Film Index
Une base de données du cinéma : 14 459 films et 394 188 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Alberto Ammann · 48 ansAlberto Ammann Rey est né le 20 octobre 1978 à Córdoba, en Argentine. Il passe ses premières années en Amérique du Sud avant que sa famille ne s’installe en Espagne au début des années 80, fuyant la dictature militaire argentine. Cette double appartenance culturelle, argentine et espagnole, deviendra une richesse dans son approche du jeu, lui permettant de naviguer avec aisance entre différents registres et accents.Après des études d’art dramatique à Madrid, Alberto Ammann se forme auprès de professeurs renommés et affine sa technique sur scène avant de se lancer au cinéma. Son parcours illustre la patience et la rigueur d’un acteur qui choisit ses projets avec soin, préférant attendre le bon rôle plutôt que de se précipiter.Révélation au cinéma avec « Celda 211 »La carrière d’Alberto Ammann prend un tournant décisif en 2009 grâce au film Celda 211 (Cellule 211), réalisé par Daniel Monzón. Dans ce thriller carcéral intense, il interprète un jeune gardien de prison pris dans une émeute et contraint de se faire passer pour un détenu. Sa performance lui vaut le Goya du meilleur acteur, une distinction prestigieuse qui le propulse sur le devant de la scène en Espagne.Ce rôle marque les esprits par sa justesse émotionnelle et son intensité, révélant un comédien capable de transmettre tension et vulnérabilité dans un même mouvement. Dès lors, Alberto Ammann s’impose comme l’un des visages marquants du cinéma ibérique de la fin des années 2000.Diversité des rôles et ouverture internationaleAprès ce succès, Alberto Ammann enchaîne avec des projets variés. On le retrouve dans Lope (2010), fresque historique sur le dramaturge Lope de Vega, où il incarne le personnage-titre avec un mélange de fougue et de sensibilité. Il tourne également dans des productions internationales comme Invasor ou encore Eva, prouvant sa capacité à évoluer dans différents genres, du drame historique à la science-fiction.À partir de 2015, il gagne en visibilité mondiale grâce à la série Narcos produite par Netflix, où il interprète Pacho Herrera, membre du cartel de Cali. Ce rôle récurrent, joué avec subtilité, le fait connaître auprès d’un public bien plus large, tout en confirmant sa maîtrise des rôles complexes.Un acteur discret mais solideContrairement à d’autres comédiens de sa génération, Alberto Ammann reste relativement discret en dehors des plateaux. Cette réserve alimente l’image d’un acteur concentré sur son travail plus que sur la médiatisation. Il privilégie les personnages porteurs de densité dramatique et s’implique pleinement dans ses rôles, parfois au prix d’une longue préparation.Sa double nationalité et sa formation hispano-argentine lui permettent d’être crédible aussi bien dans des récits ancrés en Amérique latine que dans des histoires européennes. Cette polyvalence constitue l’un de ses atouts majeurs, et explique sa présence régulière dans des coproductions internationales.Place dans le paysage cinématographiqueAlberto Ammann occupe aujourd’hui une place singulière dans le cinéma et les séries hispanophones. Son parcours démontre qu’il est possible de conjuguer reconnaissance critique, succès populaire et fidélité à une démarche artistique personnelle. Des films primés aux productions télévisées mondiales, il incarne une génération d’acteurs capables de franchir les frontières culturelles et linguistiques.Il reste, pour beaucoup, l’interprète marquant de Celda 211, mais sa carrière continue de s’enrichir de rôles variés qui confirment la profondeur et la constance de son jeu.
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John Anderson · 69 ansJohn Anderson est un acteur américain, né le 20 octobre 1922 à Clayton, dans l’Illinois, et mort le 7 août 1992 à Sherman Oaks, en Californie. Acteur de caractère ayant interprété plus de 500 rôles à la télévision, il est notamment connu pour son apparition dans Psychose (1960), d’Alfred Hitchcock, pour ses nombreuses collaborations avec les séries westerns américaines et pour son interprétation de Harry Jackson, le grand-père du personnage principal de MacGyver. Il a également incarné plusieurs personnalités historiques, dont Abraham Lincoln et le commissaire de baseball Kenesaw Mountain Landis.Une enfance dans l’Illinois et une formation dramatiqueJohn Anderson grandit dans une ferme proche de Clayton, avant que sa famille ne s’installe à Quincy, également dans l’Illinois. Sa mère y tient un comptoir de vente de cigares. Pendant sa jeunesse, il pratique l’athlétisme et participe aux activités des Boy Scouts. Il occupe aussi la fonction de tambour-major dans une formation musicale scolaire.Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans les garde-côtes américains, où il participe notamment à la protection des convois maritimes contre les attaques des sous-marins allemands. Après son service militaire, il entreprend en 1946 des études à l’université de l’Iowa, où il obtient un master en art dramatique.Sa première expérience professionnelle de comédien se déroule à bord du Goldenrod, bateau-théâtre naviguant sur le Mississippi. Il rejoint ensuite le Cleveland Play House, où il travaille pendant une année, avant de se produire sur les scènes new-yorkaises.À Broadway, il participe notamment à la comédie musicale Paint Your Wagon en 1951, puis à The Emperor’s Clothes en 1953. Il joue également dans La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams, présentée au Morosco Theatre à partir de 1955. Il apparaît dans des productions de théâtre estival, notamment Home of the Brave, pièce d’Arthur Laurents.Un acteur de caractère dans les westerns américainsAvec sa grande taille, sa voix grave et son visage anguleux, John Anderson obtient de nombreux rôles de représentants de l’autorité. Il interprète régulièrement des shérifs et des officiers dans les séries américaines des années 1950 et 1960.Il incarne notamment Virgil Earp, frère du célèbre marshal Wyatt Earp, dans The Life and Legend of Wyatt Earp, série diffusée sur ABC avec Hugh O’Brian dans le rôle principal. Il travaille également à plusieurs reprises sur Gunsmoke, où il interprète différents personnages face à James Arness.Dans l’épisode « Buffalo Man » de Gunsmoke, il joue Ben Siple, un personnage qui affronte physiquement le marshal Matt Dillon. La séquence de bagarre, tournée avec James Arness, sera utilisée comme exercice de montage dans des écoles de cinéma américaines.Il participe également à L’Homme à la carabine (The Rifleman), avec Chuck Connors, et à Le Virginien (The Virginian). Au cinéma, il joue Elder Hammond dans Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country, 1962), réalisé par Sam Peckinpah. Le film réunit Randolph Scott et Joel McCrea, deux figures du western américain.En 1967, il reçoit un Western Heritage Award du National Cowboy Hall of Fame pour son travail dans les productions consacrées à l’Ouest américain.California Charlie dans PsychoseEn 1960, Alfred Hitchcock confie à John Anderson le rôle de California Charlie, vendeur de voitures d’occasion dans Psychose (Psycho).Son personnage reçoit la visite de Marion Crane, interprétée par Janet Leigh, qui souhaite échanger rapidement son automobile après avoir quitté Phoenix avec une importante somme d’argent volée à son employeur. La méfiance du vendeur devant son comportement contribue à la tension de cette séquence.Le rôle réunit Anderson et Janet Leigh dans l’une des parties du film précédant l’arrivée de Marion au motel Bates. Psychose sort aux États-Unis en juin 1960 et devient l’une des œuvres les plus connues du réalisateur britannique.Il retrouve par ailleurs le cinéma de genre avec Le Mystère de la chambre forte (The Satan Bug, 1965), réalisé par John Sturges, dans lequel il incarne l’agent Reagan.Dans La Brigade des cow-boys (Day of the Evil Gun, 1968), réalisé par Jerry Thorpe, il interprète Addis, chef d’un groupe de hors-la-loi. Le film met en vedette Glenn Ford et Arthur Kennedy.Abraham Lincoln et les personnages historiquesLa ressemblance physique de John Anderson avec Abraham Lincoln lui permet d’incarner à plusieurs reprises le seizième président des États-Unis. Il reprend notamment ce personnage dans The Lincoln Conspiracy (1977), réalisé par James L. Conway, film consacré à l’assassinat du président américain en 1865.Il interprète également le président Franklin D. Roosevelt dans Backstairs at the White House (1979), minisérie de NBC adaptée du livre de Lillian Rogers Parks. Le récit suit la vie du personnel domestique de la Maison-Blanche au cours de plusieurs administrations présidentielles.Dans le domaine sportif, il incarne à deux reprises le juge Kenesaw Mountain Landis, premier commissaire de la Ligue majeure de baseball. Il retrouve notamment cette personnalité historique dans Les Coulisses de l’exploit (Eight Men Out, 1988), réalisé par John Sayles.Le film revient sur le scandale des Black Sox de 1919, au cours duquel plusieurs joueurs des White Sox de Chicago sont accusés d’avoir participé à la manipulation des résultats des Séries mondiales. Landis, nommé commissaire du baseball en 1920, prononce en 1921 l’exclusion définitive des huit joueurs impliqués.Quatre apparitions dans La Quatrième DimensionJohn Anderson entretient une collaboration notable avec le scénariste et producteur Rod Serling, créateur de la série fantastique La Quatrième Dimension (The Twilight Zone). Il participe à quatre épisodes de la série originale, diffusés entre 1960 et 1963.Dans « A Passage for Trumpet » (1960), il interprète Gabriel, un ange qui vient en aide à Joey Crown, trompettiste désespéré incarné par Jack Klugman. Il retrouve l’univers de Serling dans « The Odyssey of Flight 33 » (1961), où il incarne le commandant Farver, pilote d’un avion de ligne confronté à une anomalie temporelle.En 1963, il joue Deitrich dans « Of Late I Think of Cliffordville », puis Goldsmith dans « The Old Man in the Cave ». Ce dernier épisode, situé après une catastrophe nucléaire, met également en scène James Coburn dans le rôle du major French.Il participe aussi à Au-delà du réel (The Outer Limits), où il interprète un interrogateur extraterrestre dans l’épisode « Nightmare » (1963).Harry Jackson, le grand-père de MacGyverÀ partir de 1985, John Anderson interprète Harry Jackson dans MacGyver, série créée par Lee David Zlotoff et diffusée sur ABC. Son personnage est le grand-père maternel d’Angus MacGyver, incarné par Richard Dean Anderson.Harry Jackson apparaît dans plusieurs épisodes et joue un rôle important dans l’histoire personnelle du héros. Il lui a notamment enseigné la débrouillardise et le respect des autres. Leur relation est développée dans « Target MacGyver », premier épisode auquel participe John Anderson, diffusé le 22 décembre 1985.Il reprend son personnage dans « Phoenix Under Siege » (1987), où le grand-père et son petit-fils se retrouvent confrontés à une prise d’otages au sein de la Fondation Phoenix.L’épisode « Passages », diffusé le 30 avril 1990, raconte la mort de Harry Jackson et les expériences vécues par MacGyver alors qu’il se trouve dans le coma. Anderson y retrouve Richard Dean Anderson dans une séquence consacrée à la disparition de son personnage. Il apparaît également dans « Harry’s Will », diffusé en novembre 1990.La reconnaissance sur scène à Los AngelesLe théâtre demeure une activité importante pour John Anderson. En 1986, il interprète un second rôle dans In the Sweet By and By, pièce présentée au Back Alley Theater de Los Angeles.Sa prestation lui vaut le Los Angeles Drama Critics Circle Award du meilleur acteur dans un second rôle. Cette distinction récompense son travail sur scène, après plusieurs décennies de carrière dans le spectacle américain.Il participe également à une production de Winesburg, Ohio, adaptation de l’œuvre de Sherwood Anderson, présentée en 1971 au Santa Barbara Performing Arts Center. Il y interprète le docteur Reefy.En 1992, il prépare une nouvelle production de In the Sweet By and By, destinée à Broadway, reprenant ainsi la pièce qui lui avait valu sa distinction à Los Angeles.Vie familiale et dernières annéesLe 8 juin 1946, John Anderson épouse Patricia Ann Cason. Le couple a deux enfants. Son épouse meurt le 18 février 1989, après plus de quarante-deux années de mariage.Quelques mois après ce décès, l’acteur participe à Star Trek : La Nouvelle Génération (Star Trek: The Next Generation). Dans l’épisode « The Survivors », diffusé en octobre 1989, il incarne Kevin Uxbridge, un homme vivant isolé sur une planète dévastée avec son épouse Rishon, interprétée par Anne Haney.Il considère ce rôle comme l’un des plus difficiles de sa carrière, en raison des thèmes du deuil et de la disparition d’un être cher abordés dans l’épisode.John Anderson meurt le 7 août 1992, à l’âge de 69 ans, d’une crise cardiaque survenue à son domicile de Sherman Oaks, dans la région de Los Angeles.
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Craig R. Baxley · 77 ansCraig R. Baxley est un réalisateur, cascadeur, coordinateur de cascades, acteur et écrivain américain, né le 20 octobre 1949 à Los Angeles, en Californie, aux États-Unis. Il est notamment connu pour avoir réalisé Action Jackson (1988) et Dark Angel (1990), ainsi que plusieurs productions télévisées écrites par Stephen King, dont La Tempête du siècle (1999) et Rose Red (2002). Avant de devenir réalisateur, il travaille comme cascadeur et directeur de seconde équipe sur des productions hollywoodiennes, notamment Predator (1987).Une famille de cascadeurs et les premiers pas à HollywoodCraig R. Baxley appartient à une famille de professionnels du cinéma spécialisés dans les cascades. Son père, Paul Baxley, exerce comme cascadeur, coordinateur de cascades et réalisateur de seconde équipe. Son cousin Gary Baxley travaille également dans ce domaine. La tradition familiale se poursuit avec son fils Craig Baxley Jr., devenu cascadeur et coordinateur de cascades, puis avec son petit-fils Cash Baxley, également actif dans cette profession.Il commence sa carrière cinématographique en 1971, en participant aux cascades de Les diamants sont éternels, film de la série James Bond avec Sean Connery. Il travaille ensuite sur plusieurs productions américaines nécessitant des séquences physiques, notamment des poursuites automobiles.Parallèlement aux cascades, il obtient de petits rôles à l’écran. Dans Tuez Charley Varrick ! (1973), réalisé par Don Siegel, il interprète Van Sickle. Il apparaît également dans la série Dossiers brûlants (Kolchak: The Night Stalker), diffusée entre 1974 et 1975, ainsi que dans des épisodes de Mannix et Section 4 (S.W.A.T.).Au cours des années 1970, il devient membre de Stunts Unlimited, organisation professionnelle réunissant des cascadeurs hollywoodiens, dont il exerce également la présidence.La coordination des cascades et la seconde équipeLa carrière de Craig R. Baxley prend une dimension technique et organisationnelle lorsqu’il commence à coordonner les cascades sur des tournages de cinéma et de télévision. Il intervient notamment sur Les Guerriers de la nuit (The Warriors, 1979), réalisé par Walter Hill, où il supervise les cascades et interprète un membre de gang.En 1980, il coordonne les cascades du western Le Gang des frères James, également réalisé par Walter Hill. Le film réunit notamment les frères David et Keith Carradine, qui interprètent les hors-la-loi Cole et Jim Younger. Baxley participe à la préparation des séquences d’action, dans une production qui accorde une place importante aux scènes à cheval.Il travaille ensuite comme réalisateur de seconde équipe sur Reds (1981), de Warren Beatty. Cette fonction lui donne la responsabilité de séquences tournées séparément de l’équipe principale, sous la supervision artistique du réalisateur.Sa collaboration avec Warren Beatty se prolonge pendant plus de vingt-cinq ans. Il travaille également avec plusieurs cinéastes hollywoodiens, dont Steven Spielberg et Norman Jewison, au cours de ses activités dans les cascades et la seconde équipe.En 1987, il participe à Predator, réalisé par John McTiernan, en qualité de coordinateur des cascades et réalisateur de seconde équipe. Le film, tourné principalement dans des environnements naturels au Mexique, met en scène Arnold Schwarzenegger face à une créature extraterrestre. Baxley intervient dans la réalisation de séquences d’action associant déplacements en terrain accidenté et effets pyrotechniques.L’Agence tous risques et le passage à la réalisationLa série Shérif, fais-moi peur ! (The Dukes of Hazzard) constitue l’un des principaux engagements télévisuels de Craig R. Baxley comme coordinateur de cascades et réalisateur de seconde équipe. Diffusée sur CBS, elle comporte de nombreuses poursuites automobiles et des sauts de véhicules qui mobilisent régulièrement plusieurs cascadeurs.Il poursuit cette activité sur L’Agence tous risques (The A-Team), série d’action créée par Stephen J. Cannell et Frank Lupo, diffusée sur NBC à partir de 1983. Il travaille d’abord sur les cascades et la seconde équipe avant d’obtenir ses premiers engagements comme réalisateur d’épisodes.Il dirige notamment des épisodes au cours des saisons suivantes de la série, dont les personnages principaux sont interprétés par George Peppard, Dirk Benedict, Dwight Schultz et Mr. T. Cette première expérience de réalisation intervient dans un programme dont il connaît déjà les contraintes de tournage et les dispositifs d’action.En 1988, il réalise son premier long métrage pour le cinéma, Action Jackson, produit par Joel Silver. Le film met en vedette Carl Weathers dans le rôle de Jericho Jackson, un policier de Detroit confronté à un industriel criminel incarné par Craig T. Nelson. Sharon Stone et Vanity figurent également à la distribution.Il dirige ensuite Dolph Lundgren dans Dark Angel (I Come in Peace, 1990), film de science-fiction policier dans lequel un enquêteur affronte un extraterrestre impliqué dans un trafic de drogue. En 1991, il réalise Stone Cold, avec Brian Bosworth, consacré à l’infiltration d’un gang de motards par un policier.La collaboration avec Stephen KingEn 1997, Craig R. Baxley rencontre l’écrivain Stephen King dans le cadre de la préparation de La Tempête du siècle (Storm of the Century). Le projet repose sur un scénario original écrit directement pour la télévision par King, et non sur l’adaptation d’un roman préexistant.Diffusée sur ABC en février 1999, la minisérie se déroule sur une île fictive du Maine, dont les habitants se retrouvent isolés par une violente tempête. Colm Feore interprète André Linoge, mystérieux visiteur qui impose une demande aux habitants, tandis que Tim Daly incarne le constable Mike Anderson.La collaboration avec King se poursuit avec Rose Red (2002), nouvelle minisérie destinée à ABC. L’histoire se déroule dans une demeure hantée de Seattle, où une équipe de chercheurs tente d’étudier des phénomènes paranormaux. Le projet réunit plusieurs collaborateurs de La Tempête du siècle, notamment le producteur Mark Carliner et le chef décorateur Craig Stearns.Le tournage de Rose Red débute en août 2000 dans la région de Seattle. Des décors intérieurs sont construits dans d’anciens hangars de la base aéronavale de Sand Point. Pendant la production, l’acteur David Dukes, qui interprète le professeur Carl Miller, meurt avant d’avoir achevé toutes ses scènes. Stephen King modifie une partie du scénario afin de conserver les séquences déjà tournées.En 2004, Baxley réalise l’intégralité des épisodes de Kingdom Hospital, série conçue par Stephen King à partir de L’Hôpital et ses fantômes (Riget), œuvre télévisuelle danoise de Lars von Trier. King lui confie personnellement la réalisation de cette production, dont l’action se situe dans un établissement hospitalier du Maine.Des productions fantastiques construites autour du mystèreLa collaboration avec le producteur Dean Devlin conduit Craig R. Baxley à réaliser Le Triangle des Bermudes (The Triangle), minisérie diffusée en décembre 2005 sur la chaîne américaine Sci Fi Channel.L’histoire suit une équipe de spécialistes recrutés par un milliardaire du transport maritime afin d’enquêter sur des disparitions survenues dans le triangle des Bermudes. La distribution comprend notamment Sam Neill, Eric Stoltz et Catherine Bell. Le scénario est signé Dean Devlin, Bryan Singer et Rockne S. O’Bannon.En 2006, Baxley réalise The Lost Room, minisérie fantastique créée par Christopher Leone, Laura Harkcom et Paul Workman. Peter Krause y interprète Joe Miller, un policier qui découvre une clé donnant accès à une mystérieuse chambre de motel. Les objets provenant de cette pièce possèdent chacun des propriétés surnaturelles.Le récit repose sur la disparition d’une chambre du Sunshine Motel, liée à un événement survenu en 1961. La minisérie compte six épisodes lors de sa diffusion américaine sur Sci Fi Channel et réunit également Julianna Margulies et Kevin Pollak.Une activité d’écrivain et des mémoires consacrés aux cascadesCraig R. Baxley entreprend également une activité littéraire consacrée à ses expériences cinématographiques et à la fiction.En 2021, il publie Driven, un ouvrage autobiographique dans lequel il revient sur son parcours professionnel, ses collaborations avec des réalisateurs hollywoodiens et son expérience des tournages de cascades. Il y évoque notamment le travail physique réalisé avant la généralisation des effets numériques dans les films d’action.En 2022, il publie Five Hours, un court roman. Il est également l’auteur de Last Exit to Hell et de Scalp Dance, deux œuvres de fiction.Dans ses mémoires, il accorde une place particulière à son épouse Valerie Baxley, qu’il a épousée en 1971. Il évoque leur présence commune au cours de nombreux déplacements professionnels liés aux tournages internationaux, ainsi que leur vie familiale pendant ses années de travail à Hollywood.
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John Bell · 29 ansJohn Bell est un acteur écossais, né le 20 octobre 1997 à Paisley, dans le Renfrewshire, en Écosse. Il est notamment connu pour son interprétation de Bain dans les films Le Hobbit de Peter Jackson et pour son rôle de Ian Murray, dit « Young Ian », dans la série Outlander. Il commence sa carrière à l’âge de neuf ans, après avoir remporté un concours organisé par l’émission britannique Blue Peter, qui lui permet d’obtenir un rôle dans Doctor Who.Des débuts à neuf ans grâce à Doctor WhoEn 2006, John Bell participe à un concours organisé par Blue Peter, émission pour enfants de la BBC. Le concours offre au gagnant la possibilité d’apparaître dans la série de science-fiction Doctor Who. Il remporte cette compétition et obtient le rôle de Creet, un jeune garçon extraterrestre, dans l’épisode « Utopia », diffusé le 16 juin 2007.Cet épisode, qui appartient à la troisième saison de la série relancée en 2005, met en scène le Dixième Docteur, interprété par David Tennant, accompagné de Martha Jones, jouée par Freema Agyeman. L’histoire se déroule à une époque située aux confins de l’univers et comprend également la participation de Derek Jacobi.En mars 2008, il apparaît dans une bande-annonce promotionnelle de l’émission musicale I’d Do Anything, diffusée sur BBC One et présentée par Graham Norton. Il y tient le rôle du jeune chanteur principal dans une séquence destinée à promouvoir le concours.Sa première interprétation importante au cinéma intervient en 2009, avec A Shine of Rainbows, réalisé par Vic Sarin. Il incarne Tomás, un jeune orphelin adopté par Maire O’Donnell, interprétée par Connie Nielsen, qui l’accueille dans une maison située sur une île irlandaise. Aidan Quinn joue Alec, le mari de Maire, dont les relations avec l’enfant sont difficiles.Le film est présenté au Festival international du film de Toronto en 2009. La prestation de Bell reçoit une reconnaissance au sein des festivals spécialisés dans le cinéma familial, notamment au Festival international du film pour enfants de Los Angeles, où il obtient un prix d’interprétation.L’expérience d’un jeune acteur dans les productions britanniquesJohn Bell participe à la sitcom familiale Life of Riley, diffusée sur BBC One entre 2009 et 2011. Il y interprète Anthony Weaver, l’un des enfants d’une famille recomposée dont les parents sont joués par Caroline Quentin et Neil Dudgeon.Il rejoint ensuite la distribution de Tracy Beaker Returns, série de la BBC destinée au jeune public et adaptée des personnages créés par l’écrivaine Jacqueline Wilson. Entre 2010 et 2011, il interprète Toby Coleman, un garçon vivant dans un foyer d’accueil pour enfants. Son personnage apparaît dans 25 épisodes et partage plusieurs intrigues avec Tracy Beaker, incarnée par Dani Harmer.En 2011, il participe au téléfilm biographique Hattie, consacré à l’actrice britannique Hattie Jacques, interprétée par Ruth Jones. Bell y incarne Robin Le Mesurier, fils des comédiens Hattie Jacques et John Le Mesurier.L’année suivante, il rejoint la distribution de la minisérie historique Hatfields & McCoys, produite pour History et réalisée par Kevin Reynolds. Cette production, portée par Kevin Costner et Bill Paxton, retrace le conflit entre deux familles américaines après la guerre de Sécession. Bell y interprète notamment Billy Dempsey.La reconnaissance pour A Shine of RainbowsL’interprétation de Tomás dans A Shine of Rainbows apporte à John Bell une première distinction professionnelle. En 2010, il remporte le prix du meilleur acteur au Newport Beach Film Festival, en Californie, pour sa prestation dans le film de Vic Sarin.Le long métrage adapte le roman A Shine of Rainbows de l’écrivaine irlandaise Lillian Beckwith. Pour son personnage d’enfant adopté, Bell joue auprès de Connie Nielsen et d’Aidan Quinn, dont les personnages vivent sur une île au large de l’Irlande.Le film reçoit également le prix du public du meilleur long métrage dramatique au Heartland Film Festival de 2009. Il remporte la même année le prix du jury des enfants du Chicago International Children’s Film Festival dans la catégorie des longs métrages de fiction en langue anglaise.Le personnage de Bain dans l’univers de TolkienEn 2013, John Bell interprète Bain, fils de Bard l’Archer, dans Le Hobbit : La Désolation de Smaug, réalisé par Peter Jackson. Bard est incarné par Luke Evans, tandis que Martin Freeman tient le rôle de Bilbo Baggins.Bain appartient aux habitants de Lacville, cité située près de la Montagne Solitaire dans l’univers de J. R. R. Tolkien. Il participe aux événements entourant l’attaque du dragon Smaug contre la ville. Bell reprend ce personnage dans Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, sorti en 2014.La production des deux films lui permet de travailler dans une distribution internationale réunissant notamment Richard Armitage et Ian McKellen. Il participe ensuite aux conventions consacrées à l’univers de Tolkien, notamment à HobbitCon III, organisée à Bonn, en Allemagne, en avril 2015.Young Ian Murray, un personnage central d’OutlanderEn 2017, John Bell rejoint la distribution de Outlander, série adaptée des romans de Diana Gabaldon. Il incarne Ian Fraser Murray, surnommé « Young Ian », fils de Jenny Fraser Murray et de Ian Murray, et neveu de Jamie Fraser, interprété par Sam Heughan.Le personnage apparaît pour la première fois dans « A. Malcolm », sixième épisode de la troisième saison. Bell partage notamment ses scènes avec Caitríona Balfe, interprète de Claire Fraser, et Steven Cree, qui joue son père.L’intrigue de Young Ian prend une importance particulière au cours de la quatrième saison, lorsque le personnage rejoint une communauté mohawk en Amérique du Nord. Pour préparer cette partie du rôle, l’acteur suit des cours de kanien’kéha, la langue mohawk, et travaille avec des membres des Premières Nations présents sur le tournage. Il échange également avec des spécialistes de la préservation de cette langue au sujet de la prononciation et des expressions employées dans la série. Dans le dernier épisode de la quatrième saison, « Man of Worth », Young Ian accepte de rester avec les Mohawks en échange de la libération de Roger MacKenzie, incarné par Richard Rankin. Bell participe lui-même à l’essentiel des prises de vues de l’épreuve physique imposée à son personnage, après deux journées de répétitions avec les cascadeurs et les acteurs autochtones.Il poursuit l’interprétation de Young Ian au cours des saisons suivantes, notamment lorsque le personnage revient auprès de la famille Fraser après son séjour dans la communauté mohawk.Un seul-en-scène consacré à l’histoire LGBT américaineEn février 2022, John Bell interprète seul sur scène The Night Larry Kramer Kissed Me, pièce autobiographique du dramaturge américain David Drake, au Studio du New Wimbledon Theatre, à Londres.Créée initialement à New York en 1992, l’œuvre raconte le parcours d’un jeune homme homosexuel américain confronté aux transformations sociales de la seconde moitié du XXe siècle. Elle évoque notamment l’épidémie de sida et l’influence du dramaturge et militant Larry Kramer.La représentation repose entièrement sur Bell, qui interprète les différents moments du récit. Le spectacle est présenté du début du mois de février jusqu’au 26 février 2022, dans une reprise dirigée par Kirk Jameson.Cette production donne à l’acteur l’occasion d’aborder directement sur scène des questions liées à l’identité homosexuelle et à l’histoire du militantisme LGBT. Le spectacle reçoit notamment une critique favorable dans la revue théâtrale britannique The Stage, sous la plume de Paul Vale, le 8 février 2022.
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Danny Boyle · 70 ansDanny Boyle, né le 20 octobre 1956 à Radcliffe, dans le Lancashire, en Angleterre, est un réalisateur, producteur et scénariste britannique. Il est notamment connu pour Trainspotting (1996), 28 Jours plus tard (2002) et Slumdog Millionaire (2008), qui lui vaut l’Oscar du meilleur réalisateur en 2009. Il assure également la direction artistique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres en 2012.Une enfance catholique et des débuts dans le théâtre britanniqueDanny Boyle grandit à Radcliffe, près de Manchester, dans une famille ouvrière catholique d’origine irlandaise. Son père, Francis « Frank » Boyle, est né en Angleterre dans une famille originaire du comté de Mayo, tandis que sa mère, Annie Boyle, vient du comté de Galway, en Irlande. Il a une sœur jumelle, Marie, et une sœur cadette, Bernadette, qui exercent toutes deux le métier d’enseignante.Enfant de chœur pendant huit ans, il envisage un temps d’entrer au séminaire. À l’âge de quatorze ans, un prêtre le dissuade de poursuivre cette orientation. Il fréquente le Thornleigh Salesian College, établissement catholique de Bolton, avant d’étudier la littérature anglaise et le théâtre à l’University College of North Wales, devenu l’université de Bangor. Pendant ses études, il met en scène plusieurs spectacles avec la troupe théâtrale universitaire.Sa carrière professionnelle commence au sein de la Joint Stock Theatre Company, troupe britannique spécialisée dans la création collective et les écritures contemporaines. Il y travaille jusqu’en 1982, puis rejoint le Royal Court Theatre de Londres. En 1985, il devient directeur artistique adjoint de cette institution, consacrée notamment aux nouveaux auteurs dramatiques. Il met également en scène plusieurs pièces pour la Royal Shakespeare Company.Danny Boyle développe ensuite une activité de réalisateur pour la télévision britannique. Il travaille notamment sur la série policière Inspecteur Morse, dont il réalise deux épisodes en 1992, avec John Thaw dans le rôle principal. Il dirige également la minisérie Mr. Wroe’s Virgins (1993), adaptation d’un roman de Jane Rogers inspiré d’une communauté religieuse anglaise du XIXe siècle.La collaboration avec John Hodge et Andrew MacdonaldLe passage au long métrage s’effectue avec le scénariste John Hodge et le producteur Andrew Macdonald. Leur première réalisation commune, Petits Meurtres entre amis (Shallow Grave, 1994), raconte l’histoire de trois colocataires d’Édimbourg qui découvrent une importante somme d’argent auprès du cadavre de leur nouveau colocataire. Le film réunit Kerry Fox, Christopher Eccleston et Ewan McGregor.Cette première collaboration reçoit le BAFTA du meilleur film britannique en 1995. Danny Boyle remporte également le prix du meilleur réalisateur au Festival international du film de Saint-Sébastien en 1994. Le long métrage marque le début de ses collaborations avec Ewan McGregor, dont il dirige plusieurs interprétations au cours de sa carrière.Le trio Boyle, Hodge et Macdonald se retrouve sur Trainspotting (1996), adapté du roman d’Irvine Welsh. Ewan McGregor incarne Mark Renton, jeune Écossais dépendant à l’héroïne qui évolue au sein d’un groupe d’amis à Édimbourg. Le film réunit également Robert Carlyle et Jonny Lee Miller. John Hodge reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur scénario adapté en 1997.La musique occupe une place précise dans cette collaboration. La bande originale de Trainspotting comprend notamment Lust for Life d’Iggy Pop et Born Slippy.NUXX du groupe Underworld. Les séquences musicales participent à l’identité du film, qui connaît un succès commercial international.Danny Boyle retrouve McGregor dans Une vie moins ordinaire (A Life Less Ordinary, 1997), toujours écrit par John Hodge. Cette comédie romantique fantastique, tournée aux États-Unis, donne à l’acteur écossais pour partenaire Cameron Diaz. Leur collaboration est ensuite interrompue pendant près de vingt ans.Les retrouvailles ont lieu avec T2 Trainspotting (2017), qui réunit les principaux interprètes du film de 1996. Le scénario de John Hodge reprend les personnages créés par Irvine Welsh, vingt ans après les événements de la première histoire. Ewan McGregor, Robert Carlyle et Jonny Lee Miller retrouvent leurs rôles sous la direction de Danny Boyle.Une méthode de réalisation fondée sur l’image et le sonLe travail de Danny Boyle avec le directeur de la photographie Anthony Dod Mantle commence notamment avec 28 Jours plus tard (28 Days Later, 2002). Écrit par Alex Garland, le film suit Jim, interprété par Cillian Murphy, qui se réveille dans un hôpital londonien après la propagation d’un virus provoquant des comportements extrêmement violents. Une partie importante des images est tournée avec des caméras numériques Canon XL1.Cette collaboration avec Garland se poursuit sur Sunshine (2007), film de science-fiction dans lequel une équipe d’astronautes entreprend une mission destinée à réactiver l’activité du Soleil. Cillian Murphy et Rose Byrne figurent parmi les interprètes. La photographie est de nouveau assurée par Anthony Dod Mantle, qui travaille avec Boyle sur plusieurs autres longs métrages.Le cinéaste retrouve Alex Garland pour 28 Ans plus tard (28 Years Later, 2025), nouvelle histoire située dans l’univers du virus de la Fureur. Le film est tourné notamment avec des dispositifs associant plusieurs iPhone 15 Pro Max, utilisés pour obtenir des angles de prise de vues particuliers. Jodie Comer, Aaron Taylor-Johnson et Ralph Fiennes figurent au casting.La musique électronique revient régulièrement dans ses productions. Danny Boyle fait notamment appel à Underworld pour les compositions de la cérémonie olympique de Londres en 2012, après avoir utilisé plusieurs morceaux du groupe dans ses films. Il travaille aussi avec le compositeur A. R. Rahman sur Slumdog Millionaire et 127 Heures (127 Hours, 2010).La consécration internationale avec Slumdog MillionaireLe tournage de Slumdog Millionaire (2008) conduit Danny Boyle à Mumbai, en Inde. Adapté du roman Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup, le scénario de Simon Beaufoy suit Jamal Malik, jeune homme issu des quartiers pauvres de Mumbai qui participe à la version indienne du jeu télévisé Qui veut gagner des millions ?.Le réalisateur travaille avec Loveleen Tandan, créditée comme coréalisatrice pour les séquences tournées en hindi. Dev Patel interprète Jamal à l’âge adulte, tandis que Freida Pinto incarne Latika. Le film associe les événements vécus par son protagoniste aux questions qui lui sont posées pendant le jeu.Lors de la 81e cérémonie des Oscars, le 22 février 2009, Slumdog Millionaire remporte huit récompenses sur dix nominations. Danny Boyle reçoit personnellement l’Oscar du meilleur réalisateur. Le film obtient également celui du meilleur film, attribué au producteur Christian Colson, ainsi que celui du meilleur scénario adapté, décerné à Simon Beaufoy.La même année, Danny Boyle remporte le Golden Globe du meilleur réalisateur et le BAFTA de la meilleure réalisation. Il reçoit aussi la récompense de la Directors Guild of America pour la meilleure réalisation cinématographique. Anthony Dod Mantle obtient l’Oscar de la meilleure photographie, tandis que Chris Dickens est récompensé pour le montage.Le succès de Slumdog Millionaire est suivi d’une nouvelle collaboration avec Simon Beaufoy sur 127 Heures (2010). Inspiré de l’histoire d’Aron Ralston, le film met en scène James Franco dans le rôle d’un alpiniste immobilisé dans un canyon de l’Utah après un accident. Danny Boyle cosigne le scénario avec Beaufoy et participe à la production. Le long métrage reçoit six nominations aux Oscars en 2011, dont celles du meilleur film et du meilleur scénario adapté.Le National Theatre et la cérémonie des Jeux olympiques de LondresEn 2011, Danny Boyle revient à la mise en scène théâtrale avec Frankenstein, adaptation du roman de Mary Shelley par Nick Dear, présentée au National Theatre de Londres. La production réunit Benedict Cumberbatch et Jonny Lee Miller, qui alternent les rôles de Victor Frankenstein et de sa créature à chaque représentation. Le spectacle est créé en février 2011 sur la scène de l’Olivier Theatre.La musique est composée par le groupe Underworld, tandis que les décors sont conçus par Mark Tildesley. Les deux interprètes principaux reçoivent conjointement le Laurence Olivier Award du meilleur acteur en 2012. Le spectacle est également filmé et diffusé dans les salles de cinéma dans le cadre du programme National Theatre Live.Danny Boyle assure ensuite la direction artistique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres, le 27 juillet 2012. Intitulé Isles of Wonder, le spectacle se déroule dans le stade olympique de Stratford et mobilise plusieurs milliers de bénévoles.La cérémonie commence par une représentation de la campagne britannique, transformée progressivement par l’arrivée des machines de la révolution industrielle. La séquence, intitulée Pandemonium, conduit à la fabrication symbolique des anneaux olympiques. Kenneth Branagh intervient dans le rôle de l’ingénieur Isambard Kingdom Brunel.Une autre partie du spectacle rend hommage au National Health Service (NHS), le système public de santé britannique, avec la participation de personnels hospitaliers et de jeunes interprètes. La séquence consacrée à la culture populaire britannique fait intervenir de nombreux extraits musicaux et cinématographiques. L’inventeur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, participe personnellement à une scène consacrée aux communications numériques.L’événement comprend également une séquence filmée avec Daniel Craig dans le rôle de James Bond, accueilli au palais de Buckingham par la reine Élisabeth II. Le montage donne ensuite l’impression que les deux personnages rejoignent le stade olympique en parachute depuis un hélicoptère.La cérémonie reçoit le Primetime Emmy Award de la meilleure direction artistique pour une émission spéciale de variétés ou de divertissement en 2013, récompense attribuée notamment à Danny Boyle et à son équipe.Collaborations avec les scénaristes et les producteurs de télévisionL’activité de Danny Boyle comprend plusieurs collaborations avec des scénaristes et producteurs britanniques issus du cinéma et de la télévision. Il travaille notamment avec Aaron Sorkin sur Steve Jobs (2015), adaptation de la biographie du cofondateur d’Apple écrite par Walter Isaacson. Michael Fassbender incarne Steve Jobs, tandis que Kate Winslet interprète Joanna Hoffman, responsable du marketing ayant travaillé auprès de lui.Le scénario est organisé autour de trois présentations de produits informatiques, dont celle du Macintosh en 1984. Le film vaut à Michael Fassbender une nomination à l’Oscar du meilleur acteur et à Kate Winslet une nomination à celui de la meilleure actrice dans un second rôle en 2016.Avec le scénariste Richard Curtis, Danny Boyle réalise Yesterday (2019), comédie musicale fantastique dans laquelle un chanteur interprété par Himesh Patel découvre qu’il est devenu le seul à se souvenir des chansons des Beatles. Lily James joue Ellie Appleton, son amie et manageuse. Le film comprend plusieurs chansons du groupe britannique, interprétées par Himesh Patel.La collaboration avec le scénariste Simon Beaufoy se poursuit à la télévision. En 2018, Danny Boyle réalise les trois premiers épisodes de Trust, série consacrée à l’enlèvement de John Paul Getty III en Italie en 1973. Donald Sutherland interprète le milliardaire J. Paul Getty, tandis que Hilary Swank joue Gail Getty, la mère de l’adolescent enlevé.Le cinéaste travaille ensuite avec Craig Pearce sur Pistol (2022), minisérie en six épisodes adaptée des mémoires de Steve Jones, guitariste des Sex Pistols. Toby Wallace incarne Jones et Anson Boon interprète Johnny Rotten. Danny Boyle réalise les six épisodes, qui retracent la formation du groupe et sa place dans la scène punk britannique des années 1970.La famille et les liens avec ManchesterOriginaire de la région du Grand Manchester, Danny Boyle conserve des attaches personnelles avec le nord-ouest de l’Angleterre. Il est notamment supporter du Manchester United Football Club, dont il suit les résultats depuis son enfance.Il a trois enfants, Gabriel, Grace et Caitlin, nés de sa relation avec Gail Stevens, directrice de casting britannique. Celle-ci exerce notamment des responsabilités dans le recrutement des interprètes de productions cinématographiques et télévisuelles.En 2013, Danny Boyle participe au documentaire The Class of '92, consacré à une génération de jeunes joueurs formés à Manchester United, parmi lesquels David Beckham et Ryan Giggs. Réalisé par Benjamin Turner et Gabe Turner, le film revient sur leur formation et sur leurs débuts dans l’équipe première sous la direction d’Alex Ferguson.
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Joyce Brothers · 85 ansJoyce Brothers, née Joyce Diane Bauer le 20 octobre 1927 à Brooklyn, dans l’État de New York, et morte le 13 mai 2013 à Fort Lee, dans le New Jersey, est une psychologue, animatrice de télévision, chroniqueuse, écrivaine et actrice américaine. Titulaire d’un doctorat en psychologie de l’université Columbia, elle acquiert une notoriété nationale en remportant le jeu télévisé The $64, 000 Question en 1955. Connue professionnellement sous le nom de Dr. Joyce Brothers, elle devient l’une des premières psychologues américaines à proposer régulièrement des conseils au grand public par la télévision et la radio.Une formation universitaire en psychologieJoyce Brothers grandit à Brooklyn dans une famille juive. Ses parents, Morris et Estelle Bauer, exercent tous deux la profession d’avocat. Elle poursuit des études supérieures à l’université Cornell, où elle obtient en 1947 un diplôme en économie domestique.Elle étudie ensuite la psychologie à l’université Columbia, à New York. Elle y obtient une maîtrise en 1950, puis un doctorat en 1953. Ses travaux universitaires portent notamment sur la mémoire et les processus d’apprentissage.Après ses études, elle enseigne la psychologie à Hunter College et à l’université Columbia. Elle quitte ses fonctions universitaires après la naissance de sa fille Lisa. Son mari, Milton Brothers, poursuit alors sa formation médicale et les revenus du couple restent modestes.Une victoire à 64 000 dollars grâce à la boxeEn 1955, Joyce Brothers participe au jeu télévisé The $64, 000 Question, diffusé sur CBS. Pour cette émission de culture générale, chaque candidat répond à des questions portant sur une spécialité déterminée, avec des récompenses financières progressives.Elle se présente initialement avec l’intention de répondre à des questions de psychologie et d’économie domestique. Les producteurs lui proposent finalement de concourir dans la catégorie de la boxe. Elle accepte et entreprend une préparation particulièrement intensive, étudiant notamment une encyclopédie de la discipline en vingt volumes.Sa connaissance des boxeurs, des championnats et de l’histoire du sport lui permet de franchir les différentes étapes du concours. Elle remporte le prix maximal de 64 000 dollars, devenant la première femme à réaliser cette performance dans l’émission.Elle participe ensuite à The $64, 000 Challenge, autre jeu de CBS, où elle remporte 70 000 dollars supplémentaires grâce à ses connaissances pugilistiques. Ces victoires attirent l’attention de la presse nationale et lui ouvrent les portes des émissions de variétés.À la fin des années 1950, plusieurs jeux télévisés américains font l’objet d’enquêtes concernant des manipulations organisées par leurs producteurs. Lors des investigations parlementaires de 1959, Joyce Brothers nie avoir reçu des réponses à l’avance. Mort Koplin, producteur associé de l’émission, confirme qu’elle ne faisait pas partie des candidats informés des réponses, tout en décrivant les procédés employés pour influencer le déroulement des concours.La psychologie entre dans les foyers américainsLa popularité acquise grâce à ses victoires télévisées conduit Joyce Brothers à présenter des émissions consacrées aux relations humaines. En 1956, elle devient coprésentatrice de Sports Showcast, où sa connaissance de la boxe lui permet de poursuivre une première activité régulière à l’antenne.En 1958, NBC lui propose une émission expérimentale diffusée l’après-midi, dans laquelle elle répond à des questions sur les relations conjugales et la vie familiale. Le succès du programme entraîne une diffusion nationale. Elle anime ensuite plusieurs émissions sous le titre The Dr. Joyce Brothers Show.Elle aborde à la télévision des sujets alors rarement traités ouvertement dans les programmes américains, notamment les difficultés sexuelles, la ménopause et l’infidélité conjugale. Ses interventions prennent la forme de réponses directes aux questions des téléspectateurs, accompagnées d’explications psychologiques accessibles.Ce mode de consultation publique suscite des critiques au sein de la profession. Certains psychologues lui reprochent de formuler des conseils sans disposer des informations nécessaires à une évaluation clinique individuelle. Elle précise que ses interventions radiophoniques et télévisées ne constituent pas des psychothérapies et recommande aux personnes rencontrant des difficultés importantes de consulter un professionnel.Elle devient également une invitée régulière de The Tonight Show, où elle intervient près d’une centaine de fois auprès de Johnny Carson. Sa participation aux émissions de divertissement contribue à faire connaître ses activités auprès d’un public beaucoup plus large que celui des programmes spécialisés.Une chroniqueuse lue dans des centaines de journauxParallèlement à ses interventions audiovisuelles, Joyce Brothers développe une importante activité dans la presse écrite. Elle tient pendant près de quarante ans une rubrique consacrée à la psychologie dans le magazine féminin Good Housekeeping.Sa chronique quotidienne, distribuée par un réseau de syndication, paraît dans plus de 350 journaux américains. Elle y répond aux interrogations des lecteurs sur les relations amoureuses et les problèmes familiaux. Elle traite également de questions liées à l’éducation des enfants et aux relations professionnelles.En 1964, elle publie Ten Days to a Successful Memory, consacré aux techniques permettant de développer les capacités de mémorisation. Elle signe ensuite de nombreux ouvrages de vulgarisation psychologique.Avec Positive Plus: The Practical Plan for Liking Yourself Better (1995), elle propose des exercices destinés à améliorer l’estime de soi. Ses livres s’adressent principalement aux lecteurs recherchant des conseils applicables à la vie quotidienne, plutôt qu’à un public universitaire.Au cours des années 1970, elle intervient aussi dans les débats concernant la représentation des femmes dans l’éducation. Elle défend notamment la révision des manuels scolaires afin d’en supprimer les représentations sexistes.Une personnalité familière du cinéma et des séries américainesLa notoriété de Joyce Brothers lui vaut de nombreuses invitations dans des productions de fiction. Elle y interprète fréquemment son propre personnage public, celui d’une psychologue célèbre dont les conseils sont immédiatement reconnaissables par les téléspectateurs américains.Dans La Valse des pantins (The King of Comedy, 1982), réalisé par Martin Scorsese, elle apparaît sous son propre nom. Le film réunit Robert De Niro et Jerry Lewis autour de l’histoire d’un humoriste amateur obsédé par la célébrité télévisuelle.Elle participe également à des séries populaires, notamment Happy Days, où son image de spécialiste des relations humaines est exploitée dans un contexte comique. Elle prête aussi sa voix à son propre personnage dans Les Simpson, prolongeant cette présence dans la culture populaire américaine.Dans Alarme fatale (National Lampoon’s Loaded Weapon 1, 1993), elle interprète un médecin légiste. Elle joue ensuite dans Agent zéro zéro (Spy Hard, 1996), comédie d’espionnage avec Leslie Nielsen, avant de retrouver son propre personnage dans Mafia Blues 2 : La Rechute (Analyze That, 2002), avec Robert De Niro et Billy Crystal.En 2004, elle interprète la sénatrice Deidre Kerner dans un épisode de la série JAG. Cette apparition lui donne un personnage de fiction distinct de son identité médiatique habituelle.Le veuvage et un livre consacré au deuilEn 1949, Joyce Brothers épouse Milton Brothers, médecin interniste spécialisé dans le traitement du diabète, rencontré lors d’un séjour dans les montagnes Catskill. Le couple a une fille, Lisa Brothers, qui devient ophtalmologiste.Milton Brothers meurt d’un cancer en 1989, après quarante années de mariage. Sa disparition affecte profondément Joyce Brothers, qui traverse une période de deuil difficile. Elle entreprend alors de raconter son expérience personnelle dans un ouvrage consacré à la perte du conjoint.Publié en 1990 chez Simon & Schuster, Widowed aborde la solitude, la souffrance émotionnelle et les changements de vie consécutifs au décès d’un époux. Elle y associe ses souvenirs conjugaux à des conseils pratiques destinés aux personnes endeuillées. L’ouvrage connaît plusieurs rééditions, notamment en 1992.Installée à Fort Lee, dans le New Jersey, Joyce Brothers meurt le 13 mai 2013, à l’âge de 85 ans, des suites d’une insuffisance respiratoire. Elle laisse sa fille Lisa, sa sœur Elaine Goldsmith, quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Elle est inhumée au cimetière Beth David, dans le Queens, à New York.
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Barrie Chase · 93 ansBarrie Chase est une danseuse et actrice américaine, née le 20 octobre 1933 à Kings Point, dans l’État de New York, aux États-Unis. Elle est principalement connue pour sa collaboration artistique avec Fred Astaire, dont elle fut la partenaire de danse dans plusieurs émissions télévisées entre 1958 et 1968. Elle a également travaillé comme danseuse et actrice dans des productions hollywoodiennes, notamment sous la direction du chorégraphe Jack Cole.Une enfance dans une famille du cinéma et une formation en danse classiqueFille du scénariste Borden Chase, connu notamment pour le western La Rivière rouge (1948), Barrie Chase grandit dans un environnement familial lié au cinéma. Sa mère, Lee Keith, est pianiste. Son frère, Frank Chase, travaille également comme scénariste et acteur.Elle commence l’apprentissage de la danse classique à l’âge de trois ans, auprès d’une maîtresse de ballet du New York City Opera. Sa formation se poursuit avec Adolph Bolm, danseur et chorégraphe d’origine russe, puis avec Maria Bekefi. Après le divorce de ses parents, elle reste à Los Angeles auprès de sa mère et renonce à poursuivre une carrière de ballerine à New York.À Hollywood, elle travaille dans les ensembles chorégraphiques de comédies musicales. Elle participe notamment à Hans Christian Andersen (1952), avec Danny Kaye, ainsi qu’à Noël blanc (1954), où elle prononce une brève réplique. Elle danse également dans des productions de la Metro-Goldwyn-Mayer et apparaît dans des émissions de variétés diffusées en direct, dont The Colgate Comedy Hour.L’apprentissage auprès de Jack ColeLa collaboration de Barrie Chase avec Jack Cole, chorégraphe particulièrement influent dans les comédies musicales hollywoodiennes, occupe une place importante dans sa formation professionnelle. Elle intègre son groupe de danseurs et travaille comme assistante chorégraphe sur plusieurs productions.En 1957, elle participe au travail chorégraphique de Les Girls, réalisé par George Cukor, avec Gene Kelly. Elle intervient également auprès de Jack Cole sur La Femme modèle, autre réalisation de Cukor sortie la même année.Le travail auprès de Cole lui permet de participer à des numéros qui associent les techniques de la danse classique au vocabulaire chorégraphique développé par le chorégraphe. Elle apparaît aussi dans La Belle de Moscou (1957), comédie musicale réalisée par Rouben Mamoulian avec Fred Astaire et Cyd Charisse.C’est pendant cette période que Fred Astaire remarque la danseuse et lui propose de travailler avec lui. Jack Cole accepte de la libérer de ses engagements afin qu’elle puisse participer à cette nouvelle collaboration.Dix années de collaboration avec Fred AstaireLa rencontre professionnelle avec Fred Astaire conduit Barrie Chase à devenir sa principale partenaire dans une série d’émissions musicales spécialement produites pour la télévision américaine. Leur première grande collaboration est An Evening with Fred Astaire, diffusée sur NBC le 17 octobre 1958.Réalisé par Bud Yorkin, ce programme bénéficie des chorégraphies d’Hermes Pan, collaborateur de longue date d’Astaire. L’émission remporte neuf Emmy Awards, dont celui de la meilleure prestation individuelle d’un acteur pour Fred Astaire. Elle inaugure une série de quatre émissions dans lesquelles le danseur retrouve Chase.Le duo se reforme pour Another Evening with Fred Astaire en 1959, puis pour Astaire Time en 1960. Les numéros chorégraphiques sont conçus spécifiquement pour le cadre télévisuel et bénéficient de l’utilisation de la bande vidéo couleur, encore relativement nouvelle dans les grandes productions de variétés de cette époque.En 1966, les deux artistes dansent également ensemble dans l’émission The Hollywood Palace. Leur dernière grande collaboration télévisée intervient avec The Fred Astaire Show, diffusée le 7 février 1968.Au cours de ces années, Barrie Chase entretient également une relation sentimentale avec Fred Astaire, veuf depuis 1954. Leur partenariat professionnel fait d’elle l’une des dernières partenaires régulières du danseur dans des productions musicales conçues autour de ses performances chorégraphiques.Une activité scénique internationaleLa notoriété acquise auprès de Fred Astaire ouvre à Barrie Chase des engagements dans plusieurs pays européens. Elle se produit notamment à la télévision en Suède, où elle séjourne durant les années 1960.Elle développe aussi un numéro de scène présenté à Las Vegas. En avril 1963, elle se produit dans la Congo Room du Sahara Hotel, avec des chorégraphies d’Hermes Pan et des costumes créés par Jean Louis. L’affiche comprend également Vaughn Meader, humoriste connu pour ses imitations du président John F. Kennedy.Le travail avec Hermes Pan prolonge leur collaboration sur les émissions de Fred Astaire. Le chorégraphe, qui avait participé à de nombreuses comédies musicales avec Astaire depuis les années 1930, adapte cette fois son travail à une prestation scénique centrée sur Chase.Des personnages marquants auprès de Stanley Kramer et Robert MitchumAu-delà de ses engagements de danseuse, Barrie Chase obtient plusieurs rôles dramatiques et comiques. Elle joue notamment dans Les Nerfs à vif (1962), thriller réalisé par J. Lee Thompson, où elle interprète Diane Taylor, une jeune femme agressée par Max Cady, le personnage incarné par Robert Mitchum.Sa participation à Un monde fou, fou, fou, fou (1963), réalisé par Stanley Kramer, lui donne un rôle plus développé. Elle y incarne Sylvester’s girlfriend, la compagne du personnage joué par Dick Shawn, au sein d’une distribution réunissant de nombreuses vedettes de la comédie américaine. Le film lui permet de mettre à profit sa formation de danseuse dans un personnage au comportement particulièrement exubérant.Elle retrouve Stanley Kramer pour Le Vol du Phénix (1965), film d’aventures réalisé par Robert Aldrich, dans lequel elle interprète Farida au cours d’une séquence de mirage. Le film réunit notamment James Stewart et Richard Attenborough.En 1965, elle tient aussi le rôle de Kellie Conrad dans « The Ballerina », épisode de la série Bonanza écrit par son frère Frank Chase. Son personnage est une danseuse de saloon qui souhaite devenir ballerine. Deux ans plus tard, elle interprète une danseuse soviétique dans un épisode de la série Mr. Terrific.
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Kenneth Choi · 55 ansKenneth Choi, né le 20 octobre 1971 à Chicago, dans l’Illinois (États-Unis), est un acteur américain d’origine coréenne dont le parcours se distingue par une grande variété de rôles dans des registres très différents.Du film de guerre à la comédie dramatique, en passant par les blockbusters Marvel et les séries télé à succès, Kenneth Choi n’a cessé de se réinventer, tout en restant fidèle à une certaine discrétion dans son approche du métier. Acteur prolifique mais rarement au centre de l’attention médiatique, il s’est peu à peu imposé comme une figure familière du petit et du grand écran, capable de s’adapter à des univers très contrastés, toujours avec sérieux et engagement.Des débuts à contre-courant des attentes familialesNé de parents immigrés coréens, Kenneth Choi grandit dans une famille très attachée aux valeurs traditionnelles, notamment en matière d’éducation. Comme beaucoup d’enfants issus de familles asiatiques aux États-Unis, il subit une certaine pression pour suivre une voie « stable » et « sérieuse », en l’occurrence des études en comptabilité. Mais le cœur n’y est pas.Contre l’avis de ses parents, Kenneth Choi abandonne ses études universitaires pour se consacrer à sa passion : le théâtre. Il quitte alors Chicago et s’installe à Portland, où il se forme en autodidacte et commence à enchaîner les castings. Cette décision, difficile à l’époque, se révèle déterminante pour la suite. Loin de Hollywood, il forge peu à peu son identité d’acteur, enchaînant les petits rôles jusqu’à se faire remarquer par les productions nationales.Un acteur présent dans des productions prestigieusesLa filmographie de Kenneth Choi témoigne d’une progression régulière, mais aussi d’une vraie capacité à jouer des personnages très variés. Il se fait remarquer dans le rôle du soldat Jim Morita dans Captain America: The First Avenger (2011), un personnage secondaire mais marquant, membre des Howling Commandos. Ce rôle le rattache à l’univers Marvel, où il fera un retour malin en incarnant, bien plus tard, le principal Morita dans Spider-Man: Homecoming (2017), suggérant même, non sans humour, un lien familial fictif entre les deux personnages.Au-delà de Marvel, Kenneth Choi multiplie les rôles dans des films de grande ampleur. Il apparaît dans The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese, où il incarne Chester Ming, un trader aussi exubérant que dangereux, membre de l’équipe de Jordan Belfort. Le contraste est frappant entre ce rôle outrancier et d’autres prestations plus retenues, preuve de la palette de jeu qu’il est capable de mobiliser.Il participe également à des films comme Red Dawn, War for the Planet of the Apes ou encore Hotel Artemis, dans des rôles souvent secondaires mais toujours solides. Son visage devient ainsi peu à peu familier pour le grand public, même si son nom reste encore parfois dans l’ombre.Une place à part dans l’univers des séries téléLe petit écran est sans doute le terrain où Kenneth Choi a le plus largement déployé son talent. Il a en effet tenu des rôles récurrents dans plusieurs séries populaires. On l’a vu dans Sons of Anarchy, The People v. O. J. Simpson: American Crime Story (où il incarne le juge Lance Ito avec beaucoup de nuance), ou encore Last Man on Earth.Mais c’est surtout avec la série 9-1-1 qu’il obtient un rôle stable et marquant : celui du pompier Howie « Chimney » Han. Ce personnage, à la fois drôle, courageux et profondément humain, lui offre une visibilité bien plus large. 9-1-1, diffusée sur FOX, est un véritable succès d’audience, et permet à Kenneth Choi de démontrer sa capacité à jouer sur plusieurs registres : drame, action, humour, émotion.Le personnage de Chimney est aussi l’un des rares rôles asiatico-américains à être développé de manière approfondie dans une série network grand public, ce qui contribue à la représentation à l’écran de manière significative. À travers lui, Kenneth Choi incarne non seulement un homme d’action, mais aussi un frère, un compagnon, un père, bref, un personnage complet et crédible.Un acteur fidèle à ses convictionsMalgré une carrière en constante progression, Kenneth Choi reste étonnamment peu médiatisé. Il donne peu d’interviews, n’étale pas sa vie privée, et semble préférer se concentrer sur son travail plutôt que sur sa notoriété. Cette discrétion n’est pas un retrait, mais plutôt une posture cohérente avec sa manière d’aborder le métier : avec sérieux, sans artifice.Il s’est plusieurs fois exprimé sur la question de la représentation des Asiatiques à l’écran, soulignant les progrès réalisés, mais aussi le chemin qu’il reste à parcourir. Sans se positionner comme militant pur et dur, Kenneth Choi fait figure de modèle discret, qui montre par l’exemple qu’on peut occuper des rôles variés et riches sans nécessairement tomber dans les stéréotypes.
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Frank Churchill · 40 ansFrank Edwin Churchill est un compositeur et pianiste américain, né le 20 octobre 1901 à Rumford, dans le Maine, aux États-Unis, et mort le 14 mai 1942 à Castaic, en Californie. Il est principalement connu pour ses compositions destinées aux films d’animation des studios Disney, notamment Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), Dumbo (1941) et Bambi (1942).Une formation musicale hors des conservatoiresFrank Churchill grandit en Californie du Sud, où sa famille s’installe lorsqu’il a quatre ans. Attiré par la musique classique, particulièrement par les compositions de Franz Schubert, il commence à travailler comme pianiste à l’âge de quinze ans. À Ventura, il accompagne au piano les projections de films muets dans une salle de cinéma.Il entreprend des études préparatoires de médecine à l’université de Californie à Los Angeles, qu’il abandonne pour poursuivre une activité musicale. Il travaille notamment dans des établissements de Tijuana, au Mexique, puis joue au sein d’un orchestre à Tucson, dans l’Arizona.De retour à Hollywood en 1924, il devient accompagnateur et pianiste soliste pour la station de radio KNX. Il travaille également pour RKO Radio Pictures avant son recrutement par Walt Disney. Malgré l’absence de formation académique approfondie en composition, il développe une pratique musicale fondée sur son expérience de pianiste et son aptitude à adapter les mélodies aux situations dramatiques.Les studios Disney et le succès des Trois Petits CochonsEn décembre 1930, Frank Churchill rejoint les studios Walt Disney, où il participe à la création musicale de nombreux courts métrages d’animation. Il travaille particulièrement sur les Silly Symphonies, série dans laquelle la musique occupe une place centrale dans la construction des séquences animées. Au cours de son activité au studio, il compose pour près de 65 courts métrages.Sa composition pour Les Trois Petits Cochons (1933) lui apporte une importante reconnaissance populaire. La chanson « Who’s Afraid of the Big Bad Wolf ? », écrite sur des paroles de Ted Sears, connaît un succès commercial considérable aux États-Unis. Plus de 39 000 exemplaires de sa partition sont vendus dans la seule ville de New York durant les trois premiers jours de sa commercialisation. La chanson est largement diffusée à la radio et reprise par des orchestres pendant la Grande Dépression.Le compositeur travaille également sur l’accompagnement musical de personnages comme Mickey Mouse et Pluto. Il signe notamment la musique d’une séquence de Playful Pluto (1934), dans laquelle Pluto se débat avec une feuille de papier tue-mouches.Les chansons de Blanche-Neige et les collaborations musicalesLa préparation de Blanche-Neige et les Sept Nains, premier long métrage d’animation des studios Disney, conduit Frank Churchill à travailler avec Leigh Harline et Paul J. Smith sur la musique du film. Il compose plusieurs chansons sur des paroles de Larry Morey, parmi lesquelles « Someday My Prince Will Come », « Whistle While You Work » et « Heigh-Ho ».Sorti en 1937, le film rencontre un succès international. Ses chansons participent à sa diffusion au-delà des salles de cinéma, notamment grâce aux enregistrements et aux éditions musicales. La partition vaut à l’équipe musicale une nomination à l’Oscar de la meilleure musique de film lors de la cérémonie de 1938.La collaboration avec Larry Morey se poursuit sur Bambi. Churchill compose notamment « Love Is a Song », chanson écrite avec le parolier pour le long métrage sorti en 1942. Il travaille aussi avec Ned Washington, auteur des paroles de « Baby Mine », interprétée dans Dumbo.Au sein des studios Disney, il accède également à des fonctions de supervision musicale. Il participe à Le Dragon récalcitrant (1941), film mêlant prises de vues réelles et animation, dans lequel il apparaît lui-même à l’écran pendant une séquence consacrée à la visite des studios.Un Oscar pour DumboLa musique de Dumbo, composée avec Oliver Wallace, apporte à Frank Churchill sa principale distinction professionnelle. Les deux compositeurs remportent l’Oscar de la meilleure musique pour un film musical en 1942. La chanson « Baby Mine » reçoit également une nomination dans la catégorie de la meilleure chanson originale.Cette reconnaissance intervient après celle obtenue pour Blanche-Neige et les Sept Nains. Le travail de Churchill sur Bambi, réalisé en collaboration avec Edward H. Plumb pour la partition, lui vaut deux nominations supplémentaires à titre posthume lors de la cérémonie des Oscars de 1943. La première récompense envisagée concerne la musique du film, tandis que la seconde distingue la chanson « Love Is a Song », écrite avec Larry Morey.Au total, Frank Churchill obtient cinq nominations aux Oscars, dont une se solde par une victoire.Décès et reconnaissance posthumeLe 14 mai 1942, Frank Churchill meurt à l’âge de quarante ans dans sa propriété de Castaic, au nord de Los Angeles. Son décès est attribué à un suicide par arme à feu. Il est inhumé au Forest Lawn Memorial Park de Glendale, en Californie.Son épouse Carolyn et sa fille Corrine lui survivent. Sa disparition précède de quelques mois la sortie américaine de Bambi, dont il avait composé plusieurs chansons.En 2001, il est intronisé à titre posthume parmi les Disney Legends, distinction honorifique décernée par The Walt Disney Company aux personnalités ayant contribué à l’histoire de l’entreprise. Son nom figure dans la catégorie consacrée à la musique.
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Robert Costanzo · 84 ansRobert Costanzo, né le 20 octobre 1942 à Brooklyn, dans l’État de New York (États-Unis), est un acteur américain dont le nom ne dit pas forcément grand-chose au grand public, mais dont le visage et surtout la voix sont immédiatement reconnaissables.Depuis les années 1970, Robert Costanzo s’est imposé comme l’un de ces acteurs de caractère qui peuplent les séries, films et dessins animés américains avec constance et efficacité. Qu’il joue un flic un peu bourru, un voisin râleur ou un mafieux à l’ancienne, Robert Costanzo apporte toujours une authenticité inimitable à ses personnages. Et si Hollywood est une industrie qui adore les archétypes, il en est un que Costanzo incarne à la perfection : celui du New-Yorkais pur jus, à l’accent marqué, au franc-parler assumé, et à la silhouette aussi rassurante qu’imposante.Une carrière bâtie dans l’ombre des starsFormé au théâtre, Robert Costanzo commence sa carrière à la fin des années 1970, et son premier rôle au cinéma est plutôt notable : il apparaît dans Dog Day Afternoon (1975), aux côtés d’Al Pacino. Ce premier pas dans le cinéma américain ne fait pas de lui une vedette, mais l’inscrit immédiatement dans la catégorie des seconds rôles solides, sur qui les réalisateurs peuvent compter.Par la suite, il enchaîne les apparitions dans des dizaines de films populaires. Il est ainsi présent dans Total Recall, City Slickers, Die Hard 2, Saturday Night Fever, et Dick Tracy, pour n’en citer qu’une poignée. Son registre de prédilection ? Les flics, les types du quartier, les employés un peu désabusés ou les petits gangsters. Il ne joue pas les premiers rôles, mais il donne du relief aux scènes et contribue à l’ambiance de chaque production où il apparaît.Le cinéma lui offre une belle visibilité, mais c’est surtout la télévision qui lui permet d’ancrer sa présence dans la culture populaire américaine. De Friends à NYPD Blue, de Lois & Clark à Boston Legal, Robert Costanzo semble avoir fait un détour par quasiment toutes les grandes séries américaines des années 80, 90 et 2000. Et à chaque fois, il incarne une certaine forme de bon sens terre-à-terre, avec cette touche d’humour parfois bougonne, parfois touchante.Une voix culte dans l’univers des super-hérosEn parallèle de ses rôles à l’écran, Robert Costanzo développe une carrière de doubleur particulièrement remarquée. Il devient notamment la voix emblématique de Harvey Bullock dans Batman: The Animated Series, rôle qu’il reprend dans plusieurs séries animées de l’univers DC, comme Superman, The New Batman Adventures ou encore Justice League. Ce personnage de policier bourru et loyal colle parfaitement à son style vocal et renforce encore l’association de Costanzo avec ce type de figure.Sa voix grave, rocailleuse, souvent ponctuée d’un accent new-yorkais prononcé, devient même si caractéristique qu’il est régulièrement sollicité pour des rôles similaires dans des jeux vidéo ou autres productions animées. Dans cet univers très codé qu’est l’animation de super-héros, Robert Costanzo apporte une tonalité humaine et crédible qui ancre ces récits dans une forme de réalité.Il est aussi connu pour avoir prêté sa voix à des personnages dans The Fairly OddParents, Family Guy ou encore Duckman. Son nom n’est pas forcément mis en avant, mais sa voix est l’un de ces éléments qui donnent une véritable personnalité à des personnages secondaires devenus cultes.