Vegar Hoel
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Vegar Hoel, né le 15 novembre 1973 à Stavanger, en Norvège et décédé le 8 novembre 2021, fait partie de ces acteurs que le public associe immédiatement à un certain type de cinéma : celui qui ne se prend pas trop au sérieux, mais qui est tourné avec sérieux. Si son nom n’est peut-être pas familier du grand public international, Vegar Hoel est une figure bien connue des amateurs de cinéma de genre nordique, et surtout des fans de zombies pas franchement subtils mais délicieusement absurdes.
Le rôle qui le propulse hors des frontières norvégiennes, c’est sans aucun doute celui de Martin dans Dead Snow (Død Snø, 2009), cette comédie horrifique devenue culte où un groupe de jeunes en vacances se retrouve confronté à… des nazis zombies, littéralement. Oui, on est loin du drame social nordique aux couleurs froides. Et c’est justement dans ce contraste que Vegar Hoel excelle. Il incarne un homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire, plongé dans une situation qui ne l’est pas du tout. Il joue sur la panique, la maladresse, le désespoir comique, et parvient à créer un héros malgré lui, à la fois drôle et attachant.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Vegar Hoel revient en force dans Dead Snow 2: Red vs. Dead (2014), où son personnage — que l’on pensait hors-jeu — ressuscite, littéralement et symboliquement. Le film pousse les curseurs encore plus loin : bras greffé, armée de zombies soviétiques, explosion de viscères... Et malgré ce chaos narratif volontaire, Vegar Hoel garde une certaine sincérité dans son jeu. Il ne joue pas la parodie, il joue dans la parodie, ce qui rend sa performance d’autant plus efficace.
En dehors de ces deux films qui l'ont fait connaître sur la scène internationale des festivals de genre, Vegar Hoel a participé à plusieurs productions norvégiennes, aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Il est apparu dans des séries locales, souvent dans des rôles secondaires, mais toujours avec cette capacité à imposer sa présence sans en faire trop. On le croise aussi dans des projets plus sérieux ou dramatiques, preuve qu’il ne se limite pas à l’humour gore, même si c’est ce registre qui l’a rendu célèbre.
Son parcours révèle une affinité certaine avec les productions un peu à part, celles qui ne rentrent pas dans les cases classiques. Il a aussi collaboré à des projets de théâtre et de doublage, notamment dans des versions norvégiennes de films d’animation, ce qui montre une palette de jeu plus large qu’il n’y paraît à première vue.
Ce qui rendait Vegar Hoel attachant, c’était peut-être son auto-dérision tranquille, cette manière d’assumer des rôles extrêmes sans jamais se départir d’une certaine humanité. Il ne cherchait pas à paraître cool, ni à briller gratuitement. Il était, tout simplement, souvent au bord du chaos, souvent recouvert de sang, parfois désespéré, mais toujours crédible. Et il faut un certain talent pour rendre un bras de zombie greffé à un humain presque émouvant.
Filmographie
4 sur 4 films