Steve Buscemi
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 38 films |
Biographie
Steven Vincent Buscemi, plus connu sous le nom de Steve Buscemi, est né le 13 décembre 1957 à Brooklyn, New York, aux États-Unis. Acteur atypique au visage inoubliable, il incarne à merveille cette Amérique en marge, peuplée de losers magnifiques, de criminels nerveux, de types trop bavards ou trop silencieux pour être honnêtes. Car si Steve Buscemi n’a jamais vraiment eu les rôles du héros classique, il a réussi à devenir l’un des acteurs les plus respectés et reconnaissables du cinéma indépendant et populaire américain.
Des débuts dans l’underground new-yorkais
Avant de devenir acteur, Steve Buscemi est pompier à New York – un métier qu’il n’a jamais vraiment quitté de cœur, puisqu’il y est revenu temporairement après le 11 septembre 2001, pour aider ses anciens collègues. Il se forme à la comédie à la Lee Strasberg Institute, puis fait ses armes dans le cinéma indépendant des années 80, notamment avec Parting Glances ou Mystery Train de Jim Jarmusch.
C’est là que son visage anguleux, son débit saccadé et son énergie nerveuse trouvent leur place : pas comme un défaut, mais comme une force singulière.
L’homme parfait pour les rôles inclassables
Dans les années 90, Steve Buscemi devient un visage culte du cinéma indépendant américain, grâce à sa collaboration régulière avec les frères Coen. Il est de toutes leurs fantaisies : le criminel bavard de Fargo, le joueur de bowling à l'air flippé dans The Big Lebowski, ou encore le type qu’on finit toujours par tuer un peu trop tôt.
Chez Tarantino, il devient Mr. Pink dans Reservoir Dogs, l’un de ses rôles les plus emblématiques : nerveux, râleur, un brin lâche mais étrangement attachant. Cette capacité à incarner des personnages trop humains pour être héroïques, mais trop intenses pour être anecdotiques est la marque de fabrique de Buscemi.
Une carrière entre cinéma indépendant et grosses productions
Steve Buscemi ne se cantonne pas aux films confidentiels. On le retrouve aussi dans des blockbusters improbables, comme Armageddon, Con Air, ou même Spy Kids 2 – où il parvient toujours à insérer une part de folie douce et de profondeur inattendue. Il est capable de jouer un tueur, un scientifique, un marginal ou un clown dépressif, sans jamais se trahir.
Cette polyvalence, il la met aussi au service du petit écran : son rôle dans Boardwalk Empire, en tant que Nucky Thompson, lui offre une nouvelle reconnaissance critique. Moins caricatural, plus complexe, plus sombre, ce personnage montre qu’il peut aussi porter une série à lui seul, et construire un anti-héros fascinant, entre politique, crime et mélancolie.
Steve Buscemi, derrière la caméra
En plus d’être un excellent acteur, Steve Buscemi s’est aussi essayé à la réalisation. Il signe plusieurs épisodes de séries (The Sopranos, Oz, 30 Rock) et quelques longs métrages, dont Trees Lounge (1996), qu’il écrit, réalise et interprète. Ce film, très personnel, explore la vie d’un homme qui végète dans un bar de banlieue – un résumé assez juste de l’univers buscemien, entre alcool, solitude et petites tragédies ordinaires.
Son style de mise en scène est fidèle à ce qu’il incarne en tant qu’acteur : modeste, humain, décalé mais jamais moqueur.
L’antistar par excellence... et c’est ce qui le rend culte
Steve Buscemi n’a jamais cherché à devenir une vedette. Il ne correspond à aucun canon hollywoodien, ne joue pas sur son image, et semble fonctionner en dehors du système tout en étant partout. Il est le genre d’acteur qu’on reconnaît immédiatement, même dans un rôle de trois minutes, et dont la simple présence rend un film plus étrange, plus drôle, ou plus triste.
Il est devenu, malgré lui (ou grâce à lui), une figure culte du cinéma américain, symbole de l’anti-glamour, de l’anti-héros, du type qu’on croise au bar et qu’on écoute parce qu’il a l’air d’avoir vécu mille vies – ce qui n’est pas loin de la vérité.
Filmographie
38 sur 38 films