intrigue centrée sur une opération d’infiltration menée par les services secrets américains en République tchèque.Son personnage, reconnaissable à sa consommation constante de cigarettes, intervient notamment dans les séquences d’action où Xander Cage tente de déjouer les projets terroristes de l’organisation. Le film réunit également Asia Argento et Samuel L. Jackson et connaît un important succès commercial international.Cette production ouvre à Werner Daehn de nouvelles possibilités de travail dans le cinéma américain. Il retrouve Rob Cohen dans Alex Cross (2012), thriller adapté des personnages créés par James Patterson. Il y interprète Erich Nunemacher, aux côtés de Tyler Perry, Matthew Fox et Edward Burns.L’acteur participe également à plusieurs coproductions européennes. Dans The Berlin File (2013), film d’espionnage sud-coréen réalisé par Ryoo Seung-wan et tourné en partie dans la capitale allemande, il interprète Yuri. Le récit suit un agent nord-coréen dont la position est compromise après l’échec d’une transaction d’armes à Berlin.Les reconstitutions historiques et les films consacrés à la Seconde Guerre mondialeWerner Daehn interprète plusieurs personnages militaires dans des productions historiques. Dans Walkyrie (Valkyrie, 2008), réalisé par Bryan Singer, il incarne le major Ernst John von Freyend, officier allemand présent auprès de Claus von Stauffenberg, interprété par Tom Cruise. Le film retrace la préparation de l’attentat du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler. Le personnage de Freyend intervient notamment au moment où Stauffenberg prépare les explosifs destinés à être introduits dans la salle de réunion du quartier général du Führer.Il participe également à deux films germanophones récompensés par l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Dans La Vie des autres (Das Leben der Anderen, 2006), réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, il interprète un responsable d’intervention de la Stasi, la police politique de la République démocratique allemande. Dans Les Faussaires (Die Fälscher, 2007), de Stefan Ruzowitzky, il joue Rosenthal, dans une histoire inspirée de l’opération Bernhard, organisée par les nazis pour produire de fausses devises dans le camp de concentration de Sachsenhausen.Son travail dans le cinéma historique comprend également Field of Lost Shoes (2014), réalisé par Sean McNamara. Il y incarne le général Franz Sigel, officier de l’armée de l’Union pendant la guerre de Sécession américaine. Le film retrace la bataille de New Market, livrée le 15 mai 1864 en Virginie, au cours de laquelle des cadets du Virginia Military Institute participent aux combats contre les troupes fédérales.En 2017, il interprète Müller dans Tom of Finland, film biographique réalisé par le Finlandais Dome Karukoski et consacré au dessinateur Touko Laaksonen, connu sous le pseudonyme de Tom of Finland. Le récit suit notamment la vie de l’artiste après sa participation à la Seconde Guerre mondiale, dans une Finlande où l’homosexualité est encore pénalement réprimée.Les coproductions britanniques et les séries d’espionnageLa maîtrise de plusieurs langues permet à Werner Daehn de travailler dans des productions européennes et américaines. Outre l’allemand, il parle anglais et possède des connaissances en français, en tchèque et en russe. Il maîtrise également plusieurs dialectes régionaux allemands, notamment ceux de Berlin et du Palatinat.Dans Colditz (2005), téléfilm britannique réalisé par Stuart Orme, il interprète le lieutenant Ullmann, officier allemand chargé de surveiller les prisonniers alliés détenus dans le château de Colditz pendant la Seconde Guerre mondiale. Il partage notamment l’affiche avec Damian Lewis et Jason Priestley.En 2008, il joue Ackerman dans Les 39 Marches (The 39 Steps), téléfilm britannique réalisé par James Hawes pour la BBC, d’après le roman de John Buchan. Rupert Penry-Jones y interprète Richard Hannay, un homme entraîné dans une affaire d’espionnage à la veille de la Première Guerre mondiale.Il incarne ensuite le docteur Georg Maurer dans United (2011), téléfilm réalisé par James Strong et consacré à la catastrophe aérienne de Munich, survenue le 6 février 1958. Le médecin allemand participe à la prise en charge des survivants de l’accident qui décime l’équipe de football de Manchester United.En 2014, Daehn interprète Hugo Berger dans Fleming, mini-série britannique consacrée à la jeunesse de Ian Fleming, créateur de James Bond. Il participe également à la série américaine Constantine, où il joue Vicente dans un épisode diffusé en 2015.Il apparaît en France dans Le Bureau des légendes, créée par Éric Rochant. Il y incarne Vlad, un officier du Service fédéral de sécurité russe (FSB), dans les troisième et quatrième saisons. La série met en scène les activités de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et les opérations de ses agents clandestins.Un rôle récurrent dans Blutige AnfängerEntre 2020 et 2022, Werner Daehn tient le rôle de Michael Kelting dans Blutige Anfänger, série policière allemande diffusée sur la chaîne ZDF. Il interprète un commissaire principal de police (Kriminaloberkommissar) qui intervient auprès d’élèves de l’école supérieure de police de Halle, confrontés à des enquêtes criminelles pendant leur formation.Son personnage entretient une relation avec le médecin légiste Claas Steinebach, interprété par Martin Bretschneider. Leur histoire personnelle est développée parallèlement aux enquêtes menées par les jeunes policiers. La mort de Kelting devient un élément important de l’intrigue de la quatrième saison.L’acteur travaille également dans des séries policières allemandes comme Tatort, dont il interprète plusieurs personnages au fil des années. Dans l’épisode « Der Maulwurf » (2014), il joue Timo Lemke. Il participe aussi à Alerte Cobra (Alarm für Cobra 11), série consacrée à une brigade de police autoroutière.Parallèlement à ses activités d’interprète, Werner Daehn pratique plusieurs disciplines sportives, notamment la boxe et le triathlon. Sa formation comprend également le maniement des armes et le combat à l’épée, qu’il utilise pour les besoins des productions historiques et des films d’action.
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Marie-Laure Descoureaux · 55 ansMarie-Laure Descoureaux est une actrice, metteuse en scène et autrice de théâtre française, née le 14 octobre 1971 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.Une formation théâtrale et des collaborations avec Jean-Christophe BarcMarie-Laure Descoureaux suit une formation de comédienne à l’école de Jean Périmony, à Paris, où elle obtient le prix Louis-Jouvet. Elle travaille ensuite avec plusieurs metteurs en scène, notamment Benoît Lavigne, Pierre-Loup Rajot et Richard Taxy, qui la dirige dans Les Femmes savantes, de Molière. Elle interprète également Sganarelle ou le Cocu imaginaire, du même auteur, sous la direction de Vincent Tavernier.Sa collaboration avec le dramaturge et comédien Jean-Christophe Barc donne lieu à plusieurs productions. En 1999, elle joue dans Cinq minutes, pas plus !, comédie présentée au théâtre de la Gaîté Rive Gauche, à Paris, avec notamment Alain Chapuis et Dominique Bastien. Elle retrouve Barc dans L’Imposteur, pièce écrite avec Alain Jeanbart et mise en scène par Thierry Liagre au théâtre Daunou en 2004. L’intrigue suit un homme qui exerce illégalement la médecine en se faisant passer pour un spécialiste des vies antérieures.Elle participe également à On choisit pas sa famille !, comédie de Jean-Christophe Barc dont l’action se déroule dans une petite ville bretonne, autour d’un mariage perturbé par une succession d’incidents. La pièce est notamment reprise au théâtre Daunou entre septembre 2011 et mars 2012. Christian Bujeau figure parmi les metteurs en scène avec lesquels elle travaille sur cette œuvre.La comédie et les personnages récurrentsLe personnage d’Annabelle de la Ratelière dans Samantha oups ! constitue l’une des participations les plus reconnaissables de Marie-Laure Descoureaux à la comédie télévisée. Dans cette série de sketches créée par Xavier Pujade-Lauraine et diffusée sur France 2, elle joue aux côtés de David Strajmayster et Guillaume Carcaud, interprètes de Samantha et Chantal. Son personnage apparaît régulièrement dans les épisodes de la troisième saison, diffusée à partir de 2006.Elle retrouve un univers comique avec Les Fées cloches (2008), série également réalisée par Xavier Pujade-Lauraine, dans laquelle elle interprète la fée Nadine. Elle avait auparavant participé à Un gars, une fille, série humoristique de France 2 avec Alexandra Lamy et Jean Dujardin, dans laquelle elle joue notamment une célibataire et une femme de ménage.Au cinéma, elle interprète Dolorès, professeure d’espagnol, dans Les Profs (2013), comédie réalisée par Pierre-François Martin-Laval d’après la bande dessinée de Pica et Erroc. Le film raconte l’arrivée d’une équipe d’enseignants particulièrement incompétents dans un lycée confronté à de très mauvais résultats scolaires. Descoureaux retrouve dans cette production Martin-Laval, qui l’avait dirigée dans King Guillaume (2009), où elle incarnait Colette, une musicienne.Un premier rôle dramatique avec Un roman policierMarie-Laure Descoureaux fait ses débuts au cinéma dans Les Palmes de monsieur Schutz (1997), réalisé par Claude Pinoteau, où elle interprète Georgette. Cette adaptation de la pièce de Jean-Noël Fenwick retrace les recherches de Pierre et Marie Curie, incarnés par Philippe Noiret et Isabelle Huppert.En 2001, elle apparaît dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet, où elle joue la concierge d’un immeuble. Elle participe également à une production internationale avec Le Voile des illusions (The Painted Veil, 2006), de John Curran, adaptation du roman de Somerset Maugham. Aux côtés de Naomi Watts et Edward Norton, elle interprète sœur Saint-Joseph, une religieuse française travaillant dans un orphelinat en Chine.Un rôle plus développé lui est confié dans Un roman policier (2008), premier long métrage de Stéphanie Duvivier. Elle y incarne Émilie Carange, une policière expérimentée dont les habitudes professionnelles sont bouleversées par l’arrivée d’un jeune stagiaire, Jamil Messaouden, interprété par Abdelhafid Metalsi. Olivier Marchal joue également dans ce drame policier situé à Marseille.Descoureaux avait déjà travaillé avec Stéphanie Duvivier sur le court métrage Hymne à la gazelle (2003), dans lequel elle interprète Babette. Cette œuvre reçoit plusieurs distinctions dans les festivals de courts métrages, notamment pour son interprétation, et figure parmi les films nommés aux César en 2005.Des collaborations avec les auteurs du théâtre de boulevardLe travail de Marie-Laure Descoureaux dans la comédie théâtrale la conduit à jouer au théâtre Comédie Bastille dans Le Vison voyageur, de Ray Cooney et John Chapman, mis en scène par Éric Hénon en 2004. Cette pièce repose sur les complications sentimentales provoquées par les initiatives d’un commerçant spécialisé dans les fourrures.Elle travaille également avec Jean-Pierre Pernaut et Nathalie Marquay-Pernaut sur Piège à Matignon, comédie écrite avec Jean-Claude Isler et mise en scène par Éric Civanyan. L’œuvre aborde les conséquences politiques de la diffusion d’images compromettantes sur Internet. Présentée au théâtre du Gymnase Marie-Bell en février 2012, elle est reprise au théâtre Daunou, puis au théâtre des Variétés en 2015. Descoureaux y partage notamment l’affiche avec Philippe Risoli et Nathalie Marquay-Pernaut.Elle retrouve plusieurs de ces interprètes dans Régime présidentiel, comédie écrite par Nathalie Marquay-Pernaut, Jean-Pierre Pernaut et Éric Le Roch. La pièce fait l’objet d’une tournée et est notamment présentée en novembre 2017 au centre culturel Wladimir-d’Ormesson, à Ormesson-sur-Marne.À partir de 2019, elle participe à Dîner de famille, de Joseph Gallet et Pascal Rocher, dans une mise en scène de ce dernier au Café de la Gare, à Paris. L’intrigue suit un jeune homme qui réunit ses parents, séparés depuis sa naissance, pour leur demander d’être les témoins de son mariage. Cette production donne lieu à une longue série de représentations dans ce théâtre parisien.L’écriture et la mise en scèneMarie-Laure Descoureaux exerce également des activités d’assistance à la mise en scène. Elle collabore avec Christian Bujeau sur Soleil pour deux et La Jalousie. Au théâtre Montparnasse, à Paris, elle travaille avec le metteur en scène britannique Michael Blakemore sur Copenhague, pièce de Michael Frayn consacrée à une rencontre entre les physiciens Niels Bohr et Werner Heisenberg pendant la Seconde Guerre mondiale.Elle participe par ailleurs à l’écriture de spectacles. En 2025, elle cosigne avec Willy Liechty la comédie Complètement Space, qu’elle met en scène avec Jean-Philippe Azéma. La pièce est notamment présentée le 12 juin 2025 au théâtre du Casino d’Enghien-les-Bains.