Simon Astier
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- Écriture
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Simon Astier, né le 31 décembre 1983 à Lyon, est un artiste aux multiples casquettes : acteur, scénariste, réalisateur et parfois même musicien à ses heures. Fils du comédien Lionel Astier et frère cadet d’Alexandre Astier, il évolue depuis le début des années 2000 dans un univers audiovisuel où l’humour côtoie volontiers le fantastique, la science-fiction ou les absurdités du quotidien. Bien qu’il ait grandi dans l’ombre lumineuse de Kaamelott, Simon Astier a très vite su imposer son propre style, mêlant autodérision, références pop et narration éclatée.
Des débuts dans l’univers familial, sans se contenter d’un nom
Difficile de parler de Simon Astier sans évoquer Kaamelott, série créée par son frère, où il incarne le rôle de Yvain, chevalier geignard et éternel adolescent, dont les répliques à rallonge en duo avec Gauvain (interprété par Aurélien Portehaut) sont devenues cultes. Mais très vite, il a su sortir de ce cadre pour tracer sa propre voie, toujours avec une certaine fidélité aux formats courts, à l’humour absurde et aux univers légèrement décalés.
Ce qu’on remarque chez Simon Astier, c’est cette volonté d’écrire et de mettre en scène ses propres idées, sans se reposer sur son nom de famille. Il n’a pas seulement hérité d’une fibre artistique, il l’a cultivée. Et surtout, il a su s’en démarquer sans jamais renier ses origines. Une sorte de trajectoire parallèle, avec des croisements réguliers mais une destination bien distincte.
Hero Corp : la série qui définit sa signature
En 2008, Simon Astier lance ce qui restera son projet le plus emblématique : Hero Corp. Mi-comédie, mi-série de super-héros à la française, ce programme étonne par son ton unique, ses personnages attachants et sa manière de détourner les codes du genre. On y suit des anciens super-héros, fatigués, dépassés, planqués dans un village au fin fond de la campagne française, avec des pouvoirs pour la plupart anecdotiques, voire inutiles.
La série s’étale sur plusieurs saisons, naviguant entre chaînes télé et financement participatif, signe d’un public fidèle et engagé. Avec Hero Corp, Simon Astier prouve qu’il sait construire un univers cohérent, à la fois loufoque et mélancolique. Son écriture joue constamment sur le décalage entre l’attente du spectateur et le résultat à l’écran, souvent volontairement frustrant ou absurde. Mais c’est aussi ce qui fait sa patte.
Un goût marqué pour les récits hybrides
Au-delà de Hero Corp, Simon Astier continue de développer des projets à sa manière, que ce soit sur scène, à la télévision ou dans des formats plus expérimentaux. Il collabore avec d’autres créateurs de sa génération, toujours avec cette idée de créer des mondes où le quotidien est légèrement tordu, où les super-pouvoirs ne résolvent rien, et où l’humour vient souvent combler les failles des personnages.
Sa réalisation de la mini-série Visitors, diffusée en 2022, confirme cette volonté de rester dans un registre entre le fantastique et la comédie, avec des effets spéciaux assumés, un casting généreux et un rythme soutenu. Une sorte de cousin français des X-Files version Canal+, avec moins d’aliens, mais plus de jeux de mots.
Simon Astier est aussi musicien, parfois compositeur, et souvent à la frontière entre plusieurs formes d’expression artistique. Il aime brouiller les pistes, mélanger les genres, et semble prendre un malin plaisir à jouer avec les attentes du spectateur.
Filmographie
4 sur 4 films