Steven Seagal

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Détails

Autre nom Steven Frederic Seagal
Âge
Nationalités
Filmographie 7 films

Biographie

Steven Seagal est un acteur, réalisateur, producteur, maître d’arts martiaux et musicien américain, né le 10 avril 1952 à Lansing, dans le Michigan (États-Unis). Avec sa silhouette imposante, ses gestes minimalistes mais redoutables, et son regard impassible, il est devenu dans les années 1990 une figure singulière du cinéma d’action, aux côtés de stars comme Jean-Claude Van Damme ou Chuck Norris, mais avec un style bien à lui, centré sur l’aïkido et une forme de brutalité contenue. Icône populaire pendant une décennie, Steven Seagal a ensuite vu sa carrière prendre un tournant plus discret, parfois même curieux, entre direct-to-video, activités diplomatiques informelles et prises de position personnelles souvent sujettes à controverse.

Des arts martiaux au grand écran : un parcours peu commun

Avant d’être une star du cinéma, Steven Seagal est d’abord un pratiquant d’arts martiaux de haut niveau. Il se spécialise en aïkido, une discipline japonaise axée sur la redirection de l’énergie de l’adversaire, qu’il enseigne au Japon pendant plusieurs années, ce qui, pour un occidental, était à l’époque assez rare pour être souligné.

C’est en revenant aux États-Unis, dans les années 1980, qu’il commence à fréquenter Hollywood. Grâce à son charisme physique et à son expertise martiale authentique, il obtient rapidement l’opportunité de passer devant la caméra.

En 1988, Above the Law (Nico en VF), réalisé par Andrew Davis, marque ses débuts fracassants. Le film est un succès, et Steven Seagal y impose un héros impassible, froid, au style de combat très différent des stars plus bondissantes de l’époque. Là où Van Damme saute, lui casse les poignets.

L’âge d’or des années 90 : poings, flingues et justice expéditive

Dans les années qui suivent, Steven Seagal enchaîne les succès avec une série de films d’action où il incarne souvent un ancien flic, un ex-agent gouvernemental, ou un solitaire hanté par son passé, mais toujours prêt à rétablir la justice à coups de clés articulaires.

Des titres comme Hard to Kill, Marked for Death, Out for Justice ou encore Under Siege (Piège en haute mer, 1992) assoient sa popularité. Ce dernier reste sans doute son plus gros succès critique et commercial, avec une intrigue se déroulant à bord d’un navire militaire pris d’assaut, dans une ambiance à mi-chemin entre Piège de cristal et film de marine.

Sa signature ? Des combats rapides, efficaces, souvent brutaux, sans fioritures. Steven Seagal, c’est le héros qui ne court jamais, ne transpire pas, mais terrasse ses ennemis en trois mouvements, sans même déranger sa queue de cheval.

Réalisateur et producteur : l’homme derrière la caméra

En 1994, il passe à la réalisation avec On Deadly Ground (Terrain miné), un film d’action aux accents écologiques où il s’attaque à une compagnie pétrolière destructrice. Il y combine fusillades, explosions et message environnemental. Ce mélange, s’il surprend, ne convainc pas vraiment la critique, mais montre déjà une volonté d’intégrer des thématiques personnelles dans un genre souvent formaté.

Au fil du temps, Steven Seagal prend davantage le contrôle de ses projets, cumulant casquettes de producteur, scénariste et parfois même compositeur (il est aussi musicien de blues, ce n’est pas une blague). Mais l’accueil public s’essouffle, et ses films deviennent de plus en plus marqués par une production low-cost.

L’ère du direct-to-video et les chemins de traverse

Dès la fin des années 90, Steven Seagal s’éloigne des grands écrans pour devenir une figure du cinéma d’action à petit budget, souvent produit pour le marché vidéo ou les plateformes câblées. Il enchaîne des dizaines de films, où il tient parfois le rôle principal, parfois celui d’un mentor qui disparaît après trois scènes, parfois même sans se déplacer du fauteuil.

Le style reste fidèle à sa marque : discours ésotériques, combats éclairs, morale simplifiée, le tout dans des scénarios pas toujours limpides. Pourtant, un public fidèle continue de suivre ses productions, devenu un genre à part entière, entre fascination et nostalgie.

Hors du cinéma : musique, politique et controverses

Steven Seagal ne se limite pas au cinéma. Passionné de musique, il a sorti plusieurs albums de blues (Songs from the Crystal Cave, 2005), où il chante et joue de la guitare avec un sérieux désarmant. Les critiques restent… discrets, mais les projets témoignent de son éclectisme assumé.

Il s’est aussi distingué par ses prises de position politiques inhabituelles. Il s’est rapproché de plusieurs dirigeants étrangers, dont Vladimir Poutine, qu’il considère comme un ami, et a obtenu la nationalité russe en 2016. Il a également été nommé envoyé spécial par Moscou pour les relations humanitaires entre la Russie et les États-Unis. Une trajectoire diplomatique pour le moins inattendue, et qui alimente la curiosité, ou les critiques.

Plusieurs accusations d’agressions sexuelles ont par ailleurs été portées contre lui depuis les années 1990, accusations qu’il a toujours niées. Ces polémiques ont contribué à ternir son image publique, déjà en partie marginalisée par ses choix artistiques.

Filmographie

7 sur 7 films

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