Sebastien Roberts
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Sébastien Roberts est né le 29 décembre 1972 à Montréal, au Canada. Il s’est construit une carrière solide dans le paysage audiovisuel canadien, autant en anglais qu’en français, en passant avec aisance du cinéma indépendant aux séries policières, en incarnant des personnages souvent complexes, parfois sombres, mais toujours humains. Sans être une star au sens traditionnel, Sébastien Roberts est ce genre d’acteur que le public reconnaît instantanément : une présence forte, une voix grave, un regard chargé de tension contenue.
Une carrière bilingue au service de rôles intenses
Formé à l’Actors Studio de Toronto après avoir travaillé dans le domaine de la publicité, Sébastien Roberts commence à se faire connaître au début des années 2000. Très vite, il s'impose dans des rôles d’hommes tourmentés, ambigus, souvent plongés dans des contextes violents ou émotionnellement chargés.
Sa capacité à jouer aussi bien en anglais qu’en français lui ouvre les portes de productions des deux marchés. Il participe ainsi à des séries canadiennes anglophones comme Northern Rescue, Mary Kills People ou encore Rookie Blue, où il incarne des figures d’autorité, des policiers, des pères de famille écorchés.
Dans ces rôles, Sébastien Roberts apporte toujours une part de vulnérabilité : même lorsqu’il joue des durs, il insuffle une émotion sous-jacente qui rend ses personnages plus profonds qu’ils n’y paraissent.
Une figure régulière du polar québécois
Côté francophone, Sébastien Roberts est particulièrement actif dans le polar télévisuel québécois, genre qu’il affectionne et qui lui va comme un gant. On le voit notamment dans des séries comme Mensonges, Victor Lessard, La faille ou District 31. Dans chacune de ces séries, il campe des personnages marqués par la vie, souvent ambigus moralement, mais jamais caricaturaux.
Il se spécialise dans ce registre du flic fatigué, du père désorienté, de l’homme qui se débat avec ses démons intérieurs, mais parvient à varier les nuances, à surprendre, à éviter la redondance. Son jeu repose moins sur l'excès que sur la tension. Il sait laisser parler le silence, les regards, les gestes.
Le cinéma en pointillé, mais toujours marquant
Si Sébastien Roberts est surtout un acteur de télévision, il a aussi été vu au cinéma, notamment dans des films québécois comme La peau blanche, un thriller vampirique réalisé par Daniel Roby, ou Ma fille mon ange, où il incarne un père confronté à une vérité dérangeante sur sa fille. Dans ces rôles, il confirme son goût pour les zones grises, pour les histoires où le malaise affleure et où rien n’est jamais totalement clair.
Il ne court pas les grands rôles de cinéma, préférant visiblement des projets plus intimes, plus ancrés dans la psychologie et les tensions interpersonnelles.
Une popularité tranquille, construite sur la constance
Sébastien Roberts ne cherche pas la célébrité éclatante, mais cultive une popularité discrète, fidèle, entretenue par des rôles bien choisis, et une présence régulière dans des séries suivies par un large public au Québec comme au Canada anglophone.
Ce qui ressort de son parcours, c’est une grande cohérence artistique, un refus des rôles faciles, et une volonté manifeste d’explorer les contradictions humaines. Il n’a pas besoin de beaucoup de dialogues pour capter l’attention : une tension dans le regard, un silence bien posé, et le spectateur est avec lui.