Thierry Arbogast
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 22 films |
Biographie
Thierry Arbogast est né le 24 janvier 1956 à Paris. Chef opérateur reconnu pour sa maîtrise visuelle, il fait partie de ces techniciens de l’ombre dont la signature visuelle marque profondément les films sans jamais voler la vedette aux réalisateurs. Pourtant, dans le monde du cinéma, son nom est souvent prononcé avec respect, notamment pour sa collaboration étroite avec Luc Besson, qui a largement contribué à faire connaître son travail au-delà des frontières françaises.
Une carrière bâtie sur l’esthétique de l’image
La carrière de Thierry Arbogast prend véritablement son envol dans les années 1980, au moment où le cinéma français cherche à se réinventer esthétiquement. Son style se caractérise par un sens aigu de la composition, une utilisation précise de la lumière et une capacité à s’adapter aussi bien à des productions intimistes qu’à de grandes fresques visuelles. Très vite, son nom devient associé à une forme d’élégance visuelle, parfois spectaculaire, toujours au service de la narration.
C’est en 1990 qu’il entame une collaboration décisive avec Luc Besson, sur le film Nikita. Dès lors, les deux hommes vont multiplier les projets ensemble, dans une relation de confiance rare entre réalisateur et directeur de la photographie.
Une alliance durable avec Luc Besson
La filmographie de Thierry Arbogast est indissociable de celle de Luc Besson. De Léon à Le Cinquième Élément, en passant par Lucy, Valérian et la Cité des mille planètes ou encore Anna, il façonne l’identité visuelle de films souvent ambitieux, aux univers marqués. Son travail sur Le Cinquième Élément en 1997 lui vaut d’ailleurs une reconnaissance accrue, tant le film impressionne par sa richesse plastique et son sens de la couleur.
Le duo Besson-Arbogast fonctionne sur une compréhension instinctive des enjeux visuels. Thierry Arbogast n’hésite pas à expérimenter, que ce soit dans la gestion des mouvements de caméra ou dans la stylisation des éclairages. Son travail, à la fois fluide et précis, sert aussi bien la science-fiction que le polar, le film d’action que le drame historique.
Une reconnaissance discrète mais solide
Malgré une visibilité médiatique limitée, il faut dire que les chefs opérateurs sont rarement en première ligne, Thierry Arbogast a reçu plusieurs distinctions pour son travail. Il a remporté trois César de la meilleure photographie, pour Le Hussard sur le toit (1996), Le Cinquième Élément (1998) et Bon Voyage (2004). Ces récompenses saluent sa capacité à sublimer aussi bien les grandes fresques que les récits plus intimistes.
Il a également travaillé avec d'autres réalisateurs que Besson, comme Jean-Paul Rappeneau ou Frédéric Schoendoerffer, toujours dans une logique de mise en valeur de l’image au service de l’histoire. Son style n’est jamais figé, et c’est sans doute cette souplesse qui lui permet de traverser les genres avec une aisance rare.