Film Index
Une base de données du cinéma : 14 410 films et 393 170 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
Devine le film, gagne sa carte
Un film est tiré au hasard et tu dois retrouver son titre à partir d'indices révélés un par un : les acteurs du casting, l'année de sortie, la durée et le réalisateur.
Chaque bonne réponse débloque la carte de collection du film. À toi de les réunir toutes ! Gratuit, sans compte : un simple code de sauvegarde suffit pour reprendre ta partie.
Trouvons le film parfait
Genres, casting, réalisateur, plateformes de streaming, durée… combine tes critères et laisse Film Index te proposer une sélection sur mesure.
Ajouts récents
Joyeux anniversaire !
-
Randall Batinkoff · 58 ansRandall Batinkoff, né le 16 octobre 1968 à Monticello, dans l’État de New York, est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain. Il est notamment connu pour son rôle aux côtés de Molly Ringwald dans Et si on le gardait ? (For Keeps ?, 1988) et pour son interprétation de Rip Van Kelt dans La Différence (School Ties, 1992), avec Brendan Fraser et Matt Damon.Des publicités à un premier grand rôle au cinémaRandall Batinkoff commence à travailler comme acteur pendant son enfance. Alors qu’il accompagne sa mère dans un magasin de jouets, il est remarqué par un agent qui lui propose de passer une audition pour une publicité. Il obtient le rôle et tourne ensuite une cinquantaine de publicités avant la fin de ses études secondaires à la Phillips Academy, établissement privé situé à Andover, dans le Massachusetts.Il participe à plusieurs productions télévisées durant son adolescence, notamment Better Days (1986), série de CBS dans laquelle il interprète Terence Dean. Il apparaît également dans le téléfilm The Stepford Children (1987), inspiré de l’univers du roman d’Ira Levin Les Femmes de Stepford.Son premier grand rôle au cinéma lui est confié par John G. Avildsen dans Et si on le gardait ? (1988), où il partage l’affiche avec Molly Ringwald. Les deux acteurs incarnent Stan Bobrucz et Darcy Elliot, un couple de lycéens confronté à une grossesse imprévue. Randall Batinkoff est alors étudiant à l’université Brown, dans le Rhode Island. Il poursuit ses études et obtient en 1990 un diplôme en relations internationales.Des personnages confrontés aux hiérarchies socialesDans La Différence (1992), réalisé par Robert Mandel, Randall Batinkoff interprète Rip Van Kelt, le capitaine de l’équipe de football américain d’un prestigieux établissement scolaire. Le film, situé dans les années 1950, suit David Greene, un élève juif incarné par Brendan Fraser, qui découvre les préjugés antisémites de ses camarades. Batinkoff donne la réplique à Matt Damon et Chris O’Donnell dans ce drame consacré à la discrimination au sein d’une école privée américaine.La même année, Robert Altman lui confie le rôle de Reg Goldman dans The Player. Il y incarne le fils d’un dirigeant de studio hollywoodien, dans une satire de l’industrie cinématographique construite autour du personnage de Griffin Mill, interprété par Tim Robbins.Avec Fièvre à Columbus University (Higher Learning, 1995), de John Singleton, il retrouve un univers scolaire marqué par les tensions sociales. Il joue Chad Shadowhill, un étudiant impliqué dans un groupe de suprémacistes blancs, face notamment au personnage interprété par Michael Rapaport. Ce drame aborde le racisme et les affrontements idéologiques sur un campus universitaire américain.Il interprète également le révérend David Grantland dans Christy (1994-1995), série de CBS adaptée du roman de Catherine Marshall. Son personnage fait partie des prétendants de Christy Huddleston, une jeune institutrice incarnée par Kellie Martin qui s’installe dans une communauté rurale des Appalaches, au début du XXe siècle.L’interprétation de Hugh HefnerEn 1999, Randall Batinkoff tient le rôle principal du téléfilm biographique Hefner: Unauthorized, réalisé par Peter Werner. Il y incarne Hugh Hefner, fondateur du magazine Playboy, depuis les premières années de sa carrière jusqu’au développement de son entreprise de presse. Le récit aborde notamment la création du magazine en 1953 et les relations de Hefner avec son entourage.Cette interprétation d’une personnalité réelle intervient après plusieurs collaborations avec des réalisateurs indépendants américains. Dans Walking and Talking (1996), premier long métrage de Nicole Holofcener, il avait joué Peter, l’un des hommes rencontrés par Amelia, interprétée par Catherine Keener. Il partage ensuite l’affiche avec Matthew Lillard et Keri Russell dans The Curve (1998), thriller réalisé par Dan Rosen dans lequel il interprète Rand, un étudiant impliqué dans un projet criminel.Dans Hefner: Unauthorized, il travaille sous la direction de Peter Werner, cinéaste également connu pour ses nombreuses réalisations destinées à la télévision américaine. Le téléfilm retrace une partie de l’histoire de la presse masculine aux États-Unis à travers la trajectoire de son principal protagoniste.La réalisation et la production de longs métragesRandall Batinkoff réalise son premier long métrage, 37: A Final Promise, sorti en 2014. Il participe à l’écriture du scénario et à la production, tout en tenant le rôle principal d’Adam Webb, un musicien qui envisage de mettre fin à ses jours à l’âge de 37 ans. Le récit est inspiré de l’histoire du musicien Guy Blews et s’intéresse à la relation qui transforme les projets de son personnage central.Il réalise ensuite Inside Game (2019), drame inspiré du scandale des paris sportifs impliquant l’arbitre de basket-ball Tim Donaghy et des rencontres de la NBA. Scott Wolf y interprète Donaghy, tandis que Will Sasso et Eric Mabius incarnent deux de ses proches. Randall Batinkoff assure également la production du film, aux côtés notamment de Michael Pierce, avec lequel il entretenait depuis plusieurs années des relations professionnelles.Son activité de producteur comprend aussi Dead Man’s Hand (2023), western réalisé par Brian Skiba, avec Stephen Dorff et Cole Hauser. Il participe ensuite à la production de Gunslingers (2025), autre western de Brian Skiba, réunissant notamment Nicolas Cage et Stephen Dorff.Vie familiale et collaborations avec Hilary LambertRandall Batinkoff est marié à Hilary Lambert, également diplômée de l’université Brown. Le couple a une fille, Isabel, née en 2010. Sa sœur, Stephanie Winston Wolkoff, a travaillé dans l’organisation d’événements et dans l’industrie de la mode.Avec Hilary Lambert, il développe également des projets d’écriture. En 2020, il évoque leur collaboration sur Head Trip, un projet de série dont ils ont conçu ensemble le scénario. L’histoire met en scène un psychologue, interprété par Eric Mabius, et un conseiller en développement personnel, rôle destiné à Randall Batinkoff. Le récit repose sur les relations professionnelles et personnelles entre ces deux personnages.
-
Aurora Bautista · 86 ansAurora Bautista, de son nom complet Aurora Bautista Zúmel, née le 15 octobre 1925 à Villanueva de los Infantes, dans la province espagnole de Valladolid, et morte le 27 août 2012 à Madrid, est une actrice espagnole. Figure du cinéma historique sous le régime franquiste, elle acquiert une grande popularité grâce à son interprétation de Jeanne de Castille dans Poignard et Trahison (Locura de amor, 1948), avant de tenir le rôle principal de La Tía Tula (1964), de Miguel Picazo.Une formation marquée par la guerre civile espagnoleAurora Bautista passe les premières années de son enfance à Madrid, où elle fréquente l’Instituto-Escuela. Pendant la guerre civile espagnole, sa famille quitte la capitale pour Archena, dans la région de Murcie, avant de s’installer à Barcelone. Elle y poursuit ses études secondaires et entre en 1941 à l’Institut du théâtre, où elle reçoit l’enseignement de Guillermo Díaz-Plaja et de Marta Grau.Elle fait ses débuts professionnels en 1944 dans La malquerida, pièce de Jacinto Benavente, au sein de la compagnie de l’actrice argentine Lola Membrives. L’année suivante, le metteur en scène Cayetano Luca de Tena l’engage au Teatro Español de Madrid. Elle participe à une représentation du Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, puis interprète plusieurs rôles du répertoire dramatique.En 1948, elle joue dans La Conjuration de Fiesque à Gênes, de Friedrich Schiller, sous la direction de Cayetano Luca de Tena. C’est à l’occasion de cette production que le réalisateur Juan de Orduña remarque son interprétation et lui propose de passer des essais pour son prochain film.Une vedette du cinéma historique de l’après-guerreLe rôle de Jeanne de Castille, surnommée Jeanne la Folle, dans Poignard et Trahison (Locura de amor, 1948), fait d’Aurora Bautista une vedette dès sa première apparition au cinéma. Produit par la puissante société Cifesa, le film de Juan de Orduña adapte une pièce de Manuel Tamayo y Baus. Le réalisateur impose son choix malgré les réticences initiales des responsables de la société de production, qui envisageaient notamment Mary Carrillo et Amparo Rivelles pour le personnage principal. Le succès du film vaut à l’actrice la médaille de la meilleure interprétation féminine du Círculo de Escritores Cinematográficos.Sa prestation, caractérisée par une diction théâtrale et une forte expressivité gestuelle, devient emblématique du cinéma historique espagnol de l’époque. En 1950, Juan de Orduña lui confie le rôle d’Agustina d’Aragon dans Agustina de Aragón, consacré à l’héroïne de la résistance espagnole contre les troupes napoléoniennes lors du siège de Saragosse en 1808. Le film est également produit par Cifesa.Ces productions historiques, valorisant des figures féminines associées au passé national espagnol, occupent une place importante dans la politique cinématographique du régime franquiste. Aurora Bautista tourne également sous la direction de Manuel Mur Oti, notamment dans Condenados (1953), drame rural dans lequel elle interprète Aurelia, une femme confrontée à des conflits passionnels.Une collaboration déterminante avec Miguel PicazoLe réalisateur Miguel Picazo confie à Aurora Bautista le rôle principal de La Tía Tula (1964), adaptation du roman de Miguel de Unamuno. Elle y incarne Tula, une femme célibataire qui accueille chez elle sa sœur mourante, puis son beau-frère et leurs enfants. Après le décès de sa sœur, les relations de Tula avec son beau-frère Ramiro, interprété par Carlos Estrada, mettent en jeu ses convictions religieuses et son rapport à la sexualité.Le film est présenté au Festival international du film de Saint-Sébastien en 1964, où il remporte la Coquille d’argent. L’interprétation d’Aurora Bautista, plus intériorisée que dans ses grands rôles historiques, lui vaut le prix Sant Jordi de la meilleure actrice dans un film espagnol. Elle reçoit également le prix national d’interprétation du Sindicato Nacional del Espectáculo.Cette collaboration se renouvelle en 1985 avec Extramuros, adaptation du roman de Jesús Fernández Santos. Aurora Bautista y interprète la prieure d’un couvent espagnol du XVIe siècle, tandis que Carmen Maura et Mercedes Sampietro incarnent deux religieuses au centre du récit. Elle obtient pour ce rôle le prix ACE de la meilleure actrice dans un second rôle, décerné à New York par l’Association des chroniqueurs du spectacle.Une fidélité au théâtre et aux grands textes dramatiquesAurora Bautista poursuit parallèlement son activité théâtrale, interprétant des œuvres du répertoire classique et contemporain. Son expérience au Teatro Español de Madrid lui permet de travailler avec plusieurs metteurs en scène importants de l’après-guerre, notamment Cayetano Luca de Tena.Sa carrière prend également une dimension internationale lorsqu’elle épouse, le 7 septembre 1963, le médecin mexicain Hernán Ramón Cristerna. Le couple a un fils, Hernán, né en avril 1965. L’actrice séjourne au Mexique, où elle poursuit une partie de ses activités professionnelles. Elle participe notamment à une nouvelle adaptation de El derecho de nacer, réalisée par Tito Davison, avant de reprendre son travail en Espagne.En 1978, son interprétation dans Oye, patria, mi aflicción lui vaut le prix Mayte de théâtre, distinction espagnole récompensant les comédiens de scène. Elle travaille également pour la télévision espagnole, notamment dans Cristóbal Colón (1967), coproduction de la RTVE et de la RAI dans laquelle elle incarne Isabelle la Catholique. Elle participe en 1985 à la série documentaire Cómicos, consacrée à des personnalités du théâtre espagnol.Distinctions et vie personnelleElle est honorée lors de la Mostra de Valencia en 1998, puis au Festival du cinéma ibéro-américain de Huelva en 2003, où la fondation AISGE lui remet un prix pour l’ensemble de sa carrière. Elle reçoit également le Fotogramas de Plata d’honneur en 2000, la médaille d’honneur du Círculo de Escritores Cinematográficos en 2007 et un prix de l’Unión de Actores en 2009.En décembre 2010, la fondation AISGE lui décerne le prix ACTÚA, qui récompense sa contribution aux arts du spectacle espagnols. Cette distinction intervient après plus de six décennies de présence sur les scènes et les écrans.Après son divorce d’avec Hernán Ramón Cristerna, Aurora Bautista épouse le 8 mai 1989 à Gibraltar l’entrepreneur cubain Luis de Luis. Elle meurt le 27 août 2012, à l’âge de 86 ans, à la clinique de la Milagrosa de Madrid, des suites d’une infection. Elle est inhumée au cimetière sacramentel de San Justo, à Madrid.
-
Patricia Birch · 92 ansPatricia Birch, née le 16 octobre 1934 à Englewood, dans le New Jersey, est une danseuse, chorégraphe et réalisatrice américaine. Elle est notamment connue pour les chorégraphies de la comédie musicale Grease, créée à Broadway en 1972, puis de son adaptation cinématographique réalisée par Randal Kleiser en 1978. Elle réalise également Grease 2 (1982), avec Michelle Pfeiffer et Maxwell Caulfield. Son travail lui vaut cinq nominations aux Tony Awards et deux Primetime Emmy Awards.L’apprentissage de la danse auprès de Martha GrahamPatricia Birch étudie au Bennington College, dans le Vermont, où elle obtient un diplôme universitaire. Elle suit également une formation à la School of American Ballet, à New York. Sa rencontre avec Merce Cunningham, qui lui enseigne la danse lors d’un stage, lui permet d’entrer en contact avec Martha Graham, dont elle devient l’une des interprètes.Au sein de la compagnie de Martha Graham, elle participe notamment aux créations de The Letter to the World et de Seraphic Dialogue en 1954. Elle exerce aussi les fonctions de directrice des répétitions. Cette expérience auprès de Graham lui permet d’approfondir sa connaissance de la danse moderne américaine, caractérisée par une attention particulière au mouvement expressif et au rapport entre le geste et l’émotion.Elle se produit parallèlement dans plusieurs comédies musicales. En 1958, elle danse dans Goldilocks, avec Elaine Stritch, sur une musique de Leroy Anderson. Deux ans plus tard, elle interprète Anybodys dans une reprise de West Side Story, dont la chorégraphie originale est signée Jerome Robbins. Ce personnage, une adolescente qui cherche à intégrer la bande des Jets, lui permet de participer à l’une des productions majeures du théâtre musical américain.Durant les années 1960, elle enseigne également la danse dans la division préparatoire de la Juilliard School, à New York. Elle développe ses premières activités chorégraphiques pour le théâtre, notamment avec The Carefree Tree, présenté en 1955 au Phoenix Theatre.La collaboration avec les créateurs de BroadwayL’année 1972 marque une étape importante pour Patricia Birch avec la création de Grease, comédie musicale écrite par Jim Jacobs et Warren Casey. Chargée des numéros dansés, elle travaille avec le metteur en scène Tom Moore à l’élaboration des séquences musicales qui évoquent la jeunesse américaine des années 1950. Le spectacle connaît un succès exceptionnel et totalise 3 388 représentations à Broadway, devenant pendant plusieurs années la comédie musicale la plus longtemps jouée de l’histoire de ce théâtre.Ce travail lui vaut un Drama Desk Award et sa première nomination au Tony Award de la meilleure chorégraphie. Elle collabore ensuite avec Harold Prince pour A Little Night Music (1973), comédie musicale de Stephen Sondheim inspirée du film Sourires d’une nuit d’été d’Ingmar Bergman.En 1974, elle travaille avec le metteur en scène Michael Bennett sur Candide, adaptation de l’œuvre de Voltaire sur une musique de Leonard Bernstein, dans une nouvelle version dirigée par Harold Prince. Cette production lui permet de remporter un deuxième Drama Desk Award. Elle reçoit également une nomination aux Tony Awards pour Over Here !, comédie musicale réunissant les Andrews Sisters.Sa collaboration avec Harold Prince se poursuit avec Pacific Overtures (1976), composé par Stephen Sondheim sur un livret de John Weidman. Le spectacle retrace l’ouverture du Japon aux puissances occidentales au XIXe siècle. Patricia Birch participe à la conception chorégraphique d’une production inspirée par plusieurs conventions du théâtre japonais. Elle est nommée une troisième fois au Tony Award de la meilleure chorégraphie.Elle retrouve Harold Prince en 1998 pour Parade, comédie musicale de Jason Robert Brown et Alfred Uhry consacrée à l’affaire Leo Frank, un industriel juif accusé de meurtre en Géorgie en 1913. Ses chorégraphies lui valent une cinquième nomination aux Tony Awards et un Astaire Award.Le passage à la mise en scène cinématographiquePour l’adaptation de Grease au cinéma, Patricia Birch retrouve le metteur en scène Randal Kleiser, qui lui confie la réalisation des chorégraphies. Elle travaille notamment avec John Travolta et Olivia Newton-John sur les séquences musicales du film. Le tournage implique une adaptation des mouvements conçus pour la scène aux contraintes du cadrage et du montage cinématographiques. Parmi les numéros dont elle assure la chorégraphie figurent « Summer Nights », « Greased Lightnin' » et « We Go Together ».En 1982, elle passe à la réalisation avec Grease 2, produit par Paramount Pictures. Situé deux ans après les événements du premier film, ce nouvel épisode met en scène Michelle Pfeiffer dans le rôle de Stephanie Zinone et Maxwell Caulfield dans celui de Michael Carrington. Le film ne rencontre pas le succès commercial de son prédécesseur, bien qu’il constitue la première grande apparition de Michelle Pfeiffer dans un rôle principal au cinéma.Son expérience de la danse lui vaut d’être engagée sur d’autres productions cinématographiques. Dans Big (1988), réalisé par Penny Marshall, elle participe à la conception de la célèbre séquence où Tom Hanks et Robert Loggia jouent du piano géant avec leurs pieds dans le magasin FAO Schwarz de New York. Elle travaille également avec le réalisateur Robert Benton sur Billy Bathgate (1991), adaptation du roman d’E. L. Doctorow, puis sur La Couleur du mensonge (The Human Stain, 2003), où elle intervient comme chorégraphe.Deux Emmy Awards pour la réalisation de programmes musicauxLa télévision offre à Patricia Birch l’occasion de travailler avec des interprètes issus de la musique populaire. Elle réalise des chorégraphies pour l’émission humoristique Saturday Night Live, à laquelle elle collabore pendant six ans, et participe à la création de vidéoclips pour Cyndi Lauper, les Rolling Stones et Carly Simon.En 1988, elle remporte un Primetime Emmy Award de la meilleure réalisation d’un programme musical ou de variétés avec Humphrey Burton pour Celebrating Gershwin, émission consacrée à George Gershwin et diffusée dans le cadre de Great Performances sur PBS. Elle obtient une seconde récompense dans cette catégorie en 1992 pour Unforgettable, with Love: Natalie Cole Sings the Songs of Nat King Cole. Le programme accompagne l’album dans lequel Natalie Cole reprend des chansons de son père, Nat King Cole.Elle collabore également avec le chef d’orchestre Michael Tilson Thomas à une version de concert de On the Town, comédie musicale de Leonard Bernstein, présentée avec le London Symphony Orchestra et le San Francisco Symphony. Cette production associe interprétation orchestrale et mise en scène théâtrale.Enseignement et reconnaissance institutionnelleL’activité pédagogique de Patricia Birch se poursuit au-delà de ses premières années d’enseignement à la Juilliard School. Elle participe notamment à des projets liés au développement du théâtre musical américain et exerce les fonctions de directrice artistique invitée du National Music Theatre Network en 1999. En 2005, elle partage cette responsabilité avec la chorégraphe Kathleen Marshall.En 2009, elle est intronisée à l’American Theater Hall of Fame, distinction honorant les personnalités ayant apporté une contribution importante au théâtre américain. En 2014, elle reçoit le Douglas Watt Lifetime Achievement Award, remis dans le cadre des Astaire Awards, pour l’ensemble de son œuvre chorégraphique.
-
Peter Bowles · 85 ansPeter Bowles (16 octobre 1936, Londres, Angleterre, 17 mars 2022, Londres) est un acteur britannique, également scénariste et producteur. Il est principalement connu pour son interprétation de Richard DeVere dans la série télévisée To the Manor Born (1979-1981).Une formation théâtrale à Nottingham et à LondresIssu d’un milieu modeste, Peter Bowles grandit à Nottingham, où sa famille s’installe en 1940. Son père, Herbert Bowles, travaille au service de familles aristocratiques avant d’être employé chez Rolls-Royce, tandis que sa mère, Sarah Jane Harrison, exerce le métier de gouvernante d’enfants. Il fréquente la High Pavement Grammar School, où il participe à des représentations théâtrales. Il obtient ensuite une bourse pour étudier à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), à Londres. Parmi ses contemporains figurent Albert Finney, avec lequel il partage un appartement, ainsi que Peter O’Toole et Alan Bates.Il fait ses débuts professionnels en 1955, dans Jules César, au Nottingham Repertory Theatre. L’année suivante, il rejoint la compagnie de l’Old Vic et participe à une production de Roméo et Juliette, présentée notamment à Londres et à New York. Il y noue des liens avec les acteurs James Villiers et Bryan Pringle. Sa formation classique lui permet de travailler régulièrement au théâtre, tandis qu’il commence à obtenir des engagements pour la télévision britannique.Parmi ses premières expériences télévisuelles figure Underground (1958), une pièce diffusée en direct au cours de laquelle l’acteur Gareth Jones meurt subitement d’une crise cardiaque, hors du champ des caméras. Durant les années 1960, Peter Bowles interprète notamment des personnages de criminels dans des séries telles que Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) et Le Saint (The Saint). Il apparaît également dans Blow-Up (1966), réalisé par Michelangelo Antonioni.Richard DeVere et la reconnaissance du public britanniqueÀ 43 ans, Peter Bowles accède à une grande popularité grâce à To the Manor Born, comédie créée par Peter Spence pour la BBC. Il y incarne Richard DeVere, un homme d’affaires enrichi dans la grande distribution, qui achète le domaine familial d’Audrey fforbes-Hamilton, une aristocrate interprétée par Penelope Keith. Les relations entre les deux personnages reposent notamment sur leurs différences d’origine sociale. Diffusée entre 1979 et 1981, la série rencontre un succès considérable, avec des audiences dépassant les 20 millions de téléspectateurs pour certains épisodes. Les deux comédiens reprennent leurs personnages dans un épisode spécial diffusé en 2007.Son interprétation de DeVere fixe durablement son image de gentleman élégant, à l’assurance parfois équivoque. Ce registre lui permet de jouer aussi bien des personnages issus des milieux privilégiés que des escrocs aux manières raffinées. Dans The Bounder (1982-1983), il incarne Howard Booth, un ancien détenu qui cherche à tirer profit de son charme et de sa respectabilité apparente.Parallèlement, il développe des projets télévisuels dont il est lui-même à l’origine. Il conçoit notamment Lytton’s Diary (1985-1986), série dramatique dans laquelle il interprète Neville Lytton, chroniqueur mondain d’un journal londonien. Il est également à l’origine de Perfect Scoundrels (1990-1992), où il partage l’affiche avec Bryan Murray dans une histoire mettant en scène deux escrocs. Il interprète par ailleurs le major Sinclair Yeates dans The Irish R.M. (1983-1985), adaptation des récits d’Edith Somerville et Violet Florence Martin, situés dans l’Irlande rurale du début du XXe siècle.En 1984, il est désigné personnalité de l’année d’ITV par le Variety Club. Son parcours reçoit également une reconnaissance universitaire lorsque la Nottingham Trent University lui décerne un doctorat honorifique en 2002.Les collaborations avec Peter Hall, Harold Pinter et Simon GrayLe théâtre conserve une place importante dans la carrière de Peter Bowles. En 1990, il interprète Vic Parks, un ancien braqueur devenu une célébrité médiatique, dans Man of the Moment d’Alan Ayckbourn, aux côtés de Michael Gambon. En 1995, il joue un gangster londonien dans Gangster No. 1, pièce de Louis Mellis et David Scinto présentée à l’Almeida Theatre. Il acquiert les droits d’adaptation cinématographique de cette œuvre et devient producteur exécutif du film Gangster No. 1 (2000), dans lequel Malcolm McDowell reprend son personnage.Sa collaboration avec le dramaturge Simon Gray se développe notamment autour du téléfilm Running Late (1992), dans lequel il interprète un présentateur de télévision confronté à des difficultés personnelles et professionnelles. Cette prestation retient l’attention du metteur en scène Peter Hall, qui l’engage par la suite dans plusieurs productions théâtrales.En 1993, Peter Bowles incarne le major Angus Pollock dans une reprise de Tables séparées (Separate Tables) de Terence Rattigan. Il retrouve ensuite Simon Gray pour The Old Masters (2004), pièce consacrée au marchand d’art Joseph Duveen et à l’historien de l’art Bernard Berenson. Sous la direction de Harold Pinter, il interprète Duveen face à Edward Fox dans le rôle de Berenson.Il partage également la scène avec Judi Dench dans une reprise de Hay Fever de Noël Coward en 2006. En 2011, Peter Hall le dirige dans The Rivals de Richard Brinsley Sheridan, où il retrouve Penelope Keith. Sa dernière apparition théâtrale a lieu en 2017, dans une adaptation de L’Exorciste présentée au Phoenix Theatre de Londres. Âgé de 81 ans, il y interprète le père Merrin.Écriture autobiographique et vie familialeEn 2010, Peter Bowles publie Ask Me If I’m Happy: An Actor’s Life, un ouvrage autobiographique dans lequel il évoque son parcours et ses expériences professionnelles. Deux ans plus tard, il fait paraître Behind the Curtain, consacré au métier d’acteur et à la pratique théâtrale.Il épouse l’actrice Susan Bennett le 8 avril 1961. Le couple a trois enfants, Guy, Adam et Sasha, et réside notamment à Barnes, dans le sud-ouest de Londres. Leur mariage dure plus de soixante ans, jusqu’à la mort de Peter Bowles, le 17 mars 2022, à l’âge de 85 ans, des suites d’un cancer.
-
Albert Carrier · 82 ansAlbert Carrier, né le 16 octobre 1919 à Magog, au Québec (Canada), et mort le 23 mai 2002 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), est un acteur canadien ayant principalement travaillé dans les cinémas mexicain et américain, ainsi que pour la télévision américaine. Il est notamment connu pour son interprétation du capitaine Jacques Tremaine dans Major Dundee (1965), de Sam Peckinpah, et de Pedro Quinn dans Scarface (1983), de Brian De Palma.Les débuts dans le cinéma mexicainAlbert Carrier commence sa carrière cinématographique au Mexique en 1950, sous son nom de naissance, Alberto Carrieri. Il participe alors à Una mujer sin destino, film réalisé par Tito Davison. L’année suivante, il interprète Fernando Sandoval dans Historia de un corazón, réalisé par Julio Bracho.Son activité au Mexique se poursuit au début des années 1950. Dans Mamá nos quita los novios (1952), il joue Otto Krugenberg. Il interprète également Alfredo Berman dans Mujeres que trabajan (1953), réalisé par Julio Bracho. En 1954, il participe à Cuando me vaya, film biographique consacré au compositeur mexicain María Grever, réalisé par Tito Davison.En 1950, il épouse à Mexico l’actrice Beatriz Ramos. Leur mariage prend fin après son installation aux États-Unis.Les productions hollywoodiennes et les personnages étrangersÀ Hollywood, Albert Carrier interprète régulièrement des personnages français ou européens. Dans Bengazi (1955), film d’aventures réalisé par John Brahm, il participe à une intrigue située en Afrique du Nord. Il joue également Ducco dans Desert Sands (1955), réalisé par Lesley Selander.Il travaille avec Alfred Hitchcock sur L’Homme qui en savait trop (1956), dans lequel il interprète un policier français. Le film, porté par James Stewart et Doris Day, commence au Maroc avant de poursuivre son intrigue à Londres. Son personnage intervient dans les séquences nord-africaines du récit.Le western Major Dundee (1965), réalisé par Sam Peckinpah, lui confie un rôle plus développé. Albert Carrier y interprète le capitaine Jacques Tremaine, officier français engagé dans les combats contre les troupes du major Amos Dundee, incarné par Charlton Heston. L’intrigue se déroule pendant la guerre de Sécession, à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Le film réunit également Richard Harris, qui interprète le capitaine Benjamin Tyreen.Il collabore aussi avec Vincente Minnelli sur Quinze jours ailleurs (Two Weeks in Another Town, 1962), où il joue Mario. Adapté du roman d’Irwin Shaw, le film suit un acteur américain, interprété par Kirk Douglas, qui tente de relancer sa carrière à Rome.Des personnages historiques dans les séries américainesAlbert Carrier participe à plusieurs séries américaines consacrées à l’histoire et à l’aventure. Dans Northwest Passage, il interprète en 1959 Louis-Joseph de Montcalm, général français commandant les troupes en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans. Il incarne également un officier français, le capitaine Molet, dans un épisode de Death Valley Days, série d’anthologie consacrée à l’histoire de l’Ouest américain.En 1965, il joue deux personnages différents dans Daniel Boone, avec Fess Parker dans le rôle principal. Il interprète Charles Penet, puis le marquis de La Fayette, officier français engagé auprès des insurgés américains pendant la guerre d’indépendance.Il apparaît aussi dans Les Aventures de Superman, où il joue Pierre Lamont dans l’épisode « Peril in Paris » (1957). Dans Batman, en 1966, il interprète Pete Savage, personnage impliqué dans une intrigue mettant en scène le Pingouin, incarné par Burgess Meredith.Un rôle dans Scarface de Brian De PalmaEn 1983, Albert Carrier participe à Scarface, réalisé par Brian De Palma et écrit par Oliver Stone. Il y interprète Pedro Quinn, un important négociant en sucre en relation avec Alejandro Sosa, trafiquant de drogue bolivien joué par Paul Shenar. Le personnage apparaît lors de la rencontre organisée entre Sosa et Tony Montana, interprété par Al Pacino, dans la propriété du trafiquant en Bolivie.Le film raconte l’ascension criminelle de Tony Montana, réfugié cubain installé à Miami, qui prend progressivement le contrôle d’un réseau de trafic de cocaïne. Albert Carrier partage notamment ses scènes avec Al Pacino et Paul Shenar.L’année suivante, il interprète le maître d’hôtel dans le téléfilm Sweet Revenge (1984), réalisé par David Greene. Il joue également le gouverneur Antonio DeCarmona dans un épisode de la série Masquerade, diffusé la même année.
-
Barry Corbin · 86 ansBarry Corbin, de son nom complet Leonard Barrie Corbin, est un acteur américain, né le 16 octobre 1940 à Lamesa, au Texas (États-Unis). Il est notamment connu pour son interprétation de Maurice Minnifield dans la série Bienvenue en Alaska (Northern Exposure, 1990-1995), qui lui vaut deux nominations aux Primetime Emmy Awards.Une enfance texane et une formation théâtraleBarry Corbin grandit dans l’ouest du Texas, au sein d’une famille engagée dans la vie publique et l’enseignement. Son père, Kilmer Blaine Corbin, est avocat et membre du Sénat du Texas, tandis que sa mère, Alma LaMerle Scott Corbin, exerce le métier d’institutrice. Durant son enfance, il fréquente les salles de cinéma de Lamesa, où il découvre les westerns de John Wayne et de Gary Cooper. Il s’intéresse particulièrement aux acteurs de caractère, notamment Ben Johnson et George « Gabby » Hayes, qui incarnent des personnages secondaires dans les films de l’Ouest américain.À la Texas Tech University de Lubbock, Barry Corbin étudie le théâtre et découvre le répertoire de William Shakespeare. Il sert également dans la réserve du Corps des Marines des États-Unis, avec une période de service actif entre 1962 et 1964. Après ses études universitaires, il enseigne notamment à la North Carolina State University, à Raleigh, pendant l’année universitaire 1966-1967.Il s’installe à New York en 1967 et rejoint l’American Shakespeare Festival de Stratford, dans le Connecticut. Il travaille ensuite dans différentes compagnies régionales, interprétant aussi bien des œuvres classiques que des comédies américaines. Il participe notamment à des productions d’Henri V de Shakespeare et de Drôle de couple (The Odd Couple) de Neil Simon. Entre 1975 et 1979, il travaille avec l’Actors Theatre of Louisville, dans le Kentucky.Des personnages d’autorité aux rôles de caractèreAprès plusieurs années consacrées à la scène, Barry Corbin commence à travailler régulièrement pour le cinéma et la télévision à la fin des années 1970. Dans Urban Cowboy (1980), réalisé par James Bridges, il interprète Bob Davis, l’oncle du personnage principal joué par John Travolta. Le film se déroule au Texas et utilise notamment comme décor le Gilley’s Club de Pasadena, célèbre établissement consacré à la musique country et à la danse.Sa carrière comprend plusieurs collaborations avec des réalisateurs de premier plan. Dans WarGames (1983), de John Badham, il incarne le général Jack Beringer, officier chargé de la défense aérienne américaine confronté à une simulation informatique susceptible de déclencher une guerre nucléaire. Il interprète ensuite Ellis dans Honkytonk Man (1982), réalisé par Clint Eastwood.En 1989, il joue Roscoe Brown dans Lonesome Dove, mini-série western adaptée du roman de Larry McMurtry, aux côtés de Robert Duvall et de Tommy Lee Jones. La production, diffusée par CBS, remporte sept Primetime Emmy Awards. Barry Corbin retrouve l’univers du western avec Conagher (1991), adaptation d’un roman de Louis L’Amour, où il incarne le conducteur de diligence Charlie McCloud. Pour ce rôle, il apprend à conduire un attelage de six chevaux. Son interprétation lui vaut un Bronze Wrangler aux Western Heritage Awards en 1992.Maurice Minnifield et la reconnaissance télévisuelleEn 1990, Barry Corbin rejoint la distribution de Bienvenue en Alaska (Northern Exposure), série créée par Joshua Brand et John Falsey pour CBS. Il y incarne Maurice J. Minnifield, ancien astronaute et homme d’affaires fortuné installé dans la petite ville fictive de Cicely, en Alaska. Propriétaire de plusieurs entreprises locales, Maurice entretient notamment des relations conflictuelles avec le jeune médecin Joel Fleischman, interprété par Rob Morrow.Le personnage de Maurice Minnifield associe une personnalité autoritaire à un intérêt marqué pour la musique et la culture. Ancien pilote militaire devenu astronaute, il possède également la station de radio locale KBHR, exploitée par Chris Stevens, joué par John Corbett. Barry Corbin participe à l’ensemble des six saisons de la série, diffusées jusqu’en 1995.Cette interprétation lui vaut deux nominations consécutives au Primetime Emmy Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une série dramatique, en 1993 et 1994. Il partage également avec ses partenaires une nomination aux Screen Actors Guild Awards pour la meilleure distribution d’une série comique.La série terminée, il poursuit sa collaboration avec les productions télévisées américaines. Il interprète notamment Whitey Durham, entraîneur de basket-ball du lycée de Tree Hill, dans Les Frères Scott (One Tree Hill), entre 2003 et 2009. Le personnage est le mentor de Lucas Scott, incarné par Chad Michael Murray, et de Nathan Scott, joué par James Lafferty.Le monde équestre et les traditions de l’Ouest américainPassionné d’équitation depuis l’enfance, Barry Corbin pratique le cutting, discipline équestre issue du travail du bétail dans les ranchs américains. Le cavalier doit isoler une bête du troupeau, puis empêcher celle-ci de rejoindre les autres animaux. Il participe à plusieurs compétitions et remporte notamment une épreuve de cutting réservée aux célébrités organisée en 1991 à Fort Worth, au Texas.Après la fin de Northern Exposure, il s’installe dans un ranch de quinze acres à l’est de Fort Worth, où il élève des chevaux et du bétail. Il participe également à des rodéos de célébrités. Membre de l’American Quarter Horse Association et de la National Cutting Horse Association, il entretient des relations durables avec les organisations consacrées à la culture équestre américaine.Son engagement dans la préservation des traditions du western lui vaut plusieurs distinctions. En 2009, il entre au Texas Cowboy Hall of Fame, puis au Texas Film Hall of Fame en 2012. En 2018, il est intronisé au Hall of Great Western Performers du National Cowboy & Western Heritage Museum d’Oklahoma City, institution qui honore notamment les interprètes ayant contribué à la représentation de l’Ouest américain au cinéma et à la télévision.Une famille installée au TexasBarry Corbin épouse Marie Elyse Soape en 1965. Le couple a un fils, Bernard, avant de divorcer dans les années 1970. En 1976, il se marie avec l’actrice Susan Berger, avec laquelle il a deux fils, James et Christopher. Leur divorce intervient en 1993.En 1991, il fait la connaissance de sa fille Shannon Ross, née en 1964 d’une relation antérieure et dont il ignorait jusque-là l’existence. Tous deux nouent ensuite une relation étroite, qui se poursuit après son retour au Texas. Shannon Ross s’installe avec lui dans son ranch de Fort Worth, où ils partagent notamment leur intérêt pour les chevaux.En 2015, Barry Corbin épouse Jo, sa troisième femme. Le couple s’installe dans le quartier historique de Handley, à Fort Worth, à proximité du domicile de Shannon Ross et de son époux.
-
Stéphane Cornicard · 62 ansStéphane Cornicard, né le 16 octobre 1964 à Cherbourg, est un acteur, comédien de doublage et directeur artistique français. La formation internationale de Stéphane CornicardÉlevé à Cosqueville, dans la Manche, Stéphane Cornicard fréquente le collège Denis-Diderot de Tourlaville, puis le lycée Jean-François-Millet de Cherbourg. François David, son professeur de théâtre, accompagne ses premiers travaux d’interprétation. Après une licence de lettres modernes obtenue à l’université de Caen, Stéphane Cornicard complète sa formation au Colby College, aux États-Unis, puis au Goldsmiths College de Londres. Il s’installe dans la capitale britannique en 1987. La pratique professionnelle de Stéphane Cornicard couvre le français et l’anglais à un niveau courant. Il travaille également en espagnol, en allemand et en italien, notamment pour des productions vocales destinées à plusieurs marchés. Les personnages vocaux créés par Stéphane CornicardLa série vidéoludique Syphon Filter confie à Stéphane Cornicard la voix de Gabriel Logan, agent chargé de combattre une organisation liée à une arme biologique. Dans Metal Gear Solid, il interprète Liquid Snake, frère génétique et adversaire de Solid Snake. Pour Napoleon: Total War, Stéphane Cornicard incarne Napoléon Bonaparte dans les éditions française, anglaise, allemande et espagnole. Un même interprète assure ainsi le personnage dans quatre versions linguistiques du jeu développé par Creative Assembly. Son travail avec les studios de jeux vidéo comprend aussi Vitalis Bénévent dans A Plague Tale: Innocence. Cette interprétation reçoit en 2020 le One Voice Award britannique de la meilleure performance masculine dans un jeu vidéo. Steven Spielberg et Tom Tagholm dirigent Stéphane CornicardDans Il faut sauver le soldat Ryan, réalisé par Steven Spielberg, Stéphane Cornicard interprète Jean, un civil français rencontré par les soldats américains. Il apparaît également dans Spectre de Sam Mendes, où il joue l’un des chefs d’État présents lors d’une réunion internationale. Tom Tagholm lui confie le rôle principal du court métrage À bout de truffe. Stéphane Cornicard y incarne Jean Dubois, un chercheur de truffes dont le chien vient de mourir. Le film remporte en 2007 le TCM Classic Shorts Film Competition et le prix du meilleur court métrage britannique au festival Raindance. Pour la BBC, Stéphane Cornicard présente Ma France, programme en ligne consacré à l’apprentissage du français. Il participe aussi à des fictions sonores de Doctor Who, dont The Next Life. Les récompenses vocales de Stéphane CornicardEn 2021, Stéphane Cornicard remporte deux One Voice Awards britanniques. Ghost on the Shore lui vaut le prix de la meilleure performance masculine dans un jeu vidéo, tandis que Taming Giants est distingué dans la catégorie des documentaires télévisés masculins. Les Voice Arts Awards lui attribuent en 2022 un prix récompensant l’ensemble de son travail. Stéphane Cornicard reçoit de nouveau une distinction internationale lors de l’édition 2023.
-
Xosé Manuel Esperante · 52 ansXosé Manuel Esperante est un acteur espagnol, né en 1974 à Escarabote, dans la commune de Boiro, en Galice (Espagne). Il travaille principalement dans le théâtre et l’audiovisuel galiciens, tout en participant à des productions cinématographiques et télévisuelles diffusées à l’échelle nationale.Une vocation théâtrale née en GaliceOriginaire d’Escarabote, Xosé Manuel Esperante découvre le théâtre durant son adolescence à la maison de la culture de la Cachada, à Boiro. Il participe à un atelier qui donne naissance à la compagnie locale Teatro do Improvisto, dont il devient membre. Après ses études secondaires, il s’inscrit en histoire à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle, avec l’intention de se spécialiser en préhistoire et de devenir archéologue.Il rejoint parallèlement l’atelier théâtral de l’université, où il participe à plusieurs spectacles. Il est ensuite sélectionné pour remplacer un comédien dans une production professionnelle. Durant cette période, il joue notamment dans La cabeza del dragón (1999), pièce de Ramón María del Valle-Inclán dans laquelle il interprète un bouffon. Il participe également à une adaptation de Peter Pan de J. M. Barrie, où il incarne l’un des enfants perdus.Sa formation se poursuit auprès de plusieurs professionnels du spectacle, dont Manuel Martín Cuenca pour le jeu devant la caméra et John Wright pour l’interprétation théâtrale. Il étudie également le travail du masque avec María del Mar Navarro et reçoit une formation à la diction ainsi qu’à l’escrime scénique auprès de Joan López Comes.Le travail au sein des compagnies galiciennesLe théâtre professionnel occupe une place importante dans le parcours de Xosé Manuel Esperante. Il collabore avec plusieurs compagnies, notamment le Centro Dramático Galego, institution publique consacrée à la création théâtrale en langue galicienne. Il participe en 2008 à Estigma, spectacle mis en scène par Dani Salgado et issu d’un travail d’écriture collectif réunissant Jacobo Paz, Rubén Ruibal et Vanesa Sotelo. Il y interprète Eloi, personnage central d’une intrigue située sur une île volcanique fictive.Il travaille également avec la compagnie Ibuprofeno Teatro, dirigée par Santiago Cortegoso et Marián Bañobre. Dans Casa O’Rei, adaptation libre du Roi Lear de William Shakespeare mise en scène par Cortegoso, il participe à une relecture de la tragédie dans un contexte galicien contemporain.En 2018, il a déjà participé à plus de trente productions théâtrales professionnelles, auxquelles s’ajoutent ses expériences antérieures dans le théâtre amateur. Il se produit aussi dans des spectacles destinés au jeune public, notamment avec la compagnie Baobab Teatro.Son parcours comprend également des productions du Centro Dramático Galego mises en scène par Marta Pazos. Dans Ás oito da tarde cando morren as nais, il obtient une nomination au prix María Casares du meilleur acteur dans un second rôle en 2022. Ce prix, décerné par l’Association des acteurs et actrices de Galice, distingue les professionnels du théâtre galicien.Des collaborations avec le cinéma espagnolLe passage de Xosé Manuel Esperante aux productions audiovisuelles professionnelles est notamment lié à Galicia Exprés (2001), série de Televisión de Galicia consacrée à une entreprise de messagerie créée par un jeune homme à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il y interprète Fran, l’un des personnages réguliers. Il travaille ensuite avec Antón Reixa sur El lápiz del carpintero (2003), adaptation du roman de Manuel Rivas qui se déroule pendant la guerre civile espagnole.En 2004, il participe à Mar adentro, réalisé par Alejandro Amenábar, dans le rôle d’un journaliste. Le film, avec Javier Bardem dans le rôle de Ramón Sampedro, remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2005.Il retrouve un rôle plus important dans Lobos sucios (2015), de Simón Casal, drame historique situé dans les mines de tungstène de Galice pendant la Seconde Guerre mondiale. Il tient également des rôles principaux dans El tiempo de Plácido Meana et Fragmentos de Brand. En 2018, il tourne avec Luis Tosar dans Quien a hierro mata, thriller réalisé par Paco Plaza et sorti en 2019.Sa collaboration avec la fiction télévisuelle galicienne comprend notamment Fariña (2018), créée par Ramón Campos et Gema R. Neira à partir du livre de Nacho Carretero consacré au trafic de stupéfiants en Galice. Il participe également à Rapa, série policière produite par Portocabo, ainsi qu’à Clanes (2024), réalisée notamment par Roger Gual.Distinctions et transmission du métierEn 2001, Xosé Manuel Esperante reçoit le prix du meilleur acteur à la troisième Mostra de Curtametraxes Vila de Noia pour son interprétation dans le court métrage Inútil, réalisé par Paco Rañal. Cette distinction intervient au début de son parcours professionnel.Il reçoit une nouvelle reconnaissance théâtrale avec trois candidatures dans la catégorie du meilleur acteur principal aux prix María Casares de 2021, pour Anxos abandonados en mosaicos despois do combate, Lázaro de Tormes et Clausura do amor. Il est également finaliste dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle lors de l’édition 2023, pour Ás oito da tarde cando morren as nais, spectacle créé en 2022.Parallèlement à son travail de comédien, il intervient dans la formation théâtrale, notamment à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle, où il a lui-même commencé à pratiquer l’art dramatique. Il développe aussi une expérience d’acteur pour les séries diffusées sur Internet, notamment en tenant le rôle principal dans A arte de ser (mal) pai, réalisée par Jorge Boquete pour Miraveo, et en participant à Peter Brandon, production de Porco Bravú récompensée par un prix Mestre Mateo.
-
Flea · 64 ansFlea, de son vrai nom Michael Peter Balzary, est né le 16 octobre 1962 à Melbourne, en Australie. Musicien hyperactif, acteur à ses heures, et figure emblématique du rock alternatif, Flea est avant tout connu comme le bassiste explosif des Red Hot Chili Peppers, groupe avec lequel il a marqué de son empreinte plusieurs décennies de musique. Sa personnalité, son jeu de basse percussif et sa capacité à sauter dans tous les sens sur scène font de lui bien plus qu’un simple membre d’un groupe : Flea, c’est un style à lui tout seul.De l’Australie à la Californie : le parcours d’un enfant turbulentMême si Flea est né en Australie, c’est à Los Angeles qu’il grandit après le remariage de sa mère. Le jeune Michael Balzary est un gamin introverti mais fasciné par la musique, surtout le jazz. Il apprend la trompette bien avant de poser la main sur une basse, et ce goût pour l’improvisation, hérité du jazz, influencera profondément son approche musicale. Son père adoptif, un musicien de jazz, joue d’ailleurs un rôle clé dans sa formation artistique, même si le foyer n’est pas toujours des plus stables.Adolescent, Flea se lie d’amitié avec Anthony Kiedis et Hillel Slovak, avec qui il finira par fonder les Red Hot Chili Peppers. C’est là que son surnom commence à circuler, en référence à son énergie débordante, façon puce incontrôlable. On ne pouvait pas faire plus juste.Flea et les Red Hot Chili Peppers : une basse, un groupe, un chaos créatifLe style de Flea repose sur un savant mélange de funk, de punk, de rock et de groove brut. Dès les premiers albums des Red Hot Chili Peppers, sa basse claque, slappe et rebondit comme un cœur qui bat trop vite. Avec des titres comme Give It Away, Around the World ou Can’t Stop, il devient presque un second chanteur, mais sans micro. Sa basse parle pour lui.Les années 90 représentent une période charnière. Avec l’album Blood Sugar Sex Magik en 1991, le groupe explose à l’international, et Flea se retrouve projeté malgré lui dans un monde de projecteurs, de chaos médiatique et de tournées incessantes. Entre départs, retours, décès tragiques (celui d’Hillel Slovak), et addictions diverses, la vie de groupe n’est pas un long fleuve tranquille. Et pourtant, Flea reste, fidèle au poste, malgré les tempêtes.Au fil des décennies, il évolue. Son jeu devient plus mélodique, parfois plus sobre, comme sur Californication, mais il conserve cette rage joyeuse qui le rend unique. Il est à la fois l’âme funky du groupe et un pilier émotionnel solide, surtout lorsque les autres vacillent.Flea, musicien tous terrains et acteur à ses heuresLoin de se contenter d’un seul groupe, Flea multiplie les projets. Il joue avec Jane’s Addiction, Atoms for Peace (avec Thom Yorke de Radiohead), ou encore The Mars Volta, et participe à des centaines de sessions studio. Il ne refuse pas l’expérimentation, et semble chercher dans la musique un terrain de jeu plutôt qu’un simple emploi.Mais ce n’est pas tout. Flea apparaît aussi au cinéma, souvent dans des petits rôles, mais toujours avec une présence étonnante. On le voit dans Retour vers le futur II et III, The Big Lebowski, My Own Private Idaho ou encore plus récemment dans Babylon. Pas de grandes tirades shakespeariennes, mais une gueule, une attitude, et un petit grain de folie qui colle parfaitement au décor.Une vie entre chaos, créativité et discipline retrouvéeCe qui rend Flea aussi fascinant, c’est le contraste entre son image publique, celle d’un musicien torse nu qui bondit comme un acrobate déchaîné, et sa réalité plus complexe. Derrière le personnage se cache un homme profondément curieux, qui a étudié la musique classique à l’USC (University of Southern California), qui lit de la poésie, qui médite, et qui milite activement pour l’accès à l’éducation musicale.Il publie en 2019 une autobiographie très personnelle (Acid for the Children), où il raconte sa jeunesse chaotique, ses blessures, et son rapport intime à la musique. Sans chercher à régler des comptes, il livre un portrait sincère de ce que signifie grandir dans un monde qui ne vous comprend pas toujours.
-
Meta Louise Foldager Sørensen · 52 ansMeta Louise Foldager Sørensen est une productrice danoise de cinéma et de télévision, née le 16 octobre 1974. Elle a notamment produit des films de Lars von Trier et de Nikolaj Arcel, parmi lesquels Melancholia (2011) et Royal Affair (2012). Elle est également cofondatrice des sociétés de production Meta Film et SAM Productions.Une formation universitaire et des débuts dans le cinéma danoisMeta Louise Foldager Sørensen grandit aux Pays-Bas, en Suisse et à Ganløse, au Danemark. Elle étudie le cinéma et les médias à l’université de Copenhague, où elle obtient son diplôme en 1999. Durant ses études, elle participe déjà à la production de courts métrages. Elle fait ensuite ses premières expériences professionnelles au sein de la société Zeitgeist, avant de rejoindre Nimbus Film, une entreprise de production danoise fondée en 1993.Elle travaille notamment avec le réalisateur Nikolaj Arcel sur Kongekabale (King’s Game, 2004), un thriller politique consacré aux rivalités internes d’un parti danois. Le film rencontre un important succès national et remporte plusieurs prix Robert, distinctions décernées par l’Académie danoise du cinéma. Elle produit également Nordkraft (2005), adaptation du roman de Jakob Ejersbo réalisée par Ole Christian Madsen.En 2004, elle reçoit le prix Natsværmer, qui récompense de jeunes professionnels prometteurs du cinéma danois. Elle travaille par la suite sur plusieurs productions présentées dans des festivals internationaux, notamment AFR (2007), faux documentaire politique réalisé par Morten Hartz Kaplers, récompensé par un Tiger Award au Festival international du film de Rotterdam.La collaboration avec Lars von TrierEn 2006, Meta Louise Foldager Sørensen rejoint la société Zentropa, cofondée par Lars von Trier et Peter Aalbæk Jensen. Elle y prend notamment en charge la production des films de Lars von Trier, succédant dans cette fonction à Vibeke Windeløv. Leur première collaboration est Le Direktør (The Boss of It All, 2006), une comédie satirique sur les rapports de pouvoir au sein d’une entreprise.Elle produit ensuite Antichrist (2009), avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg. Présenté en compétition au Festival de Cannes, le film vaut à Charlotte Gainsbourg le prix d’interprétation féminine. Il remporte également le prix du cinéma du Conseil nordique en 2009, distinction partagée par Lars von Trier et Meta Louise Foldager Sørensen.Leur collaboration se poursuit avec Melancholia (2011), dans lequel Kirsten Dunst incarne une jeune femme confrontée à une catastrophe planétaire. Le film est sélectionné en compétition au Festival de Cannes, où l’actrice reçoit le prix d’interprétation féminine. Il obtient également le prix du meilleur film européen aux European Film Awards 2011 et le Robert du meilleur film danois en 2012, récompenses auxquelles la productrice est associée.Des sociétés de production indépendantes et une ouverture internationaleEn 2010, Meta Louise Foldager Sørensen fonde sa propre société, Meta Film, établie à Copenhague. Elle poursuit notamment sa collaboration avec Nikolaj Arcel en produisant Royal Affair (En kongelig affære, 2012), drame historique consacré à la cour du roi Christian VII de Danemark, avec Mads Mikkelsen, Alicia Vikander et Mikkel Boe Følsgaard. Présenté à la Berlinale, le film reçoit deux Ours d’argent et représente le Danemark aux Oscars 2013, où il est nommé dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.En 2014, elle participe à la création de SAM Productions avec les scénaristes danois Søren Sveistrup et Adam Price. La société se consacre principalement à la fiction télévisée et développe des productions destinées au marché danois et à la distribution internationale. Parmi ses réalisations figure Au nom du père (Herrens veje, 2017-2018), série dramatique créée par Adam Price et interprétée notamment par Lars Mikkelsen.SAM Productions travaille également avec les plateformes de diffusion internationales. Meta Louise Foldager Sørensen exerce ainsi les fonctions de productrice exécutive sur Ragnarök (2020-2023), série norvégienne mêlant mythologie nordique et préoccupations environnementales, ainsi que sur Octobre (Kastanjemanden, 2021), adaptation du roman policier de Søren Sveistrup. Elle participe aussi à la production de Borgen : Le Pouvoir et la Gloire (2022), nouvelle saison de la série politique danoise créée par Adam Price.Une distinction du Conseil nordique pour EmpireEn 2023, Meta Louise Foldager Sørensen reçoit une nouvelle distinction du Conseil nordique pour Empire (Viften), réalisé par Frederikke Aspöck et écrit par Anna Neye. Ce long métrage se déroule en 1848 dans les Antilles danoises, au moment des derniers mois de l’esclavage dans cette ancienne colonie du royaume du Danemark.Le film, présenté en première mondiale au Festival du film de Göteborg, aborde l’histoire coloniale danoise à travers les relations entre les propriétaires de plantations et les personnes réduites en esclavage. Le prix du cinéma du Conseil nordique 2023 est attribué conjointement à Frederikke Aspöck, Anna Neye, Pernille Munk Skydsgaard, Nina Leidersdorff et Meta Louise Foldager Sørensen. Il s’agit du deuxième prix du Conseil nordique reçu par cette dernière, après celui décerné à Antichrist en 2009.