Robert Englund
- Casting
Détails
| Autre nom | Robert Barton Englund |
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Nationalité |
| Filmographie | 18 films |
Biographie
Robert Englund est né le 6 juin 1947 à Glendale, en Californie (États-Unis). Il est principalement connu pour son interprétation inoubliable de Freddy Krueger, le croque-mitaine aux griffes d’acier qui hante les cauchemars des adolescents dans la saga A Nightmare on Elm Street. Mais réduire Robert Englund à ce seul personnage serait passer à côté d’un acteur au parcours riche, aussi à l’aise dans les classiques de l’horreur que dans la comédie, la télévision ou le doublage.
Avant Freddy : un acteur de théâtre et de cinéma discret mais solide
Avant de devenir l’icône d’un pan entier du cinéma d’horreur, Robert Englund a commencé comme acteur de théâtre. Formé à l’université de Californie du Sud et au prestigieux Michigan’s Meadow Brook Theater, il développe un goût prononcé pour Shakespeare et les classiques. Cette base théâtrale donne à son jeu une intensité et une précision qui transparaîtront même dans ses rôles les plus délirants.
Ses débuts au cinéma remontent aux années 1970, dans des films modestes comme Buster and Billie ou Stay Hungry, où il donne la réplique à un certain Arnold Schwarzenegger. Il apparaît aussi à la télévision, notamment dans des séries populaires comme CHiPs ou Hill Street Blues. À cette époque, Robert Englund est surtout vu comme un acteur de second rôle solide, jamais en tête d’affiche mais toujours efficace.
Freddy Krueger : un tournant décisif et un rôle à double tranchant
En 1984, Robert Englund accepte un rôle qui va définitivement bouleverser sa carrière : celui du terrifiant Freddy Krueger dans A Nightmare on Elm Street de Wes Craven. Ce personnage au visage brûlé, au pull rayé et au gant équipé de lames devient instantanément une figure culte de l’horreur. Mais ce n’est pas qu’un simple monstre de plus : Robert Englund lui insuffle une personnalité unique, à la fois sadique et sarcastique, mêlant humour noir et menace constante. Freddy ne se contente pas de tuer, il joue avec ses victimes et avec le public.
Ce rôle, qu’il reprendra dans huit films de la franchise ainsi que dans des crossovers (Freddy vs. Jason, notamment), le propulse au rang d’icône du genre. Il devient aussi un visage familier des conventions horrifiques, festivals et documentaires consacrés au cinéma de genre. Si le rôle est extrêmement populaire, il a aussi pour effet de coller durablement à la peau de Robert Englund, rendant plus difficile sa diversification dans d’autres registres.
Un acteur fidèle au cinéma de genre et à ses fans
Contrairement à certains acteurs qui cherchent à s’éloigner des personnages qui les ont rendus célèbres, Robert Englund a toujours assumé son lien avec Freddy. Il est devenu une sorte d’ambassadeur du cinéma d’horreur, multipliant les apparitions dans des films indépendants, séries B, ou œuvres hommage au genre. Il prête aussi régulièrement sa voix à des jeux vidéo et des séries animées, où son timbre reconnaissable entre mille fait merveille.
Même si Robert Englund a tourné dans des œuvres plus confidentielles ou expérimentales, il reste une figure très attachée au plaisir du public et au contact avec les fans. Il participe volontiers à des panels, des conférences ou des tournages de documentaires, où il parle avec franchise et humour de sa carrière, de ses réussites comme de ses frustrations. Il a d’ailleurs raconté son parcours dans une autobiographie (Hollywood Monster, 2009), mêlant souvenirs croustillants et regard lucide sur l’envers du décor hollywoodien.
Robert Englund au-delà du masque : un artiste multidimensionnel
Ce qu’on oublie parfois, c’est que Robert Englund est aussi réalisateur. Il passe derrière la caméra en 1988 pour 976-EVIL, un film d’horreur dans la lignée de son univers de prédilection. Il continue ensuite d’alterner les rôles devant et derrière la caméra, même si c’est son travail d’interprète qui reste le plus visible.
Il excelle aussi dans l’autodérision. On l’a vu dans des rôles où il tourne en dérision son image horrifique, voire dans des parodies de lui-même. Cette capacité à ne pas se prendre au sérieux, tout en étant très professionnel dans son travail, participe à la sympathie durable que lui voue le public. Il fait partie de ces rares acteurs cultes qui n'ont jamais trahi leur public et qui semblent prendre un vrai plaisir à rester dans l’univers qui les a faits connaître.