Film Index
Une base de données du cinéma : 14 542 films et 395 430 personnalités, reliés par leurs castings, genres, pays, collections et récompenses. À parcourir par exploration.
Trouvons le film parfait
Genres, casting, réalisateur, plateformes de streaming, durée… combine tes critères et laisse Film Index te proposer une sélection sur mesure.
Ajouts récents
Devine le film, gagne sa carte
Un film est tiré au hasard et tu dois retrouver son titre à partir d'indices révélés un par un : les acteurs du casting, l'année de sortie, la durée et le réalisateur.
Chaque bonne réponse débloque la carte de collection du film. À toi de les réunir toutes ! Gratuit, sans compte : un simple code de sauvegarde suffit pour reprendre ta partie.
Joyeux anniversaire !
-
John Andreas Andersen · 55 ansJohn Andreas Andersen, né le 23 octobre 1971 à Flekkefjord, en Norvège, est un réalisateur et directeur de la photographie norvégien. Formé à l’American Film Institute de Los Angeles, il est notamment connu pour son travail à l’image sur Headhunters (2011), réalisé par Morten Tyldum, ainsi que pour la réalisation de The Quake (2018) et The North Sea (2021). Son travail de directeur de la photographie lui a valu plusieurs prix Kanon et un prix Amanda, deux distinctions du cinéma norvégien.Les premiers films en Super 8 et l’apprentissage auprès de Sven NykvistJohn Andreas Andersen commence à réaliser des courts métrages avec une caméra Super 8 pendant son adolescence. À 15 ans, il remporte un concours national de cinéma en Norvège. Cette première récompense intervient avant sa formation professionnelle à la prise de vues.Il fait ses premières expériences dans les équipes techniques de tournage, où il occupe différents postes au département caméra. Il travaille notamment comme assistant du directeur de la photographie suédois Sven Nykvist, collaborateur régulier d’Ingmar Bergman et lauréat de deux Oscars de la meilleure photographie, pour Cris et Chuchotements (1972) et Fanny et Alexandre (1982).Sven Nykvist lui rédige une lettre de recommandation qui lui permet d’intégrer l’American Film Institute (AFI), à Los Angeles. John Andreas Andersen y suit une formation supérieure en cinéma et obtient son diplôme de Master of Fine Arts en 1998.Il exerce ensuite le métier de directeur de la photographie dans l’industrie cinématographique norvégienne. En 2003, il travaille avec le réalisateur Morten Tyldum sur Buddy, une comédie dramatique consacrée à un groupe de jeunes adultes vivant à Oslo. Leur collaboration se poursuit plusieurs années plus tard avec Headhunters, adaptation d’un roman policier de Jo Nesbø.La photographie récompensée aux prix Kanon et AmandaLe travail de John Andreas Andersen est distingué à plusieurs reprises par le Kanonprisen, récompense décernée dans le cadre du festival Kosmorama de Trondheim. Il reçoit notamment le prix de la meilleure photographie pour Uno (2004), premier long métrage réalisé par Aksel Hennie, consacré à un jeune homme évoluant dans le milieu des salles de sport d’Oslo.Il remporte une nouvelle distinction pour Mirush (2007), réalisé par Marius Holst. Ce drame suit un adolescent albanais qui rejoint son père en Norvège. La collaboration entre le cinéaste et son directeur de la photographie se poursuit sur Les Révoltés de l’île du Diable (2010), film historique consacré à une révolte survenue en 1915 dans une maison de correction norvégienne située sur l’île de Bastøy.En 2010, John Andreas Andersen reçoit le prix Amanda de la meilleure photographie pour Upperdog (2009), réalisé par Sara Johnsen. Le film raconte l’histoire de deux jeunes adultes adoptés séparément après avoir quitté le Vietnam. Sa photographie lui vaut également le prix Kanon, remis en mars 2010 au festival Kosmorama.Avec Headhunters (2011), il retrouve Morten Tyldum pour un thriller mettant en scène Aksel Hennie dans le rôle de Roger Brown, un recruteur professionnel qui mène parallèlement une activité de voleur d’œuvres d’art. Le film connaît une distribution internationale et est présenté dans plusieurs festivals. Le travail visuel d’Andersen y accompagne les séquences de poursuite et les affrontements entre les personnages.Cette période comprend aussi une collaboration avec le réalisateur danois Hans Petter Moland sur Les Enquêtes du département V : Délivrance (2016), adapté du roman de Jussi Adler-Olsen. Il assure la photographie de cette troisième adaptation cinématographique des enquêtes de Carl Mørck et Assad, interprétés par Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares.La collaboration avec Occupied et le passage à la réalisationLa série norvégienne Occupied (Okkupert), créée par Erik Skjoldbjærg à partir d’une idée de Jo Nesbø, marque une étape dans le travail de mise en scène de John Andreas Andersen. Diffusée à partir de 2015, elle imagine une Norvège soumise à une occupation russe après une crise énergétique.Il assure la photographie des premiers épisodes et réalise le dernier épisode de la première saison. Cette production lui permet d’exercer les fonctions de directeur de la photographie et de réalisateur sur un même programme.En 2018, il réalise The Quake (Skjelvet), un long métrage catastrophe produit par la société norvégienne Fantefilm. Le film fait suite à The Wave (Bølgen, 2015), réalisé par Roar Uthaug. Kristoffer Joner y reprend le rôle de Kristian Eikjord, un géologue confronté à la menace d’un séisme majeur à Oslo.L’intrigue s’appuie sur le souvenir du tremblement de terre survenu dans la région d’Oslo en 1904. Le scénario est signé Harald Rosenløw Eeg et John Kåre Raake. La production fait appel à des effets visuels pour représenter les destructions provoquées par le séisme dans la capitale norvégienne.En 2019, The Quake remporte le prix Amanda du meilleur film norvégien, décerné par le public. Le long métrage est également nommé dans la catégorie du meilleur film norvégien aux prix Amanda de la même année.Les catastrophes naturelles et la reconstitution historiqueAvec The North Sea (Nordsjøen, 2021), John Andreas Andersen retrouve la société Fantefilm et les scénaristes Harald Rosenløw Eeg et Lars Gudmestad. Le récit se déroule dans l’industrie pétrolière norvégienne, où l’effondrement d’une plateforme en mer du Nord révèle une catastrophe menaçant l’ensemble des installations offshore. Kristine Kujath Thorp interprète Sofia, une spécialiste des robots sous-marins envoyée participer aux opérations de secours.Le tournage mobilise des décors d’installations pétrolières et des effets visuels destinés à représenter les structures offshore. John Andreas Andersen dirige également Henrik Bjelland, qui interprète Stian, un employé d’une plateforme pris au piège lors de la catastrophe. Le film est nommé au prix Amanda de la meilleure réalisation en 2022.En 2024, le cinéaste réalise Numéro 24 (Nr. 24), un drame historique consacré au résistant norvégien Gunnar Sønsteby, figure majeure de la lutte contre l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Le scénario est écrit par Erlend Loe et Espen von Ibenfeldt. Sjur Vatne Brean interprète Sønsteby pendant ses années de résistance, tandis qu’Erik Hivju incarne le personnage âgé.Le film retrace notamment l’engagement de Sønsteby dans les opérations de sabotage menées par le groupe d’Oslo contre les forces d’occupation nazies. Sorti en Norvège le 30 octobre 2024, il est produit par Filmkameratene et distribué par SF Studios.Pour cette réalisation, John Andreas Andersen travaille sur une narration alternant les événements de la guerre et les interventions de Sønsteby plusieurs décennies plus tard. Le cinéaste explique avoir expérimenté différents agencements de séquences, notamment en modifiant l’ordre des scènes présentant le résistant jeune et âgé.Le réalisateur cherche également à respecter les événements historiques tout en tenant compte des nécessités de la construction dramatique. Certaines situations sont condensées ou réorganisées dans le scénario. Il accorde une place particulière aux choix moraux auxquels sont confrontés les résistants, notamment aux conséquences personnelles des opérations de sabotage.L’un des personnages secondaires est Reidun Andersen, résistante norvégienne interprétée par Ines Høysæter Asserson. Arrêtée et soumise à des interrogatoires violents pendant la guerre, elle refuse de dénoncer ses compagnons de résistance. Le film aborde son engagement au sein du réseau de Sønsteby, dans une reconstitution des activités clandestines menées en Norvège occupée.
-
Miles Anderson · 79 ansMiles Anderson est un acteur britannico-zimbabwéen né le 23 octobre 1947 en Rhodésie du Sud, aujourd’hui le Zimbabwe. Formé à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, il a consacré une part importante de sa carrière au théâtre classique britannique, notamment au sein de la Royal Shakespeare Company. Lauréat de plusieurs distinctions théâtrales au Royaume-Uni et aux États-Unis, il est également connu pour son interprétation du lieutenant-colonel Dan Fortune dans Soldier Soldier, de Roger O’Neill dans House of Cards (1990) et de Lennox dans The Tragedy of Macbeth (2021), réalisé par Joel Coen.Une enfance en Rhodésie et une formation à LondresNé dans une famille de militaires, Miles Anderson grandit en Rhodésie du Sud. Son père, John « Jock » Anderson, est major-général et commande l’armée de Rhodésie du Sud. En 1964, il est démis de ses fonctions en raison de son opposition aux projets du gouvernement colonial visant à empêcher l’accession de la majorité africaine au pouvoir. Sa mère, Daphne Anderson, se consacre d’abord à sa famille avant de devenir écrivaine. Elle publie notamment The Toerags en 1989.Le jeune Miles Anderson étudie à la Prince Edward School, établissement scolaire de Salisbury, aujourd’hui Harare. Il décide d’interrompre ses études pour partir en Angleterre et devenir acteur. Cette décision intervient alors qu’il suit un cours consacré à William Shakespeare.À Londres, il intègre la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), où il reçoit le prix Ronson à l’issue de sa formation. Il devient ensuite membre de la Royal Shakespeare Company (RSC), prestigieuse troupe britannique avec laquelle il travaille pendant une dizaine d’années. Il conserve également un lien avec son établissement de formation en devenant membre associé de la RADA.La Royal Shakespeare Company et les premières distinctionsAu sein de la Royal Shakespeare Company, Miles Anderson interprète plusieurs grands rôles du répertoire classique. Il joue notamment le personnage principal de Macbeth, tragédie de William Shakespeare, lors d’une période particulièrement importante de son activité théâtrale à Stratford-upon-Avon.La saison 1981 lui apporte une reconnaissance critique majeure. Il est distingué pour ses interprétations dans The Twin Rivals, comédie de George Farquhar, et The Witch of Edmonton, pièce de Thomas Dekker, John Ford et William Rowley. Ces prestations lui valent le Critics' Circle Theatre Award du meilleur acteur dans un second rôle, attribué en 1982 pour la saison précédente.Son interprétation de Sigismond dans La vie est un songe (Life’s a Dream), adaptation de la pièce de Pedro Calderón de la Barca présentée par la Royal Shakespeare Company, lui vaut également une nomination aux Laurence Olivier Awards.En 1983, Trevor Nunn lui confie le rôle-titre de Peter Pan, dans une production présentée au Barbican Theatre de Londres. Miles Anderson devient alors le premier homme adulte à interpréter Peter Pan dans cette production théâtrale, un personnage traditionnellement confié à une comédienne sur les scènes britanniques.Il participe aussi à plusieurs spectacles du West End londonien. Dans les années 1990, il joue dans la comédie musicale Oliver !, d’après le roman Oliver Twist de Charles Dickens, sous la direction de Sam Mendes. Il interprète notamment Mr Brownlow dans cette production présentée au London Palladium.Un interprète des personnages de pouvoir à la télévision britanniqueEn 1990, Miles Anderson incarne Roger O’Neill dans House of Cards, adaptation télévisée du roman politique de Michael Dobbs diffusée sur la BBC. Son personnage, conseiller en relations publiques dépendant de la cocaïne, est manipulé par Francis Urquhart, interprété par Ian Richardson. La mini-série explore les manœuvres politiques entourant la succession d’un Premier ministre britannique.L’année suivante, l’acteur rejoint la distribution de Soldier Soldier, série militaire diffusée sur ITV. Il y interprète le lieutenant-colonel Dan Fortune de 1991 à 1992. Le programme suit la vie des soldats d’un régiment fictif de l’armée britannique, tant pendant leur service que dans leur environnement familial.Cette expérience précède une autre interprétation d’officier supérieur dans Ultimate Force, où il joue le colonel Aidan Dempsey. Créée par Rob Heyland et Chris Ryan, la série suit les missions d’une unité du Special Air Service britannique, avec Ross Kemp dans le rôle principal.Miles Anderson joue également Terry Fox dans Holby City, série médicale de la BBC. Il participe à l’adaptation télévisée de The Ruby in the Smoke, tirée du roman de Philip Pullman, dans laquelle il interprète le major Marchbanks. En 2007, il apparaît dans la sixième saison de Waking the Dead, avant d’incarner Edward Tunstall dans EastEnders en 2008.Le théâtre américain et les récompenses à San DiegoEn 2008, Miles Anderson s’installe aux États-Unis. Il poursuit son activité théâtrale en Californie, notamment au Old Globe Theatre de San Diego, où il travaille avec le metteur en scène britannique Adrian Noble, ancien directeur artistique de la Royal Shakespeare Company.En 2010, il interprète le roi George III dans The Madness of George III, pièce d’Alan Bennett consacrée aux troubles mentaux du souverain britannique. Sa prestation lui vaut le Craig Noel Award du meilleur acteur principal, décerné par le San Diego Theatre Critics Circle.L’année suivante, il incarne Prospero dans La Tempête de Shakespeare, toujours sous la direction d’Adrian Noble. Il interprète également Antonio Salieri dans Amadeus de Peter Shaffer, œuvre dramatique consacrée à la rivalité fictive entre Salieri et Wolfgang Amadeus Mozart. Son interprétation de Prospero lui apporte une nouvelle nomination au prix du meilleur acteur du San Diego Theatre Critics Circle.En 2013, il reçoit une seconde récompense de cette association de critiques pour son interprétation de Shylock dans Le Marchand de Venise, mis en scène par Adrian Noble. Il participe ainsi à trois saisons shakespeariennes importantes au Old Globe, en 2010, 2011 et 2013.Son activité théâtrale américaine comprend également le rôle de Malvolio dans La Nuit des rois, présenté par la compagnie Shakespeare & Company dans le Massachusetts. Il interprète par ailleurs le personnage d’Orgon dans Tartuffe de Molière, confirmant son attachement au répertoire classique européen.Des collaborations cinématographiques avec Richard Attenborough et Joel CoenMiles Anderson travaille avec Richard Attenborough dans Cry Freedom (1987), drame historique consacré au militant sud-africain Steve Biko et au journaliste Donald Woods. Il partage l’affiche avec Denzel Washington et Kevin Kline, qui incarnent les deux personnages principaux. Le film retrace les conséquences de l’engagement de Woods contre l’apartheid après la mort de Biko.En 2000, il participe à The King Is Alive, réalisé par Kristian Levring. Il y interprète Jack, l’un des voyageurs immobilisés dans le désert de Namibie qui entreprennent de monter une représentation du Roi Lear de Shakespeare. Présenté au Festival de Cannes 2000 dans la section Un certain regard, le film appartient au mouvement cinématographique Dogme 95.Dans La La Land (2016), réalisé par Damien Chazelle, il interprète Alistair, un photographe. Le film réunit Emma Stone et Ryan Gosling dans une comédie musicale consacrée à deux artistes vivant à Los Angeles.En 2021, Miles Anderson retrouve l’univers shakespearien avec The Tragedy of Macbeth, réalisé par Joel Coen. Il y incarne Lennox, noble écossais de l’entourage du roi Macbeth. Cette adaptation en noir et blanc réunit Denzel Washington dans le rôle de Macbeth et Frances McDormand dans celui de Lady Macbeth. L’acteur retrouve ainsi Denzel Washington, avec lequel il avait travaillé plus de trente ans auparavant sur Cry Freedom.Mise en scène, écriture autobiographique et vie familialeMiles Anderson exerce également une activité de metteur en scène, notamment auprès de son épouse Bella Merlin, actrice, autrice et spécialiste de la formation des comédiens. Il dirige ses deux spectacles en solo, Tilly No-Body: Catastrophes of Love et Nell Gwynne: A Dramatick Essaye on Acting and Prostitution.Le premier, consacré à l’actrice Tilly Wedekind, épouse du dramaturge Frank Wedekind, est présenté au Festival Fringe d’Édimbourg, où il reçoit une distinction. Le second prend pour sujet Nell Gwyn, comédienne anglaise du XVIIe siècle et maîtresse du roi Charles II. Il est présenté au Hollywood Fringe Festival et reçoit plusieurs récompenses et nominations.En 2021, Miles Anderson publie avec Bella Merlin Colonels, Cads and Charmers: Memories, un ouvrage autobiographique consacré notamment à son enfance en Rhodésie et à son départ pour l’Angleterre. Bella Merlin participe à la transcription des entretiens, à l’organisation du récit et à la rédaction de l’avant-propos. Le livre compte 421 pages.L’acteur est père de deux fils issus de sa relation avec Lesley Duff, professionnelle britannique de la représentation artistique. Son fils Joe Anderson est également acteur, connu notamment pour son interprétation de Max Carrigan dans Across the Universe (2007), réalisé par Julie Taymor. Son autre fils, Max Anderson, a exercé comme sportif de haut niveau en streetboard avant de devenir chef cuisinier.Miles Anderson vit à Los Angeles avec Bella Merlin, qui enseigne le théâtre et la mise en scène à l’université de Californie à Riverside. Celle-ci est notamment l’autrice de The Complete Stanislavsky Toolkit, ouvrage consacré aux méthodes de formation de l’acteur développées par Constantin Stanislavski.
-
Stanley Anderson · 78 ansStanley Anderson est un acteur américain né le 23 octobre 1939 à Billings, dans le Montana, et mort le 24 juin 2018 à Santa Rosa, en Californie, à l’âge de 78 ans. Comédien de théâtre pendant plus de vingt ans avant de développer sa carrière au cinéma, il est notamment connu pour son interprétation du père de Drew Carey dans la série The Drew Carey Show, du juge Arthur Vandelay dans Seinfeld et du président des États-Unis dans Rock (1996) et Armageddon (1998), deux films réalisés par Michael Bay.Une formation théâtrale et un passage par l’arméeOriginaire de Billings, dans le Montana, Stanley Anderson fréquente la Garfield Elementary School, puis la Lincoln Junior High School et la Billings Senior High School. Il poursuit ses études en Californie, à l’université d’État de San José, où il obtient un diplôme de deuxième cycle en théâtre dans les années 1960. Durant sa formation universitaire, il participe à seize productions théâtrales.Il effectue également deux années de service militaire en Corée, où il travaille dans une station de radiodiffusion de l’armée américaine. Il compare lui-même cette expérience à l’univers représenté dans Good Morning, Vietnam, film consacré à un animateur de radio militaire. À son retour aux États-Unis, il travaille dans le domaine de la publicité par affichage en Californie.En 1966, il épouse l’actrice Judith Susan Long, avec laquelle il a un fils. Le couple partage ensuite plusieurs étapes de sa vie professionnelle, notamment dans les compagnies théâtrales américaines.Vingt-trois années consacrées au théâtre de répertoireStanley Anderson commence sa carrière professionnelle de comédien en 1967. Avec Judith Long, il s’installe à Seattle, dans l’État de Washington, et intègre le Seattle Repertory Theatre, où il travaille pendant trois ans. Il rejoint ensuite l’Actors Theatre of Louisville, dans le Kentucky, pour une période de deux ans.Son engagement à l’Arena Stage de Washington, l’une des grandes institutions américaines du théâtre régional, constitue une étape importante de sa carrière. Il y fait ses débuts dans le rôle de Randle Patrick McMurphy, personnage principal de l’adaptation théâtrale de Vol au-dessus d’un nid de coucou, tirée du roman de Ken Kesey.Pendant dix-sept ans, il participe à près de cent productions de l’Arena Stage. Il réside alors avec son épouse et leur fils à Springfield, en Virginie. Son activité l’amène également à travailler avec l’American Conservatory Theater, l’Actors Company et le California Shakespeare Festival. Au début des années 1970, il siège au conseil d’administration de l’Actors Company d’Ann Arbor, dans le Michigan, tout en continuant à jouer pour cette compagnie.Au total, avant de développer son activité cinématographique et télévisuelle autour de 1990, Stanley Anderson a participé à plus de deux cents productions théâtrales en vingt-trois ans de carrière professionnelle.Son travail sur scène lui vaut notamment un Helen Hayes Award du meilleur acteur dans un second rôle pour sa participation à The Piggy Bank, présenté à l’Arena Stage. Cette distinction récompense les réalisations artistiques du théâtre professionnel dans la région de Washington.Des personnages d’autorité dans les productions hollywoodiennesAu cinéma, Stanley Anderson interprète à plusieurs reprises des personnages occupant des fonctions institutionnelles. En 1996, il incarne l’archevêque Richard Rushman dans Peur primale, réalisé par Gregory Hoblit, aux côtés de Richard Gere et d’Edward Norton. Le personnage est au centre d’une affaire criminelle autour de laquelle se construit l’intrigue du film.La même année, il interprète le président des États-Unis dans Rock, réalisé par Michael Bay. Il retrouve le cinéaste en 1998 pour Armageddon, dans lequel il reprend un rôle de président américain. Ce second film met en scène une mission spatiale destinée à empêcher la collision d’un astéroïde avec la Terre, avec Bruce Willis et Ben Affleck parmi les principaux interprètes.Dans Spider-Man (2002), réalisé par Sam Raimi, il joue le général Slocum, officier supérieur impliqué dans le programme militaire auquel participe le scientifique Norman Osborn, interprété par Willem Dafoe. Le personnage intervient dans les séquences consacrées aux expérimentations qui conduisent à la transformation d’Osborn en Bouffon vert.Ces compositions comprennent également des personnages liés à la justice. Dans Le Maître du jeu (2003), réalisé par Gary Fleder à partir du roman de John Grisham, il interprète Henry Jankle, l’un des personnages impliqués dans le procès qui constitue le cœur de l’intrigue.George Carey et le juge Vandelay, deux rôles télévisuels marquantsLa série The Drew Carey Show, diffusée sur ABC entre 1995 et 2004, donne à Stanley Anderson l’occasion d’interpréter George Carey, le père de Drew Carey. Le personnage apparaît dans dix épisodes de cette comédie centrée sur la vie professionnelle et familiale du personnage principal, joué par l’humoriste Drew Carey.En 1998, il participe au dernier épisode de Seinfeld, intitulé The Finale, diffusé le 14 mai sur NBC. Il y interprète le juge Arthur Vandelay, chargé de présider le procès de Jerry Seinfeld et de ses trois amis, accusés d’avoir enfreint une loi imposant de porter secours à autrui. Le juge les condamne à une peine d’un an de prison. Son nom reprend celui d’Art Vandelay, identité fictive fréquemment utilisée par George Costanza tout au long de la série.En 1997, l’acteur incarne également Delbert Grady dans la mini-série Shining, adaptation télévisée du roman de Stephen King réalisée par Mick Garris. Il reprend ainsi un personnage interprété par Philip Stone dans le film de Stanley Kubrick sorti en 1980.Ses prestations télévisuelles comprennent par ailleurs des participations à X-Files, où il joue l’agent Schoniger dans un épisode diffusé en 2000, et à Ally McBeal, dans laquelle il incarne le juge Walter McDonald en 2001.La voix au service du documentaire et de la publicité politiqueParallèlement à son activité de comédien, Stanley Anderson mène une longue carrière de narrateur et d’interprète vocal. Il prête sa voix à des documentaires diffusés notamment par National Geographic, Discovery Channel et PBS. Il travaille également pour The Learning Channel et History Channel, chaînes américaines consacrées aux programmes éducatifs et documentaires.En 1986, son travail de narration pour Giving Machines Some Thought est récompensé par un CINE Golden Eagle, dans la catégorie scientifique. Cette distinction est attribuée à une production documentaire consacrée aux technologies et aux machines.Il exerce aussi pendant environ trente ans comme voix de publicités politiques aux États-Unis. Il enregistre des messages pour des candidats du Parti démocrate et des campagnes consacrées à des enjeux politiques nationaux ou locaux. Cette activité se déroule principalement en dehors de ses apparitions à l’écran.Membre de trois syndicats professionnels d’acteurs, il reste engagé dans la représentation de son métier. Sa participation aux campagnes politiques démocrates occupe une place importante dans sa vie professionnelle, qu’il évoque avec une fierté particulière auprès de ses proches.Vie familiale et dernières annéesStanley Anderson et son épouse Judith Long résident pendant plusieurs années à Springfield, en Virginie, avec leur fils. Au milieu des années 2000, ils s’installent dans la région de Los Angeles, en Californie.Après sa dernière apparition à l’écran dans New York Police Blues (NYPD Blue) en 2005, il conserve les liens établis au cours de sa carrière avec les organisations professionnelles d’acteurs.Il meurt le 24 juin 2018 à Santa Rosa, en Californie, six semaines après avoir reçu un diagnostic de cancer du cerveau. Il avait 78 ans. Son épouse Judith Susan Long, qu’il avait épousée le 18 juin 1966, lui survit, ainsi que leur fils.
-
Edmond Ardisson · 79 ansEdmond Ardisson est un acteur et chanteur français né le 23 octobre 1904 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et mort le 30 novembre 1983 à Jouarre, en Seine-et-Marne, à l’âge de 79 ans. Il a mené une carrière de second rôle dans le cinéma français, notamment auprès de Jean Renoir et de Marcel Pagnol, tout en poursuivant une activité au théâtre et dans l’opérette.De la coiffure aux concours de fantaisistesAvant de devenir comédien, Edmond Ardisson se forme à la coiffure pour dames, discipline dans laquelle il obtient un premier prix. Originaire de Marseille, il se produit également comme fantaisiste sous le pseudonyme de Moned. En août 1927, il remporte le grand premier prix des fantaisistes au Championnat théâtral amateur organisé par la revue Artistica. La même distinction avait été attribuée l’année précédente au comédien et chanteur marseillais Andrex.Cette récompense précède son départ pour Paris, où il poursuit ses activités artistiques. Sa carrière théâtrale l’amène notamment à travailler dans des pièces de Marcel Achard, ainsi que dans des productions associant comédie et musique.Son entrée au cinéma est liée à Jean Renoir, qui le choisit pour La Marseillaise, tourné en 1937 et sorti en 1938. Dans cette fresque consacrée à la Révolution française, Edmond Ardisson interprète Jean-Joseph Bomier, un maçon. Le film réunit notamment Pierre Renoir et Lise Delamare. L’acteur poursuit ensuite une carrière comprenant plus de soixante-dix longs métrages.L’accent marseillais et les collaborations avec Marcel PagnolLe cinéma de Marcel Pagnol occupe une place particulière dans le parcours d’Edmond Ardisson. En 1952, il incarne Ange, le fontainier, dans Manon des sources, réalisé par Pagnol avec Jacqueline Pagnol et Raymond Pellegrin. Le film se déroule dans l’univers provençal auquel le cinéaste a consacré une grande partie de son œuvre.En 1953, l’acteur retrouve un environnement méridional dans Le Boulanger de Valorgue, réalisé par Henri Verneuil avec Fernandel. Il y tient le rôle d’Évariste, le facteur du village. Cette comédie repose sur un conflit entre deux familles, dans une communauté provençale où le boulanger joué par Fernandel occupe une position centrale.L’acteur travaille également avec Fernandel dans La Cuisine au beurre (1963), réalisé par Gilles Grangier, où il interprète Carlotti. Le film réunit Fernandel et Bourvil autour de deux hommes mariés à la même femme, dans le Marseille de l’après-guerre.En 1970, Edmond Ardisson tient le rôle d’un joueur de pétanque dans Heureux qui comme Ulysse, réalisé par Henri Colpi. Il retrouve Fernandel dans ce film où ce dernier incarne Antonin, un ouvrier agricole chargé de conduire un vieux cheval à l’abattoir.La scène, de Marcel Achard à l’opérette de Francis LopezLe théâtre occupe une place durable dans l’activité professionnelle d’Edmond Ardisson. En 1947, il participe à Nous irons à Valparaiso, une pièce de Marcel Achard mise en scène par Pierre Blanchar. Il joue également dans Domino, du même auteur, ainsi que dans Liberté provisoire, de Michel Duran, présentée en 1959 dans une mise en scène de Jean Wall.Au cours des années 1960, il participe à d’autres créations théâtrales. En 1962, il figure dans la distribution de La Contessa ou la Volupté d’être, de Maurice Druon, mise en scène par Jean Le Poulain. En 1965, il joue dans Le Plus Grand des Hasards, de Max Régnier, sous la direction de Georges Douking. Il retrouve l’univers de Pagnol en 1969 avec Fanny, dans une mise en scène d’Henri Vilbert.Parallèlement, Edmond Ardisson exerce son métier de chanteur dans des opérettes de Francis Lopez, compositeur particulièrement populaire dans le théâtre musical français du XXe siècle. En 1955, il participe à Méditerranée, mise en scène par Maurice Lehmann. Il retrouve le compositeur en 1963 pour Visa pour l’amour, présenté dans une mise en scène de René Dupuy.En 1976, il reprend part à une production de Méditerranée, cette fois mise en scène par Georges Chevalier. Cette nouvelle participation intervient plus de vingt ans après la première production dans laquelle il avait chanté.Une reconnaissance populaire grâce à Au théâtre ce soirL’émission Au théâtre ce soir, produite par Pierre Sabbagh, permet à Edmond Ardisson de retrouver devant les caméras plusieurs personnages qu’il a interprétés sur scène. Le 7 juin 1969, il apparaît dans La Perruche et le Poulet, une comédie policière de Robert Thomas enregistrée au théâtre Marigny, à Paris. Il y reprend le rôle de l’agent de police Maximin, qu’il avait déjà tenu au théâtre du Vaudeville en 1966.Cette adaptation télévisée le réunit notamment avec Raymond Souplex, qui interprète l’inspecteur Grandin, et Jane Sourza, dans le rôle d’Alice Postic. L’intrigue se déroule dans une étude notariale où la découverte d’un meurtre donne lieu à une enquête mouvementée. Edmond Ardisson participe également à Le Deuxième Coup de feu, autre comédie policière de Robert Thomas, diffusée en 1969. En 1975, il interprète le père Langlois dans Les Hannetons, une pièce d’Eugène Brieux mise en scène par René Clermont et réalisée pour la télévision par Pierre Sabbagh. Il travaille par ailleurs avec Stellio Lorenzi dans La Vérité sur l’affaire du courrier de Lyon, épisode de l’émission historique La caméra explore le temps diffusé en 1963. En 1972, il incarne Napoléon dans La Demoiselle d’Avignon, feuilleton réalisé par Michel Wyn avec Marthe Keller et Louis Velle. En 1975, il interprète le commissaire Arles dans Paul Gauguin, réalisé par Roger Pigaut. Les dernières années et la sépulture familialeAu cours des années 1970, Edmond Ardisson travaille encore avec plusieurs cinéastes français et étrangers. Il interprète notamment un prêtre dans Guerre et Amour (1975), une comédie de Woody Allen consacrée à la Russie napoléonienne. Il participe également à La Barricade du Point du Jour, réalisé par René Richon, dans lequel il tient le rôle de Martégay. Edmond Ardisson meurt le 30 novembre 1983, à l’hôpital de Jouarre, en Seine-et-Marne, après une longue maladie. Il est inhumé dans le caveau familial Ardissono-Tourtin, au cimetière de Pierrelatte, dans la Drôme.
-
Vivian Bang · 43 ansVivian Bang, née le 23 octobre 1973 à Séoul, en Corée du Sud, est une actrice, scénariste et productrice américaine d’origine sud-coréenne. Elle est notamment connue pour son interprétation de Susan Sullivan dans la série Sullivan & Son et pour son travail de coscénariste et d’actrice principale dans le film indépendant White Rabbit (2018).De Séoul à New York, une formation artistiqueNée en Corée du Sud, Vivian Bang émigre aux États-Unis avec sa famille en 1980, à l’âge de sept ans. Elle vit d’abord à San Francisco, avant de s’installer à Atlanta, en Géorgie. Elle fréquente la Dunwoody High School, où un enseignant l’encourage à poursuivre une carrière de comédienne.Elle intègre ensuite la Tisch School of the Arts de l’université de New York, grâce notamment à une audition durant laquelle elle interprète Blanche DuBois, personnage de la pièce Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams. Elle obtient en 1996 un Bachelor of Fine Arts en interprétation. Ses études comprennent une formation au théâtre expérimental et à la performance artistique.À New York, elle travaille avec le collectif expérimental Big Art Group, dont elle participe aux créations scéniques. Elle joue également dans Calling Aphrodite, une pièce de Velina Hasu Houston, ainsi que dans Benton Kozo, une production nommée aux Obie Awards. Alors qu’elle est encore étudiante, elle obtient un rôle dans Henry Fool (1997), réalisé par Hal Hartley.Une comédienne attachée au registre comiqueLe travail de Vivian Bang dans la comédie comprend plusieurs collaborations avec des productions télévisuelles américaines. Elle interprète notamment Debbie dans Better Off Ted, série créée par Victor Fresco, avant de rejoindre la distribution principale de Sullivan & Son en 2012. Elle y incarne Susan Sullivan, la sœur du personnage joué par Steve Byrne. Diffusée sur TBS jusqu’en 2014, la série compte trois saisons et 33 épisodes auxquels elle participe.Dans Swedish Dicks, série policière comique créée par Peter Settman, elle interprète Sun, une propriétaire nord-coréenne qui devient détective. Elle partage notamment l’affiche avec Peter Stormare et Johan Glans. La série est diffusée entre 2016 et 2018.Son interprétation de Soo-Mi dans Yes Man (2008), aux côtés de Jim Carrey, lui permet également de travailler dans une comédie hollywoodienne réalisée par Peyton Reed. En 2019, elle joue Jenny dans Always Be My Maybe, comédie romantique avec Ali Wong et Randall Park.L’actrice a également reçu un prix de la meilleure actrice pour son interprétation dans le court métrage Elizabeth Ong Is Missing, produit dans le cadre de l’Asian American Film Lab.White Rabbit, un projet personnel présenté à SundanceEn 2018, Vivian Bang cosigne avec le réalisateur Daryl Wein le scénario de White Rabbit, dont elle assure également la coproduction et tient le rôle principal. Elle y interprète Sophia, une artiste performeuse d’origine coréenne installée à Los Angeles, qui tente de subvenir à ses besoins en effectuant des missions rémunérées par l’intermédiaire de la plateforme TaskRabbit.Le film est présenté au Festival du film de Sundance 2018, dans la section NEXT, consacrée à des propositions cinématographiques indépendantes. Il est ensuite acquis pour sa distribution par Gravitas Ventures.Le personnage de Sophia emprunte à l’expérience de Vivian Bang dans l’art de la performance. Avant la réalisation du film, elle avait conçu et présenté plusieurs interventions artistiques dans le quartier de Koreatown, à Los Angeles. Certaines abordaient les émeutes de 1992 dans la ville à travers une perspective coréano-américaine.Une de ces performances, intitulée Can You Hear Me ?, a également été présentée au REDCAT, espace consacré aux arts contemporains et expérimentaux de Los Angeles. Cette création a nourri le développement de White Rabbit, dans lequel l’artiste reprend des éléments de son travail scénique.L’enseignement du cinéma et du théâtreVivian Bang exerce aussi une activité d’enseignement universitaire. Elle occupe un poste d’enseignante à temps partiel au sein de la School of Film, Media & Theatre de Georgia State University, à Atlanta. Elle y intervient dans un établissement proposant des formations consacrées à la pratique du cinéma et des arts de la scène.Son parcours dans l’enseignement s’ajoute à son expérience au sein du Big Art Group, où elle avait pratiqué le théâtre expérimental après sa formation à New York. Elle a notamment travaillé sur les spectacles Shelf-Life et Flicker, deux créations de ce collectif américain.
-
Rayford Barnes · 80 ansRayford Barnes est un acteur américain né le 23 octobre 1920 au Texas, aux États-Unis, et mort le 11 novembre 2000 à Santa Monica, en Californie, à l’âge de 80 ans. Acteur de composition, il a travaillé principalement dans les westerns et les séries télévisées américaines, notamment dans La Horde sauvage (1969), réalisé par Sam Peckinpah, et La Vie et la Légende de Wyatt Earp, où il interprète Ike Clanton.Une formation entre journalisme et théâtreOriginaire de la région de Whitesboro, au Texas, Rayford Barnes étudie le journalisme à l’université du Texas. Il participe aux productions théâtrales universitaires et joue également dans de petites compagnies de Dallas et de San Antonio. Cette première expérience de la scène précède son installation en Californie, où il poursuit sa formation au Pasadena Community Playhouse.Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert durant quatre ans et demi dans la marine américaine, où il exerce les fonctions de navigateur. Il travaille aussi comme disc-jockey pour les stations de radio texanes KTSA et WOAI.Après son service militaire, il occupe des emplois de machiniste dans trois théâtres de la région de San Francisco. Ces fonctions techniques lui permettent de participer à la préparation matérielle des spectacles, avant son engagement comme comédien au sein de compagnies de répertoire.En 1950, il devient membre de l’Actors' Equity Association, le syndicat professionnel américain des acteurs de théâtre. Il interprète notamment des rôles dans les pièces Three’s a Family et The Hasty Heart. Parallèlement à son travail d’interprète, il participe à la conception des décors et à la préparation scénique de deux autres productions.Le western comme principal registre d’interprétationÀ partir des années 1950, Rayford Barnes obtient de nombreux rôles dans les westerns hollywoodiens. Il joue notamment Pete dans Hondo, l’homme du désert (1953), réalisé par John Farrow avec John Wayne dans le rôle principal. Sa participation à ce film constitue l’une de ses premières collaborations avec la star américaine.Il retrouve John Wayne dans Les Cordes de la potence (1973), réalisé par Andrew V. McLaglen, où il interprète Pee Wee Simser. Entre ces deux productions, il travaille avec plusieurs réalisateurs importants du western américain, dont Jacques Tourneur dans Un jeu risqué (1955) et Joseph M. Newman dans Fort Massacre (1958).En 1969, Sam Peckinpah lui confie le rôle de Buck dans La Horde sauvage. Le film, avec William Holden et Ernest Borgnine, met en scène une bande de hors-la-loi confrontée à la disparition progressive du monde de l’Ouest traditionnel. Rayford Barnes y incarne l’un des membres du groupe dirigé par Pike Bishop.Ses collaborations avec John Wayne occupent également une place dans ses souvenirs personnels. Il évoquait régulièrement ses expériences de tournage avec l’acteur, pour lequel il exprimait une grande admiration.Ike Clanton et les personnages de l’Ouest américainLe personnage d’Ike Clanton, interprété par Rayford Barnes dans La Vie et la Légende de Wyatt Earp, constitue l’un de ses rôles télévisuels les plus identifiables. La série, diffusée sur ABC de 1955 à 1961, met en scène Hugh O’Brian dans le rôle du célèbre représentant de la loi.Ike Clanton est une figure historique liée à l’affrontement d’O.K. Corral, survenu à Tombstone, en Arizona, en 1881. Ce personnage appartient au groupe des adversaires de Wyatt Earp, régulièrement représentés dans les récits consacrés à l’histoire de l’Ouest américain.Au cours de sa carrière, Rayford Barnes travaille dans de nombreuses productions qui mettent en scène les mêmes territoires et figures de la conquête de l’Ouest. Il participe notamment à Gunsmoke, l’une des séries les plus durables de la télévision américaine, ainsi qu’à Bonanza, diffusée sur NBC.Son travail l’amène également à jouer dans La Quatrième Dimension. Il interprète Andrew J. Watkins dans l’épisode A Quality of Mercy, diffusé en 1961, aux côtés d’Albert Salmi. Écrit par Rod Serling, cet épisode se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et aborde le conflit à travers le point de vue de soldats américains et japonais.Une activité prolongée dans les productions américainesLes apparitions de Rayford Barnes dépassent le cadre du western. Dans les années 1960, il participe au cinéma fantastique avec Jesse James contre Frankenstein (1966), réalisé par William Beaudine, où il joue Lonny Curry. Le film associe la figure du hors-la-loi Jesse James à un récit inspiré de l’univers de Frankenstein.Il participe également au film policier Les Charognards (1971), réalisé par Don Medford, dans lequel il incarne Crimp. Il y partage l’affiche avec Oliver Reed, Gene Hackman et Candice Bergen.Au cours des années 1970, il interprète le sergent Bellew dans Le Solitaire de Fort Humboldt (1975), réalisé par Tom Gries avec Charles Bronson. Quelques années plus tard, il retrouve Bronson dans Chasse à mort (1981), réalisé par Peter Hunt et interprété également par Lee Marvin.Son activité se prolonge dans les années 1990 avec une apparition dans Walker, Texas Ranger, où il joue Harris, ainsi qu’une participation à Les Aventures de Brisco County Jr., dans le rôle de Sherman Paulson. En 1996, il interprète Jim dans Urgences, au cours du premier épisode de la troisième saison, intitulé Dr. Carter, I Presume.Une famille liée au monde du spectacleRayford Barnes appartient à une famille comptant plusieurs personnalités du cinéma et du divertissement américains. Sa tante est l’actrice britannique Binnie Barnes, connue pour sa carrière dans le cinéma britannique puis hollywoodien. Il est également le neveu du producteur M. J. Frankovich, une figure de l’industrie cinématographique américaine.Son frère cadet, Lou Warren, également connu sous le nom de Lou Dupont, exerce le métier de ventriloque. Il présente des spectacles en neuf langues et poursuit notamment son activité à Las Vegas.En 1950, Rayford Barnes épouse Bette Powelson. Le couple a un fils né en 1951. Il épouse ensuite Debra en 1973.Installé à Manhattan Beach, en Californie, il y réside avec sa compagne Debbie. Il meurt le 11 novembre 2000, à l’âge de 80 ans, à Santa Monica, en Californie.
-
Cha Soon-bae · 54 ansCha Soon-bae, né le 23 octobre 1972 en Corée du Sud, fait partie de ces figures familières du cinéma et de la télévision sud-coréenne, sans être pour autant une vedette médiatique. Il n’est ni le héros romantique ni le méchant emblématique qu’on retrouve sur les affiches, mais plutôt l’homme dans l’ombre, celui qui ancre les histoires, renforce les scènes, donne du relief aux dialogues. Sa filmographie, riche et variée, illustre un parcours d’acteur solide, souvent discret, toujours efficace.Une présence constante dans le paysage audiovisuel coréenDepuis ses débuts, Cha Soon-bae a multiplié les apparitions dans des dramas, des films et parfois même des comédies musicales, bien que sa formation initiale reste peu documentée. Ce mystère autour de ses débuts n’entame en rien la régularité de son travail. Il fait partie de ces visages qu’on reconnaît sans forcément mettre un nom dessus, et qui surgissent au détour d’une scène pour incarner un procureur, un juge, un professeur, un directeur d’entreprise, ou tout autre personnage d’autorité que l’intrigue exige.On le retrouve notamment dans Miss Hammurabi (2018), une série juridique à succès où Cha Soon-bae incarne Sung Gong-choong, un juge dont la rigidité morale entre en collision avec les idéaux des plus jeunes magistrats. Dans Innocence (2020), il joue Na Il-jung, personnage secondaire mais important dans un drame judiciaire aux accents très humains. Il est aussi apparu dans le film The Gangster, the Cop, the Devil (2019), cette fois dans la peau d’un juge de la Cour suprême, une fonction qui lui va décidément très bien.Un style sobre, efficace, sans esbroufeLe jeu de Cha Soon-bae se distingue par une sobriété maîtrisée. Pas de grands gestes, pas de surjeu, mais une manière d’habiter chaque rôle avec retenue, comme s’il s’effaçait pour mieux laisser parler la scène. C’est sans doute cette discrétion maîtrisée qui fait de lui un acteur si souvent sollicité : il sait se fondre dans l’univers d’un film ou d’une série sans en perturber l’équilibre.Ce positionnement ne l’empêche pas d’être apprécié par les réalisateurs et les scénaristes qui recherchent des acteurs capables de livrer une performance juste en très peu de temps. Dans une industrie comme celle de la Corée du Sud, où les seconds rôles sont souvent aussi exigeants que les premiers, Cha Soon-bae apporte une rigueur bienvenue.Une carrière faite de constance plutôt que de coups d’éclatIl est facile de passer à côté de la carrière de Cha Soon-bae si l’on ne regarde que les rôles principaux ou les productions les plus médiatisées. Pourtant, sa filmographie compte plusieurs dizaines de titres, chacun venant consolider sa réputation de professionnel fiable. Son nom n’est peut-être pas cité dans les remises de prix, mais il revient régulièrement dans les génériques de dramas populaires ou de films salués par la critique.Cette constance, loin d’être un signe de stagnation, témoigne au contraire d’une capacité rare : celle de durer. Et dans un milieu aussi compétitif que celui du divertissement sud-coréen, ce n’est pas rien. Il n’a pas besoin de projecteurs pour exister. Sa crédibilité repose sur le travail, pas sur l’image.Cha Soon-bae, pilier silencieux de la narration coréenneLe rôle de Cha Soon-bae dans le paysage audiovisuel coréen est comparable à celui d’un maillon indispensable dans une grande chaîne de production. Il n’est pas toujours en première ligne, mais sa présence contribue fortement à l’équilibre de l’ensemble. Sans lui, certaines scènes perdraient en poids, certains récits en cohérence.Ce genre d’acteur est essentiel, surtout dans les fictions où le réalisme et la tension dramatique reposent autant sur les héros que sur ceux qui gravitent autour d’eux. Cha Soon-bae est de ceux-là : un acteur qui ne vole pas la vedette, mais qui la rend plus crédible. Et ça, c’est tout un art.
-
Emilia Clarke · 40 ansEmilia Clarke, née le 23 octobre 1986 à Londres, en Angleterre, est une actrice britannique. Elle est principalement connue pour son interprétation de Daenerys Targaryen dans la série télévisée Game of Thrones (2011-2019), rôle qui lui vaut quatre nominations aux Primetime Emmy Awards. Elle incarne également Sarah Connor dans Terminator Genisys (2015) et Qi’ra dans Solo: A Star Wars Story (2018).Une enfance dans l’Oxfordshire et une formation théâtraleEmilia Clarke grandit dans l’Oxfordshire, en Angleterre. Son père, Peter Clarke, travaille comme ingénieur du son au théâtre, tandis que sa mère, Jennifer Clarke, exerce des fonctions dans le monde des affaires. Elle a un frère aîné, Bennett, qui travaille dans le secteur du divertissement.Son intérêt pour la comédie apparaît pendant l’enfance. À l’âge de trois ans, elle assiste à une représentation de la comédie musicale Show Boat, sur laquelle travaille son père. Elle fréquente ensuite les établissements Rye St Antony School et St Edward’s School, à Oxford. Durant sa scolarité, elle participe à plusieurs spectacles, notamment West Side Story et La Nuit des rois de William Shakespeare.Après ses études secondaires, Emilia Clarke intègre le Drama Centre London, établissement de formation d’acteurs dont sont également issus Colin Firth et Tom Hardy. Elle y étudie l’interprétation dramatique et participe à plusieurs productions théâtrales, dont une avec la compagnie Company of Angels. Elle obtient son diplôme en 2009.La même année, elle fait ses débuts à la télévision dans un épisode du feuilleton médical britannique Doctors, où elle interprète Saskia Mayer. En 2010, elle joue Savannah dans le téléfilm de science-fiction Triassic Attack, diffusé sur la chaîne Syfy. Sa prestation contribue à sa sélection parmi les « UK Stars of Tomorrow » du magazine professionnel Screen International.Daenerys Targaryen, le rôle de la reconnaissance internationaleEn 2010, Emilia Clarke est choisie pour interpréter Daenerys Targaryen dans Game of Thrones, adaptation télévisée de la saga littéraire Le Trône de fer de George R. R. Martin. Elle remplace Tamzin Merchant, qui avait tenu le personnage dans le premier pilote, finalement abandonné. La série est créée par David Benioff et D. B. Weiss pour la chaîne américaine HBO.Son personnage est une jeune héritière de la dynastie Targaryen, contrainte à l’exil après la chute de sa famille. Au cours des huit saisons, Daenerys rassemble progressivement une armée et prend le contrôle de trois dragons, tout en poursuivant son ambition de conquérir le Trône de fer. Emilia Clarke partage notamment ses scènes avec Jason Momoa, qui interprète Khal Drogo, puis avec Peter Dinklage dans le rôle de Tyrion Lannister.Diffusée du 17 avril 2011 au 19 mai 2019, Game of Thrones connaît un succès international. La série remporte de nombreuses récompenses, dont plusieurs Primetime Emmy Awards de la meilleure série dramatique. Le personnage de Daenerys devient l’une des figures centrales de cette production, notamment sous son titre de « Mère des dragons ».Pour son interprétation, Emilia Clarke reçoit quatre nominations aux Primetime Emmy Awards. Elle est nommée à trois reprises comme meilleure actrice dans un second rôle dramatique, en 2013, 2015 et 2016, puis comme meilleure actrice principale dans une série dramatique en 2019.En 2019, le magazine Time l’inclut dans sa liste annuelle des 100 personnalités les plus influentes au monde.Une carrière marquée par des personnages de fiction populairesL’adaptation de grandes franchises cinématographiques permet à Emilia Clarke d’incarner plusieurs personnages déjà installés dans la culture populaire. En 2015, elle reprend le rôle de Sarah Connor dans Terminator Genisys, réalisé par Alan Taylor, qui l’avait précédemment dirigée dans Game of Thrones. Elle y donne la réplique à Arnold Schwarzenegger et Jai Courtney. Le personnage de Sarah Connor avait notamment été interprété par Linda Hamilton dans les premiers films de la franchise.En 2018, elle rejoint l’univers Star Wars avec Solo: A Star Wars Story, réalisé par Ron Howard. Elle y interprète Qi’ra, une amie d’enfance de Han Solo, joué par Alden Ehrenreich. Son personnage occupe une place importante dans l’intrigue consacrée à la jeunesse du célèbre contrebandier.Emilia Clarke joue également dans des productions indépendantes et des drames romantiques. En 2016, elle incarne Louisa Clark dans Avant toi (Me Before You), adaptation du roman de Jojo Moyes réalisée par Thea Sharrock. Elle partage l’affiche avec Sam Claflin, qui interprète Will Traynor, un jeune homme devenu tétraplégique à la suite d’un accident.Dans Last Christmas (2019), réalisé par Paul Feig et écrit notamment par Emma Thompson, elle tient le rôle de Kate, une jeune femme travaillant dans une boutique de décorations de Noël à Londres. Elle y joue aux côtés d’Henry Golding. Le film utilise plusieurs chansons de George Michael et de Wham !, dont celle qui lui donne son titre.Elle interprète ensuite Nina dans The Pod Generation (2023), un film de science-fiction réalisé par Sophie Barthes, avec Chiwetel Ejiofor. La même année, elle rejoint l’univers Marvel dans la série Secret Invasion, diffusée sur Disney+, où elle incarne G’iah, la fille du Skrull Talos, interprété par Ben Mendelsohn.Le retour aux planches, de Broadway au West EndLe théâtre occupe une place particulière dans la formation d’Emilia Clarke. Elle fait ses débuts à Broadway en mars 2013 dans une adaptation de Breakfast at Tiffany’s, tirée de la nouvelle de Truman Capote. Elle y interprète Holly Golightly, personnage rendu célèbre au cinéma par Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé en 1961. La mise en scène est assurée par Sean Mathias, avec Cory Michael Smith dans le rôle du narrateur.En 2022, Emilia Clarke fait ses débuts professionnels dans le West End londonien avec La Mouette (The Seagull) d’Anton Tchekhov. Elle interprète Nina dans cette production dirigée par Jamie Lloyd au Harold Pinter Theatre. La distribution comprend également Indira Varma et Daniel Monks.Cette représentation londonienne fait suite à une première série de spectacles interrompue en mars 2020 en raison de la fermeture des théâtres pendant la pandémie de Covid-19. La production est finalement reprise durant l’été 2022, permettant à l’actrice de retrouver le personnage de Nina devant le public londonien.Deux accidents cérébraux et la création de SameYouAu cours du tournage de Game of Thrones, Emilia Clarke connaît deux graves problèmes de santé qui nécessitent plusieurs interventions chirurgicales. En 2011, peu après la fin du tournage de la première saison, elle est victime d’une hémorragie sous-arachnoïdienne provoquée par la rupture d’un anévrisme cérébral. Elle ressent une violente douleur à la tête pendant une séance de sport à Londres et doit être hospitalisée en urgence.Après une première intervention, elle souffre temporairement d’aphasie, un trouble neurologique affectant notamment la capacité à parler. Elle retrouve progressivement ses facultés linguistiques et reprend le tournage de la série.En 2013, un examen médical révèle qu’un second anévrisme, déjà identifié lors de sa première hospitalisation, a augmenté de volume. Une nouvelle intervention entraîne des complications qui nécessitent une opération chirurgicale plus invasive.Emilia Clarke garde ces problèmes de santé privés pendant plusieurs années. En mars 2019, elle raconte publiquement son expérience dans un article autobiographique intitulé A Battle for My Life, publié dans The New Yorker. Elle y décrit ses hospitalisations, les difficultés de sa convalescence et les conséquences psychologiques de ces accidents cérébraux.La même année, elle fonde avec sa mère, Jennifer Clarke, l’association caritative SameYou, consacrée à l’amélioration de la rééducation des personnes ayant subi des lésions cérébrales ou un accident vasculaire cérébral. L’organisation soutient notamment le développement de programmes de réadaptation et l’accompagnement psychologique des patients après leur sortie de l’hôpital.Une distinction royale pour son engagement associatifLe travail accompli au sein de SameYou vaut à Emilia Clarke et à sa mère d’être nommées membres de l’ordre de l’Empire britannique (MBE) dans la promotion des distinctions du Nouvel An 2024. Cette récompense reconnaît leur contribution au soutien des personnes touchées par des lésions cérébrales.Le 21 février 2024, les deux femmes reçoivent leur décoration des mains du prince William, au château de Windsor. Leur nomination commune distingue leur action en faveur de la sensibilisation aux conséquences des accidents cérébraux et de l’amélioration des services de rééducation.Avec SameYou, Emilia Clarke participe également à des campagnes de collecte de fonds et à des initiatives destinées à élargir l’accès à la réadaptation. En 2024, l’association développe notamment ses actions autour du soutien psychologique à long terme, en collaboration avec des professionnels de santé et des établissements spécialisés.
-
Michael Crichton · 66 ansMichael Crichton, né le 23 octobre 1942 à Chicago, dans l’Illinois, et mort le 4 novembre 2008 à Los Angeles, en Californie, est un écrivain, scénariste, réalisateur et producteur américain. Diplômé en médecine de l’université Harvard, il est notamment connu pour son roman Jurassic Park, adapté au cinéma par Steven Spielberg en 1993, ainsi que pour la création de la série télévisée Urgences (ER).Des études de médecine aux premiers succès littérairesMichael Crichton grandit à Roslyn, sur Long Island, dans l’État de New York. Son père, John Henderson Crichton, travaille comme journaliste et rédacteur, tandis que sa mère, Zula Miller Crichton, est femme au foyer. Il manifeste très jeune un intérêt pour l’écriture et publie, à quatorze ans, un article consacré à un voyage au Sunset Crater, en Arizona, dans le New York Times.Admis à l’université Harvard, il obtient en 1964 un diplôme de littérature avec la mention summa cum laude. Il poursuit sa formation à la faculté de médecine de Harvard, où il obtient son doctorat en médecine en 1969. Il effectue ensuite des recherches postdoctorales au Salk Institute for Biological Studies, à La Jolla, en Californie, auprès de Jacob Bronowski.Pendant ses études médicales, Michael Crichton publie plusieurs romans sous les pseudonymes de John Lange et Jeffery Hudson. En 1966, il fait paraître Odds On, un roman policier signé John Lange. Deux ans plus tard, A Case of Need (Extrême Urgence), publié sous le nom de Jeffery Hudson, reçoit le prix Edgar du meilleur roman décerné par les Mystery Writers of America.L’année 1969 voit la publication de The Andromeda Strain (La Variété Andromède), son premier grand succès sous son véritable nom. Le récit met en scène une équipe de scientifiques confrontée à un micro-organisme extraterrestre rapporté sur Terre par un satellite. Le roman est adapté au cinéma en 1971 par Robert Wise. Michael Crichton choisit de se consacrer à l’écriture et à la réalisation, sans exercer la médecine.Une œuvre romanesque consacrée aux sciences et aux technologiesLes connaissances scientifiques de Michael Crichton occupent une place centrale dans plusieurs de ses romans. Avec The Terminal Man (L’Homme terminal, 1972), il aborde les effets de la stimulation cérébrale sur le comportement humain. Dans Congo (1980), il utilise les recherches sur la communication avec les primates pour construire un récit d’aventures. Sphere (Sphère, 1987) s’intéresse à une mystérieuse découverte sous-marine étudiée par une équipe de scientifiques.Son roman Jurassic Park, publié en 1990, développe une intrigue autour du clonage de dinosaures à partir de matériel génétique ancien. Le milliardaire John Hammond y finance un parc zoologique sur une île du Costa Rica, où les animaux préhistoriques sont recréés grâce au génie génétique. Michael Crichton retrouve cet univers dans The Lost World (Le Monde perdu), publié en 1995.Les applications industrielles et commerciales des technologies fournissent également la matière de plusieurs intrigues. Dans Airframe (Turbulences, 1996), il raconte une enquête sur un incident aérien. Prey (La Proie, 2002) met en scène des nanomachines capables d’adopter des comportements collectifs. Le roman Next (2006) traite des conséquences juridiques des manipulations génétiques.En 2004, Michael Crichton publie State of Fear (État d’urgence), un thriller consacré aux controverses autour du changement climatique. Le livre suscite des critiques dans la communauté scientifique pour sa présentation du réchauffement d’origine humaine. L’auteur défend publiquement ses positions dans plusieurs conférences, notamment devant des institutions américaines.Ses ouvrages connaissent une diffusion internationale importante. Traduit dans plusieurs dizaines de langues, Michael Crichton dépasse les 200 millions d’exemplaires vendus. Une partie de ses romans donne lieu à des adaptations cinématographiques, notamment par Steven Spielberg, Barry Levinson et Frank Marshall.L’écriture cinématographique et la collaboration avec Steven SpielbergMichael Crichton réalise son premier long métrage destiné au cinéma avec Mondwest (Westworld, 1973), dont il écrit également le scénario. Le film met en scène un parc de loisirs futuriste peuplé de robots humanoïdes, où les visiteurs peuvent reconstituer différentes époques historiques. Yul Brynner y interprète un androïde pistolero qui échappe au contrôle des techniciens. La production utilise des images numériques pour représenter la vision artificielle du personnage, une innovation dans les effets spéciaux cinématographiques.Il adapte ensuite le roman Coma de Robin Cook dans Morts suspectes (1978), avec Geneviève Bujold et Michael Douglas. La même année, il dirige Sean Connery et Donald Sutherland dans La Grande Attaque du train d’or, tiré de son propre roman The Great Train Robbery. Il réalise également Looker (1981), consacré à l’exploitation informatique de l’apparence humaine, puis Runaway : L’Évadé du futur (1984), avec Tom Selleck. Son dernier long métrage comme réalisateur crédité est Preuve à l’appui (Physical Evidence, 1989), interprété par Burt Reynolds et Theresa Russell.Sa collaboration avec Steven Spielberg prend une importance particulière lors de l’adaptation de Jurassic Park. Michael Crichton participe à l’écriture du scénario avec David Koepp, tandis que Spielberg assure la réalisation. Sorti en 1993, le film réunit Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum. Il remporte trois Oscars techniques et connaît un succès commercial international.Cette collaboration s’accompagne d’autres activités scénaristiques. Michael Crichton coécrit avec son épouse de l’époque, Anne-Marie Martin, le scénario de Twister (1996), réalisé par Jan de Bont. Il participe également à la production de plusieurs adaptations de ses romans, dont Harcèlement (Disclosure, 1994), réalisé par Barry Levinson.En 1995, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences décerne à Michael Crichton, Jack C. Smith et Emil Safier une récompense pour leur contribution au développement de logiciels de budgétisation et de planification des productions cinématographiques. Cette distinction technique récompense leurs travaux pionniers dans l’utilisation de l’informatique pour organiser les tournages.La création d’Urgences et la reconnaissance télévisuelleL’expérience hospitalière de Michael Crichton nourrit le projet qui deviendra Urgences (ER). En 1974, il écrit un scénario décrivant vingt-quatre heures dans un service d’urgences. Initialement conçu comme un long métrage, le projet demeure sans adaptation pendant près de vingt ans.La collaboration avec Steven Spielberg permet finalement son développement pour la télévision, avec Amblin Television et Warner Bros. Television. Diffusée sur NBC à partir du 19 septembre 1994, la série se déroule dans le service des urgences du County General Hospital de Chicago. Sa distribution initiale comprend notamment Anthony Edwards et George Clooney, aux côtés de Noah Wyle.Michael Crichton exerce les fonctions de créateur et de producteur exécutif, tandis que John Wells participe à la direction artistique et à la production de la série. Urgences reçoit un Peabody Award en 1994, puis le Primetime Emmy Award de la meilleure série dramatique en 1996, distinction attribuée à l’équipe de production, dont Crichton fait partie. Celui-ci reçoit également un prix de la Writers Guild of America pour le scénario du pilote.La série compte quinze saisons, diffusées entre 1994 et 2009, et totalise 124 nominations aux Primetime Emmy Awards. Son dernier épisode est diffusé le 2 avril 2009, quelques mois après la mort de son créateur.Activités scientifiques et publications documentairesParallèlement à ses romans, Michael Crichton publie plusieurs ouvrages documentaires. Dans Five Patients (1970), il décrit le fonctionnement d’un établissement hospitalier de Boston à travers cinq cas médicaux. Il consacre ensuite un ouvrage au peintre américain Jasper Johns en 1977.Son intérêt pour l’informatique donne naissance à Electronic Life (1983), un livre destiné à familiariser les lecteurs avec les ordinateurs personnels. Il publie également Travels (1988), un récit autobiographique consacré à ses voyages et à différentes expériences personnelles.Michael Crichton enseigne l’anthropologie à l’université de Cambridge, en Angleterre, et intervient comme écrivain invité au Massachusetts Institute of Technology en 1988. Il siège aussi au conseil de surveillance de l’université Harvard entre 1990 et 1996.En 2002, des paléontologues chinois donnent le nom de Crichtonsaurus bohlini à un dinosaure ankylosaure découvert en Chine, en hommage à l’écrivain et à sa contribution à la popularisation des dinosaures auprès du grand public.Vie personnelle et publications posthumesMichael Crichton se marie à cinq reprises. Il épouse notamment l’actrice canadienne Anne-Marie Martin en 1987. De leur union naît une fille, Taylor. Le couple divorce en 2003. En 2005, il épouse Sherri Alexander, avec laquelle il attend un enfant au moment de son décès.Atteint d’un cancer, Michael Crichton meurt à Los Angeles le 4 novembre 2008, à l’âge de 66 ans. Son fils, John Michael Crichton, naît en 2009, après sa disparition.Plusieurs manuscrits sont publiés à titre posthume. Pirate Latitudes (Pirates, 2009), retrouvé après sa mort, raconte une expédition de pirates dans les Caraïbes au XVIIe siècle. Le roman Micro (2011), laissé inachevé, est complété par Richard Preston. Dragon Teeth (Dent de dinosaure, 2017) met en scène les rivalités entre paléontologues américains au XIXe siècle.En 2024 paraît Eruption, un thriller consacré à une catastrophe volcanique à Hawaï. Le manuscrit de Michael Crichton est achevé par l’écrivain James Patterson, à la demande de Sherri Crichton.
-
Augusta Dabney · 89 ansAugusta Dabney, née Augusta Keith Dabney le 23 octobre 1918 à Berkeley, en Californie, et morte le 4 février 2008 à Dobbs Ferry, dans l’État de New York, est une actrice américaine. Elle a travaillé au théâtre, au cinéma et à la télévision, où elle a notamment interprété Isabelle Alden dans le feuilleton Loving.Une formation à Berkeley et des débuts à BroadwayÉlevée à Berkeley, Augusta Dabney étudie à l’université de Californie, où elle obtient son diplôme. En 1937, elle s’installe à New York pour suivre une formation à l’American Academy of Dramatic Arts. Elle fait ses débuts à Broadway en 1938 dans Abe Lincoln in Illinois, pièce de Robert E. Sherwood, où elle interprète une domestique. La distribution comprend également Kevin McCarthy, qu’elle épouse en 1941.Elle poursuit son activité théâtrale dans plusieurs productions new-yorkaises. En 1944, elle reprend le rôle de Ruth Wilkins dans Dear Ruth, une comédie de Norman Krasna. Après une longue interruption de ses apparitions à Broadway, elle participe à Everything in the Garden d’Edward Albee en 1967. Elle retrouve l’œuvre du dramaturge en 1975 comme doublure de deux personnages féminins dans Seascape. Elle rejoint également la distribution de Children of a Lesser God, dans le rôle de Mrs. Norman, et joue sœur Virgilia dans Sacrilege en 1995, sa dernière production à Broadway.Une figure des feuilletons télévisés américainsAugusta Dabney participe aux premières années de la télévision dramatique américaine, notamment dans les émissions d’anthologie Studio One et Robert Montgomery Presents. En 1955, elle fait partie de la distribution régulière de cette dernière émission, qui présente des fictions dramatiques adaptées pour la télévision.Les feuilletons quotidiens occupent une place importante dans son activité professionnelle. Elle interprète notamment Tracey Malone dans Young Doctor Malone, puis Laura Baxter dans Another World entre 1964 et 1965. Elle joue également Barbara Norris dans Guiding Light en 1970 et Betty Kahlman Barry dans A World Apart. Au milieu des années 1970, elle incarne Caroline Chandler, la seconde épouse de Lee Baldwin, dans General Hospital.Son personnage le plus durable est celui d’Isabelle Alden, la matriarche de la famille Alden dans Loving, feuilleton diffusé sur ABC. Elle l’interprète de 1983 à 1987, reprend le rôle entre 1988 et 1991, puis revient dans la série de 1994 à 1995. Le personnage est également interprété par Celeste Holm et Patricia Barry pendant les périodes où Augusta Dabney quitte la distribution.Une nomination aux BAFTA pour That Night !Au cinéma, Augusta Dabney tient son premier rôle dans That Night ! (1957), où elle interprète Maggie Bowden aux côtés de John Beal. Cette prestation lui vaut une nomination au BAFTA de la meilleure actrice étrangère en 1958, catégorie remportée cette année-là par Simone Signoret pour Les Sorcières de Salem.Elle joue ensuite dans Plaza Suite (1971), réalisé par Arthur Hiller, et dans The Heartbreak Kid (1972), réalisé par Elaine May. En 1988, elle interprète Abigail Patterson dans Running on Empty de Sidney Lumet, où elle partage notamment l’affiche avec Christine Lahti et River Phoenix.Dans The Paper (1994), réalisé par Ron Howard, elle incarne Sarah Hackett, la mère de Henry Hackett, personnage interprété par Michael Keaton. William Prince, son époux dans la vie, joue également son mari à l’écran. Elle apparaît ensuite dans Fear of Fiction en 2000 et tient son dernier rôle télévisé en 2001, dans un épisode de 100 Centre Street, série créée par Sidney Lumet.Une vie familiale liée au monde du spectacleAugusta Dabney épouse l’acteur Kevin McCarthy le 12 septembre 1941 à New York. Le couple a trois enfants, James Kevin McCarthy, Lillah McCarthy et Mary Dabney McCarthy, avant de divorcer en 1964. Par ce mariage, elle est également la belle-sœur de l’écrivaine Mary McCarthy.Elle épouse ensuite l’acteur William Prince, rencontré sur le tournage de Young Doctor Malone, où ils interprètent un couple. Ils travaillent également ensemble dans Another World et As the World Turns. Leur mariage dure jusqu’à la mort de William Prince en 1996.Augusta Dabney meurt le 4 février 2008 à son domicile de Dobbs Ferry, dans l’État de New York, à l’âge de 89 ans, après une longue maladie.