Sarah-Sofie Boussnina

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Biographie

Sarah-Sofie Boussnina, née le 28 décembre 1990 à Svendborg, sur l’île de Fionie (Danemark), est une actrice danoise dont la carrière s’est construite avec discrétion, finesse et une profonde sensibilité émotionnelle.

D’origine danoise et tunisienne, elle fait partie de cette nouvelle génération d’actrices européennes qui naviguent entre les identités culturelles et les genres cinématographiques, avec une aisance qui bouscule doucement les frontières.

Si Sarah-Sofie Boussnina n’est pas encore un nom familier dans tous les foyers, son visage, lui, marque les esprits. Elle incarne une forme de présence douce mais affirmée, une intensité retenue qui attire l’attention sans jamais la réclamer.

Une entrée remarquée dans le paysage danois

C’est d’abord à la télévision que Sarah-Sofie Boussnina se fait connaître au Danemark. Elle apparaît dans des séries populaires comme Park Road (Lærkevej) ou Heartless, où sa photogénie naturelle et son jeu nuancé lui valent rapidement un intérêt croissant.

Mais ce n’est pas seulement sa beauté — pourtant évidente — qui lui permet de se distinguer : c’est sa capacité à rendre visibles les nuances émotionnelles de ses personnages, souvent tiraillés entre loyauté, vulnérabilité et quête d’identité. Un registre qui lui correspond bien, et qu’elle ne cesse d’explorer depuis.

De la scène scandinave aux productions internationales

À partir du milieu des années 2010, Sarah-Sofie Boussnina commence à apparaître dans des productions internationales, preuve d’un rayonnement qui dépasse le cadre nordique. Elle est ainsi présente dans The Way of the Wind de Terrence Malick (encore inédit à ce jour), et dans Mary Magdalene (2018) avec Rooney Mara et Joaquin Phoenix, où elle incarne Martha, la sœur de Marie.

Des rôles encore modestes, certes, mais choisis avec soin, et qui confirment son intérêt pour des récits spirituels, profonds, parfois exigeants. Elle ne cherche pas la lumière à tout prix, mais s’attache à des projets à la fois ambitieux et singuliers.

Elle tourne également dans The Birdcatcher (2019), un drame historique situé en Norvège pendant la Seconde Guerre mondiale, où elle incarne une jeune juive obligée de masquer son identité. Encore une fois, un rôle complexe, entre tension dramatique et émotions rentrées, parfaitement taillé pour elle.

Une actrice qui joue à l’intérieur

Ce qui caractérise le jeu de Sarah-Sofie Boussnina, c’est son intériorité. Elle ne surjoue jamais. Elle laisse l’émotion s’installer progressivement, dans les silences, les regards, les doutes. Elle donne de l’épaisseur à des personnages qui, sur le papier, pourraient sembler fragiles ou effacés. Elle leur prête de la dignité, du mystère, une force tranquille.

On sent chez elle une conscience très fine de ce qu’un geste ou une pause peuvent dire, souvent plus que de longues répliques. Elle appartient à cette catégorie d’actrices qui savent retenir l’attention par le détail, par la façon dont un regard se détourne, dont une voix hésite ou s’éteint.

Ce style tout en subtilité la rend particulièrement adaptée aux drames psychologiques, aux récits intimes ou aux fresques où le non-dit joue un rôle central.

Une double identité culturelle qui enrichit sa trajectoire

Avec ses origines danoises et tunisiennes, Sarah-Sofie Boussnina incarne aussi une diversité encore rare dans le cinéma scandinave, souvent très homogène dans ses représentations. Sans en faire un argument de façade, elle inscrit son parcours dans une pluralité de références et semble prête à explorer des rôles où l’identité, l’exil ou le métissage sont présents.

Mais surtout, elle refuse les étiquettes. Elle peut incarner une jeune femme danoise du XXIe siècle aussi bien qu’une figure biblique ou une résistante norvégienne. Sa palette est large, même si elle préfère les rôles qui creusent l’intime plutôt que ceux qui brillent en surface.

Filmographie

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