Robert Ridgely

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Filmographie 7 films

Biographie

Robert Ridgely, né le 24 décembre 1931 à Teaneck, dans le New Jersey, et décédé le 8 février 1997 à l’âge de 65 ans, est un acteur et comédien de doublage américain connu pour ses innombrables rôles secondaires au cinéma, à la télévision et surtout dans l’animation, où sa voix a marqué toute une génération.

Avec une carrière s’étendant sur plus de trois décennies, Robert Ridgely s’est imposé comme l’un de ces artistes polyvalents et discrets, présents dans des projets aussi variés que des séries B, des films cultes et des dessins animés devenus classiques. Il excellait dans les rôles haut en couleur, parfois pompeux, souvent absurdes, toujours mémorables.

Un début d’acteur classique... avant de trouver sa niche

Robert Ridgely débute sa carrière dans les années 1960, apparaissant à la télévision dans des séries populaires comme Maverick ou Bonanza, deux piliers du western télévisé. Il participe aussi à des comédies comme Bewitched (Ma sorcière bien-aimée), Get Smart, ou The Monkees, où son jeu énergique et un brin théâtral trouve un terrain de jeu idéal.

Avec son physique élégant et son jeu expressif, il aurait pu s’installer dans un registre dramatique classique, mais Robert Ridgely choisit plutôt de multiplier les apparitions dans des rôles de soutien, souvent comiques, parfois grotesques, ce qui fera toute sa singularité.

Il est aussi un habitué des productions Mel Brooks, roi de la parodie et du burlesque, dans lesquelles il excelle. Il joue notamment dans Blazing Saddles (Le Shérif est en prison, 1974) et High Anxiety (Le Grand Frisson, 1977), dans des rôles savoureusement ridicules, toujours avec une diction impeccable et une expressivité sans limites.

Un roi du doublage dans les années 70 et 80

C’est surtout avec sa voix que Robert Ridgely laisse une empreinte durable, en devenant l’une des grandes voix de l’animation américaine à partir des années 1970. Il incarne notamment Tarzan dans la série animée Tarzan, Lord of the Jungle (1976–1980), produite par Filmation, studio culte pour les amateurs de dessins animés vintage. Il prête également sa voix à de nombreux personnages dans des séries comme He-Man, ThunderCats ou The New Adventures of Flash Gordon.

Sa voix, à la fois noble, grave et volontairement grandiloquente, se prête parfaitement à des personnages de super-héros, de maîtres du mal ou de chefs de tribu exotiques. Robert Ridgely devient ainsi l’une de ces voix emblématiques de la télé du samedi matin, sans que le grand public ne voie jamais son visage.

Il double également des publicités et des bandes-annonces de films, dans une époque où la "voix de narrateur" était une figure à part entière de l’industrie audiovisuelle américaine.

Une dernière apparition inoubliable dans Boogie Nights

Alors qu’il approche de la fin de sa carrière, Robert Ridgely effectue une apparition très remarquée dans Boogie Nights (1997) de Paul Thomas Anderson, film centré sur l’industrie du cinéma pornographique des années 70. Il y incarne le Colonel James, producteur influent du milieu, un rôle à la fois charismatique, ambigu et tragique. Derrière son apparente bienveillance se cache un personnage profondément dérangeant, dont le destin prend une tournure sombre.

Ce rôle, court mais intense, devient l’un des derniers grands rôles de Robert Ridgely, et un adieu étonnamment marquant pour un acteur souvent cantonné à l’arrière-plan. Il meurt peu après la fin du tournage, à 65 ans, des suites d’un cancer.

Un acteur de second plan devenu figure culte

Robert Ridgely n’a jamais été une star au sens traditionnel, mais son côté caméléon, sa voix inimitable, et sa capacité à transcender les petits rôles en ont fait une figure très respectée dans les milieux du doublage et du cinéma de genre. Il fait partie de ces acteurs qu’on ne reconnaît pas forcément au premier coup d’œil, mais dont on se souvient toujours une fois qu’on les a vus ou entendus.

Il représente une époque où les acteurs de caractère formaient l’ossature invisible de l’industrie : pas de rôle principal, mais une centaine de seconds rôles impeccablement tenus. Une voix, une présence, un ton, et soudain, la scène s’élevait.

Robert Ridgely reste ainsi dans la mémoire de ceux qui aiment les marges du cinéma hollywoodien, l’animation vintage et les seconds rôles plus grands que nature.

Filmographie

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