Um Tae-goo

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Détails

Autre nom 엄태구
Âge
Nationalité
Famille
Filmographie 7 films

Biographie

Né le 9 novembre 1983 à Séoul, en Corée du Sud, Um Tae-goo est un acteur au jeu singulier, souvent salué pour sa capacité à incarner des personnages complexes, tourmentés, voire carrément inquiétants.

Diplômé du département de cinéma de l’université Konkuk, il débute sa carrière dans le cinéma en 2007, sans éclats, mais avec une constance qui finira par payer. À la différence de certains collègues lancés jeunes dans les dramas, Um Tae-goo s’est construit à travers des seconds rôles sombres et physiques, creusant progressivement une image d’acteur exigeant et peu médiatisé, à contre-courant des standards de beauté et de popularité de l’industrie coréenne.

Il est aussi le frère cadet du réalisateur Um Tae-hwa, ce qui, forcément, suscite des croisements artistiques : on retrouve l’acteur dans plusieurs films de son aîné, sans que cela ne réduise sa propre légitimité. Si on devait résumer son image publique, ce serait peut-être celle d’un acteur de l’ombre, rarement mis en avant, mais difficile à oublier une fois l’écran éteint.

Um Tae-goo, un visage marquant du cinéma sud-coréen

C’est bien au cinéma que Um Tae-goo s’impose d’abord. Il enchaîne d’abord les rôles mineurs dans les années 2000, dans des films comme Epitaph ou Lady Vengeance. Ce sont surtout les années 2010 qui le propulsent dans des rôles plus notables. Son interprétation dans Coin Locker Girl en 2015 marque un tournant : il y joue Woo-gon, bras droit inquiétant d'une cheffe de gang. Ce personnage froid et silencieux colle parfaitement à sa silhouette rigide et son regard perçant.

En 2016, dans The Age of Shadows, il campe un agent japonais, rôle qui lui vaut une reconnaissance critique significative. Ce film d’espionnage historique, signé Kim Jee-woon, le place enfin sous les projecteurs des professionnels du métier. Il reçoit le prix du meilleur second rôle masculin aux Grand Bell Awards, une distinction qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà : Um Tae-goo est de ces acteurs capables de voler la scène sans dire un mot.

Puis vient Night in Paradise en 2020, un film de gangsters mélancolique réalisé par Park Hoon-jung, présenté à la Mostra de Venise. Ici encore, Um Tae-goo joue un homme poursuivi par la violence, mais jamais caricatural. Son jeu tout en tension, entre explosion contenue et regard vide, donne au film une gravité particulière. On y retrouve cette capacité unique à habiter des personnages au bord du gouffre, sans jamais tomber dans l’excès dramatique.

Une carrière télévisuelle plus discrète mais révélatrice

Si l’on pense d’abord au cinéma en parlant de Um Tae-goo, sa présence à la télévision mérite également qu’on s’y attarde. Il apparaît d’abord dans quelques rôles secondaires dans les années 2010, mais c’est surtout avec la série Hometown en 2021 qu’il attire l’attention du grand public dans un format long. Diffusée sur tvN, la série mêle thriller, drame familial et surnaturel, et le rôle de Um Tae-goo y est aussi trouble que magnétique. Il y interprète un homme impliqué dans une affaire terroriste aux ramifications personnelles et politiques. Là encore, son jeu minimaliste et rugueux s’adapte parfaitement au ton lourd et introspectif de la série.

En 2024, il revient là où on ne l’attend pas : la comédie romantique. My Sweet Mobster lui permet de montrer une toute autre facette de son jeu. Il y incarne Seo Ji-hwan, un ancien gangster reconverti en chef d’entreprise, avec une part de maladresse attendrissante. Loin des tueurs impassibles ou des policiers désabusés, Um Tae-goo se permet ici une légèreté rare dans sa filmographie. Un changement de ton qui n’a rien de gratuit : il y prouve qu’il est aussi capable de nuances dans des registres plus doux, sans pour autant perdre ce regard fatigué qui semble avoir tout vu.

Um Tae-goo, entre fidélité artistique et discrétion assumée

Ce qui définit sans doute le mieux Um Tae-goo, c’est sa fidélité artistique. Fidèle à certains réalisateurs (notamment son frère), fidèle à un style de jeu dépouillé, et surtout fidèle à une certaine forme de cinéma. Il ne court ni les plateaux variés ni les interviews à outrance. Il choisit ses rôles avec une prudence presque artisanale. À l’heure des réseaux sociaux omniprésents et des acteurs hyperconnectés, Um Tae-goo fait figure d’exception. Pas de compte Instagram animé, peu de fanservice. Juste des performances solides, sobres, marquantes.

Il faut aussi noter que son allure particulière, à mille lieues des standards idol, joue probablement pour beaucoup dans le type de rôles qui lui sont confiés. Ni premier rôle romantique par défaut, ni bad boy sexy à la mode, Um Tae-goo incarne des hommes cabossés, socialement marginalisés ou psychologiquement isolés. C’est là, dans ces rôles aux angles rugueux, qu’il semble le plus à l’aise.

Filmographie

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