Taylor Hickson
- Casting
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Taylor Hickson, née le 11 décembre 1997 à Kelowna, en Colombie-Britannique, au Canada, fait partie de cette nouvelle génération d’actrices dont la carrière avance vite, mais sans précipitation.
Entre productions indépendantes, cinéma de genre et séries télévisées, Taylor Hickson s’est imposée en quelques années comme un visage singulier, capable de naviguer entre douceur apparente et tension dramatique. Avec un regard perçant, une intensité naturelle et une volonté manifeste de s’impliquer dans ses rôles, elle construit un parcours cohérent, marqué par quelques passages difficiles, mais aussi par une étonnante maturité artistique.
Des débuts rapides entre musique et cinéma
Avant de se tourner vers le métier d’actrice, Taylor Hickson grandit dans une famille sensible à la musique et aux arts. Elle-même chanteuse, elle envisage d’abord une carrière musicale avant d’être repérée par une agence de casting à l’adolescence. À partir de là, tout s’accélère. Elle décroche rapidement des petits rôles dans des productions tournées au Canada, ce qui est assez fréquent pour les jeunes talents locaux.
Ses premières apparitions notables ont lieu dans des films comme Deadpool (2016), où elle joue une lycéenne dans un rôle bref mais remarqué, et Everything, Everything (2017), une romance pour jeunes adultes. Mais c’est surtout dans des projets plus sombres, plus exigeants, que Taylor Hickson commence à vraiment affirmer sa présence.
Un virage vers le cinéma de genre et les drames psychologiques
Le cinéma de genre offre à Taylor Hickson un espace idéal pour exprimer sa palette émotionnelle. Dans le film Ghostland (2018), réalisé par Pascal Laugier, elle tient un rôle principal particulièrement éprouvant, à la croisée de l’horreur psychologique et du drame familial. Sa performance, saluée pour son intensité et sa vulnérabilité, marque une étape importante dans sa jeune carrière.
Mais ce tournage reste aussi un tournant personnel difficile. Une scène mal encadrée entraîne un grave accident sur le plateau, laissant Taylor Hickson avec une cicatrice au visage. L’actrice poursuit le réalisateur et la production pour négligence, une affaire qui fait écho aux questions de sécurité sur les tournages, notamment pour les jeunes actrices. Ce traumatisme, loin de freiner sa carrière, semble plutôt avoir renforcé son engagement et sa résilience.
Une reconnaissance croissante grâce à la télévision
En parallèle du cinéma, Taylor Hickson trouve un terrain d’expression solide à la télévision. Elle obtient un rôle récurrent dans Aftermath (2016), puis dans Deadly Class (2018-2019), une série produite par les frères Russo. Mais c’est surtout avec Motherland: Fort Salem (2020–2022), série de science-fiction diffusée sur Freeform, qu’elle atteint une plus large notoriété.
Elle y incarne Raelle Collar, une jeune sorcière rebelle dans un monde où les femmes mènent les combats grâce à la magie. La série, portée par un casting féminin fort, aborde des thèmes comme la militarisation, la marginalité, l’identité queer et l’oppression institutionnelle. Le rôle de Taylor Hickson est central, et elle y déploie un jeu à la fois nerveux et émotionnellement dense, entre colère contenue et fragilité assumée.
Sa performance est saluée par les fans, qui apprécient autant la complexité de son personnage que la sincérité avec laquelle l’actrice l’interprète.
Une actrice en construction, entre force et vulnérabilité
Ce qui distingue Taylor Hickson, c’est sa capacité à combiner une grande présence physique à une sensibilité émotionnelle marquée. Elle ne surjoue jamais, mais laisse ses personnages exister dans des nuances parfois brutales, souvent émouvantes. Cette tension entre force et blessure semble être le fil rouge de ses rôles, et probablement aussi de son propre parcours.
Contrairement à d’autres actrices de sa génération, elle n’a pas cherché à se positionner rapidement comme tête d’affiche dans de grosses franchises. Elle avance à son rythme, choisit des projets où elle peut explorer des territoires sombres, ambigus, instables. Un choix qui l’éloigne des productions formatées, mais qui témoigne d’une ambition artistique réelle.