Sam Hargrave
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Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Sam Hargrave est né le 26 novembre 1982 aux États-Unis. Cascadeur, coordinateur de scènes d’action, réalisateur et acteur à l’occasion, Sam Hargrave incarne une figure de plus en plus incontournable dans le cinéma d’action hollywoodien moderne.
Si son nom n’est pas encore aussi célèbre que celui des acteurs qu’il dirige ou double, son empreinte, elle, est bien visible, surtout dans les scènes où les coups pleuvent avec style et précision millimétrée. De l’ombre des cascadeurs à la lumière des réalisateurs, Sam Hargrave s’est imposé à force d’adrénaline, de savoir-faire technique et de volonté de repousser les limites physiques du cinéma.
Cascadeur de formation, chorégraphe de l’extrême
Avant d’enfiler la casquette de réalisateur, Sam Hargrave a fait ses armes là où peu de cinéastes osent commencer : dans les cascades. Il débute en doublant des acteurs dans des productions télévisées ou des films indépendants, avant d’évoluer rapidement en tant que coordinateur de cascades et réalisateur de seconde équipe, un poste stratégique dans les grosses productions d’action.
C’est notamment sur les films du Marvel Cinematic Universe qu’il se fait remarquer, en travaillant étroitement avec les frères Russo sur Captain America: The Winter Soldier, Civil War, Infinity War et Endgame. Son travail de chorégraphie et de coordination sur ces films est salué pour son réalisme brut, ses combats dynamiques et cette impression de "poids" que peu de films de super-héros réussissent à restituer. En bref, avec Sam Hargrave, chaque coup porté semble avoir des conséquences physiques.
Tyler Rake (Extraction) : un premier film qui frappe fort
En 2020, Sam Hargrave fait ses débuts en tant que réalisateur avec Extraction (Tyler Rake en version française), un film d’action produit par les frères Russo et diffusé sur Netflix. Porté par Chris Hemsworth, le film suit un mercenaire chargé de sauver le fils d’un trafiquant de drogue dans un Bangladesh chaotique et impitoyable.
La particularité de Tyler Rake, c’est son approche très immersive de l’action. La caméra de Sam Hargrave est au cœur de la mêlée, souvent mobile, fluide, et parfois même opérée par le réalisateur lui-même, encore harnaché comme un cascadeur. Une séquence en particulier, un plan-séquence de plus de 12 minutes, est devenue emblématique du film, et symbolise parfaitement sa manière de filmer : brutale, réaliste, sans pause pour respirer.
Ce premier film est un succès massif pour Netflix. Les critiques saluent moins le scénario que l’intensité de la mise en scène, mais c’est justement là que Sam Hargrave fait la différence. Il ne prétend pas révolutionner le fond, mais il repousse les limites de la forme.
Une suite et une signature visuelle affirmée
Face au succès du premier opus, Sam Hargrave est de retour à la réalisation pour Extraction 2, toujours avec Chris Hemsworth. Cette suite permet au réalisateur de pousser encore plus loin ses expérimentations, avec notamment une séquence d’action de 21 minutes en faux plan-séquence, mêlant évasion de prison, fusillade, poursuite en voiture et combats rapprochés. Une démonstration de force qui confirme que Sam Hargrave est bien plus qu’un simple technicien des cascades : c’est un véritable créateur de tension visuelle.
Ce goût du défi technique, il le cultive sans jamais perdre de vue l’essentiel : que le spectateur ressente l’action dans sa chair. Pas de surdécoupage, pas de montage cache-misère. Tout est fait pour que chaque scène ait du poids, de la lisibilité, et une forme de brutalité chorégraphiée.
Un profil hybride entre Hollywood et terrain
Sam Hargrave appartient à cette nouvelle génération de réalisateurs issus de la cascade ou de la coordination d’action, à l’image de Chad Stahelski (John Wick) ou David Leitch (Atomic Blonde, Bullet Train). Ces profils ont la particularité d’avoir une approche viscérale de la mise en scène, ancrée dans le corps et la réalité physique, souvent en contraste avec les effets spéciaux numériques trop lisses.
Ce qui distingue Sam Hargrave, c’est sa volonté de rendre l’action "habitée", de ne pas la traiter comme un simple spectacle mais comme un moyen de raconter quelque chose sur l’endurance, la souffrance ou la survie. Même dans un scénario aussi classique que celui de Tyler Rake, c’est cette intensité qui ressort.
Et, détail révélateur, Sam Hargrave n’hésite pas à se jeter lui-même dans l’action. Sur certains tournages, il filme littéralement au milieu des explosions et des cascades, caméra en main. Une manière d’être au plus près de ce qu’il veut capter, et aussi, probablement, un moyen de ne jamais perdre ce lien physique avec son matériau de base.
Filmographie
9 sur 9 films