Vinnie Jones
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 17 films |
Biographie
Vinnie Jones, de son nom complet Vincent Peter Jones, est né le 5 janvier 1965 à Watford, dans le Hertfordshire, en Angleterre. Ancien footballeur professionnel devenu acteur, il s’est imposé à l’écran avec une image bien particulière : celle du "hard man" britannique par excellence. Gueule carrée, regard menaçant, mâchoire serrée : Vinnie Jones incarne une virilité brute, souvent mise au service de personnages de gangsters, videurs ou brutes au grand cœur — parfois tout à la fois.
Mais derrière cette image bien trempée, se cache une trajectoire atypique, entre exploits sportifs, rôles cultes au cinéma et une étonnante longévité dans un univers où il aurait pu n’être qu’une curiosité passagère.
Une réputation de dur forgée sur les terrains de football
Avant le cinéma, Vinnie Jones est connu pour son passage sur les terrains de football anglais, où il évolue dans les années 1980 et 1990 comme milieu défensif rugueux. Il joue notamment pour Wimbledon, Leeds United et Chelsea, et est associé au célèbre "Crazy Gang", une équipe redoutée pour son style de jeu agressif et son esprit de camaraderie viril.
Sa réputation ne tient pas seulement à son jeu musclé, mais aussi à des faits d’armes devenus légendaires, comme cette photo iconique où on le voit… agripper sans vergogne l’entrejambe de Paul Gascoigne, en plein match. Une image à l’image de sa carrière de footballeur : provocante, brutale, sans filtre.
Mais Jones est plus qu’un simple "bad boy du foot" : capitaine respecté, leader sur le terrain, il possède un vrai sens du collectif et une intelligence tactique, qui feront aussi la différence une fois devant la caméra.
Vinnie Jones dans Lock, Stock and Two Smoking Barrels : la naissance d’un gangster culte
En 1998, il explose au cinéma dans Lock, Stock and Two Smoking Barrels, premier film de Guy Ritchie, où il incarne Big Chris, un "récupérateur" impitoyable… mais qui emmène son fils partout avec lui. Mélange improbable de brutalité méthodique et d’attendrissement paternel, le personnage devient instantanément culte, et révèle au passage le potentiel comique et cinématographique de Vinnie Jones.
Sa voix grave, son regard inamovible, son sens du timing et sa capacité à rendre les menaces aussi drôles qu’effrayantes séduisent. Il retrouve Guy Ritchie en 2000 pour Snatch, dans le rôle de Bullet-Tooth Tony, un autre homme de main que l’on ne veut clairement pas contrarier.
Ces films posent les bases de son archétype cinématographique : le dur à cuire cockney, ultra-violent mais souvent ironique, qui cite la Bible ou les règles de la boxe en fracassant des têtes.
Une carrière internationale sur le fil du rasoir
Après ce départ fulgurant, Vinnie Jones part à la conquête d’Hollywood. On le retrouve dans Gone in 60 Seconds, Swordfish, ou encore X-Men: The Last Stand, où il incarne Juggernaut, monté comme une armoire à glace et doté d’un humour de bulldozer. Si ces rôles sont parfois plus anecdotiques, ils confirment une chose : Vinnie Jones est un type qu’on n’oublie pas.
Il tourne aussi dans des films d’action de série B, des thrillers ou des comédies noires, souvent en jouant… des versions de lui-même : ex-taulard repenti, videur philosophe, gangster rangé qui ne l’est jamais tout à fait. Il le sait, et il en joue. Plutôt que de fuir l’étiquette, il l’exploite avec un certain second degré, voire une forme d’auto-parodie assumée.
Une personnalité plus nuancée qu’il n’y paraît
Derrière l’image de brute tatouée, Vinnie Jones est aussi un homme marqué par des drames personnels, notamment la mort de sa femme Tanya en 2019 après une longue maladie. Il en parle avec pudeur, évoquant une douleur sourde qui l’a transformé. Depuis, il apparaît plus en retrait, mais toujours présent dans des projets à taille humaine, souvent liés à ses racines britanniques.
Il n’a jamais prétendu être un acteur de composition ou un caméléon. Il est un personnage, reconnaissable dès la première réplique, et c’est précisément ce qui fait sa force. Il apporte du poids, du vécu, une forme de vérité rugueuse à ses rôles, même les plus caricaturaux.
Vinnie Jones : l’art de rester fidèle à soi-même
Ce qui rend Vinnie Jones attachant, c’est peut-être sa cohérence. Il ne s’est jamais renié, n’a jamais tenté de jouer des rôles qui ne lui ressemblaient pas. Il connaît ses forces — la menace tranquille, la répartie sèche, la brutalité comique — et s’en sert avec efficacité.
Il est à l’écran ce qu’il a été sur le terrain : un joueur dur, mais loyal, qui ne fait pas semblant. Et s’il n’est pas devenu une star hollywoodienne au sens classique, il a construit une carrière solide, reconnaissable, et souvent jubilatoire.