Shade Rupe
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Shade Rupe est un écrivain, réalisateur, journaliste et éditeur américain, né le 23 août 1968, probablement aux États-Unis, bien que sa ville de naissance reste peu documentée.
Son nom circule avant tout dans les cercles de la culture underground, de l’horreur, du cinéma extrême et de la contre-culture. Un terrain qu’il n’observe pas de loin : Shade Rupe y évolue en passionné, en archiviste, en interlocuteur respecté, mais aussi en créateur à part entière.
Si le grand public ne le connaît pas nécessairement, son nom est familier aux amateurs de cinéma marginal, aux lecteurs de fanzines étranges, et aux spectateurs curieux de ce qui se passe derrière les rideaux sanglants des cinémas indépendants. Car avec Shade Rupe, on est rarement dans la norme.
Une carrière guidée par la fascination du bizarre
Dès les années 90, Shade Rupe se fait remarquer dans les milieux alternatifs grâce à la publication de Funeral Party, un recueil en deux volumes qui compile des entretiens, textes critiques, illustrations et documents rares autour de l’art macabre, du cinéma underground, de la performance extrême et de l’ésotérisme artistique. Ces ouvrages hybrides tiennent autant du fanzine que de la monographie, et témoignent d’une passion sincère pour les créateurs hors-norme, souvent marginalisés ou incompris.
Ce goût de la transgression n’est jamais provocateur pour le plaisir : Shade Rupe s’intéresse avant tout aux artistes qui utilisent l’horreur, le choc ou l’étrangeté pour parler d’autre chose. De la douleur, de la société, de la mémoire ou même de la spiritualité. Il cite volontiers des figures comme Alejandro Jodorowsky, Richard Kern ou Hermann Nitsch, et c’est d’ailleurs dans cette veine qu’il travaille lui-même.
Le dialogue comme moteur créatif
En plus de ses travaux éditoriaux, Shade Rupe est connu pour ses entretiens très fouillés avec des artistes atypiques, des réalisateurs de l’extrême, des performeurs radicaux. Il ne se contente pas de questions superficielles : il creuse, contextualise, met en perspective. Son livre Dark Stars Rising (2011) illustre parfaitement cette démarche. Véritable anthologie d’entretiens et de portraits, il réunit des figures aussi variées que Tura Satana, Alejandro Jodorowsky, Crispin Glover, or Genesis Breyer P-Orridge. Des entretiens souvent longs, menés avec une approche à la fois érudite et complice, parfois sur plusieurs années.
Avec ce livre, Shade Rupe fait œuvre de passeur. Il archive, éclaire, valorise des trajectoires peu visibles du grand public. Il agit en journaliste curieux mais jamais intrusif, toujours respectueux du propos de ses interlocuteurs, même lorsque ceux-ci abordent des thématiques controversées ou dérangeantes.
Réalisateur à son tour
En 2012, Shade Rupe passe derrière la caméra pour co-réaliser Play Dead, un film-documentaire capturant un spectacle de magie macabre mené par Todd Robbins et co-écrit avec Teller, moitié du duo Penn & Teller. La captation, tournée au Players Theatre de New York, mélange illusions morbides, numéros de spiritisme et ambiance gothique assumée. Ce projet est à mi-chemin entre le cinéma, le théâtre et la performance, et s’inscrit parfaitement dans l’univers artistique de Shade Rupe : celui où les frontières entre réalité, art et choc sont volontairement floues.
Ce film, bien qu’assez confidentiel dans sa diffusion, a été salué dans les cercles spécialisés pour son originalité formelle et son sens du détail. Encore une fois, Shade Rupe ne cherche pas à séduire le plus grand nombre, mais à capturer l’essence de l’expérience, quitte à bousculer le spectateur.
Une figure respectée de la contre-culture
Dans l’univers foisonnant mais parfois éphémère de la culture underground, Shade Rupe s’est construit une réputation durable. Il est apprécié pour sa rigueur intellectuelle, son approche sincère, et son engagement personnel dans les thèmes qu’il explore. Il ne survole pas le bizarre, il s’y enfonce. Non par goût du choc, mais par conviction que l’art peut (et doit parfois) déranger pour dire quelque chose de vrai.
Au fil du temps, il s’est aussi imposé comme un archiviste de l’indicible, un témoin précieux d’un pan souvent négligé de la création contemporaine. Il est l’un de ceux qui donnent la parole à ceux que les médias traditionnels ignorent, sans jamais tomber dans l’angélisme ou la glorification gratuite.
Shade Rupe, c’est un œil exercé sur les marges, une plume attentive au monstrueux, et une voix qui, sans jamais crier, explore les profondeurs du non-conformisme artistique. Pour ceux qui aiment le cinéma qui gratte, les artistes inclassables et les récits qui dérangent, son nom résonne comme une référence.