Ryoo Seung-wan
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- Réalisation
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Détails
| Autre nom | 류승완 |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Ryoo Seung-wan est un réalisateur, scénariste, producteur et parfois acteur sud-coréen, né le 15 décembre 1973 à Onyang, dans la province de Chungcheong du Sud, en Corée du Sud. Surnommé parfois le « Tarantino coréen » au début de sa carrière (surnom à prendre avec des pincettes), Ryoo Seung-wan s’est rapidement affranchi des comparaisons pour imposer un style personnel : un cinéma d’action nerveux, souvent ancré dans les réalités sociales et politiques de la Corée contemporaine. Avec un pied dans le cinéma de genre et l’autre dans un engagement humaniste, Ryoo Seung-wan est devenu au fil des années une figure majeure du cinéma sud-coréen, capable de mêler spectacle et réflexion, rythme haletant et critique sociale, avec une efficacité redoutable.
Des débuts bruts et inventifs, entre coups de poing et bricolage
Autodidacte et passionné de cinéma depuis son enfance, Ryoo Seung-wan n’a pas suivi de cursus académique en réalisation. Il découvre le cinéma en regardant des films d’arts martiaux et d’action hongkongais avec son frère cadet Ryoo Seung-bum, qui deviendra son acteur fétiche. Cette culture visuelle l’inspire pour ses premiers courts-métrages, très marqués par l’énergie du cinéma de rue.
Il fait ses débuts remarqués avec Die Bad (2000), un film indépendant tourné avec peu de moyens mais beaucoup d’audace. Monté comme une anthologie de courts-métrages interconnectés, le film révèle un jeune réalisateur brut, instinctif, et férocement créatif. Die Bad est aujourd’hui considéré comme un film culte, emblématique de la vitalité du cinéma coréen de l’époque.
Un cinéaste d’action, mais pas seulement
S’il est régulièrement associé à des thrillers et des films d’action, Ryoo Seung-wan ne se contente pas d’explosions bien chorégraphiées. Il utilise l’action comme langage narratif, au service de récits politiques ou sociaux. Ses films sont souvent marqués par un certain regard sur les injustices, la corruption ou les fractures de la société sud-coréenne.
Des œuvres comme The City of Violence (2006), The Unjust (2010) ou Veteran (2015) témoignent de sa capacité à critiquer les institutions, police, justice, grandes entreprises, tout en livrant des séquences de poursuites, de bagarres ou de tensions parfaitement millimétrées. Dans The Unjust, il explore le système judiciaire à travers un polar tendu et sans héros. Dans Veteran, il s’attaque à l’arrogance des chaebols (grands conglomérats coréens) avec une ironie mordante.
Ses mises en scène sont précises, physiques, souvent viscérales, et portées par des acteurs charismatiques, dont son frère Ryoo Seung-bum, omniprésent dans ses premiers films.
Escape from Mogadishu : reconnaissance internationale
En 2021, Ryoo Seung-wan connaît un nouveau sommet avec Escape from Mogadishu, un film inspiré de faits réels sur l’évacuation de diplomates sud-coréens et nord-coréens pendant la guerre civile en Somalie. Le film, à mi-chemin entre le thriller politique et le film de guerre, démontre la maturité de son cinéma : mise en scène spectaculaire, tension dramatique, et regard humaniste sur une situation géopolitique complexe.
Le film connaît un grand succès critique et commercial, et devient le plus gros succès sud-coréen de l’année 2021. Il renforce encore un peu plus le statut de Ryoo Seung-wan comme l’un des cinéastes majeurs du cinéma coréen contemporain, capable de concilier grand public et exigence narrative.
Filmographie
5 sur 5 films