Zoë Bell
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Zoë Bell, née le 17 novembre 1978 à Waiheke Island, près d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, est l’une de ces figures du cinéma qu’on reconnaît immédiatement, même si on ne sait pas toujours où on l’a vue. À la fois cascadeuse, coordinatrice de cascades et actrice, Zoë Bell incarne une forme rare d’hybridité dans l’univers du film d’action. Si son nom ne parle pas à tout le monde, ses performances, elles, ont marqué durablement ceux qui les ont vues.
Formée très jeune aux arts martiaux, à la gymnastique et à la chute libre (oui, littéralement), Zoë Bell se tourne naturellement vers l’univers des cascades, qui mêle discipline physique, précision technique et un petit goût pour le danger. Ce mélange explosif allait bientôt trouver un terrain d’expression idéal… au cœur même d’un monde encore largement masculin.
La doublure d’Uma Thurman dans Kill Bill : révélation (invisible) d’un talent spectaculaire
C’est en 2003 que le nom de Zoë Bell commence à circuler sérieusement à Hollywood, bien que son visage ne soit pas encore connu du public. Elle est alors choisie comme doublure cascade officielle d’Uma Thurman dans Kill Bill: Volume 1, puis dans le Volume 2, tous deux réalisés par Quentin Tarantino. Autrement dit, elle incarne physiquement La Mariée, dans ses moments les plus périlleux, sanglants et acrobatiques. Les combats au sabre, les chutes brutales, les sauts spectaculaires, c’est elle.
Tarantino, séduit par sa présence, sa maîtrise, et surtout son énergie, ne l’oubliera pas. Et heureusement pour Zoë Bell, il a une tendance bien connue à transformer ses collaborateurs techniques en véritables personnages à l’écran.
Death Proof : quand la cascadeuse devient actrice à part entière
En 2007, Zoë Bell explose (au sens figuré, cette fois) devant la caméra avec Death Proof, toujours sous la direction de Tarantino. Et cette fois, plus besoin de se cacher derrière une star : elle joue son propre rôle, celui d’une cascadeuse néo-zélandaise, dans un film hommage aux séries B et au grindhouse. Le film contient une scène restée mythique : Zoë Bell, littéralement juchée sur le capot d’une voiture lancée à toute vitesse, enchaîne les figures sans effets spéciaux numériques. Oui, c’est bien elle, sans doublure. Et non, ce n’est pas conseillé à la maison.
Avec Death Proof, Zoë Bell devient une actrice à part entière, sans jamais renier son identité première de cascadeuse. Elle incarne une rare fusion entre l’adrénaline du corps et la capacité à tenir un personnage sur la durée. Et dans un univers où les stars sont souvent protégées de tout danger, elle rappelle que certaines performances physiques sont une affaire de courage réel.
Une carrière entre action pure et rôles de caractère
Par la suite, Zoë Bell continue à jouer dans des films d’action, mais aussi à chorégraphier des séquences de combat pour d’autres. Elle apparaît dans des productions comme Oblivion, The Hateful Eight, Once Upon a Time in Hollywood, ou encore la série Lost. Parfois dans de petits rôles, parfois dans des rôles plus étendus, toujours avec ce mélange de puissance tranquille et de second degré qui la caractérise.
Elle collabore avec de nombreux réalisateurs, mais garde un lien fort avec Quentin Tarantino, qui continue à lui faire une place dans son cinéma, comme une sorte de clin d’œil fidèle à ses débuts.
En parallèle, Zoë Bell coordonne aussi les cascades de films majeurs, prouvant qu’elle sait aussi gérer une équipe et concevoir des séquences d’action cohérentes, sûres et spectaculaires. Un talent d’autant plus remarquable qu’il reste, encore aujourd’hui, largement masculinisé.