Robert Richardson
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Biographie
- Nationalité
- Né le
- 27 août 1955 à Hyannis (États-Unis)
- Âge
- 71 ans
- Autre nom
-
- Robert Bridge Richardson
- Récompenses
- 9 nominations pour 3 victoires
- Filmographie
- 29 films
Robert Richardson, de son nom complet Robert Bridge Richardson, est un directeur de la photographie américain, né le 27 août 1955 à Hyannis, dans le Massachusetts, aux États-Unis. Membre de l’American Society of Cinematographers, il a reçu trois Oscars de la meilleure photographie et travaillé régulièrement avec Oliver Stone, Martin Scorsese et Quentin Tarantino.
Du Rhode Island School of Design au documentaire
Robert Richardson étudie au Rhode Island School of Design, où il obtient un Bachelor of Fine Arts en Film/Animation/Video. Il poursuit sa formation à l’AFI Conservatory et y obtient un Master of Fine Arts. Ces études précèdent ses premiers travaux professionnels derrière une caméra au début des années 1980.
Ses premières expériences importantes passent par le documentaire. Robert Richardson tourne pour PBS ainsi que pour la télévision britannique et travaille sur une deuxième équipe de Repo Man en 1984. Un documentaire réalisé au Salvador pendant le conflit attire l’attention d’Oliver Stone, qui l’engage ensuite comme directeur de la photographie de Salvador. Cette collaboration se prolonge immédiatement avec Platoon, pour lequel Richardson emploie une approche proche du cinéma direct héritée de son expérience documentaire.
Le travail avec Stone devient régulier pendant la seconde moitié des années 1980. Sur Born on the Fourth of July, Robert Richardson reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure photographie. Avec JFK, il combine différentes pellicules, formats et caméras afin de mêler des images reconstituées à une matière visuelle inspirée des documents d’archives concernant l’assassinat de John F. Kennedy. Cette photographie lui vaut son premier Oscar en 1992.
Une image construite avec la lumière et le mouvement
L’éclairage de Robert Richardson se caractérise notamment par l’utilisation de sources puissantes placées en hauteur ou derrière les acteurs. Sur certains films, cette méthode produit un contour lumineux très marqué autour des silhouettes. Richardson lui-même emploie le terme de « halo » pour désigner cet effet, tout en refusant de le considérer comme une formule applicable systématiquement à son travail.
Son utilisation de la lumière peut également évoluer au cours d’un même plan. Pour Kill Bill: Volume 1, Robert Richardson utilise des circuits de gradation permettant de modifier progressivement l’intensité ou la couleur des sources pendant les mouvements de caméra. Dans une séquence de combat, l’éclairage passe ainsi d’une configuration relativement douce à des contrastes plus accentués lorsque l’affrontement se développe.
Le cadre constitue un autre domaine dans lequel il intervient directement. Robert Richardson assure fréquemment lui-même l’opération de la caméra et travaille avec des dispositifs mobiles lorsque les mouvements prévus par le réalisateur l’exigent. Cette implication accompagne des méthodes visuelles différentes d’un cinéaste à l’autre, y compris lorsqu’il emploie des procédés qu’il utilise peu dans d’autres productions.
La postproduction numérique devient également une partie précise de son travail photographique. Pour The Aviator, Robert Richardson utilise avec le coloriste Stephen Nakamura des fenêtres numériques et des vignettes afin de remodeler certaines zones de lumière. Sur Once Upon a Time... in Hollywood, le travail d’étalonnage est conçu pour rapprocher les versions numériques de l’apparence des tirages photochimiques supervisés pendant le tournage.
Scorsese et Tarantino, deux collaborations prolongées
Martin Scorsese confie à Robert Richardson la photographie de Bringing Out the Dead en 1999. Leur collaboration se poursuit avec The Aviator, consacré à Howard Hughes. Le film apporte à Richardson son deuxième Oscar de la meilleure photographie en 2005. Il retrouve Scorsese pour Hugo, tourné en relief numérique, et reçoit grâce à ce film son troisième Oscar en 2012.
Quentin Tarantino travaille pour la première fois avec Robert Richardson sur Kill Bill: Volume 1. Le directeur de la photographie doit alors intégrer au dispositif visuel du cinéaste des zooms rapides, des mouvements de caméra complexes et des transformations d’éclairage pendant les prises. Richardson poursuit cette collaboration sur plusieurs autres longs métrages.
Inglourious Basterds lui vaut une nomination supplémentaire à l’Oscar. Robert Richardson est de nouveau nommé pour Django Unchained, dont la photographie est tournée en anamorphique avec une utilisation régulière de focales relativement larges choisies en accord avec les préférences de Tarantino.
Pour The Hateful Eight, les deux hommes travaillent avec un procédé Ultra Panavision 70 et un format d’image particulièrement large. L’Academy nomme encore Robert Richardson pour la meilleure photographie. En 2019, le festival Camerimage attribue à Tarantino et Richardson son prix consacré à la collaboration entre réalisateur et directeur de la photographie.
Trois Oscars et la reconnaissance de l’ASC
Les trois Oscars remportés par Robert Richardson récompensent JFK, The Aviator et Hugo. L’American Society of Cinematographers lui attribue également plusieurs nominations au cours de sa carrière, parallèlement aux distinctions reçues de la British Academy of Film and Television Arts et d’autres organisations professionnelles.
En 2019, l’American Society of Cinematographers remet à Robert Richardson son Lifetime Achievement Award lors de la 33e cérémonie annuelle de l’organisation. L’événement, organisé au Ray Dolby Ballroom à Hollywood, coïncide avec le centenaire de l’ASC. La société met alors en avant près de quatre décennies de travail et les trois Oscars déjà obtenus par le directeur de la photographie.
La même année, le Rhode Island School of Design distingue à son tour Robert Richardson pour l’ensemble de son activité cinématographique. Cette reconnaissance intervient plusieurs décennies après la formation en cinéma, animation et vidéo qu’il avait suivie dans cet établissement avant son entrée à l’AFI Conservatory.
Filmographie
29 sur 29 films
- 2023
-
Equalizer 3
- directeur de la photographie
- 2021
-
Venom : Let There Be Carnage
- directeur de la photographie
- 2019
-
Once Upon a Time... in Hollywood
- directeur de la photographie
- 2017
-
Breathe
- directeur de la photographie
- 2015
-
Les Huit Salopards
- directeur de la photographie
- 2013
-
Gravity
- remerciements
- 2012
-
Django Unchained
- directeur de la photographie
- 2011
-
Hugo Cabret
- directeur de la photographie
- 2010
-
Shutter Island
- directeur de la photographie
- 2009
-
Inglourious Basterds
- directeur de la photographie
- 2006
-
Raisons d'État
- directeur de la photographie
- 2004
-
Aviator
- directeur de la photographie
-
Kill Bill : Volume 2
- directeur de la photographie
- 2003
-
Kill Bill : Volume 1
- directeur de la photographie
- 1999
-
La neige tombait sur les cèdres
- directeur de la photographie
-
À tombeau ouvert
- directeur de la photographie
- 1998
-
L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux
- directeur de la photographie
- 1997
-
Des hommes d'influence
- Man in a TV Studio (non-crédité)
- directeur de la photographie
-
U Turn : Ici commence l'enfer
- directeur de la photographie
- 1995
-
Nixon
- directeur de la photographie
-
Casino
- directeur de la photographie
- 1994
-
Tueurs nés
- directeur de la photographie
- 1993
-
Entre Ciel et Terre
- directeur de la photographie
- 1992
-
Des hommes d'honneur
- directeur de la photographie
- 1991
-
JFK
- directeur de la photographie
-
The Doors
- directeur de la photographie
- 1989
-
Né un 4 juillet
- directeur de la photographie
- 1987
-
Wall Street
- directeur de la photographie
- 1986
-
Platoon
- directeur de la photographie