Robert Sheehan
- Casting
Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Robert Sheehan, né le 7 janvier 1988 à Portlaoise, dans le comté de Laois, est un acteur irlandais à la carrière aussi éclectique que son style vestimentaire.
Connu pour ses rôles de personnages excentriques, vulnérables ou carrément borderline, il s’est imposé au fil des années comme l’un des acteurs les plus singuliers de sa génération, capable d’alterner avec aisance entre science-fiction, drame, comédie noire et films indépendants. Son nom est souvent associé à des univers un peu décalés, où la folie douce côtoie la profondeur émotionnelle. Et si Robert Sheehan attire autant l’attention sur les tapis rouges que sur les écrans, c’est parce qu’il ne ressemble à personne d’autre, ni dans ses choix de rôles, ni dans sa manière d’être.
Des débuts précoces en Irlande
C’est très jeune que Robert Sheehan découvre le goût du jeu. Il commence à tourner dans des courts-métrages et films irlandais dès l’adolescence, et son premier rôle notable arrive avec le film Song for a Raggy Boy (2003), alors qu’il n’a que 14 ans. Il poursuit ensuite ses études à Dublin, mais très vite, c’est la carrière qui prend le dessus.
Il se fait remarquer à la télévision dans plusieurs séries irlandaises et britanniques, jusqu’à décrocher un rôle majeur dans Misfits (2009–2011), série britannique à succès sur des jeunes délinquants dotés de super-pouvoirs. Son personnage, Nathan Young, est un adolescent insolent, hilarant et imprévisible, qui devient instantanément culte. Un rôle qui colle à la peau de Robert Sheehan, tant il incarne à la perfection ce mélange de sarcasme, de charme désinvolte et de fragilité cachée.
Entre cinéma indépendant et projets internationaux
Après le succès de Misfits, Robert Sheehan refuse de s’enfermer dans un seul registre. Il quitte la série au sommet de sa popularité pour explorer d’autres horizons, un choix risqué mais révélateur de son tempérament artistique. Il joue dans Love/Hate, série irlandaise acclamée, où il incarne un personnage beaucoup plus sombre, confirmant son potentiel dramatique.
Au cinéma, il multiplie les rôles dans des films aux tons très variés : Killing Bono, The Road Within, Cherrybomb, ou encore The Mortal Instruments: City of Bones, adaptation d’une série de romans young adult dans laquelle il incarne Simon Lewis, l’ami fidèle (et un peu geek) de l’héroïne. Même quand le film ne convainc pas totalement, sa performance reste remarquée.
Ce goût pour les projets audacieux ou hors-norme l’amène à incarner aussi bien des marginaux que des figures plus sensibles. Dans Mute (2018) de Duncan Jones ou The Song of Sway Lake, on retrouve cette même volonté d’explorer des personnages qui ne rentrent dans aucune case.
L’ascension avec The Umbrella Academy
En 2019, Robert Sheehan retrouve le succès international avec Klaus Hargreeves dans The Umbrella Academy, série Netflix adaptée des comics de Gerard Way. Klaus est un médium accro aux drogues, hautement instable mais étrangement attachant. En d’autres termes : un rôle sur mesure pour Robert Sheehan, qui y injecte toute son énergie, son humour et une vraie sensibilité.
Klaus devient rapidement l’un des personnages les plus aimés de la série. Avec ses répliques décalées, ses crises existentielles et son style vestimentaire flamboyant, il incarne une figure queer, libre et résolument moderne. Et derrière les paillettes et les plaisanteries, Robert Sheehan livre une performance riche en nuances, oscillant sans cesse entre légèreté et douleur.
Une personnalité aussi libre que ses rôles
Hors écran, Robert Sheehan se distingue par sa personnalité affirmée et excentrique, à mille lieues des conventions hollywoodiennes. Ouvertement bisexuel, engagé sur les questions environnementales et sociales, il cultive une image de liberté assumée, aussi bien dans son mode de vie que dans ses apparitions publiques, souvent hautes en couleur.
Il publie en 2021 un recueil de nouvelles intitulé Disappearing Act, preuve qu’il ne se limite pas au jeu d’acteur, mais s’intéresse aussi à l’écriture et à d’autres formes d’expression artistique. Une manière, là encore, de revendiquer une créativité plurielle.