Roy Jones Jr.
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Détails
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Roy Jones Jr., né le 16 janvier 1969 à Pensacola, en Floride, est un ancien boxeur professionnel américain, aussi spectaculaire dans le ring qu’inclassable dans son style. Figure incontournable de la boxe des années 1990 et 2000, Roy Jones Jr. a marqué l’histoire de son sport par sa rapidité, son instinct défensif hors pair et sa capacité à briser les règles établies du noble art, souvent avec une désinvolture presque insolente. Il est considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs boxeurs livre pour livre de son époque.
Issu d’un environnement déjà très tourné vers la boxe, Roy Jones Jr. a été formé dès l’enfance par son père, lui-même ancien boxeur. Cette éducation sévère, parfois critiquée, a façonné un athlète d’une rigueur extrême, au mental d’acier. Dès ses débuts chez les amateurs, il impressionne. Il remporte une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Séoul en 1988, dans une finale tristement célèbre pour l’une des décisions les plus controversées de l’histoire olympique. Malgré sa domination évidente sur le ring, la victoire est attribuée à son adversaire, Park Si-hun, à domicile. Une injustice qui, ironiquement, propulse Roy Jones Jr. dans la lumière bien plus fortement qu’une simple médaille d’or.
Une carrière professionnelle marquée par l’excellence… et l’audace
Chez les professionnels, Roy Jones Jr. ne tarde pas à faire parler de lui. Il remporte son premier titre mondial en 1993 chez les super-moyens, en battant James Toney, invaincu à l’époque. Ce combat est un véritable chef-d'œuvre tactique : Jones esquive, contre-attaque, danse sur le ring avec une aisance presque déroutante. Il poursuit ensuite son ascension chez les poids mi-lourds, où il domine sans partage, avant d'accomplir un exploit rare dans l’histoire de la boxe : monter chez les poids lourds et devenir champion du monde WBA en 2003, en battant John Ruiz. Une performance exceptionnelle, puisqu’il devient le premier ancien champion des poids moyens à décrocher un titre chez les lourds en plus de 100 ans.
Le style de Roy Jones Jr. est inimitable. Il laisse parfois ses mains baissées, joue avec ses adversaires, esquive avec une réactivité foudroyante, et place des contres d’une précision chirurgicale. Il a su redéfinir les limites de ce qu’un boxeur pouvait faire dans un ring, au point d’influencer toute une génération de pugilistes. Mais cette créativité avait aussi un revers : avec le temps, ses réflexes déclinant, son style devenait plus risqué.
Déclin tardif, persévérance et carrière au long cours
Comme beaucoup de légendes du sport, Roy Jones Jr. a poursuivi sa carrière bien au-delà de son apogée. Après son passage chez les lourds, il revient chez les mi-lourds, mais subit plusieurs défaites marquantes, dont une contre Antonio Tarver, qui met brutalement fin à son invincibilité. La suite de sa carrière est faite de hauts et de bas, avec des combats parfois discutables et des adversaires de moindre envergure, mais il continue de monter sur le ring jusqu’en… 2018.
Oui, Roy Jones Jr. aura boxé pendant presque 30 ans, un exploit en soi, malgré des critiques sur cette longévité. À sa manière, il aura voulu quitter la scène selon ses propres règles, sans jamais céder complètement à la nostalgie ni au cynisme du sport professionnel.
Et comme si ce n’était pas suffisant, en 2020, à l’âge de 51 ans, il participe à un combat d’exhibition très médiatisé contre Mike Tyson, autre icône des rings. Le match, organisé dans une atmosphère entre nostalgie et spectacle, se termine sans vainqueur officiel, mais démontre que l’aura de Roy Jones Jr. est intacte.
En dehors du ring : musique, nationalité russe et autres curiosités
Toujours imprévisible, Roy Jones Jr. ne s’est pas limité à la boxe. Il a aussi tenté sa chance dans la musique, avec une carrière de rappeur, lançant même son propre label. Bon, on ne va pas mentir : son succès musical reste confidentiel, surtout en dehors des cercles de fans. Mais cela reste un témoignage de son envie constante d’explorer et de s’exprimer, y compris loin des gants.
Autre fait marquant, et plus étonnant encore : en 2015, Roy Jones Jr. obtient la nationalité russe après avoir rencontré Vladimir Poutine, affirmant vouloir développer des projets sportifs en Russie. Une décision qui suscite quelques remous, notamment aux États-Unis, mais qui confirme son statut d’homme libre, à sa manière, parfois incompris mais toujours fidèle à ses choix.