Yoo Ji-tae

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Filmographie 4 films

Biographie

Yoo Ji-tae, né le 13 avril 1976 à Séoul, en Corée du Sud, est un acteur, réalisateur et ancien mannequin sud-coréen, connu pour son allure posée, sa voix grave et son regard introspectif. Longiligne, charismatique, et doté d’un jeu mesuré, Yoo Ji-tae est devenu au fil des années une figure respectée du cinéma coréen, souvent associé à des rôles ambivalents ou tourmentés. Il est aussi passé derrière la caméra avec plusieurs courts et longs-métrages, révélant une autre facette de sa sensibilité artistique.

Des débuts dans la mode à une percée sur grand écran

C’est dans les années 1990 que Yoo Ji-tae commence sa carrière comme mannequin, un domaine où il se fait rapidement remarquer pour sa silhouette élancée et son visage expressif. Mais ce n’est qu’une porte d’entrée vers ce qui deviendra sa véritable vocation : le cinéma. Il fait ses débuts d’acteur en 1998 dans le film Bye June, qui attire l’attention sur son potentiel. Très vite, il enchaîne avec des projets ambitieux.

Sa stature singulière lui permet d’incarner des personnages à la fois puissants et fragiles. Il impressionne dans Ditto (2000), romance de science-fiction douce-amère, puis dans One Fine Spring Day (2001), où il joue un ingénieur du son plongé dans une histoire d’amour éphémère et réaliste. Très vite, Yoo Ji-tae devient synonyme de films sensibles, profonds, où les silences ont autant de poids que les dialogues.

L'impact mondial d’Oldboy : une performance inoubliable

C’est en 2003 que Yoo Ji-tae entre dans l’histoire du cinéma coréen avec Oldboy, de Park Chan-wook. Il y interprète Lee Woo-jin, l’antagoniste du film, dans un rôle aussi élégant que glaçant. Ce personnage de vengeance calculée, raffiné jusqu’à l’obsession, devient l’un des méchants les plus marquants du cinéma coréen, et même international.

Face à Choi Min-sik, Yoo Ji-tae livre une performance contenue mais puissante, faisant de son personnage un mystère fascinant, presque théâtral, mais toujours crédible. Oldboy remporte le Grand Prix du Jury à Cannes et propulse ses acteurs sur la scène mondiale. À partir de là, Yoo Ji-tae est reconnu pour sa capacité à incarner des personnages ambivalents, souvent torturés intérieurement, mais toujours avec une grande finesse.

Une filmographie exigeante et un goût pour l’ombre

Plutôt que de capitaliser sur le succès d’Oldboy pour enchaîner les blockbusters, Yoo Ji-tae fait des choix de carrière marqués par la diversité et une certaine forme de retenue. Il alterne entre films d’auteur, projets indépendants et drames psychologiques. Dans Antarctic Journal, Mai Ratima, ou The Swindlers, il explore des univers très différents, toujours avec ce même calme imposant et une intensité intériorisée.

Il n’hésite pas non plus à jouer dans des mélodrames, des thrillers sociaux ou même des séries, comme Healer ou plus récemment Money Heist: Korea, où il reprend le rôle du Professeur dans la version coréenne du succès espagnol La Casa de Papel. Là encore, sa voix posée et son intelligence de jeu lui permettent d’incarner des figures d’autorité sans jamais forcer.

Yoo Ji-tae derrière la caméra : une sensibilité affirmée

Au-delà de son travail d’acteur, Yoo Ji-tae s’est aussi affirmé comme réalisateur. Il a commencé par des courts-métrages salués pour leur justesse et leur regard social, comme How Do the Blind Dream? ou Out of My Intention. En 2013, il réalise son premier long-métrage, Mai Ratima, un drame social qui aborde la condition des migrants en Corée, à travers une histoire d’amour désabusée.

Ce passage à la réalisation ne surprend pas. On y retrouve la même délicatesse que dans son jeu d’acteur, la même attention aux détails et aux émotions retenues. Yoo Ji-tae ne cherche pas à choquer ni à impressionner : il raconte des histoires humaines, complexes, souvent douloureuses, mais toujours profondément sincères.

Filmographie

4 sur 4 films

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