Robert Loggia
- Casting
Détails
| Autre nom | Salvatore Loggia |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 7 films |
| Récompense | 1 nomination et 0 victoire |
Biographie
Né le 3 janvier 1930 à Staten Island, New York (États-Unis), Robert Loggia est une figure familière du cinéma et de la télévision américaine, souvent reconnaissable à sa voix grave et à sa présence imposante, même dans les seconds rôles. Il est décédé le 4 décembre 2015 à Los Angeles, après une carrière longue de plus de six décennies. D’origine italienne, il a grandi dans un foyer modeste, ce qui ne l’a pas empêché de se frayer un chemin solide dans le monde très concurrentiel du divertissement américain.
Une formation classique pour une carrière bien ancrée à Hollywood
Avant de devenir Robert Loggia, le visage que tant de cinéphiles associent aux films policiers ou aux rôles de patriarches coriaces, l’acteur s’est formé de manière rigoureuse. Après avoir obtenu un diplôme en journalisme à l’université du Missouri, il bifurque rapidement vers la comédie, étudiant à l’Actors Studio, une véritable institution pour les talents de sa génération. Ce choix n’est pas sans conséquences, car il lui ouvre les portes de la télévision et du théâtre dès les années 1950.
Dès ses débuts, Robert Loggia se fait remarquer pour sa capacité à incarner des personnages d’autorité, souvent complexes, rarement lisses. Il évite les stéréotypes du bel acteur pour se forger une place de caractère, jouant sur son regard perçant, son débit franc et une forme d’austérité naturelle qui attire l’œil des réalisateurs.
Robert Loggia au cinéma : des rôles marquants, souvent mémorables
Si son visage est souvent associé à la télévision, Robert Loggia s’est illustré au cinéma dans plusieurs œuvres cultes. Il reste inoubliable dans Scarface (1983) de Brian De Palma, où il incarne Frank Lopez, mentor et obstacle d’Al Pacino dans cette fresque ultra-violente. Un rôle de mafieux qui lui colle à la peau, mais qu’il transcende par sa nuance.
Autre apparition mémorable : Big (1988), où Robert Loggia partage une scène devenue iconique avec Tom Hanks, tous deux jouant du piano géant avec une joie communicative. Cette scène, légère et pleine d’innocence, contraste avec les rôles souvent sombres de l’acteur, et offre une facette différente de sa palette.
Plus tard, dans Independence Day (1996), Robert Loggia campe un général convaincant, dans un rôle de soutien mais essentiel à la dynamique du film. Il n’a jamais été la star au centre de l’affiche, mais sa présence suffisait souvent à donner du poids à une scène.
Une carrière télévisée dense et respectée
Impossible de parler de Robert Loggia sans évoquer sa prolifique carrière à la télévision. Des années 1960 aux années 2000, il a enchaîné les apparitions dans des dizaines de séries, de Columbo à Les Soprano, en passant par Miami Vice et Malcolm (oui, il y était aussi). Il obtient même une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour Jagged Edge (À double tranchant, 1985), dans lequel il joue un détective privé, rôle taillé sur mesure pour son style direct et sans détour.
Toujours actif jusqu’à un âge avancé, Robert Loggia n’a jamais véritablement pris sa retraite, continuant d’apparaître à l’écran malgré la maladie d’Alzheimer qui lui fut diagnostiquée dans ses dernières années.
Une figure de second plan, mais toujours essentielle
Ce qui distingue Robert Loggia, c’est cette capacité à incarner la solidité, le bon sens, l’autorité ou la menace, sans jamais voler la vedette. Une sorte de pilier narratif, celui qu’on appelle quand une scène a besoin de tension, ou au contraire de crédibilité tranquille. Il n’a jamais cherché la lumière pour elle-même, et c’est probablement ce qui lui a permis de durer aussi longtemps dans un milieu souvent ingrat avec les seconds rôles.
Avec son allure de vieux loup new-yorkais, sa voix reconnaissable entre mille et un style de jeu sans fioritures, Robert Loggia a marqué plusieurs générations de spectateurs, même si beaucoup ont mis du temps à retenir son nom. Ce n’est peut-être pas une injustice, mais plutôt le reflet de son style : discret, efficace, et profondément cinématographique.