Sandrine Kiberlain

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Détails

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Filmographie 13 films

Biographie

Sandrine Kiberlain est une actrice, réalisatrice, scénariste et chanteuse française, née le 25 février 1968 à Boulogne-Billancourt.

Formation et débuts à l’écran

Issue d’une famille installée en région parisienne, Sandrine Kiberlain suit sa scolarité secondaire avant d’entrer à l’École supérieure d’arts graphiques Penninghen, puis s’oriente vers l’art dramatique. Elle est admise en classe libre au Cours Florent de 1987 à 1989, puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique entre 1989 et 1992, où elle reçoit une formation structurée au jeu de théâtre. Ces années d’apprentissage coïncident avec ses premières apparitions à la télévision, notamment dans des téléfilms et séries comme Un château au soleil et Les Compagnons de l’aventure : Les Mégazèbres, où elle est créditée sous une graphie légèrement différente de son nom.

Ses premiers pas au cinéma sont attestés dès le milieu des années 1980, dans des rôles de composition au sein de productions de studios français. Elle apparaît ainsi dans Cours privé de Pierre Granier-Deferre puis dans On a volé Charlie Spencer de Francis Huster, avant d’être distribuée dans des films comme Milena de Véra Belmont, Sexes faibles ! de Serge Meynard ou encore Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, où elle interprète sœur Colette. Ces premiers rôles l’inscrivent progressivement dans le paysage du cinéma français du début des années 1990, au croisement du drame, du film historique et de la comédie.

Carrière au cinéma

La carrière cinématographique de Sandrine Kiberlain s’affirme au milieu des années 1990, avec une série de rôles marquants. Elle tient un personnage central dans Les Patriotes d’Éric Rochant puis dans En avoir (ou pas), qui lui vaut le César du meilleur espoir féminin en 1996. Elle enchaîne avec Un héros très discret de Jacques Audiard, Le Septième Ciel de Benoît Jacquot ou encore À vendre de Laetitia Masson, autant de films qui la placent au cœur d’un cinéma d’auteur français attentif aux trajectoires intimes et aux personnages en rupture.

Au tournant des années 2000, Sandrine Kiberlain confirme cette place dans des œuvres comme Betty Fisher et autres histoires de Claude Miller, Tout va bien, on s’en va de Claude Mouriéras ou Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé, pour lequel elle est de nouveau nommée au César de la meilleure actrice. Elle alterne comédies et drames, collaborant avec des cinéastes comme Alain Resnais (Aimer, boire et chanter), Albert Dupontel (9 Mois ferme), Lisa Azuelos (Mon bébé), Emmanuel Mouret (Chronique d’une liaison passagère) ou encore Cédric Jimenez (Novembre). Elle obtient le César de la meilleure actrice en 2014 pour 9 Mois ferme, puis le Valois de la meilleure actrice à Angoulême pour Elle l’adore, ce qui ancre durablement son nom dans la liste des interprètes majeures du cinéma français contemporain.

Théâtre et présence télévisuelle

Parallèlement au cinéma, Sandrine Kiberlain mène une activité soutenue au théâtre. Elle joue notamment dans Ivanov d’Anton Tchekhov au Théâtre Nanterre-Amandiers, dans Comme tu me veux de Luigi Pirandello ou encore dans La Mégère apprivoisée de Shakespeare, mises en scène sur des scènes nationales. Elle crée ensuite Le Roman de Lulu, pièce écrite par son père, qui connaît un succès suffisamment important pour donner lieu à une adaptation cinématographique. Pour cette interprétation, elle reçoit en 1997 le Molière de la révélation théâtrale, consolidant son statut de comédienne également reconnue sur les plateaux.

La télévision constitue un autre versant régulier de son parcours. Après ses premiers rôles à la fin des années 1980, Sandrine Kiberlain apparaît dans divers téléfilms et séries, avant de revenir en première ligne avec une participation remarquée à la série Dix pour cent, où elle joue son propre rôle dans un épisode diffusé en 2020. Ses prestations télévisuelles, plus ponctuelles que ses engagements au cinéma ou au théâtre, contribuent néanmoins à entretenir une présence continue auprès d’un public large, dans des formats allant du drame aux comédies de prime time.

Réalisation et écriture pour l’écran

À partir des années 2010, Sandrine Kiberlain ajoute la réalisation à ses activités. Elle signe d’abord le court métrage Bonne figure, présenté en 2016, dont elle assure également le scénario. Elle passe ensuite au long métrage avec Une jeune fille qui va bien, sorti en 2022, film dont elle écrit le scénario et qu’elle met en scène autour d’un rôle principal confié à Rebecca Marder. Cette incursion derrière la caméra s’inscrit dans la continuité de son travail de scénariste et de son intérêt pour des récits centrés sur des personnages féminins, sans rompre avec son activité d’actrice.

Son nom demeure par ailleurs attaché à l’écriture de dialogues et à la collaboration avec des scénaristes sur plusieurs productions, notamment à travers des échanges créatifs mentionnés dans les dossiers de presse et entretiens consacrés aux films auxquels elle participe. Ces contributions, moins visibles dans les génériques que ses rôles d’interprète, complètent néanmoins une pratique régulière de l’écriture et de la construction de personnages à l’écran.

Carrière de chanteuse et enregistrements

En marge de son travail d’actrice, Sandrine Kiberlain développe une activité de chanteuse. Elle publie en 2005 un premier album, Manquait plus qu’ça, dont elle signe les textes, suivi en 2007 d’un deuxième opus, Coupés bien net et bien carré, pour lequel elle collabore avec des compositeurs comme Étienne Daho, Mickaël Furnon, Camille Bazbaz ou Pierre Souchon. Sa voix et ses chansons s’inscrivent dans une veine pop française, avec une écriture où l’on retrouve le goût des situations et des personnages déjà perceptible dans sa filmographie.

Sandrine Kiberlain participe également, à plusieurs reprises, aux spectacles des Enfoirés, intégrés au dispositif des Restos du Cœur, ce qui l’inscrit dans un cadre collectif mêlant chanson et engagement caritatif. Ses albums et ses collaborations musicales constituent un pan autonome de sa carrière, relayé par des concerts et des passages télévisés, et renforcent l’image d’une artiste présente simultanément dans plusieurs domaines de la création.

Distinctions et reconnaissances professionnelles

Au fil des années, Sandrine Kiberlain reçoit de nombreuses distinctions. Outre le César du meilleur espoir féminin et le César de la meilleure actrice, elle se voit décerner le Prix Romy-Schneider en 1995, une Étoile d’or du premier rôle féminin pour À vendre, des prix d’interprétation aux festivals de Montréal et de Chicago pour Betty Fisher et autres histoires, ainsi qu’un prix d’interprétation féminine au Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez pour Mon bébé. Ces récompenses jalonnent un parcours reconnu à la fois par la profession et par les jurys de festivals.

Son rôle de figure installée du cinéma français se traduit aussi par des responsabilités symboliques : membre du jury du Festival de Cannes en 2001, présidente du jury du Festival du cinéma américain de Deauville en 2018, puis présidente de la cérémonie des César en 2020. Une rose créée par les roseraies Georges Delbard porte par ailleurs son nom, signe distinctif qui associe son image à un hommage venu du monde horticole. Enfin, elle est la mère de Suzanne Lindon, actrice et cinéaste, dont la filiation est mentionnée dans les notices officielles consacrées aux deux artistes.

Filmographie

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