Film Index
Une base de données du cinéma : 14 255 films et 389 290 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Mark Acheson · 69 ansMark Acheson, né le 19 septembre 1957 à Edmonton, en Alberta, est un acteur canadien. Il travaille aussi comme comédien de doublage et mène depuis les années 1970 une carrière partagée entre le théâtre, les productions tournées en Colombie-Britannique et l’animation.Du Yukon au Studio 58Né à Edmonton, Mark Acheson grandit dans le Yukon. Il commence à jouer sur scène vers l’âge de onze ou douze ans et participe déjà à des spectacles en tournée. À quinze ans, en 1973, il quitte le Yukon pour la Colombie-Britannique et s’installe à Vancouver afin d’y étudier le théâtre.Il entre au Studio 58 du Langara College, où il suit une formation d’acteur. Après ses études, Acheson devient membre fondateur du Janus Theatre et travaille pendant plusieurs années sur les scènes de l’Ouest canadien. Il joue notamment à l’Arts Club de Vancouver, au Western Canada Theatre de Kamloops et au Belfry Theatre de Victoria.Son premier rôle au cinéma arrive pendant l’un de ses étés d’études avec Skip Tracer, réalisé par Zale Dalen et sorti en 1977. Mark Acheson y interprète Bob Sheldon. Peu après, son interprétation de Lennie dans une production théâtrale de Of Mice and Men lui apporte de nouveaux engagements sur scène.Les seconds rôles dans les productions de VancouverÀ partir de la trentaine, Mark Acheson travaille beaucoup plus régulièrement pour le cinéma et la télévision. Sa carrure et sa voix grave lui valent fréquemment des personnages imposants ou menaçants. Le développement de l’industrie audiovisuelle à Vancouver lui permet parallèlement d’apparaître dans de nombreuses productions américaines tournées en Colombie-Britannique.Il participe ainsi à plusieurs séries de science-fiction devenues étroitement liées aux studios de Vancouver. Acheson apparaît dans The X-Files, Stargate SG-1, Smallville et Supernatural. Ces séries lui confient des personnages différents au fil des années, sans qu’il soit attaché à un seul rôle récurrent.Au cinéma, il joue notamment un gardien dans Reindeer Games de John Frankenheimer en 2000. Dans Elf, réalisé par Jon Favreau en 2003, il interprète l’employé de la salle du courrier qui partage avec Buddy, joué par Will Ferrell, une scène autour d’une bouteille d’alcool. Le rôle devient l’une de ses apparitions les plus identifiées auprès du grand public.Une seconde carrière derrière le microphoneDans les années 1990, Mark Acheson développe parallèlement une activité importante dans le doublage. Cette évolution intervient alors qu’il possède déjà une longue expérience théâtrale et plusieurs années de travail devant la caméra. Sa voix particulièrement grave l’oriente souvent vers des personnages de grande taille ou des antagonistes.Il prête notamment sa voix à Sabretooth dans Hulk Vs. Wolverine. L’univers de Transformers fait également appel à lui pour plusieurs personnages au fil de différentes productions. Dans Barbie and the Diamond Castle, sorti en 2008, il interprète vocalement Slyder.À partir de 2014, Acheson incarne Lord Tirek dans My Little Pony: Friendship Is Magic. Le centaure, adversaire de Twilight Sparkle et des autres personnages principaux, revient dans plusieurs épisodes de la série. Ce rôle devient l’un de ses travaux de doublage les plus durables et lui vaut d’être régulièrement invité dans des conventions consacrées à la franchise.Des personnages remarqués dans Fargo et les séries fantastiquesEn 2014, Mark Acheson apparaît dans Fargo sous les traits de R. Tripoli, chef d’une organisation criminelle de Fargo. Le personnage avait été évoqué plus tôt dans la série avant d’apparaître directement à l’écran. Il revient également dans un contexte lié au passé de l’organisation, permettant à la série de relier plusieurs périodes de son récit.Les années suivantes, Acheson poursuit ses apparitions dans les productions tournées au Canada. Il joue notamment dans Dirk Gently’s Holistic Detective Agency et interprète Gertie dans Altered Carbon. En 2021, la série Brand New Cherry Flavor lui confie le personnage de Pierre dans huit épisodes.Son activité reste ainsi liée à Vancouver plusieurs décennies après son arrivée dans la ville pour étudier au Studio 58. Dans un entretien publié en 2024, Mark Acheson revient encore sur ce déplacement effectué à quinze ans depuis le Yukon et sur les débuts d’une carrière professionnelle commencée alors que l’industrie du cinéma et de la télévision était encore très peu développée dans la région.
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David Bamber · 72 ansDavid Bamber est né le 19 septembre 1954 à Walkden, une ville du Grand Manchester en Angleterre. Il est de nationalité britannique. Diplômé de la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA), David Bamber s'est construit une carrière solide, souvent en retrait des projecteurs, mais toujours avec un sens aigu du détail et une finesse d’interprétation qui le rendent immédiatement reconnaissable dans les rôles de second plan.Une formation classique pour un acteur de compositionLa formation de David Bamber à la RADA n’est pas anodine, puisque cette institution a formé plusieurs générations d’acteurs britanniques reconnus. Son passage par cette école prestigieuse lui a permis de développer une approche très précise du jeu, avec une attention particulière à la diction, à la posture et à la construction de personnages nuancés. C’est ce qui explique sans doute pourquoi David Bamber a souvent été choisi pour incarner des rôles historiques ou de notables un peu raides, parfois antipathiques, mais jamais caricaturaux.Très tôt dans sa carrière, il se distingue sur les planches, notamment dans des pièces classiques britanniques. Son jeu est alors salué pour sa retenue et son intelligence, deux qualités qui deviendront une sorte de marque de fabrique.David Bamber dans les rôles secondaires… mais essentielsMême s’il n’a jamais été une tête d’affiche au sens hollywoodien du terme, David Bamber a participé à un nombre impressionnant de productions, aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Son rôle le plus connu du grand public reste sans doute celui de Mr. Collins dans l’adaptation de Pride and Prejudice de 1995 par la BBC, face à Colin Firth et Jennifer Ehle. Dans ce rôle de clergyman obséquieux et prétentieux, il parvient à être à la fois comique et pathétique, ce qui résume assez bien son talent pour les personnages ambigus.Il apparaît également dans Valkyrie de Bryan Singer, où il incarne Adolf Hitler, un rôle délicat, certes bref, mais exécuté avec une sobriété glaçante. Ce genre de rôle historique exige une rigueur presque documentaire, et c’est un terrain où David Bamber semble toujours à l’aise.On le retrouve également dans des séries cultes du petit écran britannique comme Rome, où il incarne Cicéron, toujours avec cette capacité à rendre vivants et crédibles des personnages complexes, parfois tirés directement des pages de l’Histoire.Une figure du théâtre britannique et une voix familièreEn parallèle de ses apparitions à l’écran, David Bamber n’a jamais quitté le théâtre, qu’il considère comme un espace de création fondamental. Il a joué dans de nombreuses pièces du répertoire classique, en particulier Shakespeare, mais aussi dans des créations plus contemporaines. Sa voix grave et posée en a également fait un choix fréquent pour les livres audio, les dramatiques radiophoniques de la BBC ou encore les doublages de documentaires historiques.Si l’on ajoute à cela un certain goût pour la discrétion dans les médias, on comprend pourquoi David Bamber n’est pas une figure surexposée. Mais cette relative discrétion n’a jamais été un frein à son respect dans le métier, bien au contraire.Un acteur respecté et un pilier des productions britanniquesÀ l’image de nombreux acteurs britanniques de sa génération, David Bamber a préféré une carrière fondée sur la constance et la qualité plutôt que sur la notoriété immédiate. Il incarne ce que l’on pourrait appeler une forme d’élégance professionnelle : jamais dans la démonstration, toujours dans la justesse.Marié à l’actrice Julia Swift, David Bamber est également le père de Theo Bamber, qui suit les traces familiales dans le monde du théâtre. Comme quoi, le talent peut aussi se transmettre discrètement, sans effets d’annonce.Dans un paysage où la notoriété peut souvent prendre le pas sur le métier lui-même, David Bamber représente une autre voie, plus silencieuse, mais tout aussi essentielle. Le genre de présence qui, sans jamais voler la vedette, parvient à l’élever.
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Marty Belafsky · 51 ansMarty Belafsky, né le 19 septembre 1975 en Californie, est un acteur et humoriste américain. Il commence sa carrière professionnelle pendant l’adolescence, avant de travailler également dans le stand-up et la production audiovisuelle.Des débuts précoces devant la caméraMarty Belafsky commence à jouer professionnellement à l’âge de treize ans. En 1989, il apparaît dans The Wonder Years, puis obtient l’année suivante le rôle régulier de Louis Plumb dans Hull High, série musicale diffusée sur NBC. Cette interprétation lui vaut en 1991 une nomination au Young Artist Award du meilleur jeune acteur dans une nouvelle série télévisée.Disney lui confie ensuite le rôle de Crutchy dans Newsies, sorti en 1992. Le film, réalisé par Kenny Ortega, réunit notamment Christian Bale et David Moscow dans un récit inspiré de la grève des jeunes vendeurs de journaux de New York à la fin du XIXe siècle. Belafsky participe également à plusieurs chansons de la bande originale, dont « Carrying the Banner » et « The World Will Know ».La distribution adolescente de Newsies obtient une nomination collective au Young Artist Award en 1993. Cette même période voit Marty Belafsky tenir le rôle du jeune Rob dans Breaking the Rules, puis celui de Ned Ryan dans Wrestling Ernest Hemingway.Brown University et l’improvisationEn 1993, Marty Belafsky ralentit son activité d’acteur pour poursuivre des études à Brown University, à Providence. Il y étudie notamment l’économie d’entreprise et l’histoire, et obtient son diplôme en 1997.Pendant ses années universitaires, il développe son travail comique au sein de la troupe d’improvisation Improvidence. Cette expérience l’oriente vers le stand-up après son retour en Californie. Il se produit notamment au Laugh Factory de Los Angeles.Sa carrière d’humoriste attire l’attention de Rodney Dangerfield, qui le choisit pour assurer certaines de ses premières parties au MGM Grand de Las Vegas. Dangerfield lui confie ensuite des rôles dans deux de ses films, The 4th Tenor et Back by Midnight.Des seconds rôles dans les comédies américainesÀ partir de la fin des années 1990, Marty Belafsky travaille principalement dans des rôles secondaires pour le cinéma et la télévision. Il interprète Louie dans Pearl Harbor en 2001 et apparaît la même année dans Evolution. Dans Men in Black II, sorti en 2002, il joue un agent affecté au contrôle douanier de l’organisation Men in Black.En 2003, Christopher Guest lui confie le rôle de Ramblin’ Sandy Pitnik dans A Mighty Wind, faux documentaire consacré à plusieurs groupes de folk réunis pour un concert hommage. Belafsky poursuit parallèlement les apparitions télévisées, notamment dans Six Feet Under, Still Standing et Boston Legal.Son travail vocal comprend également le jeu vidéo. En 2006, il prête sa voix au photographe Kent Swanson ainsi qu’à des personnages supplémentaires dans Dead Rising. La même année, il interprète Stan Martin dans Funny Money.De l’interprétation à la productionMarty Belafsky développe aussi une activité de producteur. Il est crédité comme producteur associé du film Cherry. en 2010. Plus tard, il occupe la même fonction sur la minisérie consacrée aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang en 2018, pour dix-neuf épisodes.Sa formation se poursuit parallèlement à cette évolution professionnelle. Après Brown University, Belafsky étudie à l’University of Southern California entre 2007 et 2009 et y obtient un MBA.
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Diana Bellamy · 57 ansDiana Bellamy, de son nom complet Diana Alice Bellamy, née le 19 septembre 1943 à Los Angeles, en Californie, et morte le 17 juin 2001 à Valley Village, dans la même ville, est une actrice américaine. Elle travaille au théâtre avant de multiplier les rôles de composition au cinéma et à la télévision.Une formation théâtrale et les scènes californiennesDiana Bellamy étudie à l’université de Floride du Sud, où elle participe aux activités du département de théâtre. Elle poursuit sa formation à la Southern Methodist University, au Texas, et y obtient en 1970 un Master of Fine Arts. Revenue à Los Angeles, elle commence sa carrière avec son propre théâtre de marionnettes avant de travailler comme comédienne sur scène.Le théâtre reste une activité importante au cours des années suivantes. Bellamy joue notamment dans The House of Blue Leaves au Pasadena Playhouse et dans The Skin of Our Teeth à l’Old Globe Theatre de San Diego. Elle interprète également le rôle-titre de Sister Mary Ignatius Explains It All for You au Theatre Geo de Los Angeles.En 1986, elle participe à Talking With..., série de monologues de Jane Martin. Elle y interprète une femme manipulant un véritable serpent au cours de son récit. Sa prestation attire alors l’attention du critique du Los Angeles Times Ray Loynd, qui souligne la force de sa transformation scénique.Des rôles de composition au cinémaÀ partir des années 1980, Diana Bellamy apparaît régulièrement au cinéma dans des personnages secondaires. Elle joue Maudie dans D.C. Cab en 1983, puis interprète une gardienne dans Free Ride en 1986. L’année suivante, elle apparaît dans Outrageous Fortune, avec Bette Midler et Shelley Long.Sa filmographie comprend ensuite Critters 3, où elle joue Rosalie, puis Malice de Harold Becker. Dans Outbreak, réalisé par Wolfgang Petersen en 1995, elle interprète Mrs. Pananides, employée de l’hôpital confrontée à l’épidémie qui structure le récit.En 1997, Wolfgang Petersen lui confie un autre petit rôle dans Air Force One. Bellamy y incarne l’opératrice du standard de la Maison-Blanche qui reçoit l’appel du président James Marshall, joué par Harrison Ford. Ce rôle figure parmi ses apparitions les plus identifiées au cinéma.Maggie Poole et les rôles récurrentsLa télévision offre à Diana Bellamy son premier rôle régulier avec la sitcom 13 East, diffusée sur NBC en 1989 et 1990. Elle y interprète Maggie Poole, infirmière en chef dans un service hospitalier.Elle poursuit parallèlement de nombreuses apparitions comme invitée dans des séries américaines. Elle joue notamment dans Murder, She Wrote et Seinfeld. En 1996, elle interprète Mrs. Ricardi dans un épisode de cette dernière série.À la fin des années 1990, Bellamy obtient le rôle récurrent de Cecilia Hall, principale du lycée dans la série Popular. Elle apparaît dans onze épisodes entre 1999 et 2000. Son personnage est aveugle, comme l’actrice elle-même à cette période.La poursuite du métier malgré la maladieDiana Bellamy souffre d’un cancer et de diabète. Un traitement contre le cancer aggrave ce dernier et entraîne une perte de la vue. Malgré cette cécité, elle poursuit son activité d’actrice et obtient précisément le rôle de Cecilia Hall dans Popular. Dans un entretien accordé en 1999, elle explique avoir appris à vivre avec cette nouvelle situation plutôt que d’abandonner son métier.Sa dernière apparition à la télévision a lieu dans Diagnosis Murder. L’épisode « Being of Sound Mind », dans lequel elle interprète Mrs. Drexel, est diffusé le 2 mars 2001.Diana Bellamy meurt d’un cancer à son domicile de Valley Village le 17 juin 2001, à l’âge de 57 ans. Un hommage lui est rendu quelques semaines plus tard au Court Theater de West Hollywood.
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Patxi Bisquert · 74 ansPatxi Bisquert, de son nom complet Patxi Manterola Bisquert, né le 19 septembre 1952 à Zizurkil, dans la province de Gipuzkoa, est un acteur, scénariste et réalisateur espagnol. Il est notamment connu pour son interprétation du rôle-titre dans Tasio de Montxo Armendáriz.Du monde ouvrier au cinémaÉlevé dans un environnement rural basque, Patxi Bisquert commence à travailler à quatorze ans dans une usine métallurgique. Installé ensuite à Vitoria-Gasteiz, il participe aux mouvements syndicaux et milite au sein d’ETA politico-militaire. Arrêté en 1972, il passe trois années en prison et participe ensuite à l’organisation de l’évasion de la prison de Ségovie en 1976.Cette expérience personnelle joue un rôle direct dans son entrée au cinéma. Lorsque Imanol Uribe prépare La fuga de Segovia, consacré à l’évasion de militants d’ETA détenus dans cette prison, le réalisateur et le producteur Ángel Amigo souhaitent associer au projet plusieurs personnes ayant participé aux événements. Patxi Bisquert, qui n’avait jusque-là aucune expérience professionnelle de comédien, obtient ainsi l’un des rôles du film, sorti en 1981.Il poursuit ensuite son activité d’acteur auprès de cinéastes du Pays basque et du cinéma espagnol. Alfonso Ungría le dirige dans La conquista de Albania, puis Pedro Olea lui confie le rôle d’Unai dans Akelarre.Tasio et la reconnaissanceEn 1984, Patxi Bisquert obtient le rôle principal de Tasio, premier long métrage de fiction de Montxo Armendáriz. Il y interprète à l’âge adulte un charbonnier vivant dans la vallée navarraise d’Urbasa, personnage inspiré d’un homme que le réalisateur avait rencontré lors d’un précédent travail documentaire.Cette prestation lui vaut le prix de la meilleure interprétation masculine au Festival de Tenerife en 1984, puis le prix du meilleur acteur au Festival du cinéma espagnol de Bordeaux en 1985.La même période lui apporte une importante visibilité à la télévision espagnole grâce à Segunda enseñanza, où il incarne le prêtre Rodri. Bisquert devient alors l’un des acteurs les plus identifiés au renouvellement du cinéma basque des années 1980, aux côtés de Xabier Elorriaga et d’Imanol Arias.Une présence régulière dans le cinéma basquePlusieurs réalisateurs basques font de nouveau appel à Patxi Bisquert après Tasio. Alfonso Ungría lui confie le rôle principal d’Ehun metro, adaptation de l’œuvre de Ramon Saizarbitoria dans laquelle il joue un militant d’ETA poursuivi dans la vieille ville de Saint-Sébastien. Il tient également un rôle central dans El amor de ahora d’Ernesto del Río, consacré à un ancien membre d’ETA bénéficiant des mesures de réinsertion.En 1987, il participe à Kareletik d’Anjel Lertxundi, l’un des longs métrages tournés en langue basque durant cette période. Carlos Saura le dirige ensuite dans El Dorado, consacré à l’expédition de Pedro de Ursúa et Lope de Aguirre en Amérique du Sud.À partir des années 1990, ses apparitions deviennent moins fréquentes. Il retrouve toutefois Montxo Armendáriz dans Silencio roto en 2001. En 2009, Daniel Monzón lui confie dans Celda 211 le rôle de Jon Arteaga, dit « Potolo », prisonnier membre d’ETA pris dans la mutinerie qui structure le récit.Le passage à la réalisation avec Ombuaren itzalaAprès plusieurs décennies comme acteur, Patxi Bisquert signe son premier long métrage comme réalisateur avec Ombuaren itzala. Il en écrit également le scénario et en assure la production. Le film est consacré à Pello Mari Otaño, poète et bertsolari né comme lui à Zizurkil, qui émigra à plusieurs reprises en Argentine à la fin du XIXe siècle.Le tournage se déroule en Gipuzkoa, en Navarre et en Argentine entre 2023 et 2024. Joseba Usabiaga interprète Otaño et Sara Cózar joue Madalen Alberdi. Le projet est produit par Eguzki Art Zinema avec la participation de nombreuses collectivités et associations du Pays basque.Ombuaren itzala est présenté à Zizurkil le 30 novembre 2024 avant de circuler dans plusieurs dizaines de localités basques. En septembre 2025, il est sélectionné dans la section Zinemira du Festival international du film de Saint-Sébastien, où il connaît sa première présentation internationale.
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Alessandro Borghi · 40 ansAlessandro Borghi, né le 19 septembre 1986 à Rome, est un acteur italien. Il commence à travailler sur les plateaux comme cascadeur avant de se consacrer à l’interprétation. Il reçoit en 2019 le David di Donatello du meilleur acteur pour Sur ma peau (Sulla mia pelle).Des cascades aux premiers rôlesOriginaire de Rome, Alessandro Borghi entre dans le milieu du cinéma en 2005 comme cascadeur. Il exerce cette activité pendant plusieurs années et participe notamment à des productions télévisées italiennes. Il abandonne ensuite les cascades pour se consacrer au métier d’acteur.Ses premiers emplois sont principalement des apparitions dans des séries et des téléfilms. Sa carrière prend une nouvelle dimension au milieu des années 2010. Claudio Caligari lui confie dans Mauvaise Graine (Non essere cattivo) le rôle de Vittorio, jeune homme vivant dans la périphérie romaine des années 1990. Luca Marinelli interprète son ami Cesare. Le film, dernier long métrage de Caligari, est présenté hors compétition à la Mostra de Venise en 2015 et choisi par l’Italie pour concourir à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Borghi obtient pour ce rôle sa première nomination au David di Donatello du meilleur acteur.La même année, Stefano Sollima le dirige dans Suburra. Alessandro Borghi y incarne Aureliano Adami, dit « Numero 8 », membre d’une famille criminelle d’Ostie impliqué dans les luttes de pouvoir qui structurent le récit. Le personnage contribue fortement à sa notoriété en Italie. Il retrouve l’univers de Suburra dans la série produite pour Netflix, où il reprend Aureliano pendant les trois premières saisons.Une reconnaissance dans le cinéma italienLes années qui suivent apportent à Alessandro Borghi plusieurs distinctions. Pour Fortunata de Sergio Castellitto et Il più grande sogno de Michele Vannucci, il reçoit en 2017 le Nastro d’Argento du meilleur acteur dans un second rôle. La même année, la Mostra de Venise lui confie la présentation des cérémonies d’ouverture et de clôture de sa 74e édition.Ferzan Özpetek lui donne ensuite l’un des rôles principaux de Naples voilée (Napoli velata). Son interprétation lui apporte une nouvelle nomination au David di Donatello, cette fois comme meilleur acteur. Le nombre de nominations reçues au cours de cette période témoigne de sa présence régulière parmi les interprètes distingués par l’Académie du cinéma italien.Sa collaboration avec Luca Marinelli se poursuit plusieurs années après Mauvaise Graine. Dans Les Huit Montagnes (Le otto montagne), adaptation du roman de Paolo Cognetti réalisée par Felix Van Groeningen et Charlotte Vandermeersch, Borghi incarne Bruno, un homme profondément attaché à son village des Alpes. Marinelli joue Pietro, son ami d’enfance. Présenté en compétition au Festival de Cannes en 2022, le film reçoit le Prix du Jury ex æquo avec EO de Jerzy Skolimowski.Stefano Cucchi et le David di DonatelloEn 2018, Alessandro Borghi interprète Stefano Cucchi dans Sur ma peau, réalisé par Alessio Cremonini. Le film retrace les derniers jours du jeune Romain, mort le 22 octobre 2009 après son arrestation. Il ouvre la section Orizzonti de la 75e Mostra de Venise.La préparation physique du rôle est particulièrement importante. Borghi perd 18 kilogrammes en moins de trois mois afin de se rapprocher de l’apparence de Cucchi pendant ses derniers jours. Il rencontre également sa famille et travaille à partir des éléments documentés concernant la période comprise entre son arrestation et sa mort.Cette interprétation lui vaut en 2019 le David di Donatello du meilleur acteur, première victoire de sa carrière à cette récompense après plusieurs nominations. L’Académie du cinéma italien lui attribue officiellement le prix pour Sulla mia pelle.Des personnages réels aux transformations physiquesLe travail sur Stefano Cucchi précède d’autres rôles dans lesquels Alessandro Borghi incarne des personnalités ayant réellement existé. Dans la minisérie Supersex, créée par Francesca Manieri et diffusée en 2024, il interprète Rocco Siffredi à l’âge adulte. Saul Nanni joue le même personnage dans sa jeunesse.La série en sept épisodes s’inspire de la vie du célèbre acteur pornographique italien, depuis son enfance dans les Abruzzes jusqu’à sa carrière internationale. Borghi partage notamment l’écran avec Jasmine Trinca, qui interprète Lucia, et Adriano Giannini dans le rôle de Tommaso.Dans sa vie privée, Alessandro Borghi partage sa vie avec Irene Forti. Le couple a un fils, Heima, né en avril 2023.
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Jean-Jacques Bouhon · 70 ansJean-Jacques Bouhon, de son nom complet Jean Jacques Frédéric Ralph Bouhon, né le 19 septembre 1947 à Paris et mort le 27 septembre 2017 dans la même ville, est un directeur de la photographie français. Il a également exercé d’importantes responsabilités professionnelles au sein de l’Association française des directeurs de la photographie cinématographique (AFC) et dans l’enseignement à La Fémis.Du cadre à la direction de la photographieFormé à l’image cinématographique, Jean-Jacques Bouhon commence sa carrière comme opérateur de prise de vues. Il travaille notamment comme cadreur sur Trois hommes et un couffin de Coline Serreau en 1985. L’AFC retiendra précisément ce travail parmi les étapes marquantes de son parcours.Il devient ensuite directeur de la photographie sur de nombreux longs métrages et productions pour la télévision. À la fin des années 1980, il photographie La Soule de Michel Sibra. En 1991, il signe l’image de Lune froide, premier long métrage réalisé par Patrick Bouchitey.Son activité ne se limite pas à la fiction destinée aux salles. Jean-Jacques Bouhon photographie également une dizaine de fictions télévisées ainsi qu’une vingtaine de documentaires. Parmi ces derniers figurent plusieurs films de Pierre-Oscar Lévy consacrés à la grotte Chauvet au début des années 2000.Des collaborations avec des cinéastes français et africainsAu milieu des années 1990, Jean-Jacques Bouhon travaille avec le réalisateur malien Souleymane Cissé sur Waati, présenté en compétition au Festival de Cannes en 1995. La même période le voit collaborer avec Thomas Gilou sur Raï, sorti en 1995.Il retrouve Thomas Gilou pour La Vérité si je mens !, sorti en 1997, dont il assure la direction de la photographie. Ce film constitue l’un de ses travaux les plus visibles auprès du grand public français et figure parmi ceux que l’AFC cite dans son hommage publié après sa mort.Son travail s’inscrit aussi dans des coproductions internationales. En 2002, Jean-Jacques Bouhon photographie Madame Brouette du réalisateur sénégalais Moussa Sène Absa. Le film est présenté en compétition à la Berlinale de 2003.Pour Les Choristes de Christophe Barratier, sorti en 2004, la photographie est assurée conjointement par Jean-Jacques Bouhon, Dominique Gentil et Carlo Varini. Bouhon intervient également comme opérateur de caméra supplémentaire sur le tournage.L’AFC et la représentation des directeurs de la photographieJean-Jacques Bouhon joue un rôle important au sein de l’Association française des directeurs de la photographie cinématographique, dont il est l’un des fondateurs et qu’il préside pendant plusieurs années. Son activité au sein de l’association porte notamment sur la reconnaissance du métier de directeur de la photographie et sur les échanges professionnels autour des techniques de l’image.En 2007, il choisit de ne pas solliciter un nouveau mandat de président et soutient la candidature de Rémy Chevrin pour lui succéder. Dans son dernier éditorial comme président, il confirme cependant son intention de continuer à participer aux activités de l’AFC.Il travaille également avec la Commission supérieure technique de l’image et du son (CST). À sa disparition, l’AFC souligne son implication durable dans ces différentes structures professionnelles, parallèlement à son activité de directeur de la photographie.La transmission à La FémisL’enseignement occupe une place importante dans le parcours de Jean-Jacques Bouhon. À La Fémis, il dirige puis codirige le département Image, chargé de former les futurs directeurs de la photographie et professionnels de la caméra. En 2006, l’école le mentionne notamment comme codirecteur de ce département lorsqu’il préside un jury du concours d’entrée.Son activité pédagogique se poursuit pendant de nombreuses années. En 2014, Jean-Jacques Bouhon présente encore le département Image lors de la journée portes ouvertes de La Fémis aux côtés du directeur de la photographie Pierre-William Glenn.Il participe également au programme « Filmographies : archives audiovisuelles des métiers du cinéma », mené avec les étudiants de La Fémis et la Cinémathèque française. En 2016, il assiste ainsi à l’entretien conduit par les étudiants avec Raoul Coutard et participe à la relecture éditoriale de sa transcription.La lumière pour la scèneEn parallèle de son travail cinématographique, Jean-Jacques Bouhon conçoit des éclairages pour le spectacle vivant. L’AFC lui attribue les créations lumière d’environ trente spectacles de théâtre et d’opéra.Il collabore notamment avec le metteur en scène suisse Benno Besson à la Comédie de Genève et travaille aussi avec Jorge Lavelli. Cette activité prolonge son travail sur la lumière dans un domaine où celle-ci est conçue directement pour l’espace scénique et la représentation en public.Jean-Jacques Bouhon meurt à Paris le 27 septembre 2017, huit jours après son soixante-dixième anniversaire, des suites d’une grave maladie. L’AFC annonce son décès le 4 octobre et rappelle à cette occasion son engagement auprès de l’association, de La Fémis et de la CST.
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Katrina Bowden · 38 ansKatrina Bowden est née le 19 septembre 1988 à Wyckoff, dans le New Jersey aux États-Unis. Actrice américaine à la fois connue pour sa beauté classique et son humour, Katrina Bowden s’est fait un nom à la télévision avant de poursuivre sa route à travers divers genres, principalement dans la comédie et l’horreur. Elle incarne un certain type de personnage (souvent la jolie fille un peu naïve, parfois plus maligne qu’il n’y paraît) avec une aisance qui a rapidement séduit les producteurs et le public.Katrina Bowden et la série 30 Rock : une révélation par l'humourC’est dans la série culte 30 Rock que Katrina Bowden obtient son rôle emblématique. Elle y interprète Cerie, l’assistante de Liz Lemon (jouée par Tina Fey), dont la présence aussi glamour qu’un peu à côté de la plaque fait office de contrepoint comique aux dialogues acérés de la série. Bien qu’elle ne soit pas au cœur de l’intrigue, Katrina Bowden parvient à tirer son épingle du jeu grâce à un sens du timing comique parfaitement maîtrisé. Un rôle léger, oui, mais traité avec une vraie précision.Diffusée entre 2006 et 2013, la série propulse sa notoriété, tout en l’installant dans une catégorie particulière à Hollywood : celle des actrices capables de jouer les “blondes” de façon intelligente, sans pour autant verser dans la parodie pure.Du petit au grand écran : entre comédie et horreurAprès le succès de 30 Rock, Katrina Bowden fait le saut vers le cinéma. Elle enchaîne alors plusieurs rôles dans des comédies, mais aussi dans des films d’horreur et de genre. Elle joue notamment dans Sex Drive et The Shortcut, avant de se faire remarquer dans une production devenue rapidement culte pour les amateurs de comédie horrifique : Tucker and Dale vs Evil. Dans ce film, elle campe Allison, une jeune femme prise dans un enchaînement de quiproquos sanglants. Une performance qui prouve qu’elle peut faire plus que simplement jouer la jolie fille perdue dans les bois.Katrina Bowden est également apparue dans Piranha 3DD, une autre production qui mélange humour et gore avec une générosité assumée. Dans ce genre de films, elle démontre une capacité à jouer avec les clichés, sans les subir, ce qui devient peu à peu sa signature.Une présence régulière à la télévision et dans les téléfilmsAprès ses expériences au cinéma, Katrina Bowden revient régulièrement à la télévision. Elle apparaît dans plusieurs séries et téléfilms, souvent produits pour des chaînes comme Lifetime ou Hallmark, avec ce mélange de romantisme, de tension douce et d’esthétique polie qui fait leur succès. Son visage familier, son jeu accessible et sa capacité à tenir des rôles principaux en font une actrice recherchée pour ce type de productions.Plus récemment, elle intègre le casting de la série The Bold and the Beautiful (Les Feux de l'Amour version glamour), un feuilleton emblématique du paysage télévisuel américain. Elle y incarne Flo Fulton, rôle régulier dans lequel elle s’inscrit durablement, consolidant sa place dans le cœur d’un public fidèle.Une actrice au parcours stable, en dehors du chaos hollywoodienContrairement à de nombreuses célébrités issues des séries à succès, Katrina Bowden n’a pas tenté la rupture radicale ou la reconversion spectaculaire. Elle a choisi une trajectoire plus fluide, presque tranquille, en continuant de travailler régulièrement, sans jamais chercher à provoquer ni à surjouer son image. Une stratégie discrète mais efficace.Elle a aussi prêté son image à plusieurs campagnes publicitaires, incarnant une sorte de beauté américaine saine et souriante, qui colle bien avec ses choix de carrière. Très active sur les réseaux sociaux, Katrina Bowden y partage souvent les coulisses de ses tournages, ses voyages, ou encore ses séances de sport, dans une ambiance décontractée, loin des mises en scène trop formatées.
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Victor Brandt · 84 ansVictor Brandt, né le 19 septembre 1942 à Los Angeles, en Californie, est un acteur et comédien de doublage américain. Sa carrière commence dans les années 1960 et comprend de nombreux rôles de composition ainsi qu’une activité importante dans l’animation et le jeu vidéo.Les débuts dans les séries américainesVictor Brandt commence à travailler à l’écran au milieu des années 1960. Il apparaît notamment dans la série My Three Sons avant d’obtenir un rôle récurrent dans Gomer Pyle, U.S.M.C., où il interprète le caporal Jensen dans huit épisodes entre 1967 et 1968.À la fin de cette décennie, Brandt participe à deux épisodes de Star Trek. Dans « Elaan of Troyius », il joue Watson, membre de l’équipage de l’Enterprise. Il revient quelques mois plus tard dans « The Way to Eden » sous les traits de Tongo Rad, fils d’un diplomate qui a rejoint un groupe de jeunes idéalistes à la recherche de la planète mythique Eden.Les années suivantes le voient régulièrement engagé comme acteur invité. Il apparaît notamment dans Mission: Impossible et The Odd Couple. En 1976, il joue un installateur de télévision dans le téléfilm The Boy in the Plastic Bubble, avec John Travolta.Des personnages de composition au cinéma et à la télévisionLa carrière de Victor Brandt repose longtemps sur des personnages secondaires. Cette activité l’amène à intervenir dans des séries policières et dramatiques, avec des apparitions dans T. J. Hooker ou Murder, She Wrote. Entre 1990 et 1991, il obtient un rôle régulier dans They Came from Outer Space, où il interprète le père des deux extraterrestres au centre de la série.Au cinéma, Brandt joue Devin dans le film d’horreur Neon Maniacs, sorti en 1986. Il apparaît ensuite dans Another 48 Hrs. de Walter Hill en 1990, puis interprète le détective McCracken dans Sliver en 1993.Clint Eastwood le dirige en 1997 dans Midnight in the Garden of Good and Evil. Victor Brandt y tient le rôle de l’huissier du tribunal pendant le procès du personnage incarné par Kevin Spacey.Des personnages liés aux univers de Superman et de BatmanÀ partir des années 1990, le travail vocal prend une place importante dans l’activité de Victor Brandt. Dans Superman: The Animated Series, il prête sa voix au professeur Emil Hamilton, scientifique des laboratoires S.T.A.R. qui collabore à plusieurs reprises avec Superman. Il interprète le personnage dans quatorze épisodes diffusés entre 1996 et 2000.Il reprend Emil Hamilton dans les adaptations vidéoludiques issues de la série, notamment Superman 64 et Superman: Shadow of Apokolips. Cette continuité lui permet d’accompagner le même personnage sur plusieurs productions pendant plusieurs années.L’univers de DC Comics lui confie ensuite un autre rôle. Dans The Batman, diffusé à partir de 2004, Brandt prête sa voix au gangster Rupert Thorne dans le premier épisode de la série, « The Bat in the Belfry ».Maître Pakku et MetalocalypseDans Avatar: The Last Airbender, Victor Brandt interprète Maître Pakku, maître de la maîtrise de l’eau de la Tribu de l’Eau du Nord. Le personnage apparaît d’abord comme le professeur de Katara avant d’intervenir de nouveau dans le récit. Brandt lui prête sa voix dans six épisodes diffusés entre 2005 et 2008.Une autre collaboration se prolonge pendant plusieurs années avec la série animée Metalocalypse. Victor Brandt y incarne principalement le général Crozier, militaire chargé de surveiller les activités du groupe de death metal Dethklok. Il prête aussi sa voix au cardinal Ravenwood et participe à plusieurs dizaines d’épisodes entre 2006 et 2013.Le personnage du général Crozier lui permet de revenir dans l’univers de la série après sa diffusion télévisée. En 2023, Victor Brandt participe à Metalocalypse: Army of the Doomstar, long métrage qui poursuit l'histoire de Dethklok. Sa collaboration avec la franchise s'étend ainsi sur plus de quinze ans.
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Marie-Anne Chazel · 75 ansMarie-Anne Chazel, née le 19 septembre 1951 à Gap, dans les Hautes-Alpes, est une actrice, scénariste et réalisatrice française. Membre de la troupe du Splendid, elle participe à l’écriture et à l’interprétation de plusieurs de ses créations avant de poursuivre une carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision.Du lycée Pasteur à la troupe du SplendidÀ Neuilly-sur-Seine, Marie-Anne Chazel fréquente dès la fin des années 1960 le groupe de jeunes comédiens constitué autour de Michel Blanc, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Christian Clavier. Plusieurs d’entre eux participent au club de théâtre du lycée Pasteur. Après son baccalauréat, elle entreprend des études d’histoire-géographie et suit parallèlement une formation théâtrale auprès de Tsilla Chelton.Ces comédiens fondent dans les années 1970 la troupe qui prend le nom du Splendid. Josiane Balasko et Bruno Moynot rejoignent également l’aventure. Marie-Anne Chazel participe à l’écriture collective des spectacles et joue dans les créations présentées par la compagnie. Amour, coquillages et crustacés, créé en 1976, fournit quelques années plus tard la matière des Bronzés, réalisé par Patrice Leconte.Dans le film sorti en 1978, Marie-Anne Chazel interprète Gigi, secrétaire venue passer ses vacances dans un club en Côte d’Ivoire. Elle retrouve le personnage dans Les Bronzés font du ski l’année suivante. Les membres du Splendid ne se contentent alors pas d’interpréter ces comédies, puisqu’ils participent également à leur écriture.Josette et l’écriture collective du Père Noël est une ordureEn 1979, le Splendid crée sur scène Le Père Noël est une ordure. Marie-Anne Chazel fait partie des auteurs de la pièce avec les autres membres de la troupe et interprète Josette, dite « Zézette », qui arrive au local de l’association Détresse-Amitié après une dispute avec Félix, joué par Gérard Jugnot.Jean-Marie Poiré adapte la pièce au cinéma en 1982 avec les principaux membres de la distribution originale. Marie-Anne Chazel reprend le rôle de Josette. Le film connaît lors de ses diffusions télévisées une audience qui contribue à installer durablement les personnages et les dialogues créés par la troupe.La collaboration avec ses partenaires du Splendid continue sur d’autres projets, sans que la troupe reste réunie en permanence. En 2006, Marie-Anne Chazel retrouve Michel Blanc, Josiane Balasko, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte dans Les Bronzés 3 : Amis pour la vie, où elle interprète une nouvelle fois Gigi.Ginette et la collaboration avec Jean-Marie PoiréUne autre collaboration durable lie Marie-Anne Chazel à Jean-Marie Poiré. Dans Les Visiteurs, sorti en 1993, elle interprète Ginette, une femme sans domicile fixe qui rencontre Jacquouille la Fripouille, joué par Christian Clavier. Jean Reno tient le rôle de Godefroy de Montmirail.Le succès du film conduit à une suite, Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2, sortie en 1998. Marie-Anne Chazel y reprend Ginette. Elle retrouve encore l’univers de la série en 2016 dans Les Visiteurs : La Révolution, toujours sous la direction de Jean-Marie Poiré, cette fois dans un autre rôle.Sa collaboration professionnelle avec Christian Clavier dépasse les productions du Splendid. Les deux comédiens, qui ont partagé leur vie pendant plusieurs décennies, apparaissent ensemble dans de nombreux films et téléfilms. Ils ont une fille, Margot, née en 1983.Le passage à la réalisationAprès avoir participé à l’écriture collective du Splendid et signé plusieurs scénarios, Marie-Anne Chazel passe elle-même à la réalisation avec le court métrage Le Cœur sur la main, en 2001.Elle réalise ensuite son premier long métrage, Au secours, j’ai 30 ans !, sorti en 2004. Marie-Anne Chazel cosigne le scénario avec Benjamin Legrand, à partir du roman Le Club de la dernière chance de Marian Keyes. Giovanna Mezzogiorno, Nathalie Corré et Pierre Palmade tiennent les trois rôles principaux. Le tournage se déroule notamment en Bretagne et à Paris.L’expérience reste son unique réalisation de long métrage. Marie-Anne Chazel poursuit principalement son activité de comédienne et retourne régulièrement sur scène. Elle joue notamment dans Le Butin de Joe Orton au Théâtre Fontaine au milieu des années 2000.Une distinction collective pour le SplendidLe 12 mars 2021, Marie-Anne Chazel retrouve Josiane Balasko, Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Bruno Moynot sur la scène de l’Olympia lors de la 46e cérémonie des César. L’Académie leur remet un César anniversaire, distinction spécialement attribuée cette année-là à la troupe du Splendid.La récompense intervient quarante ans après l’ouverture du théâtre du Splendid Saint-Martin. Elle distingue collectivement les sept comédiens et auteurs qui ont participé aux créations ayant établi la notoriété de la troupe.