William Morgan Sheppard
- Casting
Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
William Morgan Sheppard est né le 24 août 1932 à Londres, au Royaume-Uni, et est décédé le 6 janvier 2019 à l’âge de 86 ans. Avec sa voix profonde, sa prestance naturelle et son allure théâtrale, William Morgan Sheppard a marqué de son empreinte de nombreuses productions, surtout dans les genres de la science-fiction, du fantastique et de l’histoire. Bien qu’il soit rarement sous les projecteurs principaux, il a souvent été ce visage ou cette voix que l’on n’oublie pas, et dont la seule présence pouvait conférer instantanément du poids à une scène.
Une formation théâtrale britannique classique
Formé à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), William Morgan Sheppard appartient à cette tradition d’acteurs britanniques à la diction parfaite, au jeu ciselé et à la passion du texte. Il a passé de nombreuses années sur scène, notamment au sein de la Royal Shakespeare Company, où il a affiné un style à la fois imposant et précis. Il est de ces comédiens pour qui chaque mot compte, et cela transparaît dans toutes ses performances, même les plus modestes.
Cette rigueur classique lui donne un avantage précieux lorsqu’il s’installe aux États-Unis. Là, il devient rapidement un acteur de caractère recherché pour incarner des personnages d’autorité, de sagesse ou de mystère, que ce soit dans des productions historiques ou dans des univers de fiction plus audacieux.
Un pilier discret de la science-fiction télévisée
Ce sont surtout ses nombreuses apparitions dans des séries cultes de science-fiction qui font de William Morgan Sheppard une figure bien connue des amateurs du genre. Il est l’un des rares acteurs à avoir joué dans les trois grandes franchises télévisées que sont Doctor Who, Star Trek et Babylon 5.
Dans Star Trek, il apparaît à plusieurs reprises, notamment dans Star Trek: The Next Generation et dans le film Star Trek (2009), où il joue le président du conseil vulcain. Sa capacité à incarner des personnages solennels, aux prises avec des enjeux philosophiques ou politiques, le rend parfaitement adapté à cet univers.
Il fait également une apparition remarquée dans Doctor Who (épisode The Impossible Astronaut), où il interprète une version âgée du personnage de Canton Everett Delaware III, tandis que son propre fils, Mark Sheppard, joue le même personnage plus jeune. Une jolie mise en abîme familiale qui témoigne aussi d’un certain passage de relais entre générations d’acteurs.
Dans Babylon 5, il campe le personnage du soul man G’Kar dans un épisode pilote (The Gathering), un rôle ensuite repris par Andreas Katsulas. Même dans cette courte apparition, William Morgan Sheppard impose un ton et une gravité qui renforcent l’univers dense de la série.
Une voix, un style, une présence
Outre son visage reconnaissable, William Morgan Sheppard possédait surtout une voix unique, grave, rocailleuse, parfaitement modulée. Elle lui a valu de prêter ses talents à de nombreuses narrations, publicités et jeux vidéo, où sa diction implacable ajoutait une profondeur bienvenue. Il savait manier le dramatique sans emphase, et glisser une forme de noblesse dans les rôles les plus ambigus.
Cette voix, justement, l’a souvent conduit vers des rôles d’anciens combattants, de chefs religieux, de conseillers avisés, voire de personnages énigmatiques, entre réalité et symbolisme. Même lorsqu’il jouait des seconds rôles, il avait cette capacité à marquer une scène en quelques répliques, simplement par la force de son interprétation.
Un acteur transgénérationnel, entre traditions et modernité
Avec une carrière s’étendant sur plus de quarante ans, William Morgan Sheppard a su traverser les époques sans jamais renier ses racines théâtrales. Il a évolué dans le paysage changeant de la télévision et du cinéma en conservant cette rigueur classique, mais en l’adaptant aux besoins des formats modernes.
Sa collaboration avec son fils Mark Sheppard, également acteur très actif dans la science-fiction (notamment dans Supernatural, Battlestar Galactica et Doctor Who), ajoute une dimension humaine à sa trajectoire. Leur complicité à l’écran, bien que rare, témoigne d’un respect mutuel et d’un engagement familial pour l’art dramatique.