Film Index
Une base de données du cinéma : 14 370 films et 392 275 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Ajouts récents
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The Deep House 2021
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La Mousson 1955
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Le Tendre Piège 1955
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Le cri de la victoire 1955
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Le seigneur de l'aventure 1955
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Shaving 2026
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Les Contes de la lune vague après la pluie 1953
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A Man Called Peter 1955
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Strategic Air Command 1955
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Le Mouton à cinq pattes 1954
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La guerre privée du major Benson 1955
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Mes sept petits chenapans 1955
Joyeux anniversaire !
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Michael Abels · 64 ansMichael Abels, né le 8 octobre 1962 à Phoenix, en Arizona, est un compositeur américain de musique classique contemporaine, d'opéra et de musique de film. Il est notamment connu pour ses collaborations avec le réalisateur Jordan Peele, dont il compose les bandes originales de Get Out (2017), Us (2019) et Nope (2022). En 2023, il reçoit avec la musicienne Rhiannon Giddens le prix Pulitzer de musique pour leur opéra Omar, consacré à l'histoire d'un érudit musulman africain réduit en esclavage aux États-Unis.Une enfance musicale entre le Dakota du Sud et l'ArizonaMichael Abels passe ses premières années auprès de ses grands-parents maternels, dans une ferme du Dakota du Sud, près d'Aberdeen. Son environnement familial favorise très tôt son apprentissage musical. Dès l'âge de quatre ans, il prend des leçons de piano auprès d'une enseignante locale, qui accepte de lui donner des cours malgré son jeune âge.Il commence à composer à huit ans, après avoir découvert qu'il était possible de noter sur une partition les mélodies qu'il imaginait. Il s'intéresse particulièrement aux relations entre les sons et aux émotions que peut produire leur association. À treize ans, une première composition est interprétée publiquement lors d'un stage musical organisé en Arizona.Il passe une grande partie de sa scolarité à Phoenix, auprès de son oncle et de sa tante. Il fréquente un établissement secondaire disposant d'un important programme d'éducation artistique, avec un orchestre et une chorale. Il y poursuit l'étude du piano tout en découvrant de nouvelles formes musicales.Issu d'une famille métissée, Michael Abels s'intéresse également à l'histoire culturelle afro-américaine. Il étudie les percussions d'Afrique de l'Ouest et participe à une chorale religieuse afro-américaine, expériences qui contribuent à enrichir sa connaissance des traditions musicales.Après le lycée, il intègre la Thornton School of Music de l'université de Californie du Sud (USC), à Los Angeles. Il y étudie la composition auprès de James Hopkins et Robert Linn. En 1984, il obtient son diplôme et reçoit une distinction universitaire pour Queries, œuvre composée pour deux pianos et un piano préparé.Il poursuit sa formation en 1985 et 1986 au California Institute of the Arts, où il étudie les musiques d'Afrique de l'Ouest auprès du percussionniste Alfred Ladzekpo. Global Warming et la reconnaissance dans la musique symphoniqueMichael Abels se fait connaître dans les milieux de la musique classique contemporaine avec Global Warming, une œuvre pour orchestre composée au début des années 1990. Commandée par le Phoenix Youth Symphony, elle associe des éléments issus de différentes traditions musicales à une écriture orchestrale occidentale.Créée en 1991, Global Warming est ensuite interprétée par plusieurs grandes formations américaines, notamment le Chicago Symphony Orchestra, le Baltimore Symphony Orchestra et le Detroit Symphony Orchestra. Elle est également jouée en Afrique du Sud après l'élection de Nelson Mandela à la présidence en 1994, dans le contexte de l'ouverture culturelle qui accompagne la fin de l'apartheid.Le compositeur développe un langage musical qui intègre notamment des rythmes empruntés au jazz et aux musiques populaires. Son écriture accorde une place importante aux percussions et aux contrastes entre les différents groupes d'instruments.Il compose également Delights & Dances (2007), œuvre pour quatuor à cordes et orchestre, enregistrée par le Harlem Quartet avec le Chicago Sinfonietta, sous la direction de Paul Freeman. La pièce est publiée par le label Cedille Records et figure parmi les compositions les plus régulièrement interprétées de son catalogue.En 2000, Michael Abels aborde l'opéra avec Homies & Popz, œuvre d'environ quarante minutes commandée par le Los Angeles Opera. Inspirée de l'histoire d'une équipe de cricket fondée à Los Angeles par le militant Ted Hayes, elle met en scène des jeunes issus de quartiers défavorisés et des adultes sans domicile. L'ouvrage est créé dans des lycées du comté de Los Angeles en mai 2000.Il travaille parallèlement avec des compagnies théâtrales de Californie, notamment la Cornerstone Theater Company, pour laquelle il compose les musiques de plusieurs spectacles. Son travail sur Broken Hearts, de Lisa Loomer, lui vaut un Garland Award en 1999. La rencontre avec Jordan Peele et la musique de Get OutEn 2017, Michael Abels compose pour la première fois la musique d'un long métrage de cinéma avec Get Out, réalisé par Jordan Peele. Le cinéaste découvre son travail grâce à une vidéo publiée sur YouTube présentant Urban Legends, composition pour quatuor à cordes et orchestre.Jordan Peele recherche alors un compositeur capable d'associer les conventions du cinéma d'horreur à des éléments musicaux liés à la culture afro-américaine. Il confie à Michael Abels la création de la bande originale de son premier long métrage, qui raconte l'histoire de Chris Washington, jeune photographe noir découvrant les pratiques inquiétantes de la famille de sa compagne blanche.Le réalisateur souhaite notamment une musique qui évoque les voix des ancêtres africains. Michael Abels compose Sikiliza Kwa Wahenga, thème d'ouverture interprété par un chœur chantant en swahili. Les paroles constituent un avertissement adressé au protagoniste, l'incitant à écouter ceux qui l'ont précédé et à fuir le danger.Le compositeur utilise également les cordes pour créer des tensions progressives, associant des procédés orchestraux caractéristiques du cinéma fantastique à des références au gospel. Jordan Peele qualifie cette approche de « gospel horror », expression qui désigne l'association de la musique religieuse afro-américaine à une atmosphère horrifique.Get Out rencontre un succès critique et commercial international. Il remporte l'Oscar du meilleur scénario original en 2018, décerné à Jordan Peele. La bande originale contribue également à faire connaître Michael Abels auprès des professionnels de la musique de film, alors qu'il a déjà plusieurs décennies d'expérience dans la composition pour orchestre. Une écriture musicale fondée sur la voix et la tension dramatiqueLa collaboration entre Michael Abels et Jordan Peele se poursuit avec Us (2019), dont l'intrigue suit une famille américaine confrontée à des doubles menaçants. Le compositeur crée notamment Anthem, thème choral construit sur une langue inventée, dont les syllabes ne correspondent à aucun texte identifiable.Pour cette œuvre, il associe des voix à des percussions et à une écriture orchestrale fondée sur des motifs répétitifs. Il réalise également une adaptation inquiétante de « I Got 5 on It », chanson du groupe de hip-hop Luniz datant de 1995, qui occupe une place importante dans le récit.La partition de Us reçoit le World Soundtrack Award de la meilleure musique originale en 2019, ainsi que le prix Jerry Goldsmith. Elle figure également parmi les partitions présélectionnées pour l'Oscar de la meilleure musique originale.En 2022, Michael Abels retrouve Jordan Peele pour Nope, film fantastique dans lequel deux habitants d'un ranch californien tentent de filmer un phénomène mystérieux apparaissant dans le ciel. Le compositeur y utilise notamment des références aux musiques des westerns américains, en lien avec l'activité équestre des personnages et l'environnement du récit.La partition de Nope reçoit le prix de la meilleure musique de film de studio décerné par la Society of Composers & Lyricists. Elle est également présélectionnée pour l'Oscar de la meilleure musique originale. Omar, un opéra consacré à l'esclavageLa collaboration de Michael Abels avec la chanteuse, compositrice et instrumentiste Rhiannon Giddens aboutit à la création d'Omar, opéra consacré à Omar ibn Said, érudit musulman né en Afrique de l'Ouest et déporté comme esclave aux États-Unis au début du XIXe siècle.L'œuvre s'inspire notamment de l'autobiographie rédigée en arabe par Omar ibn Said en 1831, document exceptionnel témoignant de l'expérience d'un Africain musulman réduit en esclavage en Amérique. Capturé dans sa région natale, située dans l'actuel Sénégal, Omar ibn Said est transporté en Caroline du Sud avant de vivre en Caroline du Nord.Rhiannon Giddens écrit le livret de l'opéra et partage la composition musicale avec Michael Abels. Les deux artistes associent les conventions de l'opéra occidental à des éléments issus des traditions musicales africaines et afro-américaines. Le texte est principalement chanté en anglais, avec des passages en arabe.L'ouvrage est créé le 27 mai 2022 au Spoleto Festival USA, à Charleston, en Caroline du Sud, dans une mise en scène de Kaneza Schaal. Le rôle-titre est interprété par le ténor Jamez McCorkle. L'opéra bénéficie ensuite de productions dans plusieurs grandes maisons américaines, notamment au Los Angeles Opera et au San Francisco Opera.En 2023, Michael Abels et Rhiannon Giddens reçoivent le prix Pulitzer de musique pour Omar. Le jury distingue une œuvre consacrée à l'histoire des Africains musulmans déportés en Amérique du Nord, dont la musique associe différentes traditions dans une forme lyrique contemporaine.Ce prix constitue une reconnaissance majeure pour les deux compositeurs. Il est attribué chaque année à une œuvre musicale créée ou enregistrée pour la première fois aux États-Unis au cours de l'année précédente. Une collaboration avec le Kronos Quartet sur l'histoire afro-américaineMichael Abels travaille également avec le Kronos Quartet, ensemble américain spécialisé dans la musique contemporaine, et la poétesse Nikky Finney, lauréate du National Book Award.Leur collaboration donne naissance à At War with Ourselves, 400 Years of You, composition d'une soirée entière pour quatuor à cordes, chœur et récitant. Le texte de Nikky Finney s'inspire notamment de son poème « The Battle of and for the Black Face Boy », publié en 2013.L'œuvre explore quatre siècles d'histoire afro-américaine, depuis l'esclavage jusqu'aux luttes contemporaines pour les droits civiques. La musique accompagne des textes consacrés aux conséquences du racisme et aux formes de résistance développées au sein des communautés noires américaines.Le projet bénéficie d'une résidence à l'université de Caroline du Sud, où une représentation préparatoire est donnée le 7 novembre 2021. La création mondiale a lieu les 19 et 20 novembre 2021, à Austin, dans le cadre de la programmation de Texas Performing Arts.Le chœur est dirigé par Valérie Sainte-Agathe, collaboratrice régulière du Kronos Quartet. L'œuvre est ensuite présentée dans plusieurs villes américaines, notamment à San Francisco en mai 2022.La fondation du Composers Diversity CollectiveEn 2018, Michael Abels participe à la fondation du Composers Diversity Collective (CDC), organisation professionnelle destinée à favoriser l'accès des compositeurs issus de minorités ethniques aux métiers de la musique pour le cinéma et la télévision.Cette initiative fait suite au succès de Get Out. Plusieurs jeunes compositeurs contactent Michael Abels pour lui demander conseil sur les moyens d'accéder aux studios hollywoodiens. Il constate alors la faible visibilité des professionnels noirs, latino-américains et asiatiques parmi les compositeurs régulièrement engagés par les grandes sociétés de production.Le Composers Diversity Collective développe un réseau permettant aux réalisateurs et aux producteurs d'entrer en relation avec des compositeurs de différentes origines. L'organisation met notamment à leur disposition une base de données comprenant des extraits de leurs œuvres et des informations sur leurs compétences professionnelles.Michael Abels intervient également dans des conférences consacrées à la diversité au sein de l'industrie audiovisuelle américaine. Il défend particulièrement le développement du mentorat et des formations pratiques permettant aux jeunes compositeurs de participer directement aux productions.
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Lynne Adams · 80 ansLynne Adams est une actrice, dramaturge, scénariste et productrice américaine, née en 1946. Elle est notamment connue pour son interprétation de Leslie Jackson Bauer dans le feuilleton télévisé Haine et Passion (Guiding Light), ainsi que pour son spectacle autobiographique Two Faced, adapté au cinéma sous le titre Made-Up (2002). Elle a également créé, avec sa sœur cadette, l'actrice Brooke Adams, la série humoristique All Downhill from Here (2015-2017).Une enfance dans une famille de professionnels du spectacleLynne Adams est la fille de Rosalind Gould, actrice, et de Robert K. Adams, comédien et producteur de théâtre et de télévision, qui a notamment occupé les fonctions de vice-président du réseau américain CBS. Son père a participé aux émissions radiophoniques The Goldbergs et Your Family and Mine, diffusées aux États-Unis pendant les années 1930 et 1940. Sa sœur cadette, Brooke Adams, devient également actrice et joue notamment dans Les Moissons du ciel (1978), de Terrence Malick.Dès son enfance, Lynne Adams fréquente le milieu théâtral. En 1955, elle fait ses débuts professionnels dans une production de la comédie musicale Brigadoon, présentée au Flint Musical Tent, à Flint, dans le Michigan. Elle est alors âgée de neuf ans. Elle poursuit ensuite son apprentissage pendant huit années dans différentes compagnies de théâtre, exerçant également des fonctions techniques. Elle participe notamment à la construction des décors, à la gestion de la billetterie et à la manipulation des éclairages.Elle fréquente la Professional Children's School, établissement new-yorkais accueillant notamment de jeunes artistes engagés dans des productions professionnelles, et obtient son diplôme en 1965.Leslie Jackson Bauer dans Haine et PassionEn 1966, Lynne Adams rejoint la distribution de Haine et Passion (Guiding Light), l'un des plus anciens feuilletons dramatiques américains. Elle y interprète Leslie Jackson Bauer, infirmière dont les relations sentimentales et familiales occupent une place importante dans les intrigues de la série.L'actrice tient ce rôle de 1966 à 1971, puis le reprend d'août 1973 à juin 1976. Son personnage porte successivement les noms de Leslie Jackson Bauer et Leslie Jackson Bauer Norris Bauer, en fonction de ses mariages.Créé pour la radio en 1937 par Irna Phillips, Guiding Light est adapté à la télévision par CBS en 1952. La participation de Lynne Adams prolonge une tradition familiale, puisque ses deux parents avaient travaillé dans la version radiophonique du feuilleton pendant les années 1940.Entre ses deux périodes de participation à Guiding Light, elle rejoint la distribution de The Secret Storm, autre feuilleton quotidien de CBS. De septembre 1971 à mai 1973, elle incarne Amy Ames Britton Kincaid, personnage central d'une intrigue consacrée à une famille vivant dans une ville fictive du nord-est des États-Unis.L'écriture théâtrale et le succès de Two FacedLynne Adams développe parallèlement une activité de dramaturge. Elle écrit notamment Over Mother's Dead Body, une pièce dans laquelle elle interprète le personnage de Sara aux côtés de sa sœur Brooke Adams.En 1991, elle crée Two Faced, un seul-en-scène qu'elle écrit et interprète jusqu'en 1997. Le spectacle aborde les rapports des femmes à leur apparence physique, au vieillissement et aux conventions de beauté. Son personnage explore notamment les transformations de l'image de soi et les attentes auxquelles sont confrontées les actrices.Cette création lui vaut deux distinctions théâtrales à Los Angeles, le LA Weekly Award de la meilleure interprétation dans un spectacle solo et un Drama-Logue Award pour sa prestation.Le succès de Two Faced suscite l'intérêt de producteurs hollywoodiens qui envisagent une adaptation cinématographique. Plusieurs versions du projet sont développées. Lynne Adams entreprend notamment un travail de réécriture destiné à transformer le spectacle en une fiction mettant en scène plusieurs personnages féminins.Made-Up, une collaboration familialeEn 2002, Lynne Adams écrit et produit Made-Up, comédie indépendante librement inspirée de Two Faced. Le film est réalisé par son beau-frère, Tony Shalhoub, époux de Brooke Adams, dont il constitue la première réalisation de long métrage.Brooke Adams interprète Elizabeth James Tivey, une actrice d'âge mûr dont la carrière est affectée par les exigences de l'industrie du spectacle en matière d'apparence physique. Lynne Adams joue sa sœur Kate James, une réalisatrice qui entreprend de tourner un documentaire sur elle. Eva Amurri incarne Sara, la fille d'Elizabeth, tandis que Gary Sinise interprète Duncan Tivey, son ancien mari.La réalisation adopte les codes du faux documentaire, avec des personnages qui s'adressent directement à la caméra. Au cours du récit, Sara entreprend de transformer l'apparence de sa mère grâce au maquillage et à une nouvelle coiffure. Cette expérience conduit Elizabeth à s'interroger sur la manière dont le vieillissement influe sur son identité et ses relations personnelles.Le film est tourné en grande partie dans la maison de Lynne Adams, à Boston. Les deux sœurs participent directement à sa production et prennent également en charge une partie de sa distribution. Après des présentations dans plusieurs festivals, Made-Up bénéficie d'une sortie limitée dans les salles américaines en février 2004.La création de All Downhill from HereEn 2015, Lynne Adams retrouve sa sœur Brooke Adams pour créer All Downhill from Here, une série humoristique diffusée sur Internet. Les deux actrices en écrivent les épisodes et en assurent la production.Lynne Adams interprète Kate James, tandis que Brooke Adams joue Elizabeth James Hires, personnages qui reprennent les prénoms et les relations familiales imaginés pour Made-Up. Joe Farina incarne Hank. La distribution comprend également Sophie Shalhoub, fille de Brooke Adams et de Tony Shalhoub, dans le rôle de Lola.La série suit les difficultés quotidiennes de deux sœurs confrontées au vieillissement et aux relations familiales. L'humour repose notamment sur les désaccords entre les personnages et leurs réactions face aux changements de leur existence.Diffusée de 2015 à 2017, la production compte 22 épisodes. Lynne Adams en réalise plusieurs et partage les fonctions d'écriture avec sa sœur. Les deux comédiennes prolongent ainsi leur collaboration artistique commencée au théâtre avec Over Mother's Dead Body.Cinéphilie et vie personnelleLynne Adams est également à l'origine de Movie Meetinghouse, une organisation en ligne destinée aux amateurs de cinéma. Elle propose un cadre pour la constitution de clubs de discussion consacrés aux films, permettant aux participants d'échanger leurs impressions et leurs analyses.Elle épouse George W. Fifield, commissaire d'exposition spécialisé dans l'art vidéo et les technologies numériques. Celui-ci exerce notamment au DeCordova Museum and Sculpture Park, dans le Massachusetts, où il développe des projets consacrés aux nouvelles formes de création audiovisuelle.Le couple s'installe à Boston, où Lynne Adams travaille à l'adaptation de Two Faced. C'est dans leur maison que sont tournées de nombreuses scènes de Made-Up, avec la participation de plusieurs membres de sa famille.
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Enrique Arce · 54 ansEnrique Arce, de son nom complet Enrique Javier Arce Temple, est un acteur et écrivain espagnol né le 8 octobre 1972 à Valence, en Espagne. Formé à l'American Academy of Dramatic Arts de New York, il est notamment connu pour son interprétation d'Arturo Román dans la série La casa de papel (2017-2021). Il participe également à des productions internationales telles que Knightfall (2017), Terminator: Dark Fate (2019) et Murder Mystery 2 (2023). En 2018, il publie son premier roman, La grandeza de las cosas sin nombre.Des études de droit à la formation d'acteur à New YorkOriginaire du quartier du Cabañal, à Valence, Enrique Arce entreprend des études de droit dans sa ville natale. Au cours de sa quatrième année universitaire, il décide de se consacrer à l'art dramatique. Il participe à Ellos i elles, émission de la chaîne régionale valencienne Canal Nou, dont il remporte le premier prix, d'une valeur de deux millions de pesetas.Cette somme lui permet de financer des études d'interprétation à l'American Academy of Dramatic Arts, à New York. Il s'installe aux États-Unis en 1994 et y séjourne pendant quatre ans, jusqu'en 1998. Il complète son apprentissage auprès de plusieurs établissements spécialisés, notamment le Michael Howard Studio et le HB Studio. Il suit également l'enseignement du comédien et professeur Juan Carlos Corazza, en Espagne.Sa formation comprend le théâtre classique et les techniques d'interprétation destinées à la scène comme à la caméra. Il participe également à des stages organisés par le National Youth Theatre britannique.De retour en Espagne, Enrique Arce commence à obtenir des engagements dans les productions audiovisuelles espagnoles. Il intègre notamment la distribution de Periodistas, série créée par Daniel Écija et diffusée sur Telecinco à partir de 1998. Il y interprète Eduardo « Edu » Cabrera, un journaliste travaillant dans la rédaction d'un hebdomadaire d'information.Il joue ensuite Javier Quevedo dans Compañeros, série consacrée au personnel et aux élèves d'un établissement scolaire madrilène. Ces deux personnages lui permettent de se faire connaître auprès du public espagnol avant ses collaborations internationales.Le théâtre et le répertoire classique espagnolEnrique Arce mène parallèlement une activité théâtrale. Il interprète notamment des œuvres majeures du répertoire espagnol, parmi lesquelles La Célestine (La Celestina), de Fernando de Rojas, et Noces de sang (Bodas de sangre), de Federico García Lorca.Il participe également à des représentations de La vie est un songe (La vida es sueño), de Pedro Calderón de la Barca. Cette œuvre du Siècle d'or espagnol met en scène Sigismond, héritier du trône de Pologne enfermé par son père après une prédiction annonçant son destin tragique.Son travail comprend aussi le personnage de Don Juan dans Don Juan, el burlador de Sevilla, adaptation de la figure du séducteur de la littérature espagnole. Il aborde par ailleurs le théâtre anglophone en participant à des productions d'Othello, de William Shakespeare, et du Lion en hiver, de James Goldman.En Espagne, il joue notamment dans Juegos de Hollywood, pièce consacrée aux relations entre les professionnels du cinéma. Cette activité théâtrale accompagne ses engagements dans les séries espagnoles, notamment Física o química, où il interprète Arturo, et Génesis: en la mente del asesino, dans laquelle il incarne Julián Balaguer.Arturo Román, un personnage central de La casa de papelEn 2017, Enrique Arce rejoint la distribution de La casa de papel, série créée par Álex Pina et initialement diffusée sur la chaîne espagnole Antena 3.Il interprète Arturo Román, directeur de la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre, à Madrid. Lorsqu'un groupe de braqueurs dirigé à distance par le Professeur prend le contrôle de l'établissement, Arturo devient l'un des principaux otages.Le personnage tente à plusieurs reprises d'organiser la résistance des captifs. Il entretient également une relation extraconjugale avec sa secrétaire Mónica Gaztambide, interprétée par Esther Acebo, qui attend un enfant de lui. Son comportement, marqué par la recherche de reconnaissance et des initiatives souvent dangereuses pour les autres otages, en fait l'un des principaux personnages antagonistes de la série.Après sa diffusion sur Antena 3, La casa de papel est acquise par Netflix, qui la distribue à l'échelle internationale à partir de décembre 2017. Le succès de la série conduit la plateforme à commander de nouveaux épisodes, diffusés jusqu'en 2021.Enrique Arce reprend Arturo Román lors du second braquage, organisé cette fois à la Banque d'Espagne. Devenu une personnalité médiatique après sa première prise d'otages, son personnage décide de retourner volontairement parmi les captifs, dans l'espoir de retrouver son ancienne influence.La diffusion internationale de la série apporte à l'acteur une notoriété considérable. Il participe à des conventions et à des rencontres avec le public dans plusieurs pays, notamment au Pérou, où il est invité à la Comic Convention Latin America en 2022.L'interprétation d'Arturo suscite des réactions particulièrement hostiles envers le personnage. En 2019, Enrique Arce raconte avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux de la part de spectateurs. Il distingue alors ces réactions de ses rencontres directes avec le public, généralement plus cordiales.Dans plusieurs entretiens accordés après la fin de la série, il évoque également les conséquences professionnelles de cette identification à Arturo Román. Des réalisateurs et producteurs lui proposent des personnages possédant des caractéristiques semblables, notamment des hommes manipulateurs. En 2021, il explique avoir refusé certaines propositions afin de ne pas reproduire systématiquement le même type de rôle.Des personnages dans des productions internationalesAvant le succès de La casa de papel, Enrique Arce travaille déjà sur des productions réalisées hors d'Espagne. En 2003, il apparaît dans Beyond Re-Animator, film d'horreur de Brian Yuzna, où il interprète Cabrera. Il participe ensuite à Manolete (2008), de Menno Meyjes, consacré au célèbre torero espagnol, interprété par Adrien Brody.Dans Knightfall, série historique américaine créée par Don Handfield et Richard Rayner, il incarne l'ambassadeur de Catalogne. L'intrigue se déroule au début du XIVe siècle, pendant les dernières années de l'ordre du Temple. Son personnage intervient auprès de la cour de France dans un contexte de tensions politiques et religieuses.En 2019, il interprète Vicente dans Terminator: Dark Fate, réalisé par Tim Miller. Il joue le père de Dani Ramos, jeune Mexicaine interprétée par Natalia Reyes, poursuivie par un Terminator venu du futur. Le film réunit également Linda Hamilton et Arnold Schwarzenegger.Il travaille ensuite avec Woody Allen sur Rifkin's Festival (2020), comédie dont l'action se déroule pendant le Festival international du film de Saint-Sébastien. Enrique Arce y interprète Tomás López, dans une distribution comprenant Wallace Shawn et Gina Gershon.En 2023, il rejoint Adam Sandler et Jennifer Aniston dans Murder Mystery 2, réalisé par Jeremy Garelick. Il y interprète Francisco, un ancien footballeur qui participe à un mariage organisé sur une île privée et se retrouve impliqué dans une enquête criminelle.Pablo Picasso et les personnages historiquesEnrique Arce interprète Pablo Picasso dans Lee Miller (Lee), réalisé par Ellen Kuras et présenté en 2023 au Festival international du film de Toronto.Le film retrace une partie de la vie de la photographe américaine Lee Miller, incarnée par Kate Winslet, notamment son activité de correspondante de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. Picasso, qu'elle a fréquenté pendant ses années parisiennes, appartient à son entourage artistique.Le personnage d'Enrique Arce intervient dans les scènes consacrées aux relations entre Lee Miller et les artistes européens. Le film s'intéresse également à la rencontre de la photographe avec le peintre et écrivain britannique Roland Penrose, interprété par Alexander Skarsgård.L'acteur participe à une autre fiction historique avec Inés del alma mía (2020), adaptation du roman d'Isabel Allende consacré à Inés Suárez, Espagnole ayant participé à la conquête du Chili au XVIe siècle. Dans cette série coproduite par RTVE et Chilevisión, il incarne De la Hoz, personnage associé aux expéditions espagnoles en Amérique du Sud.L'écriture d'un premier romanEn 2018, Enrique Arce publie son premier roman, La grandeza de las cosas sin nombre, aux éditions La Esfera de los Libros.Cet ouvrage de 328 pages paraît en Espagne le 28 août 2018. Il traite notamment des conséquences de l'enfance sur la vie adulte, de la confrontation aux échecs personnels et des choix qui orientent une existence.Le récit s'intéresse à la manière dont les individus cherchent à donner un sens à leurs expériences et à leurs relations affectives. L'auteur y aborde également les rapports entre les attentes sociales et les aspirations personnelles, autour de personnages amenés à remettre en question leurs décisions.Ce premier livre paraît alors qu'Enrique Arce connaît une forte exposition médiatique grâce à La casa de papel. Il est présenté à l'occasion de rencontres littéraires en Espagne, où le comédien évoque son travail d'écriture et sa relation à la fiction romanesque.Vie personnelleEnrique Arce a été marié à l'actrice espagnole Cristina Peña, avec laquelle il a notamment travaillé dans la série Compañeros. Le couple se sépare par la suite.Entre 2005 et 2008, il partage la vie de la nageuse espagnole Gemma Mengual, spécialiste de natation synchronisée et double médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. Leur relation fait notamment l'objet d'un entretien publié dans le quotidien El País en mars 2007.Natif de Valence, Enrique Arce conserve des liens avec sa région d'origine. Il participe à plusieurs productions espagnoles tournées dans la Communauté valencienne, notamment Amor en polvo (2019), une comédie réalisée par Suso Imbernón et Juanjo Moscardó Rius.
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Starla Benford · 62 ansStarla Benford, née le 8 octobre 1964 à Austin, au Texas, est une actrice américaine de théâtre, de cinéma et de télévision. Formée à l'American Repertory Theater Institute de l'université Harvard, elle se produit notamment à Broadway et sur plusieurs grandes scènes régionales des États-Unis. Elle est également connue pour son interprétation de Wanda Anita Green dans Vol 93 (2006), de Paul Greengrass, et de la directrice d'établissement scolaire dans Half Nelson (2006), de Ryan Fleck.Une formation théâtrale à HarvardStarla Benford suit une formation supérieure d'art dramatique à l'American Repertory Theater/Moscow Art Theater Institute for Advanced Theater Training, programme associé à l'université Harvard, à Cambridge, dans le Massachusetts. Cet établissement, fondé en collaboration avec le Théâtre d'art de Moscou, propose un enseignement consacré à l'interprétation et aux grandes traditions théâtrales.Pendant sa formation, elle aborde plusieurs œuvres du répertoire européen. Elle interprète notamment Anna Andreïevna dans Le Revizor, de Nicolas Gogol, et madame Alving dans Les Revenants, d'Henrik Ibsen. Elle joue également Jacques dans Comme il vous plaira, de William Shakespeare, rôle traditionnellement masculin.Elle poursuit son travail au sein de l'American Repertory Theater, compagnie établie à Cambridge. Dans Slaughter City, de Naomi Wallace, elle interprète Roach, un personnage appartenant à une communauté ouvrière confrontée à des tensions sociales. Elle participe aussi à une adaptation de L'Orestie, d'Eschyle, où elle assume plusieurs rôles, dont celui d'une Furie.Son expérience du théâtre classique comprend notamment le rôle de Blanche DuBois dans Un tramway nommé Désir, de Tennessee Williams, et celui de Phèdre dans la tragédie du même nom. Elle interprète également Rose Maxson dans Fences, d'August Wilson, œuvre consacrée aux relations d'une famille afro-américaine à Pittsburgh dans les années 1950.Broadway et les grandes scènes américainesStarla Benford fait ses débuts à Broadway en 2000 dans une reprise de Macbeth, au Music Box Theatre. Elle y interprète l'une des sorcières et assure également la doublure du rôle de Lady Macduff.En 2003, elle rejoint la distribution de La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof), de Tennessee Williams, dans une reprise présentée au Music Box Theatre. Elle interprète Brightie et assure la doublure du personnage de Lacey. La production réunit notamment Ashley Judd et Jason Patric.Elle participe ensuite à la reprise d'Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) présentée à Broadway en 2005 par la Roundabout Theatre Company. Dirigée par Edward Hall, cette production met en vedette Natasha Richardson dans le rôle de Blanche DuBois et John C. Reilly dans celui de Stanley Kowalski. Starla Benford y interprète une passante et assure la doublure de plusieurs rôles féminins, dont celui d'Eunice Hubbell.Son travail sur les scènes américaines comprend également des productions du Long Wharf Theatre de New Haven. Elle y interprète Stephanie dans Denial, pièce de Peter Sagal mise en scène par Arvin Brown, aux côtés de Bonnie Franklin et Max Wright. L'œuvre met en scène une historienne qui conteste la réalité de l'Holocauste et les difficultés rencontrées par son avocat pour assurer sa défense.Au cours de sa carrière, elle se produit également au Yale Repertory Theatre et au Old Globe Theatre de San Diego. Elle participe à la première tournée nationale des Monologues du vagin, d'Eve Ensler, ainsi qu'à la création irlandaise de Doubt, de John Patrick Shanley, présentée à l'Abbey Theatre de Dublin.Les dramaturgies contemporaines et les Helen Hayes AwardsEn 2013, Starla Benford participe à une production de The Convert, de la dramaturge américaine Katori Hall, présentée au Woolly Mammoth Theatre de Washington. L'action se déroule au Zimbabwe à la fin du XIXe siècle, pendant la colonisation britannique, et suit une jeune femme confrontée aux tensions entre ses traditions familiales et sa conversion au christianisme.Starla Benford y interprète Mai Tamba, l'une des femmes de l'entourage de la protagoniste. La pièce examine notamment les relations entre les missionnaires européens et les populations africaines, dans un contexte de bouleversements religieux.Cette interprétation lui vaut une nomination aux Helen Hayes Awards de 2014, dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle pour une production théâtrale résidente. Ces récompenses distinguent chaque année les professionnels du théâtre de la région de Washington.En 2014, elle retrouve l'écriture de Katori Hall avec Our Lady of Kibeho, dont la création mondiale est présentée au Signature Theatre de New York, dans une mise en scène de Michael Greif.Inspirée des apparitions mariales rapportées au Rwanda à partir de 1981, la pièce se déroule dans un établissement scolaire catholique. Starla Benford interprète sœur Évangélique, une religieuse qui met en doute les visions de plusieurs élèves. Elle partage notamment la scène avec Nneka Okafor, qui incarne Alphonsine Mumureke, la première jeune fille affirmant avoir vu la Vierge Marie.La production ouvre officiellement le 16 novembre 2014 au Pershing Square Signature Center et bénéficie d'une prolongation jusqu'au 14 décembre. L'actrice y incarne une religieuse dont les convictions sont mises à l'épreuve par les événements rapportés dans l'établissement.L'interprétation de Wanda Anita Green dans Vol 93En 2006, Starla Benford interprète Wanda Anita Green dans Vol 93, réalisé par Paul Greengrass. Le film reconstitue le détournement du vol United Airlines 93, survenu le 11 septembre 2001, et la résistance des passagers et de l'équipage face aux terroristes. L'appareil s'écrase dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie, avant d'atteindre la cible vers laquelle les pirates de l'air tentaient de le diriger.Wanda Anita Green, née en 1952, était une hôtesse de l'air américaine employée par United Airlines depuis vingt-neuf ans. Mère de deux enfants et diaconesse au sein de son église, elle faisait partie des membres d'équipage présents à bord de l'avion détourné. Starla Benford incarne cette femme aux côtés de plusieurs interprètes qui représentent les véritables passagers et employés de la compagnie aérienne.Le réalisateur Paul Greengrass privilégie une reconstitution chronologique des événements, alternant les scènes à bord de l'appareil et les réactions des contrôleurs aériens. Le film fait également appel à plusieurs professionnels de l'aviation qui interprètent leurs propres fonctions. Il est nommé à deux Oscars en 2007, notamment celui du meilleur réalisateur.Des personnages liés aux institutions dans le cinéma indépendantLa même année, Starla Benford tient le rôle de Mme Henderson, directrice du collège où enseigne Dan Dunne, dans Half Nelson, réalisé par Ryan Fleck. Le personnage principal, interprété par Ryan Gosling, est un professeur d'histoire de Brooklyn qui tente de dissimuler sa dépendance aux drogues.La relation entre Dan Dunne et l'une de ses élèves, Drey, interprétée par Shareeka Epps, occupe une place centrale dans le récit. Mme Henderson représente l'autorité administrative de l'établissement scolaire. Le film vaut à Ryan Gosling une nomination à l'Oscar du meilleur acteur en 2007.Starla Benford interprète également une technicienne de la police scientifique dans Meurtre parfait (A Perfect Murder, 1998), thriller d'Andrew Davis avec Michael Douglas et Gwyneth Paltrow. Dans 13 (2010), réalisé par Géla Babluani, elle joue le docteur Anna Cummings.La comédie Delivery Man (2013), de Ken Scott, lui confie le rôle d'une auxiliaire de soins. Elle apparaît aux côtés de Vince Vaughn, qui interprète un homme découvrant qu'il est le père biologique de plusieurs centaines d'enfants à la suite de dons de sperme effectués dans sa jeunesse.Le répertoire afro-américain et la diversité des personnagesStarla Benford participe à plusieurs productions théâtrales consacrées à l'histoire et aux expériences des communautés afro-américaines.Dans The Convert (2013), pièce de Danai Gurira mise en scène par Michael John Garcés au Woolly Mammoth Theatre, elle interprète Mai Tumba, une femme travaillant dans la maison d'un enseignant chrétien africain en Rhodésie à la fin du XIXe siècle. Son personnage tente de protéger sa nièce Jekesai d'un mariage forcé et la confie à Chilford, interprété par Irungu Mutu. La confrontation entre les croyances traditionnelles de Mai Tumba et le christianisme de son employeur est l'un des ressorts de la pièce.Elle joue également dans Trouble in Mind, de Alice Childress, présentée à l'Arena Stage de Washington en 2011. Cette œuvre, écrite en 1955, raconte les répétitions difficiles d'une pièce de Broadway réunissant des acteurs noirs et blancs. Elle examine les préjugés raciaux auxquels se heurtent les comédiens afro-américains dans l'industrie théâtrale.En 2020, Starla Benford interprète le comte de Gloucester dans Le Roi Lear, de William Shakespeare, au Northern Stage, à White River Junction, dans le Vermont. La mise en scène est assurée par Stephen Brown-Fried, avec Jamie Horton dans le rôle de Lear.Traditionnellement confié à un acteur masculin, le personnage de Gloucester est un noble dont les conflits avec ses fils Edgar et Edmund constituent l'une des principales intrigues de la tragédie. Starla Benford partage notamment la scène avec Damian Thompson, interprète d'Edmund. Les représentations ont lieu du 22 janvier au 9 février 2020.
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William Broyles Jr. · 82 ansWilliam Broyles Jr., de son nom complet William Dodson Broyles Jr., né le 8 octobre 1944 à Houston, au Texas, est un journaliste, écrivain, scénariste et producteur américain. Ancien officier du Corps des Marines, vétéran de la guerre du Viêt Nam, il participe à la fondation du magazine Texas Monthly et dirige la rédaction de Newsweek de 1982 à 1984. Il est notamment le cocréateur de la série télévisée China Beach (1988-1991) et le scénariste de Seul au monde (2000), de Robert Zemeckis. Son travail sur Apollo 13 (1995), de Ron Howard, lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté.Une jeunesse texane et des études à OxfordWilliam Broyles Jr. grandit à Baytown, au Texas, dans la région de Houston. Il est le fils de William Dodson Broyles et d'Elizabeth Bills Broyles. Il fréquente la Robert E. Lee High School avant d'entrer à la Rice University, à Houston, où il étudie l'histoire.Pendant ses études universitaires, il participe activement à la vie du campus. Il collabore au journal étudiant The Rice Thresher et préside l'association des étudiants pendant l'année universitaire 1965-1966. Il écrit également des articles pour le quotidien Houston Post. Son engagement dans les activités universitaires lui vaut le Hugh Scott Cameron Award, décerné par Rice pour des services rendus à la communauté étudiante.Diplômé en 1966, il obtient une bourse Marshall, qui lui permet de poursuivre ses études au Royaume-Uni. Il rejoint l'université d'Oxford, où il étudie la philosophie, la politique et l'économie. Il y rédige des chroniques politiques et collabore notamment à l'hebdomadaire britannique The Economist. Il obtient son diplôme en 1968.Cette période est également marquée par son intérêt pour les questions sociales et les débats politiques américains. Il participe au mouvement pour les droits civiques et s'engage dans les discussions suscitées par la guerre du Viêt Nam.L'engagement dans les Marines et la guerre du Viêt NamEn 1968, William Broyles Jr. s'engage dans le Corps des Marines des États-Unis. Il est envoyé au Viêt Nam, où il sert entre 1969 et 1971, notamment comme lieutenant à la tête d'une section d'infanterie de la 1re division des Marines.Ses fonctions le conduisent également à travailler auprès du commandement de la division sur des questions concernant les populations civiles et les réfugiés de la province de Quảng Nam. Il reçoit plusieurs décorations, dont la Bronze Star et la Croix de la vaillance vietnamienne.À son retour aux États-Unis, il enseigne la philosophie à l'Académie navale américaine d'Annapolis, dans le Maryland. Il travaille ensuite dans l'administration scolaire à Houston.En 1984, il retourne au Viêt Nam, près de quinze ans après son premier déploiement. Il rencontre d'anciens combattants vietnamiens et revisite plusieurs lieux où il avait servi. Ce voyage donne naissance à Brothers in Arms: A Journey from War to Peace, publié en 1986.L'ouvrage décrit ses retrouvailles avec un pays profondément transformé par la guerre et les conséquences du conflit sur ceux qui y ont participé. Il y confronte ses souvenirs de jeune officier aux témoignages d'anciens adversaires, notamment dans les régions de Hué et de Đà Nẵng. Le récit accorde une place importante aux relations entre les soldats américains et la population vietnamienne. La fondation de Texas Monthly et la direction de NewsweekAu début des années 1970, William Broyles Jr. s'associe à l'éditeur Michael R. Levy pour créer Texas Monthly, un magazine consacré à la société texane. Lancé en 1973, le périodique aborde la politique régionale, l'économie et les transformations culturelles du Texas. Broyles en devient le premier rédacteur en chef.Il souhaite développer un journalisme de long format, accordant une place importante aux enquêtes et aux récits documentaires. Il recrute notamment des écrivains et des journalistes capables de traiter les particularités de la société texane au-delà de l'actualité immédiate. Sous sa direction, le magazine remporte quatre National Magazine Awards, distinctions majeures de la presse périodique américaine.En 1980, il participe au rachat du magazine New West, auparavant détenu par Rupert Murdoch. Il en prend la direction éditoriale et contribue à sa transformation en California, publication consacrée à la vie politique et culturelle de l'État.En 1982, Katharine Graham, dirigeante de la Washington Post Company, le recrute pour devenir rédacteur en chef de Newsweek, en remplacement de Lester Bernstein. Il dirige l'hebdomadaire jusqu'en 1984, supervisant sa couverture de l'actualité américaine et internationale.Il continue par ailleurs à écrire pour différentes publications, notamment Esquire et The Atlantic. Son expérience journalistique nourrit également ses ouvrages consacrés aux conflits militaires et à leurs conséquences humaines.China Beach, une autre représentation de la guerre du Viêt NamEn 1988, William Broyles Jr. crée avec le scénariste John Sacret Young la série China Beach, diffusée sur ABC. L'intrigue se déroule pendant la guerre du Viêt Nam, autour d'un hôpital d'évacuation et d'une base de repos installés près de Đà Nẵng.La série s'intéresse particulièrement à l'expérience des femmes engagées dans le conflit. Le personnage principal, Colleen McMurphy, est une infirmière militaire interprétée par Dana Delany. Marg Helgenberger joue K. C. Koloski, une civile américaine qui travaille dans l'environnement de la base. Les récits abordent les relations entre les militaires et les civils, ainsi que les conséquences psychologiques de la guerre.L'expérience personnelle de William Broyles Jr. comme ancien combattant contribue à la création de l'univers de la série. Il utilise notamment ses souvenirs du Viêt Nam pour représenter les rapports entre soldats et personnels médicaux. Il collabore avec les comédiens à la construction des personnages et à l'écriture des dialogues, en accordant une place importante aux comportements non verbaux.Dans l'épisode « Vets », diffusé en 1990, des témoignages d'anciens combattants sont intégrés à des scènes de fiction. Ce mélange de documentaire et de récit dramatique permet d'aborder directement la mémoire de la guerre. L'épisode reçoit un Peabody Award en 1990.Diffusée pendant quatre saisons, de 1988 à 1991, China Beach reçoit de nombreuses nominations aux Primetime Emmy Awards. Dana Delany remporte notamment deux récompenses de la meilleure actrice dans une série dramatique, en 1989 et 1992. La collaboration avec Ron Howard et Robert ZemeckisLe réalisateur Ron Howard fait appel à William Broyles Jr. pour écrire, avec Al Reinert, le scénario d'Apollo 13 (1995). Le film retrace la mission spatiale américaine d'avril 1970, au cours de laquelle une explosion à bord d'un vaisseau empêche trois astronautes de se poser sur la Lune et contraint la NASA à organiser leur retour sur Terre.Pour préparer le scénario, William Broyles Jr. s'appuie sur ses recherches consacrées au programme spatial américain et sur les témoignages des astronautes. Il s'intéresse notamment aux solutions techniques improvisées par les ingénieurs de la NASA pour maintenir l'équipage en vie. Son enfance à Baytown, près du centre spatial de Houston, lui avait permis de se familiariser avec l'environnement du programme Apollo.Le film met en vedette Tom Hanks dans le rôle de Jim Lovell, commandant de la mission, ainsi que Kevin Bacon et Bill Paxton. Il reçoit neuf nominations aux Oscars de 1996, dont celle du meilleur scénario adapté pour Broyles et Reinert. Il remporte deux récompenses, pour le montage et le son.Cette collaboration lui permet de travailler avec Tom Hanks sur un autre projet, Seul au monde (Cast Away, 2000), réalisé par Robert Zemeckis. Il écrit le scénario original de ce récit centré sur Chuck Noland, employé de FedEx qui survit pendant plusieurs années sur une île déserte après un accident d'avion.La préparation du film conduit William Broyles Jr. à mener une expérience particulière. En 1999, il séjourne seul pendant dix jours sur une île isolée au large du Mexique, après avoir reçu une formation aux techniques de survie. Privé de nourriture et d'outils, il apprend à chercher de l'eau et à fabriquer les instruments nécessaires à sa subsistance.Au cours de ce séjour, il découvre un ballon de volley-ball échoué sur la plage, qu'il décore avec des coquillages et des algues avant de lui parler. Cette expérience inspire directement le personnage de Wilson, le ballon auquel Chuck Noland s'adresse pour supporter sa solitude.Le scénariste établit également un lien entre ce récit et son retour du Viêt Nam. Il retrouve dans le personnage de Noland l'expérience d'un homme confronté à des conditions extrêmes, puis revenu dans une société où sa place a changé. L'écriture de la guerre et des relations humainesLes expériences militaires de William Broyles Jr. occupent une place importante dans ses collaborations avec plusieurs réalisateurs américains.Dans Jarhead : La Fin de l'innocence (2005), réalisé par Sam Mendes, il adapte le récit autobiographique d'Anthony Swofford, ancien Marine ayant participé à la guerre du Golfe de 1990-1991. Le film suit de jeunes soldats américains déployés en Arabie saoudite, dans l'attente d'opérations militaires auxquelles ils ne prendront parfois pas directement part. Jake Gyllenhaal interprète Swofford, tandis que Jamie Foxx joue le sergent Sykes.Pour ce scénario, William Broyles Jr. s'intéresse notamment à l'ennui des militaires, à leur préparation psychologique et aux tensions qui apparaissent au sein des unités. L'intrigue accorde une place importante à l'attente précédant les combats, expérience qu'il connaît personnellement depuis son engagement au Viêt Nam.L'année suivante, il participe avec Paul Haggis à l'écriture du scénario de Mémoires de nos pères, réalisé par Clint Eastwood. Le film adapte l'ouvrage de James Bradley et Ron Powers consacré aux soldats américains photographiés lors de la seconde levée du drapeau sur le mont Suribachi, pendant la bataille d'Iwo Jima en février 1945.Le récit examine le parcours des militaires associés à cette photographie devenue célèbre et leur participation aux campagnes de financement de l'effort de guerre. L'intrigue s'intéresse également aux difficultés rencontrées par ces hommes après leur retour aux États-Unis.William Broyles Jr. aborde un autre aspect des relations humaines dans Infidèle (Unfaithful, 2002), réalisé par Adrian Lyne, dont il cosigne le scénario avec Alvin Sargent. Le film met en scène Richard Gere et Diane Lane dans l'histoire d'un couple new-yorkais confronté à une liaison extraconjugale. Il collabore également avec Robert Zemeckis à l'adaptation du conte de Chris Van Allsburg Le Pôle express (The Polar Express, 2004), réalisé au moyen de la capture de mouvement.Un travail d'écriture fondé sur l'enquête et l'expérienceWilliam Broyles Jr. accorde une place importante à la recherche documentaire dans la préparation de ses scénarios. Sa méthode consiste notamment à recueillir des témoignages auprès de personnes ayant vécu des situations comparables à celles de ses personnages. Il réalise des entretiens enregistrés, consulte des documents historiques et effectue parfois lui-même des expériences destinées à comprendre les conditions matérielles du récit.Pour Seul au monde, son séjour sur une île isolée lui permet notamment de mesurer les difficultés de la recherche de nourriture et les effets de la solitude. Dans ses projets historiques, il s'appuie sur des récits de témoins et sur des archives techniques. Il cherche ensuite à transformer cette matière documentaire en scènes centrées sur les actions des personnages.Cette pratique est également présente dans son enseignement. Il intervient auprès d'étudiants en écriture et en journalisme, notamment à l'université du Texas à Austin. Il participe à des conférences consacrées au scénario et à la transmission de l'expérience militaire.En 2002, il est intronisé au Texas Film Hall of Fame, qui distingue les personnalités ayant contribué au cinéma et possédant des liens avec le Texas. La Rice University lui avait déjà décerné son Distinguished Alumni Award en 1993.Ses archives professionnelles sont conservées aux Wittliff Collections de la Texas State University, à San Marcos. Elles comprennent ses manuscrits, des correspondances et des documents préparatoires relatifs à ses activités journalistiques et cinématographiques, notamment des dossiers de recherche sur Brothers in Arms.
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Todd Bryant · 63 ansTodd Bryant, né le 8 octobre 1963 à Santa Monica, en Californie, est un acteur, cascadeur et coordinateur de cascades américain. Il est notamment connu pour son interprétation du capitaine klingon Klaa dans Star Trek V : L'Ultime Frontière (1989), de William Shatner. Il travaille également comme doublure de cascade pour des acteurs tels que Ron Perlman, Will Ferrell et Brendan Fraser, et participe à plus de 200 productions cinématographiques et télévisuelles.Des débuts au théâtre dès l'enfanceÀ l'âge de dix ans, Todd Bryant découvre la scène en interprétant le rôle principal de la comédie musicale Oliver !, adaptée du roman Oliver Twist de Charles Dickens, au Morgan Theater de Santa Monica. Cette première expérience lui permet d'aborder le métier d'acteur avant son adolescence.À douze ans, il entre dans l'école de cascades hollywoodienne dirigée par Paul Stader, un ancien cascadeur ayant notamment travaillé sur les films de John Wayne. Il y suit une formation jusqu'à dix-huit ans et devient le plus jeune élève de cet établissement. Il apprend différentes techniques de combat scénique ainsi que les méthodes de préparation physique nécessaires aux cascades.Pendant son adolescence, il pratique également le surf de compétition avec son frère Shaun. Tous deux participent aux épreuves amateurs organisées par la Western Surfing Association et sont sponsorisés par Ocean Surfboards. Ils utilisent notamment des planches fabriquées par Tim Phares et Ben Aipa.Parallèlement à sa formation de cascadeur, Todd Bryant poursuit des cours d'art dramatique. Sa grande taille, environ 1, 91 mètre, lui permet d'obtenir des rôles de personnages physiquement imposants, notamment dans des productions policières ou fantastiques.Le capitaine Klaa dans l'univers de Star TrekEn 1989, Todd Bryant interprète le capitaine Klaa dans Star Trek V : L'Ultime Frontière (Star Trek V: The Final Frontier), réalisé par William Shatner. Il incarne le commandant klingon d'un vaisseau de guerre qui poursuit l'USS Enterprise et son capitaine James T. Kirk, interprété par Shatner.Klaa commande l'Oiseau de proie Okrona et cherche à affronter Kirk pour acquérir une renommée militaire. Il est accompagné de sa première officière, Vixis, interprétée par Spice Williams-Crosby.Pour préparer ce personnage, Todd Bryant s'entraîne quotidiennement dans une salle de sport et consacre plusieurs semaines à l'apprentissage de la langue klingonne. Il écoute des enregistrements sur son baladeur pendant ses déplacements à bicyclette afin de mémoriser la prononciation des dialogues. Son interprétation nécessite également le port de prothèses faciales reproduisant les reliefs caractéristiques du front des Klingons.L'acteur avait déjà fait une brève apparition non créditée dans Star Trek II : La Colère de Khan (1982), de Nicholas Meyer, en incarnant un jeune cadet ingénieur de l'Enterprise. Il participe ensuite à Star Trek VI : Terre inconnue (1991), où il joue le traducteur klingon lors du procès du capitaine Kirk et du docteur McCoy.En 2002, il revient dans la franchise comme cascadeur sur Star Trek : Nemesis, réalisé par Stuart Baird. Il assure notamment la doublure de Ron Perlman, qui interprète le vice-roi rémien au service de Shinzon, principal adversaire de Jean-Luc Picard.Son personnage du capitaine Klaa lui vaut de participer à plusieurs conventions consacrées à Star Trek. Il y retrouve notamment Spice Williams-Crosby, avec laquelle il forme occasionnellement un duo d'invités costumés en Klingons.La préparation physique et le travail de doublureFormé dès l'adolescence aux techniques de cascades, Todd Bryant développe une activité de doublure physique pour plusieurs comédiens hollywoodiens. Il intervient notamment dans des productions nécessitant des combats rapprochés et des chutes.Entre 1987 et 1992, il est le partenaire d'entraînement de Dennis Alexio, champion du monde de kick-boxing poids lourds. Cette collaboration lui permet de pratiquer régulièrement les techniques de combat utilisées dans les arts martiaux de compétition.Au cinéma, il assure notamment la doublure de Ron Perlman dans Hellboy (2004), de Guillermo del Toro. Le personnage, créature démoniaque dotée d'une force surnaturelle, participe à plusieurs affrontements impliquant des effets spéciaux et des cascades physiques.Il travaille également comme doublure de Brendan Fraser, ainsi que de Dolph Lundgren dans Agent Red (2000). Dans les productions auxquelles il participe, il intervient aussi bien comme exécutant des cascades que comme membre des équipes chargées de leur préparation.Dans Matrix (1999), des sœurs Wachowski, il participe aux cascades d'un film dont les séquences d'action reposent notamment sur des chorégraphies martiales élaborées. Il travaille également sur Le Monde perdu : Jurassic Park (1997), de Steven Spielberg, production combinant cascades physiques et effets visuels numériques.Une reconnaissance pour la chorégraphie des combatsTodd Bryant exerce des responsabilités de coordinateur de cascades, notamment pour des productions hollywoodiennes nécessitant des affrontements entre plusieurs interprètes. Il participe à la conception des mouvements et supervise les répétitions destinées à préparer leur exécution devant les caméras.Dans Deuces Wild (2002), réalisé par Scott Kalvert, il travaille avec le cascadeur Pete Antico à la chorégraphie des affrontements. L'intrigue se déroule à Brooklyn dans les années 1950 et suit les rivalités entre deux bandes de jeunes, sur fond de criminalité et de trafic de drogue.Pour ce travail, les deux professionnels reçoivent en 2002 une nomination aux American Choreography Awards, dans la catégorie de la meilleure chorégraphie de combat. La récompense est finalement décernée à John Medlen pour la série Alias.La même année, Todd Bryant coordonne les cascades et les combats de Kung Pow : Enter the Fist, comédie d'arts martiaux réalisée par Steve Oedekerk. Ce film parodique combine des scènes nouvellement tournées avec des images d'un film hongkongais de 1976, Tiger and Crane Fists. Il travaille également comme réalisateur de seconde équipe sur Shattered Lies (2002), où il assume la coordination des cascades.Dans Everything Must Go (2010), réalisé par Dan Rush, il assure la coordination des cascades tout en interprétant un chauffeur chargé de récupérer des biens. Le film met en vedette Will Ferrell, dont Todd Bryant est également l'une des doublures habituelles.D'autres expériences professionnelles sur les plateauxTodd Bryant participe à la production de Blowing Smoke (2004), comédie réalisée par James Orr, en qualité de producteur associé. Il travaille également comme assistant réalisateur de seconde équipe sur plusieurs productions indépendantes.Il appartient à plusieurs organisations professionnelles de l'industrie audiovisuelle américaine, notamment la Directors Guild of America (DGA) et la Screen Actors Guild, American Federation of Television and Radio Artists (SAG-AFTRA). Il est également membre de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, institution qui organise chaque année la cérémonie des Oscars.En 2019, il participe à l'équipe de cascades de Le Mans 66, réalisé par James Mangold. Le film retrace la préparation de la Ford GT40 destinée à affronter Ferrari aux 24 Heures du Mans en 1966. Les cascades automobiles et la reconstitution des courses mobilisent une importante équipe spécialisée.Pour ce film, Todd Bryant figure parmi les membres de l'équipe nommée au Screen Actors Guild Award de la meilleure prestation d'ensemble de cascadeurs au cinéma en 2020.Parallèlement, il poursuit son travail de coordinateur sur des comédies. Dans Very Bad Dads 2 (Daddy's Home 2, 2017), réalisé par Sean Anders, il supervise des séquences de cascades impliquant notamment Will Ferrell et Mark Wahlberg.En 2022, il assure également la coordination des cascades de Spirited : L'Esprit de Noël, comédie musicale réalisée par Sean Anders, avec Will Ferrell et Ryan Reynolds. Le film propose une adaptation contemporaine du Chant de Noël de Charles Dickens, œuvre à laquelle Todd Bryant avait été initié indirectement lors de ses premiers pas sur scène dans Oliver !.
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Nick Cannon · 46 ansNick Cannon, de son nom complet Nicholas Scott Cannon, né le 8 octobre 1980 à San Diego, en Californie, est un acteur, humoriste, animateur de télévision, rappeur et producteur américain. Révélé à la fin des années 1990 par la chaîne Nickelodeon, il crée en 2005 l'émission d'improvisation humoristique Wild 'N Out, avant de présenter les concours télévisés America's Got Talent et The Masked Singer. Il est également connu pour son rôle principal dans Drumline (2002), de Charles Stone III, et pour ses activités au sein de la société de production NCredible Entertainment.Une enfance à San Diego et des débuts précoces dans la comédieNick Cannon grandit principalement dans le quartier de Lincoln Park, au sud-est de San Diego, où il est élevé en partie par son grand-père paternel. Ses parents, James Cannon, prédicateur chrétien, et Beth Hackett, comptable, se séparent pendant son enfance. Il partage alors son temps entre la Californie et Charlotte, en Caroline du Nord, où vit son père.Très jeune, il s'intéresse à la musique et apprend à jouer de plusieurs instruments, notamment de la batterie. Vers l'âge de huit ans, il commence à composer ses propres chansons. Son père anime une émission religieuse sur une chaîne de télévision locale et lui donne l'occasion de présenter de courts numéros comiques à l'antenne. Nick Cannon découvre ainsi le stand-up, forme de spectacle humoristique dans laquelle un artiste s'adresse directement au public.Pendant son adolescence, il se produit dans plusieurs clubs de Los Angeles, notamment au Laugh Factory, à l'Improv et au Comedy Store. Il fréquente le Monte Vista High School, à Spring Valley, en Californie, où il participe à des compétitions d'athlétisme et préside une association d'élèves afro-américains. Il obtient son diplôme de fin d'études secondaires en 1998.La chaîne Nickelodeon l'engage d'abord pour divertir le public avant les enregistrements de ses émissions. Il intègre ensuite l'équipe de All That, programme de sketches humoristiques destiné aux adolescents. Encore âgé de dix-sept ans, il participe à l'écriture de plusieurs séquences, devenant l'un des plus jeunes auteurs employés par la chaîne. Il travaille également sur les séries Kenan & Kel et Cousin Skeeter.En 2002, Nickelodeon lui confie sa propre émission, The Nick Cannon Show, dont il est à la fois l'animateur et l'un des principaux auteurs. Le programme repose sur des sketches tournés dans des lieux publics, avec des caméras dissimulées et la participation de passants. Il est diffusé jusqu'en 2003.La création de Wild 'N Out et la reconnaissance télévisuelleEn 2005, Nick Cannon crée pour MTV Wild 'N Out, un programme qui combine improvisation comique et affrontements verbaux inspirés de la culture hip-hop. Il en assure la présentation et la production exécutive. Chaque épisode oppose deux équipes d'humoristes qui participent à différentes épreuves, souvent accompagnées d'invités issus du monde de la musique.L'émission accorde une place importante aux joutes improvisées, notamment au cours de l'épreuve finale appelée « Wildstyle », pendant laquelle les participants échangent des plaisanteries sous forme de rap. Plusieurs humoristes y développent leur notoriété, dont Kevin Hart, Pete Davidson et Katt Williams.Après une première période de diffusion sur MTV entre 2005 et 2007, le programme est relancé en 2013 sur MTV2. Il revient ensuite sur MTV et VH1. Son succès entraîne l'organisation de tournées au cours desquelles les humoristes reprennent devant un public les principales épreuves de l'émission.En 2009, Nick Cannon est nommé président de TeenNick, chaîne du groupe Nickelodeon destinée aux adolescents. Il intervient dans le développement des programmes et dans les activités de production de la chaîne.La même année, il devient l'animateur d'America's Got Talent, concours de talents diffusé sur NBC. Il succède à Jerry Springer et présente les huit saisons diffusées entre 2009 et 2016. Au cours de cette période, il travaille notamment avec les jurés Sharon Osbourne, Howard Stern et Simon Cowell.En février 2017, il annonce son départ de l'émission après un désaccord avec NBC concernant des plaisanteries faites dans son spectacle de stand-up diffusé sur Showtime, Stand Up, Don't Shoot. La chaîne le remplace par Tyra Banks.En 2019, il prend la présentation de The Masked Singer, adaptation américaine d'un format sud-coréen. Les participants, personnalités issues de différents milieux, interprètent des chansons dissimulés sous des costumes élaborés. Leur identité est révélée après leur élimination. Nick Cannon intervient également comme producteur exécutif du programme.NCredible Entertainment et la production de spectaclesNick Cannon fonde NCredible Entertainment, entreprise spécialisée dans le développement de productions musicales et audiovisuelles. La société participe notamment à la création de programmes humoristiques et accompagne de jeunes artistes.Par l'intermédiaire de cette structure, il produit Incredible Crew, série de sketches destinée aux adolescents et diffusée en 2013 sur Cartoon Network. Le programme réunit six jeunes interprètes, dont Brandon Soo Hoo et Shauna Case. Nick Cannon contribue également à la création des chansons utilisées dans l'émission.Il développe parallèlement une activité de producteur musical. NCredible Entertainment collabore avec plusieurs artistes de hip-hop et de R&B, notamment Kehlani, dont la carrière débute au sein du groupe Poplyfe. Il participe également aux premières étapes du parcours musical de H.E.R., avant que celle-ci ne connaisse un succès international sous ce nom de scène.En 2016, il réalise King of the Dancehall, un film musical tourné en Jamaïque, dont il interprète le personnage principal. Le récit suit un jeune Américain qui découvre la culture du dancehall, genre musical jamaïcain apparenté au reggae. La chanteuse Busta Rhymes et le rappeur Beenie Man participent à la distribution.Il réalise aussi She Ball (2020), comédie sportive consacrée à une équipe féminine de basket-ball de rue. Le film, dans lequel il joue aux côtés de Chris Brown, sort aux États-Unis en 2021.En juillet 2020, le groupe ViacomCBS rompt sa collaboration avec Nick Cannon après la diffusion de propos antisémites et de théories complotistes dans son podcast Cannon's Class. L'animateur présente publiquement ses excuses et entame un dialogue avec plusieurs responsables d'organisations juives américaines. En février 2021, ViacomCBS annonce la reprise de leur collaboration, permettant notamment son retour à la présentation de Wild 'N Out.Un premier rôle important au cinéma avec DrumlineEn 2002, Nick Cannon obtient le rôle principal de Drumline, réalisé par Charles Stone III. Il interprète Devon Miles, un jeune percussionniste new-yorkais qui intègre l'orchestre d'une université fictive d'Atlanta. Le personnage doit apprendre à respecter la discipline collective imposée aux musiciens tout en développant ses qualités de soliste.Le film s'inspire de la tradition des fanfares universitaires afro-américaines, particulièrement importante dans le sud des États-Unis. Nick Cannon partage l'affiche avec Zoe Saldaña, qui interprète Laila, une danseuse de l'université, et Orlando Jones, dans le rôle du chef d'orchestre Lee.Drumline rapporte environ 57, 6 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget estimé à 20 millions. L'acteur reçoit une nomination au MTV Movie Award de la meilleure révélation masculine en 2003.Il retrouve un personnage d'étudiant dans Love Don't Cost a Thing (2003), réalisé par Troy Beyer. Cette nouvelle version de la comédie Can't Buy Me Love (1987) lui donne pour partenaire Christina Milian. Il incarne Alvin Johnson, un lycéen qui propose à une élève populaire de réparer sa voiture en échange d'une relation amoureuse fictive.En 2006, il participe à Bobby, film choral réalisé par Emilio Estevez et consacré aux heures précédant l'assassinat du sénateur Robert F. Kennedy, le 5 juin 1968, à l'hôtel Ambassador de Los Angeles. Nick Cannon incarne Dwayne Clark, un jeune employé de cuisine. Il partage notamment des scènes avec Laurence Fishburne, qui interprète Edward Robinson, un cuisinier de l'établissement.Le rap et la collaboration avec R. KellyParallèlement à ses activités d'acteur et d'humoriste, Nick Cannon développe une carrière musicale dans le rap et le R&B. Adolescent, il forme avec un ami le groupe Da G4 Dope Bomb Squad, qui assure notamment des premières parties de concerts pour des artistes comme Will Smith.Il signe ensuite un contrat avec le label Jive Records et publie en 2003 son premier album, Nick Cannon. Le disque comprend notamment le single « Gigolo », enregistré avec R. Kelly, qui atteint la 24e place du classement américain Billboard Hot 100. Le titre bénéficie d'un clip dans lequel apparaissent les deux interprètes.Après cet album, il travaille sur un deuxième disque intitulé Stages, pour lequel il enregistre plusieurs chansons en 2006. Le projet n'est finalement pas commercialisé.En 2014, il publie White People Party Music, album mêlant rap et musique de danse. Le disque comprend des collaborations avec plusieurs artistes, notamment Afrojack et Pitbull. Il publie également des mixtapes et participe à des projets musicaux collectifs sous le nom de NCredible.Son activité musicale comprend des rivalités publiques avec d'autres rappeurs. À partir de 2009, il échange notamment plusieurs titres critiques avec Eminem, sur fond de tensions liées aux relations passées du rappeur avec Mariah Carey, alors épouse de Nick Cannon. Ces échanges se poursuivent pendant plusieurs années, avec la publication de nouvelles chansons en 2019.Un retour aux études à l'université HowardEn 2016, Nick Cannon s'inscrit à l'université Howard, établissement historiquement afro-américain situé à Washington. Il y entreprend des études en criminologie et en administration de la justice, avec une spécialisation complémentaire en études africaines et afro-américaines.Il obtient son Bachelor of Science en 2020, à l'âge de trente-neuf ans. Sa remise de diplôme se déroule dans le cadre des cérémonies organisées à distance pendant la pandémie de Covid-19.Il mène également des actions caritatives par l'intermédiaire de sa Nicholas Scott Cannon Foundation et collabore avec diverses organisations américaines, notamment les Boys & Girls Clubs of America. Il participe à des campagnes de sensibilisation contre le harcèlement et à des initiatives destinées aux enfants de milieux défavorisés.Vie personnelle et engagements liés à la santéLe 30 avril 2008, Nick Cannon épouse la chanteuse Mariah Carey lors d'une cérémonie privée aux Bahamas. Le couple accueille des jumeaux, Monroe et Moroccan Scott, nés le 30 avril 2011, jour du troisième anniversaire de leur mariage.Les deux artistes se séparent en 2014 et leur divorce est prononcé en 2016. Ils conservent l'exercice conjoint de leurs responsabilités parentales.Nick Cannon a également des enfants avec plusieurs autres femmes, notamment Brittany Bell et Abby De La Rosa. En décembre 2022, il devient père pour la douzième fois, avec la naissance de sa fille Halo Marie, issue de sa relation avec Alyssa Scott. Leur fils Zen, né en juin 2021, était mort en décembre de la même année, à l'âge de cinq mois, des suites d'une tumeur cérébrale.Après ce décès, Nick Cannon et Alyssa Scott créent la Zen's Light Foundation, organisation destinée à soutenir les familles confrontées à la maladie d'un enfant et aux difficultés liées aux traitements pédiatriques.En 2012, l'acteur est hospitalisé à la suite de complications rénales et pulmonaires. Les examens conduisent au diagnostic d'un lupus néphritique, une manifestation rénale du lupus, maladie auto-immune chronique. Il rend ensuite publique sa maladie et participe à plusieurs campagnes de sensibilisation, notamment auprès de la Lupus Foundation of America. En 2016, il évoque son expérience dans un entretien consacré aux conséquences de la maladie sur son quotidien et à l'importance de son suivi médical.
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Chevy Chase · 83 ansChevy Chase, de son vrai nom Cornelius Crane Chase, est né le 8 octobre 1943 à New York (États-Unis). Acteur, humoriste, scénariste et parfois musicien à ses heures, Chevy Chase s’est imposé dans les années 1970 comme une figure emblématique du Saturday Night Live, avant de devenir l’un des visages les plus reconnaissables de la comédie américaine au cinéma. Sa carrière, marquée par un style d’humour décalé, une physicalité assumée et un certain goût pour l’irrévérence, lui a offert une place à part à Hollywood, entre éclats de rire et relations parfois houleuses avec ses collaborateurs.Des débuts new-yorkais à l’humour satirique affûtéIssu d’une famille aisée et culturellement cultivée, Chevy Chase grandit dans un environnement propice à la création. Il étudie à Bard College, où il développe déjà un sens du comique à contre-courant, entre sarcasme et absurde. Avant de percer dans le show-business, il exerce plusieurs petits boulots, écrit pour des émissions satiriques, et affine son art dans des cercles marginaux, souvent proches de la contre-culture des années 60.C’est en 1975 qu’il entre dans la lumière, en intégrant le tout premier casting de Saturday Night Live, l’émission de sketchs humoristiques qui allait devenir une institution. Il en devient rapidement l’un des piliers, notamment grâce à son rôle d’ancre du segment Weekend Update, où il tourne en dérision l’actualité avec un sérieux faussement naïf. Sa phrase d’ouverture, “I’m Chevy Chase and you’re not”, devient une signature. Son humour repose alors sur un mélange de faux détachement, d’élégance cabossée et de chutes aussi maîtrisées que ridicules.L’irrésistible ascension cinématographique des années 80À la fin des années 70, Chevy Chase quitte SNL après une seule saison, une décision audacieuse mais qui s’avère payante. Il entame une carrière au cinéma avec Foul Play (1978) et surtout Caddyshack (1980), où il incarne des personnages excentriques, souvent sûrs d’eux, mais toujours un peu déconnectés de la réalité. Son visage allongé, son jeu nonchalant et son timing comique impeccable le rendent instantanément reconnaissable.Le début des années 80 marque son apogée avec des comédies devenues cultes. Dans National Lampoon’s Vacation (1983), il campe Clark Griswold, père de famille optimiste jusqu’à l’absurde, prêt à tout pour offrir des vacances idéales à sa tribu. Le personnage, récurrent dans plusieurs suites (Christmas Vacation, European Vacation), illustre parfaitement la capacité de Chevy Chase à faire rire sans jamais perdre complètement le fil de l’empathie.Il enchaîne avec Fletch (1985), où il joue un journaliste déguisé en maître de l’infiltration, combinant intrigue policière et répliques pince-sans-rire. Ce rôle devient l’un de ses préférés, tant pour son potentiel comique que pour son intelligence narrative. Sa performance dans Three Amigos ! (1986), aux côtés de Steve Martin et Martin Short, confirme son statut de vedette de la comédie américaine.Un style reconnaissable entre arrogance feinte et humour physiqueCe qui définit Chevy Chase, c’est ce mélange subtil entre l’élégance froide du WASP new-yorkais et le burlesque le plus assumé. Il peut tomber dans un escalier avec une grâce involontaire, tout en décochant une remarque acerbe à son entourage. Son humour repose souvent sur la contradiction : un homme qui semble tout contrôler, mais qui échoue dans les gestes les plus simples.Ce style unique lui vaut autant d’admirateurs que de détracteurs. Car derrière la caméra, Chevy Chase a parfois la réputation d’être difficile, voire abrasif. Plusieurs témoignages évoquent un ego affirmé, des tensions sur les plateaux, y compris avec ses anciens camarades du Saturday Night Live. Cela ne l’empêche pas de continuer à tourner, même si sa carrière connaît un ralentissement à partir des années 90, avec des projets moins marquants.Une renaissance inattendue avec CommunityAlors qu’on pensait sa carrière sur le déclin, Chevy Chase revient au premier plan en 2009 avec la série Community, où il incarne Pierce Hawthorne, un vieil homme riche, raciste, inconfortablement drôle et totalement inadapté au monde moderne. Le personnage, volontairement caricatural, permet à Chevy Chase de jouer avec sa propre image : celle d’un comique d’une autre époque, dépassé mais toujours capable de surprendre.Malgré un certain succès critique, l’expérience tourne court, notamment en raison de tensions notoires avec le créateur de la série, Dan Harmon. L’acteur quitte Community en cours de route, fidèle à sa réputation de franc-tireur difficile à canaliser. Un comportement qui entretient sa légende… pour le meilleur et parfois pour le pire.Un comédien culte, souvent imité, jamais égaléAvec une carrière longue de plusieurs décennies, Chevy Chase reste une référence incontournable de la comédie américaine. Il a marqué une génération entière de spectateurs, influencé des humoristes comme Will Ferrell ou Bill Hader, et contribué à définir un certain ton, mêlant autodérision, satire sociale et humour physique. Même s’il s’est éloigné des projecteurs ces dernières années, son héritage continue de se faire sentir, notamment dans la culture pop et les rediffusions inlassables de ses films cultes.S’il divise parfois par son comportement ou ses prises de position, Chevy Chase n’a jamais été tiède. Il reste une figure aussi agaçante qu’attachante, capable de faire rire d’un simple regard en coin, et toujours un peu en décalage avec son époque. C’est peut-être là, finalement, que réside son vrai talent.
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Raymond Chow · 91 ansRaymond Chow Man-wai est né le 8 octobre 1927 à Hong Kong et s’est éteint le 2 novembre 2018, dans la même ville. Figure discrète mais incontournable du cinéma asiatique, Raymond Chow n’était ni acteur ni réalisateur, mais producteur, et pas n’importe lequel. C’est lui qui a permis l’émergence du cinéma d’action hongkongais moderne, qui a lancé la carrière de Bruce Lee, et qui a propulsé le studio Golden Harvest au rang d’empire du divertissement en Asie. Autant dire que, sans lui, le cinéma d’arts martiaux ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui.Avant de devenir producteur, Raymond Chow étudie le journalisme à l’université de Hong Kong, puis travaille dans les relations publiques. Il entre dans le monde du cinéma presque par hasard, mais y trouve très vite sa voie. Son flair pour repérer les talents et son instinct de businessman vont transformer une petite industrie régionale en phénomène mondial.La Shaw Brothers... puis la rupture stratégiqueDans les années 1950 et 60, Raymond Chow travaille chez Shaw Brothers Studio, alors le géant du cinéma en Asie. Il y occupe des postes de direction, supervise des productions, apprend les rouages du métier. Mais rapidement, il ressent une frustration croissante face au système rigide et centralisé du studio, où la créativité individuelle est bridée.En 1970, il quitte la Shaw Brothers (coup de théâtre à l’époque) pour fonder son propre studio : Golden Harvest. Une décision risquée, presque suicidaire sur le papier, mais qui va totalement redistribuer les cartes du cinéma hongkongais.Le principe de Golden Harvest est simple mais révolutionnaire : donner plus de liberté aux artistes, leur offrir une part des recettes, et miser sur une production plus moderne, plus souple, mieux adaptée aux goûts du public.Bruce Lee, la révélation qui change toutLe premier coup de génie de Raymond Chow, c’est de parier sur un jeune acteur sino-américain au style explosif et à l’attitude frondeuse : Bruce Lee. Recalé par les studios américains malgré un charisme évident, Bruce Lee trouve chez Raymond Chow l’oreille attentive et la liberté créative qu’il cherchait.Avec The Big Boss (1971), puis Fist of Fury (1972), Golden Harvest frappe un grand coup. Le public est conquis, Bruce Lee devient une icône instantanée, et le cinéma hongkongais entre dans une nouvelle ère, plus brutale, plus rythmée, plus internationale. Les films ne sont pas seulement des succès locaux : ils s’exportent massivement, en Occident, en Asie du Sud-Est, en Afrique, et même dans les pays arabes.Le sommet de cette collaboration est Enter the Dragon (1973), coproduit avec Warner Bros.. C’est la première fois qu’un film d’arts martiaux hongkongais est cofinancé par un studio hollywoodien. Le succès est mondial, mais la tragédie frappe peu après : Bruce Lee meurt à 32 ans, juste avant la sortie du film.Ce drame aurait pu anéantir la Golden Harvest, mais Raymond Chow, malgré le choc, continue d’avancer.De Jackie Chan à Jet Li : la pépinière d’icônes de Raymond ChowAprès Bruce Lee, Raymond Chow cherche un nouvel acteur capable d'incarner une autre forme d’héroïsme martial. Il mise alors sur un jeune cascadeur formé à l'opéra de Pékin : Jackie Chan. D’abord hésitant à se démarquer de l’ombre de Lee, Chan impose rapidement un style bien à lui, mélange d’arts martiaux et de comédie burlesque.Golden Harvest produit alors une série de films cultes comme Drunken Master, Project A, Police Story... Raymond Chow laisse à Jackie Chan une grande liberté pour développer ses cascades et ses chorégraphies. Encore une fois, le pari est gagnant. Jackie Chan devient une superstar mondiale, et Golden Harvest son principal navire amiral.Dans les années 90, Raymond Chow produit aussi des films avec Jet Li, notamment Fong Sai Yuk ou Once Upon a Time in China (via la collaboration avec Tsui Hark). Il contribue ainsi à renouveler le genre tout en respectant ses codes traditionnels.Une influence bien au-delà de Hong KongRaymond Chow ne se contente pas de produire des films. Il façonne l’identité même du cinéma hongkongais moderne. Il comprend très tôt l’importance du marché international, du marketing et du cross-over entre les cultures. Sous sa direction, Golden Harvest ouvre des antennes à Hollywood, à Taïwan, en Thaïlande...Il produit aussi des films non martiaux, comme des comédies populaires ou des drames, mais son nom reste à jamais associé à l’action. Il fait partie de ceux qui ont transformé un cinéma de niche en phénomène culturel mondial, influençant même des réalisateurs occidentaux comme Quentin Tarantino, the Wachowskis, ou Gareth Evans.En 2007, Raymond Chow reçoit le Lifetime Achievement Award aux Hong Kong Film Awards, une reconnaissance tardive mais largement méritée.Un bâtisseur de l’ombre qui a changé la donneContrairement aux stars qu’il a révélées, Raymond Chow n’a jamais cherché la lumière. Il est resté discret, préférant les salles de réunion aux tapis rouges. Mais sans lui, pas de Bruce Lee à l’échelle mondiale. Pas de Jackie Chan avec autant de liberté. Pas de Golden Harvest comme moteur du renouveau asiatique. Il a su allier flair artistique, sens des affaires et intuition culturelle comme peu de producteurs l'ont fait.Aujourd’hui encore, son nom résonne avec respect et nostalgie pour tous ceux qui ont grandi avec le cinéma de Hong Kong. Il était le pont entre l’Orient et l’Occident, entre le kung-fu traditionnel et le divertissement de masse, entre les coups de pied spectaculaires et les succès internationaux.Raymond Chow ne portait pas le costume de héros à l’écran, mais dans les coulisses, c’était bien lui le grand maître du jeu.
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Matt Damon · 56 ansMatt Damon, né le 8 octobre 1970 à Cambridge, dans le Massachusetts (États-Unis), est un acteur, scénariste et producteur américain qui incarne depuis plus de vingt ans une certaine idée du cinéma accessible, intelligent, et fondé sur la collaboration.Avec un visage rassurant, une présence discrète mais solide, et une filmographie aussi variée que cohérente, Matthew Paige Damon (eh oui, c’est son vrai nom complet) s’est imposé comme l’un des piliers d’Hollywood, sans jamais céder aux sirènes de l’ego surdimensionné.Il est aussi l’un des rares acteurs à avoir réussi à conjuguer amitié personnelle et longévité professionnelle, notamment avec son complice de toujours Ben Affleck, avec qui tout a (ou presque) commencé.Will Hunting ou comment un scénario écrit entre amis a lancé une carrièreC’est avec Will Hunting (Good Will Hunting, 1997) que Matt Damon explose, à 27 ans, dans un rôle écrit à quatre mains avec Ben Affleck, son ami d’enfance. Le film, produit par la Weinstein Company à l’époque, est un petit miracle hollywoodien : une histoire de génie du MIT tourmenté, des dialogues brillants, et une alchimie rare entre les acteurs.Résultat : un Oscar du meilleur scénario original, une nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour Damon, et une porte grande ouverte vers les plus grandes productions. Le film est aussi l’un des symboles de la réussite d’un "rêve américain" version jeunes auteurs, à une époque où ce genre d’ascension semblait encore possible.Matt Damon : entre héros d’action et homme ordinaireAprès ce départ canon, Matt Damon construit une carrière aussi stratégique que fluide. Il devient Jason Bourne, dans la franchise du même nom, à partir de La Mémoire dans la peau (2002). Ce rôle de super-espion amnésique, plus rugueux et réaliste que James Bond, réinvente le film d’action des années 2000, et donne à Damon une stature physique inattendue, loin de l’intello introverti de Will Hunting.Mais il ne se limite pas à l’action : Matt Damon sait aussi incarner l’Américain moyen confronté à des situations extraordinaires, avec un style de jeu toujours sobre, jamais démonstratif. On le retrouve dans Syriana, The Informant !, Contagion, Invictus ou encore Le Stratège (Moneyball). À chaque fois, il offre une variation sur la figure de l’homme ordinaire face à des enjeux collectifs, souvent politiques, sociaux, ou économiques.Il collabore régulièrement avec des réalisateurs de poids : Steven Soderbergh, Paul Greengrass, Ridley Scott, Gus Van Sant, ou encore Martin Scorsese, qui lui confie un rôle ambigu dans Les Infiltrés (The Departed, 2006), l’un de ses meilleurs contre-emplois.L’humour discret, l’intelligence tranquilleMatt Damon a aussi ce talent rare pour l’autodérision, qu’il utilise avec brio dans des films comme Team America (où il est parodié comme un grand benêt, ce qui l’a beaucoup amusé), ou dans ses fausses rivalités avec Jimmy Kimmel dans des sketchs désormais cultes.Dans The Martian (Seul sur Mars, 2015), il incarne un astronaute laissé pour mort sur Mars qui, au lieu de céder au désespoir, cultive des patates avec son propre engrais et une dose phénoménale de sarcasme. Le film, mi-SF, mi-comédie existentielle, repose presque entièrement sur ses épaules… et ça fonctionne. Il décroche au passage une nomination à l’Oscar du meilleur acteur, et le film cartonne dans le monde entier.Matt Damon, producteur, scénariste, et militant discretDerrière la caméra, Matt Damon est aussi un producteur avisé, notamment via la société Pearl Street Films, fondée avec Ben Affleck. Ensemble, ils produisent des films engagés comme Promised Land (sur la fracturation hydraulique), ou récemment Air (2023), qui raconte l’ascension de Nike grâce au contrat avec Michael Jordan, dans un style proche du biopic économique à la Moneyball.Matt Damon est aussi engagé dans des causes humanitaires, notamment l’accès à l’eau potable à travers sa fondation Water.org, cofondée avec l’ingénieur Gary White. Sans faire de bruit, il utilise sa notoriété pour attirer l’attention sur des problématiques essentielles, sans jamais tomber dans la posture.Matt Damon : la solidité hollywoodienne sans tapageMatt Damon est l’anti-diva par excellence. Il n’a pas le profil du rebelle, ni celui du transformiste exubérant. Mais il impose une présence stable, rassurante, et subtile, avec une constance rare dans ses choix et un goût prononcé pour les récits intelligents.Pas besoin de scandales ni de transformation physique extrême : sa force réside dans sa crédibilité immédiate. On le croit, parce qu’il joue sans surjouer, parce qu’il est toujours au service de l’histoire plus qu’au service de lui-même.