Sylvester McCoy
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Sylvester McCoy, de son vrai nom Percy James Patrick Kent-Smith, est né le 20 août 1943 à Dunoon, en Écosse. Cet acteur britannique à l’allure malicieuse s’est forgé une carrière aussi singulière que son pseudonyme, oscillant entre humour burlesque, science-fiction culte et théâtre classique. Largement connu du grand public pour avoir incarné le Septième Docteur dans la série Doctor Who, Sylvester McCoy s’est aussi aventuré dans des univers aussi différents que The Hobbit ou les planches du Royal Shakespeare Company. Derrière ses yeux pétillants, une carrière riche en contrastes, et une personnalité inclassable.
Des débuts dans le spectacle vivant avant le saut à l’écran
Avant de devenir Sylvester McCoy, le jeune Percy Kent-Smith ne se destinait pas vraiment au métier d’acteur. Il a d’abord envisagé une vie religieuse (ce qui aurait donné un Docteur assez différent…), avant de se tourner vers le théâtre, puis la comédie. Dans les années 1970, il rejoint la troupe expérimentale Ken Campbell Roadshow, où il adopte son nom de scène et se fait connaître pour des performances aussi physiques qu’improbables, à base de cuillères dans le nez et autres numéros absurdes. On est loin de Gallifrey.
C’est ce goût du non-conventionnel qui le distingue : Sylvester McCoy se construit une image de comédien atypique, parfaitement à l’aise dans le registre du théâtre de rue, de l’humour visuel et du cabaret. Mais cette exubérance cache aussi un acteur plus subtil qu’il n’y paraît, capable de nuances bien plus sombres.
Doctor Who : un Docteur plus complexe qu’il n’y paraît
En 1987, Sylvester McCoy hérite du rôle mythique du Docteur dans Doctor Who, succédant à Colin Baker dans une période plutôt instable pour la série. Ses débuts sont teintés d’un certain comique volontairement clownesque, fidèle à son image de scène. Mais très vite, il contribue, avec l’aide des scénaristes, à faire évoluer son incarnation vers quelque chose de plus mystérieux, manipulateur, presque inquiétant.
Ce Septième Docteur est donc à double face : farceur en apparence, mais stratège dans le fond. Cette dualité, assez novatrice à l’époque, pose les bases de ce que deviendra le personnage après la renaissance de la série en 2005. En ce sens, Sylvester McCoy a laissé une empreinte plus durable qu’il n’y paraît sur la mythologie de Doctor Who. Il reste d’ailleurs très actif dans la communauté des fans, participant à des conventions, documentaires, et aventures audio prolongées via Big Finish.
Au cinéma : de Middle-earth à quelques détours inattendus
Après Doctor Who, Sylvester McCoy ne disparaît pas du paysage, même si sa carrière prend un tournant moins médiatique. Il continue à œuvrer sur scène, notamment dans des productions shakespeariennes, avant de faire un retour remarqué sur grand écran avec Le Hobbit, réalisé par Peter Jackson, où il campe Radagast le Brun, l’un des cinq mages de l’univers de Tolkien.
Ce rôle, bien que secondaire, le remet en lumière auprès d’un nouveau public international. Fidèle à lui-même, il y apporte un mélange de sagesse rustique et d’excentricité, à mi-chemin entre le druide et l’ermite un peu farfelu. Un casting qui, soyons honnêtes, semblait taillé sur mesure.