Film Index
Une base de données du cinéma : 14 283 films et 390 434 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
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Michelangelo Antonioni · 94 ansMichelangelo Antonioni est un réalisateur, scénariste et documentariste italien, né le 29 septembre 1912 à Ferrare, en Émilie-Romagne, et mort le 30 juillet 2007 à Rome, à l’âge de 94 ans.De Ferrare au cinémaIssu d’une famille de la bourgeoisie de Ferrare, Michelangelo Antonioni étudie l’économie et le commerce à l’université de Bologne. Il obtient son diplôme en 1938 avec une thèse consacrée aux problèmes de politique économique dans Les Fiancés d’Alessandro Manzoni. Durant ses années universitaires, il s’intéresse déjà au cinéma et écrit des critiques dans le journal Il Corriere Padano.Installé à Rome au début des années 1940, Michelangelo Antonioni collabore à la revue Cinema et fréquente brièvement le Centro sperimentale di cinematografia. Il travaille ensuite en France comme assistant de Marcel Carné sur Les Visiteurs du soir. En 1943, il commence le tournage de Gente del Po, documentaire consacré aux populations vivant le long du Pô, achevé après la guerre et présenté en 1947.Après plusieurs courts métrages documentaires, Michelangelo Antonioni réalise son premier long métrage de fiction, Chronique d’un amour, en 1950. Le film, avec Lucia Bosè et Massimo Girotti, situe une relation adultère dans la bourgeoisie milanaise. Ses premiers longs métrages accordent déjà une place importante aux espaces urbains et aux rapports entre les personnages et leur environnement.Monica Vitti et un nouveau langage cinématographiqueLa rencontre avec Monica Vitti intervient à la fin des années 1950, lorsque l’actrice participe au doublage du Cri. Leur collaboration professionnelle et leur relation personnelle se prolongent pendant plus d’une décennie. Michelangelo Antonioni lui confie le rôle de Claudia dans L’Avventura, présenté au Festival de Cannes en 1960.La projection cannoise de L’Avventura provoque des réactions hostiles dans une partie du public. Le jury lui attribue néanmoins le Prix du jury. Le film abandonne rapidement l’enquête autour de la disparition d’un personnage pour suivre ceux qui la recherchent, tandis que les paysages des îles Éoliennes et de la Sicile occupent une place déterminante dans la mise en scène.Michelangelo Antonioni retrouve Monica Vitti dans La Nuit en 1961, puis dans L’Éclipse l’année suivante. Avec Le Désert rouge en 1964, leur quatrième collaboration consécutive, il réalise son premier long métrage en couleurs. Le film reçoit le Lion d’or à la Mostra de Venise. Antonioni intervient directement sur les couleurs des décors et des paysages industriels afin de les intégrer à la composition visuelle.Blow-Up et le passage aux productions internationalesLe producteur Carlo Ponti permet à Michelangelo Antonioni de réaliser plusieurs films hors d’Italie. Le premier est Blow-Up, tourné à Londres et sorti en 1966. David Hemmings y interprète un photographe qui croit découvrir, en agrandissant ses clichés, les traces d’un meurtre. Le scénario est librement inspiré d’une nouvelle de Julio Cortázar.Blow-Up reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes en 1967. Michelangelo Antonioni obtient également deux nominations aux Oscars pour ce film, comme réalisateur et coscénariste. Le tournage dans le Londres des années 1960 lui permet d’intégrer à son récit la photographie de mode et certains aspects de la culture musicale britannique.Aux États-Unis, Michelangelo Antonioni réalise ensuite Zabriskie Point, sorti en 1970, sur fond de contestation étudiante et de contre-culture. En 1972, il présente le documentaire Chung Kuo, la Chine, tourné à l’invitation des autorités chinoises. Le gouvernement de Pékin condamne ensuite publiquement le film, qui reste interdit en Chine pendant plusieurs décennies.Jack Nicholson et Profession : reporterEn 1975, Michelangelo Antonioni dirige Jack Nicholson dans Profession : reporter. L’acteur interprète David Locke, journaliste qui découvre le cadavre d’un homme dans un hôtel africain et décide de prendre son identité. Maria Schneider joue la jeune femme qui l’accompagne au cours de son voyage à travers l’Europe.L’une des séquences les plus remarquées du film se trouve à la fin du récit. Michelangelo Antonioni réalise un plan d’environ sept minutes au cours duquel la caméra quitte progressivement une chambre d’hôtel en passant à travers les barreaux d’une fenêtre, parcourt la place située à l’extérieur puis revient vers la chambre. Le dispositif nécessite l’utilisation d’un système spécialement conçu pour transférer la caméra entre une grue intérieure et une grue extérieure.Un retour au cinéma après un accident vasculaire cérébralEn 1985, Michelangelo Antonioni est victime d’un grave accident vasculaire cérébral. Il reste partiellement paralysé et perd presque entièrement l’usage de la parole. Son épouse, Enrica Fico, qu’il avait épousée en 1986, l’accompagne ensuite régulièrement dans ses activités publiques et professionnelles.Dix ans après cet accident, Michelangelo Antonioni revient à la réalisation avec Par-delà les nuages. Le film est élaboré à partir de textes de son recueil Ce bowling sur le Tibre. Wim Wenders participe à sa réalisation et tourne les séquences qui encadrent les quatre histoires mises en scène par Antonioni.Le 27 mars 1995, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences remet à Michelangelo Antonioni un Oscar d’honneur pour sa contribution au cinéma. Jack Nicholson lui présente la statuette lors de la 67e cérémonie des Oscars. La même année, le British Film Institute lui décerne également sa Fellowship.Au début des années 2000, Michelangelo Antonioni réalise encore plusieurs courts métrages. Il meurt à son domicile de Rome le 30 juillet 2007. Ses funérailles sont célébrées à Ferrare, sa ville natale.
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Peter Arne · 62 ansPeter Arne, de son nom de naissance Peter Randolph Michael Albrecht, est un acteur britannique, né le 29 septembre 1918 à Kuala Lumpur, alors en Malaisie britannique, et mort le 1er août 1983 à Londres, à l’âge de 64 ans.Du théâtre de répertoire aux premiers rôlesNé d’une mère franco-suisse et d’un père américain, Peter Arne acquiert ses premières expériences d’acteur dans le théâtre de répertoire britannique. Il travaille également comme auteur : en 1953, le New Lindsey Theatre Club présente sa pièce No Stranger.À partir du milieu des années 1950, Peter Arne devient un acteur de caractère régulièrement employé par le cinéma britannique. Son physique et son jeu le conduisent fréquemment vers des personnages autoritaires ou menaçants, notamment des officiers allemands et des antagonistes. Il mène parallèlement une activité de marchand d’antiquités.Des personnages de méchants au cinémaParmi ses premiers rôles importants figure celui de l’officier SS dans Ice Cold in Alex, sorti en 1958. La même période le voit apparaître dans plusieurs films historiques et policiers britanniques. Peter Arne devient ainsi un visage familier des seconds rôles de méchants au cours des années 1950 et 1960.Son parcours comprend aussi plusieurs collaborations avec Blake Edwards. Peter Arne apparaît dans l’univers de La Panthère rose, notamment dans Le Retour de la Panthère rose en 1975. Il interprète également Duval dans Victor/Victoria, réalisé par Edwards en 1982, l’un de ses derniers rôles au cinéma.Une présence régulière dans les séries britanniquesLa télévision occupe une place importante dans l’activité de Peter Arne à partir des années 1960. Il apparaît à plusieurs reprises dans Chapeau melon et bottes de cuir, chaque fois dans un personnage différent, et joue également dans Destination Danger et Département S.Ces séries d’espionnage et d’aventures exploitent fréquemment son aptitude à incarner des adversaires ou des figures ambiguës. En 1979, Peter Arne interprète le colonel von Schalk dans les derniers épisodes de Secret Army. Trois ans plus tard, il tient un rôle régulier dans la deuxième saison de Triangle, où il joue Kevin Warrender.Man of La Mancha sur la scène londonienneLe théâtre reste présent dans son parcours. En 1968, Peter Arne participe à la première production londonienne de la comédie musicale Man of La Mancha. Il y tient le double rôle du docteur Sanson Carrasco et du prisonnier surnommé le Duc.Cette production lui permet de revenir à une activité scénique importante après plusieurs années dominées par le cinéma et la télévision. Le rôle de Carrasco, adversaire intellectuel de Don Quichotte, rejoint par ailleurs le registre de personnages d’autorité auquel son jeu est souvent associé.Un dernier rôle interrompu par sa mortLe 1er août 1983, Peter Arne se rend à une séance d’essayage pour Doctor Who. Il doit interpréter le personnage de Range dans le feuilleton Frontios. De retour à son domicile de Knightsbridge, il est retrouvé mort dans son appartement, frappé avec des objets provenant de son logement.L’enquête identifie comme principal suspect Giuseppe Perusi, un instituteur italien sans domicile auquel Peter Arne avait apporté de la nourriture. Quatre jours après le meurtre, le corps de Perusi est retrouvé dans la Tamise. Lors de l’enquête judiciaire d’octobre 1983, le coroner rend un verdict d’homicide pour la mort d’Arne et de suicide pour celle de Perusi. Le motif du meurtre demeure inconnu.
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Roger Bart · 64 ansRoger Bart, né le 29 septembre 1962 à Norwalk dans le Connecticut (États-Unis), est un acteur et chanteur américain dont le parcours oscille habilement entre les planches de Broadway, les plateaux de télévision et les studios de cinéma. Grâce à sa voix singulière et sa capacité à jouer aussi bien dans des comédies musicales flamboyantes que dans des rôles plus sombres ou excentriques, Roger Bart s’est taillé une place à part dans l’industrie du divertissement.Une carrière façonnée par Broadway et la comédie musicaleC’est sur scène que Roger Bart fait ses armes, avec un premier grand succès au début des années 1990. Son rôle dans You're a Good Man, Charlie Brown lui vaut en 1999 un Tony Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une comédie musicale. Ce prix marque un tournant : il est désormais considéré comme un pilier du théâtre musical américain.Il enchaîne alors avec des productions notables comme The Producers (Les Producteurs), dans laquelle il incarne le flamboyant Carmen Ghia. Encore une fois, la critique est au rendez-vous, tout comme une nomination aux Tony Awards. La version cinématographique sortie plus tard lui permet de porter ce même rôle sur grand écran, avec la même énergie théâtrale assumée.Son style mêle burlesque, extravagance et justesse vocale. Que ce soit en reprenant des rôles exigeants comme le Dr Frankenstein dans Young Frankenstein, ou en prêtant sa voix à des classiques de Disney, Roger Bart parvient toujours à imprimer sa marque.Une voix familière dans l’univers DisneyMême ceux qui ne le reconnaissent pas physiquement ont probablement entendu Roger Bart. Sa voix, cristalline et expressive, est celle du jeune Hercule dans le dessin animé Hercules (1997), produit par Disney. Si Tate Donovan prête sa voix parlée au personnage, c’est bien Roger Bart qui interprète les chansons, dont la célèbre Go the Distance. Ce titre est devenu un hymne pour de nombreux fans de Disney, et témoigne du talent vocal de l’acteur.Il est également la voix chantée de Scamp dans La Belle et le Clochard 2. Ces performances font de Roger Bart un acteur vocal incontournable de la fin des années 1990, dans un contexte où les comédies musicales animées occupent une place centrale chez Disney.Télévision et cinéma : le goût du contre-emploiLoin de se cantonner à la scène ou au chant, Roger Bart multiplie les apparitions télévisées avec un goût marqué pour les rôles surprenants, voire dérangeants. Il est notamment remarqué dans la série Desperate Housewives, où il incarne George Williams, le pharmacien aux intentions très douteuses. Un rôle à contre-courant de ses performances musicales, qui lui permet de démontrer une facette plus sombre de son jeu d’acteur.Il apparaît également dans des séries comme Revenge, How I Met Your Mother, Graves, ou encore The Blacklist. Au cinéma, on le retrouve dans des productions allant de la comédie potache (American Gangster, Harold & Kumar 2) au remake de The Stepford Wives, toujours avec cette capacité à se glisser dans des rôles secondaires mémorables. Roger Bart excelle à injecter une dose d’étrangeté ou d’humour décalé dans ses personnages, sans jamais forcer le trait.
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Eddie Barth · 78 ansEddie Barth, de son nom de naissance Edward Michael Bartholetti, est un acteur américain, né le 29 septembre 1931 à Philadelphie, en Pennsylvanie, et mort le 28 mai 2010 à Los Angeles, en Californie, à l’âge de 78 ans.Une voix immédiatement reconnaissableLa voix grave et rocailleuse d’Eddie Barth devient l’un de ses principaux signes distinctifs professionnels. Elle lui vaut le surnom de « Mr. Gravel » et lui ouvre une activité importante dans la publicité et le doublage. Durant les années 1980, il prête notamment sa voix à une campagne télévisée pour la bière Miller Lite, dont il prononce le slogan de clôture.Cette particularité vocale accompagne également ses rôles d’acteur de caractère. Eddie Barth incarne fréquemment des policiers, des détectives et des personnages issus du milieu criminel. Son activité à l’écran commence dans les années 1960 et se développe surtout à la télévision au cours de la décennie suivante.Un policier dans l’univers de ShaftAprès plusieurs apparitions à la télévision, Eddie Barth joue Tony dans Shaft de Gordon Parks en 1971, avec Richard Roundtree dans le rôle du détective John Shaft. Lorsque le personnage est adapté pour la télévision en 1973, l’acteur rejoint de nouveau cet univers sous une autre identité.Dans la série Shaft, Eddie Barth interprète le lieutenant Al Rossi, policier new-yorkais qui travaille avec le détective incarné par Richard Roundtree. La série est diffusée sur CBS pendant la saison 1973-1974 et compte sept téléfilms d’environ 90 minutes.Le cinéma lui confie parallèlement plusieurs seconds rôles. Dans Fame d’Alan Parker, sorti en 1980, Eddie Barth interprète Angelo, le père de Bruno Martelli. Lee Curreri joue ce jeune musicien passionné par les synthétiseurs et les techniques d’enregistrement.Myron Fowler dans Simon & SimonÀ partir de 1981, Eddie Barth obtient l’un de ses rôles télévisés les plus durables avec Simon & Simon. Il y incarne Myron Fowler, propriétaire de l’agence de détectives Peerless Detectives et ancien employeur d’A.J. Simon, joué par Jameson Parker.Fowler dirige une agence concurrente de celle d’A.J. et Rick Simon. Sa fille Janet, interprétée par Jeannie Wilson, travaille d’abord avec lui avant de devenir procureure adjointe. Eddie Barth apparaît dans 38 épisodes de la série entre 1981 et 1988.Ce personnage installe l’acteur dans une production diffusée pendant huit saisons sur CBS. Gerald McRaney et Jameson Parker y incarnent les deux frères détectives dont les méthodes et les tempéraments diffèrent fortement.Le doublage dans les dernières années de sa carrièreLa voix d’Eddie Barth prend une place plus importante dans son activité à partir des années 1990. Il participe au film d’animation Rover Dangerfield en 1991 et prête ensuite sa voix à plusieurs productions destinées au cinéma et à la télévision.Dans Babe, le cochon dans la ville, sorti en 1998, Eddie Barth double les personnages de Nigel et Alan. Il participe également à Men in Black: The Series dans le rôle de Frank, le carlin extraterrestre déjà présent dans l’univers cinématographique de Men in Black.En 2001, il intervient encore comme comédien de voix dans Osmosis Jones. Son activité professionnelle se poursuit au début des années 2000, après près de quatre décennies de rôles à l’écran et de travaux vocaux.Sally Hada et la fin de sa vieEddie Barth épouse Sally Hada le 22 décembre 1961. Le couple a un fils, Victor, et reste marié jusqu’à la mort de l’acteur.Le 28 mai 2010, Eddie Barth meurt à son domicile de Los Angeles d’une insuffisance cardiaque. Il avait 78 ans.
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Clara Bellar · 54 ansClara Bellar est une actrice, réalisatrice, scénariste, productrice, chanteuse et auteure française, née en 1972 à Paris.Du théâtre à Éric RohmerClara Bellar commence sa carrière comme comédienne et travaille d’abord sur scène. Elle fonde également l’Ipanema Theater Troupe, avec laquelle elle produit, traduit et interprète plusieurs spectacles.Sa rencontre avec Éric Rohmer intervient après que le cinéaste l’a vue jouer au théâtre à Paris. Il lui confie ensuite le rôle d’Esther dans Les Rendez-vous de Paris, sorti en 1995. Dans le premier des trois récits qui composent le film, Clara Bellar interprète une jeune femme engagée dans une relation amoureuse fragilisée par les soupçons d’infidélité.Cette collaboration avec Rohmer contribue à faire connaître Clara Bellar au cinéma. Elle travaille ensuite dans des productions françaises et étrangères, notamment aux États-Unis, où elle poursuit une partie importante de sa carrière.Une carrière d’actrice entre la France et les États-UnisÀ la fin des années 1990, Clara Bellar tourne régulièrement dans des productions anglophones. Elle interprète notamment Emily Dubois dans The First 9½ Weeks en 1998 et tient ensuite plusieurs rôles dans le cinéma indépendant américain.En 2001, Steven Spielberg lui confie le rôle de la FemMecha Nanny dans A.I. Intelligence artificielle. Le personnage apparaît dans la séquence de la Flesh Fair, aux côtés des robots condamnés à être détruits devant le public. Clara Bellar chante également en français dans cette partie du film.Quelques années plus tard, Paul Schrader la dirige dans Dominion: Prequel to the Exorcist, où elle interprète Rachel Lesno face à Stellan Skarsgård. Le film, tourné comme une première version de la préquelle de L’Exorciste, sort en 2005.La musique et le BrésilLa musique constitue un autre volet de l’activité de Clara Bellar. Elle enregistre un premier album, My Brazilian Heart, sorti en 2006. Le disque témoigne de son intérêt pour la musique brésilienne et comprend des chansons interprétées notamment en portugais.Un deuxième album, My French Heart, paraît en 2013. Clara Bellar y poursuit son activité de chanteuse parallèlement au cinéma. Elle parle plusieurs langues, dont le français, l’anglais, le portugais, l’espagnol et l’allemand.Être et devenir et la réalisationAprès avoir étudié la réalisation à la New York Film Academy de Los Angeles, Clara Bellar passe derrière la caméra. Elle réalise d’abord le court métrage Watermelon Man en 2008, puis entreprend un documentaire consacré aux formes d’apprentissage autonome.Sorti en France en 2014, Être et devenir suit des familles vivant en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis qui ont choisi de ne pas scolariser leurs enfants dans un établissement traditionnel. Clara Bellar y rencontre également des adultes ayant grandi selon des principes d’apprentissage autonome.Le projet naît après la naissance de son premier enfant, lorsque Clara Bellar commence à s’interroger sur les différentes formes d’éducation et découvre le « unschooling ». Le documentaire connaît une exploitation prolongée au cinéma Saint-André-des-Arts, à Paris, et est présenté dans de nombreux pays.Du documentaire au livreL’expérience de Être et devenir conduit Clara Bellar à poursuivre son travail sur l’apprentissage autonome sous forme écrite. En 2017, elle publie Être et devenir, Faire confiance à l’apprentissage naturel des enfants.L’ouvrage reprend le texte du documentaire et l’enrichit d’entretiens consacrés à l’enfance et aux apprentissages. Il rassemble notamment des échanges avec différents chercheurs et spécialistes rencontrés autour du film. Cette publication prolonge l’activité de Clara Bellar dans le domaine de l’éducation et des droits de l’enfant.
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Paul Bentall · 78 ansPaul Bentall, de son nom complet Paul Christopher Cameron Bentall, né le 29 septembre 1948 à Westminster, à Londres, est un acteur britannique. Son parcours comprend plusieurs décennies de travail sur les scènes britanniques, notamment avec la Royal Shakespeare Company et le National Theatre.Un parcours marqué par la Royal Shakespeare CompanyÀ la fin des années 1970, Paul Bentall possède déjà des crédits professionnels à l’écran, avec notamment une participation à une adaptation télévisée de As You Like It en 1978. Son activité théâtrale devient particulièrement documentée à partir des années 1990, lorsqu’il rejoint plusieurs productions de la Royal Shakespeare Company.Au cours de la saison 1995-1996, Paul Bentall interprète Lord Hastings dans Richard III et plusieurs personnages dans Julius Caesar. Il travaille alors à Stratford-upon-Avon avant que ces spectacles soient présentés dans d’autres théâtres britanniques. La saison suivante lui confie Pisanio dans Cymbeline, rôle qu’il reprend au Royal Shakespeare Theatre, au Barbican Theatre de Londres puis aux États-Unis, à la Brooklyn Academy of Music.La Royal Shakespeare Company l’emploie également dans Henry VIII, où Paul Bentall interprète Gardiner et le Surveyor. À partir de 1999, il joue Pantaloon dans The Servant of Two Masters, production présentée à Stratford-upon-Avon puis au Young Vic et au New Ambassadors Theatre de Londres. Il retrouve encore la compagnie en 2006 pour Measure for Measure, dans lequel il tient le rôle du Provost au Courtyard Theatre de Stratford-upon-Avon.Plusieurs productions au National TheatreLe National Theatre constitue un autre lieu régulier du parcours de Paul Bentall. En 2005, il interprète George Maxwell dans Theatre of Blood, adaptation scénique du film de Douglas Hickox présentée au Lyttelton Theatre. Quelques années plus tard, il joue Doctor Pinch dans The Comedy of Errors, montée à l’Olivier Theatre à partir de novembre 2011. Cette production fait ensuite l’objet d’une captation diffusée dans le cadre de National Theatre Live.En 2012, Paul Bentall participe à Timon of Athens dans le rôle de Lucullus et rejoint également la distribution d’Antigone. L’année suivante, il interprète Mortimer dans Edward II, toujours à l’Olivier Theatre. Ces engagements le placent successivement dans des textes de Shakespeare, Sophocle et Christopher Marlowe au sein de la programmation du National Theatre.Son travail dans cette institution se poursuit encore en 2019 avec Small Island, adaptation par Helen Edmundson du roman d’Andrea Levy. Paul Bentall figure dans la distribution de la production mise en scène par Rufus Norris, aux côtés notamment de Gershwyn Eustache Jnr. Le spectacle est également enregistré pour National Theatre Live.La création de Harry Potter and the Cursed ChildEn 2016, Paul Bentall rejoint la distribution originale de Harry Potter and the Cursed Child, pièce de Jack Thorne fondée sur une histoire conçue avec J. K. Rowling et John Tiffany. La production, mise en scène par Tiffany, est créée au Palace Theatre de Londres avec une troupe de quarante-deux acteurs. Paul Bentall fait partie de l’ensemble annoncé au commencement des répétitions aux côtés de Jamie Parker, Noma Dumezweni et Paul Thornley.Au sein de cette première distribution londonienne, Paul Bentall interprète notamment Vernon Dursley et participe à plusieurs rôles de l’ensemble. Il reste attaché à la production lors de sa première exploitation dans le West End, commencée en 2016. Cette création constitue l’une de ses participations théâtrales les plus largement diffusées auprès du public international.Après cette production, Paul Bentall continue de travailler sur les scènes londoniennes. En 2019, il participe à la reprise de The American Clock d’Arthur Miller à l’Old Vic. Son parcours documenté réunit ainsi plusieurs grandes institutions britanniques, avec des engagements répétés auprès de compagnies consacrées aussi bien au répertoire classique qu’aux créations contemporaines.Une famille de comédiensPaul Bentall est marié depuis 1983 à l’actrice Janine Duvitski, connue notamment pour son travail avec Mike Leigh et pour ses rôles dans plusieurs séries télévisées britanniques. Le couple a quatre enfants, Jack, Albert, Ruby et Edith Bentall.Leur fille Ruby Bentall devient elle aussi actrice. Née à Londres en 1988, elle interprète notamment Minnie dans Lark Rise to Candleford, Mary Bennet dans Lost in Austen et Verity Poldark dans Poldark. Paul Bentall est également père de Tara et Tom Bentall, nés d’un précédent mariage avec Maryam Khalvati.
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Robert Benton · 92 ansRobert Benton, né le 29 septembre 1932 à Waxahachie, dans le Texas (États-Unis) et décédé le 11 mai 2025, était un scénariste et réalisateur américain, surtout connu pour ses films à la fois intimes, humanistes et portés par une écriture subtile. Son nom n’est peut-être pas aussi souvent cité que ceux des grands réalisateurs de son époque, mais Robert Benton a contribué à faire évoluer le cinéma hollywoodien des années 1970 et 1980 en injectant dans ses histoires une sincérité rarement ostentatoire, toujours touchante.Avant de se lancer dans le septième art, Robert Benton travaille dans le milieu de la presse écrite, notamment pour le magazine Esquire. Une formation littéraire qui explique sans doute la finesse psychologique de ses scénarios et son goût marqué pour les dialogues bien construits. À l’écran, cela donne des films souvent simples en apparence, mais d’une profondeur émotionnelle durable.Des débuts remarqués avec Bonnie and Clyde : écrire pour une génération en ruptureLe premier grand coup d’éclat de Robert Benton vient en tant que scénariste. En 1967, il coécrit Bonnie and Clyde avec David Newman. Le film, réalisé par Arthur Penn, révolutionne le cinéma américain par sa violence graphique, son ton anti-establishment et sa construction narrative inspirée de la Nouvelle Vague française.Bonnie and Clyde devient un classique instantané, remettant en question les codes du cinéma hollywoodien traditionnel. Le scénario signé Robert Benton capte l’air du temps, entre frustration sociale et romantisme noir. Il ouvre la voie au Nouvel Hollywood, cette période où les auteurs prennent le pouvoir sur les studios.Un réalisateur sensible aux failles humainesAprès ce succès d’écriture, Robert Benton passe rapidement à la réalisation. Son style est sobre, attaché aux personnages et à leurs failles, sans jamais tomber dans le mélodrame. En 1979, il écrit et réalise Kramer vs. Kramer, qui deviendra son film le plus célèbre. Porté par Dustin Hoffman et Meryl Streep, le long métrage traite avec une rare justesse du divorce, de la parentalité et de la reconstruction après la rupture.Kramer vs. Kramer remporte cinq Oscars, dont meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleure réalisation pour Robert Benton lui-même. Ce n’est pas seulement un triomphe critique et commercial, c’est aussi une œuvre profondément ancrée dans les transformations sociales de son époque — notamment la remise en question des rôles genrés dans la famille.Des films subtils, entre tendresse et désillusionDans les années qui suivent, Robert Benton poursuit une filmographie discrète mais élégante. Il signe Places in the Heart (1984), avec Sally Field, un drame rural se déroulant pendant la Grande Dépression. Le film lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars pour la réalisation et lui permet de remporter une seconde statuette pour le meilleur scénario original. Il y explore des thèmes récurrents chez lui : la résilience, la communauté, les petites victoires humaines face à l’adversité.Il réalise ensuite Nobody’s Fool (1994), avec Paul Newman dans un rôle crépusculaire salué par la critique. Ce film marque un retour à un cinéma plus modeste, centré sur un personnage marginal mais attachant, un homme vieillissant confronté à ses regrets et à ses choix passés. Encore une fois, Robert Benton se montre à l’aise dans ce territoire émotionnel fait de non-dits, de silences éloquents et de dialogues qui résonnent longtemps après la projection.Un style discret, loin du clinquant hollywoodienCe qui définit Robert Benton, ce n’est pas une mise en scène spectaculaire ni une signature visuelle immédiatement reconnaissable. C’est plutôt une patte narrative, une capacité à raconter des histoires humaines avec justesse, pudeur et intelligence. Il n’a jamais cherché à faire des films à effets, mais plutôt des récits qui prennent le temps d’observer les gens, leurs relations, leurs contradictions.Il n’a pas été le plus prolifique des réalisateurs, et ses dernières années ont été marquées par une certaine distance avec le monde du cinéma. Mais ses films, eux, ont souvent mieux vieilli que bien des œuvres plus flamboyantes de leurs époques respectives.Robert Benton, c’est le cinéma américain à visage humain. Celui qui parle doucement, qui ne cherche pas à impressionner, mais qui laisse une empreinte durable. Une œuvre rare, souvent émotive, et toujours sincère.
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Isla Blair · 82 ansIsla Blair est une actrice britannique, née le 29 septembre 1944 à Bangalore, alors située dans l’Inde britannique. Elle est mariée à l’acteur Julian Glover et est la mère de l’acteur Jamie Glover.De la RADA à la scène londonienneIsla Blair se forme pendant deux ans à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), à Londres. À sa sortie de l’école, elle obtient le rôle de Philia dans la création londonienne de la comédie musicale A Funny Thing Happened on the Way to the Forum. Le spectacle est présenté au Strand Theatre à partir de septembre 1963 et reste à l’affiche jusqu’en juillet 1965.Elle rejoint ensuite la Royal Shakespeare Company, avec laquelle elle travaille notamment en 1971 dans The Man of Mode et Subject to Fits. Isla Blair poursuit son activité avec la Prospect Theatre Company et interprète Viola dans La Nuit des rois au début des années 1970. La production est présentée à Oxford, à Londres et en tournée.Une carrière partagée entre scène et écranLe cinéma entre très tôt dans le parcours d’Isla Blair. Elle tourne en 1964 une scène avec Paul McCartney pour A Hard Day's Night, premier film des Beatles, mais cette séquence est supprimée au montage. Ses apparitions à l’écran deviennent plus régulières au cours de la seconde moitié des années 1960.En 1969, Isla Blair joue Mrs. Andy dans La Bataille d’Angleterre. Elle apparaît l’année suivante dans Une messe pour Dracula. Sa carrière se développe parallèlement à la télévision britannique, où elle tient aussi bien des rôles réguliers que des personnages invités. En 1974, elle interprète la grande-duchesse Élisabeth Feodorovna de Russie dans la série historique La Chute des aigles.Une présence durable au théâtreLa scène demeure une constante dans le parcours d’Isla Blair pendant plusieurs décennies. Elle interprète notamment Desdémone dans Othello au Bristol Old Vic en 1974, puis Vivie Warren dans La Profession de Mrs Warren en 1977. Elle joue également Regan dans Le Roi Lear à la fin des années 1970 et retrouve ce personnage en 1987.Son répertoire comprend également des œuvres contemporaines et des reprises du théâtre britannique. Au National Theatre, Isla Blair participe en 1995 à What the Butler Saw de Joe Orton. En 2006 et 2007, elle interprète Mrs Lintott dans The History Boys d’Alan Bennett lors d’une production présentée notamment au National Theatre et en tournée.Une famille d’acteurs sur scèneIsla Blair épouse Julian Glover le 28 septembre 1968. Leur fils, Jamie Glover, né en 1969, devient lui aussi acteur. Le couple partage ponctuellement l’affiche à l’écran et sur scène.En 1989, Isla Blair et Julian Glover apparaissent tous deux dans Indiana Jones et la Dernière Croisade. Glover incarne Walter Donovan, tandis qu’elle joue Mrs Donovan. Quelques années plus tard, la famille se retrouve au théâtre dans Hamlet. Lors d’une production de 1996, Jamie Glover tient le rôle-titre, Julian Glover interprète Claudius et Isla Blair joue Gertrude.Des rôles télévisés sur plusieurs décenniesLa télévision britannique occupe une place régulière dans l’activité d’Isla Blair. Elle participe notamment à The Avengers, Department S et Blake's 7, avant d’apparaître dans des séries policières comme Taggart et Inspecteur Frost.Dans The Advocates, diffusée au début des années 1990, Isla Blair interprète l’avocate Katherine Dunbar. Elle poursuit ensuite ses apparitions dans des productions britanniques et travaille également comme narratrice de livres audio et comme comédienne de voix.
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Brooke Bloom · 48 ansBrooke Bloom est une actrice américaine, née le 29 septembre 1978 à Los Angeles, en Californie.Des débuts à la télévision américaineBrooke Bloom commence sa carrière professionnelle à la fin des années 1990. En 1999, elle apparaît dans un épisode de Chicago Hope, puis obtient plusieurs rôles ponctuels dans des séries américaines. Elle travaille ainsi pour la télévision avant que le cinéma ne prenne une place plus importante dans son parcours.Au cours des années 2000, Brooke Bloom alterne les apparitions au cinéma et les engagements télévisés. Dans Les Experts : Miami, elle interprète Cynthia Wells dans plusieurs épisodes. Cette période lui permet de travailler régulièrement à l'écran tout en développant parallèlement son activité théâtrale à New York.She's Lost Control et le prix d'interprétation de ThessaloniqueEn 2014, la réalisatrice Anja Marquardt confie à Brooke Bloom le rôle principal de She's Lost Control. Elle y interprète Ronah, une New-Yorkaise qui travaille comme partenaire de substitution sexuelle auprès de personnes rencontrant des difficultés dans leur vie intime. Marc Menchaca joue Johnny, l'un de ses clients.Présenté au Festival international du film de Berlin, She's Lost Control reçoit le prix de la Confédération internationale des cinémas d'art et d'essai dans la section Forum. Brooke Bloom obtient pour son interprétation le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Thessalonique en 2014. Le film est également nommé à deux Film Independent Spirit Awards.Ce rôle place Brooke Bloom au centre d'un long métrage après de nombreux emplois secondaires. La construction du personnage repose largement sur son interprétation, puisque Ronah est présente au cœur du récit et de ses situations professionnelles.Un Obie Award pour You Got OlderLe théâtre apporte à Brooke Bloom une autre distinction importante. À l'automne 2014, elle interprète Mae dans You Got Older, pièce de Clare Barron présentée à New York par Page 73. Son personnage revient auprès de son père malade après avoir perdu son emploi et traverse avec lui une période marquée par la maladie.En mai 2015, Brooke Bloom reçoit un Obie Award pour son interprétation dans You Got Older. Clare Barron est récompensée lors de la même cérémonie pour l'écriture de la pièce. L'année suivante, Bloom joue dans Cloud Nine de Caryl Churchill à l'Atlantic Theater Company et obtient une nomination au Drama Desk Award.Son activité théâtrale new-yorkaise se poursuit avec des productions Off-Broadway. Brooke Bloom participe notamment à Everybody de Branden Jacobs-Jenkins en 2017. En 2023, elle tient le rôle-titre de Lucy, pièce d'Erica Schmidt présentée au Minetta Lane Theatre.Des rôles réguliers dans les séries et le cinéma indépendantLa télévision reste une composante importante de son activité. Brooke Bloom interprète Julie Carrell dans Alpha House, puis Rebecca Rogers dans Gypsy en 2017. Elle joue ensuite le personnage de Ruth dans Homecoming, série créée par Eli Horowitz et Micah Bloomberg.Au cinéma, Brooke Bloom apparaît en 2019 dans Marriage Story de Noah Baumbach, où elle interprète Mary Ann. L'année suivante, elle tient le rôle de Bridget dans The Surrogate de Jeremy Hersh, présenté dans la sélection du festival South by Southwest, et joue Rachel dans Minyan d'Eric Steel, présenté à la Berlinale.La scène continue parallèlement d'occuper une place régulière dans son parcours. Cette activité lui a valu son Obie Award de 2015, principale récompense individuelle de sa carrière théâtrale.
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Joel Bosqued · 36 ansJoel Bosqued, de son nom complet Joel Gómez Bosqued, est un acteur espagnol, né un 29 septembre à Saragosse, en Aragon.De la publicité au théâtreJoel Bosqued commence à travailler très jeune. Vers l’âge de neuf ans, une amie de sa famille, elle-même mannequin, lui permet de participer à des séances de mode et à des campagnes publicitaires. Il apparaît aussi dans des programmes de télévision à Saragosse. À l’adolescence, il préfère le théâtre aux activités de mannequin et rejoint une école d’art dramatique de sa ville.Le jour même de son inscription, Joel Bosqued se présente à une audition et obtient un rôle dans une pièce qu’il joue pendant environ trois ans. Vers quinze ans, il s’installe seul à Madrid afin de poursuivre son activité de comédien. Il suit ensuite notamment un cours à l’Académie du cinéma espagnol.Les premiers rôles à la télévisionLa télévision lui apporte rapidement des rôles plus importants. Joel Bosqued joue Hugo dans le téléfilm El castigo, diffusé par Antena 3, puis Mito dans la série Un golpe de suerte en 2009. Dans La pecera de Eva, il interprète Nacho, un lycéen bègue suivi par la psychologue de l’établissement.À partir de 2010, Joel Bosqued rejoint Tierra de lobos. Il y incarne Sebastián, employé de la taverne du village qui cherche à gagner la confiance du propriétaire terrien Antonio Lobo. Il reste associé à la série jusqu’en 2014. La fiction, diffusée sur Telecinco, constitue l’un de ses engagements télévisés les plus longs.Une expérience de tournage en ColombieEn 2010, Joel Bosqued travaille en Colombie dans la série historique La Pola, consacrée à Policarpa Salavarrieta, figure de l’indépendance de la Nouvelle-Grenade. Il y interprète Leandro Sabaraín, frère d’Alejo Sabaraín. Cette production lui donne l’occasion de travailler hors d’Espagne au début de sa carrière.Les années suivantes le voient revenir régulièrement dans des séries espagnoles. Dans Yo quisiera, diffusée à partir de 2015, Joel Bosqued joue David, adolescent rebelle au sein d’une fiction destinée principalement à un jeune public. La même période le conduit sur le tournage de La sonata del silencio, adaptation télévisée du roman de Paloma Sánchez-Garnica pour la télévision publique espagnole.Des rôles plus adultes dans les séries espagnolesEn 2017, Joel Bosqued interprète Manuel Romero dans El accidente, série de Telecinco centrée sur les conséquences de la disparition supposée d’un homme après un accident d’avion. Il rejoint ensuite Los nuestros 2, où il joue Tomás, membre d’une unité militaire espagnole engagée dans une opération au Moyen-Orient.Il apparaît également dans Madres. Amor y vida, où il incarne Andy Jurado. En 2021, Joel Bosqued rejoint El internado: Las Cumbres dans le rôle de León, professeur de musique d’un pensionnat isolé. Cette série reprend l’univers de El Internado, succès de la télévision espagnole des années 2000, avec de nouveaux personnages et un nouveau cadre.Une activité partagée entre télévision et cinémaLe cinéma accompagne cette carrière principalement construite à la télévision. Joel Bosqued joue notamment dans Por un puñado de besos, adaptation du roman Un poco de abril, algo de mayo, todo septiembre de Jordi Sierra i Fabra. Il apparaît ensuite dans la comédie Que baje Dios y lo vea, sortie en Espagne en 2018.Dans un entretien accordé au moment de la sortie de ce film, Joel Bosqued expliquait avoir commencé les castings vers l’âge de quatorze ans et soulignait le caractère irrégulier du métier d’acteur. Cette expérience professionnelle, commencée dès l’enfance par la publicité et poursuivie sur scène, précède ainsi ses nombreux rôles dans les séries espagnoles.