Zeljko Ivanek
- Casting
Détails
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| Filmographie | 15 films |
Biographie
Né le 15 août 1957 à Ljubljana (dans l’actuelle Slovénie, à l’époque en Yougoslavie), Željko Ivanek est un acteur slovéno-américain dont la carrière s’étend sur plusieurs décennies, entre théâtre, cinéma et télévision.
Son nom, difficile à prononcer pour certains, est devenu une sorte de signature dans les rôles secondaires de haute intensité, ceux qu’on n’oublie pas même après deux scènes.
Très jeune, Željko Ivanek quitte son pays natal pour les États-Unis avec ses parents. Après une courte parenthèse en Europe, il revient définitivement s’installer en Californie à la fin des années 60. Il découvre le théâtre à San Francisco, avant d'intégrer Yale, d’où il sort diplômé en 1978. Un détour par la London Academy of Music and Dramatic Art parachève sa formation. Autant dire qu’il ne s’est pas contenté de l’instinct : la rigueur et la technique font partie de son jeu depuis le début.
Željko Ivanek, figure du théâtre américain
Avant de devenir ce visage omniprésent des séries dramatiques, Željko Ivanek s’est illustré sur scène, et pas qu’un peu. Il décroche un Drama Desk Award dès 1981 pour Cloud Nine, puis crée le rôle de Hally dans “Master Harold”… and the Boys, une performance encore saluée aujourd’hui. Trois nominations aux Tony Awards viennent asseoir son statut de comédien accompli : Brighton Beach Memoirs en 1983, Two Shakespearean Actors en 1992, et The Caine Mutiny Court‑Martial en 2006. Il y a des acteurs qui font le pont entre Broadway et Hollywood, Željko Ivanek fait carrément le viaduc.
Une filmographie riche et exigeante
Au cinéma, Željko Ivanek n’a jamais été un héros en cape ou un amoureux transi. Ce qu’il incarne, ce sont des hommes de l’ombre, des figures d’autorité ambivalentes, des visages serrés aux regards inquiets. On le croise dans Donnie Brasco, Hannibal, Black Hawk Down, Unfaithful, The Manchurian Candidate, Live Free or Die Hard ou encore Argo. Pas besoin d’un rôle principal quand chaque apparition est marquante.
Dans Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, Željko Ivanek fait partie d’un casting salué collectivement par un Screen Actors Guild Award. Encore une fois, ce n’est pas lui qu’on met en avant sur l’affiche, mais sans lui, il manquerait une pièce au puzzle.
Željko Ivanek à la télévision : la constance dans la complexité
C’est probablement à la télévision que Željko Ivanek a le plus marqué le grand public. Il est Ray Fiske dans Damages, un avocat aussi brillant que rongé par ses dilemmes, qui lui vaut un Emmy Award du meilleur second rôle dramatique en 2008. Un rôle dense, sombre, et parfaitement taillé pour lui.
Il est aussi passé par Oz, 24, Heroes, Big Love, The Americans, Madam Secretary, True Blood, et plus récemment The Walking Dead: Dead City, où il incarne un certain Croat bien moins sympathique que son nom ne le laisse penser. On pourrait presque jouer à "Où est Željko ?" tant il a traversé les séries les plus notoires des 30 dernières années.
Ce qui le distingue, ce n’est pas le glamour ni la notoriété tapageuse, mais une intensité silencieuse, une capacité à incarner des personnages denses, souvent conflictuels, parfois ambigus, toujours justes.
Une carrière maîtrisée, loin des projecteurs
Željko Ivanek n’est pas de ceux qui s’exposent dans les talk-shows ou sur les tapis rouges. Peu de choses filtrent sur sa vie personnelle, et il semble le préférer ainsi. Aucun besoin de surjouer en dehors des plateaux. Son parcours, fait de constance, de rigueur et d’exigence artistique, parle pour lui.
Aujourd’hui, son nom est associé à une certaine idée du jeu d’acteur : sobre, précis, impliqué. On ne l’attend pas forcément en haut de l’affiche, mais dès qu’il apparaît, l’atmosphère change. Comme s’il donnait tout à chaque prise, même pour quelques minutes.