Sandahl Bergman
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Sandahl Bergman, née le 14 novembre 1951 à Kansas City, dans le Missouri (États-Unis), est une actrice, danseuse et chorégraphe américaine dont le nom reste associé à une certaine vision du cinéma fantastique et d’action des années 1980. Si son visage évoque immédiatement des univers peuplés de guerriers, d'épées et de sorts, son parcours artistique ne se limite pas aux studios de Hollywood. Avant d’enfiler une armure en cuir sur grand écran, Sandahl Bergman a en effet d'abord conquis les planches de Broadway.
Des débuts sur scène, entre comédies musicales et ballets
Avant de manier l’épée, Sandahl Bergman maniait les claquettes. Sa carrière démarre à New York, où elle se fait remarquer dans plusieurs comédies musicales. Le public la découvre notamment dans des productions comme Pippin, Dancin’ ou encore A Chorus Line. Elle travaille à cette époque avec des chorégraphes reconnus, dont Bob Fosse, qui apprécie son style énergique et sa grande stature, plutôt rare dans le milieu de la danse.
Ce mélange de grâce athlétique et de puissance physique devient rapidement la marque de fabrique de Sandahl Bergman. Elle se démarque des autres danseuses par une présence scénique qui attire l’œil, ce qui facilitera son passage vers le cinéma.
Sandahl Bergman dans Conan le Barbare : la révélation hollywoodienne
C’est en 1982 que Sandahl Bergman devient un visage emblématique du cinéma d’aventure avec le rôle de Valeria dans Conan the Barbarian, aux côtés d’un certain Arnold Schwarzenegger. L’alchimie physique entre les deux acteurs est évidente, et Sandahl Bergman impressionne autant par sa prestance guerrière que par son engagement physique dans les scènes d’action.
Ce rôle lui vaut le Golden Globe de la révélation féminine de l’année en 1983, une reconnaissance rare pour une performance aussi physique qu’émotive. Le film, réalisé par John Milius, inscrit Sandahl Bergman dans la mémoire collective comme une héroïne musclée mais sensible, loin des clichés habituels des femmes accessoires dans les blockbusters de l’époque.
Red Sonja, SFX et la descente vers les séries B
Fort de ce succès, Sandahl Bergman poursuit dans le registre de l’heroic fantasy. Mais contrairement à ce que beaucoup imaginent, elle n’incarne pas Red Sonja en 1985 — rôle attribué à Brigitte Nielsen — mais elle y joue la méchante Reine Gedren. Le film n’atteint pas le succès critique escompté, mais il contribue à entretenir l’image de Sandahl Bergman comme figure incontournable du genre.
Par la suite, elle enchaîne les films de science-fiction et d’action à petit budget, comme She (1984), Hell Comes to Frogtown (1988) ou encore Programmed to Kill (1987). Ces productions, bien que souvent modestes, renforcent son statut d’actrice culte dans les cercles de fans de cinéma bis.
L’enthousiasme du public pour ce type de films commence cependant à décliner à la fin des années 80. Sandahl Bergman se fait alors plus discrète, apparaissant de manière sporadique à l’écran tout en continuant à être active dans le domaine de la danse et du fitness, un univers où elle conserve une crédibilité intacte.
Une carrière marquée par l’indépendance et l’engagement physique
Ce qui frappe dans le parcours de Sandahl Bergman, c’est sa fidélité à une certaine idée de la performance physique. Qu’elle danse sur scène ou combatte à l’écran, elle ne fait jamais semblant. Ses rôles exigent souvent des entraînements rigoureux et une implication totale, notamment dans les cascades, qu’elle réalisait elle-même à ses débuts, ce qui était loin d’être courant pour une actrice à l’époque.
Cette approche sans concession, très "corps et âme", contribue à faire d’elle une figure à part dans le paysage hollywoodien. Pas forcément la plus prolifique, ni la plus médiatisée, mais sans aucun doute l’une des plus singulières.