Waris Ahluwalia
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Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Waris Ahluwalia, designer et acteur indo-américain né en 1974 à Amritsar (Pendjab, Inde), s’est imposé comme une figure emblématique du monde de la mode et du cinéma, combinant élégance, artisanat et engagement culturel dans une trajectoire profondément singulière.
🎨 Formation et trajectoire précoce
Issu d’une famille sikh – son père était professeur de linguistique à l’Université Guru Nanak Dev et sa mère, enseignante et directrice d’école – Waris quitte l’Inde à l’âge de cinq ans avec ses parents pour s’installer à Brooklyn, New York. Cette transplantation marque le début d’un parcours où l’identité culturelle occupe une place centrale. Il se distingue dès l’adolescence par son charisme et son style, et après des études en arts libéraux, il se tourne vers la joaillerie et le design.
💍 Créateur de bijoux et influence mode
En 2007, il fonde House of Waris, une marque résolument centrée sur l’artisanat traditionnel, collaborant avec des artisans en Inde (Rajasthan) et en Italie (Rome). Il développe des accessoires – bijoux, foulards, lunettes – destinés à une clientèle internationale, et travaille avec des marques comme Gucci, Kenzo, The Kooples, Gap, Tory Burch, APC, et Forevermark (De Beers). Récompensé par une nomination au Vogue/CFDA Fashion Fund (2009) et intégré au CFDA (2010), il est reconnu pour sa vision alliant héritage culturel et design contemporain.
🎥 Parcours au cinéma
Son entrée au cinéma est presque fortuite : rencontré lors d’un rassemblement pour la paix près de l’ONU, Wes Anderson lui confie un petit rôle dans La Vie aquatique avec Steve Zissou (2004). Il incarne ensuite des personnages notables dans Inside Man de Spike Lee (2006) et Darjeeling Limited de Wes Anderson (2007), avant d’apparaître dans The Grand Budapest Hotel (2014) et Beeba Boys (2015), entre autres.
🌱 Engagement, culture et héritage
Très impliqué dans la promotion de la tolérance religieuse, il est honoré à New York par une proclamation de « Waris Ahluwalia Day » en 2016 pour son action interculturelle. En 2016, il est également au cœur d’une controverse lorsqu’Aeromexico refuse d’embarquer son vol à cause de son turban. Il s'en sert comme d’un levier éducatif pour sensibiliser aux droits religieux.
Par ailleurs, sa curiosité l’amène vers d’autres explorations : il écrit pour The Paris Review, lance sa propre ligne de thés biologiques chez House of Waris Botanicals, et s’engage pour la protection des éléphants.