Film Index
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Lionel Abelanski · 62 ansLionel Abelanski est né le 22 octobre 1964 à Paris, en France. Il fait partie de ces acteurs discrets mais omniprésents, que le public reconnaît immédiatement, même s’il ne se souvient pas toujours de son nom. Pourtant, Lionel Abelanski, avec son physique doux, son regard étonné, et son énergie légèrement décalée, s’est imposé au fil des ans comme un second rôle de luxe, capable de faire basculer une scène rien qu’avec une mimique ou une réplique doucement absurde.Sa carrière, marquée par la variété des registres et un goût certain pour les personnages un peu à côté du monde, s’est développée autant au cinéma qu’à la télévision et au théâtre. Ce qui le caractérise ? Une tendresse profonde pour les figures marginales, un timing comique affûté, et une faculté rare à émouvoir sans chercher à tirer la larme.Des débuts dans le sillage de la scène comique française des années 90Dans les années 90, Lionel Abelanski fait ses premiers pas devant la caméra dans des rôles modestes, souvent comiques, mais toujours teintés d’humanité. Il apparaît dans Un indien dans la ville, Le Péril jeune ou encore Les Misérables de Claude Lelouch, mais c’est en 1998 qu’il accède à une plus large reconnaissance avec Train de vie de Radu Mihăileanu.Dans ce film hybride, à la frontière de la comédie absurde et du drame historique, Lionel Abelanski campe Shlomo, le fou du village, et surtout le seul à comprendre que la survie passera par la fiction. Son interprétation, entre candeur et courage, donne une couleur unique au film. Ce rôle lui vaut une nomination aux César dans la catégorie Meilleur espoir masculin, alors qu’il a déjà plus de 30 ans. C’est dire combien son jeu semblait soudainement éclore aux yeux du grand public.Un acteur caméléon au service des récits multiplesAprès ce rôle charnière, Lionel Abelanski ne cherche pas à capitaliser sur un quelconque effet de mode. Il continue de varier les genres et les formats, apparaissant dans des comédies grand public (RRRrrrr !!!, La Beuze, Camping 2), des films d’auteur (Le coût de la vie, De particulier à particulier), mais aussi dans des œuvres plus atypiques comme Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet, où il retrouve un univers visuel et narratif parfaitement adapté à son jeu décalé.Ce qui rend Lionel Abelanski si efficace, c’est cette capacité à naviguer entre le comique et le tragique, entre le surjeu assumé et le réalisme le plus pur. Il peut jouer un voisin bizarre, un ami dépressif, un collègue à côté de la plaque, un mari tendre mais maladroit, toujours avec une profondeur inattendue. C’est l’un des rares acteurs qui sait faire rire sans jamais écraser la scène, et toucher sans jouer les martyrs.Une fidélité au théâtre, lieu d’ancrage et d’exigenceEn parallèle de ses activités à l’écran, Lionel Abelanski cultive un lien régulier avec le théâtre, un terrain où il déploie d’autres facettes de son art. Il joue des textes contemporains comme des pièces classiques, toujours dans une logique d’exploration du personnage plus que de performance. Ce retour fréquent à la scène montre à quel point l’exigence du jeu est au cœur de son métier, loin des paillettes ou des logiques de notoriété.Ses interprétations théâtrales, souvent saluées par la critique, permettent de voir à quel point son registre est large. Il n’est pas seulement ce “gentil rigolo” qu’on lui attribue parfois à l’écran, mais un acteur complet, capable d’ancrer son jeu dans le texte, le rythme, la durée.
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John L. Balderston · 64 ansJohn L. Balderston, né le 22 octobre 1889 à Philadelphie, en Pennsylvanie, et mort le 8 mars 1954 à Beverly Hills, en Californie, est un dramaturge, scénariste et journaliste américain. Il est notamment connu pour son adaptation théâtrale de Dracula, qui a servi de base au film de Tod Browning sorti en 1931, ainsi que pour ses contributions aux scénarios de Frankenstein (1931) et de La Momie (1932). Auteur de pièces fantastiques, il a également travaillé sur plusieurs adaptations littéraires pour Hollywood, dont Le Prisonnier de Zenda (1937) et Hantise (1944).Du journalisme américain aux correspondances européennesOriginaire de Philadelphie, John L. Balderston étudie à l’université Columbia, à New York. En 1912, alors qu’il poursuit ses études, il commence sa carrière de journaliste comme correspondant new-yorkais du quotidien The Philadelphia Record. Son activité le conduit ensuite en Europe, où il couvre la Première Guerre mondiale pour le McClure Newspaper Syndicate.Pendant le conflit, il exerce également les fonctions de directeur de l’information en Angleterre et en Irlande pour le Committee on Public Information, organisme américain chargé de la communication gouvernementale pendant la guerre. Cette expérience européenne précède plusieurs années de travail dans la presse londonienne.Au début des années 1920, il dirige la rédaction de la revue Outlook à Londres. Il prend ensuite la responsabilité du bureau londonien du New York World, poste qu’il occupe jusqu’à la disparition du journal en 1931. Son activité journalistique se déroule ainsi principalement entre les États-Unis et le Royaume-Uni.Le théâtre occupe déjà une place dans ses travaux d’écriture pendant cette période. En 1919, il écrit The Genius of the Marne, une pièce consacrée à la Première Guerre mondiale. Il collabore également avec l’écrivain irlandais George Moore sur une adaptation dramatique de The Brook Kerith, roman mettant en scène une représentation fictive de la vie de Jésus.Berkeley Square et l’intérêt pour le fantastiqueLa pièce Berkeley Square, créée à Londres en 1926, constitue l’un des premiers grands succès théâtraux de John L. Balderston. Écrite en collaboration avec John Collings Squire, rédacteur en chef de la revue littéraire The London Mercury, elle s’inspire du roman inachevé The Sense of the Past de Henry James.L’intrigue repose sur un déplacement temporel. Peter Standish, un Américain vivant au XXe siècle, se retrouve transporté dans le Londres du XVIIIe siècle, où il rencontre ses ancêtres et découvre une société dont il connaît déjà certains événements futurs. La pièce est présentée au St Martin’s Theatre de Londres avant d’être montée à Broadway en 1929, avec Leslie Howard dans le rôle principal.La production américaine débute le 4 novembre 1929 et prolonge la carrière de l’œuvre au-delà du théâtre britannique. Leslie Howard reprend son personnage dans l’adaptation cinématographique réalisée par Frank Lloyd en 1933. L’acteur obtient une nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour cette interprétation.L’histoire connaît ensuite une nouvelle adaptation sous la forme de la comédie musicale On a Clear Day You Can See Forever, créée à Broadway en 1965, avec une musique de Burton Lane et des paroles d’Alan Jay Lerner. Cette œuvre reprend le thème d’une existence liée à une autre époque, déjà présent dans Berkeley Square.Dracula et la collaboration avec les studios UniversalEn 1927, le producteur américain Horace Liveright engage John L. Balderston pour adapter au public de Broadway la pièce Dracula, écrite par Hamilton Deane à partir du roman de Bram Stoker. Présentée au Royaume-Uni depuis 1924, cette adaptation théâtrale transforme le récit épistolaire du romancier irlandais en une intrigue conçue pour la scène.John L. Balderston remanie la structure dramatique, condense l’action et réduit le nombre de personnages. Il fusionne notamment certains rôles féminins du roman et modifie les liens familiaux entre les protagonistes. Ces changements accompagnent la transposition de l’histoire dans un cadre théâtral plus resserré.La production américaine ouvre le 5 octobre 1927 au Fulton Theatre de New York, dans une mise en scène d’Ira Hards. Le comte Dracula est interprété par Bela Lugosi, tandis qu’Edward Van Sloan joue Abraham Van Helsing. La pièce totalise 261 représentations à Broadway, jusqu’au 19 mai 1928.Lorsque Universal Pictures entreprend son adaptation cinématographique, le studio reprend la version théâtrale de Deane et Balderston. Réalisé par Tod Browning et sorti en 1931, Dracula conserve Bela Lugosi dans le rôle-titre et Edward Van Sloan dans celui de Van Helsing.La collaboration de John L. Balderston avec Universal se poursuit autour de plusieurs productions fantastiques. Il participe au développement du scénario de Frankenstein (1931), réalisé par James Whale à partir du roman de Mary Shelley et d’adaptations théâtrales antérieures. Le rôle de la créature est confié à Boris Karloff.Il contribue également au scénario de La Momie (The Mummy, 1932), réalisé par Karl Freund. Boris Karloff y incarne Imhotep, un prêtre de l’Égypte antique ramené à la vie. Le film réunit aussi Zita Johann et David Manners.Le scénariste retrouve ensuite l’univers de Mary Shelley avec La Fiancée de Frankenstein (Bride of Frankenstein, 1935), toujours réalisé par James Whale. Il travaille sur cette suite avec William Hurlbut, tandis que Boris Karloff reprend son rôle de créature et qu’Elsa Lanchester interprète la fiancée.Adaptations littéraires et reconnaissance aux OscarsL’activité hollywoodienne de John L. Balderston s’étend au cinéma d’aventures et au drame historique. Il collabore avec Waldemar Young et Achmed Abdullah à l’écriture du scénario de Les Trois Lanciers du Bengale (The Lives of a Bengal Lancer, 1935), réalisé par Henry Hathaway. Le film, interprété notamment par Gary Cooper et Franchot Tone, raconte les aventures d’officiers britanniques stationnés en Inde.Ce travail lui vaut une première nomination à l’Oscar du meilleur scénario, lors de la cérémonie de 1936. Le film reçoit plusieurs nominations, dont celle du meilleur film, et remporte l’Oscar du meilleur assistant réalisateur.L’adaptation du roman d’Anthony Hope Le Prisonnier de Zenda (The Prisoner of Zenda) lui fournit une autre occasion de travailler sur un récit d’aventures. Le film réalisé par John Cromwell en 1937 met en vedette Ronald Colman, qui interprète les deux personnages centraux, Rudolf Rassendyll et le roi Rudolf V.John L. Balderston participe par ailleurs au travail collectif d’adaptation d’Autant en emporte le vent (Gone with the Wind, 1939), réalisé par Victor Fleming à partir du roman de Margaret Mitchell. Plusieurs scénaristes interviennent successivement sur ce projet, dont Sidney Howard, crédité au générique final.En 1944, il collabore avec John Van Druten et Walter Reisch au scénario de Hantise (Gaslight), réalisé par George Cukor. Adapté de la pièce de Patrick Hamilton, le film met en scène Ingrid Bergman dans le rôle d’une jeune femme dont le mari, interprété par Charles Boyer, cherche à lui faire douter de sa propre perception de la réalité.Le scénario vaut aux trois auteurs une nomination commune à l’Oscar du meilleur scénario adapté en 1945. Lors de cette même cérémonie, Ingrid Bergman remporte l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de Paula Alquist.Les collaborations théâtrales et les œuvres de science-fictionLa science-fiction occupe également une place dans l’œuvre dramatique de John L. Balderston. En 1932, il écrit avec J. E. Hoare la pièce Red Planet, fondée sur la réception terrestre d’un message attribué à Jésus et provenant de la planète Mars. L’intrigue exploite les conséquences politiques et religieuses de cette communication.La pièce est adaptée au cinéma en 1952 sous le titre Red Planet Mars, dans une réalisation de Harry Horner. Peter Graves et Andrea King tiennent les rôles principaux de ce film consacré aux répercussions d’une communication interplanétaire.Dans ses autres travaux pour la scène, John L. Balderston collabore avec John Collings Squire à Clown of Stratford, une pièce consacrée à la question de l’identité de l’auteur des œuvres attribuées à William Shakespeare.Il travaille aussi sur plusieurs projets historiques, notamment un scénario consacré au président américain Andrew Johnson en 1942 et un autre portant sur le dramaturge suédois August Strindberg. Ses archives conservent des manuscrits de ces projets, ainsi que des correspondances avec George Moore et John Collings Squire.John L. Balderston meurt le 8 mars 1954, à l’âge de 64 ans, à Beverly Hills, des suites d’une crise cardiaque. La même année, son épouse remet ses papiers personnels et professionnels à la Billy Rose Theatre Division de la New York Public Library. Ce fonds comprend des scénarios annotés, des manuscrits de pièces et des documents de travail couvrant principalement les années 1915 à 1950.
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Scott Beck · 42 ansScott Beck est né le 22 octobre 1984 à Denver, dans le Colorado, mais c’est dans la ville universitaire d’Iowa City, dans l’État de l’Iowa, qu’il grandit et forge ses premières ambitions créatives.Américain pur jus, il n’a pas attendu de décrocher un diplôme ou de frayer avec Hollywood pour s’intéresser au storytelling. Très jeune, il se lance avec son camarade Bryan Woods dans la création de courts-métrages, à une époque où YouTube n’existait pas encore pour héberger les élans de cinéphiles adolescents.Avec une caméra DV, beaucoup d’enthousiasme, et probablement un bon paquet de cassettes usées, Scott Beck fait ses premières armes dans l’écriture et la mise en scène. Le duo qu’il forme avec Bryan Woods devient rapidement inséparable, autant dans la vie que dans leurs projets professionnels, ce qui donnera naissance à une collaboration durable, notamment autour d’un concept simple : faire peur, mais avec élégance.De l’horreur au silence : la patte Scott Beck à HollywoodLe grand tournant dans la carrière de Scott Beck, c’est évidemment le scénario de A Quiet Place, coécrit avec Bryan Woods et vendu aux studios Paramount. Le film, réalisé par John Krasinski et sorti en 2018, devient un phénomène mondial. Son concept minimaliste (une famille doit survivre dans un monde où faire le moindre bruit peut les tuer) attire autant le grand public que les amateurs de suspense. Même si le film n’est pas réalisé par Scott Beck, son empreinte y est clairement visible : un goût pour la tension pure, des enjeux simples mais puissants, et une écriture visuelle qui fait mouche.Suite au succès de A Quiet Place, Scott Beck et son comparse continuent leur trajectoire hollywoodienne avec davantage de moyens, sans pour autant renier leur style initial. On les retrouve derrière Haunt, un film d’horreur plus classique, mais toujours efficace, qu’ils réalisent ensemble. Le duo se plaît à explorer les zones grises du genre, entre frissons, violence psychologique et décors angoissants.Un duo d’auteurs qui préfère les histoires aux artificesMême si Scott Beck évolue dans l’univers souvent formaté des studios, son approche reste très artisanale. Il privilégie les histoires originales aux franchises préexistantes, et cela se ressent dans la manière dont il construit ses récits : chaque personnage semble avoir une histoire en dehors du scénario, chaque lieu a une texture. Il n’est pas du genre à surcharger ses films d’effets spéciaux, préférant l’émotion brute et les silences lourds de sens.L’attachement de Scott Beck à l’Iowa, où il a étudié à l’université, se retrouve dans son goût pour les environnements isolés, les petites communautés, et les récits ancrés dans une Amérique moins urbaine, plus humaine aussi. Cette simplicité apparente n’est jamais synonyme de facilité. Au contraire, elle met en valeur son sens du rythme et de la narration, qu’il peaufine depuis l’adolescence.
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John Boyd · 45 ansJohn Boyd, né le 22 octobre 1981 à New York, est un acteur américain. Il est notamment connu pour avoir interprété Arlo Glass dans la huitième saison de 24 Heures chrono, l’agent spécial James Aubrey dans Bones et Stuart Scola dans la série policière FBI. Il a également joué au cinéma dans Argo (2012), réalisé par Ben Affleck.Une formation artistique et un environnement familial lié au cinémaFils des acteurs Guy Boyd et Sissy Boyd, John Boyd grandit dans une famille déjà présente dans le milieu du spectacle. Son père a notamment joué dans Body Double (1984), le thriller de Brian De Palma. Sa sœur, Pauline Boyd, exerce également le métier d’actrice.Il étudie au Bennington College, dans le Vermont, dont il sort diplômé en 2003. Il commence sa carrière à l’écran en 2005 avec le film indépendant Building Girl, dans lequel il joue aux côtés de Gillian Jacobs. La même année, il participe à la série judiciaire New York, police judiciaire, dans laquelle il revient en 2006 pour interpréter un autre personnage.Ses premières expériences comprennent également le théâtre new-yorkais. En 2007, il joue dans The Piano Teacher, une pièce de Julia Cho présentée au Vineyard Theatre, dans une production Off-Broadway. Il travaille ainsi sur scène pendant les premières années de sa carrière à l’écran.Les personnages récurrents et les collaborations à la télévisionLa huitième saison de 24 Heures chrono, diffusée en 2010, permet à John Boyd d’incarner Arlo Glass, un analyste informatique de la Cellule antiterroriste américaine (CTU). Il participe aux 24 épisodes de cette dernière saison de la série originale, aux côtés de Kiefer Sutherland, qui interprète Jack Bauer. Les deux acteurs se retrouvent en 2013 dans Touch, où John Boyd tient le rôle de Kase pendant quatre épisodes.En 2014, il rejoint la dixième saison de Bones dans le rôle de James Aubrey, un jeune agent du FBI amené à travailler avec Seeley Booth, interprété par David Boreanaz. Son personnage est introduit après la mort de Lance Sweets, joué par John Francis Daley. Il devient l’un des membres réguliers de la distribution et demeure présent jusqu’à la douzième et dernière saison, diffusée en 2017. Il partage notamment des scènes avec Emily Deschanel, interprète de l’anthropologue judiciaire Temperance Brennan.John Boyd retrouve un rôle d’agent fédéral en septembre 2019 dans FBI, série policière produite par Dick Wolf. Il y incarne Stuart Scola, d’abord présenté comme le partenaire de terrain de Kristen Chazal, interprétée par Ebonée Noel. Initialement engagé comme acteur récurrent, il intègre ensuite la distribution principale. Son personnage possède un passé professionnel à Wall Street, développé notamment dans un épisode de la troisième saison.Au sein de FBI, il travaille avec Jeremy Sisto, qui incarne Jubal Valentine, ainsi qu’avec Missy Peregrym et Zeeko Zaki. Il reprend également le personnage de Stuart Scola dans les séries dérivées FBI: Most Wanted et FBI: International. Dans plusieurs épisodes, il donne la réplique à Shantel VanSanten, interprète de Nina Chase, avec laquelle son personnage entretient une relation amoureuse.Une activité de comédien au-delà des séries policièresSur grand écran, John Boyd participe en 2006 à La Jeune Fille de l’eau, film fantastique réalisé par M. Night Shyamalan, dans lequel il interprète l’un des habitants de l’immeuble où se déroule l’intrigue. En 2012, il joue Lamont dans Argo, réalisé par Ben Affleck. Ce thriller historique, consacré à une opération clandestine de la CIA pendant la crise des otages américains en Iran, remporte l’Oscar du meilleur film lors de la cérémonie de 2013.En 2017, il figure dans Le Musée des merveilles (Wonderstruck), réalisé par Todd Haynes, avec Julianne Moore et Michelle Williams. L’année suivante, il interprète Marvin dans Peppermint, film d’action de Pierre Morel porté par Jennifer Garner.Son travail théâtral comprend également Romania. Kiss Me ! pour The Play Company, ainsi que Pinwheel Freak à Los Angeles. Dans The Piano Teacher, mis en scène par Kate Whoriskey, il interprète Michael aux côtés d’Elizabeth Franz et de Carmen M. Herlihy.La musique, une autre activité artistiqueMusicien et guitariste, John Boyd développe également une activité d’auteur-compositeur-interprète. En 2025, il publie son premier single, Feather and Stone, puis un EP éponyme de cinq titres.Il écrit lui-même les paroles et la musique de ses compositions, dans un registre inspiré de la musique folk traditionnelle. Cette activité lui permet de présenter ses propres œuvres musicales en dehors de son travail d’interprète.Installé à New York, John Boyd est père de trois enfants. Il pratique la guitare, instrument qui accompagne son activité de compositeur et ses enregistrements personnels.
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Saffron Burrows · 54 ansSaffron Burrows, née le 22 octobre 1972 à Londres, est une actrice et ancienne mannequin britannique. Elle possède également la citoyenneté américaine.Une formation artistique commencée à LondresSaffron Burrows grandit à Stoke Newington, dans le nord de Londres. Sa mère, Susie Burrows, travaille comme enseignante et syndicaliste, tandis que son père, Richard Rieser, est architecte et enseignant. Elle fréquente la William Tyndale Primary School à Islington puis la Stoke Newington School.À onze ans, Saffron Burrows suit des cours à l’Anna Scher Theatre d’Islington, structure londonienne consacrée à la formation théâtrale des jeunes. Son adolescence est également marquée par son engagement dans des mouvements antiracistes. Elle participe à des activités militantes dès cette période.Repérée à Covent Garden à l’âge de quinze ans, Saffron Burrows commence parallèlement une carrière de mannequin. Elle travaille à Londres et à Paris et défile notamment pour Vivienne Westwood. Cette activité précède ses premiers rôles professionnels d’actrice au début des années 1990.Des collaborations régulières avec Mike FiggisLe réalisateur Mike Figgis occupe une place particulière dans les premiers développements de la carrière de Saffron Burrows. Il lui confie le rôle-titre de Miss Julie en 1999, adaptation cinématographique de la pièce d’August Strindberg. Le film réunit également Peter Mullan dans le rôle de Jean.L’année suivante, Figgis la dirige dans Timecode, tourné avec quatre caméras numériques fonctionnant simultanément. Saffron Burrows y interprète Emma aux côtés de Stellan Skarsgård. Cette collaboration professionnelle se double alors d’une relation personnelle entre l’actrice et le réalisateur.D’autres cinéastes lui confient des rôles importants durant cette période. Saffron Burrows incarne notamment Elizabeth dans Gangster No. 1 de Paul McGuigan en 2000 et Claire Romilly dans Enigma de Michael Apted en 2001. Wolfgang Petersen la choisit en 2004 pour interpréter Andromaque, épouse d’Hector, dans Troie.Une présence durable dans les distributions collectivesLa télévision américaine donne à Saffron Burrows plusieurs personnages réguliers. Elle rejoint Boston Legal en 2007 dans le rôle de l’avocate Lorraine Weller. La distribution de la série est nommée aux Screen Actors Guild Awards en 2008 puis en 2009 dans la catégorie récompensant les ensembles dramatiques.En 2009, elle incarne l’inspectrice Serena Stevens dans Law & Order: Criminal Intent. Saffron Burrows apparaît ensuite dans Agents of S.H.I.E.L.D. sous les traits de Victoria Hand. À partir de 2014, elle joue Cynthia Taylor dans Mozart in the Jungle, membre de l’orchestre fictif placé au centre de la série. Elle conserve ce rôle jusqu’en 2018 et apparaît dans 36 épisodes.You lui confie à partir de 2019 le personnage de Dottie Quinn, mère de Love et Forty Quinn. Saffron Burrows apparaît dans plusieurs épisodes répartis sur différentes saisons de la série. Ces rôles s’ajoutent à une activité cinématographique qui comprend notamment Martine Love dans The Bank Job en 2008.Théâtre, écriture et réalisationLa scène accompagne régulièrement le travail de Saffron Burrows. Elle fait ses débuts théâtraux professionnels au Bush Theatre de Londres dans Two Lips, Indifferent Red, mis en scène par Vicky Featherstone. Elle joue également Janey Morris dans The Earthly Paradise à l’Almeida Theatre et participe à The PowerBook, adaptation scénique de l’œuvre de Jeanette Winterson au Royal National Theatre.À Los Angeles, Saffron Burrows interprète Jacqueline Kennedy Onassis dans Jackie Unveiled, monologue de Tom Dugan présenté au Wallis Annenberg Center for the Performing Arts. La pièce repose sur plusieurs moments de la vie de l’ancienne Première dame américaine et place l’actrice seule en scène.Saffron Burrows travaille aussi derrière la caméra. En 2019, elle réalise les courts métrages Michael & Indigo, avec notamment Jason Isaacs et Richard Wilson. Elle est également créditée comme scénariste et productrice sur certains de ses projets.
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Bill Camp · 62 ansBill Camp est un acteur américain, né le 22 octobre 1964 dans le Massachusetts, aux États-Unis. Formé à la Juilliard School de New York, il est notamment connu pour ses interprétations dans The Night Of (2016), Le Jeu de la dame (2020) et Présumé innocent (2024). Son travail théâtral lui vaut un Obie Award en 2002 et une nomination aux Tony Awards en 2016 pour son rôle du révérend John Hale dans Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller.Une formation théâtrale dans le Massachusetts et à New YorkBill Camp grandit à Groton, dans le Massachusetts, où son père, Peter Camp, occupe les fonctions de directeur adjoint de la Groton School. Sa mère, Patricia Camp, travaille comme bibliothécaire. Pendant sa scolarité, il participe à une représentation des Sorcières de Salem d’Arthur Miller, une pièce qu’il retrouvera plusieurs décennies plus tard sur les scènes de Broadway.Après avoir fréquenté l’université du Vermont, il poursuit sa formation de comédien à la Juilliard School, à New York. Il travaille également dans des compagnies théâtrales régionales avant de se produire dans des spectacles Off-Broadway. Son parcours le conduit à interpréter des auteurs classiques et contemporains, notamment Anton Tchekhov et William Shakespeare.En 1992, il fait partie de la distribution de La Mouette, présentée à Broadway dans une mise en scène de Marshall W. Mason, comme doublure du personnage de Konstantin Treplev. L’année suivante, il interprète Gilles de Rais dans Sainte Jeanne de George Bernard Shaw.Après une interruption de son activité d’acteur, Bill Camp retrouve la scène avec Homebody/Kabul, une pièce de Tony Kushner consacrée notamment à l’Afghanistan et aux rapports entre l’Occident et le monde musulman. Sa participation à cette production lui vaut un Obie Award en 2002, distinction décernée au théâtre Off-Broadway.Arthur Miller et la reconnaissance à BroadwayL’œuvre d’Arthur Miller occupe une place particulière dans la carrière théâtrale de Bill Camp. En 2012, il interprète Charley, le voisin de Willy Loman, dans une reprise de Mort d’un commis voyageur mise en scène par Mike Nichols à Broadway. Philip Seymour Hoffman tient le rôle principal, aux côtés de Linda Emond et Andrew Garfield.Cette production remporte le Tony Award de la meilleure reprise d’une pièce. Bill Camp reçoit une nomination au Drama Desk Award du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Charley, un personnage qui apporte son soutien financier à Willy Loman malgré les tensions entre les deux hommes.En 2016, il incarne le révérend John Hale dans une nouvelle production des Sorcières de Salem (The Crucible), mise en scène par Ivo van Hove. Présentée au Walter Kerr Theatre, cette adaptation réunit notamment Saoirse Ronan, Ben Whishaw et Sophie Okonedo.Son personnage est un pasteur spécialiste des phénomènes surnaturels, appelé à Salem pour examiner des accusations de sorcellerie. Au fil de la pièce, Hale remet en cause les procédures judiciaires auxquelles il participe. Cette interprétation vaut à Bill Camp une nomination au Tony Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une pièce, ainsi qu’une nouvelle nomination aux Drama Desk Awards.Une reconnaissance à l’écran avec The Night OfAu cinéma, Bill Camp fait l’une de ses premières apparitions dans Le Mystère von Bülow (1990), réalisé par Barbet Schroeder. Il travaille ensuite avec Steven Spielberg sur Lincoln (2012), où il interprète Monsieur Jolly, un personnage impliqué dans les discussions autour de l’abolition de l’esclavage.En 2013, il incarne Radburn dans 12 Years a Slave, réalisé par Steve McQueen, qui remporte l’Oscar du meilleur film. Il participe également à Birdman (2014), d’Alejandro González Iñárritu, autre lauréat de cette récompense. Il collabore à deux reprises avec Jeff Nichols, notamment sur Loving (2016), où il interprète l’avocat Frank Beazley, dans un récit consacré au combat judiciaire de Richard et Mildred Loving contre les lois interdisant les mariages interraciaux en Virginie.En 2016, Bill Camp incarne le détective Dennis Box dans The Night Of, minisérie policière de HBO créée par Richard Price et Steven Zaillian. Son personnage enquête sur le meurtre d’une jeune femme à Manhattan, dont le principal suspect, Naz Khan, est interprété par Riz Ahmed. John Turturro joue l’avocat John Stone.Dennis Box est un enquêteur expérimenté qui rassemble les éléments du dossier et interroge les témoins, tout en prenant part à une procédure judiciaire dont les enjeux dépassent progressivement l’enquête initiale. Cette interprétation vaut à Bill Camp une nomination au Primetime Emmy Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une minisérie ou un téléfilm en 2017.La collaboration avec Scott Frank et le rôle de Mr. ShaibelLe réalisateur et scénariste Scott Frank confie à Bill Camp le rôle de William Shaibel dans Le Jeu de la dame (The Queen’s Gambit, 2020), adaptation du roman de Walter Tevis. Il y incarne le gardien de l’orphelinat dans lequel grandit Beth Harmon, interprétée enfant par Isla Johnston, puis à l’âge adulte par Anya Taylor-Joy.Shaibel enseigne les échecs à Beth dans le sous-sol de l’établissement. Il devient ainsi la première personne à reconnaître ses aptitudes pour ce jeu et contribue à son apprentissage. Le personnage intervient principalement pendant l’enfance de l’héroïne, mais conserve une importance particulière dans la suite de son histoire.Pour préparer ce rôle, Bill Camp travaille notamment avec Bruce Pandolfini, spécialiste américain des échecs et consultant de la série. Déjà initié à ce jeu pendant son enfance, il approfondit sa compréhension des parties et des gestes des joueurs.Cette interprétation lui vaut une nomination aux Screen Actors Guild Awards en 2021, dans la catégorie du meilleur acteur dans une minisérie ou un téléfilm.La collaboration avec Scott Frank se poursuit avec Ripley (2024), adaptation du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith. Bill Camp y interprète Herbert Greenleaf, un riche Américain qui charge Tom Ripley, joué par Andrew Scott, de retrouver son fils Dickie en Italie. La série, tournée en noir et blanc, compte également Dakota Fanning parmi ses interprètes principaux.Des personnages d’autorité et des collaborations avec plusieurs cinéastesBill Camp interprète régulièrement des personnages impliqués dans des enquêtes judiciaires ou des institutions américaines. Dans La Tour sombre (The Dark Tower, 2017), adapté de l’univers littéraire de Stephen King, il incarne notamment un personnage nommé le shérif.Il retrouve l’univers de la justice avec Dark Waters (2019), réalisé par Todd Haynes. Il y interprète Wilbur Tennant, un éleveur de Virginie-Occidentale dont le bétail est touché par une pollution chimique. Son personnage sollicite l’avocat Robert Bilott, incarné par Mark Ruffalo, pour enquêter sur les activités industrielles de l’entreprise DuPont. Le film adapte une affaire environnementale réelle.Dans Joker (2019), réalisé par Todd Phillips, Bill Camp interprète le détective Garrity, chargé avec son collègue Burke, joué par Shea Whigham, d’enquêter sur plusieurs meurtres commis à Gotham City. Les deux policiers interrogent notamment Arthur Fleck, incarné par Joaquin Phoenix.En 2024, l’acteur interprète Raymond Horgan dans Présumé innocent (Presumed Innocent), série judiciaire créée par David E. Kelley et adaptée du roman de Scott Turow. Son personnage, procureur expérimenté de Chicago, est le supérieur de Rusty Sabich, joué par Jake Gyllenhaal. Il entretient avec ce dernier une relation professionnelle qui évolue lorsqu’une collaboratrice du bureau du procureur est retrouvée assassinée.Cette performance lui vaut une deuxième nomination aux Primetime Emmy Awards en 2025, dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle dans une minisérie ou une série d’anthologie.L’expérience de la narration documentaireEn 2020, Bill Camp devient le narrateur de Forensic Files II, nouvelle version de la série documentaire américaine consacrée aux enquêtes criminelles résolues grâce aux techniques de police scientifique.Il succède à Peter Thomas, narrateur de la série originale Forensic Files, décédé en 2016. Diffusée sur HLN, cette nouvelle production reprend le principe de reconstitutions d’affaires criminelles accompagnées d’explications sur les analyses de laboratoire et les méthodes d’investigation.Le comédien enregistre les commentaires en voix off qui accompagnent les témoignages des enquêteurs et les reconstitutions. Cette activité le conduit à travailler sur des affaires réelles, avec une narration destinée à suivre les différentes étapes de leur résolution.Vie personnelle et familleBill Camp épouse l’actrice américaine Elizabeth Marvel le 4 septembre 2004. Le couple a un fils, Silas Camp.Elizabeth Marvel mène elle aussi une carrière au théâtre et à l’écran. Elle est notamment connue pour son interprétation d’Heather Dunbar dans House of Cards et pour son rôle de la présidente Elizabeth Keane dans Homeland.Les deux comédiens partagent l’affiche de La Mission (News of the World, 2020), réalisé par Paul Greengrass. Tom Hanks y interprète le capitaine Jefferson Kyle Kidd, un ancien soldat chargé de raccompagner une jeune fille dans sa famille après plusieurs années passées auprès des Kiowas. Bill Camp joue Willie Branholme, tandis qu’Elizabeth Marvel interprète Ella Gannett.Leur fils Silas participe également au film, dans le rôle de Willie Branholme Jr. La production réunit ainsi les trois membres de la famille à l’écran.
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Bill Condon · 71 ansBill Condon, de son nom de naissance William Patrick Condon, est un réalisateur, scénariste et producteur américain, né le 22 octobre 1955 à New York, aux États-Unis. Lauréat de l’Oscar du meilleur scénario adapté en 1999 pour Ni dieux ni démons (Gods and Monsters), il est également connu pour avoir écrit Chicago (2002) et réalisé Dreamgirls (2006), ainsi que les deux derniers volets de la saga Twilight. Son travail comprend plusieurs adaptations de comédies musicales, dont La Belle et la Bête (2017).Une formation new-yorkaise et des débuts dans l’écriture cinématographiqueÉlevé dans une famille catholique d’origine irlandaise, Bill Condon grandit à New York, où son père exerce le métier d’inspecteur de police. Il fréquente la Regis High School, un établissement jésuite de Manhattan, avant d’intégrer l’université Columbia. Il y étudie la philosophie et obtient son diplôme en 1976.Son intérêt pour le cinéma se développe notamment à travers la découverte de Bonnie and Clyde (1967), réalisé par Arthur Penn. Pendant ses études universitaires, il s’intéresse aussi aux comédies musicales hollywoodiennes, particulièrement à Sweet Charity (1969), réalisé par Bob Fosse. Après l’université, il travaille pendant un an au service de la publicité de la société Avco Embassy Pictures, à Los Angeles.Bill Condon commence également une activité de journaliste spécialisé dans le cinéma. Il écrit pour des publications professionnelles comme American Film et Millimeter. Un article publié dans cette dernière revue attire l’attention du producteur et réalisateur Michael Laughlin, avec lequel il entreprend une collaboration de scénariste.Ensemble, ils écrivent Strange Behavior (1981), un film d’horreur réalisé par Laughlin, puis Strange Invaders (1983), une œuvre de science-fiction inspirée des films américains des années 1950. Leur travail sur ce second long métrage leur vaut une nomination au Saturn Award du meilleur scénario en 1984.Les premiers pas à la réalisation et la reconnaissance avec Gods and MonstersBill Condon réalise son premier long métrage, Sister, Sister, en 1987. Ce thriller psychologique, dont il cosigne également le scénario, réunit Jennifer Jason Leigh, Judith Ivey et Eric Stoltz. L’intrigue se déroule en Louisiane et met en scène deux sœurs dont l’existence est perturbée par l’arrivée d’un jeune homme dans leur maison.Il poursuit son activité de réalisateur avec plusieurs téléfilms, notamment Murder 101 (1991), dans lequel Pierce Brosnan interprète un professeur d’université soupçonné de meurtre. Écrit avec Roy Johansen, le téléfilm leur vaut l’Edgar Award de la meilleure production télévisuelle en 1992. Il réalise également White Lie (1991), avec Gregory Hines, avant de revenir au cinéma avec Candyman 2 (Candyman: Farewell to the Flesh, 1995).En 1998, Bill Condon écrit et réalise Ni dieux ni démons (Gods and Monsters), adapté du roman Father of Frankenstein de Christopher Bram. Le film s’intéresse aux dernières années du cinéaste britannique James Whale, réalisateur de Frankenstein (1931) et de La Fiancée de Frankenstein (1935). Ian McKellen incarne Whale, tandis que Brendan Fraser joue Clayton Boone, un jeune jardinier avec lequel le cinéaste vieillissant noue une relation particulière. Lynn Redgrave interprète Hanna, sa gouvernante.Le film obtient trois nominations aux Oscars en 1999, dont celles du meilleur acteur pour Ian McKellen et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Lynn Redgrave. Bill Condon remporte l’Oscar du meilleur scénario adapté, principale distinction cinématographique de sa carrière.Il retrouve ensuite le registre biographique avec Dr Kinsey (Kinsey, 2004), consacré au sexologue américain Alfred Kinsey. Liam Neeson interprète le chercheur, accompagné de Laura Linney dans le rôle de son épouse Clara McMillen. Le film évoque notamment les enquêtes menées par Kinsey sur les comportements sexuels aux États-Unis au milieu du XXe siècle. Laura Linney reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour cette interprétation.La comédie musicale, une spécialité de Bill CondonPassionné de théâtre musical depuis sa jeunesse, Bill Condon adapte pour le cinéma la comédie musicale Chicago (2002), réalisée par Rob Marshall. Il écrit le scénario à partir du spectacle créé par John Kander, Fred Ebb et Bob Fosse, en organisant les numéros musicaux autour de l’imagination de Roxie Hart, interprétée par Renée Zellweger.Le film remporte six Oscars en 2003, dont celui du meilleur film. Bill Condon reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur scénario adapté, sa deuxième dans cette catégorie, ainsi qu’une nomination au Golden Globe du meilleur scénario.Il revient à la comédie musicale avec Dreamgirls (2006), qu’il écrit et réalise d’après le spectacle créé à Broadway en 1981 par Tom Eyen et Henry Krieger. L’histoire suit l’ascension d’un groupe vocal féminin afro-américain, les Dreams, dont les rapports avec l’industrie musicale évoluent au cours des années 1960 et 1970.Beyoncé Knowles, Jennifer Hudson et Anika Noni Rose interprètent les trois chanteuses, tandis que Jamie Foxx incarne leur manager, Curtis Taylor Jr. Eddie Murphy joue James « Thunder » Early, un chanteur de rhythm and blues dont la carrière croise celle du groupe.Dreamgirls remporte deux Oscars en 2007. Jennifer Hudson obtient celui de la meilleure actrice dans un second rôle, tandis que le film reçoit également la récompense du meilleur mixage de son. Eddie Murphy est nommé à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Bill Condon remporte pour sa part le Satellite Award du meilleur réalisateur.Son attachement au théâtre musical le conduit également à Broadway. En 2014, il met en scène une nouvelle version de Side Show, comédie musicale écrite par Bill Russell et Henry Krieger, inspirée de la vie des sœurs siamoises Daisy et Violet Hilton. Le spectacle, présenté au St. James Theatre de New York, constitue ses débuts comme metteur en scène à Broadway.Des adaptations littéraires aux grandes productions hollywoodiennesEn 2011 et 2012, Bill Condon réalise les deux parties de Twilight, chapitre IV : Révélation (The Twilight Saga: Breaking Dawn), qui concluent la série cinématographique adaptée des romans de Stephenie Meyer. Il dirige Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner dans les derniers épisodes consacrés aux personnages de Bella Swan, Edward Cullen et Jacob Black.Cette collaboration avec le studio Summit Entertainment lui permet de travailler sur des productions mobilisant d’importants effets visuels, notamment pour représenter la transformation de Bella en vampire et l’évolution de sa fille Renesmée.En 2013, il réalise Le Cinquième Pouvoir (The Fifth Estate), consacré à Julian Assange et à l’organisation WikiLeaks. Benedict Cumberbatch incarne Assange, tandis que Daniel Brühl interprète Daniel Domscheit-Berg, ancien collaborateur du fondateur de WikiLeaks. Le scénario, écrit par Josh Singer, adapte deux ouvrages consacrés à l’organisation et à ses activités.Deux ans plus tard, Bill Condon retrouve Ian McKellen pour Mr. Holmes (2015). L’acteur y interprète un Sherlock Holmes âgé de 93 ans, retiré dans le Sussex après sa carrière de détective. Adapté du roman A Slight Trick of the Mind de Mitch Cullin, le film retrouve également Laura Linney, qui joue la gouvernante du personnage.En 2017, il réalise La Belle et la Bête (Beauty and the Beast) pour les studios Disney. Cette adaptation en prises de vues réelles du film d’animation de 1991 réunit Emma Watson dans le rôle de Belle et Dan Stevens dans celui de la Bête. Le scénario est signé Stephen Chbosky et Evan Spiliotopoulos, tandis qu’Alan Menken reprend ses fonctions de compositeur.Le film rapporte plus de 1, 2 milliard de dollars au box-office mondial. Il comprend les chansons du long métrage animé original ainsi que de nouveaux morceaux écrits par Alan Menken et Tim Rice.Une collaboration régulière avec Ian McKellenLa relation professionnelle entre Bill Condon et Ian McKellen se poursuit sur plusieurs décennies après leur première collaboration dans Gods and Monsters. Le réalisateur retrouve l’acteur pour Mr. Holmes, où celui-ci incarne un personnage vieillissant confronté aux souvenirs de son passé.En 2019, ils travaillent de nouveau ensemble sur L’Art du mensonge (The Good Liar), un thriller adapté du roman de Nicholas Searle. Ian McKellen y interprète Roy Courtnay, un escroc qui entretient une relation avec une veuve fortunée, Betty McLeish, jouée par Helen Mirren.Le film réunit également Russell Tovey et Jim Carter. Jeffrey Hatcher, déjà scénariste de Mr. Holmes, signe cette nouvelle adaptation pour Bill Condon.Kiss of the Spider Woman et le retour à l’univers de BroadwayBill Condon écrit et réalise Kiss of the Spider Woman (2025), une adaptation cinématographique de la comédie musicale créée à Broadway en 1993 par John Kander, Fred Ebb et Terrence McNally. Cette œuvre trouve son origine dans le roman Le Baiser de la femme araignée de l’écrivain argentin Manuel Puig, publié en 1976.Le projet réunit Diego Luna dans le rôle de Valentín Arregui et Tonatiuh dans celui de Luis Molina, deux prisonniers partageant une cellule en Argentine. Jennifer Lopez interprète Ingrid Luna, une vedette de cinéma imaginaire dont les apparitions rythment les récits de Molina. Elle incarne également Aurora, la mystérieuse femme araignée.Présenté au Festival du film de Sundance en janvier 2025, le long métrage marque une nouvelle collaboration du réalisateur avec le compositeur John Kander. Bill Condon en assure également la production exécutive aux côtés de Jennifer Lopez et d’autres producteurs associés au projet.Engagements et vie personnelleOuvertement homosexuel, Bill Condon entretient une relation de longue durée avec Jack Morrissey, actif dans la communication et la promotion cinématographique.En 2005, le cinéaste reçoit le Stephen F. Kolzak Award, distinction décernée par l’organisation GLAAD à une personnalité des médias pour sa contribution à la visibilité des personnes LGBT.En 2009, Bill Condon participe à la production et à l’écriture de la 81e cérémonie des Oscars, présentée par Hugh Jackman. Cette contribution lui vaut deux nominations aux Primetime Emmy Awards, dans les catégories de la production de programme spécial et de l’écriture pour une émission de variétés.
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Christopher Curry · 78 ansChristopher Curry, né Christopher Root le 22 octobre 1948 à Grand Rapids, dans le Michigan, est un acteur et scénariste américain. Il est notamment connu pour son rôle du capitaine Bosch dans le film d’horreur C.H.U.D. (1984), celui du père de Johnny Rico dans Starship Troopers (1997) et son interprétation d’Earl Kinsella dans la série Hart of Dixie.Le capitaine Bosch dans C.H.U.D.En 1981, Christopher Curry interprète un hippie dans The Pursuit of D. B. Cooper, réalisé par Roger Spottiswoode. Trois ans plus tard, il tient l’un des rôles principaux de C.H.U.D., un film d’horreur et de science-fiction réalisé par Douglas Cheek, aux côtés de John Heard et Daniel Stern.Dans ce long métrage sorti en 1984, il incarne le capitaine Bosch, un responsable de la police new-yorkaise confronté à une série de disparitions mystérieuses liées aux égouts de Manhattan. Le film met en scène des créatures humanoïdes vivant sous la ville, tandis que les investigations révèlent l’existence d’activités clandestines impliquant des déchets toxiques. Christopher Curry participe également à l’écriture du scénario, sans être crédité au générique. Parnell Hall reçoit le crédit officiel du scénario, d’après une histoire de Shepard Abbott.Il retrouve ensuite un personnage lié aux forces de l’ordre dans F/X, effets de choc (1986), réalisé par Robert Mandel, où il joue Mitchell. Dans Desperate Hours (1990), thriller de Michael Cimino avec Mickey Rourke et Anthony Hopkins, il interprète Chabon.Des personnages d’autorité et des rôles familiauxLa filmographie de Christopher Curry comprend plusieurs personnages exerçant des fonctions officielles. Dans Maman, j’ai encore raté l’avion ? ne figurant pas parmi ses crédits, c’est bien dans Maman, je m’occupe des méchants ! (Home Alone 3, 1997), réalisé par Raja Gosnell, qu’il incarne l’agent du FBI Stuckey. Son personnage intervient dans l’enquête sur des criminels internationaux recherchés pour le vol d’une puce électronique.La même année, il interprète Bill Rico, le père de Johnny Rico, dans Starship Troopers de Paul Verhoeven. Son personnage, marié à une femme interprétée par Lenore Kasdorf, désapprouve l’engagement militaire de son fils, joué par Casper Van Dien. Les parents de Johnny Rico trouvent la mort lors de la destruction de Buenos Aires par les Arachnides.En 2002, Christopher Curry joue Larry Luckman dans City of Ghosts, premier long métrage réalisé par Matt Dillon, qui en interprète également le personnage principal. Il incarne ensuite Ed Block dans Mémoires de nos pères (Flags of Our Fathers, 2006), réalisé par Clint Eastwood. Le film retrace notamment l’histoire des soldats américains photographiés lors de la levée du drapeau sur l’île d’Iwo Jima, pendant la Seconde Guerre mondiale.Il retrouve Clint Eastwood pour Sully (2016), dans lequel il interprète Rob Kolodjay. Ce drame, porté par Tom Hanks, raconte l’amerrissage du vol US Airways 1549 sur le fleuve Hudson, le 15 janvier 2009, sous le commandement de Chesley Sullenberger.Earl Kinsella dans Hart of DixieEntre 2011 et 2015, Christopher Curry interprète Earl Kinsella, surnommé « Crazy Earl », dans la série Hart of Dixie, créée par Leila Gerstein et diffusée sur The CW. Son personnage est le père de Wade Kinsella, interprété par Wilson Bethel, l’un des protagonistes principaux de la série aux côtés de Rachel Bilson dans le rôle du docteur Zoe Hart.Earl vit à Bluebell, une petite ville fictive de l’Alabama où se déroule l’intrigue. Il entretient une relation difficile avec son fils, notamment en raison de ses problèmes d’alcool. Son personnage intervient à plusieurs reprises dans les histoires consacrées à la famille Kinsella et aux efforts de Wade pour maintenir des liens avec son père.L’acteur participe également à deux épisodes de Glee en 2013, dans lesquels il incarne Gunther. Il joue aussi Gaston dans un épisode de Castle, aux côtés de Nathan Fillion et Stana Katic.Un travail de voix dans les jeux vidéoChristopher Curry prête sa voix à Michael Paul Floyd dans Medal of Honor: Rising Sun (2003), un jeu vidéo développé par EA Los Angeles et situé dans le contexte de la guerre du Pacifique.Il participe ensuite au doublage du jeu Ultimate Spider-Man (2005), adapté de l’univers des comics Marvel. En 2006, il interprète plusieurs voix dans Hitman: Blood Money, notamment celles d’un spectateur à l’opéra et de gardes américains. Le jeu, développé par IO Interactive, met en scène l’agent 47 dans une succession de contrats d’assassinat.Il participe également à Rise of the Argonauts (2008), jeu de rôle inspiré de la mythologie grecque et développé par Liquid Entertainment.
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Jan de Bont · 83 ansJan de Bont est un réalisateur, directeur de la photographie et producteur de cinéma néerlandais, né le 22 octobre 1943 à Eindhoven, dans la province du Brabant-Septentrional, aux Pays-Bas. Il est notamment connu pour avoir réalisé Speed (1994) et Twister (1996), après avoir travaillé comme chef opérateur auprès de réalisateurs tels que Paul Verhoeven, John McTiernan et Ridley Scott.Une formation à Amsterdam et les débuts auprès de Paul VerhoevenIssu d’une famille catholique de dix-sept enfants, Jan de Bont étudie à l’Académie néerlandaise du cinéma d’Amsterdam. Il y rencontre le cinéaste Adriaan Ditvoorst, avec lequel il travaille notamment sur le court métrage De blinde fotograaf et sur Paranoia (1967). Il développe également une activité de directeur de la photographie dans le cinéma néerlandais, notamment sur Blue Movie (1971), réalisé par Wim Verstappen.Sa rencontre professionnelle avec Paul Verhoeven donne naissance à une collaboration qui se poursuit pendant plus de vingt ans. Jan de Bont assure la photographie de Qu’est-ce que je vois ? (1971), premier long métrage du réalisateur, puis retrouve celui-ci sur Turkish Délices (1973), avec Rutger Hauer et Monique van de Ven. Le film est nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1974.Leur collaboration se poursuit notamment sur Le Quatrième Homme (1983), thriller psychologique interprété par Jeroen Krabbé et Renée Soutendijk. Jan de Bont y développe une photographie marquée par l’utilisation de la couleur rouge et par des compositions visuelles liées aux visions du personnage principal. Le film attire l’attention de John McTiernan, qui fera ensuite appel au chef opérateur néerlandais pour Piège de cristal.Le travail commun avec Verhoeven se prolonge aux États-Unis, notamment sur Basic Instinct (1992), thriller avec Michael Douglas et Sharon Stone. Jan de Bont signe la photographie de ce long métrage, qui constitue l’une de ses dernières contributions comme chef opérateur avant ses débuts à la réalisation.La reconnaissance à Hollywood et les tournages d’actionAu cours des années 1980, Jan de Bont participe à plusieurs productions américaines, dont Le Diamant du Nil (1985), réalisé par Lewis Teague. Il travaille également sur Black Rain (1989) de Ridley Scott, avec Michael Douglas et Andy García, en assurant la photographie de ce thriller policier situé en partie au Japon.Sa collaboration avec John McTiernan occupe une place importante dans son parcours. Sur Piège de cristal (1988), il assure la direction de la photographie des scènes d’action mettant en vedette Bruce Willis dans le rôle de John McClane. Les séquences tournées dans le gratte-ciel Nakatomi Plaza font notamment appel à des déplacements de caméra accompagnant les personnages au milieu des fusillades et des explosions. Il retrouve McTiernan sur À la poursuite d’Octobre rouge (1990), adaptation du roman de Tom Clancy avec Sean Connery et Alec Baldwin.En 1981, le tournage de Roar, réalisé par Noel Marshall, est marqué par un grave accident. Jan de Bont, alors directeur de la photographie, est attaqué par un lion pendant une prise de vues. Blessé au cuir chevelu, il doit recevoir environ 220 points de suture. Il reprend ensuite son travail sur cette production mettant en scène de nombreux félins.Il travaille également avec Richard Donner sur L’Arme fatale 3 (1992), troisième volet de la série policière portée par Mel Gibson et Danny Glover. Ce film marque la fin de sa carrière régulière de directeur de la photographie pour les longs métrages de fiction.Speed et Twister, deux succès internationauxEn 1994, Jan de Bont réalise son premier long métrage, Speed, sur un scénario de Graham Yost. Le film met en scène Keanu Reeves dans le rôle de Jack Traven, un policier de Los Angeles qui doit empêcher l’explosion d’un autobus piégé. Sandra Bullock interprète Annie Porter, une passagère amenée à prendre le volant du véhicule, tandis que Dennis Hopper incarne le criminel Howard Payne.Produit pour un budget d’environ 30 millions de dollars, Speed rapporte plus de 350 millions de dollars dans le monde. Il remporte deux Oscars en 1995, celui du meilleur son et celui du meilleur montage sonore. Jan de Bont reçoit également une nomination au Saturn Award du meilleur réalisateur.Deux ans plus tard, il dirige Twister (1996), sur un scénario de Michael Crichton et Anne-Marie Martin. Helen Hunt et Bill Paxton y incarnent deux chasseurs de tornades engagés dans une campagne d’observation de phénomènes météorologiques extrêmes dans l’Oklahoma.La fabrication du film mobilise des effets spéciaux numériques conçus notamment par Industrial Light & Magic. Pour les scènes de tornades, Jan de Bont privilégie une caméra mobile et des prises de vues en extérieur afin de filmer les acteurs comme s’ils évoluaient au milieu de phénomènes réels. Les effets numériques permettent ensuite d’intégrer les tornades aux plans tournés sur place.Twister rapporte près de 500 millions de dollars au box-office mondial. Le film est nommé aux Oscars 1997 pour ses effets visuels et son travail sonore. Ses effets spéciaux remportent également un BAFTA.Les effets spéciaux au cœur de ses réalisationsJan de Bont retrouve l’univers de Speed en 1997 avec Speed 2 : Cap sur le danger, dont il est également producteur et coscénariste de l’histoire originale. Sandra Bullock reprend son personnage d’Annie Porter, cette fois accompagnée de Jason Patric. L’action se déroule principalement à bord d’un navire de croisière menacé par un pirate informatique interprété par Willem Dafoe. Le film reçoit plusieurs nominations aux Razzie Awards, dont celle du pire réalisateur.En 1999, il réalise Hantise (The Haunting), adaptation du roman La Maison hantée de Shirley Jackson, avec Liam Neeson, Catherine Zeta-Jones et Lili Taylor. Il collabore avec le chef décorateur Eugenio Zanetti pour concevoir les intérieurs du manoir de Hill House. Le tournage utilise d’importants décors construits en studio, dont certaines parties mobiles destinées aux manifestations surnaturelles. Le film mêle effets mécaniques et images numériques.Sa cinquième réalisation, Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie (2003), met en vedette Angelina Jolie dans le rôle de l’aventurière créée pour la série de jeux vidéo Tomb Raider. Jan de Bont dirige notamment des séquences d’action tournées en Grèce et en Asie, avec Gerard Butler dans le rôle de Terry Sheridan. Ce long métrage est sa dernière réalisation cinématographique sortie en salles.La production cinématographiqueEn parallèle de la réalisation, Jan de Bont développe une activité de producteur. Il participe notamment à SLC Punk ! (1998), réalisé par James Merendino et interprété par Matthew Lillard, en qualité de producteur exécutif.En 2002, il produit Minority Report, réalisé par Steven Spielberg, avec Tom Cruise dans le rôle principal. Adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick, le film raconte une enquête policière dans une société où les crimes peuvent être anticipés grâce aux visions de personnes dotées de capacités précognitives.La même année, il participe à la production d’Equilibrium, film de science-fiction réalisé par Kurt Wimmer, avec Christian Bale. Il est également producteur exécutif de The Paperboy (2012), réalisé par Lee Daniels, avec Matthew McConaughey et Nicole Kidman.
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Eugene Deckers · 63 ansEugene Deckers est un acteur belge, né le 22 octobre 1913 à Anvers, en Belgique, et mort le 13 juillet 1977 à Paris, en France, à l’âge de 63 ans. Il a principalement travaillé dans le cinéma britannique, tout en participant à des productions françaises et américaines. Il est notamment connu pour son rôle de Peters dans Aux frontières des Indes (1959), ainsi que pour ses participations aux séries Sherlock Holmes et Le Saint.Du théâtre français aux studios britanniquesAvant la Seconde Guerre mondiale, Eugene Deckers exerce le métier de comédien sur les scènes françaises. Il gagne ensuite la Grande-Bretagne pendant l’occupation allemande et poursuit son activité théâtrale. Il s’établit dans le milieu du spectacle britannique avant d’obtenir ses premiers engagements dans des productions cinématographiques anglophones en 1946.Ses premiers rôles à l’écran comprennent celui d’un directeur de cirque français dans Dual Alibi (1947), réalisé par Alfred Travers. En 1948, il interprète Marcel Van Hecke dans Les Guerriers dans l’ombre (Against the Wind), un drame de guerre réalisé par Charles Crichton. Le film, produit par les studios Ealing, suit un groupe d’agents alliés chargés de missions clandestines dans la Belgique occupée.Ancien interprète de rôles de jeunes premiers au théâtre, Eugene Deckers se spécialise progressivement au cinéma dans les personnages de caractère. Son accent et son jeu lui permettent notamment d’incarner des Français dans les productions britanniques. Il interprète régulièrement des concierges ou des représentants de l’autorité, ainsi que des personnages impliqués dans des intrigues criminelles.Un comédien de caractère dans les productions internationalesLa présence de Eugene Deckers dans le cinéma britannique est notamment illustrée par ses collaborations avec plusieurs réalisateurs des studios Ealing. Dans De l’or en barres (The Lavender Hill Mob, 1951), réalisé par Charles Crichton, il joue un douanier dans une comédie policière avec Alec Guinness et Stanley Holloway.Il interprète également le commandant français dans Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower R.N., 1951), réalisé par Raoul Walsh. Cette adaptation des romans de C. S. Forester met en vedette Gregory Peck dans le rôle de l’officier de marine Horatio Hornblower, engagé dans les guerres napoléoniennes.Le registre des personnages étrangers occupe une place importante dans son travail. Dans Les Indomptables de Colditz (The Colditz Story, 1955), réalisé par Guy Hamilton, il incarne La Tour, un prisonnier français détenu dans la forteresse allemande de Colditz pendant la Seconde Guerre mondiale.Eugene Deckers interprète l’officier Sandoz dans L’Énigmatique Monsieur D. (Foreign Intrigue, 1956), réalisé par Sheldon Reynolds, aux côtés de Robert Mitchum. Le film suit un ancien correspondant de presse engagé dans une enquête après la mort de son employeur sur la Côte d’Azur.L’un de ses rôles les plus importants est celui de Peters dans Aux frontières des Indes (North West Frontier, 1959), réalisé par J. Lee Thompson. Il y incarne un trafiquant d’armes prenant part à une expédition ferroviaire destinée à protéger un jeune prince indien. Kenneth More et Lauren Bacall tiennent les rôles principaux de cette aventure située dans l’Inde britannique du début du XXe siècle.Les collaborations avec Sheldon Reynolds et les personnages de télévisionEugene Deckers travaille à plusieurs reprises avec le réalisateur et producteur américain Sheldon Reynolds. Il participe notamment à Foreign Intrigue, série d’espionnage diffusée au cours des années 1950, dans laquelle il interprète différents personnages.Cette collaboration se poursuit avec Sherlock Holmes, série tournée en France et diffusée à partir de 1954, avec Ronald Howard dans le rôle du célèbre détective et Howard Marion-Crawford dans celui du docteur Watson. Eugene Deckers apparaît dans plusieurs épisodes, où il interprète au moins sept personnages distincts.Son activité télévisuelle comprend également une participation à Les Aventures du colonel March (Colonel March of Scotland Yard), série policière mettant en vedette Boris Karloff. Dans l’épisode The Case of the Misguided Missiles, il incarne Philippe.En 1962, il interprète l’inspecteur Quercy dans Le Saint, série britannique avec Roger Moore dans le rôle de Simon Templar. Il apparaît dans l’épisode Un souvenir de famille (The Covetous Headsman), qui suit une enquête liée à d’anciens événements de la Résistance française.Il joue également Henri Dupont dans trois épisodes de The Rat Catchers (1966), une série britannique d’espionnage avec Gerald Flood et Glyn Owen.Une activité partagée avec le cinéma françaisEugene Deckers participe également à plusieurs films réalisés en France. Dans Le Fauve est lâché (1959), de Maurice Labro, il interprète Toni Luigi aux côtés de Lino Ventura. Le film met en scène un ancien gangster entraîné dans une affaire d’espionnage.En 1963, il joue Bennet dans Blague dans le coin, une comédie policière réalisée par Maurice Labro, avec Fernandel dans le rôle principal. L’année suivante, il participe à Coplan prend des risques (1964), réalisé par Maurice Labro, avec Dominique Paturel dans le rôle de l’agent secret Francis Coplan.Il retrouve le cinéma français en 1966 dans Le Grand Restaurant, réalisé par Jacques Besnard, avec Louis de Funès. Eugene Deckers y interprète l’un des complices de Novalès, dans une intrigue mêlant l’enlèvement d’un chef d’État sud-américain aux mésaventures d’un restaurateur parisien.Parmi ses autres collaborations internationales figure Lady L (1965), réalisé par Peter Ustinov, avec Sophia Loren, Paul Newman et David Niven. Il y interprète Koenigstein.La peinture et les dernières apparitionsParallèlement à son métier d’acteur, Eugene Deckers pratique la peinture. Cette activité artistique accompagne son travail de comédien, principalement exercé entre la fin des années 1940 et la fin des années 1960.Dans The Last Safari (1967), réalisé par Henry Hathaway, il interprète un chef de réfugiés aux côtés de Stewart Granger et Kaz Garas. Il joue ensuite Cadillet dans The Limbo Line (1968), thriller d’espionnage britannique réalisé par Samuel Gallu.En 1969, il apparaît sans être crédité au générique dans Assassinats en tous genres (The Assassination Bureau), réalisé par Basil Dearden. Il y interprète un employé de réception de l’établissement « La Belle Amie ». Le film réunit Oliver Reed, Diana Rigg et Telly Savalas.Il interprète encore Alphonse dans un épisode de la série britannique The Worker, diffusé en 1970.Eugene Deckers meurt à Paris le 13 juillet 1977, des suites d’une crise cardiaque. Il est âgé de 63 ans.