Sandro Dori
- Casting
Détails
| Autre nom | Alberto Schiappadori |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Sandro Dori, né le 21 décembre 1938 à Ostiglia (Italie) et décédé le 15 février 2021 à Civitavecchia (Italie), est un acteur italien dont la carrière s’étend sur près de cinquante ans. Sandro Dori s’est construit une trajectoire singulière, faite de rôles secondaires mémorables, de participations à des comédies populaires, mais aussi à des œuvres internationales ou historiques, qui enrichissent la mémoire collective du cinéma italien et européen.
Un acteur de formation complète, entre théâtre, cinéma et doublage
Dès le début des années 1960, Sandro Dori se fait connaître comme acteur polyvalent, alternant cinéma, télévision, théâtre et doublage. Cette diversité artistique lui permet d’éviter l’écueil du typecast facile, et son jeu très adaptable lui ouvre les portes de projets variés, autant comiques que dramatiques.
Le rôle qui le révèle véritablement au grand public reste celui du Dr. Zucconi dans la comédie italienne Il medico della mutua (Be Sick… It’s Free), où il joue le collègue antagoniste du protagoniste. Il reprendra ce personnage dans la suite du film, ce qui marque pour beaucoup le personnage emblématique de sa carrière.
Une présence constante dans le cinéma italien et international
Au fil des décennies, Sandro Dori apparaît dans une grande variété de films, souvent en rôles secondaires qui enrichissent l’univers du récit sans pour autant chercher à capter toute l’attention. Sa filmographie inclut des œuvres très différentes, allant de comédies italiennes classiques à des productions internationales :
Dans les années 2000, il joue des personnages plus discrets dans des films tels que Nine (2009), musical adapté du célèbre spectacle, Lettres à Juliette (Letters to Juliet, 2010) où il incarne un prêtre, ou encore The American (2010), film dramatique avec George Clooney. Il est aussi crédité dans des titres comme Sous le soleil de Toscane (Under the Tuscan Sun, 2003).
Sur la longue durée de sa carrière, il collabore avec des réalisateurs emblématiques tels que Mario Monicelli, Dario Argento, Vittorio De Sica ou Pupi Avati. Cette diversité de collaborateurs et de registres témoigne de sa capacité à s’adapter à des tons très différents, du comique au drame, du cinéma d’auteur au pur divertissement.
Doublage et télévision : une palette artistique étendue
Outre ses apparitions à l’écran, Sandro Dori s’engage aussi dans le doublage, prêtant sa voix à des personnages de séries et de films étrangers diffusés en Italie, ainsi qu’à des productions d’animation. Cette facette de son travail montre à quel point il était un interprète complet, capable aussi bien d’incarner physiquement un rôle que d’en donner vie par la voix.
À la télévision, il apparaît dans des séries et téléfilms italiens, enrichissant encore davantage un CV déjà fourni. La scène télévisée italienne, très vivante depuis les années 1960, l’accueille régulièrement, souvent dans des productions dramatiques ou historiques qui sollicitent des acteurs capables de nuances fines.
Un héritage discret mais durable
Même si Sandro Dori n’a jamais été une tête d’affiche internationale, il reste un acteur respecté et reconnu dans les milieux cinématographiques, apprécié pour sa constance, sa polyvalence et sa capacité à enrichir chaque rôle, même bref. Son nom revient souvent dans les rétrospectives du cinéma italien des années 1960 à 2010, comme une présence sûre, capable de soutenir une scène sans jamais la dominer.
Sa disparition en 2021, à l’âge de 82 ans, a été saluée par de nombreux amateurs et professionnels du cinéma italien, qui ont rappelé son rôle dans des œuvres aujourd’hui considérées comme des références du cinéma populaire ou d’auteur.
Sandro Dori demeure ainsi un exemple de carrière d’acteur à la fois riche et humble, faite de petits grands rôles capables, chacun à leur manière, de laisser une empreinte durable dans l’histoire du cinéma.