Keiichi Uraoka

  • Montage

Détails

Autre nom 浦岡敬一
Âge
Nationalité
Filmographie 4 films

Biographie

Keiichi Uraoka est un monteur japonais, né le 4 mai 1930 dans la préfecture de Shizuoka, Japon, et mort le 24 novembre 2008.

Keiichi Uraoka et le montage dans le cinéma japonais

Keiichi Uraoka est associé à plusieurs décennies de cinéma japonais comme monteur. Sa filmographie comprend des œuvres de fiction, des films d’auteur, des productions populaires et des collaborations avec des réalisateurs majeurs du Japon d’après-guerre. Son travail s’inscrit dans une profession rarement exposée au premier plan, mais essentielle à la forme finale des films, où une coupe bien placée parle parfois plus bas qu’un dialogue, mais rarement moins clairement.

Dès la fin des années 1950, Keiichi Uraoka est crédité au montage de The Human Condition, fresque réalisée par Masaki Kobayashi et sortie entre 1959 et 1961. La trilogie, portée par Tatsuya Nakadai, figure parmi les œuvres les plus imposantes du cinéma japonais de cette période, avec un montage confié à Keiichi Uraoka sur l’ensemble du projet.

Les collaborations de Keiichi Uraoka avec Nagisa Ōshima

Keiichi Uraoka travaille à plusieurs reprises avec Nagisa Ōshima. Il est crédité au montage de films comme Double Suicide: Japanese Summer, sorti en 1967, et Dear Summer Sister, sorti en 1972. Ces collaborations le rattachent à une partie importante du cinéma japonais moderne, dans laquelle les formes narratives, politiques et visuelles s’éloignent des cadres les plus classiques.

Son nom reste particulièrement associé à In the Realm of the Senses, film réalisé par Nagisa Ōshima et sorti en 1976. Keiichi Uraoka y est crédité au montage, aux côtés de Patrick Sauvion dans plusieurs fiches internationales. Le film occupe une place singulière dans la carrière d’Ōshima et dans la diffusion internationale du cinéma japonais des années 1970.

Autres films et réalisateurs dans le parcours de Keiichi Uraoka

La filmographie de Keiichi Uraoka comprend aussi Black Lizard, réalisé par Kinji Fukasaku et sorti en 1968, ainsi que Vengeance Is Mine, réalisé par Shōhei Imamura et sorti en 1979. Ce dernier film, adapté d’un récit de Ryūzō Saki, l’associe à un autre cinéaste majeur du cinéma japonais, dans un registre criminel et social très différent des œuvres d’Ōshima.

Keiichi Uraoka est également crédité sur Tokyo: The Last Megalopolis et Oracion, tous deux sortis en 1988. Ces titres appartiennent à une période plus tardive de sa carrière et montrent la continuité de son activité dans des productions japonaises de grande visibilité, du film fantastique historique au drame familial et sportif.

Distinctions et place de Keiichi Uraoka

En 1989, Keiichi Uraoka reçoit une nomination aux Awards of the Japanese Academy dans la catégorie du meilleur montage pour Tokyo: The Last Megalopolis et Oracion. Cette reconnaissance professionnelle intervient après une carrière déjà longue, marquée par des crédits nombreux et des collaborations avec plusieurs figures majeures du cinéma japonais.

Keiichi Uraoka a également reçu un prix spécial de contribution aux Japanese Movie Critics Awards en 2008. Son nom demeure attaché à The Human Condition, In the Realm of the Senses, Vengeance Is Mine, Tokyo: The Last Megalopolis et Oracion, cinq repères qui donnent la mesure d’un parcours de monteur discret par fonction, mais très présent dans l’histoire des films.

Filmographie

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