Robert Davi
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Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Robert Davi est né le 26 juin 1953 à Astoria, Queens (New York, États-Unis). Acteur américain d’origine italienne, il s’est imposé au fil des décennies comme un visage immédiatement reconnaissable du grand écran, souvent associé à des rôles de méchants charismatiques ou de figures d’autorité musclées. Derrière cette image solide se cache pourtant un artiste aux multiples facettes, notamment dans le domaine musical.
Des débuts ancrés dans le théâtre et la passion de l’acting
Avant d’envahir les écrans, Robert Davi a étudié le théâtre de manière sérieuse. Il a suivi une formation à l’Université Hofstra puis à la célèbre Stella Adler Conservatory, école réputée pour avoir formé quelques-unes des plus grandes légendes hollywoodiennes. Dès le départ, il se distingue par son intensité et sa présence scénique. Ce n’est donc pas un hasard si Robert Davi attire rapidement l’attention des réalisateurs dans les années 1980, période où il commence à accumuler des rôles au cinéma comme à la télévision.
Robert Davi au cinéma : une galerie de rôles marquants
Le visage de Robert Davi est souvent associé à des rôles de méchant... et ce n’est pas totalement immérité. Il incarne notamment Jake Fratelli dans Les Goonies (1985), l’un des films cultes de cette décennie, où il apporte à la fratrie criminelle une dose de menace teintée d’humour noir. Un rôle qui, à lui seul, lui garantit une place dans la mémoire collective de toute une génération.
En 1989, Robert Davi entre dans l’univers de James Bond en jouant Franz Sanchez, un baron de la drogue impitoyable dans Permis de tuer. Un méchant de 007 à la fois réaliste, cruel et remarquablement humain, qui tranche avec les caricatures habituelles. Ce rôle reste l’un des plus acclamés de sa carrière, et a souvent été cité parmi les antagonistes les plus crédibles de la saga.
Il multiplie ensuite les apparitions dans des films d’action comme Piège de cristal (Die Hard, 1988), où il incarne un agent du FBI à la poigne de fer, ou encore Showgirls (1995), dans un registre certes plus controversé mais qui démontre sa capacité à naviguer entre des genres très différents.
Un acteur prolifique à la télévision
En parallèle de sa carrière sur grand écran, Robert Davi s’est taillé une solide réputation à la télévision. Des séries comme Profiler (où il tient un rôle régulier durant plusieurs saisons), Stargate Atlantis, Criminal Minds ou NCIS permettent de mesurer sa longévité et sa capacité à s’adapter à différents formats.
Le style de Robert Davi, souvent empreint d’autorité, convient parfaitement aux rôles de policiers, agents fédéraux ou chefs mafieux. Mais il parvient aussi, à l’occasion, à y injecter des nuances de tendresse ou d’ironie, brouillant les pistes avec efficacité.
Robert Davi, crooner dans l’âme
Moins connu du grand public, le parcours musical de Robert Davi mérite pourtant qu’on s’y attarde. Doté d’une voix de baryton formée au chant classique, il a toujours nourri une admiration profonde pour Frank Sinatra. En 2011, il sort un album intitulé Davi Sings Sinatra – On the Road to Romance, salué pour sa qualité vocale et son élégance. Ce projet ne relève pas de la lubie d’acteur reconverti, mais bien d’une passion ancienne, cultivée avec rigueur.
Il se produit régulièrement en concert, reprenant les grands standards du jazz et de la chanson américaine avec un vrai sens du style. Comme au cinéma, Robert Davi mise sur la présence et le charisme, mais avec cette fois une touche de nostalgie élégante.
Une personnalité engagée et parfois clivante
En dehors de ses activités artistiques, Robert Davi s’est souvent exprimé publiquement sur des sujets politiques et sociaux, parfois de manière tranchée. Connu pour ses prises de position conservatrices aux États-Unis, il participe régulièrement à des débats médiatiques. Ce côté engagé peut diviser, mais il reflète aussi une personnalité entière, qui ne craint pas d’assumer ses convictions.
Ce positionnement, s’il peut limiter certaines opportunités dans l’industrie hollywoodienne, ne semble pas freiner son enthousiasme pour les projets indépendants ou musicaux, qu’il continue à développer avec une grande liberté.