Ruben Fleischer
- Réalisation
- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Ruben Fleischer est né le 31 octobre 1974 à Washington, D.C., aux États-Unis. Il est réalisateur, producteur et occasionnellement scénariste, actif à Hollywood depuis le début des années 2000. Son nom ne figure pas toujours en haut de l’affiche, mais il est derrière plusieurs succès commerciaux majeurs du cinéma de divertissement américain, avec une prédilection marquée pour les films à mi-chemin entre l’action, l’humour et le spectacle visuel assumé.
Ce qui caractérise le style de Ruben Fleischer, ce n’est pas une patte d’auteur revendiquée, mais plutôt un savoir-faire technique solide, une gestion efficace du rythme et un certain goût pour le mélange des genres. Il se positionne dans la veine des réalisateurs hollywoodiens "tout-terrain", capables de passer d’un film de zombies décalé à une adaptation de comics sans perdre en lisibilité.
Zombieland : la surprise zombie qui propulse sa carrière
En 2009, Ruben Fleischer se fait un nom avec Zombieland, comédie horrifique portée par Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone et Abigail Breslin. Le film, qui mêle humour noir, scènes gores et règles de survie absurdes, devient très vite un film culte dans sa catégorie. Son succès commercial et critique repose autant sur le script malin que sur la mise en scène dynamique et ludique, truffée de ralentis, de titres incrustés et de ruptures de ton.
Ce premier long-métrage place Ruben Fleischer dans la catégorie des réalisateurs à suivre, capables de moderniser un genre ultra-balisé avec fraîcheur et second degré. Zombieland sera suivi, dix ans plus tard, d’une suite (Zombieland: Double Tap), toujours réalisée par Fleischer, avec le même esprit potache et irrévérencieux, même si l’effet de surprise n’y est plus aussi puissant.
Des projets variés : entre action, polar et film de casse
Après Zombieland, Ruben Fleischer enchaîne avec 30 Minutes or Less (2011), comédie d’action avec Jesse Eisenberg et Danny McBride. Le film est moins marquant, mais confirme son goût pour les récits déjantés et nerveux, où les personnages sont souvent dépassés par des événements absurdes et violents.
Il tente ensuite un virage plus sérieux avec Gangster Squad (2013), un film noir stylisé, inspiré d’une histoire vraie, mettant en scène des figures du crime organisé dans le Los Angeles des années 1940. Malgré un casting prestigieux (Sean Penn, Ryan Gosling, Josh Brolin, Emma Stone), le film reçoit un accueil critique mitigé, en partie à cause de sa tendance à privilégier l’esthétique à la substance. Il reste néanmoins un essai visuel ambitieux, qui montre que Ruben Fleischer cherche à élargir son registre.
Venom : plongée dans le monde des super-héros
En 2018, Ruben Fleischer est aux commandes de Venom, adaptation du célèbre anti-héros de l’univers Marvel, ici incarné par Tom Hardy. Le film, produit par Sony, s’inscrit dans un univers parallèle au MCU, avec un ton plus sombre, mais aussi délibérément étrange et parfois involontairement comique.
Venom divise : les critiques sont globalement tièdes, mais le public suit, et le film engrange plus de 850 millions de dollars au box-office mondial. Ce succès permet à Ruben Fleischer de prouver qu’il peut gérer une franchise à gros budget, avec tous les enjeux techniques et commerciaux que cela implique. Il ne réalisera cependant pas Venom: Let There Be Carnage, remplacé par Andy Serkis.
Uncharted : adaptation sous pression
En 2022, il signe l’adaptation du célèbre jeu vidéo Uncharted, avec Tom Holland dans le rôle de Nathan Drake et Mark Wahlberg en mentor bourru. Le film, attendu depuis des années et plusieurs fois repoussé, ne fait pas l’unanimité chez les fans du jeu, mais rencontre un succès solide en salles, avec un ton plus accessible, plus léger que ce que certains attendaient.
Encore une fois, Ruben Fleischer livre un film qui remplit son cahier des charges, sans forcément bouleverser les codes du genre. C’est ce qu’on lui reproche parfois : une tendance à livrer des œuvres efficaces mais sans vraie prise de risque formelle ou thématique.
Filmographie
8 sur 8 films