Dylan Baker
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 19 films |
Biographie
Dylan Baker est né le 7 octobre 1959 à Syracuse, dans l’État de New York, aux États-Unis. Il grandit en Virginie, où il découvre très jeune le monde du théâtre. Après des études sérieuses et classiques (il passe notamment par la Yale School of Drama, un vivier réputé d’acteurs aux parcours solides), Dylan Baker entame une carrière qui va le mener aussi bien sur les planches qu’à la télévision et au cinéma.
Souvent cantonné à des rôles secondaires, Dylan Baker n’en est pas moins un visage immédiatement reconnaissable pour les spectateurs attentifs. Avec son physique plutôt passe-partout, il fait partie de ces acteurs que l’on retrouve partout, sans toujours pouvoir mettre un nom sur leur visage, mais dont le jeu marque les esprits. Une sorte de caméléon, à la présence discrète mais constante dans l’industrie.
Dylan Baker au cinéma : des seconds rôles marquants
La carrière cinématographique de Dylan Baker commence à se dessiner dans les années 1980, mais c’est véritablement dans les années 1990 et 2000 qu’il se fait remarquer. Il apparaît dans un large éventail de films aux registres très différents, incarnant souvent des personnages complexes, voire dérangeants. On se souvient particulièrement de son rôle glaçant dans Happiness de Todd Solondz, un film indépendant au ton volontairement inconfortable, où il joue un père de famille aux pulsions pédophiles. Un rôle difficile, courageux, et qui démontre toute l’ambiguïté que Dylan Baker est capable d’incarner.
Il participe également à des productions plus grand public, comme Road to Perdition, Requiem for a Dream, ou encore Planes, Trains and Automobiles. Il a aussi prêté ses traits au Dr. Curt Connors dans la trilogie Spider-Man de Sam Raimi, un personnage secondaire mais que les fans espéraient voir évoluer en Lizard, ce qui, finalement, ne s’est jamais concrétisé dans cette version de la franchise.
Dylan Baker à la télévision : un acteur de confiance pour les grands rôles de soutien
Si Dylan Baker n’est pas toujours en haut de l’affiche, il est très sollicité par les séries télévisées, notamment dans les rôles de personnages à double face, souvent intelligents, froids, ou stratégiques. Il apparaît dans des séries comme The Good Wife, où il incarne un magnat de l’industrie pharmaceutique aussi charismatique que douteux, un rôle qui lui vaut plusieurs nominations aux Emmy Awards. Il joue aussi dans The Americans, Damages, Homeland, Law & Order, ou encore Inside Man, confirmant son goût pour les séries à suspense et les univers politiquement chargés.
Ce qui frappe dans son parcours télévisuel, c’est la régularité avec laquelle Dylan Baker est appelé pour des rôles moralement ambigus, souvent à la frontière entre le bien et le mal. Il joue aussi bien les juristes que les espions ou les hommes de pouvoir, toujours avec une finesse qui rend ses personnages plus humains qu’ils n’y paraissent.
Un acteur de composition apprécié pour sa rigueur et sa discrétion
On ne trouvera pas Dylan Baker sur les tapis rouges à chaque grande avant-première, et encore moins dans les tabloïds. Il incarne une certaine idée du métier d’acteur : celui qui fait son travail, sans bruit, sans excès, avec une rigueur presque académique. Il est respecté par ses pairs, souvent sollicité par les réalisateurs qui cherchent un acteur capable de nuance et de profondeur dans un rôle qui pourrait facilement tomber dans la caricature.
Marié à l’actrice Becky Ann Baker (vue notamment dans Girls), Dylan Baker partage avec elle un goût pour les rôles subtils et les projets exigeants. Ensemble, ils forment un couple d’acteurs à l’image de sa carrière : stable, solide, sans esbroufe.