Robert Klein
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 9 films |
Biographie
Robert Klein est un humoriste, acteur et chanteur américain, né le 8 février 1942 dans le Bronx, à New York.
Jeunesse, formation et débuts
Fils de Frieda (née Moskowitz) et Benjamin Klein, tous deux issus de familles juives hongroises immigrées aux États-Unis, Robert Klein grandit dans un environnement souvent décrit comme typique du Bronx des années 1950. Élève du DeWitt Clinton High School, il y chante au sein du groupe vocal Teen Tones, qui apparaît dans l’émission télévisée The Original Amateur Hour, première exposition nationale de son talent de chanteur.
Après le lycée, Robert Klein s’inscrit à l’Alfred University, d’abord avec l’intention de devenir médecin, avant d’y obtenir finalement un diplôme en histoire et science politique en 1962. Il poursuit ensuite un cursus de théâtre à la Yale School of Drama, où il étudie une année avant de quitter l’université pour se consacrer à la scène. Durant cette période, il commence à se produire comme comédien de stand-up dans des clubs de Greenwich Village, tout en travaillant comme enseignant remplaçant pour subvenir à ses besoins.
Second City, stand-up et premiers succès médiatiques
En 1965, Robert Klein rejoint la troupe d’improvisation The Second City à Chicago, après une audition où il partage la scène avec Fred Willard. Cette expérience d’improvisation structurée devient un élément central de son style, mêlant dialogues rapides, changements de voix et jeux de personnages. De retour à New York en 1966, il obtient un rôle dans la comédie musicale The Apple Tree, mise en scène par Mike Nichols, et commence à se produire régulièrement au club Improv, où il rencontre notamment Rodney Dangerfield.
La fin des années 1960 marque ses premiers passages marquants à la télévision. En 1968, Robert Klein apparaît pour la première fois dans The Tonight Show Starring Johnny Carson, émission à laquelle il participera ensuite plus d’une centaine de fois. En 1970, il est l’animateur de la série estivale Comedy Tonight, où il introduit plusieurs numéros de stand-up qui seront ensuite fixés sur disque. Ces prestations, centrées sur l’observation de la vie quotidienne, la politique et la culture populaire, le placent au cœur de l’évolution du stand-up américain des années 1970, aux côtés de Richard Pryor et George Carlin.
Albums comiques, HBO et spectacles de référence
Dans les années 1970, Robert Klein publie une série d’albums de stand-up qui consolident sa notoriété. A Child of the Fifties (1973), rebaptisé ensuite Child of the 50s, puis Mind Over Matter (1974) et New Teeth (1975) deviennent des références du genre, les deux premiers recevant une nomination au Grammy Award du meilleur album de comédie. Ces enregistrements revisitent l’Amérique d’après-guerre, la culture publicitaire, la vie scolaire et la politique nationale, notamment le scandale du Watergate, dans un style qui mêle narration autobiographique et satire sociale.
En 1975, Robert Klein est l’un des tout premiers invités du nouveau service de câble HBO, avec le stand-up filmé On Location: An Evening with Robert Klein, souvent cité comme le premier spectacle comique original de la chaîne. Il enchaîne ensuite de nombreux one-man shows pour HBO, de Robert Klein Revisited (1977) à Unfair and Unbalanced (2010), dont plusieurs lui valent des nominations aux Primetime Emmy Awards pour l’écriture et la performance. En parallèle, il anime la première saison de Saturday Night Live comme invité principal le 15 novembre 1975, puis revient présenter l’émission en 1978, ce qui ancre durablement son nom dans l’histoire de la comédie télévisée américaine.
Cinéma, télévision et comédien de caractère
Au cinéma, Robert Klein apparaît dès 1970 dans The Owl and the Pussycat et The Landlord, avant de retrouver le grand écran dans Hooper (1978) et The Last Unicorn (1982), pour lequel il prête sa voix au personnage du papillon. À partir des années 1990, il est régulièrement distribué dans des seconds rôles de films de studios comme Radioland Murders, One Fine Day, Primary Colors, Two Weeks Notice, How to Lose a Guy in 10 Days ou Reign Over Me, interprétant souvent des figures de médecins, d’avocats, de pères de famille ou de responsables politiques.
À la télévision, Robert Klein multiplie les apparitions dans des séries dramatiques et des comédies. Il tient un rôle récurrent dans Sisters dans les années 1990, puis apparaît dans Law & Order: Special Victims Unit, The Good Wife, Royal Pains ou Madam Secretary. Il incarne également le père de l’héroïne dans la série policière The Mysteries of Laura et reprend ce type de personnage dans le revival de Will & Grace, où il joue Martin Adler. Dans un registre plus ludique, il tient le rôle du maire de New York dans Sharknado 2: The Second One et Sharknado 3: Oh Hell No!, élargissant encore la variété de ses emplois à l’écran.
Théâtre, musique et distinctions
Le théâtre occupe une place importante dans la carrière de Robert Klein. Il fait ses débuts à Broadway en 1966 dans The Apple Tree, puis participe à la revue Leonard Sillman’s New Faces of 1968. En 1979, il tient le rôle principal de Vernon Gersch dans la comédie musicale They’re Playing Our Song, de Neil Simon, ce qui lui vaut une nomination au Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale. Il revient ensuite régulièrement sur scène, notamment dans The Sisters Rosensweig de Wendy Wasserstein, où son interprétation lui apporte un Obie Award et un Outer Critics Circle Award.
Musicien accompli, Robert Klein intègre fréquemment le chant et l’harmonica à ses spectacles, mêlant compositions personnelles et reprises. Ses talents de parolier lui valent des nominations aux Emmy Awards pour des chansons écrites avec Bob Stein pour ses émissions spéciales. Il consacre également un livre à ses souvenirs de jeunesse, The Amorous Busboy of Decatur Avenue, publié en 2005, et fait l’objet du documentaire Robert Klein Still Can’t Stop His Leg, diffusé en 2016, qui retrace sa trajectoire de stand-up, d’acteur et de chanteur sur plusieurs décennies.
Vie personnelle et influence comique
Sur le plan privé, Robert Klein épouse en 1973 la mezzo-soprano Brenda Boozer, dont il a un fils, Alexander, lui-même humoriste, avant que le couple ne divorce en 1989. Installé de longue date dans la région de New York, il poursuit une activité de scène régulière, que ce soit en stand-up, en concerts humoristiques ou lors de festivals consacrés à la comédie.
L’influence de Robert Klein est fréquemment soulignée par les historiens de l’humour et par les comédiens eux-mêmes. Des artistes comme Jerry Seinfeld, Billy Crystal, Bill Maher, Richard Lewis ou Jay Leno le citent comme une référence déterminante, certains le décrivant comme l’équivalent, pour la comédie, d’un groupe comme les Beatles dans la musique populaire. Ses albums, ses spectacles télévisés et ses rôles de cinéma et de télévision demeurent ainsi des jalons récurrents dans l’histoire du stand-up et de la culture comique américaine de la seconde moitié du XXᵉ siècle.