Seymour Cassel

  • Casting

Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 9 films
Récompense 1 nomination et 0 victoire

Biographie

Seymour Cassel, né le 22 janvier 1935 à Détroit, dans le Michigan, et décédé le 7 avril 2019 à Los Angeles, est une figure emblématique du cinéma indépendant américain. Avec sa gueule de cinéma, son sourire en coin et sa voix râpeuse, Seymour Cassel s’est forgé une carrière discrète mais incroyablement riche, loin des grandes stars hollywoodiennes mais au cœur de certains des films les plus marquants de leur époque.

Les débuts de Seymour Cassel et sa rencontre déterminante avec John Cassavetes

La carrière de Seymour Cassel commence véritablement dans les années 1960, bien qu’il soit apparu pour la première fois au cinéma dès la fin des années 50. Mais c’est sa collaboration avec John Cassavetes qui va tout changer. Plus qu’un réalisateur, John Cassavetes devient son mentor, son complice et son ami. Ensemble, ils vont créer une série de films qui redéfinissent le cinéma américain indépendant.

On le retrouve dans Shadows, Faces, Minnie and Moskowitz, Opening Night, ou encore Love Streams, autant de films où Seymour Cassel apporte sa sensibilité brute, son énergie légèrement anarchique, et ce mélange rare de tendresse et de nervosité qui deviendra sa marque de fabrique. Sa prestation dans Faces lui vaut même une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin en 1969. Pas mal pour un acteur venu sans diplôme d’une ville industrielle, qui a commencé comme assistant de plateau.

Une carrière éclectique au service d’un cinéma libre

Après l’époque Cassavetes, Seymour Cassel multiplie les rôles, souvent secondaires, parfois minuscules, mais toujours marquants. Il apparaît aussi bien dans des polars que dans des comédies, des drames intimistes ou des séries télé. Il a tourné avec de grands noms, mais c’est surtout dans les marges du cinéma qu’il excelle. Il n’a jamais vraiment cherché la lumière des blockbusters, préférant la liberté des productions indépendantes à l’ombre des superproductions bien huilées.

Dans les années 90 et 2000, Seymour Cassel retrouve une nouvelle génération de cinéastes qui l’adopte immédiatement. Il tourne avec Wes Anderson, qui lui confie des rôles dans Rushmore et The Royal Tenenbaums, des films où son style inimitable trouve une nouvelle résonance auprès d’un public plus jeune. Il apparaît aussi chez Steve Buscemi, Alexandre Rockwell ou Abel Ferrara, comme un passeur d’une époque à une autre, d’un cinéma artisanal à un cinéma post-indé.

Un personnage haut en couleur, à l’écran comme dans la vie

Il faut dire que Seymour Cassel ne jouait pas seulement des personnages haut en couleur : il était un personnage. Anecdotes croustillantes, franc-parler, look souvent improbable, il apportait avec lui une certaine idée de l’Amérique underground. Le genre d’acteur que les réalisateurs adorent parce qu’il ne joue pas, il est.

S’il n’a jamais été une vedette au sens classique du terme, Seymour Cassel avait cette capacité rare à rendre chaque apparition mémorable. On le croisait à l’écran comme on croise un vieux pote qu’on n’a pas vu depuis longtemps : un peu cabossé, toujours sincère, et immédiatement attachant.

Seymour Cassel, mémoire vivante du cinéma indépendant

Jusqu’à sa mort en 2019, Seymour Cassel est resté fidèle à ses racines artistiques, continuant de tourner dans des projets souvent modestes, mais portés par une vraie passion du cinéma. Il est, à sa manière, une mémoire vivante du cinéma indépendant américain, ce courant qui privilégie l’humain au spectaculaire, les défauts au lisse, les silences aux grands discours.

Aujourd’hui encore, son nom évoque un cinéma libre, artisanal, fait avec le cœur. Et si vous n’avez jamais vu Seymour Cassel jouer, il vous suffit de lancer Faces ou Minnie and Moskowitz. En quelques scènes, il vous embarque. Sans effets spéciaux, sans fioritures, mais avec une vérité rare.

Filmographie

Film Année Durée Rôles
  • Ajouté le
  • Modifié le