Rocky Lai Keung-Ken
- Casting
Détails
| Autres noms | 黎強根 Lai Keung-Ken |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 9 films |
Biographie
Rocky Lai Keung-Ken est un cascadeur, acteur et chorégraphe d’action hongkongais né le 28 octobre 1962, principalement actif dans les années 1980 et 1990. Si son nom n’est pas aussi célèbre que celui de Jackie Chan ou Sammo Hung, Rocky Lai fait pourtant partie de ces figures essentielles de l’ombre qui ont contribué à façonner le style explosif et inventif du cinéma d’action hongkongais. Un cinéma où chaque coup de poing est une chorégraphie, chaque chute une performance.
Un membre clé de la Jackie Chan Stunt Team
Rocky Lai est surtout connu pour avoir été un membre actif de la Jackie Chan Stunt Team (aussi appelée JC Stunt Team), un groupe de cascadeurs fidèles, souvent formés par Jackie Chan lui-même, et qui apparaissent dans bon nombre de ses films. Rejoindre cette équipe, c’est un peu comme entrer dans une troupe de théâtre où l’on apprend à tomber, voler, souffrir… et sourire devant la caméra.
Au sein de cette équipe, Rocky Lai se distingue par ses aptitudes physiques impressionnantes, sa résistance à toute épreuve et sa capacité à enchaîner des cascades risquées avec une précision millimétrée. Il participe à la création de scènes d’action parmi les plus cultes du cinéma hongkongais, où les coups sont vrais (ou presque), les câbles peu nombreux, et les erreurs rarement permises.
Une filmographie où les coups pleuvent… et laissent une trace
La carrière de Rocky Lai s’est développée dans le sillage des grandes années du cinéma d’action hongkongais, notamment au cours des décennies 1980 et 1990. Il apparaît dans des films emblématiques tels que Police Story (1985), Project A II (1987), Armour of God, Dragons Forever ou encore Mr. Canton and Lady Rose. Il y joue souvent des hommes de main, des sbires qui volent dans les airs après un coup de pied retourné, ou des adversaires coriaces dans des bagarres de bar mémorables.
Même s’il n’a pas souvent eu de rôles parlés très développés, sa présence physique à l’écran est marquante. Dans certains cas, il double également d'autres acteurs, ou participe à la coordination des cascades, contribuant ainsi au rythme effréné et à l’ingéniosité des scènes de combat.
Le style hongkongais, école de souffrance… et de précision
Le cinéma d’action hongkongais de cette époque repose sur une exigence physique extrême. Les membres de la Jackie Chan Stunt Team, dont Rocky Lai, s’entraînaient des heures durant, répétaient chaque séquence des dizaines de fois, et acceptaient une part de risque qui ferait frémir n’importe quel syndicat de sécurité. Les blessures étaient fréquentes, mais cela faisait partie du métier, ou plutôt de la vocation.
Ce niveau de dévouement physique, associé à une esthétique du mouvement chorégraphié, a marqué toute une génération de cinéphiles et influencé des cinéastes du monde entier. On retrouve aujourd’hui encore des traces du style de Rocky Lai et de ses collègues dans les films d’action contemporains, de John Wick à The Raid, en passant par certains Marvel à l'inspiration plus asiatique.
Un parcours discret, mais respecté
Avec le déclin du cinéma d’action hongkongais traditionnel dans les années 2000, Rocky Lai se fait plus discret. Comme beaucoup de ses collègues cascadeurs, il s’éloigne progressivement des projecteurs, tout en restant une figure respectée par les connaisseurs du genre. Il n’a peut-être pas eu la reconnaissance médiatique de certaines stars avec lesquelles il a travaillé, mais dans le cercle fermé des artisans du cinéma d’action, son nom reste associé à un savoir-faire précis, exigeant et admiré.
Il est également apparu dans quelques projets plus récents ou de niche, preuve qu’il reste actif ou du moins toujours lié à cet univers.