Film Index
Une base de données du cinéma : 11 171 films et 341 152 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Bonnie Aarons · 66 ansBonnie Aarons, née le 3 juin 1979 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), est une actrice américaine principalement connue pour ses rôles dans le cinéma de genre, en particulier l’horreur. Si son nom n’est pas toujours reconnu du grand public, son visage, lui, est tout simplement impossible à oublier. À la fois sculptural et dérangeant, il a fasciné et terrifié des millions de spectateurs à travers le monde. Loin des canons classiques de Hollywood, Bonnie Aarons a su transformer cette singularité en force, devenant une figure incontournable du cinéma horrifique contemporain.Des débuts dans l’ombre aux apparitions cultesAvant de devenir la nonne démoniaque la plus célèbre du XXIe siècle, Bonnie Aarons a multiplié les petits rôles au cinéma et à la télévision, souvent dans des productions indépendantes ou à petit budget. Elle commence à tourner dans les années 1990, et si ses premières apparitions sont discrètes, elles partagent un point commun : elle marque toujours les esprits, même dans des scènes brèves.C’est dans le film Mulholland Drive (2001) de David Lynch qu’elle livre l’une de ses performances les plus dérangeantes. Elle y incarne un mystérieux personnage surnommé “the Bum”, une apparition cauchemardesque surgissant d’un recoin sombre derrière un diner. Le plan est bref, mais d’une intensité telle qu’il reste gravé dans la mémoire des spectateurs. Certains la décrivent comme l’une des scènes les plus effrayantes du cinéma moderne… sans le moindre effet spécial.Bonnie Aarons et The Nun : l’icône de l’horreur moderneC’est évidemment grâce à son rôle dans The Conjuring 2 (2016) que Bonnie Aarons entre dans une toute nouvelle dimension. Elle y incarne Valak, la nonne démoniaque, entité maléfique glaçante qui hante les personnages principaux du film. Avec son maquillage blafard, ses yeux perçants et son regard fixe, elle devient instantanément une icône de la peur.Le succès est tel que le personnage obtient son propre spin-off, The Nun (2018), dans lequel Bonnie Aarons reprend son rôle dans un contexte plus développé. Elle y incarne le mal absolu avec une économie de gestes et un sens de la présence qui donne froid dans le dos. Peu de dialogues, beaucoup de silence, mais une capacité à remplir l’écran rien qu’avec une posture ou un regard. C’est ce mélange de physicalité et de retenue qui rend son interprétation aussi redoutable.Et bien sûr, comme toute icône de l’horreur qui se respecte, Bonnie Aarons revient dans les suites et dérivés du Conjuring Universe, confirmant son statut culte auprès des fans du genre.Une actrice atypique dans un système standardiséCe qui rend le parcours de Bonnie Aarons si singulier, c’est qu’elle a su trouver sa place dans une industrie qui, historiquement, privilégie les visages formatés et les profils interchangeables. Là où beaucoup auraient pu être reléguées à des rôles anecdotiques, elle transforme chaque apparition en moment marquant. Elle a même déclaré dans certaines interviews qu’on lui avait souvent dit qu’elle ne ferait jamais carrière à cause de son apparence. Ironie du sort : c’est précisément cette différence qui la rend aujourd’hui inimitable.Bonnie Aarons ne cherche pas à rentrer dans une case. Elle incarne des personnages souvent à la marge, mystérieux, troublants, rarement sympathiques mais toujours captivants. Elle fait partie de ces rares actrices dont on reconnaît immédiatement la silhouette, et qui peut créer le malaise sans prononcer un mot.Un talent qui dépasse le simple masqueBien que son image soit aujourd’hui très associée à l’horreur, Bonnie Aarons ne se limite pas à ce genre. Elle apparaît aussi dans des comédies, des drames, et même dans le milieu du court-métrage. Elle sait alterner entre l’intensité du jeu physique et des personnages plus décalés. On l’a ainsi vue dans Drag Me to Hell, dans des clips, ou encore dans des films à l’humour noir, où son apparence contribue à créer un effet comique involontaire, voire volontairement inquiétant.Sous le maquillage de Valak ou derrière les rôles secondaires qu’elle a souvent tenus, il y a une actrice pleinement consciente de son pouvoir de suggestion. Son jeu repose moins sur les mots que sur le langage du corps, des silences, et des ruptures d’énergie. Une forme d’acting rare, presque instinctive, qui donne toute sa puissance à ses rôles.
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Lance Acord · 62 ansLance Acord est un directeur de la photographie, réalisateur et producteur américain, né le 9 septembre 1964 à Fresno, en Californie, aux États-Unis.Du San Francisco Art Institute à Bruce WeberLance Acord étudie le cinéma et la photographie au San Francisco Art Institute. Après cette formation, il s’installe à New York et devient assistant du photographe et cinéaste Bruce Weber. Cette collaboration l’amène à travailler sur des documentaires ainsi que sur des productions publicitaires.La photographie de clips musicaux occupe ensuite une place importante dans ses premiers travaux. Lance Acord collabore avec Stéphane Sednaoui, qui lui confie la photographie de Big Time Sensuality de Björk. Il travaille également avec des réalisateurs comme Michel Gondry et Mark Romanek. Avec Spike Jonze, il développe une collaboration qui se poursuit ensuite dans le long métrage.En 2001, Lance Acord reçoit le MTV Video Music Award de la meilleure photographie pour Weapon of Choice de Fatboy Slim. Réalisé par Spike Jonze, le clip met en scène Christopher Walken dans une chorégraphie tournée à l’hôtel Marriott de Los Angeles.Une collaboration régulière avec Spike JonzeLe premier long métrage dont Lance Acord assure la photographie est Buffalo '66, réalisé par Vincent Gallo et sorti en 1998. L’année suivante, Spike Jonze lui confie la direction de la photographie de Being John Malkovich, premier long métrage du réalisateur.Les deux hommes se retrouvent pour Adaptation. en 2002. Lance Acord photographie ensuite Where the Wild Things Are, adaptation du livre de Maurice Sendak réalisée par Jonze. Cette relation professionnelle prolonge leur travail commun commencé dans les clips et les campagnes publicitaires.La collaboration avec Spike Jonze comprend aussi Weapon of Choice, pour lequel Lance Acord est distingué par MTV. Jonze et lui travaillent ainsi ensemble sur des formats différents pendant plus d’une décennie, avec Acord à la direction de la photographie sur les trois premiers longs métrages réalisés par Jonze.Sofia Coppola et Lost in TranslationSofia Coppola fait appel à Lance Acord pour Lost in Translation, tourné au Japon avec Bill Murray et Scarlett Johansson. Le film sort en 2003. Sa photographie vaut à Acord une nomination au BAFTA de la meilleure photographie lors de la cérémonie de 2004.Cette collaboration se poursuit avec Marie-Antoinette, sorti en 2006. Lance Acord avait déjà travaillé avec Coppola sur le court métrage Lick the Star, réalisé en 1998. Leur association couvre ainsi les premières années de la carrière de la cinéaste, depuis son travail en format court jusqu’à ses longs métrages des années 2000.Park Pictures avec Jackie Kelman BisbeeÀ la fin des années 1990, Lance Acord développe parallèlement une activité de réalisateur publicitaire. En 1998, il fonde avec la productrice Jackie Kelman Bisbee la société Park Pictures. L’entreprise est implantée à New York avant d’étendre ses activités à Los Angeles et à Londres.La production de longs métrages devient ensuite une activité distincte de la société. Lance Acord intervient comme producteur exécutif sur plusieurs films produits par Park Pictures. Avec Jackie Kelman Bisbee et Sam Bisbee, il participe également au développement de la branche consacrée au cinéma et à la télévision.The Force et deux Emmy Awards publicitairesEn 2011, Lance Acord réalise pour Volkswagen la publicité The Force. Le film montre un enfant déguisé en Dark Vador essayant d’utiliser la Force sur différents objets avant que son père ne déclenche à distance le moteur d’une Volkswagen Passat. Diffusée autour du Super Bowl, la publicité connaît une importante circulation en ligne avant même la retransmission du match.Pour Apple, Lance Acord réalise ensuite Misunderstood. La campagne reçoit en 2014 l’Emmy Award de la meilleure publicité. Le film suit un adolescent qui semble absorbé par son téléphone pendant une réunion familiale avant de révéler qu’il l’utilisait pour réaliser un film consacré à sa famille.Une deuxième récompense dans cette catégorie est attribuée en 2019 à Dream Crazy, campagne Nike réalisée par Lance Acord avec Colin Kaepernick. Produite par Park Pictures pour l’agence Wieden+Kennedy, elle reçoit l’Emmy Award de la meilleure publicité cinq ans après celui remporté par Misunderstood.
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Maria Arcé · 47 ansMaria Arcé est une actrice, cascadeuse et productrice américaine, née un 9 septembre à Lexington, dans le Kentucky, aux États-Unis. Elle travaille également dans le doublage et commence son activité professionnelle devant l’objectif comme mannequin à l’adolescence.Du mannequinat aux premiers tournagesAdolescente, Maria Arcé travaille comme mannequin pour la photographie publicitaire. Elle poursuit ensuite son activité devant la caméra dans des clips musicaux et des publicités nationales. Parmi ses premières apparitions documentées figure le clip Miami de Will Smith.Son activité d’actrice à l’écran est attestée à partir de la fin des années 1990. Maria Arcé apparaît dans un épisode de Mortal Kombat: Conquest diffusé en 1998, où elle interprète Mya. Elle joue ensuite Summer dans Undressed et Anna Diaz dans Judging Amy.Arts martiaux et travail de cascadeLa pratique des arts martiaux accompagne une autre partie de son activité professionnelle. Maria Arcé effectue des cascades, des séquences de combat et de la conduite de précision pour des productions audiovisuelles. Cette spécialisation est distinctement créditée dans plusieurs génériques.En 2008, elle travaille comme conductrice de précision sur un épisode de Burn Notice, sans être créditée au générique de diffusion. En 2012, Maria Arcé est cascadeuse sur Junction, film dans lequel elle apparaît également devant la caméra sous l’identité d’un membre d’une unité d’intervention.Des seconds rôles dans les comédies américainesAu cinéma, Maria Arcé interprète Renee dans A Man Apart, sorti en 2003. L’année suivante, elle joue Chloe dans The Girl Next Door. Elle retrouve ensuite le registre de la comédie avec Athena dans Just Friends, aux côtés de Ryan Reynolds et Amy Smart.La télévision lui confie également des apparitions ponctuelles. En 2006, Maria Arcé joue Paula dans l’épisode « Ted Mosby: Architect » de How I Met Your Mother. Elle apparaît ensuite dans Shark. Son travail vocal comprend par ailleurs un personnage dans le jeu vidéo The Shield.Interprétation vocale et productionLe doublage fait partie des activités exercées par Maria Arcé en parallèle de ses rôles à l’image. Elle prête notamment sa voix à un poisson dans Dr. Dolittle 2, puis participe à des productions d’animation, de jeux vidéo et de livres audio.Ses crédits professionnels comprennent également la production. Maria Arcé est créditée comme productrice EPK sur Is That a Gun in Your Pocket ?, fonction liée à la production de contenus promotionnels autour du film.
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Sarah Baker · 36 ansSarah Baker est une actrice et humoriste américaine, née à Washington, dans le district de Columbia. Elle grandit à Springfield, en Virginie, avant de se former au théâtre et à l’improvisation.De James Madison University à l’improvisationSarah Baker étudie à la James Madison University, où elle obtient un double cursus en théâtre et en anglais. Après ses études, elle s’installe à Atlanta et rejoint le Whole World Improv Theatre. Elle y travaille comme interprète puis comme enseignante, dans une troupe avec laquelle elle apparaît également à la télévision locale et sur CNN au début des années 2000.Installée ensuite à Los Angeles, Sarah Baker poursuit sa formation dans l’improvisation et le sketch au Groundlings Theatre. Elle intègre notamment la Sunday Company de cette institution. Cette expérience reste directement liée à son travail ultérieur avec des réalisateurs laissant une place importante à l’improvisation, parmi lesquels Christopher Guest.The Campaign et le passage aux rôles réguliersEn 2012, Sarah Baker interprète Mitzi Huggins dans The Campaign, épouse du candidat Marty Huggins joué par Zach Galifianakis. Will Ferrell incarne son adversaire politique dans cette comédie réalisée par Jay Roach. Ce rôle précède son engagement régulier dans la série Go On.Dans Go On, Sarah Baker joue Sonia, membre du groupe de soutien fréquenté par Ryan King, personnage interprété par Matthew Perry. La série est diffusée sur NBC pendant la saison 2012-2013. Elle lui donne un rôle récurrent plus développé après plusieurs apparitions ponctuelles dans des comédies télévisées américaines.Vanessa dans LouieEn 2014, Sarah Baker interprète Vanessa dans « So Did the Fat Lady », épisode de la quatrième saison de Louie. Son personnage travaille comme serveuse au Comedy Cellar et propose un rendez-vous à Louie. Une longue conversation entre les deux personnages aborde ensuite les différences de traitement liées au poids dans les relations amoureuses.La prestation de Sarah Baker reçoit une nomination au Critics' Choice Television Award de la meilleure interprétation invitée dans une série comique. L’épisode attire également une attention critique particulière lors de sa diffusion, plusieurs critiques mettant en avant son interprétation de Vanessa et la longue scène dialoguée qui occupe la fin de l’épisode.Mindy Kominsky et les nominations collectivesÀ partir de 2018, Sarah Baker interprète Mindy Kominsky dans The Kominsky Method. Le personnage est la fille de Sandy Kominsky, professeur d’art dramatique joué par Michael Douglas. Alan Arkin incarne Norman Newlander pendant les deux premières saisons. Sarah Baker participe aux trois saisons de la série, jusqu’à sa conclusion en 2021.La distribution de The Kominsky Method est nommée au Screen Actors Guild Award de la meilleure distribution dans une série comique en 2019, puis à nouveau en 2020. Sarah Baker figure dans les deux distributions citées par la Screen Actors Guild. Une troisième nomination collective intervient pour la dernière saison lors de la cérémonie de 2022, avec Michael Douglas, Kathleen Turner et Paul Reiser parmi les interprètes retenus.
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Jamie Beamish · 50 ansJamie Beamish est un acteur, musicien, auteur et homme de théâtre irlandais, né le 9 septembre 1976 à Waterford, en Irlande. Formé d’abord à la musique, il développe ensuite une carrière principalement consacrée au théâtre, avant de travailler régulièrement pour le cinéma et la télévision.La musique avant la formation théâtraleÀ Waterford, Jamie Beamish découvre la scène en 1992, à l’âge de quinze ans, lorsqu’il participe à une production de Chicago au Theatre Royal. Après sa scolarité, il suit des études supérieures de musique dans sa ville natale et obtient un diplôme dans cette discipline. Il part ensuite à Londres pour se former au théâtre musical.Son parcours professionnel l’oriente rapidement vers le théâtre parlé. Jamie Beamish travaille sur les scènes britanniques avec le National Theatre, la Royal Shakespeare Company et Shakespeare’s Globe. Ces engagements lui permettent notamment d’aborder régulièrement Shakespeare, tout en conservant les compétences musicales acquises durant sa formation.Shakespeare entre Stratford-upon-Avon et LondresEn 2011, Jamie Beamish rejoint la Royal Shakespeare Company pour The Merchant of Venice, mis en scène par Rupert Goold avec Patrick Stewart. Il y interprète Launcelot Gobbo, transformé pour cette production située dans un Las Vegas contemporain en sosie d’Elvis Presley. Ses chansons ponctuent le spectacle, où il apparaît en combinaison blanche avec un groupe et des danseuses.La même saison de la Royal Shakespeare Company le voit également participer à Macbeth, mis en scène par Michael Boyd. Jamie Beamish poursuit ensuite son travail shakespearien au Globe, où il joue notamment Tranio dans The Taming of the Shrew en 2013. Au National Theatre, Simon Godwin lui confie en 2015 le personnage de Foigard dans The Beaux' Stratagem de George Farquhar.I, Keano et une interruption imposée par la maladieEn Irlande, Jamie Beamish interprète Roy Keane dans la comédie musicale I, Keano, présentée à l’Olympia Theatre de Dublin. Pendant cette production, en 2007, il découvre une grosseur indolore près de la clavicule. Les examens conduisent au diagnostic d’un lymphome de Hodgkin alors qu’il a trente ans.Le traitement impose à Jamie Beamish d’interrompre le spectacle et d’abandonner deux autres engagements théâtraux prévus. Il reçoit six cycles de chimiothérapie ABVD pendant six mois en Irlande. Après une récidive en 2009, il subit une greffe de cellules souches. Il reprend par la suite son activité de comédien et apporte son soutien à des organismes consacrés aux personnes atteintes de lymphome.Des personnages réguliers à la télévisionLe travail à l’écran de Jamie Beamish se développe parallèlement à ses engagements sur scène. Dans Will, série consacrée aux premières années londoniennes de William Shakespeare, il interprète Augustine Phillips pendant les dix épisodes diffusés en 2017. Il rejoint ensuite Derry Girls dans le rôle de Ciaran, compagnon puis époux de Sarah McCool.En 2020, Bridgerton lui confie Nigel Berbrooke, prétendant que la famille de Daphne Bridgerton envisage un temps comme mari pour la jeune femme. Jamie Beamish apparaît dans deux épisodes de la première saison. Son travail télévisuel comprend également Henry Antrim dans Billy the Kid, rôle qui le fait retrouver le réalisateur Otto Bathurst après leur collaboration sur Halo.Un retour au Theatre Royal de WaterfordPrès de trente ans après ses premiers pas sur sa scène, le Theatre Royal de Waterford choisit Jamie Beamish comme premier artiste en résidence de son histoire. Cette résidence, commencée en 2021 avec le soutien de l’Arts Council, lui donne pour mission de développer une nouvelle œuvre théâtrale consacrée à Waterford. Elle comprend également un programme de rencontres et de mentorat destiné aux élèves du secondaire de la ville.L’écriture retrouve ensuite sa formation musicale avec Toy Show The Musical. Jamie Beamish en coécrit l’histoire avec Lisa Tierney-Keogh et interprète Brendan Mooney, le père de famille, lors de la création en 2022. Le projet le ramène au théâtre musical après une longue période principalement consacrée aux pièces dramatiques et lui permet d’utiliser à nouveau sur scène la formation musicale suivie à Waterford avant son départ pour Londres.
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David Bennent · 60 ansDavid Bennent est un acteur suisse, né le 9 septembre 1966 à Lausanne, en Suisse. Il est le fils de l’acteur allemand Heinz Bennent et de la danseuse Diane Mansart. Sa sœur aînée, Anne Bennent, est également actrice.Une famille d’acteurs entre français et allemandDavid Bennent grandit dans un environnement familial directement lié au théâtre. Son père, Heinz Bennent, mène une carrière importante sur les scènes allemandes et au cinéma, tandis que sa sœur Anne choisit elle aussi le métier d’actrice. David Bennent vit en Suisse, en Allemagne et en France et travaille dans les deux langues qui structurent son parcours familial, le français avec sa mère et l’allemand avec son père.Il ne suit pas d’école d’art dramatique. À seize ans, alors qu’il rend visite à sa sœur Anne à Nanterre, Patrice Chéreau lui propose un rôle dans Les Paravents de Jean Genet. David Bennent accepte et rejoint le Théâtre des Amandiers. Il passe ensuite une année à la Comédie-Française, où Jean-Pierre Vincent le fait jouer dans Félicité de Jean Audureau.Oskar Matzerath dans Le TambourÀ douze ans, David Bennent interprète Oskar Matzerath dans Le Tambour, réalisé par Volker Schlöndorff d’après le roman de Günter Grass. Schlöndorff connaît déjà Heinz Bennent et cherche depuis longtemps l’interprète du personnage avant de proposer le rôle à son fils. David Bennent tourne ainsi l’un des personnages centraux du film alors qu’il n’envisage pas encore de devenir acteur professionnel.Présenté au Festival de Cannes en 1979, Le Tambour reçoit la Palme d’or ex æquo avec Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Le film remporte ensuite l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Cette interprétation apporte très tôt à David Bennent une notoriété internationale, suivie de nombreuses propositions qu’il ne transforme pas en carrière continue d’enfant acteur.Patrice Chéreau, Klaus Michael Grüber et Peter BrookAprès Les Paravents, David Bennent travaille avec plusieurs metteurs en scène européens. Klaus Michael Grüber le dirige dans Le Roi Lear à Berlin, où il interprète le Fou, puis dans une pièce d’Eduardo Arroyo à Munich. David Bennent travaille pendant environ deux ans avec Grüber.Peter Brook compte également parmi ses collaborations importantes. David Bennent participe à La Tempête au début des années 1990, puis à L’Homme qui, spectacle inspiré des travaux neurologiques d’Oliver Sacks. Il rejoint ensuite Qui est là ?, recherche théâtrale élaborée par Brook et Marie-Hélène Estienne autour de Hamlet et de textes consacrés au jeu de l’acteur.Fin de partie avec Heinz BennentEn 1995, David Bennent partage la scène avec son père dans Fin de partie de Samuel Beckett, mise en scène par Joël Jouanneau. Heinz Bennent interprète Hamm et son fils joue Clov. La production est répétée au Théâtre Vidy-Lausanne avant d’être présentée notamment au Festival d’Avignon.Cette collaboration familiale intervient après des années durant lesquelles père et fils ont développé séparément leur activité théâtrale. David Bennent avait déjà envisagé auparavant de jouer Fin de partie en allemand dans le rôle de Hamm, projet qu’il avait abandonné pendant les répétitions. Avec Joël Jouanneau, il aborde finalement la pièce en français dans le rôle de Clov, face à Heinz Bennent.Un travail poursuivi dans plusieurs languesDavid Bennent poursuit son activité sur les scènes européennes tout en conservant des apparitions au cinéma. Il parle couramment français, allemand et anglais, compétences directement utilisées dans une carrière répartie entre plusieurs pays.Cette capacité à travailler dans plusieurs langues accompagne notamment ses engagements dans des compagnies françaises et germanophones. David Bennent continue ainsi à exercer principalement comme acteur de théâtre, avec des collaborations qui l’ont conduit des Amandiers de Patrice Chéreau aux Bouffes du Nord de Peter Brook.
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Bernard Blancan · 68 ansBernard Blancan est un acteur, réalisateur et auteur français, né le 9 septembre 1958 à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Il exerce d’abord comme fonctionnaire avant de commencer son activité de comédien au théâtre à Bordeaux.Yves Caumon et les débuts devant la caméraÀ Bordeaux, Bernard Blancan rencontre le réalisateur Yves Caumon, avec lequel il noue une collaboration durable. Il joue dans son court métrage Antonin en 1989, puis participe à La Beauté du monde. Caumon le dirige également dans Amour d’enfance, présenté en 2001 dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes.Leur collaboration se poursuit avec Cache-cache, où Bernard Blancan tient le rôle principal. Le film est présenté en 2005 à la Quinzaine des réalisateurs. Une autre cinéaste accompagne ses premiers travaux au cinéma, Hélène Angel, qui le dirige dans Peau d’homme, cœur de bête en 1999 puis le retrouve quelques années plus tard.Le prix d’interprétation d’IndigènesRachid Bouchareb confie à Bernard Blancan le rôle du sergent Roger Martinez dans Indigènes. Présenté en compétition au Festival de Cannes 2006, le film suit des soldats issus des colonies françaises engagés dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale. Bernard Blancan y joue aux côtés de Sami Bouajila, Roschdy Zem, Samy Naceri et Jamel Debbouze.Le 28 mai 2006, les cinq acteurs reçoivent collectivement le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes. Bernard Blancan retrouve ensuite Rachid Bouchareb dans London River, puis dans Hors-la-loi. Ce dernier est à son tour présenté en compétition à Cannes en 2010.La réalisation autour d’une histoire familialeEn 2011, Bernard Blancan écrit et réalise le documentaire Retour aux sources. Le film prend pour point de départ sa rencontre, en 2006, avec son père biologique, qu’il n’avait pas connu. Celui-ci est sourcier et Bernard Blancan apprend à son tour cette pratique.D’une durée de 52 minutes, Retour aux sources associe cet apprentissage à la relation qui se construit entre le réalisateur et son père. Le documentaire reçoit en 2013 le Lutin du meilleur film documentaire. Bernard Blancan passe également à la réalisation de fiction avec le court métrage Ogres niais, réalisé en 2013.L’écriture et la pratique de sourcierL’expérience racontée dans Retour aux sources conduit aussi Bernard Blancan à publier Secrets de sourcier aux éditions Eyrolles en 2012. La même année paraît Journal d’un comédien, du footing aux palmes, consacré à son parcours d’acteur et notamment à l’expérience du Festival de Cannes.Bernard Blancan poursuit ensuite ses publications consacrées au sourcier et aux sujets qu’il étudie autour de l’eau. Si j’étais guérisseur paraît chez Eyrolles en 2014. Il publie également chez cet éditeur Les pouvoirs de l’eau, consacré à ses recherches personnelles sur les rapports qu’il établit entre l’eau et la conscience.
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Clay Chamberlin · 46 ansClay Chamberlin est un acteur et producteur américain, né le 9 septembre 1980 à Covington, en Louisiane, aux États-Unis. Son activité professionnelle comprend également de nombreux emplois de doublure lumière et de plateau, crédités comme « stand-in » sur des productions américaines.Des premiers rôles à une activité régulière de stand-inAu milieu des années 2000, Clay Chamberlin apparaît devant la caméra dans Waiting..., où il interprète le présentateur d’une vidéo. Il joue ensuite un serveur dans Mad Money en 2008. Sur ce même film, il travaille aussi comme stand-in de Ted Danson, cumulant ainsi un rôle à l’écran avec une fonction technique auprès d’un acteur principal.Cette activité de stand-in prend une place importante dans ses crédits professionnels. Sur The Change-Up, sorti en 2011, Clay Chamberlin est la doublure de plateau de Ryan Reynolds. Quelques années plus tard, il remplit la même fonction auprès de Josh Duhamel pendant le tournage de Misconduct. Ces emplois s'ajoutent à ses apparitions comme comédien, sans se confondre avec les personnages qu'il interprète à l'écran.Des personnages secondaires au cinéma et à la télévisionComme acteur, Clay Chamberlin tient régulièrement des rôles de faible durée clairement identifiés au générique. Dans The Open Road, il joue un fan impatient. Il interprète Arnie dans I Love You Phillip Morris, puis une victime dans la rue dans Green Lantern, rôle non crédité au générique principal.La télévision lui fournit également plusieurs personnages ponctuels. Clay Chamberlin joue notamment un caissier dans un épisode de Breakout Kings et un journaliste dans The Astronaut Wives Club. Dans The Terminal List, il apparaît sans crédit au rôle du père d’un garçon. Son travail sur cette série comprend aussi une fonction de stand-in auprès de Chris Pratt sur plusieurs épisodes.Une collaboration de plateau avec Chris PrattLe travail de Clay Chamberlin comme stand-in de Chris Pratt est documenté sur The Terminal List. Les crédits de la série le mentionnent dans cette fonction sur plusieurs épisodes. Cette collaboration appartient à une activité professionnelle distincte de ses rôles d’acteur et représente une part importante des nombreux crédits de membre d’équipe accumulés au cours de sa carrière.Parallèlement, Clay Chamberlin continue d’interpréter des personnages à l’écran. Dans le court métrage d’horreur Bishop's Day, sorti aux États-Unis le 23 février 2025, il tient le rôle de Clifford Bishop sous la direction de Christopher Kelly. Le film, d’une durée de onze minutes, a été tourné à Fayetteville, en Géorgie.
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Cheon Ho-jin · 66 ansCheon Ho-jin, né le 9 septembre 1960 à Busan, est un acteur sud-coréen. Fils du lutteur professionnel Cheon Gyu-deok, il étudie la chimie à l’université Inha avant d’abandonner ce cursus et d’entamer une carrière de comédien au début des années 1980. Le choix du métier après le service militaireAu lycée, Cheon Ho-jin commence à envisager le métier d’acteur après avoir vu Voyage au bout de l’enfer. Il entre néanmoins au département de chimie de l’université Inha, puis effectue son service militaire dans l’armée de l’air. À sa démobilisation, en 1983, il choisit de ne pas reprendre ses études et se présente au concours de recrutement de MBC. Il est retenu cette même année et commence à travailler comme acteur pour la télévision. Le cinéma arrive quelques années plus tard. Cheon Ho-jin obtient l’un de ses premiers rôles importants dans Chung: Blue Sketch, réalisé par Lee Kyu-hyung en 1986. Ses premiers engagements à l’écran s’inscrivent alors dans une activité déjà installée à la télévision, où il participe à des téléfilms et à des séries produites par les grands diffuseurs sud-coréens. Des personnages d’autorité aux rôles familiauxAu fil des années, Cheon Ho-jin interprète fréquemment des pères de famille, des policiers, des dirigeants ou des personnages occupant une position d’autorité. Dans My Golden Life, diffusée à partir de 2017, il joue Seo Tae-soo, ancien entrepreneur devenu travailleur journalier après une faillite. Le personnage est le père de l’héroïne Seo Ji-an, interprétée par Shin Hye-sun. Cette interprétation lui vaut le Grand Prix des KBS Drama Awards en 2017, partagé avec Kim Young-chul. Il s’agit du premier Daesang de sa carrière. Lors de la cérémonie, Cheon Ho-jin dédie notamment la récompense aux parents et évoque son père alors malade. Trois ans plus tard, Once Again lui confie Song Young-dal, commerçant et père de quatre enfants. La série dépasse 37 % d’audience à son plus haut niveau, et Cheon Ho-jin reçoit pour ce rôle un deuxième Grand Prix aux KBS Drama Awards, attribué le 31 décembre 2020. Deux Grands Prix KBS à trois ans d’intervalleLe Daesang de 2020 intervient après plus de trois décennies de carrière. Dans Once Again, Cheon Ho-jin joue notamment face à Cha Hwa-yeon et Lee Jung-eun. Son personnage retrouve au cours du récit une sœur dont il avait été séparé pendant quarante ans, intrigue qui occupe une place importante dans la seconde moitié de la série. Au moment de recevoir cette seconde récompense, son père Cheon Gyu-deok est mort depuis quelques mois. Cheon Ho-jin lui rend hommage dans son discours et remercie également Cha Hwa-yeon pour son soutien pendant le tournage. Son premier Grand Prix remontait précisément à 2017, également pour un rôle de père dans une série du week-end de KBS. Cheon Gyu-deok, un père issu du catch professionnelCheon Ho-jin est le fils de Cheon Gyu-deok, figure de la première génération du catch professionnel sud-coréen. Cette filiation est également mentionnée dans la présentation biographique publiée avec son propre ouvrage consacré au travail du bois. Né dans le quartier de Beomil-dong à Busan, Cheon Ho-jin grandit ainsi dans une famille déjà liée au spectacle sportif. Son père meurt en 2020, pendant la diffusion de Once Again. L’acteur évoque publiquement cette disparition lorsqu’il reçoit son Grand Prix KBS à la fin de la même année. Dix années de pratique du travail du boisEn dehors du métier d’acteur, Cheon Ho-jin pratique durablement la menuiserie et le bricolage sur bois. Après environ dix années d’apprentissage personnel, il publie en 2009 Cheon Ho-jin-ui Saenghwal Mokgong DIY, un ouvrage de 240 pages consacré à la fabrication de meubles, à l’utilisation des outils et aux techniques de finition. Cette activité dépasse le cadre d’un simple passe-temps. Cheon Ho-jin exploite également une boutique de bricolage en ligne appelée « Mandulgo ». Son livre s’appuie sur l’expérience acquise dans cet atelier et est accompagné dans son édition originale d’un DVD pédagogique de six heures.
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Marc Citti · 60 ansMarc Citti est un acteur, dramaturge, écrivain, compositeur et interprète français, né le 9 septembre 1966 à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Il est le frère de l’actrice Christine Citti. L’école des Amandiers avec Patrice ChéreauMarc Citti intègre en 1987 l’école des comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre, alors dirigée par Pierre Romans et Patrice Chéreau. Cette formation le conduit à travailler avec Chéreau sur scène et au cinéma à la fin des années 1980. Il participe notamment à Platonov et à Hamlet, avant de retrouver le metteur en scène sur La Reine Margot en 1994, où il interprète Crussol. Cette période devient également la matière d’un livre. En 2015, Marc Citti publie chez Actes Sud Les Enfants de Chéreau. Une école de comédiens, consacré aux années passées à Nanterre et au compagnonnage artistique qui suit sa formation. Le récit couvre notamment la seconde promotion de l’école entre 1986 et 1989 et l’expérience d’Hamlet dans la Cour d’honneur du palais des Papes à Avignon. Une collaboration régulière avec Jérôme BonnellAu cinéma, Marc Citti travaille à plusieurs reprises avec Jérôme Bonnell. Leur collaboration commence avec Le Chignon d’Olga, sorti en 2002, dans lequel il interprète François. Ce rôle lui vaut le prix du jury du meilleur second rôle masculin au Festival Jean Carmet de Moulins. Bonnell fait ensuite de nouveau appel à Marc Citti pour Les Yeux clairs, puis pour J’attends quelqu’un et La Dame de trèfle. Cette fidélité constitue l’une des collaborations les plus régulières de son parcours au cinéma. En parallèle, il reçoit en 2002 un prix d’interprétation au Festival du jeune comédien de Béziers pour Les Cachetonneurs de Denis Dercourt. L’écriture théâtrale à partir de Kiss RichardL’écriture prend une place importante dans son travail avec Kiss Richard, créé en 2012 à partir de Richard III de Shakespeare. Marc Citti adapte le texte, ajoute des passages originaux et interprète seul les personnages sous la direction de Magali Léris. Le spectacle lui vaut un prix d’interprétation masculine au Festival d’Avignon en 2013. Il écrit ensuite Le Temps des suricates, créé en 2014, puis Les Vies de Swann. Cette dernière pièce, qu’il met également en scène et interprète, reçoit le prix « coup de cœur » de la presse au Festival d’Avignon en 2018. Les deux textes sont publiés ensemble chez L’Harmattan en 2019. L’écriture de Marc Citti s’étend aussi au roman. Sergent papa, publié chez Calmann-Lévy en 2018, constitue son premier roman. Il poursuit son activité dramatique avec Le Voyage de Paula S., pièce publiée et montée au Théâtre Montparnasse en 2025 avec Julie Delarme, dans une mise en scène de Stéphane Cottin. Chanson et compositionLa musique constitue une autre activité de Marc Citti. Auteur, compositeur et interprète, il donne plusieurs séries de concerts à Paris au cours des années 2000 et publie l’album Dénouer les liens. Il compose également la musique du court métrage Tout compte fait, réalisé par Éric Rebut. Son travail d’interprète se poursuit parallèlement à ces activités. À la télévision, il tient notamment le rôle récurrent de Victor dans Kaboul Kitchen. En 2015, il incarne également Jacques Prévert dans Arletty, une passion coupable, réalisé par Arnaud Sélignac avec Laetitia Casta dans le rôle d’Arletty.