Russell Brand

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Filmographie 9 films

Biographie

Né le 4 juin 1975 à Grays, Essex (Angleterre), Russell Edward Brand est un humoriste, acteur, animateur, auteur et parfois philosophe à ses heures — ou du moins, un penseur exubérant et excentrique, comme seuls les Britanniques savent en produire. Longtemps connu pour ses frasques, ses discours à rallonge et sa personnalité aussi charismatique que clivante, il a traversé les domaines du stand-up, du cinéma, de la radio et même du militantisme politique, avec toujours la même verve torrentielle et une bonne dose de chaos contrôlé.

Qu’on le voie comme un génie incompris ou un provocateur invétéré, Russell Brand est un personnage qui détonne, déconcerte, et dérange volontairement. Mais derrière le vernis punk, il y a une tête bien faite, et un besoin compulsif de chercher du sens dans un monde absurde.

Démarrage comique : la scène, la drogue et l’excès

Russell Brand commence sa carrière dans le stand-up au début des années 2000. Avec ses cheveux en bataille, son look glam rock vintage et sa diction à mi-chemin entre le théâtre shakespearien et le stand-up sous acide, il se démarque très vite. Son humour est autobiographique, cru, souvent sexuel, toujours autoréférencé, et il fait de ses propres addictions, troubles mentaux et erreurs un matériau comique inépuisable.

C’est aussi à cette époque qu’il s’auto-détruit joyeusement, multipliant excès de drogues, frasques sexuelles, et provocations publiques, ce qui finit par lui coûter plusieurs emplois dans les médias britanniques. Mais là où d’autres se seraient effondrés, Russell Brand transforme ses démons en spectacle.

En 2006, il publie My Booky Wook, une autobiographie qui retrace son parcours chaotique, de l’addiction à la rédemption par le rire, avec un mélange d’humour, de sincérité et d’ego parfaitement assumé. Le livre devient un best-seller, et sa réputation d’"intellectuel rock’n’roll borderline" s’installe solidement.

Hollywood, Forgetting Sarah Marshall et la parenthèse ciné

Hollywood ne tarde pas à remarquer le charme ravageur et imprévisible de Russell Brand. En 2008, il crève l’écran dans Forgetting Sarah Marshall, où il incarne Aldous Snow, rock star égocentrique et décadente (donc très proche du personnage public Brand à l’époque). Le succès est tel qu’il obtient son propre spin-off, Get Him to the Greek (2010), où il reprend ce rôle avec encore plus d’exubérance… et un fond de mélancolie inattendu.

Par la suite, il joue dans Arthur (2011), remake du film du même nom, ou prête sa voix dans Despicable Me (Moi, moche et méchant). Mais malgré ces incursions à Hollywood, Russell Brand n’est jamais tout à fait "rentré dans le moule". Il ne cherche pas à devenir une star lisse ou bankable : il préfère rester imprévisible, excessif, et à moitié en marge.

D’ailleurs, son plus grand rôle, c’est peut-être encore lui-même.

Activisme, politique et tentatives de révolution

À partir du début des années 2010, Russell Brand opère un virage étonnant : il se retire peu à peu du monde du divertissement pour se lancer dans la critique des systèmes politiques, économiques et médiatiques. Il crée sa propre émission sur YouTube, The Trews, publie Revolution (2014), un ouvrage-manifeste où il appelle à repenser la démocratie, les inégalités et le capitalisme, et multiplie les interventions médiatiques sur des plateaux politiques, souvent en mettant mal à l’aise ses interlocuteurs.

Il s’impose alors comme une voix marginale mais très écoutée, en particulier auprès des jeunes générations en quête de sens. Il parle de méditation, de spiritualité, de justice sociale, et se présente comme un ex-toxicoman devenu chercheur de vérité. Parfois inspirant, parfois confus, il suscite des réactions contrastées : adulé par certains, moqué ou critiqué par d’autres, il semble s’en nourrir.

Ce mélange entre provoc’ et recherche sincère de sens fait de lui une figure atypique du paysage culturel anglo-saxon : ni intellectuel officiel, ni comique ordinaire, mais une sorte de gourou pop auto-parodié, mi-Zen, mi-zapping.

Podcasts, sobriété et résilience médiatique

Sobriété assumée depuis de nombreuses années, Russell Brand parle aujourd’hui ouvertement de son passé d’addiction, de ses troubles, de son parcours de guérison. Il anime des podcasts très suivis, autour de la santé mentale, du bien-être, de la spiritualité, ou encore des grands récits alternatifs (avec parfois une tendance à frôler — ou à croiser — la théorie du complot, ce qui suscite régulièrement de vives critiques).

Il écrit également des livres sur la sobriété (Recovery), la transformation intérieure, et continue à intervenir dans les débats sociétaux — parfois de façon luminée, parfois pertinente, souvent inclassable.

S’il reste controversé, c’est sans doute parce qu’il ne se contente jamais d’un rôle défini. Il est tour à tour bouffon, penseur, agitateur, humoriste, mystique et mégaphone désordonné d’une époque elle-même confuse.

Filmographie

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