Film Index
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Dan Abnett · 61 ansDan Abnett, né le 12 octobre 1965 en Angleterre, est un scénariste de bande dessinée et romancier britannique, spécialisé dans la science-fiction et la fantasy. Il est notamment connu pour ses contributions aux univers de Marvel Comics et de DC Comics, ainsi que pour ses nombreux romans situés dans l’univers de Warhammer 40, 000.Formation et premiers travaux dans la bande dessinéeDan Abnett étudie la littérature anglaise à St Edmund Hall, l’un des collèges de l’université d’Oxford, où il entre en 1984 et obtient son diplôme en 1987. Il travaille dans l’édition de bandes dessinées et de livres pour la jeunesse avant de développer sa carrière de scénariste. À partir de la fin des années 1980, il écrit notamment pour Marvel UK, la branche britannique de Marvel Comics, qui publie des adaptations de franchises populaires ainsi que des créations originales.Il contribue également à l’hebdomadaire britannique 2000 AD, publication spécialisée dans la science-fiction et connue pour avoir accueilli les aventures du juge Dredd. En 1995, il crée avec le dessinateur David Millgate la série Sinister Dexter, consacrée à deux tueurs à gages, Finnigan Sinister et Ramone Dexter, qui exercent leurs activités dans la cité futuriste de Downlode. Les aventures des deux personnages se poursuivent pendant de nombreuses années, avec la participation de différents dessinateurs. Dan Abnett écrit également plusieurs histoires mettant en scène le juge Dredd et contribue aux séries Rogue Trooper et Durham Red.Son travail lui vaut le National Comics Award du meilleur scénariste en 2003, distinction britannique récompensant les auteurs de bandes dessinées. La collaboration avec Andy Lanning et les super-héros américainsUne partie importante de son activité de scénariste repose sur sa collaboration avec Andy Lanning, avec lequel il signe de nombreuses histoires pour les éditeurs américains. Leur association, souvent désignée par la contraction « DnA », les conduit à intervenir sur plusieurs séries de Marvel Comics et de DC Comics.Chez DC Comics, les deux scénaristes participent en 2000 à la relance de la Légion des super-héros, équipe de jeunes justiciers évoluant dans un futur lointain de l’univers DC. Ils écrivent la minisérie Legion Lost, avant de poursuivre leur collaboration sur The Legion, lancée en 2001. Leur travail accompagne une réorganisation des aventures de cette équipe, dont les origines remontent à 1958.Chez Marvel Comics, Dan Abnett et Andy Lanning développent notamment les aventures de personnages appartenant à la branche cosmique de l’éditeur. Ils écrivent la série Nova à partir de 2007, puis lancent en 2008 une nouvelle version des Gardiens de la Galaxie. Cette équipe réunit notamment Star-Lord, Gamora, Drax le Destructeur, Rocket Raccoon et Groot. Le premier numéro, illustré par Paul Pelletier, paraît le 14 mai 2008.La composition de cette équipe est reprise dans le film Les Gardiens de la Galaxie (2014), réalisé par James Gunn pour Marvel Studios. Le film contribue à faire connaître internationalement des personnages dont Dan Abnett et Andy Lanning avaient développé les aventures en bande dessinée. Une contribution majeure à l’univers de WarhammerL’œuvre romanesque de Dan Abnett occupe une place importante dans les publications de Black Library, maison d’édition de Games Workshop spécialisée dans les univers de fiction associés à ses jeux de figurines. Il commence à écrire des récits situés dans l’univers de Warhammer 40, 000 à la fin des années 1990. Son roman First and Only (Premier et Unique), publié en 1999, figure parmi les premiers ouvrages édités par Black Library.Ce livre inaugure le cycle des Fantômes de Gaunt (Gaunt’s Ghosts), consacré au commissaire impérial Ibram Gaunt et aux soldats du Premier et Unique de Tanith. Après la destruction de leur planète d’origine, ces combattants participent aux campagnes militaires menées par l’Imperium contre les forces du Chaos. La série suit leurs opérations durant la croisade des mondes de Sabbat et développe les relations entre les membres du régiment, confrontés aux difficultés de la guerre.Avec le cycle Eisenhorn, inauguré par Xenos en 2001, l’écrivain aborde un autre aspect de cet univers. Son personnage principal, l’inquisiteur Gregor Eisenhorn, enquête sur les menaces extraterrestres et les activités hérétiques au sein de l’Imperium. Dan Abnett poursuit l’exploration de l’Inquisition impériale à travers les aventures de Gideon Ravenor et d’Alizebeth Bequin, personnages auxquels il consacre plusieurs romans.Il joue également un rôle important dans le développement de la série collective L’Hérésie d’Horus (The Horus Heresy), consacrée à la guerre civile qui ébranle l’Imperium dix millénaires avant les événements principaux de Warhammer 40, 000. Il écrit Horus Rising (L’Ascension d’Horus, 2006), premier volume du cycle, puis participe à plusieurs de ses épisodes majeurs. Il est aussi l’auteur de The End and the Death, roman publié en trois volumes en 2023 et 2024, qui achève le cycle narratif du Siège de Terra (Siege of Terra).Ses publications pour Black Library représentent plusieurs dizaines de romans, auxquels s’ajoutent des nouvelles et des fictions audio. Des romans de science-fiction indépendantsEn 2009, Dan Abnett publie Triumff: Her Majesty’s Hero chez Angry Robot, maison d’édition britannique spécialisée dans les littératures de l’imaginaire. Le roman met en scène une histoire alternative dans laquelle la magie existe et où l’Angleterre élisabéthaine a conservé son influence sur le monde contemporain. L’écrivain y associe les codes du roman d’aventures à une représentation fantastique de l’histoire britannique.Il publie ensuite Embedded en 2011, récit de science-fiction militaire mettant en scène Lex Falk, journaliste qui accompagne des soldats engagés dans un conflit sur une planète colonisée. Le personnage expérimente une technologie lui permettant de partager la conscience d’un combattant afin de suivre directement les opérations militaires.L’auteur écrit par ailleurs des romans tirés d’autres univers de fiction. Il contribue notamment à celui de Doctor Who, avec The Silent Stars Go By (2011), dans lequel le Onzième Docteur, incarné à la télévision par Matt Smith, affronte les Guerriers de glace. Il collabore également avec l’écrivaine Nik Vincent, son épouse, sur plusieurs ouvrages, dont Tomb Raider: The Ten Thousand Immortals, publié en 2014. Ce roman prolonge les aventures de Lara Croft après les événements du jeu vidéo Tomb Raider sorti en 2013.
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Robin Askwith · 76 ansRobin Mark Askwith, né le 12 octobre 1950 à Southport, dans le Lancashire, est un acteur et chanteur britannique. Il s’est fait connaître du grand public dans les années 1970 en incarnant Timothy Lea, personnage principal d’une série de comédies érotiques britanniques inaugurée par Confessions of a Window Cleaner (1974).Une enfance marquée par la poliomyélite et des débuts précocesFils de Nelson Askwith, comptable et ancien militaire de la Royal Navy, et de Hazel Cookson, qui avait servi dans le Women’s Royal Naval Service, Robin Askwith passe ses premières années à Southport. Atteint de poliomyélite pendant son enfance, il est hospitalisé durant neuf mois au Southport Infirmary et doit réapprendre à marcher. Après le déménagement de sa famille à Eastcote, dans le Middlesex, il pratique plusieurs sports et se distingue notamment en natation, représentant les comtés du sud de l’Angleterre dans des compétitions de dos crawlé.Il fréquente l’Orley Farm School, à Harrow, puis la Merchant Taylors' School de Northwood. Son intérêt pour le cinéma se développe grâce à un voisin travaillant aux studios de Pinewood, où il assiste à des tournages. Il rejoint une troupe de théâtre amateur et travaille également comme mannequin pour des catalogues publicitaires. Il apparaît dans des réclames télévisées, notamment pour le liquide vaisselle Fairy.Une représentation scolaire de Richard III, dans laquelle il interprète Édouard IV, lui permet de rencontrer le réalisateur Lindsay Anderson. Celui-ci l’encourage à auditionner pour son film If…. (1968), satire de l’autoritarisme dans les établissements scolaires britanniques. Robin Askwith y incarne Keating. Il fréquente ensuite la Corona Theatre School tout en poursuivant ses premiers engagements professionnels. Il obtient notamment le rôle principal de l’adaptation télévisée de Hans Brinker and the Silver Skates (1969), avant de jouer dans Cool It Carol ! (1970).La popularité des comédies « Confessions »Au début des années 1970, Robin Askwith travaille avec plusieurs personnalités du cinéma britannique. Il apparaît dans Les Contes de Canterbury (1972) de Pier Paolo Pasolini et partage l’affiche de Bless This House (1972) avec Sid James, dont il devient l’ami. Cette collaboration se prolonge dans Carry On Girls (1973), réalisé par Gerald Thomas. Il tient également un rôle important dans Horror Hospital (1973), film d’horreur réalisé par Antony Balch.Sa notoriété prend une nouvelle dimension en 1974 avec Confessions of a Window Cleaner, réalisé par Val Guest. Il y interprète Timothy Lea, jeune homme maladroit dont les aventures professionnelles donnent lieu à une succession de situations grivoises. Adapté des livres publiés sous le pseudonyme de Timothy Lea, le film rencontre un important succès commercial au Royaume-Uni. Trois suites sont réalisées entre 1975 et 1977, toujours avec Robin Askwith dans le rôle principal. Ces productions contribuent à populariser un courant de comédies érotiques britanniques particulièrement présent dans les salles durant cette décennie.En 1975, il reçoit le prix du meilleur espoir masculin (Most Promising Newcomer, Male) aux Evening Standard British Film Awards, remis au New London Theatre de Londres. Son personnage de Timothy Lea lui apporte une grande célébrité, tout en influençant durablement les rôles qui lui sont proposés. La série s’interrompt après quatre films, malgré l’élaboration de nouveaux épisodes qui ne sont finalement pas produits.Un acteur associé à la comédie populaire britanniqueLa popularité acquise avec les films Confessions accompagne Robin Askwith dans ses engagements au théâtre. À la fin des années 1970, il se produit dans des comédies et des farces, notamment Who Goes Bare ?. Certaines de ces productions sont présentées en tournée en Irlande. Son image d’acteur de comédie grivoise reste étroitement liée à sa carrière scénique.Il retrouve par ailleurs Lindsay Anderson dans Britannia Hospital (1982), où il reprend le personnage de Keating, déjà interprété dans If….. À la télévision, il tient le rôle principal de Dave Deacon dans la sitcom Bottle Boys, diffusée sur ITV entre 1984 et 1985. Il participe également à plusieurs feuilletons britanniques, dont Coronation Street, dans lequel il interprète le musicien Ritchie de Vries à partir de décembre 2013.En 2021, il rejoint la distribution de la série policière The Madame Blanc Mysteries, créée par Sally Lindsay et Sue Vincent. Il y interprète Jeremy Lloyd James, époux de Judith, incarnée par Sue Holderness. L’intrigue se déroule dans le village français fictif de Sainte-Victoire, où les deux personnages possèdent un château. Il donne ainsi la réplique à Sally Lindsay, qui tient le rôle principal de Jean White, antiquaire britannique enquêtant sur différentes affaires criminelles.Écriture autobiographique et engagement associatifEn 1999, Robin Askwith publie son autobiographie, The Confessions of Robin Askwith, chez Ebury Press. Le titre fait directement référence à la série cinématographique qui l’a rendu célèbre. Il y évoque son enfance et ses expériences dans le milieu du spectacle britannique.Installé pendant de nombreuses années sur l’île de Gozo, dans l’archipel maltais, il pratique notamment la natation en mer et la navigation de plaisance. Il a été marié à l’actrice Leonie Mellinger de 1988 à 1991, puis à Mary Smith de 1996 à 2002.En mai 2024, il devient parrain de la British Polio Fellowship, association britannique venant en aide aux personnes touchées par la poliomyélite et ses séquelles. Cet engagement s’appuie sur son expérience personnelle de la maladie, contractée durant son enfance. L’association annonce sa nomination le 16 mai 2024 et rappelle son hospitalisation de neuf mois ainsi que sa rééducation au Southport Infirmary.
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Todd Babcock · 57 ansTodd Babcock, de son nom complet Todd Edwin Babcock, né le 12 octobre 1969 à Jackson, dans le Michigan, est un acteur, réalisateur et professeur d’art dramatique américain. Il est notamment connu pour ses rôles dans Ni dieux ni démons (Gods and Monsters, 1998) de Bill Condon et La Planète des singes (2001) de Tim Burton, ainsi que pour ses participations aux séries Buffy contre les vampires et Star Trek: Voyager. Fondateur de Babcock Studios, il enseigne également l’interprétation destinée au cinéma et à la télévision.Une formation théâtrale dans le Michigan et à PhiladelphieOriginaire de Jackson, Todd Babcock fréquente la Jackson High School avant d’entreprendre des études supérieures d’art dramatique. Il étudie au Jackson Community College, puis à la Michigan State University, où il obtient un Bachelor of Fine Arts (BFA) en théâtre. Il poursuit sa formation à la Temple University de Philadelphie, où il bénéficie d’une bourse pour des études de deuxième cycle en interprétation dramatique.Ses premières expériences professionnelles comprennent des spectacles présentés par des compagnies théâtrales estivales. Il se produit notamment au Purple Rose Theatre de Chelsea, dans le Michigan, ainsi qu’à Chapel Hill, en Caroline du Nord. Ces engagements lui permettent de pratiquer le théâtre de répertoire avant son installation à Los Angeles.Il complète sa formation à Los Angeles en fréquentant un studio d’interprétation théâtrale. Pendant six années, il participe régulièrement aux ateliers et aux cours proposés par cet établissement, tout en développant sa carrière d’acteur. En 2004, il est invité à y enseigner, après avoir suivi lui-même une formation approfondie auprès de ses professeurs.La rencontre avec Bill Condon et les premières productions hollywoodiennesL’un des premiers engagements cinématographiques importants de Todd Babcock est son rôle de Leonard Barnett dans Ni dieux ni démons (Gods and Monsters, 1998), réalisé par Bill Condon. Inspiré du roman Father of Frankenstein de Christopher Bram, le film retrace les dernières années du cinéaste britannique James Whale, célèbre pour avoir réalisé Frankenstein (1931). Ian McKellen interprète Whale, tandis que Brendan Fraser joue Clayton Boone, un jeune jardinier avec lequel le réalisateur entretient une relation complexe.Todd Babcock participe au tournage aux côtés d’Ian McKellen, de Lynn Redgrave et de Brendan Fraser. Le film est présenté au festival de Sundance en janvier 1998 et vaut à Bill Condon l’Oscar du meilleur scénario adapté en 1999. Ian McKellen et Lynn Redgrave sont également nommés aux Oscars pour leurs interprétations.Cette collaboration avec Bill Condon figure parmi les expériences que l’acteur évoque particulièrement lorsqu’il revient sur ses premières années à Hollywood. Il retrouve ensuite des productions américaines destinées à un large public, notamment La Planète des singes (Planet of the Apes, 2001), réalisé par Tim Burton. Dans cette nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle, avec Mark Wahlberg et Tim Roth, il interprète un invité présent lors d’une réception organisée par Leo Davidson, le personnage principal.Il participe également à des films indépendants américains. Dans A Day Without a Mexican (2004), réalisé par Sergio Arau, il incarne Nick. Le film imagine la disparition soudaine des habitants d’origine latino-américaine de Californie et les conséquences économiques de cet événement sur la société. Todd Babcock apparaît aussi dans Ocean of Pearls (2008), réalisé par Sarab Neelam, où il interprète le docteur Ryan Bristol, collègue du chirurgien Amrit Singh, joué par Omid Abtahi.Des personnages dans les univers de science-fiction et les séries américainesLes premières années de la carrière télévisuelle de Todd Babcock comprennent plusieurs participations à des séries fantastiques ou de science-fiction. En 1997, il incarne Tom Warner dans Buffy contre les vampires (Buffy the Vampire Slayer), créée par Joss Whedon. Son personnage apparaît dans l’épisode Reptile Boy, cinquième épisode de la deuxième saison, où Buffy, interprétée par Sarah Michelle Gellar, découvre les activités inquiétantes d’une fraternité étudiante. Tom Warner est l’un des membres de cette organisation, responsable de sacrifices rituels.La même année, il joue Rick dans Frasier, sitcom américaine avec Kelsey Grammer. Son personnage apparaît dans l’épisode The Kid, diffusé le 4 novembre 1997. Rick est un jeune homme qui entretient une relation avec Roz Doyle, interprétée par Peri Gilpin, et dont celle-ci apprend qu’elle attend un enfant.En 1998, Todd Babcock participe à Star Trek: Voyager, quatrième série télévisée de la franchise créée par Gene Roddenberry. Il interprète l’enseigne Mulchaey, membre de l’équipage du vaisseau USS Voyager, dans l’épisode Drone, diffusé pendant la cinquième saison. Dans cet épisode, un accident impliquant le transmetteur holographique du Docteur et les nanorobots de Seven of Nine provoque la création d’un Borg doté de caractéristiques technologiques particulièrement avancées.Ses autres engagements télévisuels comprennent des personnages dans des productions policières et médicales. Il interprète notamment Anton Bikker dans Cold Case : Affaires classées, dans l’épisode The Hen House (2006), consacré à une enquête sur un meurtre commis en 1945. Il joue également le docteur Matthew Savoy dans Grey’s Anatomy, lors de l’épisode Oh, the Guilt, diffusé en octobre 2006. Il retrouve l’univers médical créé par Shonda Rhimes en 2010, dans Private Practice, où il interprète Joe Roberts.La fondation de Babcock Studios et l’enseignement de l’interprétationAprès plusieurs années d’enseignement dans un studio d’art dramatique de Los Angeles, Todd Babcock fonde en 2012 Babcock Studios, établissement consacré à la formation professionnelle des acteurs. Initialement implanté à Los Angeles et à Pasadena, le studio propose des cours destinés aux comédiens qui souhaitent travailler pour le cinéma et la télévision.Son enseignement associe l’analyse des textes dramatiques à des exercices d’interprétation devant la caméra. Les élèves travaillent notamment sur la définition des objectifs d’un personnage et sur l’adaptation de leur jeu aux contraintes techniques du tournage. Les ateliers comprennent des études de scènes, des préparations aux auditions et des séances de formation individualisées.En 2017, Todd Babcock développe son activité d’enseignement à Denver, dans le Colorado, afin de se rapprocher de sa famille et d’y élever sa fille. Il y installe un nouveau studio, qui devient le principal établissement de Babcock Studios. Il conserve également des activités de formation et d’accompagnement d’acteurs à Los Angeles et à Pasadena.Son travail pédagogique le conduit à intervenir dans des ateliers destinés à des publics particuliers. Il collabore notamment avec Family Adult and Child Therapy (FACT), organisme qui accompagne des personnes autistes ou présentant d’autres handicaps. Il participe à des séances utilisant les exercices de théâtre pour développer les capacités d’expression et les interactions entre participants.À Denver, il développe également des formations à l’interprétation vocale et à l’écriture de scénarios. Babcock Studios organise des projections et un festival consacré aux films réalisés par les membres de sa communauté artistique. Les activités de l’établissement comprennent des ateliers d’étude de scènes dans lesquels les comédiens préparent leur interprétation avant de travailler les mêmes séquences devant une caméra.
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Kate Beahan · 52 ansKate Beahan, née le 12 octobre 1974 à Perth, en Australie-Occidentale, est une actrice australienne. Elle est notamment connue pour ses interprétations dans Chopper (2000) d’Andrew Dominik, Flight Plan (2005) de Robert Schwentke et The Wicker Man (2006) de Neil LaBute. Elle a également tenu des rôles importants dans plusieurs séries télévisées australiennes, dont Love Is a Four-Letter Word, qui lui vaut des nominations aux Australian Film Institute Awards et aux Logie Awards.Des origines australiennes et une formation théâtraleKate Beahan grandit à Perth, en Australie-Occidentale. Son père, Michael Beahan, est une personnalité du Parti travailliste australien (Australian Labor Party). Élu sénateur d’Australie-Occidentale en 1987, il siège au Parlement fédéral jusqu’en 1996 et exerce la présidence du Sénat australien entre 1994 et 1996.Elle fréquente l’université d’Australie-Occidentale, à Perth, et commence sa carrière artistique au théâtre. Elle se produit sur les scènes de Perth et de Sydney, tout en participant à des campagnes publicitaires australiennes. Ses premiers engagements à l’écran remontent aux années 1990, lorsqu’elle apparaît dans des productions télévisées locales.En 1999, elle interprète Poppy dans Strange Planet, comédie romantique réalisée par Emma-Kate Croghan. Le film suit les relations sentimentales de plusieurs jeunes adultes vivant à Sydney, dont les trajectoires se croisent pendant la période du Nouvel An. La distribution comprend notamment Naomi Watts et Claudia Karvan.L’année suivante, Andrew Dominik lui confie le rôle de Tanya dans Chopper (2000), portrait du criminel australien Mark Brandon Read, interprété par Eric Bana. Le film revient sur les années d’emprisonnement de Read et ses activités criminelles à Melbourne. Tanya entretient une relation avec le personnage principal et apparaît notamment dans les séquences consacrées à sa vie en dehors de la prison.Cette interprétation vaut à Kate Beahan une nomination au prix de la meilleure actrice dans un second rôle du Film Critics Circle of Australia en 2001. Le film remporte plusieurs distinctions nationales, notamment celles du meilleur réalisateur et du meilleur acteur aux Australian Film Institute Awards de 2000. La reconnaissance avec Love Is a Four-Letter WordEn 2001, Kate Beahan tient l’un des rôles principaux de Love Is a Four-Letter Word, série dramatique australienne produite pour ABC Television. Elle y interprète Alicia « Albee » Barrett, au sein d’un groupe de jeunes adultes dont les relations personnelles et professionnelles constituent le centre du récit. L’action se déroule dans le quartier de Newtown, à Sydney, autour d’un pub où se retrouvent les personnages. Le programme accueille également des prestations de groupes musicaux australiens contemporains.La série est créée par Michael Miller et Shelley Birse, avec une distribution comprenant Peter Fenton et Leeanna Walsman. Diffusée du 30 janvier au 24 juillet 2001, elle associe les difficultés sentimentales de ses protagonistes à leur vie quotidienne dans un quartier urbain marqué par une importante activité musicale.Pour son interprétation d’Albee, Kate Beahan est nommée à l’Australian Film Institute Award de la meilleure actrice dans une série dramatique en 2001. Elle obtient également une nomination au Logie Award de la meilleure actrice dans une série dramatique en 2002.Elle poursuit son travail avec ABC Television dans la minisérie After the Deluge (2003), réalisée par Brendan Maher et interprétée notamment par Ray Barrett, David Wenham et Hugo Weaving. Elle y joue Margaret dans une histoire familiale centrée sur un homme âgé dont les souvenirs révèlent progressivement les relations entretenues avec ses trois fils. La collaboration avec les studios américainsLe passage de Kate Beahan aux productions hollywoodiennes comprend une apparition dans Matrix Revolutions (2003), réalisé par Lana et Lilly Wachowski. Elle y interprète une employée du vestiaire dans les séquences situées au club du Mérovingien, personnage incarné par Lambert Wilson.En 2005, elle obtient un rôle plus important dans Flight Plan (Flightplan), thriller réalisé par Robert Schwentke, avec Jodie Foster dans le rôle principal. Elle interprète Stephanie, une hôtesse de l’air travaillant à bord de l’avion dans lequel voyage Kyle Pratt, ingénieure américaine dont la fille de six ans disparaît mystérieusement pendant un vol entre Berlin et New York. Stephanie participe au complot organisé par Carson, agent de sécurité interprété par Peter Sarsgaard, qui cherche à faire passer Kyle pour une passagère souffrant de troubles psychiatriques.L’année suivante, Neil LaBute lui confie le rôle de sœur Willow Woodward dans The Wicker Man (2006), nouvelle adaptation du scénario du film britannique réalisé par Robin Hardy en 1973. L’actrice donne la réplique à Nicolas Cage, qui interprète Edward Malus, policier enquêtant sur la disparition d’une fillette dans une communauté isolée installée sur une île. Willow est l’ancienne fiancée de Malus et la mère de l’enfant recherchée. Son personnage participe aux rites de la communauté dirigée par sœur Summersisle, incarnée par Ellen Burstyn.Dans The Return (2006), réalisé par Asif Kapadia, elle interprète Michelle aux côtés de Sarah Michelle Gellar. Le film raconte l’histoire d’une jeune femme victime de visions inquiétantes qui semblent la relier à un meurtre ancien. Kate Beahan retrouve ainsi le cinéma d’épouvante après sa collaboration avec Neil LaBute.Elle travaille également avec le réalisateur Jonathan Teplitzky dans Burning Man (2011), drame australien avec Matthew Goode. Elle incarne Lesley, personnage appartenant à l’entourage de Tom, chef cuisinier vivant à Sydney dont l’existence est bouleversée par la maladie de son épouse. Le récit utilise une narration fragmentée pour représenter les souvenirs et les relations du protagoniste. Les collaborations avec les cinéastes indépendants et la production australienneEn 2015, Kate Beahan participe à Southbound, film d’horreur américain réalisé collectivement par plusieurs cinéastes, dont Roxanne Benjamin et David Bruckner. Elle y interprète Cait, l’un des personnages d’une série de récits se déroulant sur une route désertique. Le film est présenté au Festival international du film de Toronto, dans la section Midnight Madness.Elle retrouve ensuite le réalisateur australien Ivan Sen dans Goldstone (2016), thriller policier dont l’action se déroule dans une petite ville minière isolée de l’Outback australien. Elle incarne Pinky, dans une distribution comprenant Aaron Pedersen et Alex Russell. Le film suit le détective aborigène Jay Swan, chargé d’enquêter sur la disparition d’une jeune femme. L’enquête révèle les liens entre les intérêts économiques locaux et les réseaux de corruption.Sa participation à The Report (2019), réalisé par Scott Z. Burns, lui permet d’interpréter Candace Ames, dans un drame politique américain consacré à l’enquête du Sénat des États-Unis sur les méthodes d’interrogatoire utilisées par la CIA après les attentats du 11 septembre 2001. Adam Driver incarne Daniel Jones, enquêteur chargé d’examiner les pratiques de détention et de torture de l’agence.L’actrice participe également à la série australienne Troppo (2022), adaptée du roman Crimson Lake de Candice Fox, avec Thomas Jane et Nicole Chamoun. Elle y incarne Olivia, dans une intrigue policière située dans le Queensland. Elle interprète par ailleurs Margot Torres dans Surviving Summer, série australienne destinée aux adolescents, diffusée par Netflix entre 2022 et 2023. Le programme suit Summer Torres, adolescente américaine envoyée vivre sur la côte australienne, où elle découvre le monde du surf de compétition et noue de nouvelles relations.
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Raoul Billerey · 84 ansRaoul Billerey, né Émile Gaston Maurice Billerey le 12 octobre 1920 à Nice, dans les Alpes-Maritimes, et mort le 28 juillet 2010 à Limoux, dans l’Aude, est un acteur, cascadeur et maître d’armes français. Spécialiste de l’escrime artistique et de la chorégraphie des combats, il participe à de nombreux films de cape et d’épée, notamment sous la direction d’André Hunebelle. Il travaille également avec Maurice Pialat et Éric Rohmer, tout en exerçant les fonctions de directeur de combats pour le théâtre et la télévision.L’apprentissage du théâtre et la rencontre avec Claude CarliezAttiré par le théâtre, Raoul Billerey fait la connaissance du comédien Pierre Renoir, fils du peintre Auguste Renoir et frère du cinéaste Jean Renoir. En 1946, il fait ses débuts sur scène dans L’Amour des trois oranges, pièce de Carlo Gozzi. Il poursuit son activité théâtrale tout en développant une pratique de l’escrime destinée à la représentation dramatique.Au début des années 1950, il se forme auprès de Claude Carliez, maître d’armes et cascadeur qui participe à de nombreuses productions cinématographiques françaises. Leur collaboration lui permet de travailler sur des combats chorégraphiés, utilisant notamment l’épée et le sabre. Les deux hommes participent à plusieurs films d’aventures réalisés par André Hunebelle, au sein d’équipes comprenant également les cascadeurs Guy Delorme et Henri Guégan.Raoul Billerey apparaît dans Les Trois Mousquetaires (1953) d’André Hunebelle, adaptation du roman d’Alexandre Dumas avec Georges Marchal dans le rôle de d’Artagnan. Il retrouve le réalisateur dans Cadet Rousselle (1954), où il interprète plusieurs petits rôles. Il participe ensuite aux productions historiques de Hunebelle, notamment Le Bossu (1959), avec Jean Marais dans le rôle de Lagardère.Son activité de cascadeur lui permet de prendre part à des scènes de combats collectifs et à des duels, tout en interprétant des personnages secondaires. Dans Le Capitaine Fracasse (1961), réalisé par Pierre Gaspard-Huit, il incarne Mérindol. Il retrouve également l’univers du roman d’aventures dans Le Chevalier de Pardaillan (1962), réalisé par Bernard Borderie, où il interprète Bussy.La direction des combats d’escrime et la transmission aux acteursL’expérience acquise auprès de Claude Carliez conduit Raoul Billerey à exercer des responsabilités dans la préparation des scènes d’action. Il intervient comme directeur de combats d’escrime, fonction qui comprend la conception des affrontements, l’entraînement des interprètes et la coordination des cascadeurs.Son activité est particulièrement importante dans les feuilletons historiques produits par la télévision française durant les années 1960. Il travaille notamment sur les combats de Thierry la Fronde, série créée par Jean-Claude Deret avec Jean-Claude Drouot dans le rôle principal. Il participe également à la préparation des duels de Lagardère, adaptation du roman de Paul Féval, ainsi qu’à ceux de Gaspard des montagnes.Le 30 décembre 1967, il présente son métier dans l’émission Micros et caméras, diffusée par l’ORTF. Au cours d’un reportage réalisé par Jacques Locquin, il explique les différences entre les combats destinés au théâtre, au cinéma et à la télévision. Il montre plusieurs mouvements d’escrime, notamment la botte de Nevers, technique fictive rendue célèbre par le personnage de Lagardère.Il décrit également les contraintes particulières liées au placement des caméras et à la nécessité de préserver la sécurité des interprètes. Certains acteurs, parmi lesquels Jean-Claude Drouot et Jean Piat, exécutent eux-mêmes leurs combats à l’écran. Raoul Billerey adapte alors les enchaînements à leurs capacités physiques et aux exigences du tournage.Cette spécialisation se poursuit dans les productions historiques ultérieures. En 1993, il travaille comme maître d’armes sur La Reine Margot, réalisé par Patrice Chéreau d’après le roman d’Alexandre Dumas. Le film, sorti en 1994, reconstitue notamment les violences de la Saint-Barthélemy et réunit Isabelle Adjani dans le rôle de Marguerite de Valois et Daniel Auteuil dans celui d’Henri de Navarre.Des personnages de caractère chez Maurice Pialat et Éric RohmerParallèlement à son activité de spécialiste des combats, Raoul Billerey développe une carrière d’acteur dans le cinéma d’auteur français. En 1968, Maurice Pialat lui confie le rôle de Roby Joigny dans L’Enfance nue, premier long métrage du réalisateur. Le film raconte l’histoire de François, un garçon de dix ans placé dans plusieurs familles d’accueil. Avec Pierrette Deplanque, qui interprète sa femme, Raoul Billerey forme le couple qui accueille provisoirement l’enfant. Cette œuvre reçoit le prix Jean-Vigo en 1969.En 1978, il joue Gornemant de Goort dans Perceval le Gallois, réalisé par Éric Rohmer d’après le roman inachevé de Chrétien de Troyes. Son personnage est le chevalier expérimenté qui enseigne à Perceval, interprété par Fabrice Luchini, les usages de la chevalerie et le maniement des armes. Le film adopte une représentation stylisée de l’univers médiéval, avec des décors inspirés des enluminures.L’acteur travaille également avec Claude Miller dans L’Effrontée (1985), où il interprète le père de Charlotte, adolescente jouée par Charlotte Gainsbourg. Le film suit les vacances d’une jeune fille de treize ans qui se lie à une pianiste prodige. Raoul Billerey y incarne un père confronté aux tensions familiales et aux aspirations de sa fille.Dans Le Grand Chemin (1987), réalisé par Jean-Loup Hubert, il joue le curé du village breton où Louis, un jeune Parisien de neuf ans, passe ses vacances. Le film, avec Richard Bohringer et Anémone, raconte les relations qui se nouent entre l’enfant et le couple qui l’héberge pendant l’été 1959.En 1994, Bertrand Tavernier lui confie le rôle de Porthos dans La Fille de d’Artagnan, film d’aventures avec Sophie Marceau dans le rôle d’Éloïse, fille du célèbre mousquetaire. Philippe Noiret incarne d’Artagnan, tandis que Sami Frey et Jean-Luc Bideau interprètent respectivement Aramis et Athos. Raoul Billerey retrouve ainsi l’univers romanesque d’Alexandre Dumas, dans lequel il avait travaillé au début de sa carrière.Une fidélité au théâtre et aux productions régionalesLe travail théâtral de Raoul Billerey se poursuit pendant plusieurs décennies. En 1973, il participe à Fracasse, adaptation du roman de Théophile Gautier mise en scène par Marcel Maréchal au théâtre de l’Odéon, à Paris. Cette production retrouve l’univers des comédiens itinérants et des aventures de cape et d’épée qu’il a également abordé au cinéma.Il prend part à plusieurs spectacles de la compagnie de Marcel Maréchal, notamment à Lyon. Ses engagements théâtraux comprennent aussi des pièces contemporaines et des créations collectives. Il continue à jouer sur scène jusqu’aux dernières années de sa vie, notamment dans Jésus II, où il interprète Adam.Installé dans l’Aude, Raoul Billerey participe à plusieurs productions tournées dans le sud de la France. En 1999, il incarne José Estrella dans Tramontane, feuilleton télévisé réalisé par Henri Helman et diffusé sur TF1. La série, dont l’intrigue se déroule dans le Languedoc, réunit notamment Alexandra Vandernoot et Georges Corraface.Il tient également un rôle récurrent dans la série policière Quai n° 1, diffusée sur France 2. Il y interprète Camille Levasseur, personnage présent dans plusieurs saisons aux côtés de Sophie Duez, qui incarne la commissaire Marie Saint-Georges. En 2005, il joue Pardigon dans Les Enquêtes du commissaire Laviolette, adaptation télévisée des romans policiers de Pierre Magnan.Au cinéma, il interprète le père de Félix, personnage joué par Jean Reno, dans Décalage horaire (2002) de Danièle Thompson. Il participe également à À ton image (2004), réalisé par Aruna Villiers, où il joue le père de Thomas.Raoul Billerey meurt le 28 juillet 2010 à Limoux, à l’âge de 89 ans.
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Carlos Casaravilla · 80 ansCarlos Casaravilla, de son nom complet Carlos Casaravilla Ríos, né le 12 octobre 1900 à Montevideo, en Uruguay, et mort le 17 février 1981 à Cullera, dans la province espagnole de Valence, est un acteur uruguayen. Il mène l’essentiel de sa carrière artistique en Espagne, où il travaille au théâtre et participe à plus de quatre-vingts films entre 1934 et 1978. Il est notamment connu pour ses collaborations avec le réalisateur Juan Antonio Bardem et pour son interprétation de l’aveugle dans El Lazarillo de Tormes (1959) de César Fernández Ardavín, film récompensé par l’Ours d’or au Festival de Berlin en 1960.Une formation en Argentine et des débuts sur les scènes espagnolesNé de parents espagnols, Carlos Casaravilla quitte l’Uruguay avec sa famille à l’âge de deux ans pour s’installer en Argentine. Il grandit à Buenos Aires, où il fréquente le Colegio Nacional Central, avant d’entreprendre des études de médecine. Il interrompt sa formation universitaire et commence à travailler comme comédien professionnel en 1921.Il fait ses débuts dans l’opérette El último vals, où il tient un rôle de jeune premier. Il poursuit son activité dans le théâtre musical, notamment avec Baile en el Savoy, opérette de Paul Abraham. Il écrit également plusieurs pièces, parmi lesquelles La primera sin tocar et Cinco por ocho cuarenta. Cette pratique de l’écriture accompagne ses premiers engagements comme interprète.En 1932, il arrive en Espagne pour rejoindre une compagnie théâtrale du théâtre Romea de Barcelone. Il poursuit sa carrière sur les scènes espagnoles, où il participe notamment à des productions de comédies musicales et de revues. En 1948, il joue aux côtés de Marujita Díaz dans Yo soy casado, señorita.Ses activités théâtrales se prolongent après ses premiers engagements cinématographiques. Le répertoire musical auquel il participe comprend notamment des œuvres de Fernando Moraleda, compositeur espagnol de revues et d’opérettes. Carlos Casaravilla prend part à des enregistrements de productions musicales diffusées en Espagne durant les années 1940.La collaboration avec Juan Antonio BardemCarlos Casaravilla fait ses débuts au cinéma en 1934 dans Viva la vida, réalisé par José María Castellví. Il travaille ensuite régulièrement pour des productions espagnoles, où il interprète principalement des seconds rôles. Sa présence dans les distributions devient particulièrement importante à partir des années 1940, notamment dans des drames et des adaptations littéraires.Sa collaboration avec Juan Antonio Bardem constitue l’un des aspects les plus remarquables de sa carrière cinématographique. Dans Comédiens (Cómicos, 1954), il incarne Carlos Márquez, au sein d’une troupe de théâtre itinérante. Le film raconte les difficultés professionnelles d’Ana Ruiz, jeune comédienne interprétée par Christian Galvé, qui cherche à obtenir des rôles plus importants. Bardem y représente les conditions de travail des acteurs et les rapports de pouvoir au sein du monde théâtral espagnol.Le réalisateur lui confie ensuite le rôle de Rafael Sandoval dans Mort d’un cycliste (Muerte de un ciclista, 1955). Le film suit Juan Fernández Soler, professeur d’université interprété par Alberto Closas, et María José de Castro, femme mariée jouée par Lucia Bosè. Après avoir renversé accidentellement un cycliste, les deux amants prennent la fuite et cherchent à dissimuler leur responsabilité. Rafael Sandoval, critique d’art cynique qui fréquente leur milieu social, découvre leur secret et entreprend d’en tirer profit.Dans ce drame consacré à la bourgeoisie espagnole sous le franquisme, le personnage de Sandoval occupe une place essentielle dans le développement de l’intrigue. Il exerce un chantage sur les protagonistes et contribue à mettre en évidence leurs contradictions morales. Présenté en compétition au Festival de Cannes en 1955, le film remporte le prix de la critique internationale.Carlos Casaravilla retrouve Bardem pour Sonatas (1959), adaptation de deux récits de Ramón María del Valle-Inclán consacrés au marquis de Bradomín. Cette coproduction hispano-mexicaine réunit notamment María Félix et Francisco Rabal. Le cinéaste y transpose à l’écran l’univers littéraire de Valle-Inclán, dont les récits mêlent évocation historique et critique sociale.L’aveugle du Lazarillo de Tormes et la reconnaissance internationaleEn 1959, Carlos Casaravilla interprète l’aveugle dans El Lazarillo de Tormes, réalisé par César Fernández Ardavín. Cette coproduction hispano-italienne adapte le roman picaresque anonyme La Vie de Lazarillo de Tormes et de ses fortunes et adversités, publié en 1554. Le jeune Lazarillo, incarné par Marco Paoletti, est confié par sa mère à un mendiant aveugle qu’il doit accompagner dans ses déplacements.Carlos Casaravilla interprète le premier maître du garçon, un homme rusé qui exploite son jeune serviteur et le soumet à de mauvais traitements. Lazarillo apprend progressivement à tromper son maître pour obtenir de la nourriture. Leur relation occupe une place importante dans l’adaptation, qui retrace les premières expériences du personnage et sa découverte des injustices sociales.Sorti en Espagne le 16 novembre 1959, le film reçoit l’Ours d’or du meilleur film au Festival international de Berlin en 1960. Il obtient également plusieurs récompenses du Círculo de Escritores Cinematográficos, association espagnole de critiques et de journalistes de cinéma, notamment celles du meilleur film et du meilleur réalisateur. Le comédien participe également à des productions internationales tournées en Espagne. Il interprète Leonardo dans Orgueil et Passion (The Pride and the Passion, 1957), réalisé par Stanley Kramer, avec Cary Grant, Sophia Loren et Frank Sinatra. Le film se déroule pendant la guerre d’indépendance espagnole contre les troupes napoléoniennes et raconte le transport d’un gigantesque canon à travers le pays.Sa carrière comprend également une participation au cinéma d’aventures et aux westerns européens. Il joue dans Le Retour des sept (Return of the Seven, 1966), réalisé par Burt Kennedy avec Yul Brynner. Il incarne par ailleurs le chef amérindien Tamenund dans La Chute des Mohicans (Uncas, el fin de una raza, 1965), adaptation du roman de James Fenimore Cooper réalisée par Mateo Cano. Les adaptations théâtrales pour la télévision espagnoleÀ partir des années 1960, Carlos Casaravilla travaille régulièrement pour Televisión Española, notamment dans les émissions dramatiques consacrées aux adaptations de pièces de théâtre et d’œuvres littéraires. Il participe à Estudio 1, programme inauguré le 6 octobre 1965, qui propose au public espagnol des représentations télévisées de textes classiques et contemporains.Entre 1965 et 1977, il interprète différents personnages dans quatorze épisodes de cette émission, notamment Antonio, Don Gaspar et Cina. Il participe également à Novela, programme d’adaptations littéraires lancé en 1963, dans lequel il joue notamment le prince Chtcherbatski, personnage du roman Anna Karénine de Léon Tolstoï. Il retrouve également l’univers du théâtre filmé avec Lola la piconera (1970), adaptation télévisée dans laquelle il interprète Acuña. Il participe à Teatro de misterio, émission consacrée aux intrigues policières, où il incarne Sir John dans un épisode diffusé en 1970.L’un de ses derniers engagements cinématographiques est El huerto del francés (1978), réalisé par Paul Naschy, qui signe la mise en scène sous son véritable nom, Jacinto Molina. Inspiré d’une affaire criminelle survenue en Andalousie au début du XXe siècle, le film raconte les meurtres commis par Juan Andrés Aldije et son complice José Muñoz Lopera. Carlos Casaravilla y interprète Don Antonio, aux côtés de María José Cantudo et d’Ágata Lys. Le film sort dans les salles espagnoles le 5 juin 1978.
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Pilar Castro · 56 ansPilar Castro, de son nom complet Pilar Castro Parrilla, née le 12 octobre 1970 à Madrid, est une actrice espagnole de cinéma, de théâtre et de télévision. Formée à l’école d’art dramatique de Cristina Rota, elle est notamment connue pour ses interprétations dans Gordos (2009) de Daniel Sánchez Arévalo, Julieta (2016) de Pedro Almodóvar et Ventajas de viajar en tren (2019) d’Aritz Moreno. Son rôle dans Gordos lui vaut une nomination au Goya de la meilleure actrice dans un second rôle en 2010.De la danse à la formation théâtralePilar Castro commence sa carrière artistique comme danseuse. Elle participe notamment à Aplauso, émission musicale diffusée par la télévision publique espagnole TVE entre 1978 et 1983, qui accueille des chanteurs et des groupes populaires auprès du jeune public. Elle entreprend ensuite une formation de comédienne à l’école de Cristina Rota, à Madrid, où elle étudie l’interprétation théâtrale.Ses premiers engagements à l’écran remontent au début des années 1990. Elle apparaît dans Ovejas negras (1990), réalisé par José María Carreño, puis interprète Nuria dans Historias del Kronen (1995) de Montxo Armendáriz, adaptation du roman de José Ángel Mañas consacré à un groupe de jeunes Madrilènes. L’année suivante, elle incarne Marga dans Taxi de Carlos Saura, film qui aborde la violence xénophobe dans la société espagnole à travers l’histoire d’une jeune conductrice de taxi.Elle développe parallèlement son activité à la télévision. Elle participe à la série Este es mi barrio en 1996, puis interprète Sandra Muñoz dans Calle nueva, feuilleton quotidien diffusé sur La 1. En 1998, elle tient le rôle d’Elisa dans la série familiale A las once en casa, avec Antonio Resines dans le rôle principal. Cette production lui permet de se faire connaître d’un public plus large.Elle joue ensuite dans plusieurs comédies télévisées, notamment 7 vidas, sitcom créée par Nacho García Velilla, puis Los Serrano, série familiale diffusée sur Telecinco. Elle participe également à Cuestión de sexo, créée par David Sáinz et diffusée sur Cuatro entre 2007 et 2009, dans laquelle les relations amoureuses occupent une place centrale.La reconnaissance professionnelle avec GordosLes collaborations de Pilar Castro avec les réalisateurs de comédies espagnoles se multiplient au cours des années 2000. Elle travaille notamment avec David Serrano dans Días de fútbol (2003), film consacré à un groupe d’amis qui décident de reconstituer une équipe de football amateur. Elle y interprète Bárbara, dans une distribution comprenant Ernesto Alterio et Alberto San Juan.Elle retrouve le cinéaste pour Los 2 lados de la cama (2005), suite de la comédie musicale El otro lado de la cama (2002). Elle incarne Carlota dans cette production qui associe des intrigues sentimentales à des reprises de chansons espagnoles. L’actrice participe également à La suerte dormida (2003), premier long métrage d’Ángeles González-Sinde, qui raconte l’enquête menée par une avocate à la suite d’un accident du travail.Sa collaboration avec Daniel Sánchez Arévalo dans Gordos (2009) lui apporte une reconnaissance professionnelle particulière. Le film suit plusieurs personnes qui participent à une thérapie de groupe pour traiter leurs problèmes de surpoids. Pilar Castro interprète Pilar, épouse d’Enrique, personnage joué par Antonio de la Torre, dont la vie conjugale est profondément perturbée par les difficultés personnelles de son mari.Cette prestation lui vaut en 2010 une nomination au Goya de la meilleure actrice dans un second rôle, lors de la 24e cérémonie des récompenses du cinéma espagnol. Elle remporte également le prix de la meilleure actrice dans un rôle secondaire au cinéma, décerné par l’Union des acteurs et actrices d’Espagne.Elle poursuit sa collaboration avec Daniel Sánchez Arévalo dans La gran familia española (2013), comédie familiale dont l’action se déroule pendant la finale de la Coupe du monde de football de 2010, remportée par l’Espagne.Des collaborations avec Pedro Almodóvar et Aritz MorenoEn 2016, Pedro Almodóvar confie à Pilar Castro le rôle de Claudia dans Julieta, adaptation de plusieurs nouvelles d’Alice Munro. Le film retrace l’histoire d’une femme, interprétée à deux âges différents par Adriana Ugarte et Emma Suárez, confrontée à la disparition volontaire de sa fille. Claudia est la mère de Beatriz, amie d’enfance de cette dernière.Trois ans plus tard, Pilar Castro tient le rôle principal de Ventajas de viajar en tren (2019), premier long métrage d’Aritz Moreno, adapté du roman d’Antonio Orejudo. Elle incarne Helga Pato, une éditrice qui rencontre dans un train un homme se présentant comme psychiatre, Ángel Sanagustín, interprété par Ernesto Alterio. Celui-ci entreprend de lui raconter l’histoire d’un de ses patients, entraînant le récit dans une succession de situations inquiétantes et absurdes.Le film, qui mêle comédie noire et thriller psychologique, est présenté au Festival international du film de Catalogne à Sitges. Il remporte le prix Feroz de la meilleure comédie en 2020 et reçoit quatre nominations aux Goya, notamment pour la réalisation et le scénario adapté.L’interprétation de Pilar Castro lui vaut une nomination au prix Feroz de la meilleure actrice principale, ainsi qu’aux prix José María Forqué et aux médailles du Cercle des écrivains cinématographiques espagnols. Elle reçoit également le prix San Pancracio de la meilleure actrice de cinéma au Festival de Cáceres en 2020.L’actrice participe ensuite à Competencia oficial (2021), réalisé par Mariano Cohn et Gastón Duprat, avec Penélope Cruz et Antonio Banderas. Elle y joue Violeta, dans une satire du milieu cinématographique consacrée aux rivalités entre deux acteurs engagés dans une production prestigieuse.Une activité de metteuse en scène et d’interprète au théâtreParallèlement à ses engagements à l’écran, Pilar Castro travaille régulièrement au théâtre. Elle participe notamment à des productions de la compagnie Animalario, collectif espagnol fondé par des artistes parmi lesquels figure Alberto San Juan. Elle est assistante à la mise en scène sur Alejandro y Ana, spectacle de satire politique écrit par Juan Mayorga et Juan Cavestany.Elle fonde également la compagnie Cara Calva, pour laquelle elle écrit et met en scène trois spectacles. Elle travaille comme assistante à la mise en scène sur une production barcelonaise de la comédie musicale Hoy no me puedo levantar, construite autour des chansons du groupe espagnol Mecano. Elle intervient aussi dans la préparation des interprètes de cette production.En 2017, elle met en scène El príncipe y la corista, adaptation théâtrale de l’œuvre de Terence Rattigan, connue au cinéma sous le titre Le Prince et la Danseuse, film de Laurence Olivier avec Marilyn Monroe. Cette activité de direction d’acteurs complète ses engagements comme interprète.Elle travaille avec Andrés Lima dans El chico de la última fila, pièce de Juan Mayorga présentée à la Sala Beckett de Barcelone en 2019, puis au Teatro María Guerrero de Madrid en 2020. Elle interprète Esther, épouse du professeur Germán, joué par Alberto San Juan. La pièce raconte comment les rédactions d’un élève fasciné par la vie familiale d’un camarade modifient progressivement les relations entre les personnages.Elle joue également dans Contracciones de Mike Bartlett, pièce consacrée aux rapports de pouvoir dans une entreprise, ainsi que dans Invencible, œuvre du dramaturge britannique Torben Betts. En 2018, elle participe à Cronología de las bestias, écrite et mise en scène par l’Argentin Lautaro Perotti.Les distinctions et la reconnaissance du public espagnolAu cours des années 2010 et 2020, Pilar Castro tient plusieurs rôles importants dans des séries télévisées espagnoles. Elle incarne Isa Antúnez dans Olmos y Robles, série policière diffusée sur TVE à partir de 2015, puis Chon Moliner dans Vivir sin permiso (2018-2020), avec José Coronado. Cette dernière production raconte l’histoire de Nemo Bandeira, riche entrepreneur galicien impliqué dans le trafic de drogue et atteint de la maladie d’Alzheimer. Chon est son épouse, dont les relations avec les autres membres de la famille constituent une partie de l’intrigue.En 2020, elle interprète Belén Aldama dans Alguien tiene que morir, minisérie créée par Manolo Caro pour Netflix, située dans l’Espagne franquiste des années 1950. Elle rejoint également la distribution de Señoras del (h)AMPA, comédie noire diffusée sur Telecinco, sous les traits de Belinda Chamorro.En mars 2021, elle présente la 8e cérémonie des prix Feroz, organisée par l’Association des journalistes cinématographiques d’Espagne. Elle participe ensuite à Mentiras pasajeras (2023), série créée par Nerea Castro et produite notamment par Pedro Almodóvar et Agustín Almodóvar, dans laquelle elle interprète Maite.En 2025, elle rejoint la distribution de Furia, série créée et réalisée par Félix Sabroso pour HBO Max. Elle partage l’affiche avec Carmen Machi, Candela Peña et Nathalie Poza, dans une fiction chorale consacrée à plusieurs femmes confrontées à des situations de crise. Les sept interprètes principales reçoivent collectivement le prix Ondas de la meilleure interprétation féminine dans une fiction en 2025.La même année, Pilar Castro reçoit le prix Ciudad de Huelva lors de la 51e édition du Festival du cinéma ibéro-américain de Huelva, distinction honorifique récompensant l’ensemble de son parcours artistique. En 2026, elle obtient le prix Fotogramas de Plata de la meilleure actrice de télévision, également décerné collectivement aux interprètes de Furia.
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Clémentine Célarié · 69 ansClémentine Célarié, née le 12 octobre 1957 à Dakar, au Sénégal, est une actrice, réalisatrice, metteuse en scène, chanteuse et écrivaine française. Révélée au cinéma dans les années 1980, notamment par son interprétation d’Annie dans 37°2 le matin (1986) de Jean-Jacques Beineix, elle a développé une carrière au théâtre et à la télévision, tout en poursuivant des activités musicales et littéraires. Elle a été nommée à deux reprises au César de la meilleure actrice dans un second rôle.Une enfance africaine et une formation artistiqueFille d’André Célarié, journaliste et écrivain, et de Martine Bréguet, secrétaire de production, Clémentine Célarié passe une grande partie de son enfance en Afrique, où les affectations professionnelles de ses parents conduisent la famille à séjourner notamment au Cameroun et au Gabon. Elle a deux frères, Laurent et Loïc. À l’adolescence, elle poursuit sa scolarité en France, dans un établissement des Ursulines à Saint-Germain-en-Laye.Après avoir obtenu son baccalauréat, elle séjourne pendant un an aux États-Unis. Elle y découvre différentes pratiques artistiques avant de revenir en France, où elle suit des cours de théâtre, de chant et de danse. Elle se présente au concours d’entrée du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, sans être admise.La musique occupe une place importante dans ses premières expériences professionnelles. Elle se joint à un groupe d’amis musiciens qui jouent du jazz dans la rue, puis chante dans des caves de Saragosse, en Espagne. À Paris, elle fréquente le milieu du café-théâtre et se produit notamment au Splendid, lieu associé à une génération de comédiens parmi lesquels figurent Josiane Balasko et Christian Clavier.Elle travaille également à la radio. Sur Radio 7, station destinée aux jeunes auditeurs et créée par Radio France en 1980, elle réalise des entretiens avec des comédiens. Elle intervient ensuite sur France Inter, où elle participe à l’émission Disque d’or avec François Jouffa et à Jazz à tous les étages avec Julien Delli Fiori. Ces activités lui permettent de développer un travail vocal qu’elle poursuit parallèlement à sa carrière d’interprète.La révélation cinématographique et les nominations aux CésarClémentine Célarié fait ses débuts au cinéma dans Garçon ! (1983), réalisé par Claude Sautet, avec Yves Montand dans le rôle d’Alex, chef de rang dans une grande brasserie parisienne. Elle y interprète Margot, l’une des jeunes femmes qui gravitent autour du personnage principal.Elle obtient une plus grande visibilité avec Jean-Jacques Beineix, qui lui confie le rôle d’Annie dans 37°2 le matin (1986), adaptation du roman de Philippe Djian. Elle y joue l’épouse d’Eddy, interprété par Gérard Darmon, dont le couple accueille momentanément Zorg et Betty, incarnés par Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle. Le film connaît un important succès international et représente la France aux Oscars de 1987 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Pour son interprétation, Clémentine Célarié reçoit sa première nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1987.L’actrice retrouve un personnage secondaire marquant dans Nocturne indien (1989), réalisé par Alain Corneau d’après le roman d’Antonio Tabucchi. Elle y incarne Christine, une femme rencontrée par le protagoniste, interprété par Jean-Hugues Anglade, au cours d’un voyage en Inde à la recherche d’un ami disparu. Cette prestation lui vaut une deuxième nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1990.Ses collaborations avec les réalisateurs français comprennent également des comédies populaires. Dans La Vengeance d’une blonde (1994), réalisé par Jeannot Szwarc, elle interprète Corine Bréha, épouse du journaliste François Bréha, joué par Christian Clavier. Elle participe ensuite aux Misérables (1995) de Claude Lelouch, adaptation libre du roman de Victor Hugo qui transpose une partie du récit dans la France du XXe siècle.Elle travaille par ailleurs avec Bertrand Blier dans Les Acteurs (2000), film où de nombreux comédiens français interprètent des versions fictionnelles d’eux-mêmes. Dans Les Adoptés (2011), premier long métrage réalisé par Mélanie Laurent, elle tient le rôle de Millie, mère d’une famille dont les relations sont bouleversées par un accident.Une personnalité du théâtre françaisLa carrière théâtrale de Clémentine Célarié comprend des comédies de boulevard et des textes contemporains. Elle interprète notamment Catherine Hubscher dans Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou et Émile Moreau, pièce qui met en scène une ancienne blanchisseuse devenue duchesse sous le Premier Empire. Présentée en 2002, cette production lui permet de tenir le rôle-titre d’une figure populaire du théâtre français, caractérisée par son franc-parler.Elle crée ensuite Madame Sans Chaîne, spectacle personnel dont le titre fait référence à la pièce de Sardou. Elle en écrit le texte et assure elle-même l’interprétation, en développant un registre qui associe confidences autobiographiques et humour.Son activité scénique comprend également la mise en scène de plusieurs spectacles. En 2012, elle présente Dans la peau d’un Noir, adaptation du livre de l’écrivain et journaliste américain John Howard Griffin. Publié en 1961 sous le titre Black Like Me, cet ouvrage relate l’expérience de son auteur, qui avait modifié la pigmentation de sa peau afin de se faire passer pour un homme noir et d’observer directement la ségrégation raciale dans le sud des États-Unis. Son fils Abraham Diallo participe à cette création.En 2019, elle interprète seule sur scène une adaptation d’Une vie de Guy de Maupassant, mise en scène par Arnaud Denis. Elle incarne Jeanne Le Perthuis des Vauds, jeune aristocrate normande dont l’existence est marquée par les désillusions conjugales et les difficultés familiales. Le spectacle est notamment présenté au théâtre du Petit-Saint-Martin à Paris.Elle adapte ensuite pour la scène le roman Je suis la maman du bourreau de David Lelait-Helo, publié en 2022. Créé au Festival Off d’Avignon en juillet 2023, ce seul-en-scène est interprété et mis en scène par Clémentine Célarié. Elle y joue Gabrielle, une mère qui découvre les crimes pédocriminels commis par son fils, prêtre catholique. La production est reprise au théâtre de la Pépinière à Paris, de janvier à mai 2024. La musique est composée par son fils Gustave Reichert, tandis qu’Abraham Diallo assure la création sonore.La reconnaissance dans les fictions téléviséesClémentine Célarié tient plusieurs rôles importants dans des fictions françaises produites pour la télévision. Elle interprète notamment la commissaire Nicole Mercier dans Les Bleus, premiers pas dans la police, série créée par Alain Robillard, Alain Tasma et Stéphane Giusti, diffusée sur M6 à partir de 2006. Le programme suit de jeunes recrues confrontées à leurs premières enquêtes au sein d’un commissariat parisien. Nicole Mercier est chargée de diriger leur équipe.En 2011, elle tient le rôle principal du téléfilm J’ai peur d’oublier, réalisé par Élisabeth Rappeneau. Elle y incarne une femme atteinte de la maladie d’Alzheimer, confrontée à la dégradation progressive de sa mémoire et à ses conséquences sur sa vie familiale. Son interprétation lui vaut une nomination à la Nymphe d’or de la meilleure actrice dans un téléfilm au Festival de télévision de Monte-Carlo en 2012.Elle retrouve un rôle principal dans Les Randonneuses (2023), minisérie de six épisodes réalisée par Frédéric Berthe pour TF1. Elle y interprète Noémie, l’une des six femmes touchées directement ou indirectement par le cancer qui entreprennent ensemble l’ascension d’un sommet des Alpes. La distribution réunit notamment Alix Poisson et Camille Chamoux. Pour son interprétation, Clémentine Célarié reçoit le prix de la meilleure actrice de la compétition française au festival Séries Mania en 2023. Elle obtient également le prix de la meilleure interprétation féminine aux Lauriers de l’audiovisuel en 2024.L’écriture et les créations musicales en familleLa pratique de la musique accompagne durablement le parcours de Clémentine Célarié. En 1996, elle publie Pas l’âme d’une dame, un premier album dans lequel elle interprète ses propres chansons. Elle enregistre ensuite Family Groove (2006), réalisé avec son fils Abraham Diallo et le compositeur Éric Serra. Cet album réunit également ses deux autres fils, Gustave Reichert et Balthazar Diallo, dans un répertoire mêlant plusieurs influences musicales, dont le jazz et la soul.Ses trois fils participent à différents projets musicaux. Abraham travaille notamment dans la production sonore, tandis que Gustave exerce comme guitariste et compositeur. La famille se produit également ensemble sur scène à l’occasion de concerts consacrés à l’album Family Groove.Clémentine Célarié publie plusieurs ouvrages autobiographiques et romans. Elle écrit notamment Les Amoureuses, puis On s’aimera, publié en 2015 au Cherche Midi. Dans ce dernier roman, une famille aisée se retrouve isolée dans sa maison par une tempête de neige qui interrompt ses communications avec l’extérieur. L’événement conduit les personnages à réexaminer leurs relations.En novembre 2021, elle publie chez Albin Michel Les Mots défendus, récit autobiographique consacré à son expérience du cancer du côlon. Elle y raconte l’annonce du diagnostic et les traitements qu’elle a suivis, ainsi que les conséquences de la maladie sur ses relations avec ses proches. L’ouvrage aborde également la question du silence entourant certaines maladies graves et la difficulté de partager une expérience intime avec son entourage.
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Lyman Chen · 55 ansLyman Chen, né le 12 octobre 1971 dans le Delaware, aux États-Unis, est un acteur américain d’origine chinoise. Il est notamment connu pour son interprétation d’un traducteur dans Les Infiltrés (2006) de Martin Scorsese. Il a également joué dans plusieurs séries télévisées américaines, dont Mr. Robot, Mr. Mercedes et neXt.Une enfance dans le Delaware et une première carrière dans la financeIssu d’une famille d’immigrants chinois, Lyman Chen grandit dans le Delaware. Ses parents parlent chinois à la maison et il commence à apprendre l’anglais à l’école primaire. Pendant son enfance, il rencontre des difficultés d’intégration liées à son accent. Il découvre la culture américaine notamment à travers les films et les programmes télévisés, qu’il regarde régulièrement.Il poursuit des études de finance à l’université du Delaware, où il appartient à la fraternité étudiante Lambda Chi Alpha. Après l’obtention de son diplôme, il travaille à Wall Street pour la banque d’investissement J. P. Morgan. Il quitte ensuite le secteur bancaire pour créer plusieurs agences immobilières affiliées au réseau RE/MAX dans son État natal.En 2002, à l’âge de trente ans, il entreprend une formation de comédien auprès de Mike Lemon Casting, agence de distribution des rôles installée à Philadelphie. Il n’a alors aucune expérience professionnelle du métier d’acteur. Il commence à travailler comme figurant dans Hack, série policière de CBS tournée dans la région de Philadelphie, avec David Morse et Andre Braugher.Il participe au tournage pendant plusieurs mois, observant le travail des interprètes et des techniciens. Sa connaissance du cantonais et du mandarin, ainsi que sa maîtrise de l’anglais américain, lui permettent d’auditionner pour des personnages nécessitant plusieurs langues ou accents. En 2004, il adhère au syndicat américain des acteurs Screen Actors Guild après avoir obtenu un contrat publicitaire national.La rencontre avec Martin Scorsese et Les InfiltrésEn 2005, Lyman Chen passe quatre auditions à New York pour Les Infiltrés (The Departed), thriller policier réalisé par Martin Scorsese. Il obtient le rôle d’un interprète chinois participant à une négociation entre le criminel Frank Costello, incarné par Jack Nicholson, et des représentants d’une organisation criminelle chinoise.La scène est tournée pendant trois nuits consécutives dans le quartier de Red Hook, à Brooklyn. Lyman Chen donne la réplique à Jack Nicholson, tandis que Leonardo DiCaprio, qui interprète Billy Costigan, participe également à la séquence. Il s’agit de son premier rôle parlant dans un long métrage cinématographique.Sorti en octobre 2006, Les Infiltrés raconte l’infiltration réciproque de la police du Massachusetts et d’une organisation criminelle irlandaise de Boston. Le film remporte quatre Oscars en 2007, dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation pour Martin Scorsese.Cette participation permet à Lyman Chen d’obtenir de nouveaux engagements au cinéma. Il travaille notamment avec le réalisateur M. Night Shyamalan dans Phénomènes (The Happening, 2008), thriller fantastique avec Mark Wahlberg, où il interprète un passager. Il participe également à Tenure (2008), comédie réalisée par Mike Million avec Luke Wilson, dans laquelle il joue Steve Kim.En 2012, il interprète le directeur de l’école fréquentée par Mei, jeune fille au centre de l’intrigue du thriller Safe, réalisé par Boaz Yakin avec Jason Statham. Le personnage utilise le mandarin au cours de ses échanges avec les protagonistes.La pratique des langues et les collaborations téléviséesLa maîtrise de plusieurs langues occupe une place importante dans le travail de Lyman Chen. Il interprète notamment des personnages chinois ou sino-américains dans des productions policières et des séries d’espionnage. Dans Rush Hour (2016), adaptation télévisée du film de Brett Ratner, il joue Joseph Yun, agent du ministère chinois de la Sécurité d’État. Il retrouve ce personnage dans le dernier épisode de la série, intitulé Familee Ties.Il participe également à Mr. Robot, série créée par Sam Esmail et diffusée sur USA Network. Il y interprète Xun, membre de l’organisation clandestine Dark Army, dans plusieurs épisodes des deuxième et troisième saisons. Ses scènes comprennent des dialogues en mandarin. L’intrigue de la série suit Elliot Alderson, informaticien interprété par Rami Malek, engagé dans des opérations de piratage informatique contre de grandes entreprises.Dans la deuxième saison de Mr. Mercedes (2018), adaptation télévisée des romans policiers de Stephen King, il incarne M. Liang. Il retrouve un personnage lié aux nouvelles technologies dans neXt (2020), série créée par Manny Coto pour Fox, où il joue William Zhai. Le programme met en scène une intelligence artificielle dont les capacités croissantes menacent la sécurité de ses utilisateurs.Ses prestations comprennent aussi des rôles comiques. Dans Philadelphia (It’s Always Sunny in Philadelphia), il joue un touriste chinois dans l’épisode Thunder Gun Express (2011). Il utilise notamment le cantonais dans cette production. Il apparaît également dans Larry et son nombril (Curb Your Enthusiasm) en 2024, sous les traits d’un réalisateur.Au cours de la même période, il participe à la série criminelle Tulsa King, avec Sylvester Stallone, où il interprète un traducteur. Il joue également dans Zero Day (2025), minisérie politique avec Robert De Niro, dans laquelle il incarne un spécialiste de l’investigation informatique.La communauté cinématographique de Philadelphie et la vie familialeInstallé dans la région de Wilmington, Lyman Chen entretient des liens professionnels avec les productions tournées en Pennsylvanie. Il participe notamment à Creed : L’Héritage de Rocky Balboa (2015), réalisé par Ryan Coogler, où il apparaît avec son épouse et leurs enfants parmi les touristes photographiant la statue de Rocky Balboa, située près du Philadelphia Museum of Art.Cette apparition familiale lui permet de travailler sur un tournage réunissant Sylvester Stallone et Michael B. Jordan. Il participe également à Intouchables (The Upside, 2017), réalisé par Neil Burger, ainsi qu’à Servant (2019), série fantastique produite notamment par M. Night Shyamalan et tournée à Philadelphie.En 2019, la Pennsylvania Film Industry Association lui consacre un portrait dans lequel il revient sur son apprentissage du métier lors du tournage de Hack. Il y évoque notamment sa première journée de figuration, pendant laquelle Andre Braugher lui demande de répéter des répliques avec lui, alors qu’il ne connaît pas encore les usages d’un plateau de tournage.Parallèlement à sa carrière artistique, Lyman Chen poursuit des activités commerciales dans le Delaware. Avec son épouse, il ouvre notamment Berri Yummi, un commerce de yaourts glacés situé à Wilmington, au début des années 2010. Le couple a deux enfants.
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Jimmy Chin · 53 ansJimmy Chin, né le 12 octobre 1973 à Mankato, dans le Minnesota, est un alpiniste, skieur, photographe, réalisateur et producteur américain d’origine chinoise. Spécialiste des expéditions en haute montagne, il s’est illustré par plusieurs ascensions et descentes à ski remarquables, notamment dans l’Himalaya. Photographe pour le National Geographic, il est également connu pour ses documentaires réalisés avec Elizabeth Chai Vasarhelyi, dont Meru (2015) et Free Solo (2018). Ce dernier remporte l’Oscar du meilleur film documentaire en 2019.Une enfance dans le Minnesota et la découverte de l’escaladeJimmy Chin grandit à Mankato, dans une famille d’origine chinoise. Ses parents ont quitté la Chine continentale pour Taïwan pendant la guerre civile chinoise, avant de s’installer aux États-Unis. Son père lui transmet son intérêt pour les arts martiaux, tandis que sa mère l’encourage à étudier la musique. Dès l’âge de quatre ans, il apprend le violon et suit une formation classique. Pendant son enfance, il pratique également la natation en compétition.Il poursuit ses études au Carleton College, établissement universitaire privé situé à Northfield, dans le Minnesota. Il y découvre l’escalade et commence à pratiquer cette discipline pendant ses vacances universitaires. Diplômé en 1996, il décide de se consacrer à l’alpinisme. Il s’installe dans sa voiture, une Subaru de 1980, et parcourt pendant plusieurs années les sites d’escalade de l’Ouest américain, notamment le parc national de Yosemite, en Californie, et les régions montagneuses du Wyoming.Cette vie itinérante se prolonge pendant environ sept ans. Il exerce occasionnellement des emplois saisonniers pour financer ses déplacements et pratique également le ski. Ses parents, qui ont investi dans ses études supérieures, désapprouvent initialement son choix professionnel.En 1999, il participe à une expédition dans la vallée de Charakusa, au Pakistan, où il réalise deux premières ascensions de grandes parois dans le massif du Karakoram. Cette même année, il vend sa première photographie à la marque d’équipement de montagne Mountain Hardwear pour 500 dollars. Le cliché représente un compagnon d’escalade endormi et a été pris avec un appareil emprunté.Les expéditions himalayennes et les premières ascensionsL’activité d’alpiniste de Jimmy Chin le conduit à participer à des expéditions sur plusieurs continents. Il rejoint l’équipe d’athlètes professionnels de The North Face, équipementier américain spécialisé dans les sports de plein air, dont il devient l’un des représentants pendant plus de vingt ans.En 2006, il participe avec Kit et Rob DesLauriers à une expédition sur l’Everest. Les trois alpinistes atteignent le sommet le 16 mai, à 8 849 mètres d’altitude, avant d’entreprendre une descente à ski. Ils deviennent les premiers Américains à réussir une descente à ski depuis le sommet de la plus haute montagne du monde, utilisant notamment la voie du col Sud.L’une de ses réalisations les plus remarquables a lieu en octobre 2011, dans l’Himalaya indien. Accompagné de Conrad Anker et Renan Ozturk, il réussit la première ascension de la voie Shark’s Fin, ou « aileron de requin », sur le pilier est du Meru Central, sommet culminant à plus de 6 300 mètres dans le massif du Garhwal. Cette paroi particulièrement difficile associe des passages d’escalade sur granite, des sections de glace et des difficultés techniques rencontrées en haute altitude.Les trois hommes avaient déjà tenté cette ascension en 2008, mais avaient dû renoncer à environ cent cinquante mètres du sommet après avoir passé près de trois semaines sur la montagne. Lors de leur seconde tentative, ils parviennent au sommet le 2 octobre 2011, au terme de onze jours d’escalade.Jimmy Chin participe également à plusieurs expéditions au Tibet, au Tchad et dans les montagnes de l’Antarctique. Ses réalisations comprennent des premières ascensions dans le massif de l’Ennedi, au Sahara, ainsi que sur des parois de la Terre de la Reine-Maud, en Antarctique.La photographie d’aventure et National GeographicLa pratique photographique de Jimmy Chin se développe directement au cours de ses expéditions. En 2002, il obtient une commande importante de National Geographic pour documenter la traversée du Chang Tang, vaste plateau d’altitude situé dans le nord du Tibet. L’expédition est menée notamment par l’alpiniste et explorateur Rick Ridgeway, accompagné de Galen Rowell, Conrad Anker et du réalisateur David Breashears. Les participants entreprennent une traversée à pied de cette région reculée, en transportant leur matériel sur des chariots.Cette commande joue un rôle déterminant dans sa carrière de photographe professionnel. Il rejoint ensuite le réseau des photographes travaillant régulièrement pour le National Geographic, dont les reportages associent documentation géographique et exploration des milieux naturels.Ses photographies sont publiées dans plusieurs magazines américains, notamment The New York Times Magazine et Outside. Il réalise également des campagnes photographiques pour des marques d’équipement sportif, dont The North Face, et participe à des projets pour Red Bull et Apple.En mai 2011, une photographie qu’il a prise de Alex Honnold, grimpeur américain spécialisé dans l’escalade en solo intégral, fait la couverture de National Geographic. Le cliché montre Honnold escaladant sans corde la face nord-ouest du Half Dome, dans le parc national de Yosemite. Jimmy Chin accompagne le grimpeur dans plusieurs de ses réalisations et documente ses ascensions depuis des positions situées sur la paroi.Il reçoit plusieurs distinctions professionnelles dans le domaine de la photographie, notamment décernées par Photo District News, Communication Arts et l’American Society of Magazine Editors. En 2004, National Geographic le sélectionne parmi ses Emerging Explorers, programme destiné à soutenir de jeunes explorateurs et scientifiques.En 2021, il publie son premier recueil photographique, There and Back: Photographs from the Edge, aux éditions Ten Speed Press. L’ouvrage, qui compte 320 pages et plus de 200 photographies, rassemble des images réalisées pendant deux décennies d’expéditions. Il présente notamment des ascensions dans l’Himalaya et des explorations de parois isolées, accompagnées de récits consacrés aux alpinistes photographiés.La collaboration avec Elizabeth Chai Vasarhelyi et la reconnaissance aux OscarsLa rencontre avec la documentariste Elizabeth Chai Vasarhelyi donne naissance à une importante collaboration artistique. Les deux cinéastes travaillent ensemble sur Meru (2015), documentaire consacré à l’ascension du Meru Central par Jimmy Chin, Conrad Anker et Renan Ozturk. Le film utilise principalement les images tournées par les trois alpinistes pendant leurs expéditions de 2008 et 2011. Vasarhelyi participe à la construction narrative du récit et mène des entretiens avec les protagonistes.Présenté au festival de Sundance en janvier 2015, Meru remporte le prix du public dans la compétition documentaire américaine. Il figure également parmi les quinze documentaires présélectionnés pour les Oscars de 2016. Le film retrace les difficultés physiques de l’ascension et les relations personnelles entre les trois alpinistes, notamment après un grave accident subi par Renan Ozturk en 2011.En 2018, les deux réalisateurs présentent Free Solo, consacré à Alex Honnold et à son ascension de la paroi d’El Capitan, dans le parc national de Yosemite. Le 3 juin 2017, le grimpeur avait réussi à escalader sans corde ni dispositif d’assurage la voie Freerider, haute de près de 900 mètres. Jimmy Chin organise le tournage avec une équipe de cameramen spécialisés dans l’escalade, dont les positions doivent être déterminées pour filmer l’ascension sans gêner Honnold.Distribué par National Geographic Documentary Films, Free Solo reçoit un accueil critique favorable. Il remporte le BAFTA du meilleur documentaire et, le 24 février 2019, l’Oscar du meilleur film documentaire, remis à Jimmy Chin, Elizabeth Chai Vasarhelyi et leurs coproducteurs. Le film obtient également sept récompenses aux Primetime Creative Arts Emmy Awards.La collaboration entre les deux réalisateurs se poursuit avec The Rescue (2021), consacré à l’opération de sauvetage de douze adolescents et de leur entraîneur de football, bloqués dans la grotte inondée de Tham Luang, en Thaïlande, en juin et juillet 2018. Le documentaire donne notamment la parole aux plongeurs britanniques Rick Stanton et John Volanthen, qui participent aux opérations de recherche. Présenté au Festival international du film de Toronto, il remporte le prix du public dans la catégorie documentaire en 2021, puis deux Emmy Awards en 2022, dont celui de la meilleure réalisation documentaire.Les récits d’exploration et la réalisation de films de fictionAvec leur société Little Monster Films, Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi développent également des documentaires consacrés à d’autres formes d’exploration. Ils réalisent Return to Space (2022), consacré à la collaboration entre la NASA et SpaceX, entreprise spatiale fondée par Elon Musk. Le film suit notamment les préparatifs de la mission Crew Dragon Demo-2, qui permet en mai 2020 aux astronautes américains Robert Behnken et Douglas Hurley de rejoindre la Station spatiale internationale à bord d’un véhicule spatial privé.En 2023, ils présentent Wild Life, documentaire consacré à Kristine McDivitt Tompkins et à son époux Douglas Tompkins, fondateur de la marque The North Face. Le couple a consacré une partie de sa fortune à l’acquisition de vastes territoires naturels au Chili et en Argentine afin de favoriser leur protection. Le film retrace notamment leur action dans la création de plusieurs parcs nationaux en Patagonie.La même année, Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi réalisent leur premier long métrage de fiction, Insubmersible (Nyad), pour Netflix. Le scénario de Julia Cox est adapté des mémoires de la nageuse américaine Diana Nyad, interprétée par Annette Bening. Jodie Foster incarne Bonnie Stoll, son amie et entraîneuse, qui l’accompagne dans ses tentatives de traversée à la nage du détroit de Floride, entre Cuba et les États-Unis.Le film est présenté au Festival international du film de Toronto en septembre 2023. Aux Oscars de 2024, Annette Bening est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice, tandis que Jodie Foster obtient une nomination pour le meilleur second rôle féminin.Vie personnelle et activités éditorialesEn mai 2013, Jimmy Chin épouse Elizabeth Chai Vasarhelyi, réalisatrice américaine d’origine hongroise et taïwanaise. Le couple a deux enfants, Marina et James, et partage sa résidence entre New York et Jackson Hole, dans le Wyoming. En avril 2025, les deux cinéastes annoncent leur séparation et leur décision de divorcer après près de douze années de mariage.L’activité éditoriale de Jimmy Chin comprend également la direction de projets consacrés aux sportifs de l’extrême. En 2022, il crée et présente Edge of the Unknown with Jimmy Chin, série documentaire de National Geographic composée de dix épisodes. Chaque émission est consacrée à un athlète confronté à une expérience particulièrement éprouvante, notamment lors d’une expédition ou d’un accident. Parmi les participants figurent les alpinistes Alex Honnold et Conrad Anker.Il poursuit son activité de producteur avec Photographer (2024), série documentaire consacrée à des photographes professionnels dont le travail porte sur différents domaines, notamment la photographie animalière et l’exploration. L’un des épisodes suit le photographe sous-marin Paul Nicklen et la photographe Cristina Mittermeier, engagés dans la protection des océans.En 2024, il coréalise avec Elizabeth Chai Vasarhelyi Endurance, documentaire consacré à l’expédition de l’explorateur britannique Ernest Shackleton en Antarctique et à la découverte, en mars 2022, de l’épave de son navire Endurance dans la mer de Weddell. Le film associe des images d’archives de l’expédition de 1914-1917 aux recherches sous-marines menées plus d’un siècle après le naufrage.