Rupert Evans
- Casting
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Rupert Evans, né le 9 mars 1977 dans le Staffordshire, en Angleterre, fait partie de ces visages qu’on reconnaît sans toujours savoir d’où. Et pourtant, sa carrière est loin d’être anecdotique. Formé à la Webber Douglas Academy of Dramatic Art de Londres, Rupert Evans est l’un de ces acteurs britanniques qui ont choisi la voie de la constance plutôt que celle du clinquant. Un pied dans le théâtre classique, l’autre dans les séries modernes à succès, il incarne cette tradition britannique du comédien solide, nuancé, qui n’a rien à prouver, mais tout à offrir.
Avant de devenir familier des écrans internationaux, Rupert Evans a affûté ses armes sur les planches, notamment avec la Royal Shakespeare Company. Rien de très surprenant pour un acteur britannique sérieux, mais cette formation lui a permis d’aiguiser une palette de jeu précise, sobre et expressive. Ce socle théâtral lui sert de boussole dans les projets plus contemporains, et même lorsqu’il se retrouve face à des créatures infernales ou des portails interdimensionnels, il garde cette élégance mesurée qui fait toute la différence.
Rupert Evans dans Hellboy : un passage remarqué à Hollywood
C’est avec le film Hellboy, sorti en 2004, que Rupert Evans gagne une première reconnaissance à grande échelle. Dans ce long-métrage réalisé par Guillermo del Toro, il incarne John Myers, un agent du FBI un peu dépassé par les événements, embarqué dans une équipe de chasseurs de démons. Si le rôle est celui du “jeune premier humain” au milieu de créatures surnaturelles, Rupert Evans y apporte une touche de sérieux presque naïf, qui équilibre bien le ton du film.
Même si ce rôle n’a pas lancé une carrière hollywoodienne flamboyante, il a permis à Rupert Evans d’élargir son registre et de montrer qu’il pouvait s’intégrer sans peine à des univers fantastiques très codifiés. Et accessoirement, il a appris à faire des scènes d’action sans perdre son accent britannique, ce qui n’est pas donné à tout le monde.
Rupert Evans à la télévision : entre drame historique et science-fiction sombre
Là où Rupert Evans se révèle pleinement, c’est sans doute à la télévision. Très actif dans les productions britanniques, il apparaît dans des adaptations de qualité comme North and South ou Fingersmith, où il incarne des personnages souvent marqués par leur époque, partagés entre devoir et désir. Sa capacité à donner de la profondeur à ces rôles secondaires le rend vite incontournable dans ce type de récits.
Mais c’est avec la série The Man in the High Castle, diffusée à partir de 2015, que Rupert Evans revient en force sur le devant de la scène. Il y joue Frank Frink, un artiste juif vivant dans une Amérique alternative dominée par les nazis. La série, tirée du roman de Philip K. Dick, est sombre, tendue, et explore les limites morales de ses personnages. Dans ce contexte dystopique, Rupert Evans incarne la résistance, la peur, mais aussi la résignation avec une intensité contenue, qui frappe par sa sincérité. Loin des clichés, son jeu donne au personnage une humanité fragile et percutante.
Harry dans Charmed : le fantastique sous un jour plus pop
En 2018, Rupert Evans rejoint le reboot de Charmed, dans un rôle pour le moins inattendu : celui de Harry Greenwood, un “être de lumière” chargé de veiller sur les trois nouvelles sorcières. Dans cette série plus légère, il joue un mentor protecteur, un peu coincé mais attachant, qui cache bien des secrets sous son costume trois pièces.
Le contraste avec ses rôles précédents est évident, mais c’est justement ce qui fonctionne. Rupert Evans y ajoute une touche d’humour pince-sans-rire, un calme olympien même en pleine apocalypse magique, et cette capacité à ne jamais forcer le trait, même dans les situations les plus absurdes. Le public, lui, s’y attache rapidement. Et au fond, ce n’est pas tous les jours qu’un acteur de Shakespeare devient le guide spirituel de trois sorcières milléniales.