Sarah Silverman
- Casting
Détails
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| Filmographie | 12 films |
Biographie
Sarah Silverman, née le 1er décembre 1970 à Bedford, New Hampshire (États-Unis), est une humoriste, actrice, scénariste, productrice et chanteuse américaine.
Connue pour son humour aussi grinçant qu'intelligent, elle s’est imposée comme l’une des figures les plus marquantes du stand-up contemporain, en particulier pour sa capacité à aborder des sujets sensibles, racisme, sexisme, religion, politique, avec une ironie mordante et une posture toujours assumée. Depuis ses débuts dans les années 90 jusqu’à ses projets les plus récents, Sarah Silverman n’a jamais cessé de bousculer les lignes, jouant avec les tabous tout en affirmant une voix féminine singulière, à la fois provocante, vulnérable et d’une grande lucidité.
Une comédienne formée sur scène, au verbe acéré
Sarah Silverman fait ses armes dans le stand-up, dès la fin des années 80. Très vite, elle développe un style bien à elle : un ton faussement naïf, une diction douce, presque enfantine, qu’elle contrebalance avec des punchlines acérées. Elle aime surprendre, choquer, déranger, mais toujours avec une logique comique bien construite.
Elle rejoint brièvement le casting du Saturday Night Live en 1993, mais n'y reste qu'une saison. Le format ne colle pas avec sa voix satirique encore en pleine maturation. Ce semi-échec ne la freine pas : elle affine son style en solo, dans des clubs, des talk-shows, puis dans ses propres projets.
Le cœur de son humour : dénoncer les absurdités de la société américaine, tout en jouant parfois le rôle de l'idiote politiquement incorrecte... pour mieux piéger son auditoire. Un art délicat du double niveau.
The Sarah Silverman Program et l’humour méta
De 2007 à 2010, elle crée et joue dans The Sarah Silverman Program, une série comique diffusée sur Comedy Central. Elle y incarne une version exagérée d’elle-même : égocentrique, irresponsable, insensible, et hilarante. Le ton est volontairement absurde, les dialogues cinglants, et les situations vont très loin. Mais tout est parfaitement écrit et calibré, ce qui confère à la série un statut culte auprès des amateurs d’humour noir et d’ironie postmoderne.
C’est aussi à cette époque qu’elle sort le titre I'm F**ing Matt Damon*, un sketch musical devenu viral, où elle chante sa relation fictive avec l’acteur... dans une parodie de confession amoureuse. Ce moment, à la fois audacieux et comique, marque un tournant dans sa notoriété auprès du grand public.
Une présence remarquée au cinéma et à la télévision
Si Sarah Silverman reste avant tout une voix de la scène comique, elle s’illustre aussi au cinéma. Elle apparaît dans des rôles secondaires dans School of Rock, There’s Something About Mary ou A Million Ways to Die in the West. Mais elle montre aussi qu’elle peut aller au-delà de la comédie pure : dans I Smile Back (2015), elle joue une mère de famille en détresse psychologique, livrant une performance dramatique saluée pour sa justesse.
À la télévision, elle continue de faire des apparitions dans des séries comme Masters of Sex, Crank Yankers, Bob’s Burgers, et plus récemment dans des formats politiques, mêlant humour et actualité. Sa capacité à naviguer entre différents registres, du cartoon absurde au drame psychologique, confirme qu’elle est bien plus qu’une simple provocatrice.
Une voix engagée, entre satire et activisme
Avec les années, Sarah Silverman a évolué vers une forme d’humour plus politique, mais sans perdre sa radicalité. Elle n’hésite pas à se positionner sur des sujets sociaux et sociétaux, droits des femmes, racisme systémique, santé mentale, violences policières —, que ce soit dans ses spectacles ou sur ses plateformes numériques.
Son émission I Love You, America, diffusée sur Hulu, incarne cette nouvelle facette. Elle y part à la rencontre d’Américains de tous horizons, souvent en désaccord avec elle, dans une tentative (rare dans la comédie) de dialogue sincère. Le ton reste drôle, mais avec une volonté de compréhension plutôt que de caricature gratuite.
Et bien sûr, elle continue de pratiquer l’autodérision comme sport de combat. Une forme de protection, peut-être, mais aussi un moyen de rappeler que la comédie est une arme qui vise surtout ce qu’on n’ose pas affronter frontalement.