Stuart Baird
- Réalisation
- Montage
- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 18 films |
| Récompenses | 4 nominations et 0 victoire |
Biographie
Stuart Baird, né le 30 novembre 1947 à Uxbridge, est un monteur et réalisateur britannique dont le nom ne dit peut-être pas grand-chose au grand public, mais qui est pourtant associé à certains des plus gros blockbusters des quarante dernières années. À Hollywood, Stuart Baird est un peu comme ce technicien de génie qu’on appelle en urgence quand un film a besoin d’être sauvé. Et souvent, il le sauve.
Stuart Baird, maître du montage au service des plus grands
Avant même de s’asseoir dans le fauteuil du réalisateur, Stuart Baird s’est imposé comme monteur de premier plan, collaborant avec des cinéastes de renom. Il débute sa carrière dans les années 1970, période faste du cinéma hollywoodien, et contribue au succès de films devenus cultes. Parmi eux, Superman (1978) de Richard Donner, dont il assure un montage nerveux et élégant, apportant rythme et tension à un film de super-héros avant l’heure.
Mais c’est avec L’Arme fatale (1987) qu’il confirme son statut. Stuart Baird est alors l’un des artisans de cette franchise emblématique, dont l’énergie tient autant à la mise en scène qu’au travail de découpage. Il collabore régulièrement avec des réalisateurs comme Donner ou Zemeckis, apportant sa précision chirurgicale au montage de films d’action, d’aventure ou de science-fiction. En coulisses, Stuart Baird devient ce qu’on appelle un "docteur du montage" : un expert qu’on appelle quand un projet ne fonctionne pas et qu’il faut le remodeler en urgence.
Un passage à la réalisation tardif mais remarqué
À la fin des années 1990, Stuart Baird franchit une étape logique mais tardive : il passe à la réalisation. Son premier film, Executive Decision (Décision à risque en VF, 1996), est un thriller d’action aérien avec Kurt Russell et Steven Seagal. Le film ne révolutionne pas le genre mais connaît un certain succès, en partie grâce à sa réalisation solide, tendue, sans esbroufe. Stuart Baird, en bon monteur, sait exactement comment rythmer une scène d’action et maintenir la tension.
Il enchaîne avec U.S. Marshals (1998), sorte de spin-off de The Fugitive, dans lequel Tommy Lee Jones reprend son rôle de chasseur impassible. Le film fonctionne bien, mais là encore, Stuart Baird reste dans une mise en scène fonctionnelle, sans grandes prises de risque. C’est sans doute ce qui explique qu’il n’aura dirigé que trois films au total.
Son dernier passage derrière la caméra a lieu en 2002 avec Star Trek: Nemesis, un épisode controversé de la saga. S’il est loin de faire l’unanimité chez les fans, Stuart Baird y applique son savoir-faire technique, même si l’ensemble manque d’âme pour certains. Il faut dire que Stuart Baird n’était pas un "Trekkie" à la base, et ça se ressent. Il n’est pas rare d’ailleurs d’entendre des critiques évoquer un manque de sensibilité envers l’univers.
Une figure de l’industrie plus qu’un nom de l’affiche
Ce qui frappe avec Stuart Baird, c’est qu’il n’a jamais cherché à se mettre en avant. Pas de frasques médiatiques, pas d’interviews en rafale, juste un professionnel respecté, discret, souvent appelé pour sauver ce qui peut l’être. Il a ainsi travaillé sur le montage de films aussi variés que Skyfall (2012), Casino Royale (2006) ou encore Die Hard 2, preuve de sa longévité et de sa polyvalence.
En coulisses, il est considéré comme un technicien hors pair, capable de transformer un projet bancal en film cohérent, voire en succès commercial. À ce titre, Stuart Baird incarne un certain type de figure hollywoodienne : celle du professionnel de l’ombre, sans qui les blockbusters ne tiendraient pas debout.
Filmographie
18 sur 18 films