Stacy Martin
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalités |
|---|---|
| Filmographie | 4 films |
Biographie
Stacy Martin, née le 1er janvier 1991 à Paris, est une actrice franco-britannique qui a grandi entre la France et l’Angleterre, avant de se faire remarquer par un rôle aussi marquant que déroutant dans le cinéma d’auteur européen. Cette double culture, française par son père et anglaise par sa mère, influence aussi bien sa carrière que son approche du métier d’actrice, naviguant avec aisance entre les deux langues et les deux traditions cinématographiques.
Si son visage vous semble familier, c’est sans doute à cause de son apparition dans un film qui a beaucoup fait parler de lui. Mais Stacy Martin n’a jamais cherché à se contenter de la provocation ou de la polémique. Elle préfère explorer des rôles exigeants, souvent psychologiquement intenses, dans des œuvres indépendantes ou audacieuses. Le glamour hollywoodien n’est pas vraiment sa tasse de thé, et c’est justement ce qui rend sa trajectoire intrigante.
Premiers pas et révélation dans Nymphomaniac
C’est en 2013 que le grand public découvre vraiment Stacy Martin, dans le sulfureux Nymphomaniac de Lars von Trier, où elle incarne la version jeune de Joe, le personnage principal joué adulte par Charlotte Gainsbourg. Un rôle complexe, frontal, sans concession, qui aurait pu enfermer n’importe quelle actrice dans une case étroite. Mais Stacy Martin s’en sort avec une certaine distance, presque clinique, qui la protège du sensationnalisme tout en lui assurant une exposition internationale.
Ce rôle, aussi marquant que controversé, ne devient pas un point final mais plutôt un tremplin. Il attire l’attention sur sa capacité à jouer l’ambiguïté, la fragilité et la force dans un même regard. Pas mal pour un premier rôle majeur, surtout quand il s’agit de tenir tête à un réalisateur aussi exigeant que Lars von Trier.
Une carrière européenne, entre cinéma d’auteur et projets atypiques
Après Nymphomaniac, Stacy Martin enchaîne les projets avec une certaine discrétion mais toujours une exigence artistique affirmée. Elle tourne dans Tale of Tales de Matteo Garrone, aux côtés de Salma Hayek, puis dans High-Rise de Ben Wheatley, un film dystopique avec Tom Hiddleston, qui flirte avec la satire sociale. Ces choix montrent son attirance pour des univers visuellement marqués, parfois étranges, souvent symboliques.
Elle apparaît également dans Vox Lux, un film avec Natalie Portman, et dans The Night House ou encore The Electrical Life of Louis Wain. Si certains de ces titres sont passés un peu inaperçus du grand public, ils confirment sa présence régulière dans des productions ambitieuses, où la forme compte autant que le fond. Pas de course aux blockbusters, pas de profilage de star : Stacy Martin cultive sa carrière comme un jardin un peu secret, mais très bien entretenu.
Une actrice au style sobre, mais toujours magnétique
À l’écran, Stacy Martin impose un style bien à elle : une présence calme, une diction mesurée, une élégance discrète. Elle n’a pas besoin d’en faire trop pour qu’on la remarque. Cette sobriété lui permet d’incarner des personnages souvent en retenue, mais jamais effacés. Elle semble préférer les rôles où les émotions bouillonnent sous la surface, où tout se joue dans un regard ou un silence bien placé.
Son allure singulière, avec ses grands yeux et ses traits fins, la rend aussi très prisée dans le monde de la mode. Stacy Martin est depuis plusieurs années l’une des égéries de la maison Miu Miu, ce qui vient renforcer son image de muse intellectuelle, un peu à contre-courant. Cela dit, elle n’a jamais cherché à construire un personnage médiatique autour de son image. Peu présente sur les réseaux sociaux, elle laisse ses films parler pour elle.
Formation, influences et choix de carrière
Avant de se lancer dans le cinéma, Stacy Martin a étudié le journalisme à London College of Communication, puis le théâtre à la Actors' Temple à Londres. Ce parcours peu conventionnel lui donne une base solide, à la fois analytique et pratique, pour aborder les rôles avec recul et méthode. Son attrait pour les scénarios denses, les personnages ambivalents et les récits fragmentés reflète cette approche presque artisanale du métier.
Côté influences, Stacy Martin cite volontiers des actrices comme Juliette Binoche ou Isabelle Huppert, connues pour leur rigueur et leur goût pour les rôles difficiles. Elle semble partager avec elles cette idée que l’actrice ne doit pas chercher à plaire, mais à explorer. Ce qui n’empêche pas, parfois, un peu d’humour ou de douceur dans ses performances, histoire de casser les clichés.