Seth MacFarlane

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Filmographie 6 films

Biographie

Seth MacFarlane, né le 26 octobre 1973 à Kent, dans le Connecticut (États-Unis), est un scénariste, réalisateur, producteur, acteur et chanteur américain. Oui, tout ça à la fois. Si son nom est souvent associé à l’animation irrévérencieuse, il serait réducteur de résumer Seth MacFarlane à une seule étiquette.

Il est aussi l’un des rares à avoir su imposer une véritable signature dans la culture populaire, avec un mélange d’humour absurde, de satire sociale et de références aussi pointues qu’improbables.

Il se fait connaître à la fin des années 1990 en créant Family Guy (Les Griffin en français), une série animée qui allait devenir un phénomène aussi controversé qu’adoré. La voix de Peter, c’est lui. Celle de Brian, aussi. Et celle de Stewie ? Toujours lui. Ce don pour les voix, couplé à un style d’écriture débridé, propulse Seth MacFarlane sur le devant de la scène, même si tout ne se passe pas sans accroc.

Les Griffin, une satire animée qui ne s’excuse jamais

Dès ses débuts en 1999, Family Guy divise. Trop provocateur pour certains, brillant pour d’autres, l’univers de la série repose sur l’art du non-sens, des détournements culturels et une dose généreuse d’humour noir. Seth MacFarlane y aborde tout ce qui est théoriquement intouchable : politique, religion, handicap, racisme, médias… rien n’est laissé de côté. Le tout avec une technique narrative bien à lui, notamment les célèbres "cutaways", ces flashbacks absurdes qui coupent le récit pour introduire une blague décalée.

La série est annulée en 2002, puis ressuscitée par la suite, preuve d’un attachement du public parfois plus fort que les polémiques. Et à chaque retour, Seth MacFarlane pousse un peu plus loin les limites de ce que l’on peut dire à la télévision. Il ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais à rire de tout — quitte à s’attirer les foudres de quelques groupes de pression.

American Dad!, The Cleveland Show et l’univers MacFarlane

Le succès de Family Guy donne des idées à Seth MacFarlane, qui enchaîne avec American Dad! en 2005. Cette fois, la satire se concentre sur l’Amérique conservatrice, à travers la figure de Stan Smith, agent de la CIA convaincu que le monde est en guerre permanente contre la décadence. Plus cohérente que Family Guy, la série propose un ton différent, parfois plus subtil, mais toujours marqué par le regard acerbe de son créateur sur la société américaine.

Un peu plus tard, The Cleveland Show, centré sur le personnage secondaire Cleveland Brown, tente de prolonger l’univers Griffin. Moins populaire, la série ne rencontre pas le même succès critique, mais elle complète l’écosystème télévisuel de Seth MacFarlane, qui devient alors l’un des hommes les plus influents de la télévision américaine, en particulier dans le domaine de l’animation pour adultes.

Au cinéma : ours trash, cowboys et science-fiction

Mais Seth MacFarlane ne compte pas rester dans le monde de l’animation. En 2012, il réalise Ted, une comédie délirante sur un ours en peluche vulgaire et fumeur de joints. Le film est un carton mondial, preuve que son humour fonctionne aussi en live action. Il reprend le même univers dans Ted 2, avec un succès commercial moindre, mais une fanbase toujours fidèle au poste.

Il s’essaie ensuite au western décalé avec A Million Ways to Die in the West (2014), où il joue lui-même un fermier lâche entouré de bandits, de flingues et de blagues scabreuses. Le film divise, comme souvent avec Seth MacFarlane, mais confirme sa volonté d’explorer d’autres formats que l’animation.

C’est d’ailleurs dans un tout autre registre qu’il surprend avec The Orville, une série de science-fiction clairement inspirée de Star Trek, à la fois parodique et sincère. Lancée en 2017, cette série se distingue par son équilibre entre comédie et réflexion philosophique, avec des épisodes traitant de bioéthique, d’identité ou de diplomatie interstellaire. Une œuvre plus mature, qui révèle une autre facette de Seth MacFarlane.

Musique, Oscars et big band

Oui, Seth MacFarlane chante. Et pas qu’un peu. Depuis des années, il se produit dans un registre crooner, dans la lignée de Frank Sinatra ou Dean Martin. Il a sorti plusieurs albums de standards américains, toujours interprétés avec un grand sérieux et une maîtrise vocale impressionnante. Son amour pour la musique classique hollywoodienne n’est pas feint, et il a souvent glissé des références musicales raffinées dans ses productions, là où on ne les attendait pas forcément.

En 2013, il présente la cérémonie des Oscars. Un choix audacieux, à son image. Certains adorent, d’autres le trouvent trop irrévérencieux pour un événement si policé. Comme souvent, Seth MacFarlane joue avec les limites. Il s’en amuse même.

Un créateur clivant mais incontournable

Ce qui définit Seth MacFarlane, c’est peut-être justement cette capacité à diviser. Il ne cherche pas l’unanimité. Son humour dérange, provoque, secoue les conventions. Mais derrière cette façade de provocateur, on découvre un créateur exigeant, très cultivé, attaché à la qualité visuelle de ses œuvres et à une forme de rigueur dans l’absurde.

Il est aussi l’un des rares à avoir imposé un ton et un univers reconnaissables entre mille. Qu’on aime ou qu’on déteste, impossible d’ignorer la marque Seth MacFarlane dans la culture télévisuelle contemporaine. Il a ouvert la voie à d’autres formes d’humour, plus crues, plus libres, et a montré que l’animation adulte pouvait aussi être intelligente.

Filmographie

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