Bill Murray
- Casting
Détails
| Autre nom | William James Murray |
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Nationalité |
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| Filmographie | 32 films |
Biographie
William James Murray, plus connu sous le nom de Bill Murray, est né le 21 septembre 1950 à Wilmette, dans l’Illinois, aux États-Unis. Acteur, humoriste, icône pop involontaire et roi de l’ironie blasée, Bill Murray a traversé cinq décennies de cinéma en incarnant une figure unique : celle de l’homme à la fois drôle, paumé, et profondément humain. Un clown triste ? Oui. Mais un clown triste génialement lucide.
De Saturday Night Live aux comédies cultes des années 80
La carrière de Bill Murray débute à la télévision dans les années 70, au sein de la mythique émission Saturday Night Live. Il y impose d’emblée son style : sarcastique, nonchalant, un brin absurde, mais jamais gratuit. Une fois lancé, il devient rapidement l’un des visages incontournables de la comédie américaine des années 80.
On le retrouve dans des films devenus cultes comme Meatballs, Stripes, ou encore Ghostbusters (S.O.S. Fantômes, 1984), où il incarne Peter Venkman, savant iconoclaste et flegmatique qui affronte les spectres avec une moue désabusée. Ce rôle suffit à faire de lui une superstar mondiale, mais Murray reste... Murray : anti-star dans l’âme, il fuit les conventions et les interviews, et cultive une aura mystérieuse.
Une comédie de plus en plus existentielle
Dans les années 90, Bill Murray prend un virage plus introspectif. Il tourne Groundhog Day (Un jour sans fin, 1993), chef-d’œuvre de la comédie métaphysique dans lequel il incarne un homme condamné à revivre éternellement la même journée. Derrière le pitch comique se cache une réflexion profonde sur le changement, l’ennui, et la rédemption. Et c’est là que le style Murray prend tout son sens : rire pour cacher le vide, puis apprendre à l’habiter.
Il devient peu à peu le visage d’un certain cinéma mélancolique, qui flirte avec l’absurde sans jamais s’y perdre.
Le tournant Wes Anderson et Lost in Translation
À partir des années 2000, Bill Murray entre dans une nouvelle phase de sa carrière, plus subtile, plus contenue. Il collabore étroitement avec Wes Anderson, qui voit en lui l’acteur parfait pour incarner ces hommes figés dans leurs blessures émotionnelles. Il apparaît dans Rushmore, La Vie aquatique, Moonrise Kingdom ou The French Dispatch, souvent en patriarche excentrique, toujours un peu dépassé par le monde moderne.
Mais c’est Sofia Coppola qui lui offre en 2003 l’un de ses plus grands rôles avec Lost in Translation. Il y joue un acteur vieillissant, perdu à Tokyo, qui noue une relation ambiguë avec une jeune femme solitaire (Scarlett Johansson). Le film capte l’essence même de Murray : un mélange de fatigue, d’ironie et de tendresse. Il décroche un Golden Globe et une nomination à l’Oscar, prouvant qu’il n’est pas seulement un comique, mais un acteur dramatique de haute volée.
Une légende urbaine à lui tout seul
En dehors des écrans, Bill Murray cultive une vie quasi mythologique. On le dit insaisissable, sans agent, joignable uniquement via un répondeur. Il serait apparu dans des mariages d’inconnus, aurait lavé la vaisselle dans une fête étudiante, ou encore soufflé dans l’oreille de passants « personne ne te croira jamais » avant de disparaître. Légendes urbaines ou réalité ? Peu importe : l’image est là, et elle colle parfaitement à son personnage.
Cette distance volontaire avec le star-system ne fait que renforcer son aura. Il agit selon ses propres règles, accepte un film s’il en a envie, disparaît s’il n’en a pas. En d’autres termes : il ne joue pas le jeu de la célébrité, mais impose le sien.
Bill Murray, icône malgré lui
Avec son regard en coin, son phrasé traînant et son détachement légendaire, Bill Murray est devenu bien plus qu’un acteur : une figure culturelle, une métaphore vivante de la condition humaine moderne, à mi-chemin entre ennui existentiel et absurde comique.
Il n’a jamais cherché la reconnaissance, mais elle est venue à lui. Et à sa manière, il continue d’exister dans un espace à part, où l’on peut être triste et drôle à la fois, mélancolique et libre, discret et inoubliable.