Silvio Simac
- Casting
Détails
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Nationalités |
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Silvio Simac est né le 21 novembre 1973 à Zadar, en Croatie (à l’époque en Yougoslavie), avant de s’installer très jeune au Royaume-Uni, dont il prendra la nationalité. Maître en arts martiaux, champion du monde de taekwondo, Silvio Simac s’est forgé une réputation dans le monde du cinéma d’action, notamment en Europe, en s’appuyant sur sa discipline, sa rigueur physique et sa capacité à réaliser lui-même ses cascades.
Il fait partie de ces acteurs dont la notoriété ne repose pas sur des premiers rôles hollywoodiens, mais sur une présence constante dans le cinéma de genre, les films d’arts martiaux et les séries B musclées, souvent tournées avec des budgets modestes mais une intensité bien réelle. Silvio Simac, c’est l’incarnation du corps en mouvement, de la chorégraphie martiale pensée pour la caméra.
Des titres mondiaux à la scène : un parcours venu du tatami
Avant de passer devant la caméra, Silvio Simac a passé de longues années dans les dojos et les arènes de compétition. Ceinture noire plusieurs fois gradée, il a été champion du monde de taekwondo, champion de Grande-Bretagne, et a pratiqué de multiples disciplines, dont le kickboxing, le kung-fu et le karaté. Cette diversité technique fait de lui un pratiquant complet, mais aussi un chorégraphe redoutablement précis.
Son physique imposant (environ 1m85, musclé mais mobile) combiné à une souplesse remarquable attire rapidement l’attention des producteurs de films d’action. Il commence par de petits rôles où il est souvent le méchant de service, celui qui surgit, frappe fort, et disparaît. Mais sa capacité à exécuter des combats complexes face caméra lui ouvre des portes dans le circuit du cinéma d’action britannique et européen.
Undisputed 2, Transporter 3 et l’univers du direct-to-video
Si Silvio Simac ne devient pas une star hollywoodienne, il s’impose comme une figure familière du cinéma d’action physique, en particulier dans les années 2000. Il apparaît dans Unleashed (Danny the Dog) de Louis Leterrier, aux côtés de Jet Li, dans un petit rôle mais aux mouvements très remarqués. Il enchaîne ensuite avec des films comme Undisputed 2: Last Man Standing, où il affronte Scott Adkins, autre spécialiste des arts martiaux à l’écran.
Dans Transporter 3, produit par Luc Besson, il interprète un garde du corps froid et redoutable, dans une scène de combat chorégraphiée avec une efficacité redoutable. Là encore, son jeu reste minimaliste, mais son impact visuel est maximal. On ne vient pas chercher chez lui la tirade shakespearienne, mais le coup de pied retourné millimétré.
Il travaille aussi pour le marché du direct-to-video, particulièrement actif dans le cinéma d’action de genre. Ce circuit parallèle au box-office classique lui permet d’enchaîner les tournages, souvent à rythme soutenu, dans des productions où les combats sont le cœur du film. Dans ces rôles, Silvio Simac n’est pas là pour réciter des dialogues interminables : il frappe, bloque, esquive, chute… et recommence.
Une silhouette plus qu’un nom, mais un professionnel respecté
Ce qui caractérise Silvio Simac, c’est sa fiabilité physique. Il fait partie de ces acteurs qui ne trichent pas avec les arts martiaux à l’écran. Ce qu’il exécute, il le maîtrise réellement. Il participe parfois à la chorégraphie des combats, voire à la formation de ses partenaires sur certains tournages. Cela fait de lui un atout technique précieux pour les réalisateurs de films d’action à petit ou moyen budget.
S’il ne joue presque jamais les premiers rôles, Silvio Simac est très respecté dans le milieu, à la fois pour sa discipline, sa précision, et son attitude professionnelle. Il incarne cette catégorie de comédiens issus du sport, qui privilégient le langage corporel au texte, et dont le talent repose moins sur l’interprétation que sur la maîtrise du mouvement et du rythme.
Une présence constante dans les milieux spécialisés
En parallèle du cinéma, Silvio Simac continue de s’impliquer dans les communautés martiales et le fitness, où il intervient régulièrement comme coach, conférencier ou jury de compétitions. Il est très actif sur les réseaux sociaux, où il partage ses entraînements, ses apparitions en festival et ses projets indépendants. Il participe aussi à des événements de pop culture ou de cinéma d’action, où il est toujours accueilli comme un visage familier.
Il développe également des projets personnels, y compris des courts-métrages ou des collaborations avec d’autres artistes martiaux, dans l’idée de promouvoir un cinéma d’action plus authentique, où le corps redevient le principal outil narratif.