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Film Index

Viveca Lindfors

Casting

Nationalité
 Suède
Naissance
29 décembre 1920
Mort
25 octobre 1995
Âge
74 ans
Autre nom
Elsa Viveca Torstensdotter Lindfors
Filmographie
9 films

Biographie

Viveca Lindfors est née le 29 décembre 1920 à Uppsala, en Suède, et s’est éteinte le 25 octobre 1995 à Uppsala également, à l’âge de 74 ans. Actrice au parcours cosmopolite, elle a su conjuguer carrière hollywoodienne, engagement artistique, et fidélité à ses racines européennes. Viveca Lindfors, c’est avant tout une présence magnétique à l’écran, une diction théâtrale, une beauté singulière, et une intensité rare dans le regard. Une actrice à contre-courant, souvent là où on ne l’attendait pas.

Une étoile suédoise qui séduit Hollywood dans les années 40

Formée à l’école royale d’art dramatique de Stockholm, Viveca Lindfors commence sa carrière au théâtre et au cinéma en Suède, où elle attire vite l’attention pour sa prestance et sa maîtrise classique du jeu. Dans les années 40, à une époque où Hollywood s’éprend des actrices européennes à l’allure sophistiquée, elle est invitée à poursuivre sa carrière aux États-Unis.

Elle signe avec la Warner Bros et fait ses débuts américains dans To the Victor (1948), avant d’enchaîner avec des rôles dans The Adventures of Don Juan, King of Kings ou encore No Sad Songs for Me. Très vite, Viveca Lindfors impose un style bien à elle : plus cérébrale, plus intense, parfois plus sombre que les actrices blondes et pétillantes typiques de l’époque. Elle est de celles qui apportent de la gravité à l’écran, même dans les scènes les plus simples.

Une carrière entre rôles classiques et cinéma d’auteur

Au fil des décennies, Viveca Lindfors évolue dans un registre de plus en plus libre, préférant les projets exigeants ou expérimentaux aux grandes productions formatées. Elle s’éloigne progressivement du système hollywoodien pour se tourner vers le théâtre, la télévision, mais aussi le cinéma d’auteur.

Dans les années 60 et 70, elle multiplie les rôles dans des œuvres plus engagées, en phase avec son tempérament artistique. On la retrouve dans The Way We Were aux côtés de Barbra Streisand, ou dans Zorn (un film suédois), mais aussi sur scène dans des pièces d’Ibsen, Tchekhov ou Shakespeare, où elle peut laisser libre cours à sa formation dramatique européenne.

Elle enseigne également le théâtre aux États-Unis, notamment à la State University of New York (SUNY), et devient une figure respectée du théâtre universitaire américain, autant pour sa rigueur que pour sa générosité.

Un retour remarqué avec Stargate… et un ultime clin d’œil pop

Fait plutôt étonnant dans une carrière marquée par le théâtre classique et les drames psychologiques : Viveca Lindfors apparaît en 1994 dans le film de science-fiction Stargate, aux côtés de Kurt Russell. Elle y interprète la professeure Langford, rôle modeste mais symbolique, comme si elle venait faire un clin d’œil à un nouveau public, dans un genre aux antipodes de ses débuts.

Cette apparition tardive montre à quel point Viveca Lindfors a su évoluer avec son temps, sans jamais perdre sa singularité. Elle ne cherchait pas la célébrité, mais les rôles qui avaient du sens, y compris dans des contextes inattendus.

Une femme de conviction, libre dans ses choix

En dehors de son travail d’actrice, Viveca Lindfors s’est toujours illustrée par son indépendance d’esprit et son engagement. Elle a milité pour l’éducation artistique, pour la place des femmes dans le théâtre et le cinéma, et pour une forme de culture libre, ouverte, transversale. Elle a été mariée à plusieurs reprises, notamment à l’écrivain Don Siegel, et a eu trois enfants, dont l’acteur Kristoffer Tabori.

Son jeu était souvent perçu comme plus proche du théâtre européen que des standards hollywoodiens, une force mais aussi, parfois, un obstacle dans une industrie qui valorisait davantage les visages souriants que les regards troublants. Pourtant, cette différence, Viveca Lindfors en a fait sa signature.

Une carrière transatlantique à la croisée des genres

Peu d’actrices ont su passer avec autant de naturel du cinéma en noir et blanc des années 40 à la science-fiction des années 90, en passant par les grandes tragédies théâtrales et les films indépendants. Viveca Lindfors, c’est l’illustration parfaite de la comédienne qui refuse l’étiquette, qui avance selon sa propre boussole artistique, parfois loin des modes, mais toujours avec justesse.

Aujourd’hui encore, sa filmographie reste une exploration fascinante de la place des actrices européennes dans le cinéma américain, des tensions entre art et industrie, et de ce que signifie rester fidèle à soi-même, même dans un système qui préfère les archétypes aux nuances.

Viveca Lindfors n’était pas une star au sens hollywoodien du terme, mais elle a brillé là où cela compte vraiment : dans la justesse, la force intérieure, et la profondeur.

Filmographie

  • Stargate : la porte des étoiles
    Tout public

    Contacté par l'armée américaine, le jeune égyptologue de génie, Daniel Jackson, résout en 1994 l'énigme du gigantesque anneau de pierre et d'acier découvert en 1928 sur le site de la grande pyramide de Gizeh. Cette mission va le projeter à des années-lumière de la Terre chez des extra-terrestres qui ont construit les Pyramides. Un nouveau monde s'ouvre alors…

    1994 2h01 Catherine

  • Zandalee
    Tout public

    Ravissante et sulfureuse, Zandalee vit à la Nouvelle Orléans avec son mari Thierry, poète dans l'âme et business man dans la vie. Leur vie devient tout à coup trop monotone au goût de Zandalee, lorsque celle-ci rencontre Johnny, l'ami d'enfance de Thierry devenu artiste peintre. Une liaison dangereuse s'installe à mesure que la pulsion adultère envers Johnny s'empare de Zandalee. Mais Thierry, sous ses airs de dupe, prépare une revanche implacable...

    1991 1h40 Tatta

  • L'Exorciste, la suite
    Interdit aux moins de 12 ans

    Près de vingt ans se sont écoulés depuis les tragiques évènements qui ont failli coûter la vie à la jeune Regan possédée par Satan. Le lieutenant Kinderman, témoin privilégié de cette affaire terrifiante, est depuis toujours resté en éveil non sans raison car le mal rôde toujours. Après une enquête serrée et quelques morts, Kinderman s’aperçoit que les nouveaux meurtres sont l’exacte réplique de ceux commis par un tueur fou mort douze ans plus tôt.

    1990 1h50 Nurse X

  • Creepshow
    Interdit aux moins de 12 ans

    Billy adore les bandes dessinées d'horreur. Il est donc d'autant plus furieux lorsque son père lui interdit d'en lire et jette à la poubelle sa BD préférée, Creepshow. Cette nuit-là, le Creep surgit devant la fenêtre de Billy, lui révélant un univers d'horreur bien réel. Le Creep lui raconte cinq histoires macabres tirées de la bande dessinée, mettant en scène des zombies assoiffés de vengeance, des monstres sanguinaires, des insectes impitoyables et une inquiétante végétation extraterrestre...

    1982 2h00 Aunt Bedelia (segment "Father's Day")

  • Un mariage
    Tout public

    Le mariage de deux jeunes gens réunissant une cinquantaine d'invités est le prétexte à une instigation en profondeur de la société américaine, familiale et sociale. Un tableau plutôt sombre et sans concession.

    1978 2h05 Ingrid Hellstrom

  • Girlfriends
    Tout public

    Susan vient de terminer ses études et gagne sa vie en photographiant des mariages. Elle rêve de photographie d'art et partage son appartement avec une amie. Celle ci la quitte pour se marier et les deux femmes n'ont bientôt plus rien à se dire...

    1978 1h28 Beatrice

  • Bienvenue à Los Angeles
    Tout public

    Carrol Barber, jeune auteur-compositeur vivant à Londres, revient à Los Angeles, sa ville natale, à l'occasion de Noël. Son agente, Susan Moore, lui a annoncé que le chanteur Eric Wood veut enregistrer certaines de ses chansons. Carrol ne se doute pas qu'il s'agit d'un stratagème de son père, le millionnaire Carl Barber, qui tient à ce que son fils revienne au bercail. Dans l'un de ses textes, Carrol parle de Los Angeles comme de la "ville des rencontres éphémères". Il va en faire l'expérience concrète à travers ses relations avec plusieurs femmes : Ann Goode, femme d'affaires, Nona Bruce, photographe, et Karen Hood, qui fuit une existence vide en passant des heures dans les salles de cinéma et dans les taxis...

    1976 1h46 Susan Moore

  • Nos plus belles années
    Tout public

    En 1937, Katie Morosky et Hubbell Gardiner dansent ensemble au bal de fin d’année de leur université. Qu’ont‐ils en commun, hormis ce pas de valse  ? Il est riche et oisif. Elle est pauvre, travaille pour financer ses études et s’est engagée dans un combat militant pour la paix. Un amour sans doute déraisonnable les pousse l’un vers l’autre. Des années plus tard, Katie et Hubbell, qui se sont perdus de vue, se retrouvent à New York. Katie travaille à la radio et milite plus ardemment que jamais, dans une Amérique où commence la chasse aux sorcières du sénateur McCarthy. Hubbell, qui n’a pas su faire fructifier ses talents d’écrivain, tente d’oublier ses échecs dans la boisson…

    1973 1h58 Paula Reisner

  • Quatre dans un Jeep
    Tout public

    1951 1h35 Franziska Idinger