Skip Woods
- Production
- Écriture
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Skip Woods, né le 4 décembre 1969 à Houston, au Texas (États-Unis), est un scénariste, réalisateur et producteur américain, surtout connu pour son travail sur plusieurs blockbusters d’action musclés et sans fioritures. Dans le genre "films où ça explose toutes les dix minutes", Skip Woods est un nom familier à Hollywood, même s’il agit le plus souvent en coulisses, bien calé derrière son clavier.
Avec une prédilection assumée pour les intrigues tendues, les dialogues percutants (ou volontairement minimalistes) et les duos durs à cuire, Skip Woods a façonné une partie du paysage cinématographique des années 2000 et 2010. Pas forcément acclamé par la critique, mais clairement bien installé dans le monde des productions à gros budget, il représente un certain style de cinéma d’action américain, où la logique est parfois secondaire… mais le spectacle garanti.
Des débuts remarqués avec Thursday
C’est en 1998 que Skip Woods se fait connaître, avec Thursday, un film qu’il écrit et réalise. Cette comédie noire, violente et dérangeante, inspirée par l’esthétique tarantinesque de l’époque, met en scène un ancien criminel rattrapé par son passé, dans une spirale de violence et de dialogues absurdes. Le film est modeste, tourné avec un budget limité, mais il attire l’attention par son ton irrévérencieux et son sens du rythme.
Thursday reste à ce jour le seul long-métrage réalisé par Skip Woods. Par la suite, il choisira de se concentrer sur l’écriture, où son style nerveux et direct va rapidement séduire les studios.
L’homme derrière Swordfish, Hitman, X-Men Origins: Wolverine…
Le vrai virage hollywoodien a lieu avec Swordfish (2001), thriller techno avec John Travolta en hacker mégalomane, Hugh Jackman en pirate informatique repenti et Halle Berry dans un rôle un brin prétexte. Le film divise les critiques, mais s’impose comme un succès au box-office, notamment grâce à son esthétique clinquante et sa célèbre scène d’explosion au ralenti. Derrière ce scénario à la logique parfois souple, on trouve Skip Woods, qui signe ici un script typique de son style : exposition rapide, tension permanente, héros ambigus et effets pyrotechniques à gogo.
Il poursuit dans cette veine avec Hitman (2007), adaptation du jeu vidéo culte, puis avec X-Men Origins: Wolverine (2009), où il coécrit un scénario qui suscite de nombreuses critiques... mais qui fait malgré tout un carton à sa sortie. Comme souvent avec Skip Woods, le film fonctionne sur le plan commercial, mais laisse les fans du matériau original un peu frustrés. Disons qu’il n’a jamais craint d’adapter les personnages "à sa sauce", quitte à ne pas faire l’unanimité.
Il travaille ensuite sur The A-Team (2010), adaptation explosive de la série des années 1980, et sur A Good Day to Die Hard (2013), cinquième volet de la saga Die Hard. Là encore, le film est taillé pour l’exportation : beaucoup d’action, peu de répit, et une dose d’humour viril. Ce n’est peut-être pas du Shakespeare… mais c’est du pur Skip Woods.
Une réputation contrastée mais bien établie
Skip Woods est souvent perçu comme un scénariste “efficace” : capable de livrer des scripts calibrés pour le marché, structurés autour d’un concept simple, avec une promesse claire de divertissement. Son style n’a jamais vraiment cherché la subtilité, ni l’exploration psychologique approfondie. Mais il excelle dans l’écriture de scènes d’action tendues, de dialogues punchy, et dans la création de personnages archétypaux qui fonctionnent dans un cadre précis.
Sa carrière est aussi marquée par une certaine discrétion médiatique : pas de grandes interviews, pas de coups d’éclat publics, peu de présence sur les réseaux sociaux. Il laisse parler ses scénarios, parfois à tort, parfois à raison.
Filmographie
6 sur 6 films