Tao Zeru
Casting
- Nationalité
- Chine
- Naissance
- 7 décembre 1953
- Âge
- 72 ans
- Autre nom
- 陶泽如
- Filmographie
- 4 films
Biographie
Tao Zeru est né le 7 décembre 1953 à Nankin, dans la province du Jiangsu, en Chine. Diplômé de la Nanjing University of the Arts, il fait partie de ces comédiens dont la carrière traverse les décennies sans jamais sombrer dans la facilité ni la surmédiatisation. Tao Zeru, c’est une figure constante du cinéma et de la télévision chinoise, qui s’est imposée par un style sobre, humain, toujours au service de l’histoire plutôt que de l’ego.
À travers ses rôles dans des drames sociaux, des récits historiques et des films familiaux, il a incarné, sans éclat tapageur mais avec une intensité tranquille, les tensions d’un pays en mutation. Sa filmographie n’est pas celle d’un acteur-star, mais celle d’un passeur de mémoire, capable de s’effacer pour mieux faire exister ses personnages.
Tao Zeru dans le cinéma chinois : des rôles ancrés dans le réel
La carrière de Tao Zeru prend son essor dans les années 1980, au moment où le cinéma chinois cherche de nouvelles formes d’expression après l’ouverture du pays. Ce n’est pas un hasard s’il est récompensé en 1989 par le Golden Rooster Award du meilleur acteur, prix prestigieux partagé cette année-là avec Jiang Wen, preuve que Tao Zeru est perçu comme un acteur de premier plan, même dans un registre qui ne mise ni sur le spectaculaire ni sur le sensationnalisme.
Dans Life Show (Sheng Huo Xiu, 2002), il incarne un client solitaire et mélancolique dans un petit restaurant de nuit à Wuhan. Ce rôle, tout en retenue, illustre bien ce qu’il apporte au cinéma chinois : une vérité émotionnelle sans artifice, une présence discrète mais marquante. Ce n’est jamais sur lui que la caméra insiste, mais c’est souvent par lui que passe l’émotion.
Dans Song of the Phoenix (2013), réalisé par Wu Tianming, il joue le rôle de maître Jiao, un mentor vieillissant chargé de transmettre l’art traditionnel du suona (instrument à vent populaire en Chine). Là encore, Tao Zeru n’a pas besoin d’en faire trop : il suffit d’un regard, d’un silence ou d’une phrase mesurée pour imposer un personnage traversé par l’histoire, la culture, et l’érosion du temps.
Un acteur de télévision aussi respecté que sur grand écran
Si le cinéma lui donne des rôles profonds, Tao Zeru ne délaisse pas pour autant la télévision. Il participe à de nombreuses séries chinoises à fort impact culturel, souvent liées à des faits historiques, à des récits familiaux ou à des contextes politiques sensibles. En 1996, il reçoit le Flying Apsaras Award de l’acteur exceptionnel, autre distinction majeure dans l’audiovisuel chinois, qui vient confirmer sa capacité à incarner des figures complexes et crédibles, y compris dans des formats plus populaires.
Son visage, reconnaissable entre mille, est souvent associé à des rôles d’hommes simples, fonctionnaires, pères, anciens militaires ou intellectuels désabusés. Il fait partie de ces acteurs qu’on appelle quand il s’agit de raconter l’histoire d’un peuple à travers le destin d’un individu. Une parole intériorisée, un jeu sans effet de manche, mais une puissance émotionnelle indiscutable.
Une mémoire vivante du cinéma chinois contemporain
Ce qui distingue Tao Zeru dans le paysage cinématographique chinois, ce n’est pas une filmographie tape-à-l’œil, ni une présence constante en tête d’affiche. C’est plutôt la cohérence tranquille d’un parcours artistique, marqué par le respect du texte, de l’histoire, et du public. Il joue pour que ses personnages soient crédibles, pour qu’ils soient compris, jamais pour se mettre en avant.
En restant fidèle à des rôles profondément ancrés dans la réalité sociale et culturelle de la Chine contemporaine, Tao Zeru est devenu une figure rassurante, presque patrimoniale, dans une industrie parfois tentée par l’uniformisation ou la superficialité. Il est de ces rares acteurs qu’on ne remarque pas forcément tout de suite, mais dont on se souvient longtemps.
Ni star, ni outsider, Tao Zeru est un acteur-pilier. Un homme dont le jeu semble dire : "je suis là, pas pour briller, mais pour raconter quelque chose de vrai." Et c’est précisément ce qui fait sa force.
Filmographie
-
1911 : RévolutionTout publicLe 10 octobre 1911, des militaires s'insurgent dans une caserne de Wuhan. Dès le lendemain, les rebelles contrôlent la ville. Ce mouvement est le point de départ d'un soulèvement politique plus vaste, qui aboutira au renversement de la dynastie des Qing, au pouvoir depuis 268 ans. C'est la révolution Xinhai ; elle marque la naissance de la République de Chine.
2011 1h39 Tang Weiyong
-
Beginning of the Great RevivalTout publicLe film retrace la formation du Parti communiste chinois, fondé en 1921. Aujourd'hui, le parti compte environ 70 millions de membres. Les principes du marxisme-léninisme, les idées du président Mao Zedong et les théories du président Deng Xiaoping guident ses activités. Le rôle du président Mao est interprété par Liu Ye, connu pour ses succès « La Promesse » et « La Malédiction de la fleur d'or ». Au casting figurent également le réalisateur culte John Woo.
2011 2h04 Zhang Xun
-
La fondation d'une RépubliqueTout publicLa fondation d'une République est un film historique chinois commandée par le régulateur de film de la Chine et fait par le China Film Group appartenant à l'État (CFG) pour marquer le 60e anniversaire de la République de Chine populaire. Le film raconte l'histoire de l'ascendant communiste et de triomphe.
2009 2h18 Wu Tiecheng
-
One and EightTout publicDurant la guerre sino-japonaise, le nord de la Chine était ravagé par les flammes du conflit, et la Huitième Armée de Route, commandée par le Parti communiste chinois, peinait à contenir l'avancée inexorable de l'ennemi. L'instructeur politique Wang Jin, initialement engagé dans des opérations clandestines derrière les lignes ennemies, fut piégé par un traître et soupçonné par son organisation. Il fut emprisonné avec trois bandits, trois déserteurs, un espion et un empoisonneur. Wang Jin sollicita l'aide de Xu Zhi, chef de la section anti-espionnage, pour rouvrir l'enquête, mais les différentes unités perdirent le contact, et, poursuivi par les troupes japonaises, Xu Zhi ne put prouver l'innocence de Wang Jin. Grâce à ses interactions avec les huit autres prisonniers, la droiture et la loyauté de Wang Jin lui valurent la sympathie du chef des bandits, « Garçon Chauve », et du déserteur chevronné, « Vieux Wan Tou ». Rapidement, l'unité fut encerclée par l'armée japonaise, Xu Zhi fut grièvement blessé, et Wang Jin et les autres, attendant leur châtiment, ripostèrent contre les envahisseurs japonais…
1983 1h30