Valentina Vargas
- Casting
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Valentina Vargas, née le 31 décembre 1964 à Santiago, au Chili, est une actrice franco-chilienne qui s’est illustrée dans les cinémas européens et latino-américains, avec des rôles marquants dans des films aux univers souvent sombres, esthétiques ou mystiques. Bilingue, cosmopolite et à la beauté énigmatique, Valentina Vargas a navigué avec aisance entre les productions françaises, espagnoles et internationales, laissant derrière elle une filmographie singulière, marquée par la sensualité, la spiritualité et la marginalité.
Une formation multiculturelle pour une carrière à cheval sur plusieurs mondes
Après une enfance au Chili, Valentina Vargas s’installe en France où elle étudie à l’École de théâtre de Peter Brook, à Paris. Cette formation exigeante, centrée sur le travail corporel et l’authenticité du jeu, forge une actrice à la fois instinctive et très maîtrisée, prête à s’intégrer dans des projets aussi exigeants que radicaux.
C’est d’ailleurs en France qu’elle obtient ses premiers rôles importants, à une époque où le cinéma d’auteur européen cherche de nouveaux visages internationaux, capables de brouiller les lignes entre les genres, les langues et les archétypes classiques.
Percée avec Le Nom de la Rose : mystère et latin médiéval
En 1986, Valentina Vargas obtient un rôle marquant dans Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud, adaptation du roman d’Umberto Eco. Elle y incarne la jeune fille sans nom, mystérieuse paysanne soupçonnée de sorcellerie, figure à la fois angélique et sensuelle, égarée dans un monde d’hommes, de silence et de dogmes.
Bien qu’elle n’ait que quelques scènes, la présence magnétique de Valentina Vargas dans ce film culte reste gravée dans les mémoires. Elle y impose une intensité muette, renforcée par la dimension symbolique de son personnage. C’est le rôle qui lance véritablement sa carrière à l’international.
Une actrice magnétique dans un cinéma de marge
Dans les années qui suivent, Valentina Vargas se spécialise dans des rôles où l’ambiguïté est reine. Elle tourne avec des réalisateurs comme Luc Besson, Jean-Jacques Beineix ou Álex de la Iglesia, explorant des univers marqués par l’excès, la marginalité ou le fantastique.
Elle apparaît notamment dans :
- Hellraiser: Bloodline (1996), épisode horrifique d’une saga culte où elle incarne une princesse démoniaque aussi cruelle que fascinante
- Bloody Mallory (2002), dans un rôle de religieuse guerrière dans un film à l’esthétique baroque
- Plusieurs films hispaniques ou sud-américains où elle incarne des femmes fortes, exilées, brisées ou révoltées
Son accent, sa voix grave, et son regard à la fois doux et perçant en font une actrice difficile à classer, souvent choisie pour incarner des figures hors normes, ni totalement bonnes ni franchement maléfiques. En cela, elle s’inscrit dans un certain cinéma de genre européen, à la croisée du thriller, du fantastique et du film d’auteur.
Une carrière discrète, mais fidèle à une ligne artistique
À partir des années 2000, Valentina Vargas se fait plus rare sur les écrans. Elle apparaît parfois dans des séries ou des films indépendants, et continue à travailler entre la France, l’Espagne et l’Amérique latine. Contrairement à d’autres actrices ayant percé par le biais de rôles très visuels, elle ne cherche jamais à capitaliser sur une image glamour ou médiatique.
Elle reste fidèle à des projets exigeants, parfois expérimentaux, parfois à très petit budget, mais toujours en lien avec des univers artistiques forts ou alternatifs. Elle a également mené des projets liés au chant lyrique et à la spiritualité, éléments qu’elle considère comme essentiels à son équilibre personnel et artistique.