Film Index
Une base de données du cinéma : 12 728 films et 364 081 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Thomas E. Ackerman · 78 ansThomas E. Ackerman, de son nom complet Thomas Edward Ackerman, est un directeur de la photographie américain, né le 14 septembre 1948 à Cedar Rapids, dans l’Iowa. Membre de l’American Society of Cinematographers, il a notamment signé la photographie de Beetlejuice et Jumanji.Une formation entre l’Iowa et les tournages documentairesThomas E. Ackerman étudie à l’université de l’Iowa, où il suit un cours de cinéma. L’établissement l’emploie également pour filmer des rencontres de football américain et réaliser des films de formation destinés à son école de médecine dentaire. En 1968, il commence à travailler avec le documentariste Charles Guggenheim, lauréat d’un Oscar, qui devient l’une des figures importantes de sa formation professionnelle.Son parcours est interrompu par son service dans l’US Air Force. À son retour à la vie civile, Thomas E. Ackerman reprend son travail avec Charles Guggenheim à Washington. Il s’installe ensuite à Los Angeles et exerce comme opérateur de prise de vues sur des productions hollywoodiennes. Il participe notamment à One from the Heart de Francis Ford Coppola, sorti en 1982. Cette expérience des plateaux de studio précède son installation durable comme directeur de la photographie.Deux collaborations avec Tim BurtonEn 1984, Thomas E. Ackerman assure la direction de la photographie de Frankenweenie, court métrage en noir et blanc réalisé par Tim Burton pour Walt Disney Productions. Le film met en scène un garçon qui ramène son chien à la vie en reprenant les motifs du récit de Frankenstein. Ackerman travaille ainsi avec Burton plusieurs années avant que le cinéaste ne réalise Batman et Edward Scissorhands.Les deux hommes se retrouvent pour Beetlejuice, sorti en 1988. L’univers visuel du film impose à Thomas E. Ackerman de photographier aussi bien le quotidien des personnages que les décors surnaturels conçus autour du monde des morts. Il décrit alors le projet comme un mélange de récit de fantômes, de comédie et de fable, dont l’aspect volontairement inhabituel exige un traitement photographique éloigné du réalisme ordinaire.Cette collaboration constitue l’un des travaux les plus identifiés de sa carrière. Avant Beetlejuice, Ackerman avait déjà acquis une expérience importante de la publicité et des productions de studio, tandis que le film de Burton lui donne l’occasion de travailler avec des décors stylisés et de nombreux effets réalisés directement pendant le tournage.La photographie au service des effets visuels et de la comédieEn 1995, Thomas E. Ackerman retrouve un tournage particulièrement dépendant des effets visuels avec Jumanji, réalisé par Joe Johnston. Robin Williams y interprète Alan Parrish, libéré d’un jeu qui introduit dans le monde réel animaux sauvages et phénomènes fantastiques. Ackerman travaille directement avec Johnston sur la préparation des images et la combinaison des éléments tournés avec les effets nécessaires au film.Les comédies occupent une part importante de son activité de directeur de la photographie. Il explique cependant ne pas chercher à donner artificiellement une apparence « comique » à l’image. Pour lui, la photographie doit rendre crédible l’univers prévu par le scénario et conserver une véritable densité visuelle, même lorsque le film repose principalement sur l’humour. Il applique notamment cette conception lorsqu’il travaille sur Anchorman: The Legend of Ron Burgundy, réalisé par Adam McKay en 2004.Son activité s’étend également à la réalisation de deuxième équipe. Thomas E. Ackerman occupe cette fonction sur certaines productions tout en poursuivant son métier de directeur de la photographie. Cette double expérience lui permet de prendre en charge des séquences nécessitant une organisation distincte du tournage principal, fonction attestée notamment dans son travail pour la série cinématographique Alvin and the Chipmunks.Transmettre la direction de la photographieÀ partir de 2008, Thomas E. Ackerman enseigne la photographie cinématographique à la University of North Carolina School of the Arts, au sein de la School of Filmmaking. Il y devient responsable du programme de cinematography. Son enseignement place les étudiants très tôt en situation de tournage et associe leur formation technique à un travail suivi avec des professionnels expérimentés.Cette activité universitaire s’accompagne d’un travail de recherche. Avec des spécialistes de psychologie cognitive, Thomas E. Ackerman participe à des recherches consacrées aux effets des choix cinématographiques sur la perception du spectateur. Il présente notamment ces travaux lors de la conférence internationale NeuroCine en 2022, après plusieurs années de recherches menées parallèlement à son enseignement.Son expérience professionnelle nourrit également un cours autobiographique intitulé Pathways: A Career in Film, dans lequel il revient sur son parcours à travers des conférences et des projections. Il demeure par ailleurs répertorié parmi les membres actifs de l’American Society of Cinematographers.
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Lolly Adefope · 36 ansLolly Adefope est une actrice, humoriste et scénariste britannique, née le 14 septembre 1990 à Sutton, dans le sud de Londres, en Angleterre. D’origine nigériane, elle s’est d’abord fait connaître par ses personnages comiques sur scène avant de tenir des rôles importants dans plusieurs séries britanniques et américaines.Des études d’anglais aux scènes d’ÉdimbourgAttirée très jeune par la comédie, Lolly Adefope admire notamment le travail de Catherine Tate et d’Olivia Colman. Elle envisage des études d’art dramatique, mais choisit finalement l’anglais à l’université. Après son diplôme, elle tente d’intégrer une école de théâtre sans succès, puis travaille quelque temps dans un emploi de bureau.La scène lui fournit une autre voie d’accès au métier. Lolly Adefope développe des personnages comiques plutôt qu’un stand-up fondé directement sur sa propre personnalité. Parmi eux figure Gemma, jeune humoriste volontairement maladroite dotée d’un accent du nord de l’Angleterre. Ce travail attire l’attention lorsqu’elle se produit au Festival Fringe d’Édimbourg au milieu des années 2010.Ses personnages lui permettent d’aborder l’humour à travers des identités, des voix et des comportements différents. Cette pratique du jeu comique devient rapidement la base de ses premiers engagements à la télévision, où elle peut passer de créations très caractérisées à des rôles intégrés à des distributions d’ensemble.Taskmaster et les premiers rôles télévisésEn 2017, Lolly Adefope participe à la quatrième saison de Taskmaster. L’émission réunit cinq humoristes soumis aux épreuves imaginées par Alex Horne, puis jugées en studio par Greg Davies. Sa participation contribue à accroître sa visibilité auprès du public britannique.Elle apparaît également dans plusieurs comédies britanniques, dont Josh et Stath Lets Flats. Son jeu de personnages lui vaut parallèlement des apparitions dans des émissions humoristiques comme QI. En 2018, elle tient aussi un petit rôle dans Mission: Impossible, Fallout, aux côtés de Tom Cruise.En 2019, elle écrit et interprète Sorry, court métrage comique produit pour la BBC. Lolly Adefope en est également productrice exécutive. Ce projet constitue l’un de ses travaux les plus directement personnels comme autrice pour l’écran.Fran dans ShrillLa télévision américaine donne à Lolly Adefope l’un de ses premiers rôles réguliers importants avec Shrill, série lancée en 2019 et inspirée du livre de Lindy West. Aidy Bryant y interprète Annie Easton, journaliste vivant à Portland. Adefope joue Fran, sa colocataire et amie proche.Elle participe aux trois saisons de la série et apparaît dans vingt-deux épisodes entre 2019 et 2021. Fran possède ses propres intrigues sentimentales et professionnelles, indépendamment de celles du personnage principal. Le rôle permet ainsi à Lolly Adefope d’occuper une place durable dans une production américaine tout en poursuivant simultanément son travail au Royaume-Uni.Pendant cette même période, elle rejoint Miracle Workers, série d’anthologie avec Daniel Radcliffe et Steve Buscemi. Le principe du programme permet aux interprètes de changer de personnage et d’univers d’une saison à l’autre. Lolly Adefope y tient successivement plusieurs rôles entre 2019 et 2023.Kitty dans GhostsEn 2019, Lolly Adefope intègre la distribution de Ghosts, comédie de la BBC créée par plusieurs anciens membres de Horrible Histories. Elle y interprète Kitty Higham, jeune aristocrate géorgienne devenue l’un des fantômes qui occupent Button House. Son enthousiasme et sa fascination pour Alison, la propriétaire vivante de la demeure, nourrissent une grande partie des situations du personnage.Lolly Adefope joue Kitty pendant les cinq saisons de la série, jusqu’en 2023, et apparaît dans trente-cinq épisodes. Le programme repose largement sur une distribution collective dans laquelle chaque fantôme appartient à une période différente de l’histoire britannique.Cette activité coïncide avec un autre personnage récurrent créé pour la BBC. Dans This Time with Alan Partridge, Lolly Adefope incarne Ruth Duggan, journaliste dont les interventions viennent régulièrement perturber Alan Partridge, joué par Steve Coogan. Elle apparaît dans sept épisodes diffusés entre 2019 et 2021.Des seconds rôles au cinéma britanniqueAprès plusieurs années principalement consacrées aux séries, Lolly Adefope apparaît en 2023 dans Saltburn d’Emerald Fennell. Elle y interprète Lady Daphne dans cette satire située autour d’une riche famille aristocratique anglaise.Elle participe également à Wicked Little Letters, comédie britannique inspirée d’une affaire survenue à Littlehampton dans les années 1920. Le film réunit Olivia Colman et Jessie Buckley et poursuit son travail dans une distribution où l’humour repose fortement sur les personnages.En 2024, Lolly Adefope tient un rôle important dans Seize Them !, comédie historique réalisée par Curtis Vowell. Elle y joue Shulmay aux côtés d’Aimee Lou Wood, Nick Frost et Nicola Coughlan. La même année, elle rejoint la série satirique The Franchise, consacrée aux coulisses d’une production de film de super-héros. Ces projets prolongent une activité partagée entre productions britanniques et américaines, après la fin de Ghosts.
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Michel Auclair · 65 ansMichel Auclair, de son vrai nom Vladimir Vujović, est un acteur français, né le 14 septembre 1922 à Coblence, en Allemagne, et mort le 7 janvier 1988 à Saint-Paul-en-Forêt, dans le Var. Comédien de théâtre et de cinéma, il mène une carrière commencée sous l’Occupation et poursuivie pendant plus de quatre décennies.Une formation marquée par le théâtreFils de Vojislav Vujović, avocat et militant communiste d’origine serbe, et de Charlotte Caspar, Française, Michel Auclair passe son enfance en France. Son père est exécuté en Union soviétique en 1936 pendant les purges staliniennes. Avant de choisir le métier d’acteur, le jeune homme entreprend des études de médecine.En 1941, Michel Auclair entre au Conservatoire de Paris, où il suit notamment l’enseignement d’André Brunot. Dès l’année suivante, il joue au théâtre des Mathurins dans Deirdre des douleurs de John Millington Synge, avec Maria Casarès. Marcel Herrand et Jean Marchat, qui dirigent alors le théâtre, lui confient d’autres rôles.Son activité scénique se poursuit parallèlement au cinéma. Il joue notamment dans Les Frères Karamazov mis en scène par André Barsacq. Cette formation théâtrale restera une composante importante de son parcours, y compris lorsque ses tournages deviennent particulièrement nombreux après la Seconde Guerre mondiale.Les premiers grands rôles de l’après-guerreMichel Auclair apparaît en 1946 dans La Belle et la Bête de Jean Cocteau, où il incarne Ludovic, frère de Belle. L’année suivante, René Clément lui confie l’un des personnages de Les Maudits, drame situé à bord d’un sous-marin allemand à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le rôle contribue à installer le jeune acteur dans le cinéma français de l’après-guerre.Henri-Georges Clouzot le choisit ensuite pour interpréter Robert Desgrieux dans Manon, transposition contemporaine du roman de l’abbé Prévost. Le film reçoit le Lion d’or à la Mostra de Venise en 1949. Michel Auclair travaille également avec André Cayatte dans Justice est faite, consacré aux délibérations d’un jury d’assises et récompensé par le Lion d’or l’année suivante.Au cours des années 1950, il devient un visage régulier du cinéma français. Jean Delannoy lui confie notamment le rôle de Maurice de Saint-Fiacre face à Jean Gabin dans Maigret et l’Affaire Saint-Fiacre. Michel Auclair retrouve par ailleurs Danielle Darrieux dans plusieurs productions, dont le film policier Bonnes à tuer d’Henri Decoin.Des tournages internationauxLa carrière de Michel Auclair dépasse assez tôt les productions françaises. En 1957, Stanley Donen le dirige dans Drôle de frimousse, comédie musicale américaine avec Audrey Hepburn et Fred Astaire. Il y interprète le professeur Émile Flostre, intellectuel parisien dont les idées fascinent le personnage joué par Audrey Hepburn.Fred Zinnemann lui confie en 1973 un autre rôle anglophone dans Chacal. Michel Auclair y incarne le colonel Rolland, responsable des services chargés de protéger le général de Gaulle contre le tueur engagé par l’OAS. Edward Fox interprète l’assassin recherché.Cette activité internationale demeure cependant ponctuelle par rapport à son travail en France. Michel Auclair continue à tourner avec des cinéastes français, parmi lesquels Jacques Deray. Il joue notamment auprès d’Alain Delon dans Trois Hommes à abattre, adapté d’un roman de Jean-Patrick Manchette.Le retour aux grands rôles de théâtreLe théâtre offre à Michel Auclair plusieurs de ses rôles importants à partir des années 1960. En 1964, Roger Planchon lui confie Tartuffe dans la pièce de Molière. Il retrouve ensuite le metteur en scène pour Richard III de Shakespeare et interprète Titus dans Bérénice de Racine.Au Théâtre national populaire de Villeurbanne, Michel Auclair travaille également avec Patrice Chéreau. Celui-ci le dirige dans Toller de Tankred Dorst, consacré au dramaturge et révolutionnaire allemand Ernst Toller. Son parcours scénique comprend par ailleurs des œuvres de Claudel, Ibsen et Arthur Miller.En 1967, Michel Auclair est élu président du Syndicat français des acteurs. Cette responsabilité professionnelle accompagne une activité qui reste soutenue au théâtre et devant les caméras. Il continue notamment à jouer au cinéma durant les années 1970 et 1980, avec des personnages souvent plus âgés que ceux qui l’avaient fait connaître après la guerre.Marié à Frédérique Homo à partir de 1970, Michel Auclair est père d’un fils, David. Il meurt le 7 janvier 1988, à l’âge de 65 ans, au domicile de sa mère à Saint-Paul-en-Forêt, dans le Var.
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Jocelyn Ayanna · 55 ansJocelyn Ayanna est une actrice américaine, née le 14 septembre 1971 à Birmingham, dans l’Alabama. Elle travaille depuis la fin des années 1990 dans des productions cinématographiques et télévisées américaines.Une carrière développée dans les rôles de caractèreLes premiers crédits professionnels de Jocelyn Ayanna remontent à la fin des années 1990. Avant de multiplier les apparitions comme actrice, elle travaille également dans les équipes de production, notamment comme assistante de production et secrétaire de production.À partir des années 2010, Jocelyn Ayanna intervient régulièrement dans des séries américaines. Elle joue notamment Mrs Dawson dans NCIS et le docteur Harriet Jones dans Criminal Minds. Dans The Middle, elle incarne Julia Laumann, tandis que Masters of Sex lui confie le personnage de Bitsy. Ces rôles appartiennent à une période particulièrement active de sa carrière, durant laquelle elle apparaît dans de nombreuses productions télévisées entre 2012 et 2014.Cette activité se poursuit avec des personnages tels que Ms. Nesbit dans Best Friends Whenever et Liz Scranton dans Awkward. En 2018, elle interprète Mary dans Ballers, puis Shirl dans un épisode de Stumptown diffusé en 2020. Elle joue également Betty dans la cinquième saison de Snowfall en 2022.Des seconds rôles au cinémaAu cinéma, Jocelyn Ayanna apparaît dans Whiplash, réalisé par Damien Chazelle et sorti en 2014. Elle y joue une passante à la gare routière dans une scène avec Andrew Neiman, personnage interprété par Miles Teller.Elle tient ensuite le rôle de Joan Lang dans Totem, film fantastique réalisé par Marcel Sarmiento. L’intrigue suit une adolescente dont la famille est confrontée à une présence surnaturelle dans sa maison. Ce personnage constitue l’un des rôles les plus développés de Jocelyn Ayanna au cinéma.En 2017, elle apparaît également dans Roman J. Israel, Esq. de Dan Gilroy, avec Denzel Washington dans le rôle-titre. Jocelyn Ayanna y interprète une huissière de justice. Elle joue par ailleurs dans I’ll See You in My Dreams, où elle incarne une infirmière auprès du personnage principal interprété par Blythe Danner.Une activité soutenue sur les plateaux américainsLe parcours de Jocelyn Ayanna compte plus de cinquante crédits comme actrice au cinéma et à la télévision. Son propre profil professionnel mentionne plus de quatre-vingts expériences en incluant également les publicités et le théâtre.Elle travaille au fil de sa carrière dans des registres très différents, avec des apparitions dans des comédies comme Modern Family et des séries dramatiques telles que Shameless. Sa participation à Calls en 2021 repose uniquement sur la voix : elle y interprète une réceptionniste dans le dernier épisode de cette série conçue autour de conversations téléphoniques.Cette continuité professionnelle constitue l’élément le mieux documenté de son parcours. Les informations disponibles concernent principalement son travail d’actrice, tandis que ses données biographiques publiées se limitent essentiellement à son nom de naissance, sa date et son lieu de naissance.
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Kirk Baltz · 67 ansKirk Baltz, né le 14 septembre 1959 à New York (États-Unis), est un acteur américain dont le nom n’est peut-être pas immédiatement familier, mais dont le visage, lui, reste profondément ancré dans la mémoire des cinéphiles. Souvent associé à des rôles intenses, parfois perturbants, Kirk Baltz est l’un de ces comédiens qui font beaucoup avec peu de temps à l’écran. Il incarne une tradition du jeu brut, tendu, viscéral, très appréciée dans le cinéma américain des années 90, notamment dans les polars et les drames psychologiques.Des débuts formés à la dure école new-yorkaiseFormé au théâtre et aux méthodes d’acteurs exigeantes (dont l’Actors Studio et le fameux travail de Lee Strasberg), Kirk Baltz développe très tôt une approche du jeu fondée sur l’authenticité émotionnelle. Pas de fioritures, pas de surjeu : son travail vise à être organique, crédible, et souvent physiquement impliqué.Il commence à apparaître à l’écran à la fin des années 80, dans des rôles secondaires qui demandent de l’intensité plus que de la présence glamour. Très vite, il est remarqué pour son engagement total dans ses personnages, notamment dans des scènes particulièrement éprouvantes."Reservoir Dogs" : une scène culte et un rôle inoubliableLa carrière de Kirk Baltz bascule en 1992 avec Reservoir Dogs, premier long-métrage de Quentin Tarantino, où il interprète Marvin Nash, ce policier kidnappé, ligoté dans un entrepôt, victime de la célèbre scène de torture au son de Stuck in the Middle with You. C’est un rôle court, mais dévastateur. En quelques minutes, Kirk Baltz devient une figure emblématique du film, malgré l’ombre écrasante des gangsters qui l’entourent.Sa performance, criante de vérité, contribue largement à la tension et à l’impact de cette séquence devenue culte. On le sent réellement terrifié, vulnérable, résigné. L’anecdote veut d’ailleurs que Tarantino ait été impressionné par l’investissement de l’acteur, qui serait resté attaché à sa chaise entre les prises pour ne pas rompre la tension.Ce rôle lui vaut un respect immédiat dans le milieu du cinéma indépendant, mais ne le propulse pas pour autant au rang de star. Ce n’était de toute façon pas son objectif.Une carrière en pointillés, fidèle au jeu intenseAprès Reservoir Dogs, Kirk Baltz continue de travailler, principalement dans des rôles secondaires au cinéma et à la télévision. On le retrouve dans Natural Born Killers (dans une scène coupée au montage final), Dances with Wolves, Face/Off, The Shield, NCIS ou 24. Il incarne régulièrement des flics, des types louches, des marginaux. Des personnages souvent écrasés par le système, ou rongés de l’intérieur.Son jeu reste fidèle à une forme de tension psychologique : il y a chez Kirk Baltz quelque chose de nerveux, de cassé, qui donne immédiatement du relief à ses personnages. On le sent toujours prêt à exploser, ou au contraire à s’effondrer, et cette ambivalence le rend fascinant à observer, même dans des scènes brèves.L’enseignement comme prolongement de l’acteurDepuis les années 2010, Kirk Baltz consacre une part importante de son temps à l’enseignement du jeu d’acteur. Il donne des stages aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud, centrés sur le travail émotionnel, l’écoute, et la présence physique dans la scène. Sa pédagogie s’inspire du Method Acting, mais aussi de son expérience personnelle sur les plateaux.Plutôt que de courir après des rôles à tout prix, Kirk Baltz semble avoir choisi une autre forme de transmission : aider d’autres acteurs à creuser plus profond dans leur travail. Une manière, sans doute, de rester connecté à son art sans dépendre uniquement de l’industrie.
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Frances Bergen · 84 ansFrances Bergen est une actrice et mannequin américaine, née le 14 septembre 1922 à Birmingham, dans l’Alabama, et morte le 2 octobre 2006 à Los Angeles, en Californie.De Birmingham au mannequinat new-yorkaisFrances Bergen perd son père, William Westerman, mort de la tuberculose lorsqu’elle a dix ans. Sa mère, Lillie Mae, s’installe ensuite avec sa famille à Los Angeles. Adolescente, Frances est victime d’un accident de voiture qui lui cause une fracture du crâne. Pendant sa convalescence, elle reçoit une poupée représentant Charlie McCarthy, personnage de ventriloque dont le créateur, Edgar Bergen, deviendra plusieurs années plus tard son mari.Après avoir obtenu son diplôme de la Los Angeles High School en 1940, Frances Bergen part pour New York et travaille comme mannequin. Elle est notamment engagée par l’agence de John Robert Powers et apparaît dans des campagnes publicitaires. Elle devient la « Chesterfield Girl », associée à la marque de cigarettes Chesterfield dans des annonces publiées dans la presse et sur des panneaux publicitaires.À Los Angeles, elle assiste ensuite à une émission radiophonique d’Edgar Bergen. Le ventriloque, alors l’une des grandes vedettes de la radio américaine grâce à Charlie McCarthy, demande à la rencontrer. Frances Bergen épouse Edgar Bergen le 23 juin 1945. Leur fille Candice naît l’année suivante.Edgar Bergen et une carrière mise entre parenthèsesAprès son mariage, Frances Bergen consacre plusieurs années à sa vie familiale. Edgar Bergen poursuit alors une carrière très populaire à la radio, sur scène et au cinéma. Le couple reste marié jusqu’à la mort du ventriloque en septembre 1978.Frances Bergen reprend néanmoins une activité d’actrice dans les années 1950. Elle débute au cinéma dans Titanic, réalisé par Jean Negulesco en 1953, où elle interprète Madeleine Astor. L’année suivante, elle joue Sylvia Carlin dans Her Twelve Men, aux côtés de Greer Garson.La télévision lui procure un rôle plus durable à la fin de la décennie. Dans la série western Yancy Derringer, diffusée en 1958 et 1959, Frances Bergen incarne Madame Francine, propriétaire d’un établissement de La Nouvelle-Orléans. Elle apparaît dans dix-neuf épisodes aux côtés de Jock Mahoney, interprète du personnage principal.La naissance de son fils Kris en 1961 précède une nouvelle période pendant laquelle Frances Bergen se tient largement éloignée des tournages. Kris Bergen travaillera ensuite comme monteur pour le cinéma et la télévision.Le retour devant la caméra après 1978Après la mort d’Edgar Bergen, Frances Bergen reprend plus régulièrement son métier d’actrice. En 1980, elle joue Mrs. Laudner dans American Gigolo de Paul Schrader, avec Richard Gere. L’année suivante, elle apparaît dans Rich and Famous, réalisé par George Cukor et interprété notamment par sa fille Candice Bergen.Cette reprise d’activité se poursuit pendant les années 1980. Frances Bergen joue également dans The Sting II puis dans The Muppets Take Manhattan. Ce dernier film possède un lien particulier avec l’histoire familiale, Edgar Bergen ayant lui-même collaboré avec les Muppets et leur créateur Jim Henson avant sa mort.En 1990, Frances Bergen tient le rôle de Whitney dans Eating, film indépendant de Henry Jaglom consacré à un groupe de femmes réunies à l’occasion d’un anniversaire. Son interprétation y reçoit une attention critique particulière alors qu’elle approche de soixante-dix ans.Candice Bergen et les dernières apparitionsLa relation entre Frances Bergen et sa fille se prolonge ponctuellement à l’écran. Après leur participation commune à Rich and Famous, Frances apparaît dans Murphy Brown, série dont Candice Bergen tient le rôle principal. Elle y interprète notamment une parente de Murphy.Candice Bergen évoquera à plusieurs reprises son enfance dans une famille où la célébrité d’Edgar Bergen et de Charlie McCarthy occupait une place considérable. Frances Bergen, qui avait renoncé pendant de longues périodes à sa propre activité professionnelle, reprend ainsi une présence plus soutenue à l’écran après son veuvage.Atteinte depuis quelque temps par la maladie, Frances Bergen meurt le 2 octobre 2006 au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles, à l’âge de 84 ans. Elle laisse deux enfants, Candice et Kris Bergen, ainsi qu’une petite-fille, Chloe Malle.
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Stephen Bishop · 55 ansStephen Bishop, de son nom complet Stephen C. Bishop, est un acteur américain et ancien joueur professionnel de baseball, né le 14 septembre 1970 à Chicago, dans l’Illinois.Une première carrière dans le baseballStephen Bishop grandit en Californie du Nord et fréquente la Campolindo High School, où il pratique le football américain et le baseball. Ses performances dans ce dernier sport lui permettent d’obtenir une bourse pour étudier à l’université de Californie à Riverside. Il joue avec les Highlanders en 1991 et 1992.Après ses études, Stephen Bishop signe comme agent libre avec les Braves d’Atlanta. En 1993, il dispute vingt rencontres avec les Idaho Falls Braves, équipe affiliée à Atlanta dans la Pioneer League. L’année suivante, il joue dans la Northern League avec les Sioux Falls Canaries et les St. Paul Saints.En 1995, il rejoint les High Desert Mavericks, alors affiliés aux Orioles de Baltimore. Stephen Bishop travaille ensuite comme recruteur pour les Braves d’Atlanta avant de s’installer à Los Angeles et de se consacrer au métier d’acteur.Retrouver le baseball devant la caméraLes premières années de sa carrière d’acteur lui permettent à plusieurs reprises d’utiliser son expérience sportive. En 2004, Stephen Bishop interprète Loie Harris dans Friday Night Lights de Peter Berg, consacré à une équipe de football américain lycéen du Texas.Son parcours de joueur prend une importance plus directe dans Moneyball de Bennett Miller, sorti en 2011. Stephen Bishop y incarne David Justice, ancien joueur des Braves d’Atlanta recruté par les Oakland Athletics en 2002. Brad Pitt interprète Billy Beane, directeur général qui constitue son équipe en s’appuyant sur l’analyse statistique des performances des joueurs.Le rôle rapproche ainsi son activité d’acteur d’un milieu professionnel qu’il connaît personnellement. Avant de travailler pour le cinéma, Stephen Bishop avait lui-même évolué dans des équipes affiliées à des franchises de la Major League Baseball.David Paulk dans Being Mary JaneÀ partir de 2013, Stephen Bishop obtient l’un de ses rôles télévisés les plus développés dans Being Mary Jane. Il y interprète David Paulk, ancien compagnon de Mary Jane Paul, journaliste incarnée par Gabrielle Union. D’abord récurrent pendant la première saison, il rejoint ensuite la distribution principale.Ce personnage apporte à Stephen Bishop une visibilité plus importante que ses nombreuses apparitions précédentes dans des séries américaines. Il avait notamment joué ponctuellement dans Lost et Grey’s Anatomy, avant d’obtenir avec Being Mary Jane un rôle suivi sur plusieurs saisons.Il retrouve ensuite un personnage régulier dans Imposters. Diffusée à partir de 2017, la série lui confie le rôle de Patrick Campbell, qui se présente d’abord comme une nouvelle cible de l’escroc Maddie Jonson, interprétée par Inbar Lavi. Patrick travaille en réalité pour le FBI sous le nom d’agent Simons.Des personnages récurrents dans les séries américainesStephen Bishop rejoint en 2018 Criminal Minds dans le rôle d’Andrew Mendoza. Agent du FBI, Mendoza entretient une relation avec Emily Prentiss, incarnée par Paget Brewster. Le personnage revient dans plusieurs épisodes jusqu’à la quinzième saison.En 2021, il intègre Run the World, série créée par Leigh Davenport et centrée sur quatre amies vivant à Harlem. Stephen Bishop y joue Matthew Powell, professeur d’université qui entretient une relation avec l’une de ses anciennes étudiantes, Ella McFair.Il apparaît également dans The Terminal List en 2022, où il interprète Richard Fontana. La même année, il joue le docteur Miles Fulton dans un épisode de The Equalizer. Sa carrière télévisée reste ainsi régulière après près de deux décennies de rôles dans les séries américaines.
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Bong Joon-Ho · 57 ansBong Joon-ho est un réalisateur, scénariste et producteur sud-coréen, né le 14 septembre 1969 à Daegu, en Corée du Sud. Figure majeure du cinéma sud-coréen contemporain, il a remporté en 2019 la Palme d’or pour Parasite, puis en 2020 les Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original pour ce même film.De la sociologie à la réalisationBong Joon-ho étudie la sociologie à l’université Yonsei, à Séoul. Pendant ses années universitaires, il fréquente activement le ciné-club de l’établissement et participe, comme de nombreux étudiants de sa génération, aux manifestations qui accompagnent la fin de la période de gouvernement militaire en Corée du Sud. Après son diplôme, il entre à la Korean Academy of Film Arts, où il réalise plusieurs courts métrages.Son environnement familial comprend plusieurs personnalités liées aux arts. Son père, Bong Sang-gyun, exerce comme graphiste et designer industriel. Son grand-père maternel, Park Taewon, est un écrivain moderniste important de la littérature coréenne du XXe siècle. Parti en Corée du Nord pendant la guerre de Corée, celui-ci reste longtemps une figure difficile à évoquer au sein de la famille. Bong Joon-ho a expliqué ne l’avoir jamais rencontré et avoir surtout été marqué, dans son enfance, par le travail graphique de son père.Son premier long métrage, Barking Dogs Never Bite, sort en 2000. Le film connaît une diffusion commerciale limitée en Corée du Sud, mais reçoit notamment le prix FIPRESCI au Festival international du film de Hong Kong en 2001. Memories of Murder, sorti en 2003, lui apporte une reconnaissance beaucoup plus large. Inspiré d’une série de meurtres commis en Corée du Sud, le film rencontre un important succès public dans son pays et vaut à son réalisateur le prix de la mise en scène au Festival de Saint-Sébastien.Les genres cinématographiques comme terrain de créationLe cinéma de Bong Joon-ho utilise fréquemment les conventions de genres très identifiables sans s’y enfermer. Avec The Host, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2006, il construit un récit de monstre autour d’une famille confrontée à une créature apparue dans le fleuve Han. Le film attire environ 13 millions de spectateurs en Corée du Sud, résultat exceptionnel pour le marché national.La famille occupe également le centre de Mother, présenté en 2009 dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes. Kim Hye-ja y interprète une mère cherchant à innocenter son fils, accusé de meurtre. Bong Joon-ho avait déjà travaillé sur la cellule familiale dans The Host, où le combat contre le monstre réunit plusieurs générations autour de la disparition d’une enfant.Les rapports de classe et les inégalités sociales reviennent dans plusieurs de ses scénarios. Ces questions sont particulièrement explicites dans Parasite, qui oppose la famille Kim, vivant dans un logement en sous-sol, à la famille Park, installée dans une vaste maison. Le réalisateur associe dans le même récit suspense, humour noir et satire sociale, en faisant de la différence de condition matérielle l’un des ressorts de l’intrigue.Des productions internationalesAvec Snowpiercer, sorti en 2013, Bong Joon-ho réalise sa première grande production internationale en langue anglaise. Le film adapte la bande dessinée française Le Transperceneige et réunit notamment Chris Evans et Tilda Swinton. Son intrigue distribue les survivants d’une catastrophe climatique dans un train où chaque partie du convoi correspond à une position dans la hiérarchie sociale.Il travaille ensuite avec Netflix et Plan B Entertainment pour Okja. Le film, tourné en anglais et en coréen, est sélectionné en compétition au Festival de Cannes en 2017. L’année suivante, Bong Joon-ho revient travailler principalement en Corée du Sud pour Parasite, produit par Barunson E&A et présenté à Cannes en mai 2019.Ces productions lui permettent de travailler régulièrement avec des interprètes de nationalités différentes tout en conservant plusieurs collaborateurs sud-coréens récurrents. Song Kang-ho tient ainsi un rôle majeur dans plusieurs de ses films, dont Memories of Murder et Parasite. Tilda Swinton apparaît pour sa part dans deux de ses productions internationales.Parasite et une série de récompenses historiquesLe 25 mai 2019, le jury du Festival de Cannes attribue la Palme d’or à Parasite. Le film devient le premier long métrage sud-coréen à recevoir cette récompense. Son succès se poursuit dans de nombreux pays et dépasse dix millions d’entrées en Corée du Sud.Lors de la 92e cérémonie des Oscars, le 9 février 2020, Parasite reçoit quatre statuettes. Bong Joon-ho obtient personnellement l’Oscar du meilleur réalisateur et partage celui du meilleur scénario original avec Han Jin-won. Le film remporte également l’Oscar du meilleur film international et celui du meilleur film. Il devient ainsi le premier film non anglophone à recevoir l’Oscar du meilleur film.Ce palmarès associe pour la première fois depuis Marty de Delbert Mann la Palme d’or et l’Oscar du meilleur film. La récompense cannoise de Parasite intervient exactement un siècle après les débuts généralement retenus de la production cinématographique coréenne, en 1919.Présider les jurys de Cannes et de VeniseLe Festival de Cannes confie dès 2011 à Bong Joon-ho la présidence du jury de la Caméra d’or, prix qui récompense un premier long métrage présenté dans les différentes sélections cannoises. Le jury qu’il dirige attribue cette année-là la Caméra d’or à Las Acacias de Pablo Giorgelli.Dix ans plus tard, Bong Joon-ho préside le jury international de la 78e Mostra de Venise, organisé du 1er au 11 septembre 2021. Il travaille notamment aux côtés de Chloé Zhao, Virginie Efira et Cynthia Erivo. Les sept membres du jury examinent les vingt et un films de la compétition et attribuent le Lion d’or à L’Événement d’Audrey Diwan. Le prix de la mise en scène revient à Jane Campion pour The Power of the Dog.
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Jessica Brown Findlay · 37 ansJessica Brown Findlay est une actrice britannique, née le 14 septembre 1989 à Cookham, dans le Berkshire, en Angleterre. D’abord formée à la danse classique, elle s’oriente vers le métier d’actrice après avoir dû interrompre sa pratique intensive du ballet.Une première formation dans la danseAvant de devenir actrice, Jessica Brown Findlay suit une formation auprès du National Youth Ballet et des Associates of the Royal Ballet. À quinze ans, elle est invitée à danser avec le ballet du Kirov au Royal Opera House de Londres pendant une saison estivale. Des problèmes aux chevilles compromettent toutefois la poursuite d’une carrière professionnelle dans la danse.Elle étudie ensuite les beaux-arts à la Central Saint Martins, à Londres, tout en commençant à passer des auditions. Sa première apparition à l’écran intervient dans un épisode de Misfits en 2009. Elle obtient peu après son premier rôle au cinéma dans Albatross, où elle interprète Emelia Conan-Doyle. Cette prestation lui vaut une nomination au British Independent Film Award du meilleur espoir en 2011.Lady Sybil dans Downton AbbeyLa notoriété de Jessica Brown Findlay est étroitement liée à Downton Abbey, série créée par Julian Fellowes et lancée sur ITV en 2010. Elle y interprète Lady Sybil Crawley, la plus jeune des trois filles de Robert et Cora Crawley. Le personnage s’intéresse aux transformations politiques et sociales qui traversent la Grande-Bretagne au début du XXe siècle et épouse Tom Branson, ancien chauffeur de la famille.Jessica Brown Findlay joue Lady Sybil pendant les trois premières saisons. Son personnage meurt après un accouchement dans un épisode diffusé en 2012. L’actrice avait choisi de quitter la série au terme de son engagement initial afin de poursuivre d’autres rôles.Pendant cette même période, elle apparaît dans « Fifteen Million Merits », épisode de Black Mirror diffusé en 2011. Elle y incarne Abi, dont Bing, interprété par Daniel Kaluuya, finance la participation à un concours télévisé. En 2012, elle tient également l’un des rôles principaux de la minisérie Labyrinth, adaptée du roman de Kate Mosse.Du ballet aux grandes scènes londoniennesLa scène occupe une place importante dans le parcours de Jessica Brown Findlay à partir du milieu des années 2010. En 2015, elle rejoint la distribution d’Oresteia, adaptation de la trilogie d’Eschyle par Robert Icke à l’Almeida Theatre. Elle y interprète Electre aux côtés de Lia Williams. La production est ensuite transférée dans le West End londonien.Sa collaboration avec Robert Icke se poursuit à l’Almeida Theatre. En 2016, elle joue Sonia dans Oncle Vania de Tchekhov, avec Paul Rhys dans le rôle-titre et Vanessa Kirby dans celui d’Elena. L’année suivante, elle incarne Ophélie dans Hamlet face à Andrew Scott. La production, créée à l’Almeida, est transférée au Harold Pinter Theatre dans le West End.Cette activité théâtrale permet à Jessica Brown Findlay de retrouver sur scène une pratique physique qu’elle avait d’abord développée par le ballet. Elle participe également en 2015 à la lecture marathon de L’Odyssée organisée par l’Almeida Theatre, qui réunit notamment Ian McKellen et Simon Russell Beale.Des héroïnes au centre de séries internationalesÀ partir de 2017, Jessica Brown Findlay tient l’un de ses rôles télévisés les plus importants dans Harlots. Elle y joue Charlotte Wells, fille de Margaret Wells, propriétaire d’une maison close dans le Londres du XVIIIe siècle. Samantha Morton interprète sa mère et Lesley Manville sa principale rivale, Lydia Quigley. Jessica Brown Findlay participe aux trois saisons de la série, diffusées entre 2017 et 2019.En 2020, elle incarne Lenina Crowne dans Brave New World, adaptation télévisée du roman d’Aldous Huxley. Elle partage notamment l’affiche avec Alden Ehrenreich et Harry Lloyd. Son personnage appartient à la société très hiérarchisée du « Nouveau Monde », dont l’organisation repose sur un conditionnement systématique de la population.Au cinéma, Jessica Brown Findlay interprète également Beverly Penn dans Winter’s Tale, adaptation du roman de Mark Helprin sortie en 2014, aux côtés de Colin Farrell. Dans This Beautiful Fantastic, elle tient le rôle de Bella Brown, une jeune femme qui travaille dans une bibliothèque et se rapproche de son voisin Alfie Stephenson, incarné par Tom Wilkinson. Ces rôles prolongent une carrière construite entre productions britanniques et projets internationaux, après une première vocation artistique consacrée à la danse classique.
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Zoe Caldwell · 86 ansZoe Caldwell est une actrice et metteuse en scène australienne, née le 14 septembre 1933 à Hawthorn, dans l’agglomération de Melbourne, et morte le 16 février 2020 à Pound Ridge, dans l’État de New York, aux États-Unis. Elle a remporté quatre Tony Awards au cours de sa carrière théâtrale.Une enfance australienne tournée vers la scèneZoe Caldwell grandit à Balwyn, dans la banlieue de Melbourne. Son père, Edgar Caldwell, travaille comme plombier et installateur de gaz, tandis que sa mère, également prénommée Zoe, avait été danseuse dans un dancing. Très jeune, elle prend des cours de danse et d’élocution. À neuf ans, elle fait ses débuts professionnels en incarnant l’un des Enfants perdus dans une production de Peter Pan au Tivoli Theatre de Melbourne.Elle travaille ensuite comme enfant actrice à la radio et poursuit son apprentissage du théâtre en Australie. Au cours des années 1950, Zoe Caldwell rejoint la troupe de l’Union Theatre Repertory Company, liée à l’université de Melbourne. Son parcours la conduit ensuite en Grande-Bretagne, où elle intègre à la fin de la décennie la compagnie de Stratford-upon-Avon, ancêtre de la Royal Shakespeare Company.Cette expérience lui permet d’aborder très tôt le répertoire classique britannique. Zoe Caldwell joue Shakespeare sous la direction de metteurs en scène qui participent alors au renouvellement du théâtre anglais. Elle poursuit ensuite sa carrière au Canada, notamment au Festival de Stratford en Ontario, avant de s’établir professionnellement aux États-Unis.Quatre Tony Awards pour quatre personnagesBroadway apporte à Zoe Caldwell une reconnaissance majeure dès les années 1960. Elle y fait ses débuts en 1965 dans The Devils de John Whiting. L’année suivante, son interprétation dans Slapstick Tragedy de Tennessee Williams lui vaut le Tony Award de la meilleure actrice dans un second rôle dans une pièce.En 1968, elle incarne Jean Brodie dans l’adaptation théâtrale du roman de Muriel Spark The Prime of Miss Jean Brodie. Le producteur Robert Whitehead avait initialement des réserves sur ce choix, avant que la dramaturge Jay Presson Allen, responsable de l’adaptation, ne soutienne sa candidature. Zoe Caldwell reçoit pour ce rôle son deuxième Tony Award, cette fois comme meilleure actrice dans une pièce.Elle obtient un troisième Tony en 1982 pour le rôle-titre de Médée d’Euripide. La production est mise en scène par Minos Volanakis, et Judith Anderson, qui avait elle-même incarné Médée à Broadway plusieurs décennies auparavant, y joue la Nourrice. Le palmarès des Tony Awards attribue cette année-là à Zoe Caldwell le prix de la meilleure actrice dans une pièce.Son quatrième Tony lui est décerné en 1996 pour Master Class de Terrence McNally. Elle y interprète Maria Callas, représentée pendant les cours que la cantatrice donna à la Juilliard School après avoir largement abandonné la scène lyrique. Ce quatrième prix fait de Master Class l’un des rôles les plus récompensés de la carrière de Zoe Caldwell.Robert Whitehead, partenaire de vie et de théâtreLa carrière américaine de Zoe Caldwell est étroitement liée au producteur de théâtre Robert Whitehead. Ils se marient en 1968. Whitehead compte alors parmi les producteurs importants de Broadway et avait notamment participé avec Elia Kazan à la création de l’Actors Studio en 1947.Le couple a deux fils, Sam et Charles. Robert Whitehead produit trois des spectacles qui valent à Zoe Caldwell ses Tony Awards, dont The Prime of Miss Jean Brodie et Medea. Leur collaboration professionnelle se poursuit jusqu’aux dernières décennies de la carrière du producteur, mort en 2002.Zoe Caldwell ne limite pas son activité théâtrale à l’interprétation. En 1977, elle fait ses débuts comme metteuse en scène à Broadway avec An Almost Perfect Person, dont Colleen Dewhurst tient le rôle principal. En 1991, elle dirige Jason Robards et Judith Ivey dans Park Your Car in Harvard Yard.Une présence plus rare au cinémaLe cinéma occupe une place beaucoup moins importante que la scène dans la carrière de Zoe Caldwell. Elle travaille néanmoins avec Woody Allen dans La Rose pourpre du Caire, sorti en 1985. Elle apparaît également plusieurs années plus tard dans Birth de Jonathan Glazer.Sa voix lui procure une autre activité devant le public. Pour Disney, Zoe Caldwell prête sa voix à la Grande Conseillère, dirigeante de la Fédération galactique dans l’univers de Lilo & Stitch. Elle reprend ensuite ce personnage dans plusieurs productions dérivées.En 2011, elle apparaît dans Extrêmement fort et incroyablement près, réalisé par Stephen Daldry. Sa dernière apparition à Broadway remontait à 2003, lorsqu’elle participait à The Play What I Wrote.Les dernières années à Pound RidgeInstallée à Pound Ridge, dans l’État de New York, Zoe Caldwell y passe les dernières années de sa vie. Elle publie en 2001 ses mémoires sous le titre I Will Be Cleopatra, référence à l’un des grands rôles classiques qu’elle avait interprétés au théâtre.Atteinte de la maladie de Parkinson, Zoe Caldwell meurt à son domicile de Pound Ridge le 16 février 2020, à l’âge de 86 ans. Son fils Charles Whitehead attribue son décès à des complications de la maladie. Elle laisse deux fils et deux petits-enfants.Le 28 février 2020, les théâtres de Broadway éteignent leurs lumières pendant une minute en sa mémoire. La Broadway League rappelle alors ses quatre Tony Awards et une carrière new-yorkaise qui s’était étendue sur près de quatre décennies.