Tim Allen
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 12 films |
Biographie
Tim Allen, de son vrai nom Timothy Alan Dick, est né le 13 juin 1953 à Denver, dans le Colorado (États-Unis). Acteur, humoriste et auteur, il s’est imposé comme l’une des figures incontournables de la télévision américaine des années 1990, avant de prêter sa voix à l’un des personnages les plus cultes du cinéma d’animation. Si son nom ne vous évoque rien de prime abord, il suffit pourtant d’entendre le mot "Buzz" pour que l’écho soit immédiat.
Des débuts sur scène… et un passage par la case prison
Avant de se faire une place sur les plateaux de tournage, Tim Allen commence par la scène, en tant que stand-up comédien. Son humour, centré sur les stéréotypes masculins, la vie domestique et la virilité maladroite, fait mouche dans un contexte américain en pleine redéfinition des rôles genrés. Une ironie d’autant plus forte que Tim Allen a connu un détour carcéral dans sa jeunesse : arrêté en 1978 pour possession de drogue, il collabore avec les autorités et évite ainsi une longue peine. Une zone d’ombre qui, loin de le définir, alimente plutôt l’idée d’un homme reconverti, revenu de loin.
Home Improvement : la sitcom qui construit un empire
C’est à partir de 1991 que Tim Allen devient une star du petit écran grâce à Home Improvement (Papa bricole en français). Pendant huit saisons, il incarne Tim Taylor, animateur d’une émission de bricolage aussi incompétent que bruyant, entouré de sa famille et de son voisin au demi-visage mythique. La série, véritable carton d’audience, repose sur un mélange de comédie familiale et de satire légère des clichés masculins. Tim Allen y développe sa marque de fabrique : le grognement viril, la maladresse touchante et une bonne dose d’autodérision.
L’impact est tel qu’il devient l’une des personnalités télévisées les mieux payées des années 90. Et puisque l’Amérique aime recycler ses icônes, il enchaîne avec une autre sitcom, Last Man Standing, dans laquelle il joue un père de famille conservateur évoluant dans une société qu’il juge trop progressiste. Disons que l’humour, ici, a pris un léger virage plus idéologique.
Buzz l’Éclair : une voix, un mythe
Côté cinéma, Tim Allen marque les esprits dès 1995 en prêtant sa voix au personnage de Buzz l’Éclair dans Toy Story. Le jouet astronaute mégalo mais attendrissant devient immédiatement culte, et la saga Pixar s’impose comme un phénomène mondial. Sa prestation vocale, à la fois sérieuse et absurde, contribue largement au charme du personnage. Au fil des suites, Buzz gagne en profondeur, et Tim Allen devient l’une des voix les plus reconnaissables du cinéma d’animation. Pas besoin de costume spatial quand on a un micro.
Il incarne aussi Scott Calvin, alias le Père Noël, dans The Santa Clause, une autre trilogie populaire où il transforme accidentellement le mythe de Noël en responsabilité paternelle. Parce que chez Tim Allen, les rôles sont souvent un mélange de figures paternelles dépassées mais bien intentionnées, confrontées à un monde qui évolue trop vite pour elles.
Une image publique contrastée
En dehors des plateaux, Tim Allen affiche des opinions politiques assez conservatrices, ce qui ne manque pas de faire débat aux États-Unis. Son humour, parfois jugé daté, continue toutefois de séduire un public fidèle, notamment grâce à son style direct et à son refus des tendances progressistes d’Hollywood. Si cela lui vaut quelques critiques, cela fait aussi de lui un porte-voix pour une partie de l’Amérique qui se reconnaît dans son regard nostalgique et un peu bourru sur le monde.
Malgré les hauts et les bas, Tim Allen a réussi à traverser les décennies, s’adaptant tout en restant fidèle à son personnage : celui de l’homme un peu dépassé, bruyant, attachant, et finalement plus tendre qu’il ne veut bien l’admettre. Et même si certains de ses grognements sont passés de mode, il reste difficile de ne pas reconnaître son empreinte dans la culture populaire américaine.